14. Tu étais fait pour moi, depuis toujours. (partie 1)

Scott venait de partir. Steve regardait encore la commode, il pensait déjà qu'il allait la poncer et refaire le vernis. Peut-être qu'il prendrait même le temps de la peindre à nouveau dans son bleu d'origine. Sans vraiment s'en rendre compte il se retrouva à poser les mains là où il les avait posés tant de fois par le passé. Le passé … Tout ce qu'il avait vécu… La vie qu'il avait pu avoir avant la guerre. Sa famille, Bucky, les parents de Bucky, Peggy… Il vivait sûrement encore dans le passé. Est-ce qu'il attendait quelque chose en particulier ? Oui. Mais si ça ne se faisait jamais, resterait-il là à pleurer des regrets, et une vie qu'il ne pourrait jamais retrouver ?

Steve soupira, il passa ses mains sur son visage dans un geste désespéré pour effacer les doutes qui restait collé à sa peau, mais rien n'y fit il était toujours en proie à des millions de questions.

Il prit de vieux journaux de la semaine passé qui trainé encore dans son entré et les étala dans un coin de son salon. Il emporta par la suite la commode sur les journaux et la regarda encore quelques instants. Finalement il fouilla dans un des placards de l'entrée et trouva quelques outils qu'il s'était acheté pour refaire quelques pièces à son emménagement. Il lui fallait se changer les idées et ne plus ressasser en permanences les mêmes choses. Il fallait qu'il face le vide quelques heures pour y voir plus clair par la suite. Voir ce qu'il voulait faire et s'il était prêt à ce lancer ans ce genre de chose.

Aurait-il le courage de dire tout ce qu'il avait dire à la personne qui mérité de savoir ce qu'il ressentait ? Scott avait-il eu raison de le pousser ans ses retranchement quitte à lui faire avouer des choses qu'il n'osait pratiquement pas s'avouer à lui-même ?

« Je ... Je crois que si je continu à regarder en arrière comme tu dis c'est surtout parce que j'ai l'impression de me retrouver à nouveau dans la même situation qu'avant. J'attends quelque chose de quelqu'un en sachant pertinemment que ça n'arrivera jamais.

Et si tu faisais le premier pas, Steve pour une fois ni les Avengers, ni le SHIELD ou encore l'armée ne peut faire le choix pour toi. Pour la première fois de ta vie, tu es maitre de ton propre destin, tu peux faire tout ce que tu veux !

Mais il n'acceptera jamais !

Il ? Notre captain national m'étonne de jour en jour !

Scott … Je ne sais plus ce que je veux, au fond je crois que j'en ai tellement rêvé que si ça arrivait un jour je risquerai sois de tout gâcher, soit d'être déçu parce que ça ne comblera pas les attentes que j'ai …

La seule chose à faire pour le savoir c'est de te lancer à l'eau maintenant. Tu vivras dans des regrets toute ta vie si tu ne te lance pas. Tu ne préfères pas essayer et être déçu que de vivre toute la fin de ta vie avec le regret de n'a jamais eu le courage d'essayer ? »

« Un vaisseau Asgardien demande l'autorisation d'atterrir sur l'aérodrome monsieur, prévint F.R.I.D.A.Y dans le labo.

— Laisse les se poser !

— Tu m'as l'air bien pressé Tee

— Je t'ai déjà dit de ne pas m'appeler comme ça Buck, et oui après presque plus d'un mois sans mon Loki je n'ai qu'une hâte !

— On sait tous de quoi tu as hâte !

— Non mais ça va ! Va donc voire si tu ne peux pas finir le bras, Bruce se fera sûrement un plaisir de te le remettre en place tout à l'heure !

— Comme tout bon hôte je vais accueillir nos voyageurs !

— C'est moi l'hôte crétin !

— Je suis ici chez moi, non ? Alor c'est aussi ma maison Tony Stark !

— Il va arrêter de me prendre la tête le grand-père ou comment ça se passe ?

— Et moi qui pensait que nous avions fini de nous arrêter à ces blagues sur l'âge !

— Bucky, je vais retrouver mon petit-ami accepterais tu de nous laisser nous retrouver ?

— Oui un fois que j'aurais vu Thor et Bruce !

— Merci ! »

Les deux bruns se dirigèrent vers la plateforme d'atterrissage. Buck avait attaché ses mèches en un catogan, ou plutôt Wanda avait noué une des lanières de cuir de son costume dans les cheveux de Bucky. Tony eu un regard circonspect face à cette nouvelle coiffure puis il haussa les épaules et détourna le regard. De son unique main le soldat toucha ses cheveux en se demandant si le mouvement d'épaule de son nouvel ami était plutôt positif ou dépréciateur de ce nouveau look. L'ascenseur ne mit pas longtemps à les faire atteindre le toit du bâtiment, mais alors il vire un vaisseau bien plus gros que ce qu'ils attenaient et surtout rapidement ils virent un grand nombre de personne en sortir, des familles entières perdu au milieu de ce nouveau monde. Tony chercha Loki du regard sans grand succès, perdu dans cette foule personne n'avait le visage de son bel amant. Tout à coup il sentit une main attraper la sienne mais ce n'était que Bucky qui au milieu de tout ce monde ne voulait pas perdre la seule personne qu'il connaissait. Les deux hommes se mirent à reculer mais rapidement ils furent acculés contre les portes de l'ascenseur.

« Où est votre chef ? » demanda Tony à une femme qui portait une robe entre la toge et le sari bleu canard et or, elle regarda autour d'elle et pointa finalement un doigt vers le vaisseau qui semblait toujours laisser sortir plus de monde. Ne lâchant pas la main de son nouvel ami il chercha un passage à travers cette marée humaine pour rejoindre la bouche du vaisseau.

Au moment où ils arrivèrent près de la plateforme, trois hommes de stature complètement différente, s'y dressèrent tel des sauveurs, habillé chacun dans des styles totalement différents on aurait pu croire qu'ils n'étaient même pas de la même époque. Tony se retourna vers le bâtiment, la porte vitrée venait de s'ouvrir et il vit sortir de l'ascenseur, une masse de cheveux rouge qui traversé elle aussi la foule pour les rejoindre. Elle ne laissa aucune chance au plus petit des hommes sur la plateforme, ses jambes étaient autours de ses hanches en un rien de temps et leurs visages ne faisaient plus qu'un. Thor les cheveux étrangement courts se lança lui aussi dans des embrassades mais bien moins romantiques, il tapa dans le dos de ses deux amis et laissa ensuite le libre champ à Loki. Ce dernier, un sourire presque carnassier sur les lèvres ne salua même pas Bucky, il se tourna directement vers Tony et l'embrassa comme-si la fin du monde avait été annoncé. Buck se retourna pour échapper à cette vision et trouva le regard empli de fierté de Thor, posait sur son peuple.

« Tu aurais peut-être pu nous prévenir que tu arrivé avec un peuple entier …

— Depuis as-tu accès aux affaires des Avengers ?

— Je m'entends bien mieux avec Tony depuis quelques temps, je l'aide à fabriquer un nouveau bras – longue histoire – et en échange j'ai droit à son amitié.

— Je suis bien content de l'entendre ! Ma sœur a pour ainsi dire fait en sorte que je détruise Asgard, mais Asgard n'est pas une planète, c'est un peuple, il ne leur faut qu'un lieu pour pouvoir continuer à vivre en paix, et quoi de mieux que la planète que je connais le mieux après la mienne ?

— Mouais, c'est pas une mauvaise idée ! »

Après une courte explication auprès des autres membre venu accueillir trois guerriers et se retrouvant face à un peuple entier, Tony fit entrer tout le monde dans le QG, la visibilité d'autant de monde sur la plateforme d'atterrissage allez sûrement avoir des répercussions dans les médias. Une fois tout le monde casé dans la salle de séjour, qui ne paraissait alors plus aussi immense, Tony demanda à FRIDAY de trouver plusieurs étages inoccupés pour les nouveaux arrivants. Ils auraient alors un hôtel tout frais payé par Stark industrie le temps de leur trouver une région plus appropriée à tout ce monde.

Une fois chacun ayant un logement il ne resta dans le séjour, que les membres effectifs de Avengers et Loki qui s'était depuis longtemps assis sur le canapé les jambes croisées, il sirotait un cocktail qu'il s'était fait lui-même, ou plutôt qu'il avait fait apparaitre d'un claquement de doigt. Thor, regagna ses appartements, il était fatigué. Bruce, Natasha et Buck descendirent au laboratoire, les retrouvailles de la veuve noire et du monstre vert attendrait encore un peu. Tony se laissa alors tomber à côté de son amant l'air cette fois complètement épuisé.

Pour une fois il ne se déplaça pas en flottant dans les airs. Il atteignit la table de bureau de Wanda et si installa avec une certaine solennité. Il prit une feuille de papier, et se retourna une dernière fois vers la porte de la chambre, une fois de plus il ne l'avait pas utilisé traversant le mur séparant leurs deux chambres. La chambre avait cet ordre que Wanda aimait préserver et qui faisait partie des choses que Vision apprécié. Une fois le stylo en main il ne réussit plus à s'arrêter. I ressentait une certaine tristesse mais il n'aurait pas été capable de l'exprimer autrement que par des mots, enfin le pensait-il car une larme perla au coin de son œil et il ne comprit pas du tout comment elle avait pu apparaitre à cet endroit, d'où pouvait-elle seulement sortir …

Les mots furent une libération pour lui et alors qu'il se relevait et marchait toujours avec une certaine lenteur vers le lit de la fille qu'il n'aurait jamais pu penser pouvoir aimer un jour, il fut pris d'un remord ou était-ce une incertitude face à ce qu'il s'apprêtait à faire ?

Il fallait qu'il découvre ce que cette pierre était et ce qu'elle représentait pour tout ce qui faisait de lui ce qu'il était. Il ne pouvait le faire que tout seul il le savait.

Il s'assit sur le lit de Wanda et caressa le couvre lit de sa main rouge. Il l'avait regardé dormir nombre de fois, il l'avait ardemment désiré sans jamais que rien ne se passe. Il aimait Wanda sans savoir comment des sentiments avait fait leur nid dans son corps d'androïde. Il réussissait à faire en sorte que la gravité le tienne au sol mais il pouvait aussi bien léviter ce qui s'avéré beaucoup moins fatiguant. Il ne ressentait jamais de fatigue physique à proprement dite mais plutôt une sorte de grande lassitude. Il se demanda ce que dirait Wanda quand elle entrerait dans sa chambre pour trouver un simple mot posé sur son oreiller, là, où souvent il laissait son corps défier la graviter et léviter à quelques centimètres du matelas. Il ne dormait jamais mais chaque minute avait commencé à compter depuis que Wanda était entrée dans sa vie. Il la regardait dormir, il passait le plus clair de son temps à la regarder, à observer les changements qui s'opérait de façon permanente dans son corps, sur sa peau, chaque parcelle d'elle qui évolué au fil du temps, il voyait tout et chaque seconde était devenu un grain de sable tombant un peu trop lourdement dans le sablier. Il voulait comprendre cette pierre au plus vite pour ce délester d'un poids et apprendre à contrôle le pouvoir qui l'animé dans le simple but de pouvoir en fin honorer son amour pour Wanda. Il voulait qu'elle soit enfin sienne comme ils en parlaient souvent dans l'obscurité de cette chambre.

Il regarda une dernière fois la chambre de Wanda et après un dernier regard sur la lettre posé sur le lit, il ferma précautionneusement la porte et quitta peu à peu la demeure Avengers. Chaque palier, chaque étage descendu il les ressentit comme un coup porté directement à son cœur. Il détestait l'idée de les quitter au moment où une guerre se préparé contre de nouveau ennemis dont ils ne savaient rien.

Steve traversa la rue et se trouva dans le parc public. Il parcourut quelques mètres et se trouva devant le banc où ils avaient conclu de se retrouver. Il attendit plusieurs minutes debout devant le banc. Il regardait les enfants jouer dans les tobogans et les ponts de singe sur la plateforme du centre. Il regardait les passants entrer et sortir du parc. Regardant sa montre, il se demanda tout à coup s'il allait venir. Il remit sa veste en cuir en place et remontant légèrement les jambes de son jean pour plus d'aisance il s'assit sur le banc. Les mères de famille arrêtèrent un temps de le regarder avec suspicion. Il sortit un vieux livre usé et tout corné de la poche intérieur de son blouson et se coupa complètement du monde extérieur. Il regarda une dernière fois sa montre se demandant vraiment s'il allait arriver, relevant le regard il vit alors un homme aux formes qu'il connaissait trop bien, une casquette bleu usée le cherchant du regard. Il se leva. Il leva son bras ais son ami l'avait déjà repéré, il répondu à son signe de main.

« J'ai envie d'un café, pas toi ?

— Si. Allons-y ! »

Il remit le roman dans la poche près de son cœur et ils sortirent du parc pour traverser une rue, marcher quelques mètres, tournèrent sur plusieurs fois à droites aux croisements et finalement ils arrivèrent dans une rue qu'il connaissait trop bien.

« Tu crois que c'est toujours le même ?

— Il avait déjà 100 ans quand on y allé ! »

Il rit. Il rit de bon cœur et pour la première depuis longtemps. Il observa les quelques rides aux coins de ses yeux, pourquoi n'avaient-ils pas eu cette complicité quand ils s'étaient retrouvés la première fois ? Peut-être par sa faute, parce qu'il avait des attentes autres. Des attentes qu'il avait encore maintenant.

Assit à une table, il n'avait pas ouvert la bouche depuis plusieurs minutes. Est-ce qu'il était aussi bizarre qu'il avait l'impression de l'être ? Il bu une gorgé de son café, noir, sans sucre et il regarda Bucky assit en face de lui, le visage tourné vers l'extérieur. Sans même qu'il est à tourner le visage vers lui, il su que c'était à lui qu'il souriait.

« Tu disais que tu avais quelque chose à me dire …

— C'est vrai … sa vue fut plus caverneuse qu'il s'y attendait, comme s'il n'avait pas parlé depuis plusieurs jours.

— Alors ? Il aspira bruyamment une gorgée de son café.

— Je pense que l'n devrait en parler chez moi si ça te dis.

— Je n'y vois pas d'inconvénient mais dans ce cas pourquoi tu nous as fait nous retrouver dans un parc ?

— Je savais pas si tu ne serais venu. Il y a quelques semaines tu nous as imposé un éloignement et je ne savais pas vraiment si tu serais a l'aise si on se retrouvait chez moi …

— Et si on en parlait de façon moins formelle … Tu as l'air stressé, je ne sais pas ce que tu veux me dire Steve mais je sais que dans notre jeunesse ça ne t'aidé pas d'être enfermé chez toi, tu préféré te balader dans la rue et parler comme-ci je ne t'écoutais pas vraiment …

— Je ne sais pas … Je ne sais pas si j'arriverais à te parler si librement pour une fois. »

Bucky, décida qu'il en avait assez, c'étaient des conneries. Il se leva et quitta le café, si Steve voulait lui parler il n'avait qu'à se décider à lui parle. Ils avaient toujours fonctionné de cette façon, pourquoi est-ce que ça devrait changer ? Il parcourra quelques mètres avant de sentir une main se poser sur son épaule. Steve l'avait rattrapé, il était légèrement haletant, la veste à peine mise sur ses épaules.

« Il faut qu'on parle, oui mais est-ce qu'on peut s'il te plait le faire chez moi ? »

Il l'avait rattrapé alors il se devait d'accepter au moins cette condition.

Ils se mirent en route vers l'appartement de Brooklyn quand ils virent des gens courir à l'inverse de leur direction. Bucky, fut le premier à se retourner, sa bouche s'ouvrit en grand et il tapa sur l'épaule de Steve. Le blond se retourna et vu alors l'immense fumée noire s'élever d'un des buildings près de la tour Avengers. Une immense détonation arriva finalement à leurs oreilles. Tout à coup toutes leurs préoccupations personnelles ne furent qu'un lointain souvenir. Et ils se mirent à courir pour rejoindre leurs coéquipiers.

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