Chapitre 7 : Avenir.

Cela faisait deux jours qu'Harry avait soigné sa marraine et il était maintenant retourné à Poudlard. Fort heureusement pour lui, du fait qu'il était resté une journée à l'hôpital pour observation, c'est Minerva qui a du se coltiner l'interrogatoire de trois des professeurs de Poudlard. Harry était rentré le lendemain avec des cadeaux pour remercier les cinq personnes qui l'avaient aidé, et qu'il avait obtenu grâce à Neville qui fit le coursier pour lui avec grand plaisir. Après tout, lui aussi voulait remercier Harry.

Pour Dumbledore, il lui offrit des graines pour phénix ainsi qu'une nouvelle mangeoire pour Fumseck.

Pour Hagrid, un nouveau manteau.

Pour Rogue, une plante rare pouvant être utilisé pour de puissantes potions et venant directement des serres de la famille Londubat.

Pour Flitwick, cela avait été plus difficile à trouver car, il ne connaissait pas assez son futur professeur pour savoir ce qu'il aimait. Se fut Augusta Londubat qui lui donna l'indice qui lui manquait. Si le professeur avait des contacts chez les gobelins c'est parce que lui-même avait un ancêtre gobelin. Harry lui offrir donc une dague gobeline. Elle n'était pas enchanté ni rien, mais elle était quand même forgé par un gobelin, ce qui en faisais une dague d'une grande qualité et d'une grande beauté tout en restant fonctionnelle et abordable financièrement.

Enfin pour Minerva, il lui offrit un petit pendentif. Il était formé d'un G en or, dont la parti supérieur partait vers le haut pour donner au G la forme d'une goute d'eau, et un petit rubis était incrusté dans la parti inférieur.

À sa grande surprise, les quatre professeurs avaient aussi un cadeau pour lui. Ils avaient uni leur effort pour fabriquer une tablette en argile. Celle-ci avait été enchantée pour afficher en relief ce qui était écrit au tableau de tous ses cours, ainsi que les mouvements de baguette pour les cours de Flitwick et Minerva.

Mais Harry n'avait pas dit son dernier mot et les invita à assister à sa séance de soin sur Franck Londubat. Harry avait convenue avec le docteur Passio qu'il soignerait Franck Londubat dans une salle spécialement aménagé où ils pourraient analyser la méthode Potter, grâce à un appareillage magique prévus à cet effet. Cela gêné Harry qu'on appelle cela la 'méthode Potter', mais le docteur Passio lui fit remarquer que vu qu'Harry était le premier à utilisé cette méthode, et qu'il leurs enseignait via son histoire et les données futures qu'ils allaient récolter, c'était tout à fait normale de l'appeler comme ça.

Les quatre professeurs désireux d'en savoir plus acceptèrent sans hésiter.

Et c'est dans cette bonne ambiance qu'ils déjeunaient tous ensemble dans la grande salle.

"Qu'est-ccce que cccc'est, patron ?" Demanda Tirésias.

Harry suivi les indications du serpent afin de trouver ce qui l'intriguait. Cela leurs permettaient de s'entrainer.

"Ccc'est un brocoli." Répondit Harry qui le tendit à Tirésias. Qui s'empressa de l'avaler.

Tirésias, ou Sia pour les intimes, est pour la plus grande surprise d'Harry, omnivore, et très curieuse culinairement parlant. Elle accompagnait Harry à chaque repas et goutait tout ce qu'elle ne connaissait pas. Harry appris ainsi qu'elle aimait le poulet, les fraises, et les Chocogrenouilles, mais détesté les petits poids car selon ses dire, "Ççça roulent dans la tuyauterie quand je bouge". Harry avait aussi appris que Sia, si on lui répétait suffisamment un mot en anglais et en fourchelang, pouvait comprendre ce que l'on lui disait en anglais. Harry lui appris donc les différentes directions ainsi que quelque ordres simples comme 'viens' et 'descend', ainsi que le nom de différente personnes afin de caché la capacité d'Harry à parler fourchelang. Même s'il devait se concentrer pour ne pas le parler par accident.

"Pouah, je préfère les carottes." S'exclama le serpent.

Harry était en train de rire du commentaire de son familier quand deux personnes entrèrent dans la grande salle.

Albus se leva surpris et demanda. "Amelia, Kingsley ? Que me vaut le plaisir de votre visite ?"

"Bonjour Albus. Kingsley et moi-même somme ici pour escorter monsieur Potter jusqu'au ministère." Dit-elle.

"Pour quelle motif ?" Demanda Minerva sur la défensive. "Je vous préviens qu'en tant que tutrice légale d'Harry, je refuse de le laisser parti où que ce soit sans moi."

La dénommé Amélia leva les mains au ciel d'un geste amical. "Du calme Minerva, je viens pas pour arrêter monsieur Potter mais bien pour le protéger. Cornelius veux s'entretenir avec monsieur Potter pour ce qu'il a fait à Sainte Mangouste, ainsi que pour quelque chose que monsieur Potter a demandé, mais je ne sais pas quoi."

"Doit-on partir tout de suite ?" Demanda Harry.

"Mes ordres sont de vous ramener le plus tôt possible."

Harry s'essuya la bouche, pris sa canne et tendit sa main vers la table. "Sia, viens."

Harry sentis avec satisfaction le serpent regagner sa place autour de son propre cou.

"Où comptez-vous allé avec ce serpent jeune homme ?" Demanda un homme qui devait être Kingsley.

"Tirésias et une serpent d'aveugle monsieur." Répondit Harry. "Elle a était dressé pour être mes yeux et me guider pour que je ne me blesse pas. Et son venin n'est pas mortel."

"Je suis désolé jeune homme, mais nous ne pouvons pas vous laisser entrer avec un serpent venimeux dans le bureau du ministre de la magie." Dit Amélia.

"Cela n'a pas posé de problème la dernière fois." Répondit Minerva.

"Pardon ?!" S'exclamèrent à l'unisson les deux escortes.

"Tirésias était avec moi tout le temps que j'ai discuté avec le ministre, la dernière fois que nous nous somme vue." Repris Harry. "Et il n'y eu aucun soucis d'aucune sorte."

Amelia et Kingsley se regardèrent l'un l'autre, puis Amelia déclara.

"Fort bien. Mais vous serez tenus pour responsable en cas d'accident."

"Oui Madame… Madame ?"

"Oh excusez-moi j'ai oublié de me présenté. Je suis Amelia Bones directrice du Département de Justice Magique. Les aurors dépendent de mon département."

"Et moi je suis Kingsley Shacklebolt, Aurors. Je tiens au nom de mes collègues et moi-même à vous remerciez pour avoir soigné Alice Londubat, car je ne sais pas si vous le savez, mais elle et son mari étaient tous les deux des Aurors très apprécier avant qu'ils ne leurs arrive malheur."

"De rien." Répondit Harry. "Mais vous auriez du attendre la semaine prochaine pour me remercier."

"Comment cela ?" Demanda Kingsley.

"Lundi je m'attaque à monsieur Londubat, et je compte bien le faire redevenir lui-même."

"La vache je sssavais pas que les humains pouvaient autant écarquiller leurs yeux. Comment ils font pour que çççça tombe pas en dehors des orbites ?"

"C'est pas tout ça." Repris Harry. En ignorant le commentaire de Sia "Mais il me semble que le ministre nous attends."


Fudge était assis devant son bureau qu'il martelait d'un doigt nerveux, l'édition spéciale de la Gazette devant lui. La première fois qu'il l'avait lu, il avait eu peur. Oui, peur que ce foutu gamin lui piquerait son poste en agitant son miracle de Sainte Mangouste ainsi que celui de sa victoire sur celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom, avant de ce rappeler d'une close qui empêchait une personne d'accéder à un poste important du ministère si cette personne souffrait d'un quelconque mal qui l'empêcherait de faire sont travail correctement. Ainsi une personne n'ayant plus l'usage de ses jambes ou à qui il manquait un bras pouvait postuler, mais une personne, sourde, muette, ou dans ce cas, aveugle, ne pouvait pas se présenter. Cela rassura Fudge mais il devait s'en assurer. Et s'il manœuvrait bien, il pourrait utiliser Potter pour être de nouveau élu lors des prochaines élections.

Toc ! Toc !

"Entrez !" Lança le ministre. Potter entra, accompagné de Minerva, d'Amelia et de Kingsley.

Harry, contrairement à la dernière fois qu'il était venu, ne portait pas une robe de cérémonie, mais des vêtements moldus. Preuve que ses instructions de ramener le jeune sorcier rapidement avaient été suivit. Par contre il avait toujours sa canne blanche et ses lunettes noires, ainsi qu'a son grand dam, un serpent autour du cou.

"Pourquoi ce serpent monsieur Potter ?"

Amelia et Kingsley se jetèrent un regard l'un l'autre. On leurs avaient menti ?

"Bonjour monsieur le ministre." Répondit Harry. "Tirésias est mon guide pour aveugle, et vous ne risquez rien. La preuve c'est qu'elle était dans ma manche lors de notre dernier entretien et vous ne l'aviez même pas remarqué tellement elle était sage."

Fudge réfléchi rapidement et se souviens qu'il avait vu un reflet vert dans la manche du garçon sans y prêté vraiment attention.

"Passons." Dit le ministre en agitant la main. "Asseyez-vous. Je vous ai fait venir à propos de votre visite à Sainte Mangouste. Je vous avais demandé, il me semble, de profiter de votre passage à Sainte Mangouste pour faire un bilan de santé pas pour accomplir un miracle."

"Mais c'est ce que j'ai fait monsieur le ministre." Se défendit Harry. "J'en ai même fais deux."

"Deux ?"

"Oui, j'ai d'abord fait un bilan de santé, puis j'ai soigné madame Londubat et ensuite j'ai repassé un bilan de santé suite à mon évanouissement."

Fudge soupira.

"Mais voyez le bon côté des choses, je vous ai mâché le travail." Dit Harry.

"Pardon ?" Dit le ministre surpris.

"Ben oui, maintenant qu'Alice Londubat, ma marraine, et de nouveau en bonne santé. Vous n'avez plus besoin de cherché une famille d'accueil pour moi."

Ce que disais Potter était sensé. Il n'aurait pas à lire une tonne de parchemins pour trouvé la bonne famille. Car même si c'était à ses assistants de chercher des familles convenables, c'était à lui de lire les rapports pour validé la famille qui allait accueillir Potter. Mais il y avait un hic.

"J'ai crus comprendre qu'Alice Londubat n'était pas totalement remise et qu'elle était même paraplégique." Dit Fudge.

"C'est exacte monsieur le ministre." Confirma Harry. "Mais c'est uniquement parce que je me suis évanouie avant d'avoir pu finir de la soigner. Je compte bien rectifier le tir après avoir soigné monsieur Londubat."

Ce fut un choc pour le ministre. Le gosse compté remettre ça !?

"D'ailleurs si vous le désirez monsieur le ministre, vous pourriez y assisté. Les médicomages de Sainte Mangouste vont étudier ma méthode en action afin de pouvoir la reproduire. L'expérience aura lieu se lundi."

Fudge était aux anges. Potter venait de lui tendre une perche en or massif. Il pourrait dire à tout le monde qu'il a personnellement supervisé le traitement de Franck Londubat. Et s'il jouait bien ses cartes, sa réélection serait alors une promenade de santé.

"J'accepte avec plaisir, monsieur Potter. À qu'elle heure est-ce ?"

"Il faut que vous preniez contact avec le docteur Passio. Il vous expliquera tout, mieux que moi." Dit Harry.

"Je n'y manquerai pas." Et voyant là l'opportunité qu'il lui fallait il se lança. "Devrais-je supposé que notre société magique a gagné un futur médicomage de renom ?"

"Non, monsieur le ministre." Répondit Harry avec franchise. "C'était juste un hasard que je sois capable de soigner les Londubat, et je ne pense pas que je supporterai les longues études de cette profession. Surtout que je serai trop limité dans ce secteur avec mon handicap."

"Dans ce cas qu'envisagez-vous pour votre avenir ? La politique peut-être ?"

"Voyons Cornelius, vous savez bien que l'on ne pose la question de l'orientation professionnelle aux étudiants, qu'à partir de leurs cinquième année." Lança Minerva. Mais à sa surprise Harry répondue.

"Avec tout le respect que je vous dois, monsieur le ministre, la politique ne m'intéresse pas. En fait après Poudlard j'aimerai monter une équipe de recherche." Dit-il.

Il y eu un long moment de silence.

"Je crois que vous les avez cassssés, patron."

Amelia Bones se reprit. "Dans quel secteur monsieur Potter ?"

"J'aimerai mettre au point des méthodes pour aider les personnes handicapés comme moi. J'ai remarqué que contrairement de chez les moldus, il n'y a pas d'infrastructure pour aider les personnes handicapés. Je voudrais donc aider ces personnes comme on m'a aidé."

L'esprit de Fudge turbiné à plein régime. Non seulement le garçon ne visait pas la politique et donc ne briguait pas son poste, mais en plus il lui donnait des idées. Il est vrai que rien n'était fait pour les personnes souffrant d'handicap, pour la simple raison qu'ils sont peu nombreux. Mais peu nombreux ne veux pas dire inexistant. Or il y a aussi les familles de ces personnes. Tant de futur électeur à sa cause s'il jouait bien ses cartes. Pourquoi il n'y avait pas pensé avant ?

"C'est un très beau projet monsieur Potter." Répondit le ministre. "Et je pense que quand vous serez en âge pour votre projet, je pourrais vous mettre en contact avec quelques personnes qui pourront vous aider dans vos démarches. Mais pour l'instant retournons à nos affaires en cours. Venons-en à votre seconde demande. Elle aura lieu le vendredi de la semaine prochaine."

Harry remua sur sa chaise.

"Vous serez accompagné madame Bones, et de monsieur Kingsley, que vous connaissez déjà." Repris le ministre. "Ainsi que d'Alastor Maugrey, et de Rufus Scrimgeour."

"Avec tout le respect que je vous dois Cornelius." L'interrompit Bones. "Bien que se soit un honneur d'escorter monsieur Potter, ne croyez-vous pas que je sois plus utile ailleurs ? Je suis quand même la directrice du DJM."

"Justement." Reprit Fudge. "Vous accompagnerez monsieur Potter, non seulement en tant qu'escorte mais aussi en tant que directrice du DJM. Car figurez-vous que cette mission concerne Sirius Black."

Amélia et Kingsley étaient choqués, et ils allaient répliquer quand Cornelius leva la main.

"Monsieur Potter veux confronter Black aux conséquences de ses crimes. Étant donné que Black n'a pas eu de procès, Monsieur Potter et dans son droit. Vous serez donc là, pour entendre sa déposition. Quand à vous monsieur Potter inutile de vous précisez que le professeur McGonagall sera avec vous tout au long de cet entretien."

"Bien monsieur le ministre." Répondit Harry.


Albus était dans son bureau, un verre de whisky pur feu à la main, regardant le couché du soleil en réfléchissant.

C'était devenu sa routine quotidienne depuis qu'Harry était arrivé à Poudlard. Il réfléchissait aux différentes décisions qu'il avait pris pour 'le plus grand bien', au cours de sa vie et à leurs vrais conséquences.

L'une des pires décisions qu'il avait prise c'était de confier Harry au Dursley. "Maudit soit-ils !" S'exclama-t-il. En confiant Harry au Dursley il avait quasiment condamné le monde sorcier. Un enfant peinant à mettre un pied devant l'autre sans se prendre un mur ne pouvait définitivement pas affronter un mage noir et accomplir la prophétie. Et même les larmes de Fumseck et la pierre philosophale n'avaient rien données. Dés qu'Hagrid l'avait ramenez, Albus en avait donné quelques gouttes à Harry en disant que c'était une potion expérimentale, et mis à part qu'Harry avait l'air plus en forme, il n'en restait pas moins aveugle pour autant. Et Figg qui ne l'avait pas averti soit disant parce qu'il lui avait dit de le prévenir qu'en cas d'attaque ou d'accident magique, et que l'accident d'Harry n'entrait pas dans cette catégorie, étant un accident domestique moldu.

Ses pensées vagabondèrent vers Black et sa rencontre future avec Harry. À l'époque, envoyer Sirius à Azkaban sans procès ne l'avait pas gêné vus les crimes qu'il avait commis. Mais maintenant, avec du recul. "Innocent jusqu'à preuve du contraire… Quel imbécile je fais." Lança Albus à voix haute.