Coucou revoilà la SADIQUE de FF
Et oui, nouveau chapitre, si c'est pas de la bonne nouvelle ça. ^^
Je tiens d'abord à vous remercier de votre patience et votre compréhension. Merci aussi pour votre soutien. Je ne ferais pas de long discours alors je passe à la suite. ;)
Merci à : CS85, Magalie, JasperloveLune, SoSweetySoCrazy, Clem gagaofrobsten, Edwardbellaamour, Celine, lillou, Isabelle, aelita48, Catherine, Serusia, Lina, laetitiaCullen, nana10, sand91, Ousna, Alexandra, Stef, ninni, Love-Lena ( énorme pensée pour toi ma belle, j'espère que tu vas bien), lyylla, 8-Laura-8, Senora, Kinoum, EDELA Cullen, Kadryona, Tiphaine Martin, mcla66, Gwen99, LolaMisweetlove, G6K, littleangelordevil93, ludy, Xukette, Onja, Xenarielle93; annso601, Maryfanfictions, CarlieCullen86, Nassou (je te nem toujours avec autant de sauce piquante lol ), LuneBlanche, Cendrillon49, odrey010, Sarah Pel, 3ailes01, Caro632, Erica Shoval...
Un grand merci à ma bétâ qui a corrigé plus vite que son ombre et qui a encore assuré en exterminant mes fautes digne de la maternelle... lol
Merci pour les mises en alerte et les personnes qui me suivent mais ne laissent pas obligatoirement de reviews...
Allez, je vous laisse découvrir la suite des aventures de l'agent Cullen qui est tant aimé...
On se retrouve à la fin...
POV Edward
Flashback
Je revenais d'une mission d'infiltration, longue de plus d'un mois. Plus d'un mois séparé de ma princesse. Je l'avais appelé pour lui dire que je rentrais ce soir. Dire qu'elle était heureuse, était un euphémisme. J'étais impatient de m'endormir au chaud dans les bras de ma femme. Elle m'avait tellement manqué.
Arrivé sur le palier de l'appartement, je m'aperçus que la porte d'entrée était légèrement entrouverte. Je fronçais les sourcils alors que l'adrénaline commençait à envahir mes sens. Je déposais mon sac et sortis mon arme tout en poussant la porte avec mon pied. Je progressais dans le couloir pour me rendre dans la salle à manger, l'arme au poing.
Ma respiration était hachée et la peur me tiraillait les entrailles. J'arrivais dans l'embrasure de la porte qui menait à la pièce principale et me stoppa net devant le spectacle qui se jouait devant moi.
Putain, je peux mourir heureux... avais-je pensé.
Bella était debout, à côté d'une chaise installée au milieu de la pièce. Un de ses pieds prenait appui sur cette dernière pendant que ma belle fixait la dernière attache de son porte-jarretelles à son bas.
Elle releva la tête vers moi et me fit un sourire sexy tout en jetant ses cheveux en arrière. Elle se remit devant la chaise en écartant légèrement les jambes en posant ses mains sur ses hanches de manière provocante.
Bella portait une guêpière noire transparente qui dessinait ses courbes à la perfection. Elle finit par s'asseoir sur la chaise avec sensualité sans me quitter du regard. Ses yeux étaient remplis de luxure et de désir.
Ses jambes, dissimulées par des bas-résille, étaient croisées. Son pied droit remontait lentement le long de son mollet gauche.
- Monsieur l'agent, j'ai commis un crime, me lança-t-elle d'une voix rauque.
Je m'avançais vers elle, lentement, comme un prédateur qui bondirait sur sa proie. Je posais mon arme de service sur la commode de la salle à manger sans jamais quitter Bella, des yeux. Je m'approchais encore et tournais autour d'elle en laissant trainer mon index sur la peau douce de ses épaules.
- Quel crime avez-vous commis, Miss Swan, soufflais-je sur sa nuque.
- J'ai dissimulé des informations cruciales à mon futur époux, dit-elle en haletant.
- Quelles sont-elles ? Lui demandais-je en continuant de faire parcourir mon doigt sur sa peau de soie.
- J'ai omis de lui dire que j'en aimé un autre, monsieur, souffla-t-elle.
- Effectivement, c'est une grosse faute, Miss Swan. Votre futur époux sera dévasté en apprenant cela.
- J'en ai assez de mentir. Je vous aime Agent Cullen, dit-elle avec un sourire dans la voix.
Je délaissais mes caresses légères pour venir me tenir devant elle. Je pris une de ses mains dans la mienne pour l'inciter à se lever.
- Je tiens à prendre votre déposition mais d'abord...
Je la basculais sur mon épaule ce qui me laissa une vue vertigineuse sur ses magnifiques fesses...
- Edward, bordel mais qu'est-ce que tu fais ? Demanda-t-elle en riant.
- Je vais d'abord m'occuper de vous faire subir la fouille au corps spécial agent Cullen, lui dis-je en lui claquant son petit cul.
Bon Dieu que j'aimais ma vie...
Fin du flashback
Aujourd'hui, ma vie était devenue un Enfer. En poussant la porte de cette chambre, je ne pensais pas vivre un cauchemar éveillé. Je me tenais debout devant la porte, toujours l'arme au poing. La scène, qui se jouait devant moi, me fit baisser le bras instinctivement.
Un groupe de médecins s'affairaient en alerte autour de Bella. Mon regard se posa instinctivement sur le moniteur qui nous indiquait que le cœur de ma femme avait cessé de battre. Un des médecins, qui était à côté de ma princesse, lui prodiguait un massage cardiaque comme si sa propre vie en dépendait.
Je ne pouvais plus bouger. Mes pieds étaient ancrés au sol. Mes yeux ne quittaient pas la machine qui m'indiquait que ma femme ne vivait plus. Pourquoi n'avais-je pas senti qu'elle me quittait ? Pourquoi mon cœur continuait de battre alors que le sien ne le faisait plus ? Pourquoi n'avais-je pas senti cette sensation qui disait que je perdais mon âme-sœur ? Jamais, je ne pourrais vivre dans un monde sans elle.
Je voyais que le médecin, qui essayait de redonner la vie à ma femme, avait arrêté tout mouvement. Il poussa un soupir en levant les yeux vers la pendule de la chambre et déclara.
- C'est fini. Heure du décès...
Ces paroles me firent l'effet d'un électrochoc. Mes pieds se dirigèrent d'eux-mêmes vers le médecin.
- Continuez, dis-je.
- Mais...
- Je vous ai dit de continuer, sifflai-je en le braquant de mon arme.
- Monsieur Cullen, je sais que cela doit être dur mais c'est fini, ajouta-t-il.
Je l'attrapais par le haut de sa veste et le plaquait brutalement vers le lit de Bella. Je positionnais mon arme sur sa tempe et lui dit d'une voix froide, dénoué de tout sentiment.
- Deux choix s'offrent à toi. C'est elle ou toi.
- On a tout essayé, il n'y a plus rien à faire, dit-il paniqué.
Je le repoussais violemment. Je mis mon arme à l'arrière de mon fûte. Je montais sur le lit de Bella, en positionnant mes jambes de part et d'autre de son corps inerte. Je reprenais le massage cardiaque, que ce soi-disant médecin avait lâchement abandonné. Elle ne pouvait pas me quitter. Elle ne pouvait pas m'abandonner sans s'être battue une dernière fois. C'était tout bonnement inconcevable.
- Tu ne m'abandonneras pas, murmurais-je.
Je continuais le mouvement. Encore et encore.
- Bats-toi. Bats-toi pour moi, pour nous. Je ne survivrai pas. Mon cœur ne bat pas sans toi. Criais-je en pleurs.
Je m'arrêtais deux petites secondes pour essuyer les larmes qui m'obstruaient la vue. Je repris le massage avec hargne. J'allais sûrement lui casser quelques côtes mais il fallait que son cœur reparte. Si le sien ne battait plus le mien ne survivrait pas.
- On a des projets qui nous attendent. Putain, souviens-toi de ces projets. De ce bébé qu'on voulait. Bordel, tu l'auras ta maison avec ta barrière blanche mais reviens-moi, hurlais-je.
Flashback
Bella était allongée sur mon corps alors que moi-même, j'étais allongé dans l'herbe sur le dos. En cette journée ensoleillée, on avait décidé de pique-niquer à Central Park. Les mains de Bella avaient migré dans mes mèches rebelles pendant qu'une des miennes caressait son dos. De ma main libre, je jouais avec les mèches qui s'étaient échappés de son chignon fou.
- Où tu nous vois dans dix ans, Edward ? Me demanda-t-elle songeuse.
- Où tu veux, du moment que je reste dans tes bras.
- Et à part ça ? Riait-elle.
- Hum... Dans une magnifique maison au bord d'un lac.
- Avec une barrière blanche ?
- Quoi ?
- Ouais, une magnifique maison au bord du lac avec cette superbe barrière blanche que mon merveilleux époux aura peint. Et pendant ce temps, j'apprendrais à notre enfant à faire du vélo.
- Tout un programme. Mais si tu veux ta barrière blanche, tu la peindras pendant que j'apprendrais à notre fils à faire du vélo.
- T'es qu'un macho, riait-elle en posant son menton sur mon torse.
- Sérieusement qui veut s'emmerder avec une barrière de nos jours ? Tu ne veux pas qu'on s'occupe d'abord de faire notre bébé ? C'est une activité qui me plairait beaucoup, lui dis-je en la couchant sur le dos pour la surplomber de mon corps.
- Pourquoi ça ne m'étonnes pas ? Faisons un compromis, tu veux ? Tu réalises mon rêve en m'accordant la barrière blanche dans notre future maison et...
- Et ? Demandais-je en déposant des baisers dans son cou.
Bella passa ses mains sous mon t-shirt et caressa tendrement le bas de mon dos.
- Et je réaliserais ton fantasme le plus fou, ajouta-t-elle d'une voix foutrement sexy en mordillant mon lobe d'oreille.
- Putain de barrière...
Fin du flashback
Je ne contrôlais plus mes mouvements. Je mettais des coups de poings francs et secs sur son thorax pour faire repartir son cœur. Le son continuel de ce dernier inactif allait me rendre fou. Quand d'un coup, ce que je n'attendais plus, se produisit. Un premier battement de cœur se fit entendre. Puis un autre et un autre. Ce son magnifique qui me jouait la plus belle des mélodies. Bella m'offrait mon hymne à l'amour. J'arrêtais tout mouvement et nichais ma tête dans son cou.
- Tu me feras chier jusqu'au bout avec cette putain de barrière, lui murmurais-je soulagé.
- Je la veux, je l'aurais... murmura-t-elle faiblement.
Je relevais la tête. Ma petite puce avait un léger sourire sur le visage mais avait les yeux fermés. Je lui caressais les tempes de mes pouces. Je me retournais légèrement et portais mon regard à la pendule.
- Heure de la vie, quinze heures seize, déclarais-je en jetant un regard froid au médecin.
- Je...
- La ferme. Et maintenant, faites votre putain de boulot correctement, lançais-je au médecin.
- Edward, souffla Bella.
- Oui ma puce ?
- Tu m'écrases, murmura-t-elle difficilement.
- Oh...euh oui... pardon, dis-je en me relevant.
Je descendais du lit pour me mettre sur le côté en gardant une de ses mains dans les miennes. Le médecin regarda les constantes de Bella. Il sortit une petite lampe qu'il dirigea vers les yeux de ma belle.
- Madame Cullen, est-ce que vous vous souvenez de l'endroit où vous êtes ? lui demanda-t-il en observant ses pupilles.
- Sur un ring de boxe où j'ai perdu par K.O ? demanda-t-elle fatiguée.
Je levais les yeux au ciel. Cette petite phrase me rassurait. Sa petite blague confirmait qu'elle avait toute sa tête.
- Avez-vous mal quelque part ? demanda une fois de plus cet incompétent
- Edward ? M'appela-t-elle en tirant sur mes mains qui emprisonnaient la sienne.
- Oui, mon cœur.
- Me laisses pas avec lui.
- C'est un médecin, ma belle.
- Médecin ? Putain, je lui dis que je viens de me faire boxer et il me demande où j'ai mal. Il me fait peur Edward, dit-elle douloureusement.
J'éclatais de rire en pleurant, heureux de retrouver mon petit ange. Je me retournais vers l'infirmière.
- Serait-il possible d'avoir un autre médecin ? Demandais-je en ayant retrouvé mon sérieux.
- Je vais voir ce que je peux faire, répondit-elle en se retenant de rire aussi.
Le médecin regarda notre échange en silence. Il fronça les sourcils et se détourna pour sortir de la pièce.
Une heure plus tard...
J'étais installé à la cafétéria de l'hôpital pendant que Bella passait des radios de ses côtes. Apparemment, j'y avais été tellement fort que je lui en avais brisé deux. Mais si c'était à refaire je n'hésiterais pas. Je buvais un café quand Emmett et Jasper franchissaient la porte. Emmett portait toujours son uniforme. Jasper, fidèle à lui-même avait apporté sa sacoche d'informaticien.
- Alors comment va-t-elle ? demanda Em'.
- Je pense que le plus dur est passé. Ils l'ont emmené faire des radios.
- Ok. J'ai un truc pour elle qui devrait lui redonner le sourire, lança Jasper en posant ses affaires sur la table.
- Tu lui as trouvé une barrière blanche ? Demandais-je avec un sourire en coin.
- De quoi tu parles ? demanda-t-il perdu.
- Non, rien laisses tomber. Alors, qu'est-ce que c'est ?
Jasper me prit la main qu'il positionna paume vers le haut. Je regardais Em' qui souriait largement. Jazz fouilla dans la poche de son jean. Il positionna sa propre main, fermé en poing, au-dessus de la mienne. Il planta son regard sérieux dans le mien.
- Edward, toi et moi c'est une longue histoire. On s'est connus au lycée. Je n'ai pas eu l'occasion de te voir découvrir le gel. Je n'ai pas eu l'occasion de détruire ton château de sable alors qu'on portait des couches. Non, ça s'était réservé à Bella. Petite vengeance personnelle pour avoir piqué ma pelle, riait-il.
- Bordel, où tu veux en venir Jazz ? Lui demandais-je perdu.
- J'y viens.
Il prit une grande inspiration et posa un genou à terre.
- Ton cœur m'a été volé par une belle brune à bouclette. Le mien s'est brisé mais je ne perds pas espoir. Alors Edward. Mon petit Ed'. Divorce de cette belle créature et épouse-moi.
En disant les dernières paroles, il laissa tomber une bague dans le creux de ma main. Une alliance. Cette alliance, je la reconnaîtrais entre mille. Le gage de mon amour pour ma femme. Mon regard fut obnubilé par cet anneau sacré (nda : hey hey... p'tit clin d'œil pour le premier film de Rob...) pendant qu'Emmett explosait de rire. Jasper se releva en riant et referma ma main en poing. Il apporta ce dernier à mon cœur.
- Souviens-toi jusqu'à ce que la mort vous sépare, mon vieux.
- Comment...
- En fouillant la maison. On l'a trouvé dans un des tiroirs du bureau de James. Il y en avait des dizaines. Comment ne pas reconnaître celle que j'ai gardé des mois entiers ? J'aurais fait un piètre témoin sinon... ria-t-il.
- Merci, lui dis-je ému.
Je retirais la chaîne autour de mon cou pour réunir les deux anneaux. La cicatrice de mon cœur, brisé par cette séparation, se referma instantanément et renforça l'amour que je portais à Bella.
- Qu'as-tu découvert d'autre ? Lui demandais-je en replaçant la chaîne à mon cou.
- Ceci, dit-il simplement en balançant un dossier sur la table où nous étions installés.
- Qu'est-ce que c'est ? Demanda Em'.
En ouvrant le dossier, une photo de femme apparut.
- Qui est-ce ? Demandais-je intrigué.
- Une des femmes que James a enlevé, m'apprit Jazz.
Je passais une à une les photos, jusqu'à tomber sur celle de ma princesse.
- Est-ce que ce sont toutes les femmes que James a enlevé ?
- Oui, affirma-t-il.
Sur la photo que j'avais en main, on pouvait voir Bella sortir de la fac en souriant. Elle était magnifique comme toujours.
- Il y a aussi ceci Edward.
C'était mauvais, très mauvais s'il m'appelait par mon prénom. Il me tendit un boitier de cd tout en tournant l'ordinateur vers moi. Jazz se positionna derrière moi et posa sa main sur mon épaule.
- Rappelle-toi qu'on est dans un hôpital, d'accord ?
J'insérais le cd et le mis en lecture. Quand je vis la première image, tout mon corps se tendit à l'extrême. Bella était debout au milieu d'une pièce. Une corde retenait ses bras au-dessus de sa tête. Jazz appuya sur un bouton pour augmenter le son.
- Alors, vas-tu me dire ton véritable nom ? Demanda, ce que je reconnus comme la voix de James.
- Allez vous faire foutre, cracha ma belle.
- Oh mais fais attention que je ne te prenne pas au mot. En plus, attachée comme ça, tu es vraiment bandante.
- Bandante ? Ria Bella. Je pense que le coupe papier vous a fait perdre l'envie de bander, non ?
- Tu te crois maligne ? Je pense qu'on pourrait jouer toi et moi ? Qu'en dis-tu ?
- Depuis quand un bâtard de votre espèce peut penser ?
- Oh mais c'est qu'elle sortirait les griffes, riait cet enfoiré.
James tournait autour de Bella. Il s'arrêta d'un coup derrière elle. Il attrapa une poignée de ses cheveux et tira sa tête en arrière.
- Ton nom, redemanda-t-il en lui léchant le cou.
- Ne me touche pas, enfoiré, siffla Bella en essayant de se dégager.
- J'ai un moyen plus convainquant pour que tu me le dises, disait-il en se mettant face à elle.
- En tout cas, je suis certain que ce n'est pas grâce à votre virilité inexistante.
James lui administra une claque du revers de la main qui fit partir la tête de Bella sur le côté. En voyant cette scène, ma respiration s'accéléra alors que mes mains se refermaient en poings. James reprit, une fois de plus, les cheveux de Bella dans son poing.
- Crois-moi quand je te dis que d'ici quelques petites secondes, tu auras perdu toute envie de rire, siffla-t-il.
Il relâcha Bella et enleva la boucle de sa ceinture.
- Voyons voir si avec cette méthode, j'arriverais à te faire dire ce que je veux.
James avait maintenant sa ceinture dans l'une de ses mains et la faisait claquer plusieurs fois dans la paume de l'autre.
- Je te laisse une dernière chance, sale chienne, quel est ton nom ? Redemanda-t-il en se positionnant derrière Bella.
- Connard, dit-elle simplement.
- Mauvaise réponse.
Un premier coup de ceinture retentit dans la pièce. Le corps de Bella s'était tendu sous cette attaque. Une grimace de souffrance apparaissait sur son visage. Elle mordait sa lèvre inférieure pour ne pas lâcher un cri. Mes poings s'étaient serrés à m'en faire blanchir les jointures. Mes yeux me piquaient signe que les larmes n'étaient pas loin.
- Ton nom, répéta-t-il.
- Sale fils de pu...
Un second coup de ceinture retentit. Une larme roula sur ma joue.
- Essaie encore, riait-il
- C'est ton père qui t'a appris à frapper sur les femmes ? Non parce que tu tapes comme une mauviette, tu le sais ça ?
- Ne.(coup de ceinture) Parle (coup de ceinture) Pas (coup de ceinture) De mon (coup de ceinture) Père (coup de ceinture).Laurent finis-la.
Jasper finit par refermer l'écran de l'ordinateur. Tout mon être tremblait. Ma respiration était devenue erratique. A chaque coup que Bella avait reçu, une larme avait coulé. Je ne voyais plus rien autour de moi à part cette scène où James battait Bella. Encore et encore. J'essuyais mes larmes du revers de ma main. James avait battu ma femme. La douleur des coups que Bella avait reçus se transforma en rage.
- Edward, entendis-je.
Ce qu'il avait fait subir à Bella n'était rien à ce qu'il l'attendait quand je l'aurai sous la main. Je n'étais plus agent du FBI actuellement. J'allais devenir le traqueur de James. Parce que oui, je le traquerais toute ma vie s'il le fallait mais je ne le lâcherais pas tant qu'il ne sera pas mort et enterré. Des plans de vengeance en tout genre parcouraient mon cerveau à une vitesse vertigineuse.
Je me levais brutalement de la chaise, et pris la direction de la sortie de la cafète, quand une main me retient par le bras.
- Qu'est-ce que tu fais ? Me demanda Em'.
- Je vais voir Bella. J'ai besoin de voir Bella, lui dis-je en dégageant brusquement mon bras de sa prise.
Je sortis et me dirigeais vers sa chambre. Je fermais les yeux en tentant de reprendre une respiration plus calme. Mais des images de la vidéo revenaient en force derrière mes paupières.
" Tu es bandante comme ça..."
Mes poings se refermaient d'eux-mêmes. Ma respiration avait repris une course frénétique.
"Je pense qu'on pourrait jouer toi et moi..."
J'entendais encore et encore les coups de ceinture claquer les uns après les autres.
- Putain, hurlais-je en tapant plusieurs fois le mur à côté de la porte, avec mon poing.
Je posais mon front sur ce dernier et tentais de me calmer. Il ne fallait pas que Bella me voit dans cet état. Il ne fallait pas qu'elle soupçonne, une seule seconde, que quelque chose n'allait pas. Je soufflais une fois de plus et pénétrais dans la chambre.
Bella dormait paisiblement. Je m'approchais d'elle et lui prit la main dans l'une des miennes et caressais ses cheveux de l'autre. D'avoir vu ce qu'elle avait subi, m'avait fait prendre une décision importante. Bella allait m'en vouloir. Jasper et Emmett aussi. J'allais en décevoir plus d'un mais personne ne pourra me faire changer d'avis. Je retirais ma chaîne et la déposais dans le creux de la main de Bella. Je me penchais sur ma princesse et déposais un baiser sur son front.
- Pardonne-moi mon amour.
Je caressais sa joue de mon index en nichant ma tête dans son cou pour respirer son odeur qui était redevenue florale et naturelle.
- Veille sur mon cœur, murmurais-je en refermant sa main sur nos alliances. Et surtout quoi qu'il arrive, n'oublie pas que je t'aime, terminais-je en déposant mes lèvres délicatement sur les siennes.
Je me séparais d'elle et reculais en direction de la porte sans quitter des yeux le visage de ma femme. Je me stoppais près de la porte. Je pris encore quelques secondes pour graver ses traits parfaits dans ma mémoire. Ce visage qui, dès qu'il apparaitra sous mes yeux, me rappellera ce pour quoi j'avais pris cette décision et ce pour quoi j'allais me battre. Je pris une grand inspiration et quittait la pièce.
QG du FBI
- Alors c'est ici que tu planquais tes fesses, grand manitou, lançais-je sarcastiquement à Carlisle en entrant sans permission dans son bureau.
- Garde tes sarcasmes pour toi, Edward et n'oublie pas à qui tu t'adresses, me répondit-il sans lever les yeux de son dossier. Comment va la fille ?
- Je parle comme je veux à qui je veux, et c'est surtout pas un enfoiré de trouillard comme toi qui va y changer quelque chose. Et putain, tu oses me demander comment va la fille ? Est-ce que tu sais au moins qui est la fille, bordel de merde ?
- Qu'est-ce que ça peut faire ? Qui que ce soit, je m'en moque. J'ai d'autres chats à fouetter, continua-t-il en étant toujours plongé dans son dossier.
- Bella est la fille, sifflais-je.
- Ok.
- Ok ? C'est tout ce que ça te fais ? Putain. T'es qu'un enfoiré en fait. Et merde, regarde-moi quand je te parle, hurlais-je.
- Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Super ? Excellent ? Allons fêter ça ? Faudrait-il que je verse une petite larme aussi ? dit-il en me regardant droit dans les yeux.
- Tu me dégoutes, crachais-je. Et tu me disais avoir perdu une fille ? T'en as rien à foutre depuis le début pas vrai ? C'est pour ça que tu m'as conseillé, au bout de deux semaines, d'arrêter mes recherches.
- Et quoi, hum ? Tu veux que je lui érige une statue à son effigie aussi ? Elle est saine et sauve, fin de l'histoire.
Je me dirigeais vers son bureau et l'attraper par le col de sa chemise.
- Tu sais ce que je suis, papa ? Crachais-je. Un champ de mine. Tu es très proche de marcher sur l'une d'entre elles alors un petit conseil, fais gaffe à ce que tu dis concernant ma femme, sifflais-je. Saine et sauve ? Oh oui, elle l'est et ce n'est certainement pas grâce à toi. Elle a dû se battre. Elle a dû utiliser un flingue. Elle a dû tuer ces enfoirés pour avoir la vie sauve. Et toi, hum ? Où étais-tu ? Planqué dans un bureau à se faire lécher le cul par des petits connards plus gradés que toi. Mais tu sais quoi Carlisle, tu es comme eux en fait et tu es loin d'arriver à la cheville de MA femme. Elle en vaut dix comme toi, crachais-je.
Je le relâchais brusquement. Il retomba sur son fauteuil doré comme je l'appelais. Pourquoi ? C'est simple. Au FBI, quand tu as le siège du patron, tu crois avoir des couilles en or. Carlisle avait changé du tout au tout en ayant cette place. Moi qui voyais mon père comme un héros, aujourd'hui je le voyais plutôt comme un zéro. Tout ce pour quoi il se battait, s'était éteint. C'était grâce à lui que j'avais fait ce choix de carrière. Il répétait sans cesse que la vie d'autrui était plus importante que la nôtre. Quand j'avais annoncé à mon père que je voulais devenir agent du FBI, ses yeux avaient brillé de fierté.
Carlisle se levait et se plantait devant moi en me regardant de haut.
- Ce qui me fait poser certaines questions. Savais-tu qu'il y avait une taupe dans nos troupes ? Oh non, bien sûr que non. Savais-tu que ta femme comme tu dis si bien venait au QG pratiquement tous les jours quand tu étais en mission ? Je me demandais aussi comment ta femme pouvait savoir si bien se défendre alors qu'elle ne veut devenir qu'un avocat de bas étage ? Ce qui me fait venir à ma dernière question. Ne serait-ce pas ta putain de femme qui serait la taupe ?
Suite à ses paroles, je lui administrais un coup de poing dans la gueule qu'il lui fit perdre l'équilibre. Je me jetais dessus sans lui laisser le temps de se relever. Je l'attrapais par le col de sa chemise et lui en remis une. Je le ressaisis par le col et lui crachais au visage.
- Tu viens de marcher sur la mine Carlisle et ma putain de femme, comme tu dis si bien, n'est pas la taupe. A force d'être enfermé dans ta foutue tour d'ivoire, tu ne sais même plus réfléchir correctement. Elle a été enlevée cinq mois espèce de crétin sans cervelle. Comment tu veux qu'elle soit la taupe ? Elle sait fait battre comme un chien par un putain de bâtard et elle n'a pas lâché une seule information.
La porte du bureau s'ouvrit sur Esmée.
- Edward ? As-tu perdu l'esprit ? Demanda-t-elle en se précipitant sur Carlisle.
Je me relevais et me dirigeais vers la porte pour sortir. Je marquais un temps d'arrêt et regardais Carlisle droit dans les yeux.
- Je n'ai pas perdu l'esprit. Je viens juste de perdre un père. Ne t'approche plus de moi en dehors du boulot. Ne t'approche pas de ma femme. Tu ne fais plus partie de ma famille. Parce qu'en marchant sur la mine, aujourd'hui pour moi Carlisle, tu es mort.
Je sortais du bureau, dont la porte était restée ouverte à l'entrée d'Esmée. Toutes les personnes présentent, avaient assisté à la scène et me dévisageaient.
- Est-ce qu'une autre personne aurait un problème ? Demandais-je sèchement.
Personne ne répondait mais personne ne bougeait non plus.
- Non ? Alors retournez à vos postes et mêlez-vous de votre cul, crachais-je.
Je repérais Jasper et Emmett dans un coin de la pièce. Je me dirigeais vers eux. Emmett avait un air choqué sur le visage. Jasper ne laissait rien paraître.
- Qu'est-ce que c'était que ça, Edward ? Me reprocha Em'.
- Demande à ton cher papa, dis-je en haussant les épaules.
- Qu'est-ce...
- Écoute, Emmett. Je n'ai pas envie de me battre avec toi. Et si tu veux savoir ce qui s'est passé demande à ton père, lui dis-je en me dirigeant vers la salle des interrogatoires.
- C'est ton père aussi je te signale.
- Géniteur, nuance.
- Je vois. Qu'est-ce qu'il a dit sur Bella ?
- Pourquoi tu dis ça ?
- Edward, on te connait comme notre poche. Si tu bannis quelqu'un de ta vie c'est qu'il s'en est pris à Bella, lança Jasper.
- Est-ce que tu étais au courant qu'il y avait une taupe au bureau ? Demandais-je pour changer de sujet.
- Qui t'as dit ça ? S'étonna Jazz
- Le big Boss.
- Putain, est-ce qu'on pourrait pas nous mettre au courant ? Fais chier tiens. Quelle bande de cons, hurla-t-il.
- C'est pas moi qui vais te contredire, riais-je. Est-ce que Laurent est en salle d'interrogation ? Lui demandais-je en retrouvant mon sérieux.
- Oui. Seth et Garrett le cuisinent depuis des heures mais rien à faire, il veut pas se mettre à table.
- Ok, dis-je simplement.
Quelques minutes après, j'entrais dans la salle à côté de celle où Laurent était. J'appuyais sur l'interphone pour entendre ce qu'il s'y disait.
- Reprenons depuis le début, disais Seth. Comment as-tu rencontré James ?
- Je vous l'ai déjà dit. Il m'a aidé à sauver ma fille d'une maladie.
- Quelle maladie déjà ?
- Elle avait besoin d'un rein.
Un rein ? Est-ce qu'il se foutait de ma gueule ? Il m'avait dit que sa fille était mourante d'une leucémie. Alors il avait menti. Ce fumier m'avait berné comme un bleu.
- Connaissez-vous cette personne ? Demanda Garrett en glissant une photo sur la table.
- Oui, c'est Mallory.
- En fait non. Elle s'appelle Isabella.
- Je ne le savais pas.
- Et bien maintenant vous savez. Il y a une vidéo que nous avons retrouvée chez James qui montre que vous la battiez en compagnie de ce dernier.
- Je n'avais pas le choix, dit-il.
- Parce que battre une jeune femme fait partie de vos choix, Monsieur Gallager ?
- Elle... Elle l'a provoqué.
- Et alors elle méritait d'être battue parce qu'elle se défendait.
- Ce n'est pas de ma faute si Madame Cullen ne savait pas fermer sa grande gueule.
- On ne vous a jamais dit le nom de famille d'Isabella.
- Et merde, jura-t-il tout bas.
Je décidais d'entrer en action, histoire de lui faire cracher le plus d'infos possibles. Je rentrais dans la pièce où l'interrogatoire avait lieu. Je pris appui sur le mur en face de Laurent en croisant mes bras sur ma poitrine.
- Alors comment connaissez-vous l'identité de cette personne ? Demanda Seth.
- Je ne parlerais qu'en présence de mon avocat, se braqua-t-il.
- Avocat ou pas, tu parleras, lui dit Garrett.
- Vous n'avez pas le droit, assena-t-il fier de sa connerie.
- Vous voyez Monsieur Gallager si j'étais vous, je coopérais. Ce mec-là, dit-il en me pointant du doigt, n'est pas très commode surtout quand on s'en prend à lui.
- Je ne le connais même pas. Je sais juste qu'il est agent du FBI et qu'il se fait appeler Tyler Hawkins.
- Oh pardonnez notre impolitesse, ironisa Seth. Monsieur Gallager, laissez-moi vous présenter l'agent spécial Edward Cullen.
- Cullen comme...
- Isabella Cullen. C'est sa femme.
Laurent déglutit et devint blafard. Je fis un signe de tête à Seth et Garrett pour leur demander de me laisser seul avec lui.
- Edward, je te laisse la suite de l'entretien, j'ai comme qui dirait envie d'un petit café, lança Garrett.
- Tu crois qu'ils ont apporté les beignets ? Demanda Seth.
- Ouais, y'a cinq minutes.
- Putain, je te suis mec.
Seth et Garrett allaient pour sortir quand ce dernier se retourna vers moi.
- Je dois me rendre en ville pour une affaire. Ma voiture m'a lâché ce matin. Tu pourrais me prêter ta caisse.
- Ouais, pas de soucis.
Je retirais les clefs de la poche de mon jean et le lui lançait.
- Et prends-en soin. C'est mon bébé putain.
- J'ai pas dit que j'allais rejoindre ta femme Eddy.
- Barre-toi avant que je ne te la coupe, lui dis-je en riant.
Il sortit de la pièce en riant lui aussi, suivi de Seth. Je retrouvais instinctivement mon sérieux en me retournant face à Laurent.
- Alors comme ça, tu m'as pris pour un con ? Lui demandais-je froidement.
- Je ne vois pas de quoi vous voulez parler.
- Tiens donc.
J'avançais lentement vers lui.
- Reprenons là où mes collègues se sont arrêtés. De quelle maladie ta fille était atteinte déjà ?
Il n'eut pas le temps de répondre que mon téléphone portable sonna. Je regardais le destinataire. L'hôpital de Bella. Je décrochais sans attendre.
- Allo
- Bonjour très cher Edward.
La panique m'envahit. James était dans l'hôpital où Bella se trouvait.
- Je vois que ta femme est très bien entourée. Trois agents du FBI à sa porte, rien que pour elle.
Putain, je baisserais les pieds de Jasper et Emmett jusqu'à la fin de ma vie. J'avais tellement été énervé par la vidéo que j'avais vu, que je n'avais même pas pris la peine de prendre les précautions pour protéger Bella. Putain de crétin.
- Si tu t'approches d'elle...
- Non, ce serait trop risqué. J'ai juste un petit jeu à te proposer.
- Je ne suis pas un de tes putains de pions. Ton jeu est bientôt fini, crachais-je.
- Oh non agent Cullen, il ne fait que commencer.
- Espèce de...
- Petite énigme assez facile pour cette nouvelle partie. Au fil des kilomètres, ton cœur s'emballe et le boum deviendra ta pierre tombale.
- Qu'est-ce...
Je n'avais pas fini la phrase qu'il avait déjà raccroché. Je me répétais en boucle la phrase que James avait prononcé. Je marchais en rond dans la pièce en me tirant les cheveux. Quand mon portable sonna une fois de plus. Garrett.
- Dis-moi ma caille, c'est normal que ta voiture fasse un tel vacarme.
" Au fil des kilomètres, ton cœur s'emballe et le boum deviendra ta pierre tombale".
- Putain, Garrett sors de cette voiture...
Alors, alors ? Si vous me dites que j'ai fait la sadique sur cette fin alors je vous dirais... ouais, ok j'ai fait la sadique comme d'hab lol. C'est ma marque de fabrique... Alors comme toujours j'attends vos impressions...
Robisous et RDV au prochain chapitre... LA SADIQUE... ^^
