Coucou tout le monde,
Et non, vous ne rêvez pas, je suis bien de retour ;)
Avant de commencer, j'aimerai m'excuser, auprès de vous, pour cette longue abscence mais, malheureusement, je ne suis pas responsable des alléas de la vie.
Je ne vais pas faire de long discourt et vous raconter ce qu'il s'est passé dans ma vie parce que ce ne serait pas intéressant, mais en plus ce n'est ni le lieu ni le moment.
Et puis, je pense que la reprise de publication est la chose la plus importante ;)
Alors pardonnez-moi encore pour cette attente et merci à vous de votre patience.
Comme toujours Merci à : Xenarielle93, Galswithe, tiphaine Martin, Kinoum, Onja, Mlca66, Manon, Alisper, LuneBlanche, Maryfanfictions, Alexoue, Clem GagaofRobsten, Edwardbellaamour, Magalie B, SoSweetySoCrazy, G6K, Carol632, So-Kate, Nodame, juju, Ciale, erikashoual, Soraya, lyylla, Grace aime Isabella et toutes les personnes que j'aurai oublié par inadvertance.
Merci aussi pour les mises en alerte et favori ;)
Un merci à ma Beta...sse qui a encore corrigé ce chapitre plus vite que l'éclair et qui a combattu toutes mes fautes de bébé LOL... Je t'adore ma belle , ça m'a fait trop plaisir de t'avoir au tél ;)
Un merci spécial à ma soeur qui, pour se rapprocher de moi, a lu ce petit délire qu'est le mien... Je t'aime ma Foufouna lol
Et un merci aussi à une garce au grand coeur qui se reconnaitra et qui est entrée dans ce délire, tête baissé, comme la folle qu'elle est... J'adore 3
Bon, je pense n'avoir oublier personne, si c'est le cas, désolée. Je vous laisse découvrir, enfin, ce chapitre qui, je pense, était grandement attendu et repars écrire la suite des aventures délirantes de l'Agent Cullen ;)
Bonne lecture à toutes et tous, on se retrouve, comme toujours, à la fin de ce chapitre ;)
Pov Edward
Flashback
- Est-ce que tu veux que ma femme me tue ? Demandai-je incrédule.
- S'il te plaît Edward, tu es mon dernier espoir.
- Désolé mais non, répondis-je déterminé à ne pas céder.
J'étais sur le cul qu'il me demande de partir en mission alors que j'avais posé mon week-end depuis plusieurs mois.
Bella allait certainement m'étriper si je lui annonçais que je devais partir en mission alors qu'on devait se retrouver pour fêter notre premier anniversaire de mariage.
- Ecoute, je sais que tu avais prévu ton week-end et…
- Putain, ouais qu'il était prévu et il le restera, Marc, le coupai-je.
D'aussi loin que je m'en souvienne, Marc Preston avait toujours fait parti de ma vie. C'était lui qui m'avait fait passer mes examens. C'était lui qui m'avait annoncé mon admission au FBI et c'était encore lui qui m'avait remis mon insigne et mon arme. Quand je l'avais rencontré, il était le co-équipier de mon père. Aujourd'hui, il était le directeur du département du FBI.
- Tu ne me laisses donc pas le choix ! m'apprit-il en me sortant de mes pensées.
Je le voyais prendre son téléphone et composait un numéro. Il appuya sur la touche pour mettre le haut-parleur puis s'affaissa dans son fauteuil en joignant ses mains sur son ventre.
- Qu'est-ce que tu fais ? Demandai-je alors que la tonalité de la sonnerie résonnait dans la pièce.
- Je prends le taureau par les cornes, tête de mule, répondit-il en soupirant lourdement.
Je n'avais pu lui demander plus de détails car une petite voix endormie nous interrompait.
- Allo.
- Bonsoir, Isabella. Ici Marc Preston, souriait-il en me regardant.
Putain d'enfoiré, il n'allait pas faire ça quand même ?
- Marc ? Oh Mon Dieu, est-ce qu'il est arrivé quelque chose à Edward ? Il est blessé ? Demanda-t-elle, un brin d'hystérie dans la voix.
Je levais les yeux au ciel alors que Marc se retenait de rire.
- On ne peut pas dire que ton époux n'est pas aimé, Isabella, se moqua-t-il. Mais, non Edward va très bien.
- Ce n'est pas drôle, tu sais, lui reprocha-t-elle. La dernière fois que tu as appelé c'était pour me dire qu'Edward était en soins intensifs, lui rappela-t-elle. (nda : cf le chap 6)
- Oui, c'est vrai. Je tâcherais de m'en souvenir, lui disait-il sérieusement.
- Alors si mon mari est en parfaite santé et qu'il a tous ses membres, pourquoi m'appelles-tu si tard ?
- Edward doit partir en mission, lui apprit-il.
- Je vais le tuer, dit-elle tout bas mais pas assez pour qu'on ne l'entende pas.
- Je n'y suis pour rien, intervenais-je.
- Oh… parce qu'en plus tu es présent pendant l'appel. Parfait, vraiment parfait, dit-elle énervée.
Je l'imaginais très bien arpenter la pièce où elle était, marchant de long en large tout en passant sa main dans les cheveux. C'était son truc à ma Bella quand elle était énervée.
- Je lui ai dit non, je te le promets mais il ne veut rien savoir. Je ne savais même pas qu'il t'appelait avant d'entendre ta voix, mon bébé, lui appris-je pour me défendre mais surtout pour épargner à mon cul de dormir sur le canapé.
- Mon bébé ? C'est mignon ça, riait Marc.
- La ferme Marc, claquai-je en même temps que Bella.
- Wow, vous étiez faits pour être ensemble vous deux, riait-il plus fort.
- Si Edward part en mission, je veux qu'il ait un mois de repos à son retour, annonça ma belle ce qui stoppa net le rire de Marc et débuta le mien.
- Des négociations ? Vraiment Isabella ? Demanda-t-il surpris.
- Oui, c'est ma clause sinon Edward rentre son parfait petit cul à l'appart pendant que tu te démèneras à trouver un autre gars pour ta mission, dit-elle sèchement.
- Non mais je rêve, dit-il incrédule. Depuis quand les femmes de mes hommes posent leur conditions ?
- Depuis que tu leur gâches leur premier anniversaire de mariage, où on devait se retrouver en amoureux dans un petit chalet chaleureux à la montagne à s'envoyer en l'a….
- Ok, ok je pense avoir saisi Isabella. Je n'arrive pas à croire que je vais faire ça, murmura-t-il pour lui-même en frottant sa nuque de sa main. Une semaine, dit-il après quelques minutes de silence.
- Trois, contra-t-elle immédiatement.
- Deux semaines et le remboursement de la location du chalet et c'est non-négo….
- Adjugé vendu, le coupa Bella. Bonne soirée Marc, dit-elle en coupant court la conversation.
Le silence se fit instantanément dans la pièce. Marc et moi nous regardions durant quelques secondes de silence supplémentaires avant d'exploser de rire.
- C'est une très bonne négociatrice, remarqua-t-il, toujours pris dans son fou rire.
- Future avocate, répondis-je simplement en riant toujours.
- Je te veux demain à 7h au QG, je t'expliquerai ce qu'il en est, m'annonça-t-il en reprenant son sérieux.
J'allais lui répondre quand mon portable vibra dans ma poche. Je sortais le téléphone pour lire le message. Bella.
« J'ai oublié de te dire que toi et ton parfait petit cul êtes en mission sur le canapé ce soir. Ta femme dévastée mais qui t'aime quand même… »
- Putain de merde. Tu m'en dois une, Marc et une sacrée même, lui annonçai-je en lui montrant mon message plus du tout enclin à rire.
Il partit dans un nouveau fou rire après avoir lu le message alors que je sortais de son bureau les nerfs à vif.
Putain de mission à la con…
Fin du Flashback
Aujourd'hui, il était temps que Marc m'aide à son tour. Je n'avais que lui pour libérer Bella de toute cette merde.
La voir menottée, traitée comme une putain de criminelle, me retournais les tripes. Si Jasper n'avait pas été à mes côtés, je pense que le corps de mon père baignerait dans une mare de sang.
De voir son sourire satisfait face à son annonce et la manière dont il avait attrapé ma femme par le bras, comme si elle n'était rien à ses yeux, pour l'emmener en salle d'interrogatoire, m'avait donné envie de l'étriper.
Quand j'avais voulu les suivre dans la salle d'interrogatoire, Carlisle m'avait juste claqué la porte au nez en me disant que j'étais trop impliqué pour avoir ma place parmi eux.
Voilà pourquoi j'étais debout, devant la porte de Marc, prêt à lui rappeler qu'il me devait une faveur. Mais est-ce que cela suffirait ? Pourra-t-il m'aider comme je le souhaitais ?
Je tapais deux coups à la porte avant d'entrer. Marc releva la tête de ses papiers et sourit en me voyant.
- Hey, Edward. Très beau travail aujourd'hui, me dit-il.
Je ne répondais pas et pris place sur le siège libre pour lui faire face. Voyant mon air sérieux, il perdit son sourire et fronça les sourcils.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? Me demanda-t-il d'un air grave.
- Il est temps de payer ta dette, Marc, lançai-je.
- Je t'écoute.
- Faut que tu m'aides à sortir Bella de cette merde et…
- Attends, me coupa-t-il. Pourquoi me parles-tu de ta femme Edward ? Tu as de nouvelles informations sur ce qui lui est arrivé ? Je peux t'aider si c'est le cas. Tu sais que sa perte a été douloureuse pour tout le monde et…
- Putain, Marc. Ne me dis pas que tu n'es pas au courant sinon elle ne serait actuellement pas là, à être traitée comme une moins que rien dans une salle d'interrogatoire ? Crachai-je en me levant brusquement.
- De quoi est-ce que tu me parles ? Demanda-t-il surpris par mon excès de colère.
- Ma mission de ce matin était d'aller chez cet enculé de James pour acheter une fille…
- Oui, je sais ça mais…
- La fille en question était Bella, le coupai-je.
- Quoi ?
- Mallory est Bella, Marc.
- Putain de merde, souffla-t-il en s'affaissant dans son fauteuil. Comment va-t-elle ?
- Elle n'est pas en état d'être interrogée à l'heure qu'il est.
- Qu'est-ce que c'est que ce putain de bordel ? Qui a donné ce putain d'ordre d'arrêter ta femme sans m'en avertir ?
- Carlisle, lui appris-je simplement, mais je pensais que tu pourrais m'éclairer plus, dis-je ironiquement.
- Tu crois que ça vient de moi ? Tu crois que j'ai demandé l'arrestation d'Isabella ? Demanda-t-il surpris. Putain, mais ça va pas. Je ne savais même pas qu'elle était impliquée dans cette merde, criait-il encore plus fort. Et même si je le savais, je ne l'aurai pas arrêté en sachant que c'est une victime. Où sont-ils ? Demanda-t-il mauvais en se levant.
- En salle d'interrogatoire, Carlisle n'a même pas voulu que j'entre dans la pièce parce qu'il dit que je suis trop impliqué. Est-ce que cette putain de règle ne s'applique pas à lui aussi ? Sifflai-je.
- Quelle salle ? Demanda-t-il ignorant ma remarque tout en sortant de son bureau.
- La 4, répondis-je simplement en le suivant.
- Sais-tu pourquoi il l'a arrêté ?
- Non. Elle a dû tuer des gars ce matin et…
- T'es pas sérieux ? Demanda-t-il en me jetant un coup d'œil.
- Seulement en légitime défense. Tout sera dans mon rapport qui se trouvera sur ton bureau à la première heure demain matin si tu le souhaites mais… merde Marc, elle n'a rien à foutre ici.
- Laisse-moi gérer ça, tu veux, me dit-il en entrant dans la salle voisine où Bella se trouvait.
- Mais…
- Fais-moi confiance, conclut-il.
Je soupirais en entrant et mon regard se porta directement sur ma femme. Elle était en face de la vitre sans teint, comme toute personne interrogée dans ces salles. Même si une vitre nous séparait, la savoir à quelques mètres de moi, sans pouvoir la toucher, me broyait le cœur.
Marc appuya sur le bouton pour entendre ce qu'il se disait dans l'autre pièce.
- Répondez à la question Madame Cullen, demanda gentiment Paul, un de mes collègues.
- Je ne sais pas, murmura faiblement Bella.
- Donc vous êtes dans l'ignorance concernant votre présence ici mais peut-être savez-vous la raison pour laquelle James vous a enlevé ? Poursuivit-il sans la brusquer.
- Non, répondit-elle simplement.
- Tu ne sais pas grand-chose en fait, Isabella, lança Carlisle.
- Je sais que tu es un enfoiré de première, c'est déjà ça, répliqua-t-elle en haussant simplement des épaules.
- Putain, que ta femme m'a manqué Edward, me dit Marc en riant un peu.
Je ne répondis rien même si je n'en pensais pas moins. Je ne pouvais détacher les yeux de ma princesse. On pouvait voir qu'elle était exténuée. Je m'inquiétais de savoir combien de temps elle allait pouvoir tenir alors qu'elle devrait être à l'hôpital à se reposer et reprendre des forces.
- Ça te parle outrage à agent ? Reprit Carlisle.
- Agent ? Où étais-tu ce matin pendant que tes hommes s'en prenaient plein le cul ? demanda-t-elle.
- C'est moi qui pose les questions ici, cracha-t-il.
- Alors pourquoi tu laisses Paul le faire ? Le défia-t-elle.
- Ok, tu veux jouer alors jouons, déclara-t-il.
Carlisle s'asseyait en face de Bella. Cette dernière ne le lâchait pas des yeux. Je pense même que si elle pouvait le tuer d'un regard, il serait déjà mort avant même d'avoir posé ses fesses sur la chaise.
- On va commencer par le plus important. Où as-tu appris à te battre ?
- Où as-tu appris à choisir tes questions importantes ? Contra-t-elle en ricanant. Et si on commençait par me dire ce que je fous là, hum ? Demanda-t-elle en penchant la tête sur le côté.
- Tu le sais, Isabella.
- Non, je ne le sais pas. Tout ce que je sais, c'est que tu as débarqué à l'hôpital avec ta bande de musclors qui m'ont lu mes droits et qui m'ont emmené ici pour je ne sais quelles raisons. Alors c'est à toi de me dire ce que je fais là.
- Tu as tué trois hommes ce matin.
- Légitime défense, dit-elle simplement en haussant les épaules.
- Pourquoi venais-tu tous les jours au QG pendant qu'on était en mission ? Enchaina-t-il.
- C'est confidentiel, répondit-elle simplement.
- Il me faut plus que ça, cracha-t-il.
- Alors demande à Marc Preston mais je ne répondrais pas à cette question sans sa permission.
Je me retournais vers ce dernier qui avait un petit sourire sur le coin des lèvres. Il me regarda et perdit son sourire instantanément.
- Ce n'est pas ce que tu crois, m'apprit-il.
- Je ne crois rien du tout. Je constate juste que ma femme venait au QG et que tu étais au courant, alors à toi de m'éclairer à ce sujet-là.
- Je n'ai pas de compte à te rendre Edward, dit-il fermement en se mettant face à moi. Si tu veux savoir pourquoi Isabella venait tous les jours ici, pose-lui simplement la question. Pour l'instant, je vais faire en sorte de mettre un terme à cette merde pour que tu puisses ramener ta femme à la maison. Je te donne deux semaines de congé avec solde et c'est non discutable, m'avertit-il en voyant que j'allais objecter. Je veux ton rapport sur mon bureau avant la fin de la semaine. Maintenant si tu veux bien m'excuser, j'ai plusieurs culs à aller botter.
Merde, je l'avais vraiment contrarié pour qu'il me parle ainsi. J'oubliais souvent que Marc était le patron de mon patron avant d'être un ami. Il allait pour entrer dans la pièce avant de me faire face à nouveau.
- Ah oui, tant que ce détraqué de James ne sera pas mis sous les verrous, une équipe sera positionnée en bas de chez toi, sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre…
- Quoi ? Attends, tu ne peux pas…
- Je pense que je n'ai pas été assez clair alors modifions cela. Ce n'est pas une simple information que je te donne, c'est un ordre et j'aimerai, pour une fois, que tu m'écoutes et que tu obéisses à ce putain d'ordre, ai-je été assez clair Agent Cullen?
- Très clair, Monsieur, répondis-je constatant que le ton Patron-Employé venait d'être donné.
Il secoua la tête de gauche à droite, souffla un bon coup et pénétra dans la salle d'interrogatoire. Je le suivais comme son ombre. Je ne voulais absolument pas manquer le spectacle.
Tous les regards des personnes présentes dans la pièce, se tournèrent vers nous à notre entrée.
- L'interrogatoire s'arrête ici, lança Marc, d'un ton sec.
- Je viens à peine de commencer, contra Carlisle.
- Laissez-nous Agent Yiruma, ordonna le premier tandis que Paul s'exécuta sans demander son reste.
Mon regard tomba sur celui de ma femme. Je lui fis un petit sourire rassurant et constatais qu'elle ne m'en retournait pas. Son visage restait fermé. Elle porta une de ses mains à son cou. Bella tenait dans sa main la chaîne où pendaient nos alliances. Je savais que je l'avais blessé en les lui laissant à l'hôpital, rien qu'en lisant dans son regard. Ce n'est qu'à cet instant précis que je compris que j'allais avoir de plus gros problèmes à régler par la suite.
- Je peux savoir ce qu'il se passe ? Demanda mon père.
- Je te retourne la question, Carlisle.
- J'interroge un suspect…
- Qu'est-ce qui t'arrive, Carlisle ? Demanda Marc suspicieusement.
- Ce n'est pas moi que tu dois interroger dans cette pièce, lança sèchement ce dernier en lançant un regard meurtrier à Bella.
- C'est quoi ton putain de problème ? Crachai-je. Qu'est-ce que tu n'as pas compris dans « Ne t'approche plus de ma femme » après t'avoir refait le portrait ? Parce que si tu n'as toujours pas compris, je peux toujours te redonner une raclée jusqu'à ce que cette information parvienne à ce qui te sert de cerveau, enfoiré, m'énervai-je en m'avançant dangereusement vers ce qui me servait de père.
- Edward, me réprimanda ma femme, choquée.
- Ne te mêle pas de ça, Bella, l'avertis-je.
- Mon problème est que ta femme nous attire des ennuis. Sa mère est complice de James et tu veux me faire croire qu'elle ne savait rien. Elle t'a rendu tellement aveugle. J'avais dit à ta mère qu'elle était trop parfaite pour être honnête mais elle n'a rien voulu savoir, seul ton bonheur comptait. Elle vous a tous endormis, dit-il alors qu'il s'était levé pour me faire face.
La rage prit possession de mon corps et je me lançais sur Carlisle pour lui refaire le portrait. Mon poing s'écrasa contre sa mâchoire, ce qui le fit percuter le mur derrière lui. J'allais pour lui remettre un coup quand des bras encerclèrent mon buste pour m'éloigner de mon père.
- Arrête Edward, je t'en prie, arrête, me supplia Bella en se positionnant entre moi et Carlisle, en posant ses mains sur mon torse.
- Calme-toi, putain, me dit Marc en me tenant fermement.
Mon regard, que je devinais froid et mortel resta bien ancré à celui de mon père.
- Regarde-moi. Ne regarde que moi, mon amour, me supplia ma princesse en mettant ses mains de chaque côté de mon visage.
Je plongeais mon regard dans celui de ma femme. Voyant qu'ils étaient bordés de larmes, la rage qui m'habitait se multiplia par mille. Je relevais les yeux vers Carlisle et lui lançait froidement :
- Tu n'as encore rien compris, pas vrai ? Ne vois-tu pas ce qu'elle a enduré ? Ce que ce bâtard lui a fait ? Non, bien sûr, il faut que tu en rajoutes comme toujours. Tu me dégoutes. C'est la dernière fois que je te mets en garde, ne t'approche plus de ma femme au risque de te prendre une balle entre les yeux. Je n'aurai aucune pitié à le faire et je te conseille fortement de ne pas me tenter.
- Serait-ce des menaces, Agent Cullen ? Demanda-t-il en se tenant la mâchoire.
- Pourquoi ? Tu veux me mettre à pied ou me virer peut être ? Parce que ne te dérange surtout pas, connard.
- Ca suffit, hurla Bella. Arrête, s'il te plaît… Arrête, me demanda-t-elle en fondant en larmes. J'ai prié jour et nuit, pour revoir ma famille et les gens que j'aime parce que j'étais persuadée que je n'aurai jamais cette chance avant que tu ne viennes me sauver de cet enfer qu'a été ma vie pendant cinq mois loin de toi et vous… s'interrompit-elle entre deux sanglots, vous qui avez eu la chance d'être chaque jour l'un près de l'autre, vous avez décidé de vous haïr au lieu de vous rapprocher. Je ne comprends pas. Je ne comprends pas comment vous avez réussi à vous détestez à ce point.
Elle se tourna vers Carlisle en s'essuyant le nez avec le revers de sa manche.
- Je ne sais pas en quoi ma putain de mère est impliquée Carlisle et que tu me crois ou pas m'importe peu. Tu peux me jeter la pierre et me haïr comme bon te semble, pour ce que j'en ai à faire. Ce qui compte le plus pour moi, c'est d'avoir retrouver mon mari. J'aime Edward. C'est l'amour que j'ai pour lui qui m'a sauvé la vie. C'est l'amour que l'on porte aux personnes qui partagent notre vie qui nous sauvent la vie. Alors tu ferais mieux de t'en souvenir avant de finir seul et malheureux. Parce que, quoi que tu en penses Carlisle, je t'ai toujours considéré comme un père quand Charlie ne pouvait pas être présent pour moi. J'ai toujours eu beaucoup de respect et d'admiration pour toi, mais je n'hésiterais pas à te botter le cul si tu insinues, ne serait-ce encore une fois, que je joue sur les deux putains de tableaux, finit-elle, essoufflée par sa tirade et ses pleurs.
Je me dégageais des bras de Marc pour prendre ma femme dans les miens. Elle se débattit contre mon étreinte pendant un moment avant de fondre, une fois de plus, en larmes et de se blottir contre moi.
- Jamais je n'aurai pu vous faire de mal. Jamais ! Sanglota-t-elle contre mon torse.
- Je sais ma puce, dis-je en lui caressant son dos d'une main et sa nuque de l'autre.
- Rentrez chez vous, lança Marc d'une voix, pleine d'émotions.
Je lui fis un signe de tête et me dirigeais vers la porte pour ramener mon ange à la maison. Avant de fermer la porte, Marc ordonna à Carlisle de le suivre dans son bureau.
Le retour à l'appart s'était fait dans le calme le plus complet. Bella m'avait demandé de mettre un peu de musique avant de s'endormir contre la vitre de la voiture, avec mon blouson sur elle en guise de couverture. Arrivés devant l'immeuble, je m'étais garé et j'avais sorti ma princesse le plus délicatement possible pour ne pas la réveiller. Elle avait murmuré mon prénom avant de blottir sa tête contre mon cou. J'avais eu un putain de mal à mettre la main sur mes clefs avec Bella dans mes bras, mais j'avais finalement gagné le combat contre l'ouverture de cette satanée porte.
J'avais directement emmené ma femme dans notre chambre. Je l'avais allongé dans notre lit et l'avais recouvert de notre couette.
Dix minutes étaient passées et je n'arrivais pas à quitter la chambre. Je la regardais dormir comme si c'était la première fois que je le faisais. Et Dieu me garde d'oublier mon premier réveil aux côtés de Bella …
Flashback
J'avais froid. Voilà la raison pour laquelle je m'étais réveillé, j'étais nu comme un ver et j'avais froid. En me retournant dans le lit, je compris pourquoi. Le spectacle, sous mes yeux, me fit rire et m'attendrit en même temps. Une petite montagne de couette s'était créée. On voyait seulement la chevelure de ma chérie dépasser du haut de cette dernière. Bella était tout simplement enroulée comme un saucisson dans la couette. J'essayais tant bien que mal de trouver le début de cette dernière pour pouvoir en récupérer un peu sans la réveiller mais c'était peine perdue. Je n'aimais pas devoir faire ça mais je n'avais pas le choix, si je ne voulais pas mourir de froid et revoir un jour mon mini-moi, il fallait que je la réveille.
- Bella, chuchotai-je en la secouant.
N'ayant pas de réponse, je recommençais l'opération avec plus de voix.
- Bella, l'appelai-je à plusieurs reprises sans aucun résultat.
- Bella, hurlai-je en la secouant plus énergiquement.
Par contre, je ne m'attendais sûrement pas à ce qu'elle tombe du lit en poussant un cri suraigu et qu'elle se retrouve le cul par terre.
- Oh putain de merde, Bella, est-ce que ça va ? Demandai-je inquiet.
- Qu'est-ce que c'est que ce bordel ? Râla-t-elle en essayant de sortir de son cocon.
Je luttais contre mon fou rire en toussant minablement.
- Je suis désolé mon bébé, j'avais froid. Je voulais juste un peu de couette, lui appris-je en riant quand je voyais sa tête dépassée enfin de la couette.
Je la vis mordre sa lèvre inférieure en rougissant légèrement. J'eus la chair de poule quand je vis ses yeux caressaient mon corps avec envie. Mon rire mourut dans ma gorge et mon mini-moi fit son réapparition.
- Et si on n'oubliait cette foutue couette pour le reste de la journée, lança-t-elle en se débarrassant de cette dernière pour me rejoindre dans le lit.
Elle grimpa sur le lit, se colla à moi.
- J'ai un excellent moyen de te réchauffer mon ange, me murmura-t-elle sensuellement à l'oreille.
Dieu que j'aime cette femme….
Fin du Flashback
Repenser à ce moment, me fit sourire. Je caressais ses cheveux tendrement en la regardant encore et encore.
Je soupirais en sachant que j'allais devoir quitter la pièce pour pouvoir me pencher sur le dossier de James. Je me baissais pour déposer un léger baiser sur son front. Je m'y attardais longuement tout en m'enivrant de l'odeur de ma princesse. Je déviais mes baisers, sans m'en rendre compte. Ma destination s'arrêta à mon endroit préféré. Là où sa peau était la plus douce. Je déposais un tendre baiser sur son cou et restais la tête nichée contre ce dernier pour me droguer de son parfum naturel.
Je ne voulais pas la quitter. Non, je ne voulais tout simplement pas. J'avais tellement rêvé de ce moment-là, depuis des mois. De la voir à nouveau sur ce lit. De pouvoir la toucher sans jamais m'arrêter. De pouvoir regarder son visage endormi et serein. De pouvoir me droguer de son essence.
Je soupirais une fois de plus et au moment où j'allais me relever, une main se posa sur ma nuque pour caresser la naissance de mes cheveux. Ce coup-ci, je soupirais d'aise.
- Tu ne dors plus, chuchotai-je.
- Dors avec moi, murmura-t-elle endormie.
- Bella…
- Dors avec moi, s'il te plaît Edward, me supplia-t-elle.
Qui étais-je pour lui refuser ça ? Même moi j'avais du mal à la laisser seule, il y a encore quelques minutes.
- Alors fais-moi un peu de place, lui dis-je en l'embrassant une fois de plus dans le cou.
- Il y a toute la place que tu veux et puis c'est mon côté, dit-elle en riant un peu.
- C'est devenu le mien depuis ces cinq derniers mois, lui appris-je en plongeant mon regard, devenu sérieux, dans le sien. Le troisième soir de ta disparition, Charlie m'a ordonné d'aller dormir. Il disait que je ne tenais plus debout et que je ne servirai à rien dans cet état. Je me suis allongé à ta place et quand j'ai posé la tête sur ton oreiller, ton parfum y était. C'était comme si tu étais là, murmurai-je difficilement en reposant ma tête contre son cou. Je n'ai plus quitté cette place depuis que j'ai su, quand posant ma tête sur ton oreiller, je retrouvais un peu de toi, lui appris-je difficilement en ayant du mal à dissimuler les tremblements de ma voix.
- Oh Edward, murmura-t-elle en resserrant légèrement sa main sur ma nuque. Viens, dit-elle en se décalant pour me laisser la place qu'elle occupait.
Je retirais mes baskets à la va-vite en les jetant dans un coin quelconque de la chambre et m'allongeais près de ma princesse.
Nous étions tous deux, face à face, allongés sur le côté, à se regarder. Je levais ma main pour dégager une mèche qui retombait sur son front. Ma main continua son voyage sur le visage céleste de ma beauté pour finir sa course sur son cou. Bella traça, de son index, mon front, mes sourcils, l'arête de mon nez, mes lèvres, mon cou, le haut de mon torse pour finir enfin par poser sa main au-dessus de mon cœur qui battait fort. Elle baissa son regard sur sa main et fronça les sourcils.
- Qu'est-ce qu'il y a ? Lui demandai-je aussitôt.
- Pourquoi m'as-tu laissé nos alliances ? Demanda-t-elle dans un chuchotis en replongeant son regard dans le mien.
- Parce que je voulais que tu veilles sur notre amour pendant que je retournais la Terre pour retrouver James, lui appris-je simplement.
- Oh… Je pensais que…
- Que quoi, ma belle ? Que je ne voulais plus de toi, devinai-je en me rappelant de son regard en salle d'interrogatoire.
- Oui, murmura-t-elle honteusement.
Je me rapprochais d'elle et passais mes mains dans son cou pour en détacher la chaîne qui pendait à son cou. Les anneaux tombèrent dans ma main, une fois libérés de leur entrave. Je pris celle de Bella entre mon pouce et mon index et prit sa main gauche dans la mienne. Je plongeais une fois de plus dans le regard de ma femme. Je pris une grande inspiration et récitais les vœux que je lui avais dit le jour de notre mariage.
- Tu es la femme que je rêvais d'avoir auprès de moi. Ces huit ans passés près de toi, ont été les années les plus belles et les plus incroyables de ma vie. Chaque seconde passée à t'entendre rire, me hurler dessus, ou me dire simplement que tu m'aimes m'ont fait réalisé que je ne voulais aucune autre femme à mes côtés. Je ne pensais pas que je serais capable d'aimé une personne comme je t'aime, Bella. Tu m'as prouvé à mille reprises que j'avais tort et que je pouvais aimer encore plus que ce que je ne pensais. Ainsi par cette alliance, je m'unis à toi pour le reste de ma vie et je promets de continuer à t'aimer même au-delà de l'éternité.
Je fis glisser, une fois de plus, l'alliance à son annulaire gauche et portais sa main à mes lèvres pour y déposer un baiser. Bella prit mon alliance au creux de ma main. Elle se racla la gorge en essayant de dissimuler ses émotions et plongea, à son tour, son regard dans le mien.
- Un jour, une personne chère à mon cœur m'a dit « Quand tu rencontreras l'homme de ta vie, ton cœur te le dira », comme j'aurai aimé que cette personne puisse voir que je l'ai trouvé et qu'elle avait raison. Au premier regard, j'ai su que c'était toi. J'ai su que c'était toi qui allais continuer, chaque jour, à faire battre mon cœur comme il a battu quand nos yeux se sont croisés. J'ai su que c'était toi qui détenais l'autre moitié de mon âme. J'ai su que mon cœur ne battrait plus jamais comme il a battu ce jour-là, si tu n'étais pas à mes côtés. Mais je suis sûre d'une chose aujourd'hui, Edward, je t'aime et je n'imagine pas ma vie sans toi. Ainsi, par cette alliance, je m'unis à toi pour le reste de ma vie et je promets de continuer à t'aimer même au-delà de l'éternité.
Elle fit glisser l'alliance à mon doigt et c'est à ce moment précis que je me savais enfin complet. Que j'avais enfin retrouvé la moitié de mon être.
Je pris délicatement le visage de Bella entre mes mains et posais délicatement mes lèvres sur les siennes. Le baiser était tendre, doux, léger et empli tellement d'amour que j'en eus les larmes aux yeux.
On finit par se séparer, non pas par envie, mais seulement par manque d'air. Bella cala sa tête sur mon torse en accrochant ses mains à ma chemise. Je raffermis ma prise sur ma femme en priant pour ce ne soit pas un rêve. J'avais peur de fermer les yeux et de les rouvrir en m'apercevant, qu'encore une fois, ce n'était qu'un songe et qu'en me frottant le visage, je découvrirais ces larmes qui coulaient chaque matin depuis ces longs mois passés loin d'elle.
- Je t'aime Edward, furent les derniers mots que j'entendis avant de m'endormir.
Je me réveillais en sursaut car un bruit venait du couloir de l'appart. Je m'étais endormi, comme bien souvent cette semaine, à force de me plonger dans ce foutu bordel que James avait créé. La plupart du temps, c'était ma femme qui venait me réveiller pour que je rejoigne la chambre. Et ce soir ne dérogeait pas à la règle. En me frottant les yeux, je vis que Bella était figée dans le couloir.
- Bella, seigneur, tu m'as fichu une des ses trouilles, lui signalai-je en me remettant dans le fond du canapé. Est-ce que tout va bien ? Lui demandai-je en voyant qu'elle ne bougeait pas.
Elle fit un pas hésitant dans ma direction, et s'arrêta sans dire un mot.
- Bella ? L'appelai-je de nouveau.
- Je suis désolée, dit-elle simplement.
Elle leva son bras et ce n'est que là que je compris la gravité de la situation. Elle tenait un flingue pointé dans ma direction.
- Bella, bébé, qu'est-ce que tu fais ? Lui demandai-je calmement.
- Je suis désolée, répéta-t-elle inlassablement.
- De quoi es-tu désolée ma princesse ? La questionnai-je tout en me levant doucement du canapé pour ne pas la brusquer.
- Ne bouge pas, hurla-t-elle.
- Ok. Ok chérie, calme-toi, lui dis-je en mettant les mains devant moi tout en me rasseyant sur le fauteuil. Tu vois, je ne bouge pas, mon cœur. Tout va bien, Bella, lui dis-je, le plus calmement possible.
- Ferme-la, putain, cria-t-elle en avançant encore d'un pas. Je ne veux pas faire ça. Ne m'oblige pas à faire ça, pleura-t-elle.
J'étais totalement perdu et dans la merde jusqu'au cou. Je ne savais pas si Bella était dans un de ces délires post-traumatiques ou si elle était vraiment consciente de ce qu'elle faisait.
- Pourquoi tu fais ça ? Pourquoi nous fais-tu du mal ? Je t'aime tellement. J'aurai tout fait pour toi. Alors pourquoi ? Pourquoi nous fais-tu du mal comme ça, hurla-t-elle.
- De quoi est-ce que tu parles, putain, criais-je à mon tour en bondissant du canapé.
- Ne fais pas ça, je t'en prie, ne me fais pas choisir, pleura-t-elle.
- Personne ne te fera faire quoi que ce soit Bella. Tu es en sécurité, mon cœur. Plus personne ne te fera du mal, je te le promets, chérie.
- La ferme, hurla-t-elle à nouveau.
- Bella… l'appelai-je en faisant un pas dans sa direction.
Je vis la panique gagner les traits du visage de ma princesse et je sus qu'elle avait pris une décision quand elle positionna fermement son bras droit devant elle, alors que de nouvelles larmes glissaient sur ses joues.
- Pardonne-moi…
Je fermais les yeux en entendant la détonation retentir dans les quatre coins de l'appartement…
Que dire de cette fin ?! J'ai beau avoir été absente longtemps, je garderai toujours la signature de La Sadique ^^
En espérant, que cette suite vous plaise toujours autant, je vous dis à très vite pour la suite...
Robisous de La Sadique ;)
