Chapitre2

Voili voilou un nouveau chapitre où il devrait se passer un peu de chose et surtout beaucoup beaucoup beaucoup plus long que le précédent (c'est pas dur en même temps :P), la longeur des chapitres étant un peu aléatoire .

Désolée pour les reviews je ne savais pas comment y répondre (je ne sais toujours pas) et merciii voilà la suite ;).En attendant je répond ici:

Ama3elle: merci et voilà la suite :) ( ps : une petite nouvelle ;) )

kailoft5: Merci aussi et u verras si tu avais des raisons d'avoir des soupçons ;). Et le matron ... disons que tu vas être déçu... je n'aime pas du tout ce pairing en plus :s

Mutekiam: Mon amie que te dire à part merci pour la correction, l'aide pour m'y retrouver sur ce site et surtout ces critiques constructives . je t'aime 3

Pareil que la dernière foi (#flemme) tout appartient à Mathieu Sommet sauf Adèle.

Une dernière chose j'avais hésité à mettre un lemon (vous trouverez vite l'endroi ;)) mais d'abords je ne suis pas à l'aise avec ce style d'écriture et deuxièmement mutekiam à qui j'avais demander de l'aide m'a démontré par a+b l'inutilité du sexe dans cette histoire. Donc voilà si vous auriez préférez plus de détails (pervers) ou si vous êtes très heureux de mon éllipse . J'attend vos review! Toute critique est utile :)


Cela faisait plusieurs jours qu'elle était arrivée, quatre précisément. Quatre jours que le petit l'invitait chez eux pour jouer aux jeux vidéos avec lui. Elle le rendait malade. Il n'arrivait pas à comprendre la fascination avec laquelle ils la regardaient. Il la trouvait laide pour tout dire, trop pâle , trop mince, une inexistence de poitrine, de trop grands yeux. La seule chose qui aurait pu rattraper cette accumulation de défauts était ses cheveux. Mais cela n'expliquait toujours pas les regards qui convergeaient vers elle dès qu'elle rentrait dans une pièce. Les rues n'étaient pas remplies de fétichistes de cheveux quand même? Un sourire pervers allongea ses lèvres fines. Il allait devoir vérifier sa théorie Il était tard, tout le monde devait déjà être chez soi à manger un bon dîner. Il soupira; chez eux, soit Mathieu faisait la cuisine ce qui se résumait à des pâtes car "c'est rapide et bon, non?", ou il commandait quelque chose. Il rentra dans l'ascenseur, poussa sur le bouton. Les portes étaient en train de se fermer quand une tempête se glissa de justesse dans l'ascenseur.

-J'ai eu de la chance! Deux secondes plus tard et j'étais bonne pour les escaliers.

Lui lança la voix cristalline qu'il haïssait. Elle se tourna vers lui

-Je ne comprends pas.

-Quoi donc?

Il savait ce qu'elle voulait dire, mais la voir froncer les sourcils par agacement l'amusa beaucoup. Elle s'appuya négligemment dans un coin.

-Il parait que vous êtes charismatique, attirant, désirable. La majorité des personnes aurait envie ici de vous plaquer contre le sol et de vous embrasser fougueusement. Pas moi.

Elle avait dit tout cela d'une voix suave, très éloigné de sa voix habituelle et il en fut un instant surpris. Un instant seulement.

-Nous sommes deux dans ce cas. Vous êtes tout sauf séduisante. Dangereuse, oui, ça vous l'êtes.

Elle se précipita sur lui et le plaqua au sol. Elle était assise sur son bassin, les cuisses lui enserrant les hanches. Elle se pencha vers lui, son visage se rapprochant de plus en plus du sien.

-Ca me déprime, je n'ai même pas envie de m'amuser avec vous dans un ascenseur.

-Je suis aussi surpris que toi, gamine.

-Et si nous continuions à nous vouvoyer, afin de mettre le plus de distance entre nous?

Elle ne lui laissa pas le temps de répondre, ils étaient arrivés et elle se dirigea de son horrible démarche sautillante jusqu'à la porte de son appartement, où il la vit disparaître. Il allait la tuer.

-J'ai proposé à Adèle de venir dîner demain soir, ça ne te dérange pas?

Lui demanda timidement le Geek.

-Non ,mais tu aurais pu me demander avant. Tu sais bien que le Prof et la Fille doivent venir demain en plus!

Lui répondit-il peut-être un peu sèchement.

-Ah, oui. Désolé.

Lui répondit l'enfant-adulte qui était au bord des larmes.

-C'est bon c'est pas grave.

S'empressa-t-il de rajouter pour lui faire reflouer le torrent larmes qui s'apprêtait à inonder son salon.

-Elle a proposé d'amener le dessert.

Lui dit le Geek en relevant sa tête de chien battu vers lui.

-C'est déjà ça de fait.

Grogna Mathieu. C'était quand même dingue; ils étaient ses doubles, ils étaient sensés lui ressembler, non? A la place il avait l'impression d'être le seul adulte ici.

-Si quelqu'un à faim , c'est maintenant!

Cria-t-il pour être sur d'être bien entendu par tout le monde. Ils arrivèrent les uns après les autres pour s'installer autour du repas. Repas qui se déroula calmement, chose tellement étonnante qu'à un moment il ne put s'empêcher de demander.

-Vous êtes sur que tout va bien?

Des regards étonnés lui répondirent.

-Ben oui, le seul qui parle ici, c'est le Geek. Vous trouvez ça normal?

-Et pourquoi ce serait bizarre que je parle?

Hurla presque l'interpellé en se levant et en se dirigeant d'un pas rageur vers sa chambre. Une porte claqua.

-Si le repas est fini , vous m'excuserez mais j'ai des activités plus amusantes auxquelles m'adonner.

Dit le Patron de sa voix grave, son sourire s'étalant sur son visage. Le Panda se leva à son tour.

-Tu me suis la peluche? Rien ne ferait plus plaisir.

-Non, je dois finir ma chanson!

Répondit un Maître Panda indigné, mais rougissant. Et sans que Mathieu n'ait rien compris, il se retrouva seul avec le Hippie, en train de fumer un joint, devant de mauvaises pâtes carbonara.

-Mais qu'est ce qu'ils ont tous?

Il avait dit ça pour lui et ne s'attendait pas à une réponse. Il fut donc surpris d'entendre la voix pâteuse du Hippie lui répondre.

-Elle a un mauvais karma, gros.

Mathieu ne put rien en tirer de plus, le pacifiste ayant à nouveau sombrer dans son délire psychédélique.

La phrase résonnait encore dans sa tête quand il s'endormit.


Six heures du matin. Elle se leva. "La journée appartient à ceux qui se lève tôt ". Elle bailla. Là, tout de suite, elle avait besoin d'un café. Après elle réfléchirait. Peut-être. Il était tôt quand même. Le café déjà bien entamé elle se pencha sur son problème du moment : le Patron. Elle avait besoin de lui, elle le savait . Mais rester quelques secondes dans la même pièce que lui lui donnait envie de vomir. Il allait falloir se contrôler ce soir, et demain aussi d'ailleurs. Elle soupira. Ca allait être dur cette histoire.


Il sortit, il avait du pain sur la planche aujourd'hui. Il se fit la réflexion que plus personne n'utilisait cette expression.

Il n'avait pas prévu de faire ça. Mais voir cette chose devant la porte, l'énerva à un point beaucoup trop élevé pour quelque chose de si ordinaire.

Il la plaqua contre le mur.

-On pourrait peut-être terminer notre petite discussion.

Lui murmura-t-il à l'oreille . Son visage de porcelaine à quelques centimètres du sien lui permis de sentir son souffle quand elle lui répondit.

-Je vous en prie, la porte est ouverte.

Un sourire mauvais éclairant son fin visage. Il entra donc dans l'appartement. C'était rangé. Ce fut la première pensée qui lui vint . Il est vrai qu'il était lui même un grand maniaque, mais il dû s'avouer que là il s'était fait battre. Car malgré l'ordre qui y régnait on avait une impression de chaleur, de "cosy". Peut-être le bois dont était pourvu tout les meubles? Ou plutôt l'impression de bordel organisé. Oui c'était vraiment cela. Il y avait beaucoup d'éléments mais le tout agencé pour ne pas surcharger l'ensemble. Elle se pencha devant une petite armoire et il put la détailler plus attentivement à son aise. Elle portait une jupe taille haute en cuir et un chemisier rouille avec un imposant collier. Ses cheveux ébène était relevés en un imposant chignon. Il se demanda comment elle pouvait soutenir le poids, mais fut interrompu dans ses pensés par un verre ambré devant ses yeux.

-Merci

-C'est toujours un plaisir.

Lui répondit-elle avec un sourire froid.

-J'ai réfléchi

Dit-il.

-Ca vous change.

Devant sa mine et rajouta.

-Si ça fait trop mal j'ai des aspirines, mais je vous en prie continuer.

Ce même sourire , il avait envie de le lui arracher du visage.

-Je pense que nous sommes frustrés de ne pas pouvoir être attirer sexuellement l'un par l'autre.

Continua-t-il.

-J'imagine qu'il n'y qu'une façon de venir à bout de cette "frustration".

-C'est vous qui l'aurez voulu.

Il bu son verre et commença à détacher sa chemise, elle se précipita sur lui et se mit à l'aider. Ses mains libres, il en profita pour les poser sur ses reins, commença à remonter la gauche dans son dos jusqu'à détacher le collier. Mit sa bouche dans son cou et s'appliqua à la mordiller méthodiquement. A son tour elle le débarrassa de sa chemise et passa ses mains fines dans son dos nu. Il retira les épingles qui retenaient ses longs cheveux puis la chemise dont elle était encore pourvue et la fit tomber sur le tapis. Elle approcha ses lèvres des siennes.

-N'y pense même pas.

Lui murmura-t-il à l'oreille, et cela sonnait comme une menace.

-Pourquoi? Cela rend la chose plus réaliste pourtant.

-Je réserve cela à quelqu'un que j'aimerais vraiment.

Leurs nez se touchaient presque.

-Je ne te savais pas si optimiste. Cela fait longtemps que je n'y crois plus, moi.

Elle lui retira ses lunettes. Il aurait dû l'en empêcher mais il la laissa faire. Il plongea dans les grandes prunelles grises qui lui faisaient face. Voilà il avait trouver quelque chose de vraiment beau chez elle. Ces grands yeux semblaient contenir le monde, si pétillant de vie et pourtant à y regarder de plus près ils étaient tristes, infiniment tristes. Combien de temps restèrent ils comme cela elle allongée sur le tapis et lui sur elle à se regarder, se découvrir ? Longtemps. Elle entrouvrit légèrement ses lèvres rouges et il ne put résister , il y colla les siennes.


Il souffla et apprécia la chaleur qui se dégageait du petit corps à ses côtés. Il aimerait connaître plus de journalistes de ce types là. Il aurait voulu rester là une éternité à la serrer dans ses bras comme cela. Il était si passa une main dans ses longs cheveux quand une sonnette retentit.

-" Für Elise" sérieusement?

Ce fut la seule chose qui lui vint à l'esprit sur le coup quand il entendit la célèbre composition de Beethoven.

-Je préfère le "praeludium" mais il n'y avait pas. Reste ici!

Elle se leva et enfila vite sa jupe et une chemise. Elle quitta la chambre. Comment y étaient ils arrivés d'ailleurs? Peu importe, il haussa les épaules. Epaules qui se raidirent à l'entente d'une voix geignarde.