Chapitre 20 : Mort.
Albus transplana à Pré-au-lard en soutenant Sirius. Ils avaient réussi à tuer Nagini, mais à quel prix.
Alors que le serpent sautait à la gorge de Sirius, celui-ci par réflexe planta sa dague dans la gueule du serpent horcruxe. Mais malheureusement l'un des crochets avait effleuré la main de Sirius et quelques goutes de venin c'étaient glissées dans la plaie. Une seule personne, espérait Albus, pouvait encore sauver Sirius et elle ne serait pas facile à convaincre au vu du passé qu'avait l'ancien maraudeur, avec Severus Rogue.
Lorsqu'ils entrèrent dans le cachot, Albus ne put que jurer intérieurement, Harry était aussi présent, et il prenait le thé avec Severus. Le temps étant compté il n'y alla pas par quatre chemins.
"Sirius a été mordue par Nagini, il faut le sauver Severus."
Harry sursauta à cette nouvelle mais Rogue fut plus rapide et examina la plaie.
"Quand ?"
"Il y a dix minute."
"Ce n'est pas profond."
"Juste une égratignure. Un Bézoard ?"
"C'est contre les poisons, pas les venins."
"Une potion anti venin ?"
"Pour cela il me faudrait un échantillon pure du venin et plusieurs heures pour brasser la potion, je ne suis même pas sûr qu'il en est une seule devant lui."
Du coin de l'œil, Dumbledore remarqua qu'Harry avait une conversation intense avec Tirésias, mais bizarrement les sifflements de 'réponses' ne semblaient pas venir de cette dernière. Mais étant trop occupé par Sirius il remettrait ses questions pour plus tard.
"Le venin se propage trop vite, si vous l'aviez amputé dès la morsure il aurait encore eu une chance."
Dumbledore laissa couler une larme. Encore une personne qui meurt par ma faute, pensa-t-il. Mais avant qu'il ait put l'essuyer, Harry le poussa ainsi que Rogue et un serpent noir comme la nuit sorti de sa manche pour morde Sirius au même endroit où Nagini l'avait blessé. Albus et Severus sortirent tous les deux leurs baguettes, mais ils s'arrêtèrent quand Harry dit d'une voix douce.
"Ne t'en fait pas Sirius, Hedwige va te sauver."
Flashback
Albus était en pleine conversation avec Severus sur comment sauver Sirius quand Harry se ressaisi.
"Hedwige !"
"Oui, Harry ?" Répondit le serpent qui était enroulé autour du biceps d'Harry.
"Tu m'as bien dit que j'étais maintenant immunissssé contre le venin ?"
"Ssssseulement celui des sssserpents terressstres."
"Est-cccce que je peux transsssmettre cccette capaccccité ?"
"Non."
"Est-cccce que ssssi quelqu'un te donne un nouveau nom elle gagnera ccccette capaccccité ?"
"Non, ssseul le premier nom compte. Pourquoi toutes cccces quesssstions ?"
"Mon parrain cccc'est fait mordre par un sssserpent venimeux, il est en train de mourir."
Hedwige sorti furtivement sa tête de la manche d'Harry et observa l'homme.
"Je peux le ssssauver." Fini par sifflet le basilic en regagnant sa place.
"Comment ?"
"Les humains sssse sssserve de venin pour créer de l'anti venin. Je peux faire la même chosssse. Je le mords, je goute le venin, et je modifie mon propre venin pour le contrer. Ccccc'est rissssqué, mais cccc'est ssssa sssseule chanccccce."
"Alors on le fait."
Fin du flashback
À la grande surprise des deux professeurs, le visage de Sirius qui était devenue blanc, reprenait peu à peu des couleurs.
"Co… comment… ?" Bafouilla Dumbledore.
Harry poussa un long soupir de résignation et déclara. "J'espérais attendre que tous les horcruxes soit détruit avant de faire les présentations. Voici Hedwige, mon basilic de compagnie."
"VOTRE QUOI !?" S'exclamèrent Rogue et Dumbledore à l'unisson tout en pointant leurs baguettes sur l'animal.
"Vous ne craignez rien." Dit Harry. "Il déteste Tom encore plus que vous car, il l'a utilisé pour tuer."
"Où l'avez-vous trouvé ?" Demanda Albus qui était à deux doigts de la syncope.
"Dans la chambre des secrets." Répondit Harry.
"Dans la… la…" Commença Albus, mais c'était trop pour ses neurones et il tomba dans les pommes.
Harry soupira. "Voilà pourquoi je voulais attendre."
En attendant que Dumbledore ne reprenne conscience, Rogue, à la demande d'Harry, rapporta tout les horcruxes récoltés.
Une fois le directeur réveillé, Harry les fit s'assoir et leurs expliqua tout, la chambre, Hedwige, le fait de n'avoir pas pensé à la salle sur demande pour avoir le venin, mais pour le coup les professeurs non plus n'y avaient pas pensés.
"Décidément tu nous auras tout…" Commença Albus avant d'être interrompus par un Sirius qui était de plus en plus en forme.
"STOP ! Ne le dites pas Albus. Chaque fois que quelqu'un l'a dit ou pensé, Harry faisais quelque chose d'encore plus gros."
"Tu ne crois pas si bien dire Sirius" Soupira Harry.
À ces mots Sirius se tendit sur sa chaise.
Il y a une autre raison pour laquelle je vous ai demandé de ne pas détruire les horcruxes.
Cette fois ce fut au tour de Rogue de se tendre.
Le fait que Tom puisse sentir leur destruction n'était qu'une excuse pour la dernière partie de mon plan.
Dumbledore voulut saisir sa baguette et demander à Harry ce qu'il entendait par là, mais il senti son corps se figé contre sa chaise et sa baguette tomba à terre.
Harry eu un sourire d'excuse. "Petrificus Totalus, version Londubat Potter." Répondit Harry à la question muette des trois hommes. "Le plus dur n'a pas était de le faire sans baguette ou de le modifier, mais de le lancer sans le dire à voix haute. Savoir voir les schémas de la magie m'a beaucoup aidé pour réaliser ça. Avoir deux heures de cours en moins chaque semaines pour m'entrainer et Sia comme cobaye aussi d'ailleurs."
Les trois hommes avaient un regard paniqué. Pourquoi Harry leurs avait réellement fait réunir les horcruxes ?
"Au fait je vous rassure, je ne fais pas tout ça pour de mauvaises raisons, mais sans ça vous m'auriez empêché de le faire. Quand je me suis connecté aux autres horcruxes j'ai découvert qu'il n'y avait pas six horcruxes mais sept. Le journal, le diadème, le médaillon, la bague, la coupe, le serpent, et… moi. Je suis le dernier horcruxe, même si dans mon cas se fut un accident."
À cette révélation les trois hommes écarquillèrent les yeux mais ce fut tout ce dont ils furent capables.
"La véritable raison pour laquelle je vous ai demandé de rassembler les horcruxes sans les détruire c'est d'une part pour le serpent qui devait vraiment être localisé et détruit, mais surtout j'ai remarqué au moment où le journal et le diadème étaient ensembles que le lien avec ma cicatrice se renforçait et que j'avais besoin des autres pour faire ça."
"Tu ssssais quoi faire." Siffla Harry à Hedwige en se levant.
Sirius, Albus et Severus ne comprirent pas la dernière phrase d'Harry, mais ils virent bien le basilic acquiescer et se rapprocher des horcruxes, tandis que Sia se mettait à l'abri. Harry leva alors les mains et les serra de telle manière qu'on aurait dit qu'il tenait une lance ou une corde invisible près de son front.
Puis Harry se mit à tirer, bien que ses mains bougeaient à peine. Il serrait les dents et on pouvait l'entendre gémir de douleur. Au début rien ne se passa mais Harry devenait de plus en plus rouge d'effort et une grosse veine commençait à apparaitre sur sa tempe droite. Mais ce qui attirait vraiment le regard c'était la cicatrice d'Harry.
Celle-ci au lieu du fin éclair blanc habituel, était maintenant rouge écarlate et avait gagné quelque millimètres d'épaisseur. Mais cela n'était rien, car une bosse apparaissait au même endroit que la cicatrice et elle devenait de plus en plus grosse.
Cela faisais presque cinq minutes qu'Harry tirait et la bosse avait maintenant la taille d'un œuf, au gros détriment des trois adultes qui, malgré tous leurs efforts, n'arrivaient pas rompre le sort que leur avait lancé Harry, ce dernier hurlé de plus en plus fort, mais il ne desserrait toujours pas les dents.
C'est alors qu'Harry lança un hurlement à fendre l'âme au moment où sa cicatrice s'ouvrit en deux manquant de peu d'asperger les trois hommes de sang et d'une espèce de boue noirâtre qui s'écoulait de la plaie. Sous le coup de l'effort fourni, Harry chancela et s'effondra par terre.
Albus fut le premier à remarquer que le sort d'Harry commençait petit à petit à faiblir, mais il était encore assez puissant pour les maintenir. Ils virent alors Hedwige mordre violemment le journal de Jedusor d'où s'échappa avec la même violence que la cicatrice d'Harry, un flot d'encre. Hedwige fit la même chose au médaillon de Salazar, d'où s'échappa un hurlement alors que le précieux artefact fondait. Quand vint le tour des autres horcruxes, le basilic ne les mordit pas, il se contenta d'ouvrir béant sa gueule et il fit tomber son venin sur les reliques restantes. Quand le venin entra en contact avec les horcruxes, ceux-ci ne fondirent pas comme le médaillon, mais des étincelles argentées et noires apparurent et un nouveau cri lugubre s'échappait à chaque fois. Quand le dernier horcruxe fut purgé, le sort d'Harry fut assez affaibli pour qu'Albus et Severus puissent le briser. Malheureusement Sirius était encore trop affaiblie par le venin de Nagini pour faire de même.
En Albanie un seigneur des ténèbres était furieux. Son familier avait été tué sans qu'il puisse faire quoi que se soit, et le seul être vivant assez gros qu'il trouva à posséder avait été une musaraigne. Avec se genre d'hôte il ne tiendrait pas une semaine avant que celui-ci ne meurt à cause de la possession. C'est alors qu'il le senti.
"Non, c'est impossible !?" Pensa-t-il. "Pas tous ?" Mais ses pensées se tournèrent vers Nagini. Il était mort, alors qu'il était aussi un Horcruxe et que les chances qu'il soit tué étaient plus que minces.
"Ils savaient ! Mais comment ? Qui ?" Toutes ces questions tourbillonnaient dans sa tête quand quelque chose le frappa. Il n'avait plus qu'une semaine à vivre. Il ne pouvait pas changer d'hôte ou son âme se détruirait sans horcruxes pour le lier à ce monde le temps du transfert. Et son hôte étant une simple musaraigne, elle ne mettrait pas longtemps à mourir vu qu'une si petite créature ne pouvait pas contenir l'âme d'un sorcier, aussi puissant que lui, bien longtemps. Qu'allait-il faire ?
Voldemort était tellement occupé par ses pensées, qu'il ne senti pas qu'un serpent affamé se glissait derrière lui.
