Chapitre 13
Bienvenue au chapitre 13 ! 13 porte malheur et Adèle n'échappera pas à la règle ! Comme c'est bien fait (c'est juste étrangement bien tombé…).
Alors pour musique nous avons : -High hopes de pink floyd personnellement ma chanson préférée et elle n'a été choisie que pour l'ambiance donc vous êtes prévenu ;)
Il regarda sa montre. En retard. De 1 minute. Il pouvait bien lui pardonner. Il ferma les yeux, laissant le soleil caresser son visage. « En mai, fait ce qu'il te plait ». Il comptait bien profiter de ce mois qui s'annonçait magnifique. Et cette journée sous le soleil était la première d'une longue série (ndc : je ne sais pas quand j'ai écrit ça mais là il y a de l'orage). Il s'était assis en terrasse pour profiter au mieux des rayons bienfaisants. Et il attendait. Ce n'était pas à proprement parler un rendez-vous. Non, juste une invitation à boire un verre en terrasse et à discuter. Bon, c'est vrai qu'il attendait autre chose qu'un simple « au revoir » à la fin.
-Salut !
Elle s'assit face à lui, une petite robe fleurie pastelle épousant sa silhouette et mettant ses longues jambes en valeur. Elle souriait, elle avait l'air d'être heureuse d'être là.
-Salut. Tu n'as pas assorti ton attelle avec ta robe ?
Elle sourit.
-Haha, non. J'ai choisi une couleur sobre à la base ; blanc. Et puis le Geek a voulu faire des dessins dessus et puis ils ont tous voulu s'y mettre et voilà le résultat. Tu veux en faire un ? Je crois qu'il reste une place entre pikachu et pandi-panda.
Elle montre ladite place et souriant.
-Ça ne te gênes pas trop pour travailler ?
-Nope. Je suis ambidextre. Chose que le Geek ne semble pas comprendre et me couve comme si j'étais sur le point de mourir.
Elle soupira en levant les yeux au ciel.
-Tu t'es fait ça comment au fait ? Mathieu m'a appris la nouvelle en me téléphonant pour passer ses nerfs, parce que selon lui « Ce n'était quand même pas possible qu'il n'y ait personne de responsable dans cette maison ! ».
-Il t'a vraiment téléphoné ? Il me surprendra toujours ! Il faut dire qu'on ne l'avait pas épargné ce jour-là.
-Alors ?
-Curieuzeneus (ndc : du néerlandais qui signifie personne curieuse, en langage courant. En fait c'est même plus du flamand). Tombée. C'est bête, mais j'ai des poignets hyper fragiles et voilà le résultat; une magnifique attelle pour deux semaines!
-Ca va tu as déjà purgé cinq jours de ta peine.
-En effet.
-Et après ?
-Tu veux vraiment tout savoir !
-Oui, je veux tout savoir de ta vie.
-Tu n'aimerais pas, ce qui te plais chez moi c'est le mystère.
-J'aimerai bien lever le voile.
-En attendant je vais te raconter cette funeste journée d'avril qui scella mon destin pour les deux semaines suivantes.
-D'humeur poétique ?
-Oui, et si tu m'interromps tout le temps je ne vais pas y arriver !
-Ok, je te promets que je ne dirai plus un mot.
-Tout ça pour dire que me retrouvant dans l'urgence d'aller à l'hôpital et dans l'incapacité de conduire, je me résolut à appeler le Patron. Il ne fut pas d'une humeur joyeuse mais en me voyant il ne put que se moquer. Il me le payera. Et puis rentrée je me fis incendier par le Geek et Mathieu. Parce que « Pourquoi tu n'as pas appelé plus tôôôôôt » et « Mais putain ! Tu ne sais pas faire un peu plus attention à toi ! Et pour la cuisine tu y as pensé ! Je n'avais rien prévu moi ! Vous êtes tous complètement irresponsables ! »
-Ma pauvre choupette.
-Ne te moques pas. Je suis très irritable ces derniers temps, je n'arrive pas à dormir et je me réveille parce que je m'appuie sur mon poignet.
-Dors de l'autre côté.
-Non, je préfère le droit. J'ai même été contrainte à passer mes nuits d'insomnies dans la cuisine à passer le temps avec les gens qui vont et viennent. J'aime beaucoup minuit, une heure, le Patron rentre et m'offre un peu de compagnie.
Il la regarda, c'est vrai qu'il n'avait pas remarqué de suite les longs cernes.
-Il faut dormir dans les bras de l'être aimé.
-J'y penserai. Sinon tu n'es pas venu jusqu'ici juste pour prendre des nouvelles d'une infirme ?
-De ma petite infirme préférée correction.
Elle appuya son menton sur sa main valide et le regarda, pensive.
-Quoi ?
-J'hésite, puis un large sourire vint illuminer son visage et elle posa sa main sur la sienne, voilà j'ai choisi.
Elle ferma les yeux. Laissant l'eau dégouliner sur son visage. « Tu ne tiendras pas indéfiniment comme ça ». Elle en avait toujours été consciente, mais elle avait cru que cela viendrait plus tard. Elle savait reconnaître ses erreurs et la dernière en date avait été Antoine.
Elle sentait une boule de culpabilité dans sa poitrine
Pourquoi ? Parce que qu'elle avait couché avec Antoine ? Non, pas pour si peu quand même ! Parce qu'elle avait trahi celui qu'elle aimait ? Non, elle avait déjà fait cela avec quelqu'un qu'elle voyait tous les jours, qu'elle aimait. Rien n'aurait dû être différent. Pourtant.
Très bien, donc déjà elle devait aimer pour ressentir ça non ? Très bien petit inventaire des trois élus qui partageait sa conversation et son lit (oui parce que le lit ça aurait été trop long). Premier en lice ; le Geek. Il était gentil, protecteur, attentionné. L'homme parfait si on excluait le sexe. Mais elle n'arrivait pas à dormir dans ses bras et les insomnies était de plus en plus fréquentes. De plus, il ne la connaissait pas, ce qui pouvait être un point positif étant donné qu'il aurait fui en courant devant son vrai visage.
Notre deuxième concurrent est le Patron. Non, elle n'allait pas s'éterniser sur son plan-cul.
Bon dernier, Antoine ? C'était lui qui avait tout fait foiré. Elle avait plus ou moins réussi à trouver un équilibre avant cet après-midi. En même temps elle s'était bien amusé, comme tous ses amants d'un soir, mais il était drôle, intelligent et un bon amant ce qui avec le Geek n'était jamais de refus. « Le Patron ne te suffit plus ? », si. Mais elle était ce qu'elle était, elle ne changerait jamais.
Alors pourquoi s'énerver ? Elle serait à nouveau libre dans moins d'un mois ! Trois semaines pour être précise. Bientôt.
Elle sourit, sourire qui se flétrit à l'idée que c'était peut-être justement le fait de partir qui lui faisait peur, lui faisait se sentir si mal.
Elle n'allait pas devenir sentimentale non plus !
Elle donna un coup de pied dans le mur de la douche. Se mordit la lèvre pour retenir un cri de douleur. Merde ! elle n'allait pas se casser le pied en plus ! Pour le coup cela mettrait fin à son dilemme, elle serrait obliger de rester ici. Non, non, non si elle n'avait pas son contrat, elle se cassait vite fait. Loin.
Et pourtant, si son souhait était de rester là ? Non, et puis tant qu'on y était devenir mère au foyer et jouer avec une myriade d'enfants ? Jamais.
Elle soupira, elle ne savait plus où elle était.
Une main se posa sur son épaule avant de se retirer brusquement.
-Putain c'est glacé ton truc !
Elle tourna la tête pour faire face au Patron. Elle sourit, même sans rien sur lui elle l'avait reconnu.
-Viens. Dit-elle en tendant un bras dans sa direction.
-Non, c'est froid.
-Oui, j'ai pris une douche froide aujourd'hui, j'ai donc voulu en prendre une littéralement après.
Il soupira, exaspéré. Cela la fit sourire.
-Très bien, mais maintenant je suis là, donc la température va monter. Et tu vas gentiment monter la température de l'eau, littéralement.
Elle eut une sourire compatissant.
-Désolée, j'ai vidé les réserve d'eau chaude. Mais cela n'empêche pas que tu viennes me réchauffer.
-Non.
-Ton corps dit le contraire. Dit-elle en lorgnant vers une partie plus basse de son anatomie.
-Je peux trouver quelqu'un d'autre que toi.
-Pourquoi tu restes là alors ? Viens.
-Non, toi viens plutôt. Il y a un lit juste à côté.
-Non, après il faudra que je me redouche et il y a plus d'eau chaude.
-Exaspérante.
-Tout à fait. Viens.
-Non.
Elle haussa les épaules. Pris du savon et commença à se laver, en commençant par le pied puis en remontant lentement le long de sa jambe, lentement. Toujours de sa main gauche elle vint titiller son anatomie puis continua de monter. Elle sentit un corps frissonnant se placer derrière elle.
-Je vais t'aider. Tu ne vas pas y arriver avec une seule main.
Elle se laissa aller contre lui, il passait ses mains sur son corps, ses caresses étaient d'une infinie douceur. Elle oublia un instant ses problèmes.
-Pourquoi avoir pris une douche si longue ?
Il lui mordilla l'oreille, attendant une réponse.
-Pour faire partir l'odeur.
-De quoi ?
Elle n'avait pas envie de lui répondre si vite. Il méritait de patienter.
-De qui plutôt.
Il passa une main autour de sa taille et l'attira plus à lui encore. Mis ses lèvres sur ses épaules, attendant.
-Antoine.
-Tu as pris ton temps, j'ai même cru que tu avais abandonné l'idée de coucher avec lui un jour.
-Tout vient à point à qui sait attendre. Et j'ai été dans l'incapacité de me déplacer par mes propres moyens à cause mon poignet, merci.
-C'est toujours avec plaisir. Et ça valait la peine d'attendre ?
-Oui.
-Et…
-Et quoi ?
-Tu vas faire quoi maintenant ?
-Rien. C'était sympa mais passons à autre chose.
-Antoine ne lâchera pas l'affaire lui. Tu le sais ?
-Oui.
-C'était pour ça la douche ?
-Entre autre.
-Tu ne me diras rien de plus, n'est-ce pas ?
-Tout à fait.
Elle laissa aller sa tête en arrière.
-Je vais les larguer tous les deux, je serai tranquille comme ça.
-Quoi !?
-Merde j'ai pensé à voix haute, oublie.
-Tu ne peux pas faire ça ! Tu as pensé aux conséquences ? Ça lui briserait le cœur !
-Depuis quand tu t'en soucie ?
-Depuis que tu vis avec nous et que tu te balade à moitié nue dans notre appartement.
-Je suis en train de demander si je n'ai pas trouvé meilleur menteur que moi.
-Je ne t'arrive pas à la cheville dans négation de mes sentiments.
Il la fit pivoter pour plonger ses yeux dans les siens. Et l'embrassa, puis laissa descendre ses mains jusqu'à ses hanches. Elle se dégagea légèrement de son étreinte.
-Je crois que je fais une erreur.
-Il faut savoir reconnaître ses erreurs pour avancer.
-Là je suis plutôt en train de couler.
-Quel est le problème ?
-Je t'aime.
-Je vais te montrer que ce n'est pas tellement une erreur.
Elle sourit et l'embrassa.
…
Il la regarda, dubitatif.
-Qu'est-ce qu'il y a ?
-Je me faisais la réflexion que tu avais de la chance que j'ai accepté de venir avec toi sous l'eau froide vu ta tête.
Elle tira la langue.
-Hahaha très drôle. Je ne me suis pas démaquillée, la seule chose dont j'avais envie, besoin, c'était de me débarrasser de l'odeur d'Antoine. Je ne sais pas si tu as remarqué mais il a une odeur bizarre, on dirait qu'elle s'incruste partout, que c'est impossible de l'enlever.
Il lui ébouriffa (encore plus) les cheveux et il vit, grâce au miroir qui leur faisait face, son reflet grimacer.
-C'est encore pire maintenant.
Il sourit, c'est vrai qu'il ne l'avait jamais vue comme ça. Elle toujours tirée à quatre épingle (ndc : un jour il faudra que j'arrête avec les citations et les expressions moi), avait son mascara qui avait coulé, son rouge à lèvres plus qu'un pâle souvenir et les cheveux dressé sur sa tête.
-Je ressemble à un hérisson.
-Je cherchais justement une analogie.
-Tu commence à parler comme moi, prends des vacances.
Il sourit, la regardant se démaquiller.
-Je ne sais pas si je ne te préférais pas avec les traces de mascara.
-M'en fous, je vais me coucher, moi.
Elle s'étira.
-Avec moi ?
-Sans façon, je suis fatiguée. D'ailleurs je n'ai pas le courage…
-L'envie…
-Tu ne sais même pas ce que j'allais dire !
-Bien sûr que si ! Tu étais sur le point de dire que tu n'arriverais pas à jouer avec la petite amie modèle alors que tu venais juste de tromper ton copain deux fois. Avec deux hommes différents. Donc tu vas rester dormir ici. Je me trompe ?
-Si un jour tu meurs, ce sera de ma main.
-Ce serait un honneur.
Elle sourit, puis lui embrassa la joue et partit vers la cuisine.
-Bonne nuit.
Il la rattrapa par la main et l'attira à lui.
-Aïe ! C'est mon poignet droit que tu tiens là !
Il le lâcha mais passa un bras autour de sa taille.
-Je peux rester aussi.
-Non, ils vont se demander pourquoi tu ne rentres pas.
-Je fais toujours ça sans prévenir personne.
-Très bien, alors, deuxième point, je vais manger quelque chose et moi je mange habillée. Tu ne l'es pas.
Il la regarda et eut un rictus moqueur. Juste recouverte d'un peignoir en soie bleu nuit, tellement court qu'on aurait pu croire à une nuisette.
-Très bien je mettrai quelque chose.
-Dans ce cas je n'ai plus d'arguments, je vais devoir te supporter toute une soirée. Prends un truc dans mon armoire, je crois qu'il y a un peignoir ou un machin dans le genre.
-Toujours aussi précise.
Il leva les yeux au ciel. Il fut surpris en sentant des lèvres presser les siennes.
-Viens m'aider à mettre la table, un connard m'a explosé le poignet.
-J'aimerai bien le rencontrer, ça doit être quelqu'un de très sympathique (ndc : juste pour toi Mutekiam).
-Méfie-toi, il profite des faibles en manque de sommeil. Allez viens ! Je n'ai pas que ça à faire.
-Avec plaisir. J'attends le dessert avec impatience.
-Cerise ça te va?
Quoi moi abuser des ellipse? Jamais je n'oserai!
En fait c'est très compliqué pour moi d'écrire des lemons, en plus avec les diférents points de vues, bref j'avais la flemme donc voilà des ellipses pleines de subtilités et laissant votre imagination (perverse) prendre le relais.
Review?
