Hey, coucou mes lecteurs...
Je sais, je sais... J'ai été absente longtemps après vous avoir offert les premiers chapitres à la suite. Les aléas de la vie malheureusement. Je vais pas faire un long discours et vous raconter ma vie car on est pas là pour ça. Je vais vous laisser profiter de ce chapitre que j'ai eu du mal à écrire, je ne vous le cache pas. J'ai eu beaucoup de doutes d'ailleurs mais bon, je verrais bien si cela vous plaît toujours autant ou pas ;)
Comme à mon habitude je remercie : odrey010, Ronnie32, Edwardbellaamour, Tiphaine Martin, Clem GagaofRobsten, SoBobby Dupea, Love-Lena, Nassou (Tu vois que je l'ai pondu avant la fin de l'année ce chapitre mdr ;) ), Alexandra13, Popo, Galswinthe, Onja, Nana10, imane, Kinoum, mlca66, aelita48, Xenarielle93, So SweetySoCrazy, lyylla, ninni, Sarah Pel, Alexandra, Lolamisweetlove, Sand91, Habswifes, G6K, Ousna, Annso601, Maryfanfictions, LMF'Ines, Luciaah, Mlle Cullen-Swan, Mamouneedward, Miss carlotoà et tout ceux, et celles que j'aurais oublié par inadvertances.
Merci aussi pour les mises en favoris ...
Et enfin merci à ma Béta...sse qui m'a botté le cul plus d'une fois pour que je reprenne l'écriture ;)
Allez trêve de blabla, bonne lecture et on se retrouve à la fin... XD
POV Edward
Flashback
- Pas de conneries, Edward. Tu es novice. Alors tu me suis comme mon ombre. Pas d'actes héroïques, compris ? Me disait Garrett.
- Ouais, lui répondis-je vaguement.
- Écoute bien ce que je vais te dire et putain tu as intérêt de m'écouter, tête brulée. Les missions ne sont pas comme dans un jeu vidéo. Tu n'es pas invincible aux balles, ok ? Ta mission à toi, c'est de me coller au train et de veiller sur mes fesses comme à la prunelle de tes yeux. Ma mission à moi, c'est de te garder vivant. Je dois bientôt porter un costume. Il doit servir pour ton mariage et non pour ton enterrement, capiche ?
- Ok, ça va j'ai compris. Ne va pas nous faire une attaque, lui dis-je en levant les yeux au ciel.
- Ce n'est pas un putain de jeu, Edward. (N/A : Maintenant vous savez de qui Edward tient cette phrase ^^)
- J'ai compris Garrett.
- Bien. Vérifie tes munitions. Mets ton gilet pare-balles et c'est parti.
Garrett était comme mon second père. Il me conseillait, m'épaulait. Il avait une patience hors du commun. Je m'étais souvent amusé à le pousser à bout mais c'était toujours moi qui finissais fou face à son calme olympien.
Garrett nous fit le signe d'entrer dans l'entrepôt qui servait de planque au trafic d'armes nucléaires. On avait su, de source sûre, qu'il y a avait une vingtaine de gars armés à bloc, là-dedans. Une putain de descente en somme.
Dès que nous eûmes posé le pied dans l'entrepôt, les balles ont commencé à fuser de partout. Même en étant préparé à cette attaque depuis des mois, cela m'impressionnait énormément. C'était, d'ailleurs, la première fois que l'adrénaline parcourait mon corps à un rythme fou.
Comme Garrett me l'avait demandé, je ne le quittais pas d'une semelle. On aurait juré que j'étais réellement son ombre. On se planqua derrière des caisses pour changer nos chargeurs. Ce fut à ce moment-là que tout bascula. Garrett fit tomber son chargeur plein en jurant. Je relevais la tête vers lui et vit un point rouge sur son torse. Je tournais la tête à gauche pour voir un des mafieux prêt à tirer. Je me jetais sur Garrett pour le plaquer au sol au moment où le tir se fit entendre. Ce fut là, ma première erreur.
A ce moment précis, tout devint flou. J'entendais des tirs près de moi mais je ne savais pas d'où ils provenaient. J'entendais une voix m'appeler mais je ne voyais pas la personne. Je sentais une main se poser sur mon cou sans savoir à qui elle appartenait. On me demandait de ne pas fermer les yeux mais je n'arrivais pas à lutter.
Je voyais ma vie défiler sous mes yeux. Les merveilleuses journées jouant dans le jardin étant petit. Les nouvelles villes qu'on découvrait en déménageant pour le travail de mon père. Ma rencontre avec Bella. Mon bel et incroyable ange Bella. Notre premier baiser. Notre premier "Je t'aime". Notre première fois. Notre emménagement. Ma demande en mariage. Son sourire. L'amour que son regard me portait. Toutes ces petites choses qui faisaient qu'on aimait la vie et la personne qui la partageait avec vous.
La dernière image fut celle de ma princesse qui me tendait les bras. J'avais froid, je voulais me blottir dans ses bras pour que son corps puisse me réchauffer mais je ne pouvais pas bouger. C'était comme si mes pieds étaient cloués au sol.
"Je t'aime Edward. Bats-toi. Ne me quitte pas." furent les dernières paroles que sa voix me chantait avant de sombrer dans le néant.
Je m'étais réveillé trois jours plus tard. Bella et Garrett étaient à mon chevet. Mon ange dormait la tête posée sur le lit en tenant ma main. Garrett était en train de lire mais je pouvais distinguer que ses traits étaient tirés, preuve qu'il n'avait pas dormi. J'essayais de parler mais ma gorge, qui me brûlait intensément, m'en empêcha. Je portais ma main libre à mon cou. Quand mes doigts entrèrent en contact avec le pansement, posé sur ce dernier, j'émis un sifflement.
- Si tu enlèves ce pansement, je te botterais le cul tellement fort que tu ne pourras plus jamais t'asseoir dessus, disait Garrett en se levant, jetant le livre sur le siège où il était assis. Je vais profiter que tu ne puisses pas parler pour te dire, putain de merde, qu'est-ce qu'il t'a pris ? Je t'ai dit de me suivre comme mon ombre et non pas de te faire plomber le cul, petit con. Sais-tu seulement ce que tu as créé autour de toi, tête brulée ? Bordel, quand vas-tu commencer à penser avec ce qui te sert de cervelle, hum ? Sais-tu que ta future femme m'a botté le cul, emmerdeur de première ? Sais-tu à quel point, elle s'est inquiétée? Non, bien sûr que non, vu que tu jouais à la belle au bois dormant. Putain, tu serais dans un meilleur état, je te casserais ta petite gueule d'enfoiré pour m'avoir foutu la peur de ma vie.
Fin du Flashback
Aujourd'hui, c'était moi qui me trouvais à la place de Garrett et lui, qui occupait la mienne. En y regardant d'un peu plus près, nos collègues étaient devenus notre famille. Bien sûr, la plupart de l'agence faisait partie de ma famille, à une exception près aujourd'hui. Mais Garrett et Seth avaient entièrement leur place. Garrett était devenu le père de substitution quand, ce que je considérais comme le mien, nous avait délaissés au fil des années. Cela avait empiré quand il avait eu la place de Chef. Quant à Seth, je le considérais comme un petit frère. Dès son arrivée au QG, je l'avais pris sous mon aile et le jour où mon grade avait pris du galon, c'était Garrett qui l'avait eu pour coéquipier.
J'étais assis depuis plus d'une heure maintenant sur ce siège à relire encore et encore ce dossier que Jasper m'avait filé. Depuis plus d'une demi-heure, mes yeux étaient braqués sur la photo de Bella, plus magnifique que jamais. Je ne comprenais toujours pas les raisons de cet enlèvement. Je pouvais affirmer avec les éléments que j'avais eus par Laurent, que c'était bel et bien un enlèvement programmé.
Quelques heures plus tôt ...
- Un problème Agent Cullen, demanda Laurent alors que le téléphone venait de couper.
Je fis volte-face et découvris sur le visage de cet enfoiré, un petit sourire satisfait. Cela augmenta la rage en moi. Je me dirigeais vers la prise de courant pour arracher le fil qui y était branché. Caméra oblige dans une salle d'interrogatoire. Je me dirigeais d'un pas furieux vers Laurent qui avait toujours son sourire d'enculé collé sur le visage. Je l'attrapais par le haut de son pull et le plaquais contre le mur en crachant d'une voix que je ne reconnaissais même pas.
- Je vais te faire passer l'envie de sourire, espèce d'enflure. Tu vas arrêter de me prendre pour un con. Je vais te donner le choix et putain tu as intérêt de choisir correctement. Soit tu me craches tout ce que tu sais sur James et son putain de business, soit je te relâche en criant haut et fort à qui voudra l'entendre que tu es un vendu. Tu sais ce que ça veut dire, n'est-ce pas ? Tu sais comment fonctionne le bouche-à-oreilles dans ce milieu pas vrai ? Une fois que tu auras mis le pied dehors, je ne donne même pas une heure à ton cul d'enfoiré avant qu'ils ne te butent sans pitié. Alors que si tu te mets à table, j'évite à ton cul de se retrouver dans la section où les mecs condamnés sont d'anciens flics.
- Vous n'avez pas le droit de faire ça, répliqua-t-il.
- Rien à foutre, ce droit je l'ai et je le prends, sifflais-je.
- Je n'ai tué personne, affirma-t-il sûr de lui.
- Non, mais tu étais aux premières loges. Tu as participé à toute cette merde. En plus, que crois-tu qu'ils feront à un gars qui s'en est pris à la femme d'un flic, hum ?
Je ne le quittais pas des yeux. J'avais appris avec le temps à lire toutes les émotions qui pouvaient passer dans un regard. Et dans les yeux de Laurent, c'était un torrent d'émotions. La détermination, l'appréhension, l'angoisse et enfin la peur. Je voulais cette émotion parce que je savais qu'il allait craquer. De toute façon, il n'avait pas le choix. C'était soit il parlait, soit il mourrait. Je savais, au vu de son comportement quand l'assaut avait été donné, qu'il avait une peur bleue de mourir.
- D'accord, je vais vous dire tout ce que je sais, finit-il par avouer.
Je le lâchais, rebranchais la caméra et nous nous réinstallions autour de la table d'interrogatoire.
- Je t'écoute et pas d'entourloupe ou tu le regretteras le reste de ta putain de vie, compris ? Le menaçais-je.
- J'ai connu James il y a cinq ans. J'avais besoin de drogue plus... dure, dira-t-on mais personne ne voulait m'en vendre. Un des revendeurs m'a parlé de James et me l'a présenté. La rencontre s'est faite rapidement. Tout se passait bien, il m'avançait même ma dose quand je n'avais pas d'argent. Jusqu'au jour où la somme a dépassé les dix mille dollars. Je ne savais même pas le prix d'une dose. Je ne m'en souciais pas parce qu'il me disait que ce n'était pas un problème, que j'étais de la famille et qu'on devait s'entraider en tant que tel.
- Ne tourne pas autour du pot, ma patience a des putains de limites, lançais-je.
- J'y viens. Je voulais juste que vous sachiez comment je l'avais connu. Un jour, j'ai reçu un appel d'un de ses gardes disant que James voulait me voir et qu'il avait du travail pour moi. J'y suis allé. Pourquoi ne pas y aller alors qu'il pourrait trouver mon cul n'importe où ?
- Quel boulot, bordel ? Demandais-je irrité qu'il prenne son temps alors que je n'en avais pas.
- Repérer des nanas, les kidnapper pour les revendre.
- Ensuite, le pressais-je
- Ensuite, je devais m'occuper d'elles le temps que James trouve un acquéreur.
- Pourquoi ma femme ?
- Je n'en ai aucune idée.
- Conneries, crachais-je en me levant pour me positionner derrière lui.
- Je... Il... bégaya-t-il ce qui m'irrita encore plus.
Je donnais un coup dans le pied de sa chaise et lui plaquais la tête contre la table. Je dégainais mon arme et le positionnais sur l'arrière de son crâne.
- Je te donne dix secondes pour cracher le morceau enfoiré où j'envoie ton cerveau à la morgue en pièces détachées, lui dis-je d'une voix glaciale tout en retirant le cran de sureté de mon flingue.
- Il m'a...
- Neuf... Huit... Sept..., récitais-je.
- Il m'a demandé de suivre votre femme.
- Six... Cinq... Quatre...
- Il la voulait. Il m'a demandé de la suivre et de la prendre en photos.
- Trois... Deux... Un...
- Il la voulait parce qu'elle s'appelait Cullen, finit-il par avouer. Il voulait s'en prendre à la famille Cullen. Il a dit qu'elle allait payer pour ce qu'il lui avait fait.
- Qui ?
- Je ne sais pas, je vous le jure. Il n'a pas dit de prénom. Il m'a demandé de savoir son emploi du temps. Je l'ai suivi pendant trois semaines.
- C'était toi, ce matin-là à la boulangerie ?
- Je ne vois pas de quoi vous voulez...
- Arrête de me prendre pour un con. Tu devais savoir qu'elle allait à la boulangerie tous les matins, vu que tu avais son emploi du temps.
- Non. Je commençais à la suivre qu'une fois qu'elle était à la faculté. Je savais qu'elle commençait à huit heures trente et qu'elle finissait à dix-sept heures. Elle n'était jamais seule. Quand je l'ai appris à James, il m'a dit qu'il savait déjà quand il allait l'enlever et à quelle heure. Je n'ai jamais fait partie des enlèvements. Je suivais juste les nanas. James avait déjà tout programmé. Il a même dit que ça avait du bon d'avoir des yeux et des oreilles partout. Je vous jure que ce n'était pas moi. Je vous en prie, ne me tuez pas, supplia-t-il.
- Est-ce que tu t'es arrêté quand tu as vu le dos de ma femme en sang pendant que tu la rouais de coup ? T'es-tu arrêté une seule putain de fois ? Sais-tu seulement ce que vous m'avez fait vivre, toi et ce bâtard pendant des mois ? Hurlais-je en appuyant l'arme sur l'arrière de son crâne.
- Je vous en prie, ne me tuez pas. Je n'avais pas le choix. Il m'aurait tué et...
- Alors tu t'es dit c'est elle ou moi ?
- Edward, lâche-le !
- Tu t'es dit que de ruiner sa vie serait une sécurité pour garder la tienne, sauve ?
- Edward !
- Tu t'es dit que de lui faire connaître l'Enfer serait meilleur pour elle que pour toi ?
- Putain, pose ton arme et lâche-le !
- Réponds-moi, sale fils de pute ? Hurlais-je.
J'appuyais mon arme, tellement fort sur son crâne qu'il aurait la trace du canon imprimé sur la peau. Mais j'en avais rien à foutre à ce moment précis. Tout ce que je voulais c'était lui faire exploser sa face d'enculé pour s'en être pris à ma femme. J'allais pour appuyer sur la détente mais je me retrouvais ceinturé et désarmé en un rien de temps.
- Putain, lâchez-moi que je lui explose sa gueule, hurlais-je en me débattant alors qu'on me sortait de la pièce.
Retour dans la chambre d'hôpital
Je n'avais jamais senti autant de haine parcourir mes veines tout au long de ma carrière de flic. Si Emmett n'était pas intervenu, Laurent ne serait plus de ce monde. Jasper avait sauvé mon cul en effaçant la fin de la vidéo de l'interrogatoire. Au moins une chose était sûre, je n'allais pas avoir mon putain de boss sur le dos. Mais pour combien de temps ?
Je savais maintenant que James voulait s'en prendre aux Cullen. Mais pour quelles raisons ? Cette putain de question qui revenait à chaque fois allait me rendre fou. Quel Cullen traquait-il exactement ? Je supposais qu'il en avait après moi. D'abord, il avait enlevé ma femme ensuite piégé ma voiture, mais pourquoi ? Je n'avais jamais croisé la route de James auparavant. Il fallait que je trouve rapidement la réponse à cette énigme avant que d'autres personnes de mon entourage en payent le prix.
Putain.
Il fallait aussi que je parle à Bella. Que je lui pose les questions qui me brûlaient les lèvres. De savoir ce qu'elle pouvait avoir vu ou entendu pendant sa captivité m'aiderait beaucoup. Savoir également comment elle avait appris à se battre. Savoir pourquoi elle se rendait si souvent au QG. Pourquoi n'avais-je rien vu, bordel ?
Je n'avais pas spécialement envie de la faire replonger dans toute cette merde mais Bella était la personne qui était restée le plus enfermée chez ce bâtard. C'était la seule qui pouvait, peut-être, m'apporter de nouveaux éléments. J'avais peur également de ce qu'elle pouvait m'apprendre. Peur de connaître qu'il lui avait fait subir encore plus. Peur de voir la souffrance dans son magnifique regard.
Je reportais une fois de plus mon attention sur la photo de ma princesse quand un détail attira mon attention. Une femme blonde se tenait derrière elle. Une femme que j'avais déjà vue. J'ouvrais de nouveau le dossier pour regarder chaque photo des femmes que James avait enlevé. Putain. Cette femme était sur chacune d'elles. Pourquoi n'avais-je pas vu ça en premier lieu ? Qui était cette femme ?
Je n'eus le temps de me poser plus de questions qu'un mouvement me sortit de la contemplation des clichés.
- Edward, souffla Garrett.
- Hey ! Dis-je tout en me levant pour me rapprocher du lit. Comment te sens-tu ?
- Comme une merde, m'apprit-il difficilement. Dis-moi, exigea-t-il.
- James a piégé ma caisse. Tu as sauvé ton cul quelques secondes avant l'explosion.
- Tu m'as sauvé le cul, me contra-t-il.
- Je n'aurai pas eu à le faire si je ne t'avais pas passé cette foutue clef, crachais-je en passant ma main nerveusement dans les cheveux. Tu as été projeté sur une voiture en stationnement quand l'explosion a eu lieu. Tu as une clavicule de cassée et un traumatisme crânien. Les médecins disent que tu pourras sortir dans une petite semaine.
- Tu veux me rendre un service ? Souffla-t-il.
- Lequel ?
- Assure-toi qu'il supplie de lui laisser la vie sauve avant de lui faire exploser sa gueule d'enculé, me dit-il avant de sombrer dans l'inconscience.
Je ramassais le dossier que j'avais délaissé sur le fauteuil et me dirigeais vers la porte de la chambre. Je me retournais vers Garrett une dernière fois avant de dire.
- Je te le promets.
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QG du FBI
- Jasper, il faudrait que tu m'identifies la nana qui est sur ces photos, demandais-je en rentrant dans son bureau sans frapper.
Comme il ne me répondait pas, je relevais la tête. Il se recula brusquement de la petite brunette qui l'accompagnait. C'était assez marrant de voir la gêne s'inscrire sur le visage de Jazz. Un sourire moqueur prenait place sur mon visage alors que je m'appuyais sur le chambranle de la porte.
- Je dérange peut-être, demandais-je en retenant mon rire.
- Euh... oui… enfin, non, bégaya-t-il.
Il se racla la gorge et reprit.
- Edward, j'aimerais te présenter Alice Brandon. C'est la femme pour qui j'ai dû intervenir.
En y regardant de plus près, j'avais effectivement vu son visage parmi les photos.
- Alice, je te présente Edward Cullen, mon collègue et meilleur ami, me présenta-t-il.
- Bonjour, me salua-t-elle en secouant sa main tout en m'offrant un sourire timide.
Je ne pouvais pas lui répondre. Une chose m'en empêchait. Peut-être le fait qu'elle se tenait debout devant moi, en parfaite santé alors que ma femme était clouée sur un lit d'hôpital. Peut-être parce que je ne pouvais m'empêcher de lui en vouloir. Je me disais que si Bella ne l'avait pas protégé, elle n'aurait pas reçu les coups à sa place et son corps ne serait pas marqué à vie. Je savais que je n'étais pas rationnel parce qu'Alice Brandon était aussi une victime de James. Mais je ne pouvais pas m'empêcher d'avoir de la rancœur envers cette femme qui se tenait devant moi. C'était trop tôt pour me permettre d'avoir, ne serait-ce qu'une once de sympathie pour elle.
- Que voulais-tu Ed ? Demanda Jazz en voyant que je ne réagissais pas.
- Je repasserais plus tard, claquais-je d'un ton sec.
- Est-ce que tout va bien, mec ? M'interrogea-t-il en fronçant les sourcils.
Je ne répondais pas. Il fallait que je sorte de cette pièce avant de dire des conneries qui dépasseraient mes pensées. Je jetais un dernier regard, que je devinais froid à cette Alice et fis demi-tour pour rejoindre mon bureau. J'entendais Jasper m'appeler mais je continuais mon chemin sans m'arrêter.
J'avais toujours eu beaucoup de compassion pour les victimes. Je prenais mon temps pour leur parler ou les réconforter quand ils en avaient besoin. Mais je laissais volontiers le cas Brandon à Jasper. Je ne voulais pas être en face d'elle à nouveau. En tout cas pas pour le moment.
Je posais mes coudes sur mon bureau et planquais mes mains dans mes cheveux en soufflant un bon coup. Je relevais les yeux et posais mon regard sur le cadre photo près de l'ordinateur. C'était une photo de Bella et moi. Notre première photo en fait. Elle avait été prise lors d'une randonnée en forêt que le lycée avait organisée.
Flashback
On avait fait un arrêt dans une magnifique clairière pour nous permettre de déjeuner. Nous nous étions éloignés du groupe pour se retrouver à deux, dans notre bulle. Nous ne sortions pas encore ensemble mais nous nous étions rapprochés énormément. Je savais que j'éprouvais déjà, à ce moment-là, de forts sentiments pour Bella.
On venait de finir de manger. Je m'allongeais tout en lui demandant de me lire un extrait du livre qu'elle lisait dernièrement. Livre qu'elle avait déjà lu et relu, vu l'état de ce dernier. Je savais exactement qu'elle lisait un de ses passages préférés puisque la page était cornée.
- Je ne te lirais pas celui-là, bouda-t-elle.
- S'il te plaît, juste un chapitre. La scène de la clairière. La suppliai-je.
- Tu n'aimes pas ce livre, Edward. Tu m'as dit que c'était pour les filles en manque d'amour qui pouvaient s'identifier à cette jeune fille.
- Je sais ce que j'ai dit Bella mais... je veux que tu me lises ce chapitre là. En plus si c'est toi qui le lis, ça prend tout son sens.
- Tiens donc. Ria-t-elle. Et en quoi ça prend un sens, très cher, me demanda-t-elle moqueuse.
- Regarde où nous sommes. Dans une clairière. Je suis le vampire et tu es la magnifique humaine dont il est amoureux, dis-je en la regardant droit dans les yeux.
Elle mordillait sa lèvre inférieure pendant que des rougissements prenaient place sur ses joues. Elle abandonna le livre sur l'herbe pour s'allonger à mes côtés. Nos regards se noyaient dans celui de l'autre. Nos épaules se touchaient tandis que nos mains se frôlaient. Je pris l'initiative de glisser ma main dans celle de Bella. J'entrelaçais nos doigts tout en caressant l'intérieur de son poignet avec mon pouce. Ces contacts se faisaient de plus en plus entre elle et moi. Bella m'offrit un sourire comme je les aimais. Celui qui faisait briller ses beaux yeux verts et qui illuminait son visage d'ange. Au même moment où je lui rendais son sourire, un flash immortalisait ce moment.
- Elle sera parfaite, avait alors dit Angela.
Fin du Flashback
Et elle l'était. On pouvait voir dans nos yeux tout l'amour qu'on portait déjà l'un pour l'autre alors que les mots n'avaient pas été prononcés. Nos visages rayonnaient. Un moment de pur bonheur figé sur papier glacé. Aujourd'hui, j'espérais simplement revoir le visage de Bella aussi rayonnant que ce jour-là. Avec tout ce que ma petite puce avait traversé, j'en doutais fortement. Mais je me promettais de tout faire pour revoir ce bonheur dessiner à nouveau les traits de ce visage au teint de porcelaine. Ma Bella.
- Tu peux me dire ce qu'il t'a pris tout à l'heure, me demanda Jazz en me sortant de mes pensées.
- Rien, éludais-je.
- Ne me prends pas pour un con, Edward. Je sais que ça concerne Alice.
- Oh, vous en êtes au stade de vous appeler par vos prénoms, comme c'est mignon, lui dis-je sarcastiquement en portant une main sur mon cœur.
- Putain, mais c'est quoi ton problème à la fin ?
- J'ai un problème du nom de James. A part ça, je ne vois pas de quoi tu parles.
- C'est vrai que de plonger son nez dans les dossiers au lieu d'aller voir sa femme à l'hôpital dont on a été privé pendant de longs mois, c'est nettement plus important, me reprocha-t-il.
- Va te faire foutre pour voir ? Et ne mêle pas Bella à ça, grognais-je.
- Elle s'inquiète pour toi, m'apprit-il.
- Pour changer, murmurais-je pour moi-même.
- Écoute, je pense que tu as besoin d'une pause. Pourquoi tu n'irais pas voir Bell's, hum ?
- Est-ce que tu as une piste pour dénicher le cul de James ?
- Euh... non, pas encore mais j'y travaille, dit-il perdu.
- Voilà une des raisons qui fait que je ne peux pas aller voir Bella maintenant. Je dois coincer James. J'ai juré de lui faire payer tout ça et je ne vais pas faillir à ma putain de promesse, lançais-je irrité.
- Tu prends cette affaire trop à cœur. Il faut que tu prennes du recul, Edward.
- Alors quoi ? T'es psy maintenant ?
- C'est quoi ton problème ?
- J'ai déjà répondu à cette question, il me semble, éludais-je à nouveau.
- Je veux juste t'aider, mec, dit-il sur la défensive.
- Tu veux m'aider ? Alors arrête avec ta morale à deux balles, tu veux ? J'ai pas besoin de ça, lui appris-je en replongeant mon nez dans le dossier posé devant moi.
- Mais...
- Lâchez-moi !
Des cris, provenant du couloir, venaient d'interrompre notre conversation. Personnellement, ça ne me dérangeait pas parce que le côté psy de Jasper commençait sérieusement à me les briser.
- Ne posez pas vos putains de mains sur moi !
Je relevais brusquement la tête. Cette voix, je la connaissais mieux que quiconque. C'était quoi ce bordel ?
- Qu'est-ce que...
- Ne me touchez pas, bande d'enfoirés !
Je me levais et sortis de mon bureau en trombe. Je me dirigeais vers la source des cris. La scène, devant moi, me désarçonna. Ma Bella était entourée de quatre agents et était... menottée !
- Bella ?
En entendant ma voix, ma puce arrêta de se débattre et quand son regard rencontrait le mien, c'était comme si le temps autour de nous avait cessé de tourner. Jazz avait peut-être raison. Dieu, ce qu'elle m'avait manqué.
- Je peux savoir ce qu'il se passe ici, demandais-je sans lâcher, ma femme, des yeux.
Carlisle se positionna derrière Bella. En voyant son petit sourire satisfait, je savais que la phrase qui allait suivre n'allait absolument pas me plaire.
- Isabella est en état d'arrestation.
Retour d'une folle mais surtout signature de la sadique ;) J'espère que ça vous plaît toujours autant la suite très vite, enfin j'espère... Robisous
