Bonsoir,
Juste un mini chapitre pour faire avancer tout ça ! C'est pas grand chose, mais ça m'amuse... Jedusor vole au secours d'Harry, kidnappé dans l'épisode précédent... Mes excuses à Aventurine-san et Zimon, mais les réponses ne seront pas dans ce chapitre ^^
Le banquet est enfin terminé, et les préfets entrainent leurs premiers année respectifs vers leur nouvelle maison. Thomas vient de mener sa troupe au pied de l'escalier, et il se retourne pour prendre la relève de Druella Rosier. Il remarque immédiatement l'absence d'une tête brune.
L'impudence ! Il sait que l'autre a bien remarqué qu'on ne lui disait pas non, Malfoy s'en est occupé. Il ne perd rien pour attendre. Dès qu'il le retrouvera dans la salle commune, il se fera un plaisir de persuader Harrison Flamel que se moquer de lui est une mauvaise idée. Il s'étonne lui même de la violence de sa réaction, il ne s'enflamme pas si vite d'habitude, et l'infraction est mineure. Mais l'idée que Flamel ne lui accorde pas le respect qu'il devrait, et le néglige, lui, fait bouillir son sang dans ses veines.
Se yeux ont dû changer de couleur, car les premières années ont l'air soudainement terrifiés. L'un d'eux a tout de même assez de tripes pour parler. Il ressemble (encore !) à un Black, alors ça ne l'étonne pas. Il a dû passer ses vacances avec Walburga, il a un certain entrainement.
« Je crois que Flamel a été, euh, kidnappé sur le chemin... »
Les autres approuvent vigoureusement. Ils ont l'air d'avoir déjà compris que c'est lui qui sera leur plus grande crainte dans les cachots, c'est bien. Ce qui est moins bien, c'est cette inquiétude palpable pour Flamel. Ils n'ont pas l'air d'avoir envie de le voir essuyer sa colère.
Mais ce n'est pas le plus important. On lui a enlevé un de ses Serpentards sous son nez ? Et pas n'importe lequel. Il n'a même pas besoin de demander le nom des coupables. Poudlard abrite beaucoup d'idiots, mais seulement quelque uns s'appliquent à mettre en pratique cette idiotie pour jouer le plus grand nombre de farces possibles.
On dirait qu'il a un choix à faire. Il avait prévu d'utiliser ce soir pour consolider sa position dans sa Maison. Quoiqu'il n'a pas vraiment à s'inquiéter pour cela, d'après ce qu'il vient de voir. Personnellement, il aurait préféré terminer son grimoire, mais il reconnaît la validité des arguments de Walburga et d'Orion lorsqu'ils ont insisté pour qu'il prenne la parole le premier soir de chaque année scolaire. Tom trouve cela... ennuyeux. Il préfèrerait presque s'en passer, pour laisser les autres prendre confiance et tenter de le défier... pour les écraser ensuite. Mais Thomas comprend l'importance des rituels sociaux et des protocoles, surtout à Serpentard. Toutefois, on vient de lui fournir une alternative... Option deux : aller chercher sa brebis égarée chez les lions. Défier les Griffondors est une idée qui a du mérite, et qui renforcera son autorité chez les Serpentards sans même le forcer à faire un de ces pathétiques discours.
Thomas fait volte face et allonge le pas. Il ne connait pas encore tous les passages secrets pour atteindre la tour Griffondor, alors il ne fait pas de doute qu'ils sont déjà à l'intérieur. Il résiste à l'envie de se passer la main dans les cheveux par frustration. La grosse Dame ne le laissera pas passer, peut-être qu'il pourrait simplement demander le mot de passe à une élève ? Ca a beaucoup de chances de marcher. Ou alors, plus simple, il pourrait rattraper le groupe des premières années et écouter le mot de passe.
Trop simple. Maintenant qu'on lui a donné une occasion de s'introduire dans la tour, à la différence des fois précédentes où le secret était nécessaire, il veut la graver dans les esprits. Poudlard est chez lui, dans son intégralité. Et cela servira de leçon aux Griffondors, qui pensent encore sottement garder le monopole de leur pathétiques exploits – des jeux d'enfants, mais les autres Maisons ne s'en préoccupent pas assez pour le leur dire.
Ainsi, le plus naturellement du monde, il s'arrête devant l'entrée Griffondor et s'incline avec grâce devant le portrait.
« Je vous prie de m'excuser, Madame, mais il semblerait qu'un de nos Serpentards nous ait été... dérobé, il y a environ une vingtaine de minutes. Vous ne l'auriez pas aperçu ?
La femme rosit et s'évente un peu pour dissimuler son sourire goguenard. On ne lui a pas confié l'entrée de Griffondor pour rien après tout. Il faudra plus qu'un charmant jeune homme pour l'empêcher d'apprécier l'humour de la situation, et abandonner le mot de passe. Surtout si ladite situation lui amène le susdit charmant jeune homme. Elle entre dans le jeu du Serpentard :
- C'est tout à fait possible, mon cher. Mais que voulez-vous, il faut que jeunesse se passe.
- J'entends bien, hélas. J'imagine que vous ne voudriez pas me laisser entrer ?
- J'ai bien peur que non.
- Et pourriez-vous au moins porter un message de l'autre côté ? Par exemple, que j'aimerais récupérer mon camarade ?
Elle disparait, et revient une minute plus tard.
- Je suis désolée, jeune homme, mais je cite : « Viens le chercher ».
Le jeune homme en question n'a pas l'air plus déçu que cela. Au contraire, son sourire semble plus sincère qu'avant. Le ton sirupeux se fait d'acier, et elle a même l'impression que le couloir devient plus silencieux d'un seul coup.
- J'espérais qu'ils diraient cela. Retournez-y et transmettez leur ça : Seconde et dernière sommation. Après, faites face aux conséquences. Ils ont trois minutes.
Un peu surprise, et bien plus inquiète, la peinture fait un nouvel aller-retour sans protester.
- Ils demandent si ce n'est pas trois sommations normalement ?
- Je suis un Serpentard. »
La Grosse Dame est visiblement nerveuse à présent. Il ne prend pas la peine de cacher son air carnassier. Le loup ne montre jamais patte blanche : il démolit la porte, après tout.
« Vous devriez vous déplacer dans le tableau d'à côté. »
Les iris bordeaux de Jedusor n'annoncent rien de bon et rougeoient dans la lumière des torches. Brièvement, la Grosse Dame se demande ce que le garçon aux yeux verts joyeux qu'elle a vu passer tout à l'heure peut avoir de commun avec Thomas Jedusor, pour que le Choixpeau en ait fait tous les deux des Serpentards. Mais après tout, Jedusor aussi avait l'air d'un ange, jusqu'à il y a trois minutes.
