Hey ! Cela n'a pas pris trop de temps de recopié ce chapitre , donc déjà de retour! Merci à mutekiam pour l'unique review à laquelle j'ai eut droit (c'est un appel de phares (je vous demande donc de me laisser une toute petite et malheureuse review (alors je dis ça pas juste pour être chiante mais aussi parce que j'ai vraiment envie de m'améliorer et de prendre vos avis en compte (donc là je mets des parenthèses))))

Je suis passée en mode guimauve. C'était juste pour prévenir (mais c'est rien comparé au futur).

Chapitre 6

Il se regarda dans le miroir, il allait finir par être en retard si il continuait comme ça. Il était déjà remonté trois fois alors qu'il ne possédait qu'un t-shirt. Il était même allé dans la chambre du Patron pour lui prendre une veste (il n'avait jamais eut aussi peur de sa vie, mais pour elle il était prêt à prendre tout les risques).

-Tu devrais y aller, sinon tu vas être en retard.

Lui dit le Panda. Ce dernier semblait aussi excité que lui.

-J'y vais.

Son grand sourire était toujours sur son visage quand il arriva devant le café, et elle toujours aussi belle , pourtant quelque chose avait changé.

-Où sont tes cheveux?

Elle releva la tête et passa une main distraitement dans ses cheveux désormais courts.

-J'avais envie de changer. Ca te plaît?

-Oui, beaucoup.

Il vit un sourire fleurir sur ses lèvres rouges. Oui, il aimait beaucoup. Ca la faisait paraître plus jeune, ils pourraient avoir le même âge. Ce fut à son tour de sourire.

-Tu veux quoi?

-Un chocolat chaud , s'il te plait.

Elle fit un signe de main un serveur ,beaucoup trop beau, qui accourut aussitôt. Et commanda pour eux deux. Le serveur le dévisagea bizarrement puis s'en alla. Combien de temps dura ce rêve éveillé? Une, deux heures ? Le temps passait si vite avec elle , qu'il en perdait toute notion . Quand ils sortirent et qu'ils étaient juste en face du cinéma , pourquoi ne pas y aller? Il choisit le film, ils étaient ensembles et riaient, c'était parfait. Il se plaisait à regarder les lumières danser sur son visage pâle, son sourire. Elle était en train de regarder l'écran avec attention, quand elle sursauta et pris sa main dans la sienne. Il rougit, mais ne la retira pas. A la fin de la séance leurs mains étaient complètement entrelacées. Ils les gardèrent comme ça en sortant. Il la regarda, il avait peur, mais osa. Il se tendit pour rapprocher ses lèvres des siennes, elle se pencha pour les attraper. Il se fondit en elle, c'était magique. Elle l'aimait! Il le sentait. Pour lui le temps c'était arrêté. Quand ils se séparèrent elle avait les joues aussi rouge que lui et le même sourire bienheureux. Ils rentrèrent vers l'appartement , parfois elle l'arrêtait pour lui voler un baiser, parfois c'était lui. Main dans la main , le sourire aux lèvres. Les passant souriaient devant eux, attendris. Devant la porte de l'appartement il ne savait plus quoi faire.

-Si tu veux garder sa secret, si tu veux que ce soit notre secret, qu'ils ne sachent rien, je comprendrai. Dit-elle gentiment en passant une main sur sa joue.

-Non! Je veux qu'ils sachent que je t'aime et toi, il hésita, tu m'aimes?

-Oui!

Et comme pour le confirmer elle l'embrassa passionnément.


Il regarda autour de lui. Il faisait calme. pas de hurlements ou de bruits de jeux vidéos. Personne sur l'ordi ou la consol. Mais où était passé le gamin? Il se dirigea vers la cuisine où Mathieu était en train de cuisiner. A oui, c'était aujourd'hui que le binoclard et l'autre blondasse venaient les envahir. Il soupira , il était déjà à cran à cause du problème monumental que représentait Adèle. Qu'est-ce-qu'elle foutait ici? Il règlerait ça plus tard , là il devait tenir un dîner sans égorger quelqu'un.

-Tu as besoin d'aide? Demanda-t-il à son créateur, celui-ci sursauta, il était arrivé à pas de loup, puis le regarda bizarrement. Tu n'y arriveras jamais seul. Pour justifier son soudain élan d'altruisme.

-Tu peux t'occuper des légumes. Répondit-il en lui collant un couteau et un planche devant les yeux.

-Tu es nulle part en fait.

-Ne me le rappelle pas.

Puis il retourna cuisiner dans son coin.

-Où est la peluche? Demanda-t-il au bout d'un moment.

-Travaille, encore. Il hésita puis ajouta. Il est bizarre ses derniers temps, il ne parle qu'au Geek et évite le plus possible le salon.

-C'est pas le salon qu'il évite mais Adèle. Ricana-t-il.

-Tu peux bien parlé.

Il grimaça.

-Pas faux.

-Tu vas devoir faire un effort, tu le sais?

-Ca fait une semaine que je l'évite pour me préparer à ce calvaire. Et toi quelles dispositions as-tu prises?

-Moi ça va.

-C'est bien d'y croire. Il est où le seul qui l'aime d'ailleurs?

Au moment où il prononçait cette phrase, la porte s'ouvrit et des éclats de rire en parvint. Mathieu et lui se dirigèrent vers la source et il se figea. Elle et le Geek. ils s'embrassaient, et pas chastement comme on aurait pu s'y attendre avec le Geek. Non avec passion. "Comme elle aurait pu t'embraser, toi" " Je m'y serai mieux pris que cet incapable". Il n'esquissa aucun mouvement, ne laissa rien paraître. Pourtant à l'intérieur il bouillonnait. Elle ne pouvait pas aimer quelqu'un comme ce larbin! Il n'avait aucune raison de réagir ainsi. Oui , c'était un instinct de protection vis-à-vis de celui qu'il considérait comme son petit frère . Rien d'autre.

-Euh, vous dites si on vous gênes?

Mathieu avait dit cela en essayant de paraître détendu, sans y arriver. De quel droit se permettait-elle de toucher au Geek? De lui donner de faux espoirs? Ce dernier devint aussi rouge que son t-shirt. Ce fut adèle qui se ressaisit le plus vite.

-Désolée, nous ne savions pas que vous étiez là. Je vais chercher le dessert.

Et elle quitta la pièce avec un grand sourire heureux. "Désolée" c'est ça oui.

-Ca dure depuis quand? Demanda Mathieu.

-Cet après-midi, je l'ai embrassée juste après le cinéma. Répondit le petit.

-Vous me préviendrez quand vous déciderez de passer à l'étape supérieur, je pourrai vous aider. Dit-il en adressant un sourire carnassier au gameur, ce qui eut pour effet de le faire rougir encore plus.

Surtout faire comme si de rien n'était. Tout était parfaitement normal. Le Geek avait une copine , que lui il haïssait et ce n'est pas parce qu'il s'était amusé avec elle pas plus tard que ce matin que quelque chose devait changer. Pas plus que le fait qu'elle était une dangereuse psychopathe. Tout allait parfaitement bien. Il entendit la voix de Mathieu comme étouffée leur demander de mettre la table, parce qu'ils arriveraient bientôt et qu'il n'était absolument nul part!

-Qu'est-ce que vous faites ici? Demanda un panda venant visiblement de débarquer.

-Le gamin c'est enfin trouvé une copine et pas de bol pour nous c'est Adèle.

-Oh mais c'est trop bien! Ca s'est bien passé alors le rendez-vous!

-Oui, on a été au cinéma et c'est après que je l'ai embrassée.

-Je suis tellement content pour toi mon petit Geek!

Et il pris le plus jeune dans ses bras.

-Tu dois tout me raconter!

Il les laissa pour retourner à la passionnante tâche du coupage des légumes. Quand Adèle revint enfin il fit tout pour l'ignorer, de toute manière elle était bien trop occupée avec le Geek et le Panda. Ils semblaient s'entendre super bien, un autre mystère à élucider plus tard, si il s'ennuyait . Le calvaire fut encore plus dur à endurer, quand le Prof et la Fille arrivèrent avec vingt minutes de retard (ce qui arrangeait bien Mathieu, mais ne l'empêcha pas de leur faire un sermon sur la ponctualité). Adèle était parfaite dans son rôle de petite amie modèle, sa conversation était suffisamment intelligente pour qu'elle plaise au scientifique et la Fille adorait ses goûts vestimentaires. D'ailleurs le Prof et la celle-ci étaient tout deux très intéressés très par le short en cuir qu'elle portait . Mais pas pour les mêmes raisons. Il avait envie de vomir en voyant le couple se faire de chastes baisers, la voir rire, son visage tourné vers celui qu'elle disait aimer. La voir dans ses bras, … il devait vraiment sortir, sinon il allait devenir fou. Il alla devant l'immeuble pour fumer une cigarette, personne n'allait remarque son absence, et ceux qui la remarqueront seront plus heureux qu'autre chose. Il fut bien vite rejoint par son ange. il lui tendit la cigarette qu'il venait d'allumer. Elle la prit et il regarda hypnotisé la fumée légèrement bleutée sortir en volutes de cette bouche rouge . Elle la lui rendit.

-Je déteste fumer.

-Pourquoi avoir accepter la cigarette?

-Je me convainc que si je me dit que je déteste suffisamment une chose , je finirai bien par la détester à force.

Il lui tendit à nouveau la cigarette, qu'elle accepta. Ils fumèrent en silence, seul, juste eux dans cette agréable silence.

-Pourquoi les cheveux?

-Tu aimes?

-Non .

-Voilà pourquoi.

Il sourit et alluma une autre cigarette.

-Le gars que tu devais tuer s'est suicidé.

Elle se mit à rire. Il le regarda étonné

-Désolée, mais tu crois vraiment que ce gars s'est suicidé? Quelques heures après avoir posé un contrat sur sa tête? Sérieusement?

-Comment tu as fais? Il avait laissé une lettre expliquant son geste.

-Ah oui, la lettre. Celle où il expliquait qu'il ne pouvait pas supporté la pression, ses dettes, la peur constante, sa vie sentimental désastreuse. Pauvre homme.

-Comment?

-J'ai sonné à sa porte il m'a ouvert, je l'ai étranglé avec sa ceinture, je l'ai pendu puis j'ai écrit le torchon qui lui sert de lettre de suicide. Je n'ai jamais été très douée avec la prose pleine de désespoir propre à ce genre de rédaction , contrairement à mon talent certain pour l'imitation d'écriture. Je me dis qu'il a vu la chose la plus belle de sa vie juste avant de mourir, tellement ironique.

Il soupira et lui ralluma une cigarette.

-Ton petit ami ne t'attend pas?

-Non, je ne pense pas. Il s'amusent et ils sont presque tous complètement bourrés. Mon absence n'a donc pas été remarquée, pas plus que la tienne d'ailleurs.

-Quitte le gosse.

-Et pourquoi je ferai ça? répondit-elle surprise.

Il ne répondit pas. Il ne le savait pas lui-même. Elle continua.

-Je suis bien avec le Geek, c'est vrai que cela ne fait pas longtemps, mais je sens que je vais enfin être heureuse. Alors pourquoi j'abandonnerais ce bonheur?

-Pense à lui, tu es trop instable, tu ne sera jamais capable de l'aimer comme lui il t'aime.

Elle éclata d'un rire cristallin.

-Oh, monsieur joue au grand frère modèle, si c'est pas mignon. Tu me crois vraiment assez conne pour ne pas émettre un petit doute quand à une action aussi généreuse de ta part? Tu veux vraiment que je le quitte uniquement pour le protéger? Rien d'autre? Pas la moindre petite jalousie? Bien sûr que non, voyons toi jaloux? Pour ça il faudrait que tu m'aimes d'abords, et tu n'aimes personne n'est-ce pas? Tu m'aimes?

Elle le regarda de ses deux yeux tristes et innocents guettant sa réponse.

-Non.

Son visage devint glacial, elle écrasa sa cigarette et rentra dans l'appartement. Qu'est-ce qu'il avait fait?