Bonjour à tou(te)s !
Me revoici, comme promis, avec le chapitre 2 !
Je remercie mes revieweur/euses, ainsi que les lecteurs qui ont fait des ajouts en favoris/alertes. Ça me fait très plaisir, donc merci beaucoup à vous :).
En revanche, je regrette un peu que les personnes qui ajoutent ma fic' à leurs favoris/alertes et qui m'ajoutent également à leur favoris/alertes ne reviewent pas… J'ai vos petits noms vous savez. Alors, hop : on lit le nouveau chapitre et on reviewe pour que je puisse me faire une idée de ce que vous pensez de ma fic' ! :)
Ah oui et je n'ai eu pratiquement AUCUN RETOUR concernant les lemons alors j'aimerai que vous n'oubliiez pas de m'en parler dans vos reviews s'il vous plait. :) Pour rappel, je souhaiterai savoir si vous désirez que je vous prévienne dans les notes de début de chapitre lorsqu'un lemon apparaitra dans un chapitre, ou non.
Petite information : les chapitres vont comporter beaucoup moins de fautes d'orthographe que prévu puisque j'ai désormais… une bêta ! ^^ Je remercie (encore et toujours) mille fois HesseS, mon petit fizwizbiz adoré, pour son travail ! :)
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RàR anonyme :
yoko78 : Merci beaucoup pour ta review ! :) J'espère que la suite te plaira, qu'elle sera à la hauteur de tes attentes et qu'elle t'offrira toutes les réponses aux questions que tu peux te poser puisqu'apparemment tu veux « tout savoir » ! ;)
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Voilà ! Je vous retrouve un peu plus bas pour un blabla de fin de chapitre ! Bonne lecture :).
Seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR.
Chapitre 2 : Premier jour
- Niveau 2 : Département de la Justice magique, annonça une voix féminine un peu voilée.
Hermione et Mr Weasley, ainsi qu'un autre sorcier ridé, sortirent prestement du petit ascenseur avant que celui-ci ne referme ses portes.
Ils s'avancèrent alors en silence vers le fond du long couloir. Rapidement, le vieux sorcier les abandonna en franchissant une porte dont l'écriteau indiquait : « Services Administratifs du Magenmagot ».
Hermione soupira, elle aussi aurait pu franchir cette porte si toute cette tragédie, qu'avait été sa vie durant les derniers mois, n'avait pas existé.
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Deux années auparavant, Hermione avait opéré une reconversion professionnelle. Elle ne supportait plus d'être confrontée chaque jour à la mort. Mais en tant que Médicomage elle ne pouvait pas s'y soustraire. Bien qu'elle ait choisi ce métier dans le but premier de pouvoir sauver des vies, certaines étaient tout de mêmes condamnées. Néanmoins, elle faisait régulièrement des heures supplémentaires afin de se plonger dans de nombreux grimoires, espérant trouver un quelconque remède à telle ou telle pathologie. Elle n'abandonnait donc jamais quiconque mais le fait était que certaines maladies étaient tout bonnement incurables. Cette proximité avec la mort rappelait à Hermione de douloureux souvenirs de la Grande Guerre. Petit à petit elle sombrait dans la dépression de ne pas pouvoir sauver autant de patients qu'elle l'aurait souhaité. Bien-sûr personne ne le lui reprochait, d'ailleurs nombre de Médicomages venaient lui demander conseil et respectaient ses décisions.
Voyant qu'elle n'était plus que l'ombre d'elle-même, son mari lui avait fait part de ses doutes et la sorcière avait reconnu qu'elle ne se sentait plus d'assumer les responsabilités liées à son emploi. Ron avait alors suggéré à Hermione de se reconvertir.
La jeune femme avait passé de longs mois à parcourir les annonces de la Gazette du Sorcier, concernant les formations proposées, sans succès. Un soir, alors qu'Hermione et Rose l'attendaient pour le repas, Ron était revenu avec un large sourire. L'Auror avait annoncé à sa femme que les services Administratifs du Magenmagot proposaient une formation afin de devenir juré. Il savait qu'un emploi où elle pourrait combattre les forces obscures, à défaut de la mort, lui tenait à cœur.
Hermione avait tout de même pris le temps de la réflexion, mais la proposition communiquée par son mari avait fait mouche et le lendemain matin elle se présentait au Ministère afin de postuler.
Après avoir patienté quelques jours on lui avait finalement annoncé qu'elle avait été retenue afin de participer à la formation. Celle-ci durerait deux années au terme desquelles elle devrait passer un examen qui, si elle le réussissait, lui permettrait de devenir officiellement juré du Magenmagot.
Cependant, alors qu'il ne lui restait plus que quatre mois à effectuer, le meurtre de Ron et de Rose était survenu et cela avait alors tout remis en question. Ne se présentant plus au Ministère, elle avait fini par recevoir une lettre de Mrs Marsh lui indiquant – non sans sympathie – qu'elle était tout simplement écartée de la formation.
En la lisant, Hermione n'avait ressenti aucune tristesse. En fait elle avait même été relativement soulagée. Elle ne se sentait pas capable de se remettre au travail si vite. Surtout, pour elle, c'était à cause de ce nouvel emploi qu'elle n'avait pas pu rentrer à temps pour sauver son mari et sa fille.
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La Gryffondor fut tirée de ses pensées alors qu'ils étaient maintenant arrêtés devant une porte indiquant « Service de détournement de l'artisanat moldu ». Mr Weasley s'empara de la poignée, non sans avoir tout d'abord jeté un coup d'œil furtif vers Hermione. Après avoir poussé la porte, il lui fit alors signe de passer devant elle. Marmonnant un vague « merci », la sorcière s'engagea dans un nouveau couloir. Elle fit quelques pas et se retourna afin d'attendre son collègue. Mais subitement, elle sentit un lourd poids s'écraser dans son dos. Elle n'eut pas à se retourner pour reconnaître son « agresseur », une masse de cheveux roux venait de balayer son visage.
- Surpriiise, s'écria une voix enjouée et féminine.
- Ginny ! Laisse-la respirer, la somma une voix masculine qu'Hermione identifia immédiatement.
Sentant le poids sur ses épaules se dégager, elle put enfin se retourner. Ginny arborait un sourire si large et son visage était si joyeux qu'il en était presque effrayant. Derrière elle, Harry semblait mal à l'aise bien qu'un léger rictus flottait également sur ses lèvres.
- Nous sommes venus te souhaiter bonne chance pour ton premier jour et t'apporter tout notre soutien, expliqua la rousse sans se départir de sa bonne humeur devant le visage figé de son amie.
- C'est une idée de Ginny, s'empressa de rajouter Harry.
Cette dernière se retourna vers son mari et lui lança un regard noir ce qui fit finalement sourire Hermione.
- C'est bon Harry, le rassura-t-elle. J'ai juste été surprise.
- Ça tombe bien, c'était le but ! Et maintenant que c'est fait nous allons te laisser travailler, déclara Ginny.
Elle s'avança ensuite vers sa meilleure amie, la serra fort dans ses bras et celle-ci lui rendit son étreinte.
- On se voit ce soir de toute façon, n'est-ce pas ? demanda la brune.
- Bien sûr, je viendrai t'attendre devant la porte de ton service si tu veux, ajouta son amie.
Hermione acquiesça tandis que Ginny se détachait d'elle pour aller saluer son père qui avait assisté à toute la scène. Harry, quant à lui, s'approcha d'Hermione avec plus de retenue que sa femme mais l'étreignit tout de même.
- Désolé, elle est incontrôlable en ce moment, glissa son meilleur ami à son oreille avant de la relâcher.
- Ce sont sûrement les hormones, indiqua la brune.
- Je sais, mais ce qui m'inquiète c'est qu'il reste encore deux mois ! Enfin, c'était plus ou moins pareil pour les autres, reprit Harry d'une voix étouffée.
Cette fois-ci, Hermione rit franchement devant la tête totalement désabusée du sorcier à lunette.
Apparemment très content de lui-même d'avoir réussi à redonner le sourire à son amie, il se retourna vers sa femme, et après avoir lui aussi salué son beau-père, quitta le couloir en sa compagnie.
- Nous allons retrouver Perkins, c'est lui qui s'occupera de te montrer ce que tu devras faire aujourd'hui, expliqua Mr Weasley.
- D'accord.
Ce couloir-ci était bien plus petit que le précédent. En fait il n'y avait que cinq portes très proches les unes des autres. Trois premières qui ne portaient aucun écriteau, une quatrième où était apposé le nom de Mr Perkins, devant laquelle ils s'arrêtèrent, et Hermione en distingua une cinquième, au fond, où le nom de Mr Weasley brillait en lettre d'or. Ce dernier frappa trois fois à la porte et entra. La pièce était assez petite mais plutôt agréable. Une fenêtre magique - puisqu'ils étaient au sous-sol – laissait entrer une douce lumière qui se répercutait sur des murs blancs. Au centre de la pièce trônait un bureau en bois brun plutôt modeste auquel était attablé Mr Perkins. Une unique chaise devant le bureau et une armoire haute d'où s'échappaient de nombreux documents, complétaient le paysage.
- Ah, Arthur ! lança Perkins en s'avançant vers son collègue, bonjour.
- Bonjour William, le salua à son tour Mr Weasley, voici Hermione, ajouta-il en se dégageant de devant la porte afin qu'Hermione puisse entrer.
- Mrs Wea...
- Granger, le coupa Hermione plus sèchement qu'elle ne l'aurait souhaité.
- Oui bien sûr, Miss Granger, bienvenue, annonça le vieil homme en souriant.
Il ne semblait pas lui avoir tenu rigueur du ton qu'elle avait employé.
- Bonjour et merci Mr Perkins, s'empressa de répondre Hermione en souriant à son tour, serrant la main qu'il lui tendait.
- Je vous en prie, appelez-moi William, nous sommes des collègues à présent, le pria Perkins en faisant de petits signes de la main signifiants que tant de cérémonies étaient inutiles.
Hermione indiqua qu'elle avait compris. Elle savait déjà qu'elle aimerait travailler avec ce vieil homme. Il semblait charmant et elle ne pouvait décemment pas lui en vouloir de s'être trompé dans son nom de famille. Après tout elle n'avait décidé de reprendre son nom de jeune fille que quelques jours auparavant et lorsqu'elle s'était présentée pour son entretien d'embauche, elle répondait toujours au nom d'Hermione Weasley.
- Bien, Hermione je te laisse avec William. Je vous verrai tous les deux au déjeuner, annonça Mr Weasley, et il quitta le bureau.
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Perkins prit une pile de documents sur son bureau et fit signe à sa collègue de le suivre. Il l'emmena devant une des trois portes nues et entra sans autre préambule. Ne comptant aucune de fenêtre, la pièce était sombre et sentait le renfermé. Hormis ceci, elle semblait identique à celle de Perkins. Hermione remarqua toutefois que le bureau devait être fait d'un matériau moins noble. Perkins déposa les documents sur ce dernier et se retourna vers la sorcière qui se trouvait toujours dans l'embrasure de la porte.
- Voilà ton bureau, expliqua le vieil homme. Les papiers que j'ai déposés sont des dossiers que nous avons déjà traités. Pour aujourd'hui ton travail sera de tous les reprendre et de les comparer pour voir s'il est possible de trouver une similitude entre certains. Que ce soit l'objet utilisé ou bien encore le supplice qu'il infligeait aux moldus.
Hermione se demandait en quoi cela les avancerait mais se garda bien de poser la question. Elle ne voulait pas se montrer impolie dès son premier jour de travail.
Perkins avait dû remarquer son air dubitatif et reprit :
- Nous pensons que certains sorciers qui travaillent en bande organisée fournissent délibérément des objets magiques à des moldus. Il s'agit sans doute, pour eux, d'un passe-temps vraiment désopilant que de les blesser, mais pour nous cela fait beaucoup de travail. Et les cas ont tellement augmenté ces derniers temps que nous pensons qu'il pourrait s'agir d'une bande de fauteur de trouble.
Hermione acquiesça de nouveau.
- Bien, je te laisse. Tu peux prendre deux pauses de quinze minutes ou bien une pause d'une demi-heure dans ta matinée, c'est comme tu le souhaites, et de même l'après-midi ajouta le vieil homme avec un sourire. Nous viendrons te chercher à l'heure du déjeuner.
Fermant la porte derrière lui, il laissa Hermione, toujours debout, le regard perdu dans le vide. Les minutes passaient mais elle ne bougeait pas. Soudain un petit bruit retentit derrière elle. Elle se retourna et leva la tête, le bruit venait d'une horloge qui annonçait qu'il était huit heures et demie.
Hermione sursauta, cela faisait une demi-heure qu'elle était là, debout comme un Inferius à ne rien faire, sans bouger ni penser.
- Bouge-toi un peu molasse, s'admonesta-t-elle.
Elle s'assit à son bureau et tira à elle le tas de documents apporté par Perkins. Il n'avait pas menti quand il lui avait annoncé qu'elle en aurait pour la journée. Près de cinquante affaires s'étalaient devant elle.
Il était près de onze heures quand Hermione releva la tête. Elle avait déjà pris connaissance de vingt cas. La magie lui permettait de mettre en surbrillance les détails qui l'intéressaient. Cela allait bien évidemment plus vite que la façon moldue mais il lui fallait tout de même comparer plusieurs fois les documents entre eux.
Elle s'étira et bâilla franchement. La fatigue et l'ennuie la guettaient mais elle ne pouvait pas se permettre de prendre une pause alors que ce matin elle était restée trente minutes à ne rien faire. Maugréant contre elle-même une nouvelle fois, elle finit par se replonger dans son travail.
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Midi sonna, et quelques coups se firent entendre de l'autre côté de la porte. Hermione reposa sa paperasse, se frotta légèrement les yeux et invita la personne à entrer.
- Il est l'heure de ta pause repas, viens je vais te montrer le réfectoire.
C'était Mr Weasley. Il paraissait légèrement agacé mais Hermione ne fit aucun commentaire. Saisissant son sac elle le suivit dans le couloir après avoir refermé sa porte. Perkins était là aussi, il les attendait.
- Tout se passe bien Hermione ? demanda-t-il.
- Très bien, cependant je n'ai encore pas trouvé ce qui pourrait ressembler de près ou de loin à des similitudes indiquant que toutes ces personnes travaillaient en bande organisée, expliqua la sorcière sur un ton d'excuse.
- Cela ne m'étonne pas, toutes ces affaires ont parfois quelques années d'écart et il en reste encore beaucoup à étudier. Mais je voulais toutes les reprendre au cas où quelque chose nous aurait échappé.
- Je comprends, acquiesça Hermione.
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Ils sortaient à présent du service et reprenaient le couloir du Département de justice magique dans l'autre sens. Beaucoup de sorciers et sorcières se mêlaient à eux afin d'accéder à l'unique cage d'ascenseur. Mr Weasley demanda, tout de même, discrètement à Hermione si elle se sentait bien ici au travail, ce à quoi elle répondit par l'affirmative.
Le réfectoire se trouvait dans une partie reculée de l'Atrium et la foule était tellement compacte devant la porte qu'il était difficile de distinguer quoique ce soit.
Bientôt, la file devant eux s'amenuisa et ils purent enfin accéder à la pièce. Hermione eut l'impression de recevoir un coup dans l'estomac lorsqu'elle franchit la double porte. C'était comme revenir à Poudlard. Dans une grande pièce où le plafond était à peine visible, de longues tables étaient alignées desquelles s'élevaient le murmure de centaines de conversations. Une nouvelle fois, Hermione se sentit défaillir quelque peu. Toute cette agitation, ce bruit et le fait de penser à Poudlard la mettait réellement mal à l'aise. Fermant les yeux elle se répéta la même tirade que le matin. « Tout va bien. Allez, Hermione ! Sois courageuse. Tu peux le faire ». Légèrement plus calme, elle s'autorisa à rouvrir les yeux.
- Je vois de la place par là-bas, annonça Mr Weasley d'une voix forte en pointant une table du doigt.
Tous trois se dirigèrent alors vers l'endroit indiqué.
À peine s'étaient-ils attablés que de larges menus apparurent devant eux. Hermione y jeta un coup d'œil mais releva rapidement la tête. Comment faire pour passer commande alors qu'aucun serveur ne déambulait dans la pièce ? Devant son air interdit, Mr Weasley lui expliqua avec un sourire :
- Tu dois énoncer à haute voix ce que tu as choisi et ton repas apparaîtra. Regarde.
Il reposa sa carte et énonça d'une voix claire :
- Ragoût, pommes frites et tarte à la mélasse.
Soudain deux assiettes, un pichet d'eau, un pichet de jus de citrouille et un autre, de ce qui devait être, du vin apparurent sur la table devant Mr Weasley. Ce dernier se jeta alors sur son repas comme un ogre affamé.
Hermione reporta son attention sur le menu. Hormis les plats typiquement anglais, elle y trouva des spécialités d'autres pays comme de la bouillabaisse française ou encore du bortsch russe. Plus étonnant encore, on pouvait commander une fiole de sang de n'importe quel type de groupe sanguin ou encore des abats crus. C'était certainement pour les vampires ou autres harpies qui venaient parfois au ministère. Ce recentrant sur la nourriture réservée aux humains, Hermione fit son choix et imita Mr Weasley.
- Côtelettes de porc, choux de Bruxelles et gâteau de riz.
De même que précédemment, le tout apparut sur deux assiettes en face d'elle. Elle se servit un verre de jus de citrouille et essaya de ne pas penser aux horreurs qui étaient arrivées aux moldus dont elle avait lu le dossier ce matin. Chassant, les ordinateurs qui vous faisaient exploser les yeux quand vous les regardiez trop longtemps et autres coussins étouffeurs de son esprit, elle prit sa fourchette et commença à manger.
Harry et Ginny finirent par les rejoindre et ils parlèrent de tout et de rien.
OoOoOoO
A treize heures trente, tous redescendirent et Hermione s'enferma de nouveau dans sa petite pièce. A quinze heures elle prit un quart d'heure de pause mais ne sachant que faire elle décida de rester dans son bureau mais se leva tout de même, afin de se dégourdir les jambes, et se servit un verre d'eau. Elle fit de même vers quatre heures et demie.
Enfin à dix-sept heures trente elle se dirigea vers le bureau de Perkins. Elle lui expliqua qu'il semblait, effectivement, y avoir des correspondances entre certaines affaires, une concordance dans les tourments subis par les moldus. Son collègue la remercia et lui souhaita une bonne soirée.
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Hermione retrouva alors Ginny derrière la porte du service comme elle l'avait promis.
- Où se déroule la réunion ? demanda Hermione d'une voix endormie.
- Euh je ne sais pas vraiment, Percy m'a dit de l'attendre devant le bureau des Aurors, répondit Ginny.
- Ok !
Les deux jeunes femmes marchèrent alors en silence et s'arrêtèrent devant une grande double porte sur laquelle l'écriteau « Bureau des Aurors » brillait avec force. Plusieurs personnes étaient déjà présentes et bavardaient. Percy, lui, n'était pas encore arrivé et après tout il leur restait encore trente minutes avant que la réunion ne commence. S'appuyant sur le mur d'en face, les deux sorcières se mirent alors à parler de la grossesse de Ginny.
- Les garçons sont vraiment super contents, commenta la rousse. Ils espèrent que ce sera encore un petit homme mais moi je ne pense pas.
- Ah bon, la questionna Hermione.
- Oui. Je ne sais pas... C'est une intuition... expliqua son amie en secouant ses longs cheveux.
Ginny commença alors une litanie de différents prénoms auxquels elle avait songé, mais Hermione avait l'esprit ailleurs. Elle ne cessait de repenser à sa propre fille et à son tragique destin.
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Ce fameux soir, Hermione avait envoyé un Patronus à Ron, en lui expliquant qu'elle ne pourrait pas passer récupérer Rose chez Molly et Arthur car elle devait rester au travail faire une heure supplémentaire. Les Aurors venaient d'arrêter un individu recherché depuis longtemps et Hermione était chargée, dans le cadre de sa formation, de finir de remplir le dossier du procès à venir. Bien que Ron fût lui-même un Aurors, ce jour-là était son jour de repos. Ron et elle ayant un projet de voyage, son époux avait alors profité de cette journée pour déposer Rose chez ses parents et s'était renseigné sur les destinations envisageables.
Hermione et lui faisaient très souvent des heures supplémentaires à cette période. Un détachement d'anciens et de nouveaux Mangemorts avaient refait surface deux années auparavant et toute la communauté magique était sur les dents. Plusieurs anciens partisans de Voldemort, qui n'avaient pas été tués pendant la Grande Guerre, étaient parvenus à s'échapper de la prison d'Azkaban avec, semblerait-il, une aide extérieure. Parmi ceux-ci, se trouvaient, Fenrir Greyback, Yaxley et Lucius Malefoy.
Peu après leur sortie de prison, la marque des Ténèbres était réapparue alors qu'ils venaient de massacrer les occupants d'un camping moldu. Greyback avait rapidement été tué au cours d'un affrontement avec des Aurors et, ce jour-là, c'était Yaxley qui venait d'être arrêté. Toutefois, personne ne savait où se trouvait Lucius Malefoy. La rumeur courrait que son fils et Narcissa avaient fui le pays mais on ne parlait pas de Lucius.
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Il était huit heures et demie quand Hermione avait quitté le ministère depuis l'aire de transplanage extérieure. Après l'habituelle sensation de vide, elle avait senti le vent frais sur son visage. Rouvrant les yeux, la sorcière comprit tout de suite que quelque chose n'allait pas. Toute les lumières de la maison étaient éteintes et une odeur de sang flottait dans l'air. Elle se mit alors à courir. Arrivée près du portail, elle put distinguer une masse informe se détacher sur le sol devant la maison de pierre. Jetant un sortilège, les grilles s'ouvrirent à la volée et la jeune femme se jeta en avant.
Là, allongé sur le ventre se trouvait un grand homme aux cheveux roux. Son bras était étendu vers le haut de sa tête, sa main ouverte laissant entrevoir une baguette. Une mare de sang s'étendait tout autour de lui. Hermione ne réfléchit pas. Elle saisit l'homme et le retourna comme elle le put. Sa peau était blanche comme de l'albâtre et un mince filet de sang avait coulé le long de sa bouche tandis que ses vêtements étaient constellés d'auréoles pourpres. Mais ce qui frappa le plus la sorcière était l'expression d'intense douleur qu'affichait le visage de son époux. Hermione le secoua alors comme un prunier en criant :
- Ron ! Ron, réveille-toi je t'en prie ! RON !
Se rappelant soudain qu'elle était une sorcière, elle saisit sa baguette et psalmodia de douces paroles. Mais rien ne se passa.
Elle ne sut pas réellement comment elle avait réussi à envoyer deux Patronus, mais peu de temps après, alors qu'elle hurlait toujours à la mort, des « plop » caractéristiques du transplanage se firent entendre.
Harry, Ginny, Arthur et Molly Weasley déboulèrent dans le jardin en beuglant à leur tour.
Il fallut près de dix minutes à Harry pour qu'il parvienne à arracher Hermione du corps sans vie de Ron. Après s'être assuré qu'elle n'était pas blessée, il avait entamé son travail d'Auror en lâchant de temps à autres des lamentations sonores.
- Il est mort d'un Sectumsempra très puissant, expliqua Harry d'une voix morne en étouffant un sanglot.
« La pire des morts » songea la sorcière, se remettant à pleurer de plus belle.
- Hermione... Hermione, où est Rose ? demanda doucement Ginny qui essayait de garder son calme.
Le cerveau de la brune se remit en marche et elle bouscula tout le monde qui était attroupé autour d'elle.
- Rose ? Rose où es-tu ?! ROSE ! hurlait-elle à présent.
Pas de réponse. Tout le monde pleurait, hurlait, c'était un chaos indescriptible. Arthur se précipita sur la porte de la maison, sûrement afin de voir si Rose ne s'y était pas cachée, mais revint rapidement, un bout de papier dans sa main.
- Je..., commença-t-il sa voix se brisant, je pense qu'elle a été enlevée.
- Laissez-moi voir, lui intima Hermione d'une voix paniquée.
« SANG DE BOURBE, nous avons ta fille, SANG DE BOURBE, viens la chercher, SANG DE BOURBE, avant que le temps passe, SANG DE BOURBE, et que son sang ne coule trop, SANG DE BOURBE, pour que tu puisses un jour la revoir. »
- Mais ça ne nous dit pas où elle est, s'exclama Ginny qui avait lu la note par-dessus l'épaule d'Hermione.
Cette dernière ne comprenait pas non plus, bien qu'un détail ne put être négligé, pourquoi avaient-ils employé tant de fois l'expression « SANG DE BOURBE » ? Retournant la lettre afin de voir s'il y avait une suite, son regard se posa sur son avant-bras où les cicatrices de la torture de Bellatrix étaient toujours quelque peu visibles. Soudain tout devint clair.
- Elle est au manoir Malefoy.
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Dans les heures qui suivirent, Harry avait contacté le plus d'Aurors qu'il avait pu, le corps de Ron avait été rapatrié chez les Weasley et Hermione se préparait du mieux qu'elle pouvait à la bataille qui allait suivre.
Tout se passa très vite. Parvenus aux abords de l'hostile bâtisse, ils constatèrent que la sorcière ne s'était pas trompée. Le portail était grand ouvert et on entendait des cris de douleur s'élever du Manoir. En entendant les hurlements de sa fille, Hermione s'était précipitée en avant faisant fi du plan élaboré par Harry. Les Aurors avaient alors dû la suivre et improviser tandis qu'elle franchissait le seuil. La porte ne lui avait pas résistée. Les souvenirs de cette maison ne l'ayant jamais quitté, elle trouva rapidement son chemin. C'est hors d'haleine qu'elle se précipita dans le salon d'où provenaient les cris. Elle analysa rapidement la situation.
Lucius Malefoy était assis dans un grand fauteuil et semblait particulièrement s'ennuyer pendant que Rose était recroquevillée au sol en hurlant à la mort. Au-dessus d'elle se dressait une très belle femme aux cheveux bruns. Elle était relativement jeune, sans doute une trentaine d'années comme Hermione et arborait un sourire cruel. Voyant celle-ci arriver, la brune se releva et lui fit face.
- Alors Sang de Bourbe, tu nous as trouvés finalement, railla-t-elle. Dommage que ta fille ait presque perdu tout son affreux petit sang.
Hermione baissa alors immédiatement les yeux. Sa petite fille baignait, comme Ron dans une flaque de sang. Mère et fille échangèrent un regard. Rose était encore consciente ce qui rassura quelque peu Hermione.
- Mais maintenant elle va mourir et toi avec, continua la femme.
Elle dégaina sa baguette mais n'eut pas le temps de parler. Un Stupéfix venait de retentir derrière Hermione. La sorcière l'évita alors que Lucius s'était levé. Il allait lancer à son tour un sort sur Hermione quand un Sectumsempra le frappa. On entendit alors un hurlement à glacer le sang. Invoquant un « Protego » pour parer le maléfice qu'elle s'apprêtait à recevoir, la tortionnaire de Rose brandit de nouveau sa baguette, la pointa sur cette dernière et murmura :
- Avada Kedavra.
Hermione se jeta alors sur elle mais il était trop tard. Sa fille, qui avait réussi à se redresser, venait de retomber mollement sur le sol.
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S'en suivit un chaos total. Des sorts volaient en tous sens. Et brusquement, tout s'arrêta.
- Lâche ta baguette.
Harry venait de parler à la femme brune. Il tenait en joue Lucius qui s'était écroulé sur le sol.
- Lâche ta baguette ou je le tue, répéta Harry.
- Menteur, lâcha la sorcière.
- Avada..., commença Harry.
- C'est bon, je me rends, cracha-t-elle de mauvaise grâce.
La femme avait lâché sa baguette son regard affolé allant d'Harry à Lucius Malefoy. Alors qu'Harry s'approchait de Lucius, qui avait réussi à se redresser quelque peu, dans le but de lui passer des menottes sorcières, la femme avait plongé en avant la main vers sa baguette.
- Avada Kedavra, prononcèrent simultanément deux voix.
Deux corps s'écrasèrent lourdement.
- Harry, Harry qu'est-ce qu'on a fait ?!
C'était Ginny qui avait parlé et elle était totalement paniquée.
Les corps des deux tortionnaires gisaient à présent au sol.
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Rapidement, d'autres Aurors arrivèrent et d'un commun accord, les membres présents lors de l'assaut ne parlèrent pas de ce qui venait de se passer. Il n'était pas coutume de jeter un sortilège de mort. Cela ne devait être pratiqué que dans de très rares cas et celui-ci n'en était pas un. Harry et Ginny auraient pu se contenter d'un Stupéfix mais ils avaient volontairement pris la vie des deux Mangemorts.
On apprit peu de temps après que la sorcière brune était Astoria Greengrass Malefoy, femme de Drago Malefoy. Cependant celui-ci ne put être associé aux crimes de sa femme et de son père. Après de longues et fastidieuses recherches, il avait été complètement mis hors de cause quand on eut prouvé qu'il se trouvait bien, de même que sa mère, hors du pays depuis que son père était sorti de prison. On apprit également que c'était Astoria qui avait aidé les Mangemorts à s'échapper.
Harry et Ginny, quant à eux durent être conduits devant le Magenmagot afin de répondre de leurs agissements. Celui-ci fut finalement clément, et après que les deux époux aient admis qu'ils n'avaient pas agi selon la procédure habituelle des Aurors, et qu'on ait pris en compte le caractère exceptionnellement complexe de l'affaire et la dangerosité des criminels, ils furent relâchés bien qu'une suspension de leur activité pendant six mois fut prononcée.
Hermione s'était sentie plutôt mal à l'aise en repensant à cette sentence. Bien sûr, elle-même aurait eu envie de faire souffrir Lucius et Astoria pour avoir assassiné son mari et sa fille mais, le fait était que tuer une personne car elle en avait tué une autre n'était pas une idée à laquelle Hermione adhérait. Cependant, elle n'eut pas le loisir d'y réfléchir plus que ça. Sa tristesse était trop grande.
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A présent, elle commençait à peine à se remettre et à assimiler tout ce qui avait pu se passer.
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« Arrête de penser à tout ça », se sermonna Hermione. Après avoir passé rapidement sa main devant ses yeux afin d'effacer les traces des larmes qui s'y étaient sournoisement insinuées, elle se reconnecta au monde réel. Elle allait répondre quelque chose à Ginny mais fut coupée dans son élan.
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- Tiens, tiens, Granger est ici, railla une voix forte et traînante venant de sa gauche.
Voilà pour ce chapitre une nouvelle fois centré sur Hermione, bien que Drago fasse une brève apparition à la toute fin. Mais, ne vous inquiétez pas, nous retrouveront notre cher Serpentard dans le prochain chapitre !
En attendant, je me permets de vous laisser quelques petites questions en espérant que cela vous aide à me laisser vos impressions.
Appréciez-vous mon style d'écriture ?
Est-ce que le caractère d'Hermione vous plait ? Ou est-ce que vous pensez qu'elle aurait dû se comporter différemment après les évènements qui lui sont arrivés ?
Enfin, est-ce que l'idée générale (à retrouver en résumé) de ce Dramione vous plait ?
Et n'oubliez pas de me parler des lemons, s'il vous plait.
Sur ce, j'espère que ce chapitre vous aura plu et je vous retrouve très bientôt (mercredi si tout ce passe bien) avec le chapitre 3 ! :)
Chalusse
