Chapitre 17 : Horcruxes.
Harry était dans sa chambre à Poudlard. Cela faisais deux jours qu'ils étaient revenus via le Poudlard Express, et le fait qu'il était maintenant un Londubat avait fait le tour du château en moins de deux heures.
Harry regardait intensément le journal ayant appartenu à Voldemort, se demandant quoi faire. Il avait déjà remarqué, quand il l'avait reçu, le fin fil de magie qui reliait le journal à sa cicatrice. Il n'avait rien dit à personne, et n'avait rien tenté non plus d'ailleurs, à cause de sa promesse à Dumbledore.
Il réfléchissait. S'il voulait faire ce qu'il avait prévu, nul doute que Dumbledore ou Minerva l'en empêcheraient. Flitwick n'était pas assez proche d'Harry, mais il savait que le professeur de sortilège était quelqu'un de droit et juste, donc, il l'en empêcherait aussi. Restait Severus, comment allait-il réagir ?
"Oh et puis merde !" Jura Harry en prenant le journal et en avançant d'un pas décidé vers les cachots, afin de mettre au courant de son plan un professeur de potion un peu irascible sur les bords.
"Monsieur et madame Smith" Appela une infirmière.
"Ici." Dit Lucius Malefoy, en se levant avec sa femme.
Les Malefoy et les Granger après avoir mis leurs enfants dans le train qui les amèneraient à Poudlard, c'étaient réuni dans un salon privé du chaudron baveur afin de mettre au point un plan pour faire passer une échographie à Narcissa. Ils avaient convenue qu'ils s'appelleraient John et Jane Smith. Smith étant un nom moldu courant du fait qu'il était donné aux personnes inconnues ou souffrant d'amnésie. Ainsi ils avaient convenue que Lucius et Narcissa souffrait tout les deux d'amnésie et c'étaient mis ensemble après une rencontre dans un groupe de soutien psychologique pour les personnes souffrant d'amnésie. De ce fait il n'y aurait pas trop de questions embarrassantes sur leurs papiers d'identité, ou pourquoi ils n'avaient pas fait d'échographie la première fois, car le docteur remarquerait surement que Narcissa avait déjà accouché au moins une fois, après plusieurs rendez-vous, et ils feraient passer Drago pour un enfant adopté au cas où ils en diraient trop. Ils voulaient aussi éviter le plus possible les sortilèges de confusion afin que le médecin ne fasse pas une erreur qui mettrait le bébé en danger. En plus le nom des Smith était associer à Helga Poufsouffle une des quatre fondatrice de Poudlard, donc en un certain sens et même si c'était pour de faux, ils étaient encore liés à une noble et ancienne famille sorcière.
"Bonsoir." Dit le docteur. "Je suis Le docteur Peperit. Et je serais votre médecin traitant tout au long de votre grossesse. Désolé de vous recevoir aussi tard, mais je suis très demandé. Bien, avant de commencer, avez-vous des questions ?"
"Bonsoir docteur." Répondit Lucius. "En fait c'est la première fois que nous avons un enfant et nous voudrions connaître les risques d'une échographie…"
Après qu'Harry ai exposé son plan, Rogue ne put que lancer un "MAIS VOUS ÊTES FOU ?"
"OH OUI…" Répondit Harry au tac au tac.
Puis après un moment de silence laissé par un Rogue incrédule, Harry reprit. "Laissez tomber, c'est une référence musicale moldue française. Mais non je suis tout à fait sérieux."
"Cela pourrait vous tuer." Dit Rogue.
"Et à votre avis pourquoi je suis venue vous voir plutôt que d'agir, comme à mon habitude, en Gryffondor décérébré et tenter le coup sans tenir compte des conséquences ? Pour éviter justement de faire une conn… une bêtise." Se reprit Harry.
Rogue réfléchit. C'est vrai qu'entre les Londubat et sa marque, Harry avait tendance à agir sur le tas, plutôt que de peser le pour et le contre. Il poussa un long soupir. "Mais franchement même s'il s'agit juste de projeter vos pensées, utilisé la Legilimancie sur un artefact ayant appartenu au seigneur des ténèbres…"
"Je sais, je sais." L'interrompit Harry. "Mais je vous rappelle que j'ai seulement promit à Dumbledore, d'avertir l'un de vous trois 'avant' de recommencer ce genre de chose, pas, que je ne recommencerais pas. Vous préférez qu'on procède comment ? Ici sous votre surveillance, ou que je le fasse seul dans mon coin pendant que personne ne regarde ?"
Rogue soupira à nouveaux et maudit intérieurement Dumbledore d'avoir si mal formulé la promesse soumit à Harry. "Quoi que je dise, vous le ferez quand même, n'est-ce pas ?" lança-t-il avec véhémence.
"Vous avez tout compris." Dit Harry avec un sourire triomphant.
"Très bien !" Beugla Rogue. "Laissez-moi le temps de préparer ce qu'il faut, et je vous souhaite de vous étouffer avec ce maudit journal."
"Honnêtement ça ne m'étonnerait pas qu'il le soit vraiment." Dit Harry.
"Quoi donc ?"
"Maudit."
Severus se pinça l'arrête du nez. Harry ne se pavanait, certes, pas comme Potter père, Mais qu'est-ce qu'il pouvait être fatigant.
Lucius et Narcissa venaient de quitter l'hôpital moldu, et souriaient jusqu'aux oreilles en regardant la photo de l'échographie montrant leurs futurs enfants.
"On a bien fait de les écouter." Lança Narcissa. "Des jumeaux. Qui l'eut cru ?"
"Certainement pas moi." Dit Lucius en riant. "On a clairement rompu la veille tradition Malefoy d'avoir un seul héritier male par génération. D'ailleurs à ton avis, filles ou garçons ?"
"J'aimerai bien avoir des filles." Répondit Narcissa en caressant son ventre encore plat. "Mais le docteur nous a bien dit que nous ne pourrions le savoir que dans deux à trois mois. Et toi ?"
"J'aimerai bien avoir des garçons." Répondit honnêtement Lucius. "Mais que se soit filles, ou garçons je te fais la promesse de les aimer tout autant. Je ne ferais pas la même erreur qu'avec Drago, en ne les voyant que comme mes héritiers. Je vais d'ailleurs tout faire pour me rattraper avec lui. J'espère juste qu'il n'est pas trop tard pour ça."
En voyant le visage de son mari s'assombrir, elle l'embrassa. "Ne t'en fait pas, nous nous sommes reprit à temps. Qui aurait cru que nous devrions notre bonheur à des moldus."
Lucius ne répondit pas mais eu un sourire en coin.
"Rentrons à la maison." Dit-il enfin. "On a une lettre à écrire à Drago."
Severus vérifiait une dernière fois ses sorts. Harry était placé sur un triple pentacle fait de runes. Severus n'était pas un expert en runes mais il s'y connaissait assez pour ce genre de rituel. Le but de tout ça, c'était de contenir ce qui arriverait, aussi bien pour Harry, que pour quiconque.
Harry était assis en tailleur le journal sur ses chevilles.
"Voilà, j'ai terminé. Vous êtes sûr de vouloir prévenir personne ?" Demanda Severus.
"Sûr est certain." Lui répondit Harry. "Ils m'en empêcheraient. Or vu comment ce truc est relié à ma cicatrice je suis sûr que c'est important pour battre Tom."
Le professeur soupira. "Que Merlin vous vienne en aide."
"Il aura du mal, étant donné qu'aux dernières nouvelles il est mort." Répliqua Harry. "Bon c'est parti."
Severus vit Harry ouvrir le journal et poser sa main dessus tout en fermant les yeux. Rien ne se passa pendant deux minutes, jusqu'à ce qu'un froncement de sourcils apparaisse sur le visage d'Harry. Ça commençait.
Quelque secondes après le froncement de sourcils, la main sur le journal commença à se crisper au point qu'on aurait dit qu'Harry voulait en arracher les pages. Puis Harry commença à avoir des spasmes, d'abord faibles, puis de plus en plus violents. À un moment Severus, de surprise, pointa sa baguette sur Harry en prenant une posture défensive. Car pendant un instant, un minuscule instant les yeux blanc d'Harry avait virés au rouge. Pas rouge comme quand on restait longtemps sans dormir, mais d'un rouge écarlate au point qu'on aurait dit deux rubis. Mais en un clignement d'yeux, les yeux avaient repris leurs couleurs laiteuses habituelles. Severus, après un moment que les yeux d'Harry ai repris leurs couleurs naturelles, commença à baisser sa baguette, mais il dut vite se remettre en posture défensive quand les yeux étaient de nouveau devenus rouge. Puis dans un gémissement de douleurs qui sortait d'entre les dents d'Harry, ce dernier enleva, ou plutôt arracha sa main du journal comme si les deux avaient fusionnés, et Harry balança le journal loin de lui avant de s'écrouler sur le dos.
Severus fonça sur Harry et l'aida à se relever tout en examinant la main de se dernier, elle était indemne.
"Harry ! Comment tu te sens ?" Demanda Severus d'une voix alarmé.
"Avec mon nez comme d'habitude. À moins que les sorciers utilisent une autre parti de leur anatomie pour sentir ?" Répondit faiblement Harry.
Severus soupira de soulagement. "Si vous avez assez de force pour dire des âneries, j'en déduis que vous allez bien."
"Plus ou moins." Dit-il. "Mais il faut prévenir Dumbledore. Ce n'est pas seulement le journal de Voldemort, c'est une parti de lui."
"Que voulez-vous dire ?" Demanda Rogue.
"Voldemort a créé des Horcruxes." Répondit Harry. "Il en a fait plusieurs est je sais où ils sont."
Rogue pâli à cette révélation. 'Plusieurs' horcruxes ? "Harry, appelez Dobby."
"Dobby !" Murmura Harry, et l'elfe apparu.
"Dobby." Dit Rogue d'un ton ferme. "Veille sur ton maître, pendant que je vais chercher de l'aide. Et vous Potter vous allez boire cette potion en attendent. Elle vous fera du bien." Rajouta-t-il en fourrant une fiole dans la main d'Harry. Puis il quitta les cachots d'un pas rapide.
Une fois le maître des potions parti Harry demanda. "Dobby ?"
"Oui maître ?" Demanda l'elfe en aidant Harry à avaler la potion.
"Sais-tu où se trouve la salle sur demande ?"
"Oui maître. Les elfes de maison de Poudlard m'en ont parlés."
"Parfais ! Je veux que tu t'y rendes maintenant et que tu demande la salle où sont cachés les objets, que tu y cherche un diadème, et que tu me le rapporte."
"Mais maître…" Commença à protester Dobby.
"Je vais bien Dobby. Cette tâche et bien plus importante que ma propre santé. En plus le professeur Rogue arrivera bientôt avec tout un contingent de professeurs hystériques, et une infirmière fulminant sur mon inconscience." L'interrompit Harry avec un petit rire.
"IL A FAIT QUOI !?" Hurla une Minerva livide alors qu'elle venait enfin de digérer ce que lui avait dit le professeur de potions.
"Ne m'obligez pas à répéter, vous avez très bien entendu." Dit Rogue d'un ton las. "Je suis allé directement à l'infirmerie pour prévenir Pompom. Elle doit être aux côtés d'Harry, dans mes appartements à l'instant où nous parlons."
Albus se pinçait l'arrête du nez. Il avait l'air très fatigué. "Vous a-t-il dit combien il y en avait ?" Demanda-t-il.
"Non." Répondit Rogue. "Juste qu'il y en avait plusieurs et qu'il savait où ils étaient."
"Mais comment…" Commença Minerva.
"Inutile d'émettre des hypothèses." L'interrompit Dumbledore. "Le mieux c'est de demander au principal intéressé."
Quand ils arrivèrent dans les appartements de Rogue, ils virent Harry allongé sur le lit de Severus, et l'infirmière de Poudlard s'affairer autour de lui en marmonnent pour elle-même. "…stupide Gryffondor…", "…complètement inconscient…", "…qu'est-ce qu'il nous fera à sa majorité…".
Harry quand à lui, pouffait devant le manège de l'infirmière, quand Sia l'averti.
"Ils ssssont là patron."
"Bonsoir professeur." Dit Harry. "Je sais que noël est déjà passé, mais j'ai un cadeau de dernière minutes pour vous. Deux horcruxes contenant un fragment de l'âme de Tommy."
"Deux !?" S'exclamèrent Rogue et Dumbledore.
Mais Minerva demanda tout autre chose. "Mais c'est le diadème perdu de Rowena Serdaigle ?"
"Ouep !" Dit Harry avec un petit rire. "C'est le professeur Flitwick qui va être content."
XXXXX
Pour la référence c'est 'mais vous êtes fous' de benny b sorti en 1990. oui j'ai complétement pété un câble quand j'ai écrit ça mais je l'assume. D'ailleurs pour ceux que ça intéresse Benny b travaille dans l'aviation maintenant.
