Et parce que je sais que j'ai été très en retard ... Un petit peu plus que d'habitude. Bonne lecture.
Quand Emily rentra chez elle en début de soirée, elle s'attendait à trouver un mari en colère, prêt à la crucifier sur l'autel de la fidélité bafouée. Elle se tairait ou trouverait le courage de lui avouer qu'elle en voyait un autre avant de continuer leur parodie de couple en assistant à la soirée chez les Andersons. Mais seule le silence l'accueillit ainsi que sa femme de chambre, muette et docile. Inquiète, elle redescendit en robe de soirée dans le salon, faisant les cent pas. Les manigances d'Henry se réservaient habituellement pour le jour. Soudain, la porte s'ouvrit sur un temps de chien et des cris d'enfant. Sous la cape de son mari, un enfant blond, rouge de pleurs, sortit comme un lapin blanc d'un chapeau de magicien.
- Pour l'amour du ciel, faites taire cet enfant!
Une femme entra. Le capuchon baissée, elle prit l'enfant dans ses bras qui se calma rapidement. Choquée, Emily reconnut sa sœur. Que faisaient son mari et sa sœur au milieu de la nuit? Une petite voix vicieuse lui envoya des images de Matt et d'elle un peu plus tôt près des docks. Comment avait-elle fait pour être si aveugle? Catherine ne lui enviait pas seulement son mariage mais aussi son mari! Furieuse mais à l'extérieur placide, elle attendit, droite comme la justice au milieu du salon tandis que les servantes prodiguaient serviettes et thé chaud aux nouveaux arrivés.
« C'est une bonne chose que vous soyez toujours debout, ma chère. Il y a un sujet duquel je voudrais vous faire part, débuta Henry avant de la scruter. Elle vit clairement ses épaules se redresser lorsqu'il comprit qu'elle n'était franchement heureuse de le voir débarquer à cet heure-ci où ils étaient sensées paraître unis et heureux devant la bonne société.
« Il se trouve qu'à cause de temps absolument horrible, nous ayons renversé la mère de ce malheureux garçonnet.
Un coin de sa bouche se leva. Henry était rarement généreux quand ca ne servait pas directement ses propres intérêts. Recueillir un orphelin n'était pas dans ses priorités. Concevoir un héritier lui ressemblait plus.
- Je crains de ne plus vous suivre.
- Ne joues pas l'ingénue, Emily. Tu sais pertinemment que ton absence a fait jasé tout Londres et que sans excuse valable de ta part, tu traînera les rumeurs les plus douteuses quand à ton honneur.
- Je ne vois toujours pas ce que fait cet enfant dans mon salon, encore moins dans cette conversation.
- Il se trouve que Catherine est venue me voir dès votre retour parmi la civilisation pour mettre au point un stratagème qui vous blanchira de tout hypothèse malveillante qui souille les actuels conversations dont vous êtes le sujet.
Un rouge incongru vint s'étaler sur les joues de la voyageuse temporelle. La comtesse Trolloppe ne l'avait pas épargné quand elle listait toutes les explications abracadabrantes sur son absence qui avait duré une année, du classique amant secret finalement décédé dans un accident tragique expliquant son retour à une décision impromptu de prendre la poudre d'escampette afin de voyager dans le monde avant de fonder une famille. Son amnésie était à la fois un merveilleux moyen d'éviter les questions gênantes mais aussi la porte ouverte aux affabulateurs. Rien ne pouvait égaler ses quatre années à traverser des failles dans le temps, oscillant entre créature du passé, chevalier et voiture de métal avec un groupe de rescapés venus de toutes les époques et de tous les horizons. Sa tribu du temps lui manquait parfois cruellement. Comme Rani et ses pitreries, Shaolan et son sérieux inébranlable, Mac un peu moins, Ethan pas du tout mais Charlotte énormément.
« L'air de Londres était mauvais pour votre grossesse qui a suivi de peu notre mariage. Par égard pour votre santé et celle de l'enfant à venir, nous avions décidé de vous garder sur les terres de votre père. Votre frère aîné, Robert est prêt à garantir votre présence et son personnel a été briefé. Dès que l'enfant a été sevré, vous êtes revenus à Londres après une semaine de fièvres tandis que des nourrices se sont occupés de l'enfant jusqu'à ce que sa santé soit suffisamment …
- Vous avez volé un enfant dans la rue pour le faire passer pour le nôtre? S'indigna-t-elle. Elle pouvait laisser passer l'histoire abracadabrante mais pas le vol d'un enfant à ses parents.
- Nous ne sommes pas des sauvages, Emily! La rabroua sa sœur. Tous ses proches ont été tué par le nouveau meurtrier qui se balade dans Londres.
A ces mots, la brune pâlit. La meute de créatures. Dans les quartiers des docks. Tuant marins et prostituées. Pas une grande perte selon la fine fleur de Londres mais ça restait tous de même des personnes, des victimes.
- Bien sûr, rien de cela ne passera si je n'ai pas votre pleine et entière coopération afin de restaurer votre honneur.
Son regard d'ambre se porta sur l'enfant, qui avait arrêté de pleurer, pour boire une tasse de lait, entouré de deux servantes qui le frictionner dans des serviettes chauffés. Elle croisa ses yeux bleus, des océans d'innocence pourtant si semblable à ceux de Matt et soupira.
- Parfait, quel est son nom?
- James Francis Merchant.
La fête se déroulait sans accroc majeure. Du moins le début de soirée, songea Jess, espérant qu'elle n'avait pas attiré le mauvais œil en ayant une pensée positive. Elle sourit à sa voisine qui ne cessait de babiller à propos de la pièce d'hier en agitant son éventail à plume d'autruche. Diane Trollope savait comment divertir son auditoire: Emma, Julie, Monica et Pénélope étaient suspendues à ses lèvres alors Francesca semblait très intéressée par leur lustre, derrière son verre de champagne. Elle fut sauvée par Abby qui lui signala que le Dr Hamilton l'attendait, impatient dans le jardin. Un espoir la redonna de l'entrain. Elle se dirigea vers le médecin, vérifiant que le buffet n'était pas boudée par leurs invités et que le jardin intérieur était apprécié à sa juste valeur, saluant ses connaissances au passage. Le dos raide et le regard noir d'Arthur Mildrake la convainquit de ne pas l'approcher tout de suite. Mais il était proprement inconcevable que quelqu'un fasse la tête durant l'un de ses fêtes.
- Docteur, je suis ravie que vous ayez répondu positivement à notre invitation.
- Comment résistez à une aussi élégante jeune femme? Très chère, permettez-moi de vous présenter un confrère, le Dr Frantz qui nous vient tout droit de Bavière avec des idées qui vont révolutionner la médecine!
- Réellement?
- Il a découvert la molécule nécessaire à votre survie, miss Parker! N'est-ce pas du pur génie? (1)
Elle se tourna vers le grand homme blond, qui fumait de la pipe, aux traits secs et le regard acéré. Elle avait l'impression de passer au microscope avant qu'il ne lui concède quelques mots après un baisemain.
- Mes hommages, mademoiselle. Excusez mon anglais: c'est une calamité. Mais je peux vous aider à vivre des jours sans angoisse. Il s'agit d'une solution qui demande une injection régulière. Et mes tests sur des cobayes souffrant du même mal est concluant.
- Leur taux de glucose a baissé?
Devant les regards surpris des deux gentlemans, elle comprit que c'était beaucoup trop de savoir pour la bourgeoise moyenne du siècle et leur confia qu'elle avait suivi avec beaucoup d'intérêt les études sur son mal avec l'aide de son fiancé, bien évidemment. Pas dupe, le médecin bavarois continua son exposé sans la lâcher du regard et proposa un traitement sur les six mois qu'il allait passer à Londres à l'aide de son ami Archibald, qui rayonnait sous tant de bonnes nouvelles. Il proposa d'aller répandre l'annonce, sous l'effet de vin mais elle le convainquit plutôt d'aller écouter les épopées guerrières du comte Harris avant de se tourner vers le blond. Qui avait déjà disparu dans la foule des invités. Jess le surprit en train de surveiller Francesca Pottinelli ainsi que le lustre. Il devait vraiment avoir quelque chose qui lui échappait. Qu'est-ce que cette verrerie de cristal pouvait bien avoir d'intéressant? Elle admettait volontiers que c'était une œuvre d'art, surtout surmontée du diamant bleu qui diffusait une … Le Blue Diamond. Ce qui donnait du cachet, la réputation de l'hôtel suspendu au-dessus de leurs têtes. Lester allait les tuer. Les deux Lester allaient les tuer. Elle devait prévenir l'équipe avant que le/la voleur/se n'agisse.
Matt se servit un second verre et envisagea d'exiger une bouteille. Il n'était, mais alors, définitivement pas fait pour les mondanités. Certes plus à l'aise parce que ça se déroulait dans un lieu qu'il considérait comme sien (un miracle si l'on considérait que son appartement à Londres n'était qu'un lieu de transit, impersonnel durant le temps de sa mission), la valse des visages inconnus commençait à lui taper sur les nerfs, surtout s'il devait chercher un mot à dire à chacun en tant que maître de maison. Entre les œillades des demoiselles, le sourire un peu trop franc et assurée de Lady Bossom qui avaient déjà exigé deux danses (en même temps que celles de Monica et Arthur, les futurs mariés et il ne voulait surtout pas penser aux implications que ça pourrait soulever dans la tête des gens, le sourire carnassier de Becker et les yeux soucoupes d'Abby étant largement suffisant) et son épaule douloureuse, bien trop de choses lui trottaient dans la tête. L'absence des Merchants y étaient aussi pour quelque chose. Ne pas revoir Emily alors qu'il ne l'avait quitté que quelques heures plus tôt se révélait semblable à une douleur physique, à un manque de la voir à ses côtés. Il ferait un addict dangereux. Mais il s'inquiétait aussi que le couple ne soit pas venu, que la sœur d'Emily n'ait pas pointé le bout de son nez et de ses commentaires désobligeants, laissant son mari et ses enfants venir seuls. A mois que Catherine Mildrake les ait déjà catalogué dans les infréquentables, au tel cas il préférait son absence à sa présence. Et Henry? Il valait mieux qu'il restât loin du mari, vu enthousiasme avec laquelle Emily parlait de son mariage.
- On a un souci, l'interpella Abby fendant la foule dans un nuage de tulle bleu marine, sourire aux lèvres. Autre que la charmante Bossom.
- Qu'est-ce qui se passe encore?
- Quelqu'un va essayer de voler le Diamant bleu qui fait de l'œil à la foule sur le lustre. Jess hésite entre le médecin bavarois et la femme fatale qu'est Pottinelli.
- Mais où est donc passé Sherlock Holmes quand on a besoin de lui? Plaisanta Matt.
- Vous m'avez demandé? Fit une voix avec un fort accent allemand derrière eux.
Ils se retournèrent comme une seule personne pour un grand homme aux cheveux blonds. Le médecin.
- Les déguisements sont l'un de mes meilleurs domaines. Je serais ravi de comprendre ce qui m'a trahi.
- …
- Cependant, cela peut attendre que je mette la main sur Irène Adler aka Francesca Pottinelli avant qu'elle ne commette son délit sinon Lester risque bien d'avoir ma tête. Monsieur, miss.
Et il se fondit dans la foule, laissant, après la surprise qui les avaient saisi, leurs cerveaux procédaient à ce qui venait de se passer.
- C'est marrant: j'aurais juré que Sherlock Holmes était là.
Ils avaient pris l'habitude de se réunir au petit-déjeuner. Connors réalisa maintenant que c'était un rituel. En deux mois dans le passé, l'équipe avait établi comme un schéma quotidien dont le petit-déjeuner en commun. Est-ce qu'ils se rendaient compte qu'ils s'adaptaient à l'époque? Abby ne rechignait plus à s'habiller avant le petit-déjeuner mais même s'ils devaient passer un quart d'heure à serrer convenablement ce fichu corset qui aussi compliqué à enlever comme à mettre. Il se demandait comment sa fiancée et Jess pouvaient respirer. Inconsciente de ses inquiétudes, la blonde discutait avec animation avec Becker et Jess tout en mangeant une tartine de confiture, châle sur les épaules, dans un fauteuil en osier. Il était vrai que la soirée qu'ils avaient organisé hier allaient être décortiqué par tous leurs invités. Tout devait être parfait. Enfin, le diamant bleu était toujours là à la fin de la soirée. Cependant impossible de mettre la main sur le détective ni sur Pottinelli. Matt était plongé dans ses pensées devant la fenêtre qui donnait sur la rue, une tasse de café dans la main. Il était étrange depuis quelques jours. Plus réservé. Depuis leur sortie à l'opéra, en réalité. Quel idée l'opéra. Sans doute la pire de toute. La source de tous ses ennuis. Enfin Félix Haynes était aussi un peu trop intéressé par Abby quand même!
- Monsieur, vous êtes étrangement silencieux, fit remarquer la gouvernante, beaucoup trop perspicace pour être vraiment qu'une gouvernante selon lui. Jess lui avait assuré qu'il devait baisser sa dose quotidienne de comics. Il était clair qu'elle ne connaissait pas Alfred Pennyworth (2).
- Heu... je réfléchissais? Proposa-t-il, pris sur le fait.
- Connors, gronda Abby.
Il ne pouvait décemment pas mentir à Abby. Omettre, oui. Ne pas lui dire si l'avenir du monde était en danger mais comme l'avait montré le projet de Burton, ce n'était pas forcement une bonne idée.
-On...m'aprovoquéenduelhieretsansfaireexprèsj'aira massélegantquececrétindeHaynesafaittombersanscompr endrequec'étaituneprovocation, débita-t-il à toute vitesse sans reprendre son souffle.
- Tu peux le refaire avec les pauses? Exigea Becker, maintenant anxieux de sa nervosité.
Passant une main dans ses cheveux (ce qui n'allait pas les arranger vu l'air désapprobateur de Mrs Cavendish), Connors reprit plus lentement et vu leurs têtes, il venait de faire une autre boulette. Aussi toute l'équipe fut surprise quand leur leader explosa de rire.
- Un duel? On ne devrait pas s'inquiéter alors!
Un reniflement sceptique s'éleva. Abby. Oui, il se souvenait encore de lui avoir tiré dessus. Mais uniquement avec des fléchettes hypodermiques. Et il s'était excusé. Ça faisait plus de deux ans!
- Vous ne savez pas tirer avec des armes à feu, monsieur? Pourtant, vos frères ont fait le service militaire, s'étonna la gouvernante.
- Disons que pour la sécurité du monde, il ne vaut mieux pas confier à Connors une arme.
- Qui est Félix Haynes?
- Un crétin, lança-t-il à la ronde mais il fut ignoré.
- Le petit-fils d'un navigateur, le fils d'un commerçant d'envergure mondiale. Mr Haynes père a des commerces de l'Inde jusqu'à la plus petite ville du Royaume mais il s'entend mal avec son cadet. Beaucoup le décrivent comme un aventurier, un coureur de jupons. Mais je ne vois pas où vous auriez pu rencontrer ce mauvais garçon, monsieur.
- L'opéra. Flanqué de Sir Arthur Grincheux Mildrake. Avec une dent de dinosaure. Il essayait de trouver un acheteur, je crois. J'allais pas le laisser faire quand même!
Le duel, pour réparation d'un litige, eut lieu juste avant le thé, dans la propriété privée de Lord Faureston, un dandy qui était débiteur de Félix. Le type avait l'air aussi louche que Félix selon Connors. Aussi pâle qu'un lavabo, il les conduisit dans le parc jouxtant sa demeure. Le public de gentleman présent le stressa. Il pouvait blesser quelqu'un de beaucoup plus important qu'un simple écervelé qui se croyait plus malin que tous le monde.
- Tu sais quoi, Becker, il vaut mieux que tu sois celui qui tire. Histoire que je ne sois pas accusé d'homicide volontaire, pour pas m'enfoncer.
- Un peu de courage, Connors. Il s'agit d'un premier sang. Vises droit et tu t'en sortiras.
Bien que continuant à marmonner sous cape, il se présenta devant l'arbitre, un être rond et joufflu à la moustache fourni et artistiquement monté en guidon de vélo qui lui tendit une arme de duel stylisée avant de se tourner, d'avancer de 20 mètres, de se retourner et d'attendre que le mouchoir blanc n'atteignit le sol. Son regard croisa le pouce levé de Matt, ne rata guère son sourire, s'arrêta sur deux ou trois étranges chapeaux ressemblant à des pièces montées que portaient ses dames avant de remarquer quelque chose qui n'aurait pas dû être là. Genre une panthère du passé carnivore et nécrophage. Derrière son bien aimé Haynes. Il n'y avait aucune chance pour qu'il ne toucha la panthère mais au moins le bruit pouvait la faire fuir le temps de l'évènement. Mais ça serait la perdre dans les ruelles de Londres. Un bruit dans l'auditoire le ramena au présent où Haynes venait de tirer. Et il visait bien le bougre! Un trace de brulure sur son flanc de chemise. Du coin de l'œil, il avait vu l'équipe tressaillir. De l'autre côté, les juges et le dandy se réjouissaient. Malgré la fine chemise blanche, Connors crevait de chaud. Pourtant il pouvait jurer voir de la fumée blanche sortir de sa bouche. Trop d'informations étaient traités par son cerveau. Il ferma les yeux et tira. Trois fois. Un cri plus aigu que les autres, un bruit de corps qui tombe le convainquit de rouvrir les yeux. Une femme au premier rang était tombée. Paniqué, il tira une nouvelle fois dans la terre avant que Becker ne lui arracha l'arme des mains.
- Je l'ai tué? Non, ne dis rien, je vais passer le reste de ma vie en prison ou alors, je vais attraper la tuberculose ou la pneumonie en mois de deux jours, non, pire, le tétanos, c'est horrible …
- Tu as remporté le duel, Connors. C'est surprenant. Mais Jess vient de remporter un magot.
Le brun tourna son regard vers Haynes dont la chemise s'était teinté de pourpre au niveau du bras gauche.
- Comment s'est possible?
Ses deux supposés frères le regardèrent avant d'échanger un regard.
- Un miracle? Proposa Abby en lui tendant sa veste.
Devant son air indigné, elle le récompensa d'un baiser qui offusqua l'auditoire mais qui détourna l'attention de son fiancé sur des terrains moins minés.
- Beaux tirs, Anderson, salua Haynes. Je vois que le génie militaire ne s'est guère perdu dans votre fratrie.
- Le génie tout court. Et je peux vous assurer que la prochaine fois que vous tenterez de vendre un objet de même nature, vous ne ressortirez pas vivant de ce duel, rétorqua Matt, souriant de toutes ses dents.
Sur le chemin du retour, Connors fronça les sourcils avant le mauvais pressentiment d'avoir oublié quelque chose de vital avant de hausser les épaules. Jess n'avait plus à se soucier de son insuline et il avait survécu à un duel. Ce soir, c'était repos et poker avec l'équipe.
Rendons ce qui est de César à César: celui qui a découvert l'insuline et ses propriétés est Philip Banton, un contemporain trop jeune pour avoir vécu à cet époque. Mais personne ne conteste que l'homme sous le personnage du médecin reste quand même un génie, n'est-ce pas?
Mais si, ce nom vous dis quelque chose, le majordome de Brune Wayne, aka Batman, ah vous l'aviez sur le bout de la langue
Alors vous en pensez quoi?
