Bonjour, bonsoir! Qelle surprise de me revoir j'imagine après autant de temps! Moi-même je ne savait pas si j'allais continuer et puis j'ai eu la subite envie d'aller jeter un coup d'oeil à ma petite (de plus de 30 000 mots) story. Car si je n'ai pas eu le temps (ni l'envie honnêtement) d'écrire ici c'est parce que j'ai commencé un roman qui pompe toute mon inspiration et mon énergie. Et puis une page blanche, j'ai eu envie d'aller redécouvrir comment j'écrivais dans un autre registre et voilà la suite!
D'aillers comme j'ai eu la chance (c'était par moment une corvée je vous l'avoue) de tout relire je dois vous féliciter! Oui vous tous qui êtes arrivez jusqu'ici ils vous en fallut franchir des épreuves! Des fautes d'orthographes absolument inacceptables (est ce que je vais les corriger? bien sûr que non voyons!) , des scénarios à la limite de la logique, des lemons (pas besoin de détails je ne les ai meme pas relu...), et puis des personnagespartant dans des délirs illogiques. Bref. Cette histoire possède une suite. Si vous avez le courage. la volonté. Félicitations.
Petites réponses aux reiews
D'abords Ash-K 02 : Merci pour ta review ça fait toujours plaisir. Et oui j'ose tout! D'ailleurs au début Antoine n'était pas prévu mais bon il finit toujours par arriver! Je suis presque au point de croire à un complot ;) Et oui le Geek est un personnage qui fait toujours pitié par contre autan à un moment ça m'amusait d'écrire quelques chapitres en mode guimauve là je crois que je vais devoir me forcer (à part si suplications). Sur ce voici la suite bonne lecture ;)
Mutekiam: ben j'ai changé ma suite, du moins le début... SURPRISE
PS: Oui je suis contre les flashback, mais là il y aura des flashbacks constructifs. Certes cela peut paraître étrange mais comme il y a elipse il faut bien un mini flashback pour expliquer ce qui c'est passé durant cette elipse. Quel est l'intérêt de l'elipse alors? Juste que j'aime bien voilà. Pas besoin de se justifier.
Chapitre 16
-A table !
Il posa le plat de pâtes sur ladite table et s'assit souriant. Les autres arrivèrent vite. IL remarqua leurs déception en voyant de simples pâtes. Ils avaient commencé à s'habituer au luxe ce n'était peut-être pas plus mal de revenir à la base. Lui il était heureux de cet état de fait. Deux semaines où il alternait entre pâtes, pizzas et thaï.
-Alors des nouvelles ? demanda-t-il au Geek pour briser le pesant silence qui s'était installé.
-Non, mais elle m'avait dit que c'était normal.
Le plus jeune n'avait pas l'air si triste de l'absence (ou comme lui préférait se l'imaginer disparition permanente) d'Adèle. Il paraissait confiant et un pâle sourire illuminait son visage. Mathieu commença à manger ses pâtes, un sourire toujours accroché à ses lèvres. Sourire qui se décrocha à l'entente d'un bruit de couverts posés sur une assiette et d'un raclement de chaise sur le carrelage. Il leva ses yeux de son assiette.
-Qu'est-ce que tu fais ?
-J'ai plus faim.
Mathieu regarda l'homme en noir quitter la pièce, dubitatif. Ce dernier avait de longs cernes qui couraient sous ses yeux en partie occultés par des verres opaques. Ses joues s'étaient creusées et il paraissait épuisé. Mathieu ne comprenait plus rien. Personne ne réagissait normalement à part lui ou quoi ? C'était le Geek qui avait perdu sa copine (à jamais croisons les doigts) ! Le patron n'avait rien à voir ! Il soupira, ils allaient finir par avoir sa peau ! Ils continuèrent à manger en silence. C'était inhabituel. Inquiétant. Il passa une main sur son visage. Débarrassa avec le Hippie la table et fit la vaisselle. Il devait reconnaître que l'étrange passion d'Adèle pour la vaisselle lui manquait. Dans trois mois, si elle tenait parole. Ce dont il doutait. On n'abandonnait pas son copain pendant trois mois en le prévenant par un coup de téléphone. Il secoua la tête en pensant à la naïveté dont le Geek pouvait se montrer capable. Il alla dans sa chambre, regarda son gsm. Hésita. Cela faisait longtemps qu'il n'avait plus parler à Antoine. Il composa son numéro. Entendit un lointain bip résonner. Un deuxième. Un troisième. Enfin la voix de son ami lui répondit.
-Allo ?
-Tu viens de te réveiller ou quoi ?
Un raclement de gorge.
-Je faisait une sieste.
Mathieu leva les yeux au ciel.
-Ça te dirait de passer un de ses jours ?
-Pourquoi pas. Tant que c'est Adèle qui cuisine et pas toi.
Il eut un sourire mauvais, tiens Adèle n'avait pas prévenu son prétendant de son départ. Intéressant. Il allait se faire une joie de l'annoncer.
-Tu n'étais pas au courant ? prenant une voix étonnée.
-De quoi ?
-Je croyais qu'elle t'aurait prévenu.
-De quoi ?
-Vous sembliez si proche.
-Mais de quoi putain ?
Il laissa quelques secondes passées avant de répondre. Une petite vengeance.
-Mais qu'elle soit partie.
-Quoi !?
-Ça fait deux semaines, je pensais sincèrement que te le savais.
Heureusement que mentir était légal.
-Attends elle a quitté le Geek ?
Tiens la voix de son ami semblait monter dans les aigus et était un peu trop heureuse à son goût. Il allait falloir changer ça vite fait.
-Non.
Il pouvait sentir la déception à travers le combiné.
-Ah, mais alors pourquoi est-elle partie ?
-Deux secondes de marinage avant de répondre.
-Elle a été appelée pour une mission, pour trois mois il parait.
A partir de là la conversation tomba dans le banal, même si Mathieu sentait bien que son ami n'y mettait pas du cœur. Pourquoi fallait-il que ce con se soit amouraché de cette psychopathe ? Il ne le comprenait plus. D'ailleurs il ne comprenait plus personne. C'était le seul à être resté normal ici. Avec le Hippie. Cette pensée lui souleva un haut le cœur. Si ça continuait comme ça il pouvait dire au revoir à tout rationnel et structure dans sa vie. Cela devenait vraiment un grand bordel.
Il se laissa aller contre le matelas. Eleva ses lunettes et ferma les yeux. Un visage pale lui apparut. Il les rouvrit vite. Se leva, remit ses lunettes, prit une veste et sortit. Il ne faisait pas froid en cette saison, il y avait encore des passants malgré l'heure tardive. Il marcha, sans regarder. Il savait où il allait. Ses pieds connaissaient le chemin. Le bâtiment se fondait parfaitement dans la ville avec sa façade grise et des fenêtres occultées par des rideaux. On aurait pu croire à un simple building à appartements. Il se dirigea vers une porte placée sur le côté et entra.
L'intérieur était un simple hall sans âme et sans âmes qui vivent. Mais ses pieds savaient où ils allaient. A côté de l'ascenseur se trouvait une porte en métal froid. On aurait pu croire qu'elle menait à une cage d'escaliers. Il la poussa, un bref couloir en béton lui faisait face, au bout une autre porte toujours aussi métallisée et un homme qui devait faire deux fois sa taille. Il avança, l'homme s'écarta. Il ouvrit la porte. De l'autre côté c'était un autre monde qui s'offrait à lui. Un monde de luxure et de débauche. Son monde.
La pièce était remplie d'hommes venu oublier leurs vies mornes et de femmes essayant d'oublier qu'elle faisait oublier une vie morne à des hommes pouvant être leur père, voir grand-père.
La pièce était recouverte d'une moquette rouge, presque bordeaux. Au centre une barre et des femmes dansant tout en dévoilant leurs non indéniables atouts. Et autour des hommes confortablement installés dans des fauteuils, faisant leurs marchés pour plus tard dans la soirée tout en sirotant un verre d'un quelconque alcool servi au bar situé dans le fond de la pièce. C'est là qu'il se dirigea. Il s'assit à l'un des tabourets et un verre de scotch arriva devant lui sans qu'il ait à ouvrir les lèvres.
-Je ne m'attendais pas à te voir ce soir.
-Je ne m'attendait pas moi-même à venir.
Il releva légèrement la tête pour faire face à la belle blonde qui s'était assis à côté de lui.
-Tu n'es pas venu uniquement pour boire j'imagine.
-Non, mais d'abords il faudrait que je vérifie les comptes.
Il finit son verre et se leva. Ses jambes ne remarquant même pas l'effet de l'alcool, par habitude.
Il se dirigea vers une porte située à la gauche du bar, quoique discrète elle était néanmoins la seule en chêne, toujours avec sur les talons Tatiana avançant, il le devinait, de sa démarche chaloupée. La porte s'ouvrit sans un grincement sur une pièce presque austère comparé à la pièce qu'ils venaient de quitter. Meublée d'un bureau en acajou et d'une chaise assortie, ainsi que de deux fauteuils lui faisant face de cuir noir.
Il s'assit sur la chaise, Tatiana se plaça derrière lui comme à son habitude. Il ouvrit le tiroir du milieu pour en sortir un dossier. L'ouvrit et commença sa lecture. Tout allait bien, rien était dans le rouge, bien sûr il y avait quelques petits accros avec certains de ses concurrents, mais ils se tenaient tranquille pour la plupart. Il devait reconnaître qu'elle avait eu son utilité. Son poing se serra faisant crisser le papier dessous. Il ne devait plus y penser. L'oublier.
-Je vois qu'on peut se passer de moi.
-Tu sais très bien que je ne pourrai pas gérer tout cela seule trop longtemps. Deux semaines c'est le maximum.
-Ca tombe bien parce que je reviens.
-J'en suis ravie.
-Tu peux retourner dans la salle.
Il replongea son nez dans un dossier. La porte s'ouvrit mais personne ne la passait. Il releva les yeux. Attendant la question qu'elle attendait de lui poser dès le début.
-Si tu veux parler. Je suis là.
Et elle le laissa là, n'en revenant pas de l'étrange proposition qui venait de lui être faite.
Il avait l'air aussi pitoyable pour qu'une prostituée vienne lui proposer son aide ? Il corrigea, Tatiana n'était pas seulement une prostituée c'était aussi sa plus proche collaboratrice, c'était devenu au fil des ans presque une amie.
Heureusement qu'elle avait été là pendant son absence. Il n'avait pas réussi à trouver la force de se lever. Ni la force de faire quoique ce soit. Il n'arrivait pas à comprendre. Comment en était-il arrivé là ?
Il ne pouvait pas dire que sa vie était stable avant mais là il était en train de nager en pleine tempête.
Il ne pouvait pas dire non plus que tout avait été parfait, mais de là à imaginer que cela finirait de cette manière.
Par une lettre.
Une simple lettre.
Cela avait suffi pour tout faire basculer.
Basculer en eau profonde.
La vague qu'elle était l'avait emportée au loin.
Au fond.
Et il commençait juste à remonter. Cela lui avait pris deux semaines.
Le pire avait été de savoir que ce minus avait eu droit un « au revoir » par la parole.
Lui non.
Pourquoi n'y avait-il pas droit ? Ne le méritait-il pas ?
Au moins lui n'avait pas eu droit à un mensonge. Elle lui avait expliqué. Peut-être aurait-il préféré un mensonge plutôt que d'apprendre sa trahison ? Non, il avait besoin de comprendre. Il n'avait bien sûr pas respecté son envie de l'ouvrir le lendemain. Dès qu'il avait entendu le moteur démarré il avait sorti la lettre de sa poche. Il l'avait ouverte alors qu'il était encore debout à lui faire un signe de main pour lui faire au revoir. Adieu plutôt. Il s'était assis dans sa voiture pour continuer, sentant qu'il aurait besoin d'être assis pour la suite.
Il la lu.
Il comprit.
Il revint à lui. Il était dans son bureau. Il n'était pas là. Malgré tout il sentit le sang affluer jusque dans ses poings. Ce jour là sa première réaction avait été la colère. De la haine. Il s'était précipité chez elle. Pas de signes du moindre vêtement. La photo avait aussi disparu. Elle avait tout préparé. Elle avait fui. C'était envolé. A jamais. Il était sorti en claquant la porte. Il ne savait pas où la chercher. Il ne pouvait qu'espérer la croiser. Lui faire payer cette trahison. Et puis la faire changer d'avis. S'il y arrivait. Où pouvait-elle être ?
En réalité il n'avait que peu d'espoir de la trouver mais il avait besoin de s'occuper l'esprit. Alors il marchait. Sans penser quoi lui dire.
La meilleure façon de trouver quelqu'un qui ne voulait pas l'être était de se perdre. Il avait eu un rictus cruel en pensant que c'était elle qui lui avait appris ça.
Les rôles étaient inversés c'était maintenant elle la proie. Et lui le chasseur. Et il excellait dans ce jeu.
Il faisait presque noir quand une silhouette longiligne se détacha dans la pénombre.
Il rouvrit les yeux. Il devait oublier.
Il n'avait besoin que de lui-même. Cela avait toujours été comme cela. Il ne dépendait de personne et surtout pas d'elle.
Voilà c'est tout pour aujourd'hui et à l'année prochaine :)
Non je rigole par contre c'est vrai que la dernière fois je m'étais dit que j'attendrai les trois reviews avant de poster le chapitre suivant (j'ai craqué il n'y en a eu que deux mais ça à pris 8 mois donc à vous de choisir...)
Alors review?
