Hey, coucou mes lectrices (et lecteurs s'il en a),

Si c'est pas magnifique de trouver un nouveau chapitre de mon bébé. Je ne vous le cache pas ça été un créativité qui a explosé cette nuit donc grosse nuit blanche mais je suis très satisfait de mon chapitre. J'espère simplement qu'il vous plaira tout autant qu'à moi.

Je tiens à remercier tout particulièrement ma Bêta Méla Nie, qui dès le reveil ce matin, à lu et corrigé ce chapitre comme l'éclair. En acceptant qu'elle soit ma Bêta, je n'aurai pas imaginé rencontrer une nana au grand coeur, attanchante, drôle, et qui me fait juste avoir des putain de smileys depuis le début de cette fic. Alors spécial dédicasse à Ma Bêta...sse de mon coeur 3

Spécial dédicasse aussi à Ousna que j'ai oublié de mentionner lors du précédent chapitre pour sa review dans le premier chapitre. Alors un grand merci à toi ma belle. Merci de prendre le temps de me lire et je suis tout simplement comblée que cette fic te plaise.

Merci aussi à : Frimousse 30, EdwardBellaamour, Lilllou, templizabella, Louna21 ( Je t'ai enfin démasqué hihihihi ^^), So, Lili71, littleangelordevil93, Popo (ta review m'a fait PTDRRR Carlisle l'arme à la main ? Sérieusement ? D'où sors-tu ça ? Mais j'adore rien que de l'imaginer je suis mdrrrr ^^) , Nassou (Tes reviews me touchent toujours autant alors merci ^^) Isabelle, CS85, lyylla, DragonCelte, Magalie, Love-Lena (pour qui j'ai toujours une pensée depuis notre rencontre sur cette fiction ^^), gagaofrobsten, aelita48, G6K, Lune Blanche, Tinga Bella, Alexandra, Nana10, onja, Maryfanfictions, Catherine, annso601, Kinoum, Inès, et Nathalie et toute personne que j'aurai oublié par inadvertance...

Merci pour les mises en alertes...

Et encore un grand MERCI à vous de me suivre, me lire et de prendre le temps de me laisser un message qui me donne toujours le sourire et la patate pour écrire la suite...

Bon je crois avoir fait le tour des remerciemement... Ah non merci à moi et mes idées de folle pour créé un bébé tel que celui-ci... Ok, je sors et non mais chevilles sont en parfaites états MDR

Allez trêve de blabla et je vous laisse découvrir ce chapitre qui me tient vraiment à coeur...

Bonne lecture...

POV Edward

Flashback

- Vous êtes dur en affaires, monsieur Ryan.

- C'est ça ou rien ! Dis-je froidement.

- La moitié de la somme pour le même stock de marchandises ? Je trouve votre marché vraiment culotté.

- Parce que me refourguer de la drogue merdique, ce n'est pas culotté peut-être ? Demandais-je sarcastiquement.

- Notre produit est tout ce qu'il y a de meilleur sur le marché, m'apprit-il irrité.

- Le meilleur ? Laissez-moi rire. Dès que l'un de vos clients en prend, il crève sur le champ. Le contrais-je.

Il fallait qu'il accepte ce putain de marché, à défaut de pouvoir le prendre la main dans le sac et de le coffrer. J'étais sous couverture depuis maintenant deux mois. J'avais tout fait pour rencontrer le Boss de ce trafic. Je savais également qu'il ne refuserait pas ce deal. Plus personne ne voulait acheter ses produits. Les dealers n'en voulaient plus et les clients, qui en achetaient, avaient agonisé dans une mort lente et douloureuse. Il était au pied du mur et son seul espoir, c'était moi. Il le savait mais il ne voulait pas capituler. Tout ça à cause du fric. Les trafiquants rechignaient toujours quand on négociait ce putain de prix. Le problème, c'est qu'il ne savait pas à qui il avait affaire. Plus têtu que moi, tu meurs.

Une fois le business terminé, l'équipe prendrait la relève pour boucler tout ce petit monde de pourris.

- Alors, monsieur Liverstein. On le passe ce marché ou vous préférez rester avec votre marchandise qui ne trouvera aucun acquéreur ?

- Qu'est-ce que vous allez en faire ? Vu que d'après vos dires, ma marchandise n'est pas vendable. Demanda-t-il suspicieusement.

Un sourire pervers apparaissait sur mon visage. Voilà la faille que j'attendais. Voilà la question que je voulais entendre.

- Vous savez, je suis comme vous monsieur Liverstein. Je déteste toute la politique de ce monde. Je dois régler des comptes avec certains de cette branche-là. Votre marchandise est tout ce qu'il me faut pour arriver à mon but. Lui appris-je en lui offrant un sourire victorieux.

Je savais que Liverstein avait des différends avec certains politiciens de notre pays. Qu'après avoir tourné la page sur le trafic de drogue, il s'en prendrait au pouvoir en place. C'était mon seul atout pour le faire tomber. Alors pour le faire plier un peu plus et pour que je puisse mettre un terme à cette affaire, je lui tendais la perche en or qu'il attendait depuis si longtemps.

- Je pourrais même vous rendre service en faisant disparaître un ou plusieurs éléments gênants sans problème, vous savez.

Et en voyant le sourire cruel qui se peignait sur les traits de ce déchet de la vie, je savais que mon contrat était rempli.

- Je vous aime bien, monsieur Ryan. Je sens qu'on va devenir de grands amis, vous et moi, dit-il avec fierté.

Je pense qu'il ne débitera plus les mêmes propos dans une heure ou deux quand j'aurais collé son cul en Enfer pour pas mal d'années...

- C'est d'accord, j'accepte. De toute façon vous êtes mon dernier espoir, riait-il.

Je lui tendais la mallette bondée de fric quand des tirs à l'entrée de l'entrepôt se firent entendre. Liverstein n'avait même pas eu le temps de réagir que mon arme était pointée sur sa tempe.

- Qu'est-ce que...

- Tu bouges, t'es mort, sifflais-je.

Ce jour-là, on avait perdu trois de nos hommes.

Ce jour-là, Carlisle venait de commettre sa première erreur.

Et depuis ce jour-là, ma relation, avec ce dernier, s'était dégradée considérablement...

Fin du flashback

Et aujourd'hui, il me refaisait le même plan. Sauf que là, l'équation avait changé. Je n'étais plus le seul à être en danger. Bella l'était tout autant et ça ce n'était pas acceptable.

- Putain, Jazz c'est quoi ces conneries ? L'assaut ne devait être donné que quand j'aurai mis la fille en sécurité, hurlais-je au téléphone tout en regardant par la fenêtre de la chambre.

- Les gars ont vu James sortir alors que toi, non. Qu'est-ce que tu voulais qu'on pense ? Souffla-t-il.

- Contacte Emmett par radio. J'aurai besoin de renfort. Il faut qu'il m'aide à sortir Bella de là sans qu'elle ne soit blessée et...

- Attends, attends, attends... Qu'est-ce que Bella vient faire là-dedans ? demanda-t-il en alerte.

- C'est la fille, Jazz, lui appris-je.

- Mais merde qu'est-ce que tu veux dire par...

- Putain de merde. Mallory est Bella, hurlais-je en tirant sur mes cheveux.

- Que... QUOI ?

- Je t'expliquerai plus tard. On n'a pas le temps pour ces conneries, bordel. Contacte Emmett. On est à l'étage, troisième porte à gauche au bout du couloir, lui appris-je.

- Ouais, ouais ... troisième porte... bout du couloir... Bella... Mallory... putain de bordel de merde... Donne-moi le numéro de la ligne, me demanda-t-il essoufflé comme s'il venait de courir un marathon.

Je me retournais vers Laurent qui s'était collé contre la porte de la chambre avec la peur peinte sur ses traits.

- Le numéro, crachais-je.

- Je... je... bégaya-t-il effrayé.

- Le numéro, sifflais-je en dégainant mon arme pour la pointer vers lui.

- 555-3639.

- T'as entendu ?

- Ouais, je te rappelle dans 2 secondes.

Maintenant, il fallait que je trouve comment nous sortir de cette merde sans que Bella ne soit blessée. Je me dirigeais vers le lit en rangeant mon arme de service à l'arrière de mon fûte. Bella était réveillée et sa respiration était rapide. Je m'abaissais à son niveau et lui caressais les cheveux de manière apaisante.

- On est dans la merde, n'est-ce pas ? Me demanda-t-elle en murmurant.

- Oui, lui répondis-je sincèrement.

- Qu'est-ce qu'on va faire ?

- Toi, rien. Emmett va nous rejoindre et te faire sortir d'ici.

- Mais... et toi ? Demanda-t-elle affolée tout en se redressant péniblement.

- Bella...

- Non, murmura-t-elle

- Bella...

- Non, répéta-t-elle avec plus de force. Je ne sortirais pas de cette maison. Pas sans toi à mes côtés, dit-elle avec aplomb. (Nda : Yeah, la classe =D )

- Tu sortiras Bella. Que tu le veuilles ou non, lui ordonnais-je.

- Je ne suis pas un de tes putains de collègues Edward Cullen, cracha-t-elle.

- Justement, hurlais-je en me redressant. Il est hors de question que tu restes une seconde de plus dans ce bordel. J'ai juré que je ferais tout pour te protéger et je ne vais pas faillir à cette promesse.

- Je sais très bien me défendre toute seule, dit-elle avec colère.

- Ce n'est pas le moment de faire ta chieuse Bella. Je t'ai déjà dit qu'on n'était pas dans un putain de jeu, la réprimandais-je.

Je vis Bella repousser les couvertures et se lever pour me faire face. Son visage hurlait la fureur qu'elle contenait au plus profond d'elle.

T'es dans la merde Cullen...

Elle pointa son doigt sur ma poitrine.

Oh oui dans une putain de merde même ...

- Tu crois que ces derniers mois m'ont donné l'illusion d'être dans un jeu, Edward ? Tu crois que j'ai attendu après la cavalerie pour être encore en vie aujourd'hui...

Ces paroles étaient dures à entendre. Chaque mot, qu'elle prononçait, me broyait le cœur un peu plus.

- Tu crois que parce que je suis une nana, je ne peux pas me défendre seule peut être ? dit-elle en colère en appuyant une fois de plus son doigt contre mon torse.

Se défendre ? Je savais qu'elle pouvait se défendre. J'avais même été aux premières loges. C'était la première fois que je voyais Bella se battre.

Flashback

J'étais tranquillement installé à la cafétéria du lycée avec Jazz, Em', Angela et Ben. On attendait plus que Bella. D'ailleurs, je trouvais cela étrange qu'elle ne soit pas encore là.

Au bout de cinq petites minutes, on la vit franchir les portes de la salle. Ce n'est que quand elle regarda en direction de notre table, que j'ai compris qu'il y avait un problème. Elle me regardait mais elle ne me souriait pas comme elle le faisait d'habitude. Là, son visage était fermé et froid. Ses sourcils étaient froncés. Une ride avait pris place sur son front. Elle contractait et décontractait sa mâchoire en signe d'énervement. Elle jeta un regard dans la pièce comme si elle cherchait quelque chose ou quelqu'un. Quand son regard s'arrêta sur une personne en particulier, ses poings se fermaient et tout son être commençait à trembler.

- Oh putain les gars, ça sent pas bon... chuchotais-je.

Je me levais pour aller rejoindre ma belle, quand sa tête tourna brusquement vers moi. Elle me jeta un regard noir. Celui qui signifiait "Ne te mêle pas de ça". Je levais les mains devant moi en reprenant place sur la chaise. Qu'est-ce qu'il y avait bien pu se passer pour que Bella soit dans une colère noire comme aujourd'hui ?

- Qu'est-ce qu'il se passe ? Demanda Em'.

- Je l'ai jamais vu comme ça, dit Jazz.

- Putain, ta nana en jette Ed', dit Ben en récoltant une claque derrière la tête qu'Angela lui administra.

- Elle va le massacrer, ria cette dernière en reportant son regard sur Bella

Qui ça "LE" ? Je voyais Bella s'avançait d'un pas assuré vers la table de Mike Newton. Arrivée derrière lui, elle lui tapota l'épaule. Mike se leva pour lui faire face en lui souriant comme un débile. Ce qu'il n'avait pas vu arriver par contre c'est la droite magistrale que Bella lui colla en pleine gueule. Toute vie dans la cafét' avait cessé et tout le monde regardait la scène qui se jouait sous nos yeux choqués. Mike se tenait la tête dans les mains. Bella lui attrapa les pans de sa veste pour lui coller un coup bien placé dans son entrejambe. Sous la douleur, Mike tomba à genoux près de la table où il était installé. Je pensais qu'elle allait s'arrêter là mais c'était mal connaître ma belle. Elle lui attrapa les cheveux pour relever son visage et lui dit d'une voix froide et cinglante.

- Je ne fais pas partie des petites putes que tu fais entrer dans ton royaume de baiseur du dimanche. Il n'y a que mon mec qui peut se permettre de me toucher. Et si je ne me trompe pas, Edward Cullen est ce mec. Alors, je te donne un conseil que tu as plutôt intérêt de suivre à la lettre. T'approche plus de moi ou d'une des nanas de ce lycée pour te vider les couilles comme le petit branleur que tu es. Parce que crois-moi ou pas ce que je te réserverais ne sera rien comparé à ce que je viens de te faire.

Et elle appuya ses dires en balançant la tête de Mike sur le coin de la table.

Toutes les filles de la cafét' se levèrent en applaudissant et en hurlant. Jazz, Em' et Ben sifflèrent en hurlant des : "Putain, ça c'est notre Bella". Angela souriait en se mordant la lèvre inférieure tout en applaudissant également. Moi... Et bien moi, j'avais une furieuse envie de faire l'amour à ce petit bout de femme qui était mienne. J'étais fier d'elle et fier d'être son mec.

Parce que ouais...Bella, c'était ma nana...

Fin du flashback...

Bella appuya encore une fois sur mon torse qui me ramena à l'instant présent. Ses yeux étaient sombres, signe qu'elle était vraiment en colère. Elle continua d'une voix forte.

- Alors ne me sors pas ton baratin qui dit que je suis une nana, ou que je suis trop faible, ou quoi que ce soit d'autre parce qu'il n'est pas question que je sorte d'ici sans toi, finit-elle à bout de souffle.

- Oh si tu sortiras, la menaçais-je.

- Tu ne me fais pas peur, dit-elle en me tenant tête.

- Tu sortiras, je ne te laisse pas le choix, sifflais-je.

- Moi, non plus, cracha-t-elle en se rapprochant de moi.

- Tu n'es qu'une putain d'emmerdeuse, dis-je hargneusement.

- Tu n'es qu'un enfoiré de macho, dit-elle en se collant à moi.

- Vraiment la nana la plus chieuse du monde, dis-je en passant mes mains autour de son corps.

- Vraiment le mec le plus têtu que je connaisse, me répondit-elle en crochetant mon t-shirt de ses mains.

- Tu fais chier, Bella, murmurais-je près de ses lèvres.

- C'est pour ça que tu m'aimes, conclut-elle en fondant sur les miennes.

Putain pour l'aimer, je l'aimais cette emmerdeuse.

Ce baiser me fit occulter tout ce qu'il se passait autour de nous. Laurent, l'assaut, les tirs, et toute cette merde s'étaient évaporés. C'était comme si tout avait disparu autour de nous. Nous étions dans notre bulle. Mais un tir à notre étage nous fit nous séparer brusquement. Je plaçais Bella dans mon dos en sortant mon arme à nouveau. Laurent s'était reclus dans un coin de la pièce en tremblant comme une feuille.

Bella tenait mon t-shirt dans mon dos avec une poigne d'enfer. Par contre, elle ne tremblait pas. Elle était droite, figée. Prête à affronter toute cette galère. Sa respiration, par contre, était laborieuse.

De mon côté, l'adrénaline coulait dans mes veines. Ma position était sûre. Je pointais mon arme sur la porte sans sourciller. Toute personne néfaste voulant entrer dans cette pièce allait le payer de sa vie. Je n'hésiterais pas à loger une balle dans la tête ou dans le cœur de n'importe quel enfoiré qui voudrait pénétrer les lieux. Je buterais le premier qui s'approchera de ma femme.

Deux coups à la porte se firent entendre. Puis un. Puis deux de nouveau. Je n'avais même pas remarqué que j'avais cessé de respirer. Je relâchais l'air qui était retenu dans mes poumons en soufflant bruyamment.

- C'est Emmett, appris-je à Bella.

La porte s'ouvrit à la volée. Je levais les yeux au ciel. Emmett aimait faire des entrées fracassantes. Et pour ne pas déroger à la règle, il venait encore de le faire.

- On a demandé un service express, beau mâle, demanda-t-il avec la voix étouffée par sa cagoule.

J'imaginais parfaitement les sourcils de ce dernier se levaient à plusieurs reprises en disant cette phrase. Je levais, une fois de plus, les yeux au ciel en baissant mon arme.

- Putain, mais qu'est-ce qui va pas chez toi ? Lui demandais-je.

- Hey, moi aussi je suis content de te voir Eddy, ria-t-il.

- La ferme, claquais-je.

- T'es qui toi ? Demanda-t-il en retrouvant son sérieux d'un coup et en visant Laurent de son arme.

- Relax mec, c'est Laurent, l'indic de Seth, lui appris-je.

- Mouais, ben c'est un de ces enfoirés quand même, cracha-t-il.

- Calme-toi, tu veux ?

- Bon, on décampe ou tu comptes prendre racine ? Et d'ailleurs où est la fille ? Demanda-t-il.

- Je suis là, Emmett, souffla Bella.

Apparemment Jasper ne lui avait pas dit que Mallory était Bella. La réaction d'Emmett ne me surprenait pas. J'avais eu la même. Il s'était figé et avait reculé de plusieurs pas. Il secouait la tête de gauche à droite, signe chez Emmett qu'il n'y croyait pas.

- Be...Bella, bégaya-t-il.

On pouvait entendre dans sa voix qu'il était ému. Je n'étais pas étonné non plus, de voir des larmes perler au coin de ses yeux. Emmett avait beau être un dur à cuire à première vue, mais au fond, il avait vraiment un grand cœur. Il avait était le premier à savoir pour moi et Bella. Et Dieu m'en garde d'oublier ce moment...

Flashback

- Alors toi et la petite Swan, hein, lança-t-il alors qu'on jouait aux jeux vidéo.

- Qu'est-ce que tu veux dire ? Lui demandais-je innocemment.

- Oh allez, me fais pas ça à moi. Tu sais de quoi je parle, dit-il en balançant la manette sur le canapé.

- Eclaire-moi pour voir, dis-je en posant la manette sur la table.

- Je sais que tu sors avec Bella, affirma-t-il.

- Qu'est-ce qui te fait penser ça ? Demandais-je en prenant un ton neutre.

- " Toi aussi tu me manques, Bella…" "J'ai hâte de t'avoir dans mes bras, Bella..." "Je tiens beaucoup à toi, Bella...", dit-il en essayant d'imiter ma voix.

- Qu'est-ce que... Attends. Tu écoutes mes conversations téléphoniques, putain ? Lui reprochais-je.

- Ah, Ah. Alors tu sors vraiment avec Swanny ? Demanda-t-il fier de sa trouvaille.

- Qu'est-ce que ça peut te faire ? Marmonnais-je.

- Je suis content, c'est tout. Tu es plus heureux depuis que tu es avec elle. Je ne me moque pas de toi, loin de là. C'est juste un constat. Dit-il sérieusement.

Je soufflais en me pinçant l'arête du nez.

- Oui, je suis avec Bella.

- Cool. Mais pourquoi ne pas me l'avoir dit avant ? me demanda-t-il blessé.

- C'est tout récent et on voulait d'abord profiter l'un de l'autre sans personne autour, lui dis-je honnêtement.

- Ok, dit-il tout simplement.

- Et quoi ? C'est tout ? Demandais-je suspicieusement.

- Ouais.

- Ok, dis-je soulagé.

- Edward ?

- Hum...

- Deuxième étagère dans mon placard, dit-il en allant dans la cuisine.

- De quoi ? Demandais-je perdu.

- Les capotes mon gros, les capotes, riait-il.

- Petit con, criais-je en jetant un coussin dans sa direction.

J'étais pas dans la merde...

Fin du flashback

Emmett n'avait toujours pas donné signe de vie. Jusqu'à ce que la sonnerie du téléphone de Laurent résonna dans la pièce. Mon frère finit par se planter devant Bella. Il la regardait de haut en bas. Il planta ses yeux dans les miens et je vis la lueur que j'attendais. Ça allait faire mal. Pendant qu'il prenait délicatement Bella dans ses bras, je décrochais le téléphone.

- Jazz, dis-je.

- Dites-moi que vous êtes en route pour sortir vos culs de ce merdier ? Demanda-t-il sans attendre.

- Nounours vient d'arriver.

- Barrez-vous bordel. La cavalerie de James vient de débarquer et c'est du lourd mec... du très lourd, m'apprit-il.

- Comment ça c'est du...

Je n'eus pas le temps de finir la phrase, qu'une explosion se fit entendre. Le sol et les murs de la pièce avaient tremblé sous la force et le souffle de la déflagration.

- Cassez-vous de là, putain, hurla-t-il.

- C'était quoi ça ? Demandais-je en hurlant également.

- Tir de roquette... Sortez de là... maintenant, cria-t-il.

Je raccrochais sans répondre. Je me dirigeais vers Laurent qui priait tout bas de lui épargner la vie.

- Y'a-t-il une issue de secours ? Lui demandais-je.

-...

- Putain, tu vas me répondre, lui dis-je en le plaquant contre le mur. Y'a-t-il une putain issue de secours dans ce palace de merde, crachais-je.

- Il faut redescendre au rez-de-chaussée. Il y a une issue de secours à l'arrière de la cuisine, bégaya-t-il mort de peur.

Il tomba à terre quand je le relâchais. Je voyais Emmett parlait dans le micro, qui était planqué dans sa manche.

- Putain, y'en a pas un qui peut me dire ce qu'il se passe en bas ? demanda-t-il en alerte.

-...

- J'en ai rien à foutre de ça, hurla-t-il faisant sursauter Bella qui se recula instinctivement de lui.

- Bella, l'appelais-je doucement.

Elle releva la tête vers moi. Je pensais trouver dans son regard de la peur mais je n'y en trouvais pas. Je pensais la voir trembler pourtant elle ne le faisait pas. J'ai cru trop longtemps qu'elle était fragile et sans défense mais la femme que j'avais devant moi était forte et déterminée.

- On se bouge, maintenant, lança Em'.

- Je veux une arme, lança Bella.

- Non, lui répondit-on en même temps.

- Plus on est armés mieux c'est, insista-t-elle.

- Non.

Ma voix claqua mais il n'y avait plus que la mienne. Le regard d'Em' passa de moi à Bella avant de souffler.

- Même pas en rêve Emmett, sifflais-je.

- Elle n'a pas tort et tu le sais. Est-ce que tu sais tirer ? demanda-t-il à Bella.

- Non, mais t'es malade, criais-je.

- La ferme, Edward, me dirent-ils en chœur.

- Oui, j'ai appris à tirer, lui dit ma femme.

- Ok.

Emmett sorti son 30 millimètres de son étui et le tendit à Bella.

- Le cran de sécurité est là. T'en vois un, tu le dégommes. Si tu hésites, t'es morte. Si tu flanches, t'es morte. Si tu réfléchis trop...

Bella leva son arme et tira en direction de la porte. On se retourna, vu qu'Emmett et moi étions dos à cette dernière, pour voir un gars tomber au sol.

- Comme ça, demanda-t-elle presque dangereusement.

- Parfait bichette, lui dit Emmett en riant tout en ébouriffant ses cheveux. Edward ?

- Ok, j'ai rien dit, dis-je vaincu. Donne-lui des munitions. Tu sais comment recharger une arme, demandais-je à Bella.

- Remontre-moi, dit-elle simplement

- Ok. Tu appuies là. Tu enlèves la charge vide et tu recharges.

Tout en lui disant, je lui montrais également. Bella regardait le moindre de mes mouvements. Elle aurait été parfaite en apprenti flic. Putain ma femme qui tenait une arme. J'aurais vraiment tout vu. On se croirait dans Monsieur et Madame Smith.

- C'est ok ? Lui demandais-je.

- C'est ok, confirma-t-elle.

- Allez c'est parti mes bichons, lança Em'.

Mais avant de sortir, j'attrapais Bella par le bras et la mit face à moi.

- Hey. Tu restes derrière moi. Ne joue pas les Wonder Woman. Ok ?

- Ok.

- Une dernière chose…

Je plaquais mes lèvres sur les siennes. Bella crocheta ses bras autour de mon cou. Je l'embrassais comme si ma vie en dépendait ou alors était-ce peut-être la peur que ce soit le dernier ? Je ne préférais pas y penser. Je rompis le baiser en plongeant mon regard dans le sien.

- Je t'aime, lui dis-je simplement.

- Je t'aime, me répondit-elle.

- Prête ? Lui demandais-je en lui prenant la main.

- Plus que jamais, me répondit-elle sûre d'elle.

- Toi, dis-je en pointant Laurent. Tu viens avec nous. Tu nous montres le chemin. Tu resteras derrière lui, lui dis-je en montrant Em' du doigt. Tu lui indiqueras quel chemin prendre. Et pas de connerie sinon je te bute sans pitié, crachais-je. C'est clair ?

- Oui, oui monsieur. Bégaya-t-il.

- Alors c'est parti, lança Emmett joyeusement.

Emmett et Laurent longeaient un côté du mur, le long du couloir alors que Bella et moi le longions de l'autre côté. Je lâchais la main de Bella pour jeter un coup d'œil aux escaliers qu'on devait redescendre. Comme la voie était libre, je commençais à amorcer un pas sur la première marche quand les balles fusèrent de tous les côtés. Je tirais sans trouver la source qui me canardait.

Dieu que j'aimais mon métier. L'adrénaline avait repris possession de mon corps. J'adorais ça.

Je rejetais un coup d'œil pour voir où cet enfoiré était planqué. Impossible de le localiser. Je fis un signe négatif de la tête à Emmett qui hocha les épaules. Je le vis alors sortir une grenade. Il la dégoupilla et la jeta dans les escaliers. On entendait la grenade atterrir en bas.

- Hijo de puta, entendis-je avant que cette dernière n'explose.

- Go, Go, Go, criait Emmett.

Il passa devant nous pour descendre les marches deux par deux. Je repris la main de Bella et nous nous mîmes à dévaler également les escaliers. J'eus juste le temps de nous planquer derrière un pilier au rez-de-chaussée quand d'autres tirs retentirent.

- Putain, où sont les autres, bordel ? Criais-je à Emmett pour me faire entendre par-dessus les tirs.

- Ils ont dû se replier, m'apprit-il.

- Fais chier.

Emmett sortit ce coup-ci un fumigène. Il le balança dans la pièce. On attendit un peu avant de sortir de notre cachette. Emmett donna le signal et nous avançons dans un nuage de fumée. Un coup de pied sur ma main me fit lâcher mon arme. Je recevais un autre coup derrière le genou qui me fit flancher et de ce fait lâcher la main de Bella.

Je me relevais sans mal et me retrouver nez à nez avec un type baraqué.

Putain pourquoi c'est toujours pour ma gueule les mecs de ce gabarit ?

Il sautait sur place comme s'il se trouvait sur un ring de boxe. Moi, je ne bougeais pas. Je scrutais minutieusement chaque déplacement que le type faisait. Je cherchais la faille qui me montrerait quel coup il allait essayer de me donner.

Ah le voilà, ce petit écart...

Il prenait plus appui sur sa jambe gauche que sur la droite. Je savais donc que son premier coup se ferait de cette dernière. Ce qu'il ne tarda pas à faire d'ailleurs. Etant préparé à cette attaque, je lui bloquais la jambe entre mon bras et mon flanc gauche et lui mis un coup de poing à l'intérieur de sa cuisse avant de le repousser. Il revient à la charge en empoignant mon t-shirt au niveau des épaules. Je levais les bras, de manière à ce que ces derniers se retrouvent au niveau de sa tête et me reculais brusquement. Mon t-shirt resta dans ses mains. J'avais gardé les extrémités de ce dernier dans les miennes. J'enroulais donc mon maillot autour de son bras et me retournais pour le faire passer au-dessus de mon épaule. Il se retrouva allongé sur le sol. Je lui attrapais la tête et dans un mouvement brusque, je lui brisais la nuque.

Voilà le prix à payer pour m'avoir privé de ma femme...

Une main se posa sur mon épaule. Je savais qu'il s'agissait de Bella grâce au frisson qui avait traversé mon épine dorsale. Je me retournais vers elle et vit qu'elle me tendait mon arme.

- Tu es sexy quand tu te bats torse nu, me lança-t-elle en mordant sa lèvre inférieure.

Je levais les yeux au ciel et remis mon maillot. Je repris mon flingue et la main de Bella dans la mienne en continuant l'avancée.

Ce coup-ci, le prochain gars, je le vis clairement. Je voyais son regard mauvais posé sur Bella. Il avait le côté droit du visage déformé par des brûlures.

" Quant au deuxième, elle lui a brûlé le visage" avait dit Seth. Bon Dieu, elle n'avait pas été de main morte. Un léger sourire naquit sur mes lèvres.

Beau chef d'œuvre, mon amour...

- Alors sale chienne, on essaie de se faire la belle. James ne va pas aimer ça, ricana-t-il.

Un autre type le rejoignait, armé d'une barre de fer. Je ne bougeais plus. Tous mes sens étaient en alerte. J'analysais chacun de leurs gestes. Les deux gars se mirent à tourner autour de nous. Ils n'avaient pas vu que je tenais mon arme derrière le dos. Bella posa sa main sur la mienne. Elle voulait que je lui file mon flingue ? Je lâchais donc l'arme dans sa main et mis mes bras le long de mon corps. Nous tournions exactement comme eux. J'entendis Bella enlevait le cran de sécurité de son arme. Mais qu'allait-elle faire, bon sang ?

- Tu ne pensais pas pouvoir te barrer sans régler notre différend tout de même, cracha l'homme au visage brûlé.

- Notre différend a été réglé. Tu me touches, tu te brûles, dit Bella dans mon dos. D'ailleurs, j'adore mon œuvre, le provoqua-t-elle.

Non mais à quoi jouait-elle ?

Les deux gars s'immobilisèrent. Un était en face de moi et l'autre se positionnait sur ma gauche.

- J'aimerais crée mon œuvre également. Te découper morceau par morceau pour t'envoyer en Enfer, siffla-t-il.

- Ça tombe bien, dit-elle simplement.

- Vraiment ? demanda-t-il.

- Je te paie le voyage en première classe, cracha-t-elle.

Elle releva les deux bras en même temps dans un geste vif. Son bras droit remonta le long de mon flanc du même côté et son bras gauche le long de mon dos. Les deux coups de feu partirent en même temps. L'homme en face de nous se tenait la poitrine avant de s'effondrer au sol. Je jetais un coup d'œil au gars à gauche qui avait pris la balle en pleine tête.

Bella se décala de mon dos pour aller se mettre devant le corps de l'homme au visage brûlé et dit sombrement.

- Voilà le prix à payer pour m'avoir privé de mon mari, siffla-t-elle.

Je regardais Bella comme un con. N'ayant pas bougé de ma place. Venait-elle vraiment de buter deux mecs sans que ça ne lui fasse quelque chose ? En plus en ayant atteint le cœur et la tête d'un coup ?

- Ah j'oubliais. Le commandant de bord, vous souhaite un agréable voyage sur la Cullen's Company, ajouta-t-elle avec une voix d'hôtesse de l'air.

Bella se retourna vers moi et me fit son sourire en coin en hochant des épaules. Je levais les yeux au ciel en secouant la tête. Je me retrouvais devant elle et la fit se mettre accroupie. Elle prenait le temps de s'amuser alors que les balles fusaient dans tous les coins.

Totalement folle, je vous le dis depuis le début...

- Quoi ?

- Sois sérieuse deux minutes veux-tu ? La réprimandais-je.

- T'as vu que ça sert d'aller à la fête foraine et de jouer au tir à la carabine. Combien de point crois-tu qu'on m'aurait accordé là ? demanda-t-elle en fronçant les sourcils en pleine réflexion.

- T'es vraiment pas possible, lui dis-je en récupérant mon flingue. C'est pas un jeu, putain, lui rappelais-je pour la énième fois.

- Quoi ? Le cœur et la tête, ça vaut bien dix milles points, ça, dit-elle en faisant sa moue boudeuse.

J'attrapais sa main en levant, une fois de plus, les yeux au ciel. Je voyais Emmett et Laurent un peu plus loin nous faire des signes pour les rejoindre. Ils étaient planqués derrière un bar.

- Est-ce que tu te sens capable de courir ? Lui demandais-je plus doucement

- Je pense, dit-elle hésitante.

Une idée diabolique me venait en tête. Putain, j'allais en prendre pour mon grade mais il fallait qu'on se mette à l'abri.

- Tu vois Emmett là-bas ? Lui demandais-je en pointant mon doigt dans sa direction.

Elle jeta un œil à l'endroit que je lui indiquais et hocha de la tête en affirmation.

- Bien. Maintenant il vaudrait mieux que tu cours, mon cœur, lui soufflais-je tendrement.

- Pourquoi ? Demanda-t-elle suspicieusement.

- Sinon l'araignée, qui est à tes pieds, se fera un plaisir de grimper sur toi, lui dis-je simplement.

Il ne fallait pas lui dire deux fois. Elle tira sur mon bras en courant à toute vitesse. J'étais un salop sur ce coup. Je le savais mais au moins nous n'étions plus à découvert. On arriva près d'Emmett en un temps record. Je voyais que Bella peinait à reprendre son souffle et la culpabilité m'envahit instinctivement. Bella me regarda et elle comprit. Un éclair de colère traversa ses pupilles.

- Espèce d'enfoiré de première, cria-t-elle en me tapant sur le torse.

- Oh toi, tu lui as fait le coup de l'araignée, ria Em'.

- Je te déteste. J'ai eu la peur de ma vie. Dit-elle en mettant une main sur sa poitrine.

Elle venait de tuer trois hommes de sang-froid et c'est l'histoire de l'araignée qui l'avait effrayé le plus ? Allez trouver quelque chose de logique à tout ça, vous. Moi, ça fait des années que j'ai abandonné.

- La cuisine est là, nous annonça Laurent.

- Normalement, un groupe d'intervention doit nous attendre un peu plus haut, nous apprit Em'.

- Vérifiez vos munitions, ordonnais-je simplement.

Bella tenta de le faire mais je voyais que ses mains tremblaient de nouveau.

- Donne, je vais le faire, lui dis-je tendrement en lui prenant l'arme des mains.

- Merci, sanglota-t-elle.

- Qu'est-ce qu'il y a ? Tu es blessée ? Tu as mal quelque part ? Lui demandais-je aussitôt inquiet.

- J'avais pas réalisé que... Je vais vraiment sortir d'ici ? C'est pas une blague hein ? Pleura-t-elle.

Oh ma petite puce...

- Oui, mon cœur. Tu vas réellement sortir d'ici, lui dis-je en la prenant dans mes bras.

- Allez Bell's. C'est la dernière ligne droite ma puce, c'est pas le moment de flancher, lui dit Em' en lui attrapant la main.

- Oui tu as raison, renifla-t-elle disgracieusement. Je suis une Cullen, bordel de merde et les Cullen...

- Ca ne pleurniche pas, termina-t-on d'une même voix.

Nous échangions, tous les trois, ce regard complice qu'on avait toujours eu. Ce regard qui disait "Je suis là pour toi". On se sourit chacun notre tour et prenons en même temps une grande inspiration.

- Allez, c'est parti les enfants, lança Emmett.

Nous traversions les quelques mètres qui nous séparaient du bar à la cuisine. Emmett poussa les portes de cette dernière et se dirigea vers la porte de secours qui donna sur le jardin. Bella et moi faisions le même chemin quand la main de Bella quitta la mienne brutalement. Je me retournais instinctivement en braquant mon flingue. La personne, qui retenait Bella, avait plaqué le canon de son arme sur sa tempe. Quand je reconnus la personne, mon cœur s'arrêta.

- Renée, soufflais-je.

- Bonjour, cher beau-fils ...

Je vois parfaitement ce que vous faites derrière votre écran ... SI, si ... Vous hurlez "Espèce de Sadique", " Oh putain je vais la tuer", " Mais c'est quoi de cette fin encore"... Comment je le sais ? Parce que je suis LA SADIQUE de FF en ce moment qui aime vous mettre des fin de malade PTDRRR. Pas la peine de me jeter des pierres ou des patates (comme j'ai pu le lire en review... lol), je me suis équipé d'une armure en fer qui me couvre de la tête au pied... D'ailleurs, il fait chaud la-dedans, mdrrrr...

En tout cas j'espère que cette suite vous a plu. Pour que je le sache, vous savez ce qu'il vous reste à faire. REVIEW, REVIEW, REVIEW...

Je reprends l'écriture que lundi, laissez-moi finir mon week-end tranquillement mais surtout récupérer mes heures d'insomnies pour avoir passer la nuit sur ce chapitre...

Robisous et à très vite...