Bonjour à tou(te)s !
Tout d'abord, je remercie mes quatre revieweuses d'avoir pris le temps de m'écrire. Eh oui, seulement quatre petite âmes charitables… sur près de 180 lecteurs… Autant vous dire que je suis plutôt déçue et j'espère que d'autres âmes se montrerons charitables à la fin de ce chapitre pour me laisser une review ! ^^
Bref, comme toujours, je remercie mon petit fizwizbiz adoré, HesseS pour ses corrections !
Voilà, je vous laisse avec le nouveau chapitre ! J'espère que ce petit retour à Poudlard vous plaira et vous donnera envie de m'écrire une petite review ! :) Bonne lecture !
Comme toujours, seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR.
Chapitre 8 : Retour à Poudlard
Le reste du week-end passa assez lentement. En rentrant au Terrier le samedi soir, Hermione s'était rapidement débarrassée de la veste de Malefoy. Elle ne supportait pas d'avoir son odeur sur elle et était retournée se doucher. Malheureusement, les effluves que dégageait le parfum du jeune homme semblaient lui coller à la peau. Elle sentait donc, à présent, un mélange entre la fraîcheur d'une nuit d'été mêlée à des notes plus corsées, ce qui rendait l'odeur de Malefoy entêtante mais nullement désagréable.
Non, elle ne pouvait pas trouver son odeur agréable ! C'était de Malefoy dont on parlait et absolument tout chez lui était détestable.
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Le lendemain, la jeune femme s'était empressée de laver le vêtement trois fois de suite. Elle soupira de découragement en se rendant compte que l'odeur persistait. Vivement le lundi suivant qu'elle puisse le lui rendre. Avoir l'odeur de Malefoy dans sa chambre avait quelque chose d'assez dérangeant.
Alors qu'elle reposait la veste sur un dossier de chaise, elle songea à la soirée de la veille. Finalement cela ne s'était pas si mal passé... Bon, Malefoy restait Malefoy, mais il avait su se tenir et lui avait même prêté sa veste, chose qui surprit grandement la jeune femme. Elle ne l'avait jamais vu accomplir un acte désintéressé de toute sa vie. Être père devait sûrement lui faire du bien... Elle repensa aussi à ce que le Serpentard lui avait dit sur son fils.
Hermione était assez curieuse à propos de cet enfant qui semblait être l'exact opposé de son père. Elle aurait bien aimé le rencontrer et voir s'il était réellement tel que Malefoy le décrivait. Au moins, si son fils appréciait autant les livres que ce qu'il lui avait laissé entendre, ils pourraient rapidement trouver un sujet de conversation.
Toutefois, ce qui ressortait le plus de cette « soirée de trêve », comme elle l'avait appelée, était le fait qu'elle pensait de moins en moins que Malefoy puisse être coupable de quoique ce soit. Il semblait réellement maussade à chaque fois qu'ils abordaient le sujet et il n'avait pas non plus caché sa déception lorsqu'elle lui avait proposé de mentir à son fils concernant les excuses qu'elle ne voulait pas accepter.
Il lui semblait qu'il avait réellement changé. Cependant, encore une fois, l'idée même de ne plus le tenir pour responsable de cette tragédie la contrariait et elle préféra ne pas y songer davantage.
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Rien d'autre ne vint troubler la tranquillité de sa journée si ce ne fut une lettre de Percy qui lui rappelait les modalités du dîner du lendemain.
Malefoy n'avait pas menti, il avait toutefois omis un détail important : la tenue de soirée était plus ou moins obligatoire.
Elle qui pensait porter des vêtements décontractés, c'était raté. Malefoy avait-il fait exprès de ne rien lui dire pour qu'elle se ridiculise ? Elle n'en doutait pas une seule seconde.
Elle du donc fouiller dans son armoire pour trouver quelque chose de potable.
OoOoOoO
Le lendemain, à dix-huit heures, Hermione avait quitté son travail et était rentrée au Terrier pour se changer. Elle pensait arriver en retard mais fut finalement sur l'aire de transplanage avec cinq minutes d'avance.
Plusieurs membres du Conseil étaient déjà là et elle leur serra la main. Elle savait que Ginny ne viendrait pas. Sa condition physique n'étant pas au beau fixe, son gynécomage l'avait contrainte à rester chez elle pour préserver sa santé et celle de son enfant à venir.
Toutefois, la Gryffondor pourrait rester avec Cho puisque n'ayant pas vraiment envie de se mêler aux autres membres qui la dévisageait sans cesse.
D'ailleurs, ce jour-là, ils avaient semblé se surpasser puisque, quand elle arriva, tous les regards se tournèrent vers elle.
Bon, elle devait avouer qu'elle n'était pas peu fière de sa tenue. À vrai dire, elle n'avait pas vraiment eu le choix. Elle n'avait retrouvé qu'une seule robe de soirée et elle datait déjà de quelques années. Hermione l'avait conservée, tout d'abord, parce qu'elle était noire et en plus parce qu'elle ne l'avait jamais portée et donc qu'aucun souvenir impliquant Ron n'y était rattaché.
Il s'agissait d'une robe longue faite d'un tissu fluide qui était resserrée vers le haut puis partait en évasée en dessous de la poitrine. Elle mettait donc cette dernière – bien que petite – en valeur. La robe possédait également de larges bretelles et un décolleté carré. Hermione avait agrémenté sa tenue de hauts escarpins et d'un sac à main. Concernant les chaussures elle n'avait pas eu le choix puisque la robe était vraiment très longue. La magie aurait pu l'aider à la raccourcir mais elle n'avait pas envie de la dénaturer. Enfin, la sorcière avait pensé à apporter un gilet qu'elle avait glissé dans sa pochette.
Pour une fois, elle avait également fait un effort de coiffure et de maquillage puisqu'elle arborait un chignon et s'était maquillée un peu plus qu'à l'accoutumée.
C'est vrai que lorsqu'on la comparait avec la Hermione de Poudlard, elle n'avait plus rien à voir. Néanmoins, la Gryffondor avait finalement accepté le changement puisqu'elle se sentait relativement mieux dans sa peau.
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Elle patienta donc légèrement à l'écart des autres. Heureusement, Cho ne tarda pas à apparaître dans une magnifique robe rouge qui faisait ressortir ses cheveux d'ébène. Elles se complimentèrent mutuellement puis attendirent les derniers arrivants.
Bien évidemment, Malefoy fut le dernier et se présenter à dix-neuf heures piles faisant se retourner et commérer presque toutes les femmes présentes.
Hermione le regarda et ne put réprimer un soupir de désespoir. Malefoy avait fait du Malefoy. Souhaitant se mettre le plus en avant possible il avait sûrement dû trouver la tenue la plus luxueuse qu'il avait dans son placard et l'avait enfilée.
C'était simple, il ressemblait à une sorte de Dieu descendu sur terre. Son costume lui faisait comme une seconde peau. Pour l'occasion, il avait délaissé sa chemise noire au profit d'une blanche qui laissait apercevoir son torse musculeux. Il semblait n'avoir jamais été aussi bien coiffé et même ses cernes avaient disparus.
Cho à côté d'elle lâcha un petit « Wow ! » admiratif. Hermione, elle, ne put s'empêcher de trouver tout ce petit monde excessivement pathétique.
Malefoy lui lança une œillade amusée à laquelle la Gryffondor répondit par un haussement de sourcils qui trahissait son agacement.
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- Bien, nous allons transplaner à l'extérieur du domaine, puisqu'il est impossible de le faire dans l'enceinte du collège. Je demande à ceux qui n'ont jamais été à Poudlard de se mettre avec un partenaire.
Hermione jeta un coup d'œil autour d'elle. Ils avaient eu le droit de venir accompagné de leur époux ou épouse mais peu avaient répondus à l'invitation. En fait, il n'y avait que deux couples. Certainement car ils provenaient d'autres écoles et que Poudlard devait représenter une certaine curiosité pour eux.
Les personnes qui avaient fait leur scolarité à Poudlard n'avaient surement aucune envie de retourner dans leur ancien collège et de se retrouver face à leurs anciens professeurs, sauf s'ils y étaient obligés.
Hermione, elle, trouvait ça particulièrement excitant et avait hâte de remettre les pieds dans le château.
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Ils transplanèrent donc tous au même moment et réapparurent devant les immenses grilles en fer forgé.
- Le dîner se déroulera dans la Grande Salle. Il y aura la possibilité, pour ceux qui le désir, de visiter le château par la suite. Mais n'oubliez pas que vous devez ressortir de l'enceinte pour transplaner.
Hermione ne savait pas encore si elle voulait se balader d'elle-même dans Poudlard. Cela lui rappellerait forcément des souvenirs liés à Ron et elle ne savait pas vraiment comment elle réagirait.
Elle aurait toutefois le temps d'y songer plus tard. Pour le moment, elle allait rencontrer le corps enseignant, revoir le professeur McGonagall et elle s'en faisait une joie.
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Ce fut Rusard qui vint leur ouvrir les grilles. Il semblait plus vieux et aigri que jamais et Hermione ne put s'empêcher de lâcher un petit rire.
- Je reviens, Hermione, je vais voir Léa, lui dit Cho en s'élançant vers l'une des jeunes femmes qui avait accompagné son mari.
Il ne faisait aucun doute que cette dernière venait de Beauxbâtons.
- Alors Granger, tu te retrouves toute seule ? lui susurra une voix traînante près de son oreille.
- Jamais tu ne me laisses tranquille, Malefoy ?! s'irrita-t-elle en veillant à ce que Cho soit assez loin pour ne pas les surprendre.
- Non, j'adore te faire chier, avoua le Serpentard avec un sourire sadique.
Hermione ne fit aucun commentaire et continua de suivre la petite procession. Apparemment, à leur âge, ils n'avaient plus le droit aux calèches et devaient donc faire le chemin à pied. Hermione se maudissait déjà d'avoir mis des chaussures si inconfortables. Elle aurait bien aimé leur jeter un sort mais Malefoy l'observait et il allait encore lui faire une réflexion.
Une brise légère passait entre les aiguilles des grands sapins qui entouraient l'étroit sentier de pierres.
Soudain, une odeur familière vint chatouiller les narines de la jeune femme. Une odeur très agréable, forte mais douce à la fois. Hermione ferma les yeux durant un millième de seconde puis se retourna pour voir d'où provenait la senteur.
Elle se figea en remarquant que ce n'était nul autre que le parfum de Malefoy qui venait de la mettre dans cet état. « Il doit vraiment avoir vidé la bouteille » pensa-t-elle.
Malefoy remarqua qu'elle s'était retournée vers lui et arqua un sourcil.
Il fallait trouver une excuse et vite. Elle ouvrit précipitamment son petit sac à main qu'elle avait magiquement agrandi et plongea la main dedans.
- Tiens, lui dit-elle en lui tendant sa veste et ne t'inquiète pas je l'ai lavée, précisa-t-elle rapidement.
Malefoy se mit à rire. Hermione n'en revenait pas, il ne se moquait pas mais semblait juste rire à une bonne blague.
- Garde-la, Granger, affirma-t-il.
- Quoi ?
- Garde ma veste.
- Mais pourquoi ?
- On ne sait jamais, si tu en as besoin.
- J'ai apporté un gilet.
- Hum, s'il est aussi efficace que celui que tu portais samedi, je doute qu'il te tienne chaud, répliqua le Serpentard sur un ton moqueur.
A l'évocation de la soirée qu'ils avaient passée ensemble, Hermione se renfrogna et n'ajouta rien. Elle remit la veste dans son sac et marcha plus rapidement.
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Drago était hilare. Granger était parfois si ridicule. Elle avait même nettoyé sa veste avant de vouloir la lui rendre. Comme s'il en avait quelque chose à foutre ! Il n'était plus aussi enfermé dans les principes relatifs au sang, qu'avant. Il avait même touché sa peau plusieurs fois. En plus, il aimait assez l'idée qu'elle ait quelque chose qui lui appartenait chez elle.
Malheureusement pour lui, Drago n'avait pas réussi, en l'espace de vingt-quatre heures, à oublier son fantasme et les attrayantes formes de la Gryffondor. Il avait donc attendu cette soirée avec impatience. Il n'avait pas été déçu en voyant Granger. Elle était tout simplement – le mot lui écorcha la bouche – magnifique dans sa robe. Il était même un peu jaloux qu'elle ne l'ait pas porté pour leur rendez-vous.
En plus, elle avait relevé ses cheveux, ce qui lui permettait d'apercevoir sa nuque.
Sentant qu'il perdait une nouvelle fois pied, Drago se força à penser à quelque chose de particulièrement répugnant et marcha plus vite. Il avait maintenant été distancé par la petite troupe et il ne tenait pas à arriver en retard.
Et puis, il fallait absolument qu'il arrête de penser à la Gryffondor de cette façon ! Il était un Malefoy, par Merlin ! Il pouvait avoir toutes les femmes qu'il voulait alors pourquoi ne concentrait-il pas ses pensées sur une autre ?
Pourtant, il savait que, ce soir-là, c'était peine perdue. La jeune femme serait là et vu la tenue qu'elle portait, il lui serait peut-être même impossible de se focaliser un tant soit peu sur son repas.
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Au détour d'un virage il put enfin apercevoir l'immense château de pierre. Il ne se sentait pas particulièrement à l'aise ici. Il s'y était passé tant de chose négative que ça le minait. Après tout, il avait décidé de repartir sur de nouvelles bases et cela passait par le fait de se créer de nouveaux souvenirs plus agréables. Peut-être même qu'il pourrait y associer Granger...
Non ! Par Merlin, il fallait que ses pensées arrêtent de tourner en rond autour d'elle.
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Ils arrivèrent finalement en vue de la porte d'entrée et furent accueillis par la vieille McGo. Elle avait affreusement vieilli depuis que Drago l'avait vu pour la dernière fois mais semblait, en même temps, plus sage. Une peu comme une incarnation féminine de Dumbledore, la barbe en moins.
Elle le salua avec une certaine courtoisie mais Drago ne put s'empêcher de noter une once de sécheresse dans sa voix.
Bizarrement, il en était un peu attristé.
Encore une personne qui semblait ne pas croire en son innocence.
Il tourna la tête vers Granger et retrouva vite sa bonne humeur. Elle n'avait pas changé sur ce point, elle était toujours aussi lèche-bottes. Elle serrait la main de McGo comme si sa vie en dépendait et n'arrêtait pas de lui dire à qu'elle point elle était heureuse de la revoir. Devant de telles effusions, la vieille directrice se reculait instinctivement en gardant un visage sévère. Drago pouffa intérieurement. Certaines choses ne changeraient jamais.
Tandis que la Professeure les invitait à entrer, Drago s'approcha de la jeune femme :
- Alors, tu crois que la vieille McGo te donnera un Optimal pour ta poignée de main ? rallia-t-il.
La seule chose qu'il entendit fut un « pauvre con ! » avant qu'elle ne parte en direction de la Grande Salle. Il eut de nouveau du mal à ne pas lâcher un fou rire. C'était risible de constater à quel point elle s'agaçait pour tout et n'importe quoi.
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Pendant l'heure qui suivit, il ne fut question que de courbettes et de discussions distinguées. Bien évidemment, Drago se sentait tout à son aise puisque charmer les foules avec ses belles paroles était l'un de ses dons. Bien que cela ne marche, apparemment, pas sur tout le monde…
Il se retourna une nouvelle fois vers Granger qui était en grande conversation avec Hagrid. Drago ne savait pas comment ce gros balourd avait pu conserver son poste de professeur. Une autre chose qui ne changerait jamais.
Il avait même été profondément agacé quand la Gryffondor lui avait sauté dans les bras comme si elle n'était encore qu'une gamine de dix ans. Il avait même été encore plus piqué au vif lorsque le garde-chasse avait refermé les bras sur elle pour l'étreindre affectueusement.
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A vingt-et-une heures, il se mirent finalement à table. La Grande Salle avait été somptueusement décorée et semblait encore plus imposante maintenant qu'une seule table ronde trônait en son centre.
Drago fut placé entre Londubat, qui était à présent professeur de botanique, et l'un des membres du Conseil qu'il ne connaissait pas et il dut se rendre à l'évidence, la soirée allait être longue !
Il se renfrogna en espérant que la nourriture apparaîtrait vite et que les elfes se seraient surpassés.
Toutefois, il dut attendre que la vieille McGo leur face un discours à la Dumbledore. Il n'avait jamais pu la supporter, celle-là.
- Bienvenue, chers membres du Conseil d'Administration et chers professeurs. Nous sommes réunis aujourd'hui afin de marquer le commencement d'une nouvelle année de collaboration ayant pour but le bon fonctionnement et la prospérité de notre école.
Vous avez tous pu faire connaissance les uns avec les autres et il ne me reste plus qu'à annoncer mon directeur adjoint. Cette année, j'ai choisi : Mr Londubat.
Une seconde de silence s'abattit sur la tablée bientôt suivie d'une salve d'applaudissements. Londubat se leva afin que tout le monde mette un visage sur son nom et il remercia chaleureusement la directrice.
- Vraiment, ça devient n'importe quoi dans cette école, lâcha Drago suffisamment bas pour que seul son voisin l'entende.
Celui-ci, qui ne lui avait pas décroché un seul mot depuis le début de la soirée, se retourna vers lui et lui lança d'une voix dédaigneuse :
- Ferme donc ta grande bouche, Malefoy, parce que nous savons très bien tous les deux que s'il y en a un de nous qui ne devrait pas être là, c'est bien toi.
Voilà que même Londubat s'y mettait. Ça allait être la pire soirée de sa vie, il le sentait. Drago s'apprêtait à lui répondre d'aller se faire voir lorsque quelqu'un beugla près de lui :
- FÉLICITATIONS NEVIIIILLE !
Il n'eut pas le temps de se tourner vers sa droite qu'une délicieuse odeur vint le percuter de plein fouet.
Granger s'était penchée sur Londubat et le serrait contre elle pour le féliciter. Mais elle n'allait pas arrêter de prendre tout le monde dans ses bras cette idiote ?!
Drago s'imagina soudainement à la place du garçon et se gifla mentalement. Fantasmer sur Granger c'était une chose, mais envier Londubat en était une autre et qui était tout bonnement inconcevable.
Il se maudit pour avoir eu cette pensée et se mit à respirer par la bouche. L'odeur de la jeune femme, qui se tenait à présent à ses côtés et face à Londubat, était enivrante et il fallait qu'il demeure le plus à l'écart possible.
Seulement voilà, la Gryffondor ne semblait pas vouloir retourner à sa place et continuait à papoter avec son ami. Il entendit partiellement leur conversation :
- Ron aurait été très fier de toi Neville. Et puis j'imagine que Luna va être aux anges !
- Merci Hermione, je sais ce que ça représente pour toi de prononcer son prénom. Et, oui je pense qu'elle sera ravie...
Drago décrocha rapidement. Entendre parler du roux était trop pour lui et il préféra se concentrer sur sa petite cuillère.
Finalement, Granger retourna s'asseoir et ils purent - enfin - débuter le repas. Drago remarqua alors que la sorcière avait été placée juste en face de lui et cela mit sa retenue à rude épreuve. Maintenant qu'elle était assise, il avait une vue plongeante sur son décolleté et il sentit rapidement que la température de son corps venait d'augmenter.
Il constata assez rapidement, toutefois, que la nourriture était excellente et il put donc se concentrer là-dessus.
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Le repas se termina deux heures plus tard. Les convives se séparèrent alors en petits groupes, ceux voulant visiter le château partant de leur côté et ceux qui souhaitaient rentrer, reprenant la direction de la sortie.
Drago n'avait pas participé à la conversation mais avait tout de même entendu Granger proposer à Cho un petit tour dans Poudlard. L'asiatique avait rapidement décliné, arguant qu'elle devait se lever tôt le lendemain matin.
Drago espérait donc que la jeune femme ne laisserait pas tomber ses plans et irait se balader seule. Ainsi, il pourrait évidemment tenter de progresser dans son fameux plan « coucher avec Granger ».
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Hermione s'était décidée à explorer un peu le château. Néanmoins, elle se refusa de monter au septième étage et de se rendre dans la salle commune des Gryffondor. Trop de souvenirs resurgiraient et elle ne se sentait pas encore capable d'y faire face.
Ne sachant pas vraiment où aller, elle finit par descendre au sous-sol. Elle irait rendre visite aux elfes de maisons et les remercierait pour ce bon repas.
Alors qu'elle descendait les marches de pierre, elle entendit un bruit derrière elle. Elle se retourna mais ne vit personne. Quelques secondes plus tard, le bruit résonna de nouveau.
- Tu sais, tu n'es vraiment pas discret, dit-elle à tue-tête.
- Comment tu as su que j'étais là ? demanda une voix glaciale en arrière-plan.
- Malefoy, la discrétion, tu connais ? railla la jeune femme en s'arrêtant.
Le Serpentard la rejoignit rapidement, une expression blasée peinte sur le visage.
- C'est à cause de ces stupides chaussures ! rétorqua-t-il en les désignant d'une main.
- Bah voyons... Tu n'avais qu'à pas faire le beau mâle, aussi...
Hermione regretta aussitôt ce qu'elle venait de dire. Non mais qu'elle idiote ! C'était, à coup sûr, à mettre sur le compte des deux verres de vin qu'elle s'était accordé à table. Décidément, plus jamais elle ne boirait une seule goutte d'alcool.
- Alors comme ça, tu me trouves beau, Granger ? l'interrogea Malefoy, une lueur de malice dans ses yeux d'acier.
- Non, je faisais seulement référence au fait que tu aies… fait tourner les têtes de toutes les femmes quand tu es arrivé tout à l'heure. Toute sauf la mienne, bien sûr ! ajouta-t-elle, précipitamment.
- Bah voyons..., rigola le Serpentard en reprenant ses propres termes.
Hermione, piquée au vif s'élança en avant.
- C'est bon Granger, je déconne, tu vas où de toute façon ?
- Rendre visite aux elfes.
- Quoi ?! Pourquoi ?
- Pour les remercier. Et personne ne t'oblige à m'accompagner, Malefoy. Ne te retiens surtout pas de partir.
Étrangement, il continua de marcher à ses côtés.
Hermione ne comprenait vraiment pas pourquoi il ne la lâchait pas d'une semelle depuis quelques jours alors qu'une semaine encore auparavant, ils se hurlaient mutuellement dessus et elle le frappait.
« Les mecs... »
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La visite aux elfes fut proche de l'enfer pour Drago. Granger tenait absolument à tous les remercier un par un en leur serrant la main et cela sembla durer des heures.
Décidé à toutefois attendre la jeune femme, le Serpentard s'était assis sur une chaise et patientait.
Alors qu'ils allaient quitter la pièce, les elfes tinrent à leur offrir plein de gâteaux et de boissons et ils ressortirent les bras chargés.
Granger rangea le tout dans son petit sac qu'elle avait probablement agrandi par la magie, puisqu'il l'avait auparavant vu y déposer sa veste, mais lui resta comme un idiot.
- Dis Granger ?
- Hum ?
- Tu n'aurais pas un truc pour me débarrasser les bras dans ton sac de fille ?
- Je ne sais pas, feignit la Gryffondor en reprenant le chemin de la sortie.
- Granger !
- Quoi ? minauda-t-elle.
Elle semblait se délecter du moment et Drago avait envie de lui arracher ses jolis yeux.
- Reviens ici et donne-moi quelque chose.
- Tu n'as pas dit le mot magique Malefoy.
- Je ne suis pas un gamin ! cracha-t-il.
- Tu es sûr ? Quand on voit ton comportement, on se le demande.
Et elle reprit sa marche. Elle était à présent prête à tourner à l'angle du couloir.
- S'il-te-plaît, Granger..., siffla Drago entre ses dents.
Elle se retourna et le regarda en feignant de ne pas comprendre.
- Qu'est-ce que tu veux Malefoy ?
Il fallut à Drago toute la retenue dont il était capable pour ne pas jeter les gâteaux par terre et lui sauter dessus pour l'étrangler.
- S'il-te-plaît, Granger, pourrais-tu me donner quelque chose pour que je range tout ce que ces affreux elfes m'ont donné ?
Il vit que la Gryffondor retenait un rire et regarda ailleurs. Il avait des envies de meurtres.
- C'est bon Malefoy, calme-toi, j'arrive.
Elle s'approcha de lui et lui tendit une grande boîte affreusement laide.
- Tu n'as pas autre chose ? se plaignit-il.
- Je peux la reprendre si tu n'en veux pas, rétorqua la jeune femme en faisant mine de remettre la boîte dans son sac.
- C'est bon, donne-moi ça.
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Elle riait maintenant ouvertement et Drago eut de nouveau envie de l'étriper. Elle repartait quand il lui lança :
- Tu vas dans la salle commune des Bouffondors ?
Il s'attendait à la voir en colère mais, lorsqu'elle se retourna vers lui, elle affichait plutôt un regard triste.
- Non, répondit-elle simplement.
- Trop de souvenirs ? présuma le blond.
Elle ne dit rien mais il vit qu'il avait visé juste.
- Dommage, j'aurais bien aimé la visiter.
- Tu peux toujours t'y rendre seul, McGonagall m'a dit qu'il n'y avait pas encore de mot de passe.
- Non, je vais plutôt aller visiter celle des Serpentard. Tu viens ?
Elle sembla hésiter. Il se douta de ce qu'il devait se passer dans sa petite tête de coincée : « Est-ce que c'est un piège ? Va-t-il s'en prendre à moi et me faire du mal ? » et ce genre de conneries.
Il s'empressa donc d'ajouter :
- Allez viens, en plus tu seras la première Gryffondor à mettre les pieds chez nous.
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Techniquement ce n'était pas vrai mais Malefoy ne savait rien de la petite visite de Harry et Ron en deuxième année. Hermione en revanche, n'avait pas pu y mettre les pieds et avait bien envie de voir la salle par elle-même.
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Drago s'était attendu à un refus mais son argument sembla faire mouche et Granger le suivit docilement.
Ils s'enfoncèrent dans les profondeurs du château, chacun étant perdu dans ses pensées.
- C'est vraiment loin, commenta la Gryffondor.
- Ouais. C'était un peu chiant pour aller en cours d'ailleurs. Mais le pire c'était le froid en hiver.
- Parce que la salle commune est située sous le lac, c'est ça ?
- Oui. Je suppose que tu l'as lu dans un de tes bouquins.
Granger ne répondit pas.
Ils s'arrêtèrent devant un pan de mur tout simple.
- Voilà on est arrivé.
- Tu te moques de moi, Malefoy ?
- Non, tu vas voir.
Il n'avait pas de mot de passe à donner alors il tenta juste d'appuyer sur le mur. Celui-ci disparu instantanément, leur permettant d'entrer dans la large pièce.
Drago entendit la Gryffondor faire des commentaires mais ne les écouta pas. Le fait de se retrouver dans cette salle lui rappelait soudainement beaucoup de souvenirs. Qu'ils soient bons ou mauvais, il les sentait se rappeler à lui tels des êtres se réveillant après une longue hibernation.
Il se souvenait des prises de tête avec Pansy, des rires sots de Crabbe et Goyle, des blagues graveleuses de Blaise, du temps qu'il y avait passé à faire ses devoirs, ou encore, à jouer aux échecs.
Drago s'était approché d'un des fauteuils et en caressait machinalement le cuir.
- Malefoy ? l'interpella Granger qu'il avait totalement oublié.
- ...
- Malefoy, ça va ?
- Hum.
- Trop de souvenirs ?
- Hum.
Il vit qu'elle souriait. Un petit sourire qui illuminait son visage. Non, non il ne devait pas recommencer avec ça !
- Viens, l'intima-t-il.
Il suivit un petit couloir et changea plusieurs fois de direction. Il ouvrit une porte de bois sculptée et pénétra dans le dortoir. Il en fit le tour et s'arrêta devant un lit. Comme précédemment, il laissa sa main vagabonder sur les draps aux couleurs de la maison Serpentard.
- C'était mon lit, expliqua-t-il à la jeune femme qui se tenait derrière lui.
Il vit qu'elle l'écoutait mais elle ne fit aucun commentaire.
- Est-ce que ta salle commune ressemblait à ça ?
- Non. Non, pas du tout. Chez nous c'est plus petit, il y a plus de bois et c'est surtout beaucoup plus accueillant et chaleureux !
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- Sortons d'ici.
Ils repassèrent dans la pièce commune, sortirent dans le couloir et le mur se referma magiquement derrière eux.
Drago ne s'était pas senti très à l'aise dans cette pièce. A l'époque où il y vivait, il était une autre personne. Aujourd'hui, il avait changé et, aussi bête que cela puisse paraître, il avait eu peur que ce lieu chargé de souvenirs puisse l'influencer d'une quelconque manière, le poussant à redevenir celui qu'il avait été.
Granger semblait suivre le cours de ses pensées.
- Tu sais, Malefoy, il m'en coûte de te l'avouer, mais tu n'as presque plus rien à voir avec celui que tu étais.
- Presque ?
- Eh bien oui. Avant tu étais un petit con prétentieux. Maintenant, tu es juste con et prétentieux.
Il afficha une expression scandalisée et elle explosa de rire.
Merlin ce que ça faisait du bien de l'entendre rire. Ce son résonnait comme une douce mélodie à ses oreilles et se répercutait en écho sur les murs de pierre.
Elle ne sembla pas du tout se soucier qu'il puisse être vexé et il en joua. Ne lui répondant rien, il se mit à marcher beaucoup plus vite en regardant le sol.
- Malefoy ?
- ...
- Malefoy ?
- ...
Il l'entendit marcher plus vite derrière lui et il ralentit l'allure. Alors qu'elle arrivait à sa hauteur, elle lui saisit le bras, le faisant se retourner. Il planta son regard dans ses yeux chocolat et la vit frissonner.
- Quoi ?
- Je suis désolée, je n'aurais pas dû dire ça. Tu as vraiment changé.
Il ne répondit pas mais cala son allure sur la sienne. Elle n'avançait pas très vite et semblait avoir mal aux pieds.
- Pourquoi tu marches comme un canard boiteux, Granger ?
- Ce sont ces stupides chaussures qui me font mal aux pieds.
- Bordel, t'es une sorcière ou pas ?! se moqua-t-il.
- Oui, mais je ne veux pas utiliser la magie pour tout et n'importe quoi.
- Parfait, alors aie mal aux pieds, mais sache que moi je ne vais pas m'arrêter tous les deux mètres pour t'attendre.
Comme pour prouver ses dires il se remit à marcher à une vitesse normale, laissant la jeune femme piétiner derrière lui.
Il allait tourner à l'angle d'un couloir lorsqu'il l'entendit arriver derrière lui à petits pas précipités. Se retournant, il l'avisa. Drago n'en revenait pas. Elle avait tout simplement enlevé ses chaussures. Sa robe traînait maintenant par terre et la rendait encore plus séduisante. D'autant plus qu'elle était désormais beaucoup plus petite que lui et qu'il n'avait envie que d'une chose, la prendre dans ses bras.
« Putain, contrôle-toi, Malefoy ! » s'admonesta-t-il.
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Ils remontèrent jusqu'au rez-de-chaussée. Puis Drago eut une idée soudaine.
- Viens je vais te montrer quelque chose.
- Quoi ? demanda-t-elle sur un ton méfiant.
Comme d'habitude, elle était toujours sur la défensive.
- Si tu ne viens pas, tu ne le sauras pas.
Et il la planta là.
Comme il l'avait prévu, elle ne mit que quelque seconde avant d'arriver.
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Pourquoi l'avait-elle encore suivi, Hermione n'en savait rien. Après tout, elle n'avait pas vraiment envie de quitter Poudlard et Malefoy venait de lui donner une bonne excuse pour rester encore un peu.
Il la mena au dehors et bifurqua rapidement. Ils durent allumer leurs baguettes, la luminosité provenant du château venant à leur manquer. Hermione ne comprit pas où il voulait l'emmener jusqu'à ce qu'elle aperçoive le terrain de Quidditch. Elle se demandait bien ce qu'il souhait lui montrer là-bas.
Ils marchèrent en silence encore quelques minutes puis Malefoy s'arrêta et fit apparaître un balai devant lui.
Ça ne sentait pas bon du tout pour elle. Hermione détestait voler et avait si peu pratiqué ces dernières années qu'elle doutait même de pouvoir réussir à décoller.
Malefoy sembla remarquer sa gêne.
- Viens, fit-il en désignant l'arrière du balai sur lequel il avait lui-même pris place.
- T'es malade, je ne monte pas avec toi ! s'écria la jeune femme.
- À ta guise.
Et il s'envola vers l'une des tribunes.
Hermione se sentait idiote, là, toute seule dans l'herbe à regarder en l'air. Elle fit donc apparaître à son tour un balai qui appartenait à l'école et l'enfourcha. Elle essaya vainement de le faire décoller mais, comme elle s'y était attendue, c'était peine perdue.
Elle commençait à s'énerver lorsqu'elle entendit un rire goguenard au-dessus d'elle.
- Bah alors Granger, on ne sait pas voler ?
- Ta gueule Malefoy.
Il atterrit en souplesse à côté d'elle, affichant un regard supérieur.
- Tu ne veux toujours pas de mon aide ?
- Pas si c'est pour monter avec toi sur ce balai ! répliqua-t-elle sèchement.
- Oh allez, Granger, je ne vais pas te laisser tomber et t'écraser au sol.
- Je suis en robe de soirée !
- Change-toi.
- Et comment je fais ?
- Parfois, je crois que tu oublies véritablement que tu es une sorcière, rigola franchement le blond.
Elle ne répondit pas mais lui lança un regard glacial.
- Ok, tourne-toi.
Elle attendit qu'il s'exécute et fit apparaître un pantalon et un tee-shirt venant de sa penderie. Elle se déshabilla et se rhabilla magiquement, n'ayant absolument pas envie que Malefoy se retourne sur un coup de tête et la trouve en sous-vêtements. Elle renvoya sa robe chez elle et annonça :
- C'est bon.
Il se retourna et la regarda.
- La robe était mieux mais bon…
La Gryffondor poussa un soupir exaspéré et se pinça l'arête du nez.
- Bon tu me le montres, cet endroit ? Je ne vais pas dormir là !
Il sourit et lui fit signe de s'asseoir derrière lui sur le balai. Cette soudaine proximité avec Malefoy la mit très mal à l'aise. Son odeur envahit une nouvelle fois ses narines et elle ne put rien faire pour s'en dégager. Le pire était qu'elle devait s'agripper à lui afin de ne pas tomber. Hermione sentit Malefoy se tendre lorsqu'elle l'enserra. Il allait sûrement jeter tous ses vêtements à la poubelle, ou bien les brûler en rentrant chez lui parce qu'elle les avait touchés. Elle fit bien attention de ne pas entrer en contact avec la peau du blond et serra sa prise le moins possible. Alors qu'ils décollaient, elle eut soudainement le vertige et s'agrippa machinalement à lui. Elle sentait à présent les muscles de son ventre se contracter.
Merlin, faites qu'ils arrivent vite !
Le trajet ne dura que quelques secondes mais ce fut suffisamment éprouvant pour tous les deux.
Lorsque Malefoy se posa au sommet d'une des tribunes du stade, Hermione se dégagea rapidement de lui. S'il le remarqua il ne fit aucun commentaire et ralluma sa baguette avant de se retourner vers elle.
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- C'est ici que je venais lorsque je n'avais envie de voir personne et que j'avais besoin de réfléchir, expliqua le blond.
Hermione faillit lui faire remarquer que l'imaginer réfléchir était risible mais elle se retint. Après tout, il n'avait pas été virulent avec elle, elle n'ouvrirait donc pas les hostilités.
- Pourquoi ?
- Parce que c'est calme et qu'en fin de soirée, il y a un magnifique coucher de soleil.
Hermione arqua un sourcil. Elle n'aurait jamais pensé que Malefoy puisse être sensible à un coucher de soleil.
- C'est paisible, même la nuit, commenta-t-elle en s'asseyant sur l'un des bancs en bois réservés aux spectateurs.
- Oui. Je venais surtout pendant ma sixième année, pour me changer les idées quand je commençais à perdre les pédales.
La jeune femme comprenait qu'il faisait référence à la période où il avait dû tout mettre en œuvre pour tuer Dumbledore.
Elle se sentait assez embarrassée devant les confidences du blond et, ne sachant quoi lui répondre, elle préféra garder le silence.
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Soudainement il se retourna vers elle.
- Ça te dérange si je vole un peu ? Ça fait des mois que je n'ai pas pratiqué.
- Pas du tout, vas-y.
Il ôta sa veste qui devait le gêner dans ses mouvements et sauta sur son balai.
Hermione créa magiquement un feu qu'elle enferma dans un bocal et qu'elle posa près d'elle afin de faire un peu de lumière. Elle se mit ensuite à réfléchir. Malefoy n'était définitivement plus la personne qu'elle avait connue. Bien qu'il ait toujours un caractère de chien, il pouvait aussi faire preuve d'amabilité, de gentillesse et de... tendresse ?
Après tout, lorsqu'il avait déposé sa veste sur ses épaules, quelques jours auparavant, il l'avait fait avec beaucoup de douceur. C'était comme s'il y avait deux Malefoy dans un seul corps. Le gamin puéril et colérique qui cherchait toujours à embêter les autres ainsi qu'à les faire souffrir et un autre, moins violent, plus mature et calme voire presque gentil.
Hermione leva la tête. Elle ne le distinguait pas dans la pénombre mais l'entendait parfois jeter de petits cris de bonheur. Apparemment, le nouveau Drago Malefoy retrouvait sa joie de vivre uniquement en montant sur un balai.
Une brise légère souffla et l'effluve si caractéristique du parfum du blond lui chatouilla une fois de plus le nez. Elle tourna la tête vers la source de l'odeur. Il avait abandonné sa veste à quelques places d'elle.
Hermione eut une envie soudaine de la prendre pour la mettre sur ses épaules. Après tout, elle commençait à avoir un peu froid. C'était absurde, elle avait apporté un gilet exprès, ce n'était pas pour prendre la veste de Malefoy. D'autant plus que si elle n'avait pas assez chaud elle, avait toujours celle qu'il lui avait laissé.
« Mais celle-ci n'a plus l'odeur de Malefoy, alors que celle-là, si », lui susurra une petite voix alors qu'elle tournait une nouvelle fois la tête en direction de celle qu'il avait abandonné.
Depuis quand voulait-elle avoir l'odeur de Malefoy sur elle ?! Elle savait qu'elle n'aurait pas dû conserver l'autre veste dans sa chambre où elle avait eu le temps de s'habituer au parfum qui s'en dégageait.
Hermione jeta encore une œillade vers le bout de tissu qui sentait si bon et eut envie de se gifler tellement elle était faible.
}{
Drago, qui avait volé pendant une dizaine de minutes, se dirigeait à présent vers la petite lumière que dégageait un feu magique qu'avait créé Granger.
Il fut extrêmement surpris de la trouver là, assise et enroulée dans sa veste. Elle semblait même en respirer l'odeur.
Subitement, comme si elle s'était sentie observée, elle remonta son regard vers lui et le fixa de ses prunelles chocolat.
Il se posa en douceur et comme elle ne faisait aucun commentaire sur la veste, il n'en fit pas non plus. Le simple fait de savoir que son odeur ne la rebutait pas, lui plaisait assez.
Ils redescendirent sur la terre ferme et cette fois-ci, ce fut Drago qui se dégagea rapidement. Granger était beaucoup trop proche pour que ses idées restent claires et qu'il demeure maître de lui-même.
Son parfum aux notes sucrées était comme une drogue qui lui faisait complètement perdre ses moyens.
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Ils ne prononcèrent aucunes paroles jusqu'à ce qu'ils se retrouvent de l'autre côté du portail en fer forgé.
Granger se dégagea rapidement de sa veste et lui tendit en détournant le regard. Cette fois-ci, il ne put pas se défiler et dut la remettre sur ses épaules. Il crut qu'il allait défaillir. L'odeur de Granger était partout autour de lui !
Essayant de respirer doucement par la bouche, il se tourna vers elle. Elle regardait par terre ne sachant visiblement pas quoi dire.
Soudainement, il s'approcha d'elle, comme s'il avait été soumis à l'Imperium et passa un doigt sous son menton pour lui relever la tête.
Ses yeux rencontrèrent les prunelles de la jeune femme et quelque chose de douloureux se réveilla en lui. Merlin qu'il avait envie de l'embrasser et de la ramener chez lui. Il ne contrôlait ni ses pensées, ni ses gestes.
Ce fut au prix d'un effort ultime, et parce qu'il savait que s'il tentait de l'embrasser il gâcherait toute ses chances, qu'il laissa retomber sa main et lui murmurera seulement :
- Tu étais très belle ce soir Granger.
Il transplana, non sans avoir, auparavant, constaté que les yeux de la jeune femme s'étaient allumés d'une lueur de plaisir.
J'espère que vous avez apprécié cette petite visite de Poudlard et surtout le gros rapprochement de la fin !
Je me suis assez amusée à écrire ce chapitre et notamment la partie où Neville rembarre Drago. Pauvre petit Draginouchet… Pour le réconforter, vous pouvez lui laisser un gentil petit mot dans vos reviews ;).
Je vous donne rendez-vous mercredi sans faute pour savoir comment sa relation avec Hermione va évoluer après cette soirée et leur retour à Londres !
Kisses à vous et on n'oublie pas la review ! :)
Chalusse
