Préinscription à Columbia
Serena Van Der Woodsen s'observait dans le miroir de la grande salle de bain qu'elle partageait avec Blair Waldorf.
Son bronzage avait presque disparu, il ne restait pratiquement plus aucune trace de son passage à L.A., excepté le souvenir qu'elle avait ramené dans ses bagages bien entendu.
Certaines achetaient des bibelots ou des boules à neiges, d'autres collectionnaient les cartes postales. Elle, préférait nettement un souvenir en chair et en os, surtout s'il était capable de lui faire oublier le gris de New-York par cette matinée qui avait des allures de début d'automne et de la meilleure des manières qui soit qui plus est.
Elle se sentait bien avec Ethan. Il ne se prenait pas la tête et surtout, ne lui prenait pas la tête. Il se fichait comme d'une guigne d'être ou non son énième petit copain et encore plus des étiquettes de l'UES ou de rivaliser avec qui que se soit. Il s'assumait pour ce qu'il était, un point c'est tout. Il n'avait de compte à rendre à personne. Le fait qu'il l'ait suivie à New-York en était la preuve. Il était libre et c'est ce qu'elle appréciait le plus chez lui, en dehors de son corps d'apollon et de son endurance de sportif.
Elle avait d'ailleurs l'intention de profiter de ses performances encore un peu et s'apprêtait à le rejoindre dans les draps qu'elle avait quittés un peu plus tôt lorsque la porte qui donnait sur la chambre de B s'ouvrit.
Cette dernière entra dans la pièce et le calme qui y régnait un instant plutôt se transforma en tornade.
- Qu'est-ce qui se passe ? demanda S, dérangée dans sa quiétude.
- Comment ça ? Qu'est-ce qui se passe ?! Tu sais quel jour on est ? Comment peux-tu dormir ce matin ?!
- En fait, je ne dormais pas vraiment, répondit-elle avec un petit sourire qui en disait long.
Mais B ne mordit pas à l'hameçon, elle n'était pas d'humeur amoureuse ce matin et n'avait aucune envie d'entendre Serena se répandre en détails salaces sur ses exploits sexuels avec le beach boy. Elle avait concentré tout son temps sur la préparation de son mariage depuis son retour dans l'UES et résultat, elle avait négligé la préparation de sa rentrée à Columbia.
- Epargne-moi ton air d'extase, je t'en prie, je l'ai parfaitement entendu toutes les nuits depuis ton retour de L.A. D'ailleurs, je vous suggère de faire un break, ou de vous trouvez une chambre d'hôtel, parce que vous me perturbez dans mes préparatifs de rentrée universitaire.
- Rentrée universitaire ? Mais on est seulement…
- Le 1er septembre, ce qui veut dire que les préinscriptions pour les activités annexes sont ouvertes. En plus, le nouveau Doyen prend ses fonctions aujourd'hui donc, il faut que je me présente sous mon meilleur jour pour lui faire bonne impression.
Bonne impression ? B faisait toujours bonne impression sur la gente des professeurs et autres acteurs de l'éducation, se dit S, qui n'était jamais parvenue à faire de même. La seule fois où elle avait été en bon terme avec un Doyen, c'était parce qu'il voulait utiliser sa popularité pour faire de la publicité à son université. Elle passa volontairement sur d'autres aspects de ses relations avec les professeurs.
- Tu y réussiras parfaitement, comme toujours. En plus de ça, avoir la future princesse de Monaco dans ses rangs devrait combler Columbia de joie. Je suis certaine qu'une place de choix te sera réservée, dit S qui savait à quel point c'était important pour son amie.
- Je ne veux pas n'importe quelle place, je veux LA place qui me revient de part mon mérite et tant mieux si mon rang peut m'aider à y accéder. Mais je n'en suis pas si certaine, d'après mes recherche Joseph Hartland est républicain dans l'âme.
- Mais je suis certaine que tu sauras l'attirer dans ton camp, répondit S avec un sourire.
B lui rendit son sourire, son amie avait vraiment évoluée depuis son petit tour en Californie, bien que cela l'agace de devoir le reconnaître. Elle affichait une sérénité à toutes épreuves depuis son retour. Cet espèce d'homme auto bronzé y était-il pour quelque chose ? En tout cas, il lui faisait du bien, ça elle en était certaine car elle était aux premières loges pour en attester.
Elle repensa à l'époque où ils partageaient plus ou moins la suite de l'Empire tous les quatre et un sourire rêveur effleura à nouveau ses lèvres. A l'époque S n'était pas la seule à passer des heures sous la couette… ou ailleurs d'ailleurs !
- Serena ? interpella la voix d'Ethan depuis la chambre.
- J'arrive, répondit la belle blonde en passant à côté de B.
Cette dernière chassa les pensées qui venaient d'affluer à sa mémoire. Ce soir, elle réserverait une petite surprise à Louis. Cela leur permettrait ainsi de tirer un trait définitif sur les restes de rancunes de leur dernière dispute. Et surtout, elle en avait grand besoin.
