L'action fut rapide et en l'espace d'un instant sa bouche fut contre la sienne. Il l'embrassait avec passion, amour et comme lui seul savait le faire. Il avait posé l'une de ses mains contre son dos, l'autre était derrière sa nuque. Blair l'attira un peu plus contre elle. Elle se sentait enfin entière. Elle respirait fortement, elle ne voulait plus jamais quitter ses lèvres. Dans un souffle entre deux baisers fougueux, elle lui dit « Je t'aime », avant de reprendre ses lèvres avec avidité.

Après cette étreinte fougueuse, il plaça son front contre le sien, pris son visage entre ses mains tout comme elle faisait avec le sien, dessella leurs lèvres et murmura son prénom « Blair ». Lui aussi ne sentait plus les battements incontrôlés de son cœur, sa respiration saccadée. Il lui prit ses mains et déposa un baiser sur chacune d'elle avant de regarder la douceur de ses yeux marron.

« Je t'aime aussi »

Elle planta ses lèvres contre les siennes dans un doux baiser.

Le petit matin s'annonçait, la douce lueur des premiers rayons de soleil pénétraient dans la chambre. Il faisait froid, il l'a sentie remuer et se rapprocher encore un peu plus de lui. Sa respiration était régulière, de ses yeux encore endormis, il voyait son profil se soulevait au rythme de celle-ci. Lui aussi se rapprocha, il ferma les yeux et renforça son étreinte autour d'elle. Il avait le nez dans ses cheveux, il pouvait ainsi humecter leur parfum.

Il avait du se rendormir, la lumière du jour emplissait maintenant la pièce tout entière. Il referma les yeux, désireux de continuer sa nuit. Cependant ce qui venait de le réveiller se manifesta une nouvelle fois.

TOC ! TOC !

« Chuck ? »

Cette fois ci pleinement réveillé, Chuck reconnaissait distinctement la voix de Nate qui frappait à la porte. Il se décida à se lever de peur que celui-ci, inquiet de son silence, n'ouvre la porte et découvre Blair endormie dans son lit.

« Oui ? »

Il se tenait sur le bas de la porte qu'il avait légèrement entre-ouverte. Nate était vraiment très surpris, il ne s'attendait pas à voir Chuck en marcel et bas de pyjama. Surtout qu'il avait l'impression de l'avoir réveillé.

« Tu dormais ?

-Visiblement.

-Je m'inquiétais. D'habitude, tu es toujours le premier debout. Je ne sais pas si tu as vu l'heure mais il est presque 9 heures.

-Je sais mais j'étais fatigué, j'aurai bien voulu continuer à me reposer. »

Nate en resta presque sans voix. Il était totalement incrédule. Chuck se levait toujours très tôt et cela même après une soirée arrosée ou une nuit passée avec une femme. Il ne faisait jamais de grasse matinée. Il se levait le lendemain à 7h00 et était toujours apprêté prêt à partir travailler quand lui ne faisait que de se lever. Dans le cas où il avait invité une fille à rester, il ne se gênait pas pour la congédier sous ses yeux. Toute cette histoire était surprenante. Chuck était-il si mal qu'il ne voulait plus assurer son rôle de gérant de l'Empire jusqu'à son départ ? Alors même que cette demande avait été formulée par lui au nouveau propriétaire. Malgré toutes ses interrogations, Nate s'excusa et alla travailler.

Après avoir refermé la porte, il vit Blair s'agiter dans son sommeil. Cette vision de la voir dans son lit ne le lasserai jamais. Il s'approcha et s'allongea près d'elle. Il déposa un baiser sur sa tempe.

« Qu'est-ce que c'était ?

-Rien. Rendors-toi. »

Blair ferma les yeux et se rendormit dans les bras de Chuck.

Serena était assise dans la salle à manger des Waldorf. Elle lisait tranquillement un magazine et profitait de son temps libre. Elle avait posé sa matinée et ne commencer qu'à 14 heures son emploi au Spectator. Quand elle entendit le bruit de l'ascenseur, elle se pencha en arrière afin d'observer le visiteur. Elle fut surprise en découvrant que son visiteur n'en n'était pas une, c'était Blair.

L'apercevant, celle-ci vint à jusqu'à elle.

« S, salut. J'ai pensé qu'on pouvait brunché. »

Elle agita un sac de leur traiteur préféré sous ses yeux. Blair semblait rayonnante.

« Oui, merci c'est très gentil. Mais toi, tu as mangé quoi ce matin ? »

Serena la regardait d'un air surpris.

« Pourquoi est-ce que tu dis ça ? Je suis juste de bonne humeur. Je me passe un petit coup sur le visage et je reviens. J'ai croisé un groupe de sdf qui faisait la manche, ils se sont approchés un peu trop près de moi. «

Elle le va les yeux au ciel et pris un air de dégout. Serena rigola, Blair était transformée mais sa bonne humeur faisait plaisir à voir.

Arrivée dans la salle de bain, elle ferma la porte à clé et se dépêcha. Serena n'y avait peut-être vu que du feu avec son histoire de sdf mais si elle mettait trop de temps, elle pourrait se douter de quelque chose. Celle-ci avait déjà repéré sa bonne humeur.

Elle ôta son manteau à toute vitesse, enleva ses chaussures et en voulant prendre sa sacoche, elle vit son reflet dans le miroir et eu un grand sourire en se voyant. Elle était en déshabillé violet et noir et ne portait que des bas noirs en dessous.

Flashback

Chuck était dans son cou, sur sa bouche, dans sa nuque. Elle arrivait à peine à respirer, elle fermait les yeux savourant chaque contact. Il lui enleva son manteau, le faisant glisser contre son corps avec sauvagerie. Il avait ses mains contre ses reins et donnait des baisers langoureux de sa clavicule à la naissance de sa poitrine. Elle en frémissait et prononça son nom.

A l'entente de son nom, il releva la tête, il la regarda de son air sombre avant de la prendre par le cou et de l'embrasser passionnément. Après ce baiser, il baissa les yeux sur sa robe, elle se fermait par des boutons sur le devant. Il passa ses mains entre les passants et tira un coup sec dessus. Le tissu se déchira laissant apparaître son dessous violet et noir et ses bas. Il la regarda, sourcil levé et tous deux se rappelèrent cette phrase prononcé il y a bien longtemps maintenant « Tu sais combien je les aime ».

A son tour, elle le prit par le torse et tira sur le col de sa chemise pour atteindre ses lèvres.

Blair referma la bouche, elle avait chaud d'un coup mais il fallait qu'elle se change rapidement. Elle se déshabilla, pris le premier savon qui venait, se lava et courut dans son dressing afin de trouver une tenue plus descente.

Cinq minutes montre en main plus tard, Blair descendait le grand escalier de l'entrée avec charme et élégance. Elle avait pu passer un coup de brosse rapide et effectuer une retouche maquillage en plus de s'être lavée et changée. Serena l'attendait toujours patiemment, inconsciente de l'épopée menait par Blair dans la salle de bain. Visiblement, elle n'avait rien remarqué, trop absorbé à lire son journal.

En voyant Blair arrivait, elle le reposa. Toujours souriante, elle lui demanda :

« Alors, on brunch ? »

Nate rentrait du travail. Il avait eu une longue journée bien chargée et ne pensait qu'à une chose : se reposer. Il espérait également avoir la visite de sa douce petite-amie qu'il n'avait pas pu voir de la journée. En entrant dans le salon, il tomba sur Chuck qui donnait à manger à Monkey dans la cuisine. Il posa son attaché-case sur l'un des meubles et se servit un verre.

« Grosse journée visiblement.

-Interminable. »

Il but son jus.

« Au faite, je voulais m'excuser pour ce matin. C'est tellement rare que tu restes au lit que je me suis inquiété. Désolé de t'avoir réveillé.

-Sans importance. Au moins je sais que si un jour il m'arrive quelque chose, tu seras là pour t'en rendre-compte. »

Nate sourit à cette réflexion mais d'un autre côté se dit que sa plaisanterie avait un mauvais goût. Chuck partait d'ici trois jours pour Londres, il ne serait plus là pour s'inquiéter.

Chuck alla ensuite dans sa chambre. Il referma soigneusement la porte derrière lui et alla s'asseoir sur son lit. Il se pencha et récupéra un morceau de tissu, dans un piètre état, qui était caché sous son oreiller. Il eu un sourire et se demanda comment Blair avait fait pour rentrer chez elle sans sa robe. L'idée qu'elle ai du courir à moitié nue dans les rues de New-York jusqu' à son appartement pour se changer, l'excita énormément. Blair était toujours pleine de surprise.

Serena entra dans la chambre, il était 23 heures passé mais elle tenait à passer la nuit dans les bras de son amoureux. Elle avait passé toute sa journée à arpenter les rues de New-York pour un article. Elle ne sentait plus ses jambes et était contente de pouvoir s'allonger. Elle entra discrètement dans la chambre et aperçut sa silhouette couchée dans le lit. Elle grimpa avec délicatesse dessus, de peur de le réveiller et vint se placer derrière lui et le prendre dans ses bras.

« Te voilà enfin, je t'attendais. »

Malgré la nuit, elle pu voir son sourire. Il se retourna et vint la placer contre son torse.

« Tu as passé une bonne journée ?

-Ereintante ! Mon patron m'a fait courir d'un bout à l'autre de la ville.

-Patron qui t'avait gracieusement accordé ta matinée.

-C'est vrai. »

Elle sourit et lui embrassa le bout du nez.

Il était près de 00h00 quand elle franchit les portes de l'ascenseur. Elle espérait du plus profond d'elle-même qu'ils n'entendraient pas son tintement. Elle marcha sur la pointe des pieds et essayait de faire le moins de bruit possible. Elle pouvait apercevoir la faible lueur de la bougie qui éclairait la pièce.

Elle se sentait toute euphorique. Même si elle savait qu'elle allait devoir s'expliquer et que cela entrainerait une peine de cœur, elle ne pouvait s'empêcher de se sentir heureuse. Elle prit la poignée de la porte dans sa main et entendit le cliquetis lorsqu'elle appuya dessus.

Elle entra, referma la porte derrière elle et se retourna aussitôt pour lui faire face.

Accrochée à la poignée de porte comme elle l'était, un petit sourire sur les lèvres, il la trouvait sublime. La lumière dégagée par la bougie faisait des reflets cuivrés sur sa chevelure ondulée. Elle était belle. Elle avait son regard pétillant et plein de vie qu'il ne lui avait pas vu depuis si longtemps.

Il s'approcha d'elle et la plaque contre la porte. Il avait son visage à quelques centimètres du sien. Sa bouche était entre-ouverte. Elle mit ses mains contre ses reins et le regarda droit dans les yeux. Succombant au charme de ses yeux noisette, il posa ses lèvres sur les siennes dans une étreinte passionnée.

Il enchainait les baisers, il entendait son souffle impatient. Il passa ses mains contre ses cuisses et les serra. Elle lui vola un autre baiser.

Il se détacha d'elle subitement, pris sa main droite et recula vers le centre de la chambre. Elle prit son visage entre ses doigts et l'embrassa. Elle cessa néanmoins leur étreinte.

« J'ai des questions Chuck.

-Je m'y étais préparé. »

Elle se tenait en face de lui. Certes, elle était contente de le retrouver et venait de le prouver à l'instant mais tout comme pour lui, leurs retrouvailles avaient soulevés de nombreuses interrogations. Il lui prit les mains et l'invita à s'asseoir près sur le bord du lit. Elle prit une grande inspiration.

« Qu'est-ce qui se passe ensuite ? On s'est retrouvés mais comment ferons-nous ? Il y a Dan, ton départ pour Londres, l'Empire et tous les autres, Nate, Serena. »

Il pouvait lire l'inquiétude de Blair dans ses yeux, elle était vraiment heureuse mais effrayée par toutes les conséquences de ce bonheur retrouvé. Il n'y a qu'avec lui qu'elle montrait sa vulnérabilité. Il devait gérer les choses et avant tout la ménager. Il caressa sa joue gauche avec sa main.

« Je pense que, pour l'instant, il vaut mieux garder cette relation secrète pour notre bien à tous les deux et le temps, pour toi comme pour moi, de régler nos affaires.

-J'ai peur que Serena ne se doute de quelque chose. J'étais un volcan en éruption ce matin en rentrant. J'ai pourtant fais un détour par le traiteur pour essayer de me calmer mais ça n'a pas marché. Elle a tout de suite remarqué ma joie de vivre. »

Evidemment d'entendre ces mots, lui provoqua un grand bonheur. Blair était heureuse, tellement qu'elle n'arrivait pas à le cacher. Dire qu'il n'y a pas si longtemps, il la détestait de ce qu'elle lui avait fais subir mais depuis leur nuit d'hier, il avait reconsidéré la situation et jugeait qu'il s'était suffisamment fait souffrir chacun leur tour et qu'il valait mieux avancer.

« Je vais rompre avec Dan. Je ne lui dirai pas la raison réelle, je trouvais quelque chose de moins brutal. Je ne voudrais pas le blesser volontairement.

-Je comprends et tu as raison.

-Mais, ce n'est pas ce qui m'inquiète. »

Elle avait détourné le regard en prononçant cette phrase, il voyait très bien ce qu'elle sous-entendait. Il prit son menton et lui releva la tête.

« Blair, il est évident que je ne quittes plus New-York.

-Quoi ? Elle le regarda, surprise. Pourquoi ?

-La raison me semble évidente. »

Il la détailla de haut en bas afin d'étayer son propos. Blair lâcha les mains de Chuck et prit un air interloqué puis fâché.

« Tu na vas pas renoncer à ce poste à cause de moi ?

-Bien sûr que si. Tu fais tes études ici. Nos familles, nos amis habitent ici. Notre vie est ici. Tu ne veux pas quitter New-York. Tu as tout fait pour que j'y reste, pourquoi sembles-tu si surprise de ma décision ? Moi, elle me paraît logique.

-Il n'y a qu'avec toi que je fais preuve de compassion et d'empathie, Chuck. Il est hors de question que tu laisses passer une telle opportunité. Toi aussi tu as une carrière, de l'ambition, des objectifs. »

Mais Chuck était aussi têtu qu'elle surtout quand il avait décidé quelque chose. En voyant l'air sombre qu'il prit, elle se leva et haussa le ton.

« Tu viens déjà de perdre ton hôtel, elle désigna la chambre, ta vie que tu avais construites ici à cause de moi. Je ne veux pas encore être responsable de tes problèmes professionnels. J'en ai bien assez fait. Je me sens vraiment coupable de tout ça d'autant plus que maintenant on est à nouveau ensemble. »

Chuck se leva, les mots que Blair venaient de prononcer le toucha énormément. Même si sa décision était déjà prise, il apprécia qu'elle ne veuille pas qu'il abandonne tout pour elle. Il vint près d'elle et prit ses avant-bras avec ses mains.

« Blair, j'admire ta détermination. J'aime les traits que cela dessine sur ton visage. Elle leva les yeux vers lui. Mais je ne vais pas partir. Si j'étais aussi décidé à le faire avant c'est parce que je voulais mettre le maximum de distance entre toi et moi. J'étais en colère mais maintenant je ne le suis plus. D'avoir perdu l'Empire représente beaucoup pour moi et je le regretterai probablement longtemps mais je ne suis pas fait pour être le gérant d'un hôtel qui ne m'appartient pas. Sinon, j'aurai repris les activités de mon père et ne me serai jamais lancé seul. Londres c'était une belle image à présenter pour ne pas dire que j'avais tout perdu. Je suis sûr de pouvoir rebondir ici, avec toi. Elle allait parler mais il lui fit signe de se taire. Et, je sais que toi non plus tu ne quitterais pas New-York même si tu étais prête à me dire le contraire. »

Il se pencha et embrassa délicatement ses lèvres.

Lilly était assise dans son salon à boire un thé. Elle était abasourdie par la nouvelle qui était diffusée en boucle depuis le matin sur les chaînes de télévisions et de radios. Elle suivait avec beaucoup d'intérêt la chaine d'information en continue qui expliquait toute l'histoire. Il faudrait qu'elle ai une discussion rapide avec les investisseurs de Bass Industries. Bien que toutes les parts soient au nom de Charles, il lui en avait laissé la gérance. Elle était tellement absorbée qu'elle n'entendit pas les bruits de pas qui allaient dans sa direction.

« Lil' ? »

Elle eut un grand sursaut et Rufus s'amusa de la voir sursauter ainsi. Elle l'invita à s'asseoir sur l'un des fauteuils et lui proposa du thé.

« Pardonnes-moi de t'avoir fait peur, tu avais l'air très occupé. »

Il tourna la tête et lut les gros titres qui s'affichaient sur la télévision avant d'interroger Lilly du regard. Celle-ci éteignit la télé mais avait l'air préoccupé par l'information. Lui-même avait été plutôt surpris et intrigué.

« Je t'écoute. »

Reprenant ses esprits, elle posa sa tasse et joint ses jambes.

« Si je t'ai demandé de venir, et je suis ravie que tu ais accepté, c'est pour qu'on discute de nous. J'ai mis du temps mais je me rends-compte maintenant que j'ai mal agis. La situation a pris des proportions beaucoup trop grandes. Je tenais à m'excuser. Je t'ai blessé ainsi que ma famille en étant devenue cette femme avide, froide et désagréable qui sortait avec tous ces hommes. J'allais juste mal Rufus. Notre séparation m'a plus touché que ce que j'ai laissé paraître.

-Qu'essais-tu me dire ? »

Rufus espérait, il s'était légérement incliné vers l'avant créant ainsi un espace confiné entre lui et Lilly. Au vu de ses yeux, il sentait que celle-ci était prête à craquer. Lilly s'avança elle aussi. Un léger tilt se fit entendre.

-Je pensais que peut-être, on pourrait….

Lilly s'arrêta quand elle vit l'air choqué de Rufus. Il regardait derrière elle, vers l'entrée.

Il savait que ce n'était pas une bonne idée, qu'il aurait fallu être plus discret mais ils avaient si peu profité l'un de l'autre, du moins jusqu'à récemment, que le moindre instant partagé, ils le savouraient. Blair était dans les bras de Chuck, elle avait ses mains sur sa nuque et ne cessait de l'attirer vers elle pour l'embrasser langoureusement.

Entre deux baisers, Chuck essaya de la ramener sur terre.

« Bien que ton comportement soit très excitant, cette montée d'ascenseur n'est pas interminable. »

Elle joint leurs lèvres une dernière fois, garda quelques instants son front collé au sien puis finit par se détacher à regret.

Lorsqu'ils entendirent leur tilt de l'ascenseur, tous deux espérait voir Blair en sortir. Leur surprise fut totale quand ils virent Blair en sortir suivit de Chuck. Les deux esquissaient un sourire mais se stoppèrent net en voyant Nate et Serena, l'air impatient et inquiet, debout, les bras croisés au milieu du salon de Blair.

Blair et Chuck les regardèrent et prirent une mine surprise.

« Qu'est-ce qui se passe ?

-On était très inquiet. »

Blair, désireuse de cacher leur relation avait peur que leurs amis n'aient découvert leur petit secret. Blair avait encore découché cette nuit et au vu de la tête de ses amis, elle était persuadée que Serena s'était aperçu de son absence et qu'elle s'était fait du souci.

« J'avais un rendez-vous chez la manucure ce matin mais cette idiote s'était trompée, Blair roula des yeux. Crois-moi, ils ne verront plus jamais Blair Waldorf dans leur salon. »

Elle savait l'excuse mauvaise mais visiblement Nate et Serena avaient l'air toujours aussi inquiet. Elle décida donc de continuer.

« Avec Blair, on s'est croisés dans l'ascenseur. Je voulais voir Nate, je savais qu'il était de congé, je pensais qu'on pourrait sortir. Ne le voyant pas à l'hôtel, j'ai supposé qu'il était ici.

-Attendez, dit Serena, vous êtes sérieux ? »

Blair échangea un regard paniqué avec Chuck.

« Vous n'êtes vraiment pas au courant ? »

Blair regarda Chuck puis tous deux regardèrent Nate et Serena. Visiblement, ils avaient manqué un épisode.