ANNONCE

Ayo ladies and gentleman~~

Je vous traduit cette histoire que j'ai plus qu'adoré de l'auteur E82, l'histoire est juste géniale et je vous encourage a aller la lire si vous n'avez pas la patience d'attendre mon rythme de traduction.

le lien : s/11996800/1/Addictions

Évidemment l'univers de cette histoire et les personnages appartiennent a Blizzard, le récit a E82 et la langue Francaise ah euh.. Macron ? anyway si l'histoire vous plait n'hésitez pas a commenter l'oeuvre originale, celle de l'auteur.

Watchpoint: Gibraltar, le lendemain, 0932 heures

Quand Tracer ouvrit les yeux, ses paupières lui semblèrent lourdes, difficiles à ouvrir et le monde qui se présentait à son esprit vide était d'un flou indiscernable. Sa langue était complètement sèche, collée à son palais, et pour couronner le tout, elle avait l'impression d'avoir dormi avec un œuf pourri dans la bouche. Tandis que certains moments inconfortables la soirée lui revenaient en mémoire, Lena réalisa que sa tête lui faisait un mal de chien. Comme si cela ne suffisait pas déjà, ses membres était lourds comme si ils avaient étés fait de bétons, rendant ses mouvements lourdeau.

Tout ça pour dire, Lena avait la gueule de bois du siècle. Elle clignait plusieurs fois des paupières pour essayer de chasser la douleur qu'elle ressentais aux premiers rayons du soleil.

Et tandis que le monde réel commençait à prendre forme, les pensée de Fatale lui paraissaient bien plus claires que le monde sous ses yeux. C'était presque comme si ses pensées étaient réelles alors que la réalité ne l'était pas. Lena essayait de ne pas se laisser emporter par les images dans sa tête mais c'était un combat perdu d'avance. Tracer pouvait sentir les yeux dorés et froids de Fatale sur son corps, comme si cette dernière se trouvait dans la pièce.

Oxton grognait en s'étirant douloureusement. Ce fût alors seulement qu'elle remarqua que sa main tenait fermement un de ses seins, pendant que l'autre était coincée entre ses jambes. levant les yeux au ciel, elle retira son draps puis remarqua que son pantalon de pyjama était complètement trempé, collant à sa féminité comme si le tissus était fait en papier peint.

Lena soupira.

"Alors c'était un de ces rêves hein ? Je vois..."

Elle n'avait vraiment pas besoin de beaucoup réfléchir pour deviner qui était le principal protagoniste de son rêve. C'était aussi évident que un et un font deux. Cela allait trop loin, maintenant. Elle avait même des fantasmes à propos de Fatale. Comme si elle n'avait pas déjà assez de problèmes. Peut-être que vider une bouteille de Scotch hier soir avec Morrison n'était pas l'idée du siècle tout compte fait.

"Damn it" pensait-elle, elle se sentait tellement sale en ce moment, aussi sale que si elle avait passé la nuit à dormir dans le caniveau. Ennuyé et surtout gênée, elle retira les mains de son corps et tenta de se lever.

Grossière erreur. La petite pièce commença à tourner violemment sur elle même forçant Tracer à s'asseoir. Merde, elle était encore à moitié ivre. À cet instant elle se maudit d'avoir pensé que son stabilisateur temporel l'empêcherait d'être saoule alors qu'en réalité celui ci ne faisait que retarder l'ivresse. Saloperie de stabilisateur.

Oxton commença à se passer la main sur le visage avant de stopper net.

"Oh, fuck it !" grogna Lena en réalisant qu'elle avait juste étalé son propre jus collé à sa main sur son visage. Bon sang ! Elle laissa tomber sa mains et accepta le fait qu'aujourd'hui serait une journée de merde. Elle retira rapidement son pantalon de pyjama mouillé, essuya son visage sur une jambe sèche du pantalon, avant de se sécher les mains et de jeter le tissu sur une chaise devant son bureau juste en face de son lit.

Se dirigeant vers la petite salle de bain, Lena se demanda ce qu'elle ferait ensuite. De toute évidence, elle se laverait le visage, ou mieux encore, prendrait une douche, avant de s'habiller et se rendrait ensuite à l'infirmerie, où elle espérait se procurer des pilules anti gueule de bois du Dr Ziegler. Elle espérait vraiment que ces dernières fonctionneraient car à l'heure actuelle, la seule chose qui semblait capable de prendre en charge cette douleur martelante qui tourmente son cerveau était une balle dans la tête.

Lena alluma la douche, retira le vieux t-shirt de l'armée de l'air qu'elle avait utilisé comme haut de pyjama et le balança sur le sol avant de se jeter sous l'eau. Laisser l'eau bouillante frapper sa peau fatiguée et sale sembla réveiller suffisamment les pensées de Lena pour que son cerveau sorte de son arrêt d'urgence.

La Britannique, complètement trempée, se demanda pourquoi elle avait gaspillé une aussi bonne bouteille de Scotch. Tout ce qu'elle voulait c'était arrêter de penser à quelqu'un pour qui elle n'avait pas le droit de penser, mais tout ce que ça lui apportait était un mal de tête horrible, un goût fétide dans la bouche et - qui l'eût cru - encore plus de pensées à propos de cette personne. Plus un beau rêve humide pour couronner le tout.

Juste.

Génial.

Pourquoi est-ce que la seule personne qu'Oxton ait trouvé intéressante au cours de ces dernières années était justement le méchant ? Ce n'était pas comme si elle aimait les bad girls alors pourquoi elle parmis toutes ?

Lena n'avait toujours pas de réponse à cette question, aucune idée pourquoi le dangereux assassin était coincé dans son esprit. Bien sur, il y avait quelques raisons que Lena pouvaient deviner, mais elles étaient plutôt superficielles.

Par exemple, Fatale était stupidement belle, ce qui était quelque chose qu'Oxton ne pouvait nier. Ce corps somptueux, tombant dans ce costume de spandex ridiculement serré, laissait peu de place à l'imagination, mais enflammait les fantasmes les plus fous de ce qui pourrait se trouver en dessous. Puis il y avait ses cheveux épais, longs et violets qui donnaient envie à Tracer de passer ses doigts à travers toute la journée. Elle imaginait que ses cheveux auraient la texture de la soie liquide.

Et bien sûr les yeux de Fatale. Ses yeux dorés, froids et perçants. Lena n'avait jamais vu des yeux comme ça auparavant, ils transmettaient tellement de choses si tu prenais la peine de regarder par-dessus l'apathie apparente. Elle pouvait y voir une douleur infinie, une confusion cruelle et une panique glacée cachés sous une fausse couche d'indifférence. Les yeux de Fatale racontaient une histoire cruelle, qu'Oxton essayait de comprendre.

Lena se frotta le visage, essayant de se débarrasser de ces pensées, mais cela ne l'aidait pas du tout. Au lieu de cela, elle n'avait rien de mieux à faire que d'imaginer la sensation des courbes parfaitement formées de Fatales sous ses mains. Cette seule pensée envoyait une étincelle d'anticipation dans son aine.

"Merci pour ça, cerveau, c'est exactement ce dont j'avais besoin" souffla Lena.

Peut-être qu'elle avait juste besoin de coucher un peu. Cela faisait un moment, maintenant qu'elle y pensait, même s'il y avait eu beaucoup de flirts dénués de sens. Lena était très, très difficile quand il s'agissait de partenaires potentiels, elle ne couchait pas avec n'importe qui. Malheureusement pour elle, il n'y avait pas énormément de personnes qui correspondaient à ses critères. C'est pourquoi sa dernière relation remontait à des années. C'était l'un de ses copilotes à l'époque où elle était encore pilote d'essai. La fille avait été un fantastique lapin, bien qu'elle n'avait pas été l'une des femmes avec qui elle aurait pu faire ça vie. Elle avait été l'ailier de Tracer, et entre les quicky rapides dans les vestiaires ou entre les deux queues verticales de son jet, juste là sur la voie de circulation un soir en retard, elles s'étaient bien amusées. Putain, ça avait été chaud, en y repensant maintenant. Chaud et ridiculement stupide, elles auraient pu se faire surprendre n'importe quand. Eh bien, être excitée vous a fait faire des choses stupide. Mais cela en valait la peine, cependant. Meilleure baise de sa vie jusqu'ici.

Lena se mit à rire sous la douche chaude qui miraculeusement avait remis en marche son cerveau. Au moins, Tracer pourrait admettre qu'elle ne pousserait certainement pas Fatale hors de son lit, si elle avait l'intention - par une sorte de miracle cosmique - de se montrer là-bas. Pour dire la vérité, Oxton était bien consciente de ses propres préférences sexuelles. Ce qui était génial, parce que Lena ne pourrait certainement pas vivre en se demandant toute la journée pourquoi elle trouvait telle ou telle femme attirante.

Heureusement pour elle, Lena n'avait plus à s'interroger sur ce problème particulier, elle avait eu une réponse à cette question à l'époque où elle avait 12 ans. Elle avait accepté ce côté spécifique d'elle-même depuis, c'est simplement une partie de qui était Lena Oxton et elle n'a pas fait grand secret à ce sujet non plus. Il n'y avait pas de peut-être avec la sexualité de Tracer.

Le Britannique pétillante était gay. Incroyablement gay.

Donnant une poussée au robinet, Lena prit une serviette fraîche et entreprit de s'enrouler dans le tissus avant de sortir de la douche. puis elle commença à se brosser les dents pour se débarrasser du goût fétide qu'elle avait dans la bouche. Alors qu'elle était distraite, frottant la brosse d'avant en arrière, elle se surprenait encore à penser à Fatale.

Putain, cette femme causerait sa perte, d'une façon ou d'une autre. Soit parce qu'elle distrairait Tracer dans tous les mauvais moments, en lui faisant oublier de regarder avant de traverser par exemple, soit parce qu'elle serait au sens propre son assassin, celle qui lui tirerais dessus. De toute façon, au moment où Oxton s'était rincé la bouche, enfilé des vêtements décontractés et sorti de son baraquement, elle avait fini par accepter l'obsession qu'elle avait pour Fatale. Elle réalisa qu'essayer de l'oublier ne fonctionnerait tout simplement pas et décida qu'elle ferait des recherches sur qui était réellement ce tueur mystérieux. Winston pourrait sûrement l'aider avec ça. Si elle ne pouvait pas l'oublier, elle avait besoin de la confronter, peu importe à quel point cette idée semblait mauvaise. Cela signifiait qu'elle essaierait de parler à Fatale la prochaine fois qu'ils se rencontreraient sur le champ de bataille.

Mais d'abord, Tracer irait voir le Dr. Ziegler, parce que la douleur dans sa tête était telle, qu'elle aurait pu être causée par le marteau de Reinhardt. Lena se demanda si ça lui ferait vraiment aussi mal. Ce que l'on pouvait ressentir en se faisant éclater la tête à coup de marteau. Elle avait décidément des idées stupides aujourd'hui. C'était peut-être car elle avait l'impression que quelqu'un avait lâché un missile atomique dans sa tête.

Faisant son chemin à travers un couloir inondé de soleil, Lena se dirigea directement vers l'infirmerie. Le côté droit du couloir était entièrement en verre, offrant une vue à couper le souffle sur le détroit qui menait à la mer Méditerranée, le chaud soleil orange du matin scintillait dans l'océan bleu, faisant briller les vagues comme de la poussière de fée. C'était un jour calme et paisible, le seul bruit était les pas de Tracer sur le sol en béton gris clair.

Elle n'était plus loin de l'infirmerie. Juste quelques pas et quelques escaliers et elle y sera. Les cloisons de métal blanc servant de portes partout à l'intérieur du Watchpoint de Gibraltar s'ouvraient en glissant dès que Lena s'en fut approchée. Sans hésitation, Tracer entra dans le royaume de sa meilleure amie, plus communément appelé l'infirmerie sous la supervision du Dr Ziegler.

Le beau docteur était assis derrière son bureau de marbre blanc, sa grosse crinière blonde pendait devant son visage. Elle essaya de tenir le flot de cheveux vers le haut d'une main pour qu'elle puisse voir, tandis que l'autre gribouillait quelque chose sur un morceau de papier avec un stylo noir. Des lunettes de lecture noires à la mode étaient posées sur son nez. Dr. Angela Ziegler, que la plupart des gens connaissaient mieux en tant que Mercy, portait une simple blouse blanche et une jupe au dessus du genou avec des collants noirs et des talons discrets. Elle avait des longues jambes élégamment croisées, son pied se balançant au rythme d'une mélodie interne.

Au-dessus de ses vêtements informels, elle portait la blouse blanche du médecin typique avec encore quelques stylos collés dans la poche de la poitrine, comme vous imaginez un médecin. La seule chose qui manquait au docteur-cliché était un stéthoscope qui pendait autour de son cou. Elle en avait évidemment un, tout en or, exposé dans une petite vitrine derrière son bureau parmi d'autres souvenirs. Tracer avait offert ce précieux matériel médical à Angela pour son anniversaire la première année où Mercy avait rejoint Overwatch. À une époque où la technologie moderne rendait ces anciens instruments abondants, le stéthoscope avait toujours été son outil préféré.

Le bureau de Mercy était placé presque directement devant la porte, à gauche et à droite d'une rangée de trois lits de malade, qui étaient tous vides. Il n'y avait pas grand chose à faire puisque Overwatch avait officiellement été fermé.

Tout comme le couloir, l'infirmerie avait un mur, celui de gauche précisément, entièrement en verre semi-perméable, permettant une vue magnifique sur l'océan, tout en ne montrant au dehors qu'un miroir d'or.

"Je me demandais quand tu allais arriver, Lena" dit Mercy sèchement, levant les yeux de sa paperasse, tout en posant ses lunettes de côté. Elle regarda Tracer, qui était tout pâle, ses cheveux étaient un désordre complet (pire encore que d'habitude) et elle avait des cercles noirs autour de ses yeux fatigués. Son vieux jean et le t-shirt qu'elle portait à l'envers ne contribuèrent pas beaucoup à son apparence.

"Euh ?" Tracer était légèrement décontenancé. "Qu'est-ce que tu entends par là, mon chou ?"

Mercy lui sourit, ouvrant un tiroir dans son bureau, récupérant un tube orange avec un capuchon blanc.

"Süße , tu ne ressembles vraiment à rien, sans vouloir t'offenser"

dit chaleureusement le Dr Ziegler, faisant signe à son amie de s'approcher.

"Ouais, mon chou, je sais, merci de me l'avoir rappelé"

répliqua Oxton avec un soupir, en retirant pour la énième fois une touffe de cheveux de son visage, alors qu'elle marchait vers le bureau de Mercy. Dans cet angle, le soleil ressemblait à une auréole au dessus de la tête du docteur qui paraissait plus angélique que jamais. Lena se surpris à observer sa meilleure amie.

"Ton t-shirt est à l'envers", a déclaré Mercy, ce qui a poussé Lena à baisser les yeux sur son corps pour remarquer que, oui, en effet son haut était dans le mauvais sens. Elle rougit lourdement, prononçant un rapide remerciement avant de retirer effrontément sa chemise pour la retourner. Angela respirait brusquement, Lena avait un corps désirable, c'était sur. Mercy devait regarder des choses beaucoup plus désagréables dans sa carrière que le buste parfaitement formé de Tracer, mais le docteur souhaitait toujours que sa meilleure amie fasse preuve de plus de pudeur. Tracer était la seule femme qu'elle connaissait qui ôtait de façon flagrante son t-shirt devant quelqu'un, tout en ne portant rien d'autre que son harnais. Ce qui ne couvre rien.

D'une façon ou d'une autre, Mercy soupçonnait que Lena fasse parfois exprès de faire des choses comme ça, seulement pour lui jouer des tours. Cela aurait collé parfaitement avec le sens de l'humour de Lena Oxton.

"C'est vrai que tu as bu presque toute une bouteille de Whiskey hier?"

Demanda Angela, se levant de son siège de bureau blanc hyper moderne. Le dossier semblait s'adapter à la forme de la colonne vertébrale.

"Comment tu sais mon chou ?" Lena certes confuse, voulait savoir.

Mercy se contenta de rigoler, lançant à Lena le petit tube orange, rempli de minuscules pilules blanches, qu'elle avait ramassées dans le tiroir de son bureau.

"Ton foie m'a appelé pour demander une greffe"

"Très drôle, Angela, très drôle" Tracer roula des yeux avec un sourire amusé sur ses lèvres, attrapant le tube orange avec une facilité surprenante.

"Non sérieusement, comment le savais-tu ?"

"Morrison était ici il y a une heure." Expliqua le médecin d'Overwatch en secouant la tête, alors qu'elle se promenait autour de son bureau. Le soldat était un cadavre ambulant ce matin

"Il était tellement perdu, impossible pour lui de marcher droit, il m'a dit qu'il avait bu avec toi et il pense aussi que tu ne pouvais pas être humaine pour survivre à tant d'alcool. Je savais que tu te montrerais tôt ou tard."

Lena secoua la tête avec amusement, ouvrit le tube que Mercy lui avait donné et jeta deux pilules dans sa bouche

"Si j'avais su qu'il ne pouvait pas supporter ça, je ne l'aurais pas invité à boire avec moi." Elle a ri.

"Tu es celle qui supporte ça trop bien."

Mercy répliqua, se penchant vers l'avant de son bureau, tout en regardant Tracer. Elle se demanda ce qui avait fait boire sa meilleure amie en premier lieu, elle ne le faisait généralement pas à moins que quelque chose de majeur ne la dérange. La dernière fois, c'était quand Overwatch avait été dissoute et que Tracer avait encore perdu le sens de sa vie. En tant que médecin, elle n'avait rien à redire. Étant donné que cela n'était pas fréquent, il n'y avait pas d'objections d'un point de vue médical.

"Tu peux blâmer mon père pour ça" Dit Tracer en riant, marchant vers Mercy et se penchant vers son bureau juste à côté d'elle, croisant ses bras sur sa poitrine. Un long mais confortable silence se répandit entre les deux femmes, dans lequel Tracer laissa sa tête glisser vers l'épaule de Mercy, où elle la laissa se reposer. Ses cheveux indisciplinés chatouillaient le cou d'Angela, mais elle l'ignora.

"Boire avec Morrison ne te ressemble pas vraiment, tu sais ?"

Demanda Angela après un moment de réflexion. Quelque chose dérangeait son amie, elle en mettrai sa main à couper.

"C'est parce que je suis gay, c'est ça ?"

Rigola Tracer, obligeant le médecin blond à rouler des yeux.

"C'est pas ce que je voulais dire, Süße, pourquoi as-tu bu ?" Angela voulait vraiment savoir.

Lena inspira brusquement, d'une manière ou d'une autre elle espérait qu'elle pourrait éviter ce sujet, bien qu'elle parlait à sa meilleure amie. Bien sûr que Mercy le demanderait. Aussi, si elle ne pouvait pas dire à Angela au moins l'aspect le plus fondamental de son problème, elle ne pouvait le dire à personne.

Bien qu'elle doive choisir ses mots avec beaucoup de soin, Lena ne pouvait pas se contenter de dire qu'elle avait des fantasmes très sexuels impliquant un assassin de la Griffe. Elle ne pouvait pas dire ca à sa meilleure amie. En fait, techniquementelle le pourrait, mais ça serait égoïste.

Fatale était reconnue comme ennemie numero 1. Non seulement Tracer voulait éviter le sermon qu'Angela ne manquerai pas de lui faire, mais elle voulait aussi éviter toute complication pour son amie. Il y avait des règles après tout, et Mercy respectait habituellement les règles. Si Tracer lui disait maintenant que Fatale était la femme qui lui causait des nuits blanches, Mercy serait obligée de le mentionner dans un rapport. Or, Tracer savait que sa meilleure amie ne ferait probablement pas quelque chose comme ça, simplement pour garder Lena hors de problème, bien que le docteur ne déteste enfreindre les règles. Elle s'énerverait c'était sur, essaierait d'en parler à Lena evidemment et blamerait obligatoirement la mauvaise personne, probablement Winston, qui l'avait envoyé en mission. Les problèmes que cela causerait à la fois pour Mercy et Tracer ne valaient pas la révélation de son béguin secret. Un béguin, suis-je déjà si atteinte ? Eh bien, il n'y a pas vraiment de raison de le nier, n'est-ce pas?

"J'ai essayé d'oublier quelqu'un", a répondu Lena, décidant d'éviter les noms et les indices qui pourraient conduire à une identité.

" Oh Gott, " dit Mercy de bonne humeur "Qui est-elle?" elle a demandé curieusement.

"Pas toi, malheureusement" Traceur répondit d'un air taquin, ne retirant pas sa tête de l'épaule de Mercy. Elle aimait embêter sa meilleure amie avec ca.

" Süße, tu sais que je-"

"Tu n'est pas branchée fille, ne t'inquiète pas, mon chou, je le sais bien," rigola Tracer. Mais si Mercy avait joué dans son équipe, oh putain, Lena aurait tout fait pour mettre la belle blonde un lit. De préférence dans celui de Lena à Londres, et encore plus préférablement nue.

"Tu sais quoi, prenons le petit déjeuner, et pendant que tu sirotes le café que je paie, tu me dis tout sur cette fille et sur ce qu'elle a fait pour te mettre si mal à l'aise, je veux tout savoir. Ja ?" Suggéra Mercy.

"Je vais te décevoir, mon chou, je ne peux pas en dire beaucoup"

Angela se mit à rire joyeusement

"Oh nein, je ne laisserai pas tomber si facilement, il doit y avoir quelque chose qui a suscité ton intérêt" elle rit, ébouriffant joyeusement les cheveux de Lena sur son épaule.

Tracer soupira, abandonnant. "Eh bien, elle est d'une beauté à couper le souffle, se déplace comme un félin, elle est la personne la plus gracieuse et élégante que jamais connu auparavant et elle entourée de mystère ... Mais je ne connais même pas son vrai nom" répliqua Lena. Cela semblait vraiment stupide maintenant qu'elle l'a dit à haute voix.

" Ohh Süße , ça ressemble à un roman !" Mercy a poussé un cri excité. "Allez, allons-y!" Dit-elle en se levant tout en tirant Tracer avec elle. "Tu peux commencer par me dire où vous vous êtes rencontré !" exigea-t-elle, pendant qu'elle traînait Lena hors de l'infirmerie.

Tracer répondit presque instinctivement Londres, mais elle s'arrêta à la dernière seconde. Cela aurait été un trop grand indice pour que Mercy ne se doute de rien, un indice aussi grand que de dire que la couleur de sa peau est bleue. Qui aurait-elle pu rencontrer à Londres, qui aurait pu la maltraiter au point qu'elle ait besoin de noyer ses pensées en alcool écossais ? Et ce juste le lendemain du jour où elle est rentrée de cette même ville, à part peut-être la seule femme, qui est apparue partout dans le rapport de Tracer ?

"À la maison" répondit simplement Tracer.

"Est-ce que c'est sérieux entre vous ?"

Mercy a demandé innocemment. Elle n'avait visiblement aucune idée de la personne que ça pouvait être mais cela ne l'empêchait de tenter de tirer les vers du nez de sa meilleure amie.

"Je ne lui ai même pas encore parlé" répondit Lena d'un air penaud, provoquant le rire d'Angela.

"Oh mon Dieu, elle doit vraiment avoir quelque chose de très spécial si tu n'a pas eu le courage de lui parler. Tu dragues en général tout ce qui a des seins et des jambes." elle rit à nouveau.

Tracer était devenue rouge comme une tomate. Oui elle avait toujours été une séductrice, elle ne pouvait pas le nier, mais en toute sincérité, elle avait toujours fais extrêmement attention quand au choix de ses partenaires potentielles. Et malgré ses taquineries, sa meilleure amie le savait très bien.

"Je l'ai juste vue..." Se battre pensa très fort Tracer "danser."

"Oh, tu l'as rencontrée à une fête alors?" demanda Mercy.

"Quelque chose ..." Lena hésita. Une fête, c'est aussi comme ça que Fatale avait qualifiée leur dernière rencontre. Gaah, pourquoi est-ce que tout lui faisait penser à elle ? Tracer avait envie d'arracher ses cheveux " comme ça, oui."

" Oh Gott , je ne t'ai jamais vu comme ça avant" dit le Dr Ziegler en se dirigeant vers la porte d'entrée de la cafétéria. Le mur en métal blanc s'écarta et l'ange blond de la guérison laissa son regard glisser sur la cafétéria plutôt bondée. Au bout d'un moment, elle aperçut une table vide près de la fenêtre qui semblait être un endroit plutôt agréable.

Alors que Overwatch était encore officiellement dissolue, Winston employait tout le monde en tant que membre d'une équipe de recherche scientifique, ce qui était complètement légal. Les agents d'Overwatch se cachaient parmi les employés.

"Tu devrais absolument lui parler!" Dit Angela à Lena alors que les deux s'assirent à la table vide.

Il ne fallut pas un moment avant qu'une serveuse soit à leurs côtés

"Ah, Frau Doktor, ravie de vous revoir" la femme avait un âge moyen et possédait quelques kilos en trop au niveau des hanches demanda "Que puis-je vous servir ?"

"Deux grands cafés, s'il vous plait Un noir, un avec du lait et du sucre" Le noir était pour elle, elle avait besoin de caféine aussi pure et non filtrée que possible, celui avec du lait et du sucre était pour Lena, qui l'aimait juste comme ça.

"Ça arrive de suite" S'est exclamée joyeusement la serveuse avant de disparaitre aussi vite qu'elle est apparue.

"Comme je l'ai dit, tu devrais lui parler, Süße, au moins pour pouvoir passer à autre chose"

Lena secoua la tête, soulagée que son mal de tête commence à s'estomper. "Ouais, je sais mon chou, pas besoin de me le répéter c'était sur ma liste pour la prochaine fois que je la vois."

Mercy lui sourit, ses yeux bleus profonds étaient pleins de bonnes intentions

"Et peut-être que tu devrais faire ça sobrement et correctement habillé, ça fait des miracles, tu sais?" elle taquine.

"Ouais, ouais, je ressemble à rien, je sais, ça aussi tu n'a pas besoin de me le rappeler tu sais ?" répondit-elle en réprimant un rire. Mercy l'avait toujours encouragée, quoi qu'il arrive.

"Aww, tu es adorable quand tu es comme ça" Angela taquina.

"Ne joue pas avec mes sentiments comme ça, c'est juste cruel"

Lena fit une moue, provoquant un sourire brillant sur les lèvres d'Angela.

Elle était vraiment curieuse de savoir qui était cette anonyme. Parce qu'une chose était sûre, elle devait être assez étonnante pour que la pétillante Tracer doivent boire pour l'oublier. Mercy s'imaginait que c'était habituellement l'inverse.

Sa meilleure amie était un prédateur dangereux, une arme construite pour séduire d'autres femmes. Un ladykiller, même. Habituellement, Lena le savait et utilisait souvent ses compétences bien particulières, même si c'était juste pour faire rire son entourage. Pas qu'elle ne s'amuse aveces sentiments des autres, loin de la.

Mercy en était bien consciente. Sortir avec Lena Oxton devait être une aventure de tout les jours, ne serait-ce que pour toutes les têtes qu'elle faisait tourner. Un spectacle amusant à regarder, avec comme effet secondaire positif que tous les hommes intéressés par Oxton étaient directement envoyés droit dans les bras d'Angela. Elle n'avait même plus besoin de draguer, non pas que Mercy ait normalement des problèmes avec ce genre de choses. Elle était belle et intéressante, elle n'avait aucun mal à se trouver toute seule des partenaires potentiels.

Mais sérieusement, qui était-ce, qui avait bien pu rendu Tracer si timide? La pétillante Britannique avait tellement de confiance en elle que parfois il lui était même difficile de résister à ses avances alors même qu'elle n'était pas branchée femmes.

Angela soupçonnait que cela devait être la beauté naturelle de Tracer qui faisait la majeure partie du travail, avec son corps svelte et attirant, et sa gentille personnalité. Et si cela ne suffisait pas, le charme et le dialecte britanniques irrésistibles de Lena étaient ce qui finissait par les faire craquer.

Angela ne voulait même pas savoir combien de femmes Lena avait rendues lesbienne en l'espace de deux phrases pour au final être rejetés.

Dans un sens, sa meilleure amie était vraiment cruelle.

Pourtant, pas une seule femme avait pu dissuader Tracer de ses tentatives de séduction. Du moins pas qu'Angela ne sache. Alors, qui était cette mystérieuse inconnue ? Le mot curiosité ne suffisait même pas à décrire ce qu'Angela ressentait, alors qu'elle voyait sa meilleure amie se tortiller devant ses yeux de gène.