Bonjour à tou(te)s !
Dimanche est arrivé et avec lui la publication du nouveau chapitre !
Comme toujours, je remercie mille fois mes revieweurs ainsi que les lecteurs qui ont fait des ajouts en favoris/alertes. Ça me fait très plaisir, donc merci beaucoup à vous :).
En revanche, je dois vous avouer avoir été légèrement déçue de ne recevoir « que » cinq reviews et ceci d'autant plus car vous avez été près de 160 à venir lire le dernier chapitre… Si je suis venue publier sur ce site c'est avant tout afin de pouvoir recevoir des avis différents. Je n'attends pas de vous que vous reviewez à chaque fois mais au moins une fois de temps en temps me ferait véritablement très plaisir. Surtout en considération du fait que je publie deux chapitres par semaine (ce qui me demande plus de temps que l'on peut imaginer) et que ma bêta travail dur pour éradiquer un maximum de fautes. Alors je compte sur vous, S'IL VOUS PLAIT ! :)
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RàR anonyme :
Cam : Je m'excuse pour le délai d'attente mais, surtout, je te remercie pour ta review ainsi que pour tes compliments qui m'ont fait très plaisir ! :) J'espère que la suite et notamment ce chapitre 4, te plaira !
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Voilà ! Comme toujours, je remercie mille fois HesseS, mon petit fizwizbiz adoré, pour son travail de bêtatage de cette fic' ! :)
J'espère que ce nouveau chapitre (où nous allons enfin avoir une interaction entre nos persos adorés ;)) vous plaira.
Seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR.
Chapitre 4 : Mise en contact
Hermione n'eut même pas à tourner la tête pour reconnaître la personne qui l'avait interpelé et eut l'impression qu'une pierre venait de tomber lourdement dans son estomac.
- Dégage la fouine !
Ginny, qui avait cessé subitement de lister les potentiels prénoms qu'elle pourrait donner à son enfant, braquait maintenant un regard meurtrier sur le Serpentard. Lui, arborait un petit sourire sadique et satisfait.
- Tu devrais faire gaffe Weasley, si tu t'énerves trop, ton mioche risque d'être encore plus dégénéré. Avec Potter et toi comme parents il part déjà avec un lourd handicap. Il ne faudrait pas en rajouter.
Drago avait fait son petit effet, maintenant tous les sorciers autour d'eux avaient mis fin à leur conversation et les fixaient.
Ginny fulminait. Avançant vers lui avec un air menaçant, elle allait répondre quand Hermione la saisie par le bras et la fit pivoter vers elle.
- Laisse tomber Gin', c'est un con de toute façon.
Depuis le début de la confrontation, il lui avait été impossible de tourner son regard vers Malefoy. Il la dégoûtait tellement qu'elle crut que si elle le fixait trop longtemps, elle ne pourrait pas s'empêcher de lui vomir dessus. Après réflexion, c'était peut-être ce qu'elle allait faire. Un léger sourire flottait sur les lèvres de la Gryffondor quand il reprit la parole.
- La lionne a toujours des griffes !
N'y tenant plus, l'intéressée dévisagea alors son ennemi de toujours et perdit son sourire.
Il semblait avoir encore grandi depuis Poudlard et surtout pris en muscle. Maintenant, il la dominait largement de toute sa hauteur et elle dut lever la tête pour le voir complètement. Il était, comme dans les souvenirs de la jeune femme, vêtu d'un costume totalement noir. Et ce qui attira en premier son attention lorsque son regard remonta vers son visage était la pâleur du jeune homme. Il était d'une blancheur cadavérique qui dénotait totalement avec le noir de sa tenue. Ses cheveux, bien que d'un blond platine en semblaient même moins clairs et ses lèvres fines étaient étirées en un sourire mauvais. Ses yeux furent toutefois l'élément le plus choquant. Deux prunelles grises d'une froideur si intense qu'elles la firent frissonner. Ne pouvant supporter davantage le regard calculateur du Serpentard qui semblait la passer aux rayons X, elle détourna rapidement son attention.
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Sa gêne ne passa pas inaperçue et Drago en profita pour l'attaquer de nouveau. Finalement, se retrouver là était beaucoup plus divertissant que ce qu'il aurait pu imaginer.
- Alors Granger, je te fais tellement d'effet que tu en détourne le regard ?
Il avait ponctué sa question d'un haussement de sourcils faussement aguicheur.
Retenant un soudain haut-le-cœur, Hermione ne prit pas la peine de répondre et préféra demander d'une voix glaciale :
- Qu'est-ce que tu fous ici Malefoy, c'est pas comme si tu avais procréé ou que tu aies déjà été intéressé par ce qui se déroule à Poudlard ?
Un silence gêné s'abattit sur la petite assemblée seulement interrompue par le rire goguenard du Serpentard.
- Tu te moques de moi Granger ?
- Et bien quoi ? rétorqua la jeune femme qui commençait à s'énerver.
- Euh, Malefoy est un parent d'élève Hermione, expliqua Ginny d'une toute petite voix.
- Et oui Granger ! J'ai plus de légitimité ici, que toi. Après tout, tu n'as plus d'enfant à Poudlard... Ni même plus d'enfant du tout, reprit le Serpentard d'un air hautain.
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Voilà, il avait parlé de sa gamine et Drago n'en fut pas peu fier. La Gryffondor perdit rapidement le peu de couleurs que leur confrontation lui avait donnée. Weasley au contraire était très rouge, comme si elle venait d'avaler une boîte entière de Suçacides, mais semblait incapable de répliquer.
- Comment oses-tu ?! l'agressa une voix féminine derrière lui.
Il se retourna pour jauger cette nouvelle arrivante qui vint se placer près de Granger. C'était une jeune femme asiatique assez grande et plutôt jolie constata Drago. Il se souvenait vaguement avoir cohabité avec elle à Poudlard mais son nom lui échappait.
- Ce n'est rien, Cho, avait répondu la Gryffondor en lui adressant un léger sourire trahissant néanmoins la tristesse qui venait de l'envahir.
Ah voilà, elle devait être Cho Chang, la quatrième membre des parents d'élèves de première année dont Percy Weasley lui avait parlé.
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Sur ces entrefaites, ce dernier venait d'arriver. Il ne fit aucune remarque sur l'ambiance peu amène qui régnait dans le couloir, se contentant d'ouvrir la porte du « Bureau des Aurors » afin de laisser passer le petit groupe.
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Hermione suivit donc les vingt-sept autres membres du Conseil d'Administration – quarte membres par année scolaire – dans le couloir dédié aux Aurors.
Lorsque Percy était arrivé à la tête du Conseil, il y avait de cela deux ans, il avait soutenu l'idée que douze membres n'étaient pas suffisants pour représenter convenablement le nombre conséquent d'élèves qui étaient à Poudlard. Personne n'avait émis d'objections et une nouvelle loi fut établie, disposant que vingt-huit membres – en comptant le président – formeraient le Conseil d'Administration du collège.
Hermione était perdue dans ses pensées et suivait simplement le reste du groupe. Elle ne remarqua donc pas qu'ils tournèrent une première fois sur la droite, se retrouvant dans un énième corridor, puis une deuxième fois afin d'entrer dans une large pièce qui devait être l'une des salles de réunions des Aurors.
Ce maudit Malefoy avait réussi son coup et elle ne pensait plus qu'à Rose. Sa fille lui manquait terriblement en ce moment, alors qu'elle était entourée de parents. Même Malefoy avait un enfant !
Lorsqu'elle avait abordé le sujet, lors de leur altercation, Hermione avait surtout cherché un moyen d'atteindre le blond et elle n'avait pas réellement réfléchit à ce qu'elle disait. Cependant, lorsque Ginny lui avait annoncé que lui aussi était un parent d'élève, son sang n'avait fait qu'un tour. Bien sûr qu'il était père et elle le savait parfaitement. Seulement, son esprit autrefois si brillant semblait perdre pied autant qu'elle, et ne réagissait plus aussi vite qu'à l'accoutumée.
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Elle se souvenait très clairement du jour où elle avait fait sa déposition devant le chef des Aurors après les meurtres de Ron et de Rose. Harry avait évidemment été écarté le temps de l'enquête, celui-ci y étant directement lié et surtout soupçonné d'avoir commis une bévue. Son second, Albert Fawley, promu juste après la mort de Ron, avait alors expliqué à Hermione que la femme ayant assassiné Rose était Astoria Malefoy, la femme de Drago.
La Gryffondor avait alors cherché à savoir si le Serpentard était lié à tout ceci. Après tout, comment aurait-il pu en être autrement ? Albert lui avait signalé qu'ils n'avaient aucune nouvelle de Drago, de sa mère ou du fils du jeune couple Malefoy. Hermione n'avait pas réellement tiqué à la mention du « fils » de son ennemi, bien trop occupée à tenter de convaincre l'Auror que la disparition des Malefoy ne pouvait pas être qu'une coïncidence. Cependant, en rentrant chez elle, elle avait repensé à l'enfant. Pauvre gamin, même s'il était un Malefoy, il ne méritait pas d'être lié à toutes ces atrocités.
Convaincue de la culpabilité de Malefoy et du reste de sa famille, Hermione avait totalement déchanté lorsqu'Harry était venu la voir, un soir après le travail, et qu'il lui avait expliqué que ces derniers avaient été totalement innocentés. D'après son meilleur ami, Drago, Narcissa et l'enfant avaient quitté le pays pour fuir Lucius, lorsqu'il était sorti de prison, et Astoria, qui venait de s'associer à son beau-père.
Hermione avait longuement bataillé avec les Aurors du ministère pour qu'on revoie la déposition de Malefoy. Le fait était qu'on l'avait soumis au Veritaserum et qu'il s'agissait de la meilleure arme en leur possession pour établir la culpabilité d'une personne.
La Gryffondor fut donc obligée de se résigner. Cependant, Hermione avait partagé ses opinions et elle, ainsi que les Weasley étaient toujours persuadés que Drago et sa mère étaient liés d'une quelconque façon au drame qui les avait touchés.
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Alors qu'elle s'asseyait devant un petit bureau qui lui donna l'impression d'être revenue en classe à Poudlard, Hermione tourna la tête vers celui qui était, pour elle, l'une des causes de tous ses malheurs. Il s'était un peu excentré par rapports à tous les autres membres et dardait sur Percy un regard glacial. Se remémorant les insultes qu'il avait proféré, Hermione se retint de justesse d'aller lui mettre sa main dans la figure. Elle n'était pas une personne foncièrement violente mais Malefoy mettait son self-control à rude épreuve, et elle avait déjà prouvé par le passé que le frapper ne relevait pas de l'impossible.
Se promettant qu'un jour il paierait pour ce qu'il leur avait fait, Hermione se fit violence pour mettre toutes ces pensées relatives à son mari et à sa fille, dans un coin de sa tête et essaya de se concentrer sur ce que disait Percy.
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Drago, lui, eut plus de mal à faire le vide dans son esprit, tellement tout autour de lui, lui rappelait Poudlard. Déjà, il était attablé à un petit bureau semblable à ceux qu'ils avaient au collège. Le bois abîmé du mobilier et le large tableau noir, qui semblait venir d'une autre époque, et devant lequel se tenait Weasley, facilitaient la comparaison. Toutefois, cela ne l'aurait pas plus dérangé que ça s'il n'avait pas été entouré pratiquement exclusivement d'anciens élèves du château. Il s'était même querellé avec Granger comme s'ils étaient revenus plus de dix années auparavant !
Le jeune homme commençait sérieusement à se demander si c'était une si bonne idée que ça d'avoir accepté une place au Conseil. Après tout, Poudlard n'avait pas été une très bonne époque pour lui, avec son ascension au sein des Mangemorts et le presque-meurtre de Dumbledore. Seules les premières années avaient été agréables, quoique gâchées en permanence par Saint Potter et sa bande d'idiots. C'est donc avec beaucoup de mépris dans le regard qu'il tourna vivement la tête vers Miss-je-sais-tout qui était attablée à côté de la fille Weasley. Bien évidemment elle était au premier rang et buvait littéralement les paroles du frère de son défunt mari.
Merlin qu'elle pouvait l'agacer ! Il ne l'avait sous les yeux que depuis une quinzaine de minutes, à peine, qu'il se sentait déjà sur le point d'exploser.
Il fallait qu'il se contrôle. Après tout, malgré ce que l'environnement évoquait en lui, ils n'étaient plus à Poudlard et Drago était là pour faire bonne figure et par la même occasion, prouver qu'on ne pouvait pas se passer de l'opinion d'un Malefoy.
Se passant une main sur le visage en signe de lassitude, il s'obligea tout de même à regarder – non sans une moue de dégoût - le président du Conseil qui tenait son discours.
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- ... au Conseil d'Administration de Poudlard. Nous accueillons cette année quatre nouveaux membres chargés de représenter les première année, déclarait Percy, un sourire jovial collé sur le visage.
Il sorti un papier de son attaché-case et reprit la parole.
- Alors nous avons Miss Cho Chang, mère de Lexie McLaggen. Mrs Ginny Potter, mère de James Sirius Potter. Mr Drago Malefoy, père de Scorpius Hyperion Malefoy et Miss Hermione Granger ...
Percy jeta un coup d'œil furtif vers elle, s'éclaircit la gorge ne sachant, de tout évidence, pas s'il devait ajouter quelque chose. Au bout de quelques secondes de silence, il continua toutefois :
- Et Miss Hermione Granger, mère de Rose Weasley.
Un silence de plomb tomba dans la salle et tous les regards convergèrent d'un même mouvement vers la Gryffondor. Même Malefoy darda sur elle air de défit se demandant si elle allait se mettre à pleurer, ou mieux, si elle allait quitter la pièce.
Hermione n'en fit rien. Elle respira lentement en gardant la tête droite, le regard accroché à l'un des boutons de la veste de Percy en se répétant inlassablement sa petite phrase fétiche.
Voyant que son amie tenait le coup, du moins en apparence, Percy poursuivit d'une voix tout de même moins assurée.
- Bien, maintenant que les... hum... présentations sont faites, je vais vous expliquer les objectifs de ce Conseil ainsi que notre agenda pour les mois à venir.
Il marqua une pause afin que tout le monde se reconcentre sur lui et que les plus consciencieux sortent de quoi prendre des notes.
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Malefoy lui, assis négligemment, écoutait vaguement, attendant que Weasley en vienne au fait.
- Nous nous réunirons, en principe, trois fois par semaine à partir d'aujourd'hui et jusqu'à Noël, afin de préparer au mieux la rentrée, et par la suite de régler les problèmes que pourraient rencontrer certains élèves en ce début d'année. Les réunions auront toujours lieux dans cette salle et les horaires vous seront communiqués par hibou une journée à l'avance. Les jours de réunion seront donc le lundi, le mercredi et le vendredi.
On entendait le papier gratter sur les parchemins et Drago soupira d'agacement. Oui, ils étaient clairement revenus à Poudlard et Weasley était leur professeur. Ce dernier continua son monologue sans se départir de sa bonne humeur qui était revenue comme un hippogriffe au galop.
- La séance d'aujourd'hui est capitale puisque nous devons élire le directeur ou la directrice de Poudlard. Dans une semaine, nous nous rendrons nous-même au château afin de nous réunir autour d'un repas durant lequel le directeur ou la directrice nous annoncera ses choix concernant le corps enseignant. Enfin, quelques jours avant la rentrée nous organiserons un nouveau dîner où seront conviés le directeur ou la directrice ainsi que son adjoint et où il sera question de célébrer la rentrée scolaire et de revoir les derniers détails.
Percy s'arrêta un instant afin de consulter son parchemin sur lequel était inscrit le programme.
- Quelqu'un a-t-il une question ? demanda le président en relevant la tête après avoir vérifié qu'il avait fait part de tous les évènements importants.
- Où aura lieu le dîner de la rentrée ? l'interrogea une grande femme Noire.
- J'allais y venir, Angelina. Comme Alan Hunter nous a quitté l'année dernière, il sera impossible de continuer à faire le repas annuel dans sa demeure. Je demande donc si l'un d'entre vous souhaiterait se porter volontaire pour l'organiser.
Un léger brouhaha emplit la salle alors que les membres se posaient mutuellement la question de savoir s'ils auraient assez d'énergie et de temps pour faire un repas, qui devrait sûrement être somptueux, pour trente personnes. Personne n'avait émis la moindre réponse positive quand une voix glaciale s'éleva du fond de la salle.
- Je suis volontaire.
Comme auparavant, toutes les têtes se tournèrent vers l'individu qui avait accaparé l'attention. Cette fois-ci, ce fut vers Malefoy qu'elles se dirigèrent. Comme personne n'osait prendre la parole, Percy, qui semblait aussi surpris que tous les autres par cette déclaration, questionna l'assemblée.
- Est-ce que cela pose un problème à quelqu'un ?
Sa question était de toute évidence adressée à Hermione. Ginny semblait lui murmurer quelque chose à l'oreille mais la Gryffondor l'arrêta d'une main, agacée.
- Il n'y a aucun problème pour moi, annonça-t-elle d'une voix ferme.
Bien sûr, cela n'était pas vrai, comment pourrait-elle aller bien alors qu'elle devrait mettre les pieds et même dîner dans un endroit où elle avait été torturée et où sa fille avait été assassinée ? Seulement, Hermione ne voulait pas paraître faible et surtout pas devant Malefoy alors elle s'était fait violence, même si elle savait qu'elle regretterait sa décision par la suite.
Voyant que personne n'émettait d'opposition, Percy se tourna vers Malefoy :
- Bien, alors Mr Malefoy organisera le dîner du trente août.
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Drago ne savait pas vraiment pourquoi il s'était proposé. À vrai dire, la perspective d'organiser un dîner pour trente personnes ne l'enchantait absolument pas. Cependant, rien que de savoir que Granger devrait remettre les pieds dans le Manoir, le fit sourire sadiquement et il sut que c'était pour cela qu'il l'avait fait.
Rah ! Mais qu'est-ce qu'il avait avec cette fille ?! Depuis qu'il l'avait vue il n'arrêtait pas de penser à elle. Il chassa donc cet argument de son esprit et tenta d'en trouver un autre. « Oui voilà, se dit-il, c'est uniquement parce que si je devais me présenter à un dîner concocté par un de ces écervelés je ne m'en remettrais pas ». Après tout, il ne tenait pas à faire une intoxication alimentaire parce qu'il aurait avalé un met de mauvaise qualité. Au moins il pourrait organiser le sien comme bon lui semblait et pourrait leur montrer les ressources financières, la dignité et le raffinement que possédait un Malefoy.
Ravi d'avoir trouvé une nouvelle excuse qui cette fois, pensait-il, sonnait beaucoup plus vraie - et surtout qui n'était pas liée à Granger -, Malefoy reporta son attention sur Weasley.
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Ce dernier embraya rapidement sur l'objectif premier de la séance à savoir l'élection du directeur de Poudlard.
- Comme vous le savez certainement, Minerva McGonagall est directrice de Poudlard depuis la mort de Severus Rogue. Et bien que nous ayons ardemment cherché quelqu'un à la hauteur de reprendre sa succession, il semble que, cette année encore, personne n'ait pu être retenu. J'ai moi-même fait part de cette nouvelle au Professeure McGonagall qui m'a affirmé être apte à assurer un nouveau mandat. Elle m'a également confié avoir quelques idées quant à sa succession mais qu'il était encore trop tôt pour en discuter. Il est cependant de coutume, en l'absence d'un second candidat désigné par le Conseil d'Administration, que l'un de ses membres se présente de lui-même s'il le désire. Il sera mis en concurrence directe avec le professeur McGonagall et, s'il est élu, devra bien évidemment quitter sa place au Conseil. Bien que durant ces dernières années, aucun membre ne se soit présenté, je me dois de poser la question : quelqu'un souhaite-t-il se présenter à la succession de Minerva McGonagall en tant que directeur ou directrice de Poudlard ?
Un long silence suivit la question de Percy. Hermione, qui grattait d'un ongle le bord abîmé de la table, se redressa et regarda l'assemblée. Personne ne semblait prêt à soumettre sa candidature et c'était tant mieux selon elle. Après tout, être directeur de Poudlard requérait une personne sage, ayant de l'autorité mais pouvant aussi faire preuve de compassion et surtout, ayant un niveau magique très élevé.
Et d'après la Gryffondor, aucune des personnes présentes dans cette salle ne pouvait prétendre posséder toutes ces qualités. Pourtant, une voix s'éleva tout de même.
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- Moi.
La voix était calme et posée et, pour la troisième fois depuis le début de la séance, tous les bustes s'agitèrent afin de pouvoir contempler la personne qui avait parlé.
Drago se retrouva alors face à vingt-sept personnes qui l'observaient comme s'il était subitement devenu fou. Certains le regardaient avec colère, d'autres avec mépris, d'autres encore avec amusement et enfin, il y avait ceux qui étaient beaucoup trop surpris pour faire passer d'autres émotions sur leur visage.
- Toi ? demanda une voix dégoulinante de sarcasmes que Drago reconnu.
- Oui, moi, répondit-il toujours calme en se tournant vers la fille Weasley.
Tous les deux s'affrontèrent du regard un instant avant que Percy reprenne la parole, visiblement décontenancé.
- Bien, alors euh ..., oui, Mr Malefoy sera donc le second candidat pour le poste de directeur de Poudlard. Nous allons procéder à un vote à main levée. Mr Malefoy, dit-il en se tournant vers l'intéressé, vous ne pourrez évidemment pas voter.
Drago fit signe qu'il avait compris et se remit à se balancer sur la chaise machinalement. Il savait très bien qu'il ne serait pas élu et, de toute façon, n'en avait aucunement envie. Encore une fois, il n'avait pas pu s'empêcher de se mettre en avant.
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- Ceux qui sont pour que Mr Drago Malefoy devienne le directeur de Poudlard.
Bien qu'il se fut attendu à une défaite cuisante, Drago fut étonné lorsqu'il vit deux mains se lever. Une épaisse et calleuse qui appartenait à un homme qui devait avoir environ le même âge que Drago, c'est à dire une trentaine d'années, et qui semblait d'une bêtise sans nom. Et une autre, très manucurée, appartement à une femme d'âge mûr qui fit un clin d'œil aguicheur au jeune homme lorsqu'il se tourna vers elle.
Percy inscrivit le chiffre « 2 » sur le tableau noir en dessous du nom de Malefoy et poursuivit :
- Ceux qui sont pour que Mrs Minerva McGonagall poursuive son mandat de directrice de Poudlard.
Toutes les autres mains s'allongèrent prestement vers le ciel. Après avoir lui-même abaissé son bras, Percy inscrivit le chiffre « 25 » sur le tableau et déclara :
- Minerva McGonagall est élue directrice de Poudlard à vingt-cinq voix contre deux.
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Le reste de la réunion se passa sans encombre. Après que tout le monde ait signé le registre prouvant qu'ils avaient bien participé au vote, Percy annonça qu'il enverrait dès ce soir un hibou à McGonagall afin de lui faire part du résultat.
Et à vingt-heures trente, le président dissolvait l'assemblée.
Alors que certains sortaient prestement, Drago, lui, prit tout son temps. Il allait se diriger vers la porte lorsqu'il remarqua que Granger et sa copine rousse étaient toujours là.
- Ça va aller, je te dis ! répliquait la brune, de toute évidence très agacée.
- Ok Mione, je veux juste...
Elle n'eut pas le temps de finir que Malefoy s'adressait à son amie :
- Un mot, Granger ?
Ginny resta coite et regarda alternativement Hermione puis Malefoy. Cette dernière ne tarda cependant pas à reprendre la parole d'une voix blasée.
- C'est bon Gin', on se voit demain pour le déjeuner ?
- Bien sûr, euh, à demain.
Elle jeta un dernier coup d'œil aux deux ennemis puis s'en alla en espérant retrouver son amie en un seul morceau, le lendemain à l'heure du repas.
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- Tu sais Granger, j'espère vraiment que tu ne te défileras pas pour ce fameux dîner, ce serait assez impoli, railla le Serpentard.
- Je ne vois vraiment pas comment quelqu'un peut croire à ton innocence Malefoy, quand on voit ce que tu fais, cracha la jeune femme.
- C'est parce que je suis innocent Granger, répondit-il en souriant, ravi de voir qu'elle prenait la mouche.
- Pas à mes yeux ! Tu trompes peut-être certaines personnes Malefoy, mais pas moi. Après tout, je te connais depuis bien plus longtemps qu'eux et je sais très bien comment tu es. Fuir le pays pour protéger ta mère et ton fils... Un tissu de mensonges. Tu ne t'intéresses pas aux autres et tu n'aimes que toi.
La jeune femme avait dit tout cela très vite et lâcha un petit rire nerveux.
- Tais-toi Granger, tu ne me connais pas, aboya Malefoy, s'énervant à son tour.
Ses yeux lançaient des éclairs et il essayait visiblement de contenir la rage qui bouillonnait en lui après que la Gryffondor ait insinué qu'il n'aimait pas sa famille.
Hermione en revanche ne prit pas autant de gant. Après tout, elle s'en fichait pas mal de blesser le Serpentard ou de l'énerver.
- Ouais, tu as raison Malefoy, je ne te connais pas. Parce que, franchement, je ne sais pas comment une femme a fait pour avoir envie de faire un gamin avec le Drago Malefoy dont j'ai le souvenir.
Après une seconde de pause où elle fit semblant de réfléchir, elle reprit.
- Quoique, quand on voit ta femme, on se demande franchement qui est le pire entre vous deux.
A la mention de sa femme, ou plutôt de sa défunte épouse, Drago frissonna de dégoût. Voyant qu'il ne répliquait pas, Hermione réattaqua :
- Tu sais, finalement je vais te croire quand tu dis que tu as quitté le pays. Quand ton père est sorti de prison vous deviez manquer de Mangemorts alors tu as sûrement dû accélérer la formation de ton fils sans être sous le nez des Aurors. Alors dis-moi Malefoy, il a déjà la Marque des Ténèbres ?!
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Hermione se rendit vite compte qu'elle en avait trop dit. Le Serpentard fulminait littéralement sur place. Ses yeux n'étaient plus que deux billes d'acier d'une froideur qui la firent frissonner. Et elle se recula instinctivement quand il reprit la parole.
- NE PARLE PLUS JAMAIS DE MON FILS ! beugla-t-il. Tu ne sais rien ! Tu crois que tu sais tout ? Hein Granger ? Tu penses que tu es intelligente ? Mais tu n'es qu'une emmerdeuse au sang impur ! Et je pense sincèrement que là où ils sont, Weasley et ta gamine sont finalement bien contents d'être débarrassés de toi.
Drago ne pouvait plus se contenir, il était en train d'exploser.
- Et tu devrais aller embrasser les tombes de mon père et d'Astoria pour le service qu'ils ont rendu à ta famille de dégénérés !
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Hermione ne put se retenir et sa main vola droit sur la joue du Serpentard dans claquement sec.
- Tu oses parler de ma famille Malefoy mais regarde la tienne ! Ton gamin doit avoir honte que tu sois son père et va surement finir aussi mal que toi. Et toi tu devrais plutôt te sentir coupable. Avoir un gamin tout ça pour qu'il ait une vie misérable par ta faute, c'est HONTEUX ! Tu n'es qu'un connard et pour moi tu es responsable de ce qui s'est passé au même titre que le reste de ta famille !
Hermione était totalement hystérique et hurlait sur Malefoy qui se tenait devant elle en frottant sa joue. Heureusement, son autre joue était libre et la Gryffondor sentie sa main irrésistiblement attirée par la peau blanchâtre du Serpentard.
Cependant celui-ci anticipa son geste et ce fut à quelques centimètres de son visage qu'il arrêta la main d'Hermione. Il serrait son poignet avec fermeté afin qu'elle ne puisse pas l'atteindre.
La brune quant à elle tentait vainement de se dégager de l'emprise de son pire ennemi. Surtout que depuis qu'il la tenait, elle sentait sa peau la brûler comme si la paume du jeune homme était en feu.
Ce qu'elle ne savait pas c'était que, de son côté aussi, Drago ressentait une intense chaleur s'emparer de sa main comme si Granger lui avait jeté un sort. Cela l'étonna tellement qu'il en lâcha sa prise.
- Je te hais Malefoy ! lui cracha finalement Hermione avant de tourner rapidement les talons.
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La jeune femme mit relativement longtemps à trouver son chemin vers la sortie s'insultant mentalement de ne pas avoir été plus attentive lorsque Percy les avait menés à la salle de réunion. Elle priait grandement pour ne pas retomber sur le blond alors qu'elle faisait une énième fois demi-tour. Finalement elle retrouva la sortie et pu rentrer, d'un pas précipité et en tenant toujours son poignet contre elle, chez les Weasley.
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Drago, lui, était resté hébété pendant un long moment. Il avait vu Granger quitter prestement la salle en tenant son poignet et avait tout bonnement imaginé qu'il l'avait serré trop fort. Tant mieux si elle avait mal !
Toutes ses paroles avaient blessé Drago plus qu'il ne le laissait paraître. Ses réflexions à propos de son fils lui revinrent en mémoire à la vitesse de boulets de canons et il dut s'asseoir quelques instants sur un des bureaux près de lui.
Il savait parfaitement qu'il n'était pas le meilleur père du monde. Mais de là à penser que toute la vie de l'enfant serait gâchée tout simplement parce qu'il l'avait lui, Drago Malefoy, pour père, c'était autre chose. Il savait parfaitement que son fils ne deviendrait jamais un Mangemort. Après tout, il avait veillé à ce qu'il soit éduqué avec les croyances de son époque et pas d'anciennes opinions qui avaient pour but de diviser la communauté sorcière. Cependant, son passé à lui et au reste de la famille Malefoy n'avait rien de glorieux, bien au contraire. En témoignaient les récents évènements. Bien qu'il ait cherché à préserver son Scorpius de tout ceci, il comprenait à présent que cela lui était impossible.
Même si, en ce moment, son fils ne devait pas forcément se rendre compte de toutes les atrocités qu'avait commis sa famille, il finirait bien par les comprendre. D'autant plus que Drago ne pouvait pas le garder à la maison, coupé du monde sorcier, pour toujours. Bientôt il irait à Poudlard et serait confronté aux autres élèves qui lui raconteraient nécessairement des choses horribles sur ce qu'avaient fait les Malefoy.
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Ce fut l'esprit tourmenté que Drago rentra finalement au Manoir. Après un rapide coup d'œil dans la salle à manger où il vit que le manteau de sa mère reposait sur le dossier d'une chaise, il se dirigea vers la cuisine. Il savait que Scorpius et Narcissa n'aimaient pas dîner dans cette large pièce, préférant l'intimité qu'offrait la cuisine du Manoir. Il les trouva donc attablés devant le reste de leur repas.
- Ah Drago, mon chéri ! s'exclama Narcissa en voyant arriver son fils.
- Bonjour Mère, j'espère que Scorpius ne vous a pas trop ennuyé, la salua-t-il d'une voix morne.
- Tu sais très bien qu'il ne m'ennuie jamais. Et Drago, je t'ai déjà dit de ne plus me vouvoyer, le gronda-t-elle gentiment.
Cela datait de leur séjour en France et de leur rapprochement. Seulement, parfois, lorsqu'il avait la tête ailleurs ou qu'il était énervé, Drago oubliait et reprenait ses anciens mécanismes. Comme, présentement, il était à la fois énervé et n'avait pas du tout l'esprit concentré sur ce qui se déroulait sous ses yeux, il n'était pas surprenant que ses vieux réflexes ressurgissent.
- Papa, ça va ? demanda alors le gamin.
- Oui, oui ! répondit prestement son père, bien que sa voix et le geste qu'il faisait avec sa main trahissait son agacement.
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Il commençait à manger, à son tour, le repas que lui avait apporté la discrète Micky lorsque son fils reprit la parole.
- Tu es tout pâle papa, sauf cette trace bizarre sur ta joue, là, commenta Scorpius en désignant du doigt une large marque rouge qui contrastait nettement avec la peau d'albâtre du jeune homme.
Drago porta sa main à sa joue et la caressa instinctivement. Puis comme si elle lui rappelait un souvenir particulièrement horrible, il fit une moue dégoutée.
- C'est rien Scorp'. Alors tu as montré ta lettre à ta grand-mère ? l'interrogea-t-il souhaitant détourner l'attention du gamin avant que celui-ci, bien trop perspicace à son goût, ne lui pose d'autres questions.
Le Serpentard vit nettement que sa mère le regardait avec une expression d'interrogation, concernant la fameuse marque rouge, mais elle ne fit aucun commentaire.
- Oh oui et elle était super fière ! Pas vrai Grand-mère ?
- Oui Scorpius, répondit-elle, un sourire attendri s'étirant sur ses lèvres.
Se rappelant soudainement la promesse qu'il s'était faite, Drago s'éclaircit la gorge et, comme si cela lui coûtait de dire ces quelques mots, déclara dans un souffle :
- Moi aussi je suis fier de toi.
Subitement, deux paires d'yeux se fixèrent sur lui et Drago se sentit rougir légèrement. Sa mère avait une expression de surprise totale tandis que le gamin, après quelques secondes d'étonnement, arborait un sourire immense et des yeux pétillants de contentement.
- Tu avais raison Grand-mère ! Merci Papa ! s'exclama le gamin visiblement ravi et prêt à se jeter au cou de son père.
- Bien sûr que j'avais raison Scorp', reprit Narcissa une fois l'étonnement passé, je te rappelle que Drago est mon fils.
Elle souriait à présent et Drago eut la nette impression qu'elle-même était fière qu'il exprime, pour une fois, le fond de sa pensée.
Ces quelques mots avaient eu clairement l'effet d'une bombe à laquelle personne ne s'attendait. Se sentant légèrement déstabilisé par toute la joie qu'il avait apporté alors qu'il ne cherchait, au départ, qu'à montrer à son fils qu'il n'était pas totalement indifférent, Drago se leva et marcha en direction du salon.
Il avait à peine touché à son repas mais ni son fils ni sa mère ne le rappelèrent. Ils semblèrent comprendre qu'il en avait coûté au jeune homme d'exprimer ses sentiments et le laissèrent tranquille.
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Ce dernier, littéralement éreinté par cette journée qu'il qualifierait volontiers de « merdique », se laissa tomber dans un fauteuil du salon, un verre de Whisky Pur Feu à la main, et sombra lentement dans ses pensées. Il avait été étonné de la façon dont Granger lui avait répondu. Néanmoins, il s'agissait plutôt d'une bonne surprise. Elle avait toujours été beaucoup trop sage à son goût et cette nouvelle facette la rendait nettement plus intéressante. Il sourit imperceptiblement à cette remarque. Cependant, ses pensées le ramenèrent aux affreux propos qu'avait tenu la Gryffondor sur Scorpius et il sentit la tristesse s'insinuer en lui tel un vicieux serpent.
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À de nombreux kilomètres, Hermione venait de s'enfoncer dans les draps mauves de son lit. Elle n'avait que très peu touché au repas que Molly lui avait laissé et n'avait pas tenu à s'éterniser avec le couple. Elle avait pressenti que les questions de la mère de Ron ne tarderaient pas à déferler sur elle si elle restait une seconde de plus dans la même pièce. Molly et Arthur ne l'avaient pas interrogée lorsqu'elle était rentrée en catastrophe, les joues baignées de larmes que la suie de la cheminée avait rendues noires. Hermione supposait que c'était grâce à Mr Weasley qui devait comprendre que si quelque chose de réellement grave était arrivé, la jeune femme leur en aurait parlé. Cependant, elle savait également qu'il ne pourrait pas retenir sa femme très longtemps et c'est avec un entrain feint que la Gryffondor avait annoncé qu'elle montait prendre une douche et se coucher.
Maintenant qu'elle était allongée dans son lit, les yeux clos, Hermione pouvait laisser libre cours à ses pensées. Celles-ci s'arrêtèrent évidemment sur ce qui s'était passé avec Malefoy. Elle s'en voulait d'avoir perdu son sang-froid à ce point mais il lui avait été tout bonnement impossible de remettre sagement la main dans la poche de sa veste. Elle se sentait également coupable de ce qu'elle avait dit au Serpentard. Bien sûr, lui ne l'avait pas épargnée non plus, mais Hermione était habituée aux insultes et autres horreurs que proférait Malefoy à longueur de temps. Cependant, il ne lui était jamais arrivé, à elle, de soutenir des énormités pareilles.
Après tout, elle n'était pas dans la vie de Malefoy et ne savait pas comment il se comportait avec son fils. Elle n'avait évidemment pas menti lorsqu'elle affirmait le tenir également responsable des meurtres. Parce que même s'il n'en était pas l'auteur, il en était assurément le complice et cela même si lui et les Aurors lui avaient affirmé le contraire. Toutefois, la ferveur avec laquelle il avait défendu son enfant lorsqu'elle avait parlé de lui, lui faisait voir son ennemi sous un nouveau jour.
Hermione, pour sa part, ne se reconnaissait plus, la violence verbale ne faisait pas partie de son quotidien et encore moins la violence physique. Décidément, toutes sa vie était sens dessus dessous et la transformait irrémédiablement en quelqu'un qu'elle détestait déjà. Elle comprit qu'il était largement temps de se reprendre en main psychologiquement, maintenant qu'elle avait un travail et de nouveaux objectifs. Après quelques minutes de réflexion supplémentaires, Hermione en vint à la conclusion que pour se retrouver, elle devrait faire une action que la « Hermione d'avant » aurait faite en pareille circonstance. Elle irait donc trouver Malefoy le lendemain – puisqu'elle avait appris qu'il travaillait désormais au ministère – et irait s'excuser des propos qu'elle avait tenus à l'encontre de son fils. Uniquement parce que s'en prendre à un enfant n'était pas digne d'elle. En ce qui concernait le reste, elle n'allait certainement pas s'excuser. C'était plutôt à lui de le faire. N'en démordant pas, elle n'aborderait donc pas le sujet de la culpabilité certaine du jeune homme dans le drame qui l'avait touché.
Apaisée car ayant finalement trouvé une solution lui permettant de se retrouver elle-même, Hermione sombra dans un sommeil peuplé de cauchemars.
Et voilà pour ce chapitre ! :)
Il était évident que leur rencontre allait être houleuse, mais nos deux ennemis de toujours ne se sont véritablement pas fait de cadeau. Nous laissons donc un Drago en proie au doute et une Hermione en pleine crise identitaire !
Rendez-vous mercredi prochain pour la suite des hostilités ? Ou bien pour la signature d'une trêve ? Suspens, suspens ;)
A très vite et n'oubliez pas, s'il vous plait, de me laisser vos impressions sur Hermione, Drago, leur « rencontre », Scorpius et/ou la fic' en générale !
Chalusse
