Petit clin d'œil à Tara Duncan à un endroit (je dis ça mais je pense qu'il n'y aura que Mutekiam pour trouver (et oui Tara Duncan c'est bien! J'assume!))

Et les reviews ça fait toujours plaisir et j'ai besoin de critiques ! hum, désolée c'est juste que là on est a plus de 100 vues (merci c'est génial!) pour sept malheureuses petites reviews :'( ayez pitié de moi...

Sur ce bonne lecture :)

Chapitre 5

Elle se réveilla à cause du soleil. Ils n'avaient pas fermer la fenêtre hier. Elle était bien. Oui, d'habitude elle n'était pas aussi heureuse de se réveiller dans les bras de l'homme avec qui elle venait de passer la nuit. C'est vrai que d'habitude elle préférait s'éclipser, ne laisser qu'un souvenir derrière elle. Pas de sentiments. Ce qu'elle voulait c'était passer un bon moment, pas de trouver le grand amour. Elle se blottit plus contre celui qui bouleversait ses habitudes. Elle le sentit bouger, il posa sa tête contre la sienne. Ils restèrent ainsi , dans un demi-sommeil. Oui, ils étaient bien. Un coup frappé à la porte vint briser leur bulle de bonheur.

-J'ai une super idée! Je veux tout le monde dans le salon dans cinq minutes!

La voix de Mathieu résonna. Elle le vit se lever, juste prendre le temps d'enfiler un caleçon et ouvrir la porte.

-Qu'est-ce qui te prend de réveiller les gens si tôt gamin? grogna-t-il.

Elle sourit , il devait être plus ou moins neuf heures et ils étaient réveiller depuis quelques temps déjà.

-J'ai une idée pour le prochain SLG! On commence le tournage demain!

Elle entendis son amant soupirer , puis il referma la porte.

-Tu ressors par la fenêtre?

L'interrogea-t-il en plongeant ses yeux bleus dans les siens. Elle était comme hypnotisée.

-Je le ferai bien si ma robe était en état.

Répondit- elle avec un sourire coquin, qu'il lui rendit .

-Je n'avais pas pensé au lendemain. Prend quelque chose dans l'armoire.

Accompagnant le geste à la parole il ouvrit ladite armoire et prit pour lui chemise, pantalon et veste noire. Elle chantonna.

-"Noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir"

Elle ne savait pas chanter, mais elle s'en moquait. Il la regarda avec un demi-sourire. Il se pencha vers elle et l'embrassa avant de quitter la chambre. Elle soupira et se dirigea vers l'armoire. Noir, elle soupira de plus belle. Elle allait avoir l'aire malade. En même temps on se moquai bien de son teint pour passer par une fenêtre. Elle mit un pantalon, il lui arrivait à mi-mollet . Elle sourit, elle était grande, en fait non c'était plutôt lui qui était petit. Elle le fit tenir avec une ceinture à la taille puis enfila une chemise, dont elle laissa quelques boutons ouverts pour faire un joli décolleté. Elle sourit en voyant son reflet. Adorable. Elle n'était pas narcissique, ni prétentieuse, elle était consciente de se atouts. Atouts que l'autre con ignorait superbement. Elle passa négligemment une main dans ses longs cheveux ondulés. Il les adorait. Elle eut un sourire mauvais. Jusqu'où arriverait-elle à le pousser?

Le Geek mangea vite. Il avait tellement hâte d'aller la voir et de lui proposer de venir voir le tournage de SLG demain. Mathieu avait dit qu'elle ne gênerait pas! Il était tellement heureux! Il sortit donc en vitesse pour aller toquer à côté. Elle lui ouvrit. Elle portait un short en cuir et un chemise rose pâle. Il était encore une foi subjugué. Elle semblait pressée.

-Euh désolée j'ai pas vraiment le temps là, mon réveil à pas sonné. Rendez-vous à 15 heures au café devant le cinéma?

Il hocha de la tête, elle lui fit un bisou sur la joue et partit. Il resta sur le pallier plusieurs secondes avec la main à l'endroit où elle l'avait embrassé. Il avait un rendez-vous! Avec une fille!


Tatiana était perplexe. Le Patron qu'elle croyait connaître, agissait bizarrement depuis quelques jours. Avant il était constamment énervé et insatiable pour le sexe. Mais ce matin il était arrivé en sifflant? Le Patron sifflotait tranquillement?! Quelqu'un allait mourir? non , il l'aurait prévenue. Elle secoua la tête puis la leva vers l'homme en noir. Ses yeux étaient cachés par les vers opaques, mais elle était sur que derrière ils souriaient. Elle entendit la voix de leur "portier" résonner.

-Vous êtes là pourquoi?

Tatiana haussa un sourcil. Ils étaient dans un bordel, il y avait peu de choses à faire (ou beaucoup selon le point de vue). Elle regarda l'heure, une heure de l'après-midi. Etrange , il y avait des originaux.

-C'est pour voir le Patron.

Elle se redressa d'un coup. Cette voix féminine avait mis tellement de mépris, de moquerie dedans qu'on ne pouvait rester sans réaction. Elle vit le Patron se lever et de sa démarche féline se diriger vers la porte.

-Laissez la entrer.

Sa voix était chargée de colère. Toute bonne humeur l'avait quitté. Tatiana vit la jeune fille entrer d'une démarche sautillante. Elle était d'une beauté irréelle et dénotait dans le décor. Grande, fine, des cheveux noirs coupés courts à la garçonne donnait un côté androgyne. Mais le short en cuir et la chemise rose , ainsi que les traits fins de son visage ne laissaient aucun doute quand au sexe de la personne. Elle tendit une main fine, que le patron serra.

-Enchantée, Adèle, la voix était toujours moqueuse, Pourrions nous parler affaires dans un endroit un peu plus privé?

Sa voix était devenue glaciale d'un coup. Tatiana se raidit.

-Pourquoi pas sur ce canapé?

Un sourire mauvais éclaira le visage de l'homme.

-Je ne suis pas là pour ça. Plus tard peut-être.

-C'est une promesse que je n'oublierai pas. Suivez moi.

Un signe de tête vers Tatiana lui intima de venir la suivre également. Elle se dirigea avec eux, mais était sur ses gardes . Cette fille n'était pas une prostitué, elle était différente. L'aura qu'elle dégageait avait quelque chose de dangereux mêlé d'innocence toute feinte. Ils rentrèrent dans le bureau. Elle remarqua que Michel , leur comptable, était déjà là, assit. Il devait avoir un cinquantaine d'année et aurait pu paraître banal si son visage mou n'avait pas été pourvu de deux yeux gris vifs et intelligents.

-Voilà, nous sommes en privé. J'aurai préféré plus d'intimité, mais vous semblez vraiment tenir à ce que nous parlions affaires.

Dit-il de sa voix grave avant de s'appuyer sur le bureau. La jeune femme tourna la tête pour inspecter les lieux puis se tourna à nouveau ers son interlocuteur , sure d'elle.

-Vous avez besoin de moi.

Tatiana ne s'attendait pas à ça, et vu la réaction du Patron lui non plus.

-Pardon? En quoi moi, j'aura besoin de toi gamine?

-Voyons , réfléchissez vous avez déjà dû entendre parler de moi. Bon , c'est vrai que c'est la première foi que je viens ici, d'habitude je ne reste jamais longtemps dans la même ville, j'aime bien voyager. Réfléchissez! Bon je vous donne un indice, disons que si nous travaillons ensemble je vous proposerai un contrat préférentiel.

-Bien sur. Pourrai-je savoir mes avantages à vous payer? En quoi êtes vous plus intéressante?

-Disons que "Je m'engagerai à ne pas vous tuer sans vous avoir au préalable averti".

Le Patron la regarda assit sur son bureau.

-Une tueuse à gages donc. Vous avez des références, des raisons valables pour que je vous paye le prix fort?

Elle sourit.

-Premièrement mes prix sont relativement corrects, surtout pour le travail impeccable que je fais. Quand à mes références je vous ait fait une liste, incomplète je vous l'avoue, de personnes malheureusement décédées aujourd'hui.

Elle lui tendit le papier, il regarda sans rien laissé paraître, puis le passa à Tatiana. Elle avait appris à ne pas se laisser impressionner, toujours garder un visage impassible, mais là elle eut du mal. Sur la liste, des meurtres non-élucidés, des accidents de toutes sortes et autres suicides. d'accord c'était une pro, le Patron n'allait pas hésité une seule seconde.

-Cela ne change rien, pourquoi irai-je vous payez pour exécuter un meurtre que je pourrai très bien faire moi-même.

-Il n'y aura aucun lien entre la malheureuse victime et moi. Donc aucun lien avec vous, donc plus de sécurité pour vous. De plus les policiers ne me suspectent jamais.

-Pourquoi?

Son visage paru vexé, puis elle se métamorphosa. Elle devint si fragile, une enfant qu'on voulait à tout prix protéger. Même Tatiana eut envie de la prendre dans ses bras en lui disant que tout irait bien. Le masque se brisa aussi brusquement qu'il était apparu et elle redevint à nouveau froide et calculatrice.

-Bien, j'aimerai juste vérifier que vous êtes bien celle que vous prétendez être.

-Le premier meurtre est offert par la maison.

Un sourire glacial s'afficha sur son visage. Le Patron ouvrit un tiroir et lui tendit une photo.

-Vous le connaissez?

-Bien sur, ça va être amusant. Pour quand?

-Il doit être mort pour demain matin.

Un sourire mauvais vint fleurir sur les lèvres du Patron. Tatiana frissonna , il n'agissait pas normalement. Ils avaient plusieurs semaines devant eux avant que l'homme sur la photo ne devienne un problème. Il semblait détester Adèle.

-Et si j'avais des choses prévue ce soir?

Elle se rapprocha de lui d'une démarche chaloupée, leurs visages se touchaient presque.

-Vous êtes payée pour vous adapter.

-Passez moi un dossier. Je veux tout savoir de lui, sa vie ne doit avoir aucun secret pour moi. D'habitude je fais ça moi-même mais là je manque de temps. Ce qui est triste je trouve que c'est une des parties les plus exitante du boulot. Vous avez ça j'imagine?

Bien sûr ils avaient ça, le Patron était un maniaque. Il avait répertorié toutes les personnes avec qui il travaillait ou pourrais travailler. Il lui tendit donc de mauvaise grâce un dossier.

-Tenez mon numéro de téléphone, si vous avez besoin de moi. N'y pensez même pas, c'est purement professionnel.

L'homme en noir le pris et se rapprocha d'elle.

-Vous le donnez à tout vos clients?

Elle se pencha vers lui et lui murmura à l'oreille si bas que Tatiana dû tendre l'oreille pour comprendre.

-Seulement à ceux qui ont suffisamment d'argent pour pouvoir me payer plusieurs fois .

Sa voix était sensuelle, langoureuse. Elle vit le Patron lui passer une main dans le dos, qu'Adèle attrapa et passa près de ses lèvres avant de le repousser et de se diriger vers la porte.

-A demain donc!