Bonjour à tou(te)s !
Je remercie dans un premier temps mes (toujours) super revieweuses ainsi que les lecteurs qui ont fait des ajouts en favoris/alertes. :)
J'ai quelques petites informations à vous apporter aujourd'hui.
Premièrement : je ne pourrai pas publier mercredi. La raison est toute simple : je pars quelques jours en vacances en Angleterre. La prochaine publication n'aura donc lieu que dimanche prochain, j'espère que vous ne m'en voudrez pas trop. Pour me faire quelque peu pardonner, je publie plus tôt que prévu aujourd'hui :).
Deuxièmement : j'ai créé une page Facebook. La première raison à cela est que j'ai proposé à mes lecteurs/revieweurs, sur l'autre site où je publie, de partager avec eux les photos que je prendrai aux Studios Harry Potter où je me rendrai pendant mon séjour. Certains d'entre eux se sont montrés intéressés alors voilà. Je vous invite donc, bien évidemment, à passer sur la page dont vous trouverez le lien sur ma bio. Voilà ! :)
Bref ! Alors… un petit chapitre, ça vous dit ? Eh bien le voici, le voilà ! :)
Bonne lecture à vous !
Seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR.
Chapitre 12 : Bienvenue en France (Partie 2)
Ni Hermione ni Drago ne reparla de la situation étrange dans laquelle ils s'étaient retrouvés, quelques minutes auparavant. A vrai dire, en cet instant, ils ne parlaient même pas du tout. Drago, qui était affamé, s'était jeté sur son entrée que le serveur avait laissée. Hermione, qui avait déjà terminé la sienne depuis longtemps, était, quant à elle, perdue dans ses pensées.
Elle ne savait plus vraiment comment appréhender les moments qu'elle allait passer avec le blond. Il semblait avoir été tacitement conclu que ni l'un ni l'autre n'aborderait plus les sujets sensibles. Ceux-ci étant : le comportement étrange et violent de la Gryffondor et le passé du Serpentard. Toutefois, Hermione était un peu confuse. Elle n'arrivait pas à s'imaginer en train de faire la conversation à Malefoy et puis, d'ailleurs, ils n'avaient certainement aucun point commun. Elle se posait donc la question de savoir si, à l'avenir, le blond chercherait de nouveau à être en sa compagnie. Elle songea, finalement, qu'il la laisserait sûrement tranquille maintenant qu'elle lui avait affirmé ne pas le considérer comme un complice de cette affreuse nuit.
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Cependant, tandis qu'ils quittaient le restaurant et qu'Hermione s'attendait à ce qu'ils se séparent pour rentrer respectivement chez eux, Malefoy lui soumit une autre idée.
- Granger, je euh... J'aimerais te montrer quelque chose.
Il semblait assez nerveux et cela éveilla sa curiosité. Malefoy n'était jamais nerveux à propos de quoique ce soit et elle se sentit partagée. Elle aurait aimé voir ce qui le mettait dans cet état mais, en même temps, transplaner dans un nouvel endroit, avec Malefoy et en pleine nuit n'était pas ce qu'on pouvait appeler « des plus rassurants ».
- Je sais pas trop, Malefoy, je devrais sûrement rentrer chez moi.
- Je ne vais pas te manger, Granger, railla le blond d'un ton moqueur.
- Il est tard, argua Hermione.
Le Serpentard fut soudain pris d'un fou rire moqueur.
- Non mais sérieusement, tu ne vas pas me sortir cet argument bidon... Bordel mais tu as trente ans ou douze ?!
Hermione se vexa immédiatement. Bien sûr qu'elle était adulte et que sortir le soir ne la dérangeait pas mais on parlait de Malefoy, là. Elle s'était déjà rendue au restaurant avec lui et inutile de mentionner ce qu'il s'était passé lorsqu'ils avaient été sur la terrasse. En plus, elle craignait que Molly ne s'inquiète en ne la voyant pas revenir.
Finalement, elle se rendit compte que c'était surtout ce dernier point qui faisait pencher la balance. Évidemment, elle n'était pas particulièrement ravie de continuer sa soirée avec le blond pour seule compagnie mais elle n'avait pas forcément envie de retourner au Terrier non plus. Elle savait parfaitement qu'à peine rentrée et allongée dans son lit, cette soirée repasserait en boucle dans sa tête et qu'elle en décortiquerait chaque aspect. Après s'être une nouvelle fois fustigée mentalement pour son attitude déplorable, elle culpabiliserait très certainement vis-à-vis de Ron pour avoir fait ce que l'on pourrait appeler une sorte de « paix » avec Drago Malefoy et surtout pour lui avoir avoué qu'elle ne le tenait pas pour responsable.
Elle était tellement lassée de devoir encore et toujours faire face à ses démons qu'elle en vint à répondre par l'affirmative au blond.
- Bon d'accord, Malefoy. Mais il faut que j'envoie un Patronus avant, le prévint-elle.
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Le Serpentard fut surpris qu'elle accepte aussi rapidement, surtout sans qu'il n'ait à lui démontrer par a+b que venir avec lui était sans danger.
- Ok, je vais attendre un peu plus loin dans ce cas.
Il s'éloigna en direction de la plage et la laissa envoyer son Patronus. Alors qu'il scrutait l'horizon, il songea que c'était certainement la soirée la plus étrange de toute sa vie. Granger avait tout d'abord accepté de l'accompagner au restaurant. Puis elle lui avait fait une scène mémorable durant laquelle il avait été terriblement blessé par ses propos. Quand il avait pensé que tout espoir de réconciliation - ou plutôt de conciliation - entre eux serait définitivement perdu, elle était revenue vers lui et s'était excusée. Il ne connaissait pas vraiment la jeune femme mais lorsqu'elle lui avait dit être désolée pour son comportement et surtout pour les propos qu'elle avait tenus à l'égard son fils, Drago avait senti qu'elle était sincère. Ensuite, elle lui avait même annoncée qu'elle ne le pensait pas coupable et qu'elle ne l'avait jamais considéré comme un véritable Mangemort. Il avait été véritablement touché qu'elle le reconnaisse. Enfin, il y avait eu le moment où Granger l'avait touché pour de vrai. Elle l'avait tellement pris au dépourvu et les sensations qu'il avait ressenties avaient été tellement fortes qu'il avait un peu perdu pieds. Tout ce qu'il voulait était qu'elle lui dise comment elle s'était débrouillée pour faire disparaître la froideur et la noirceur que lui faisait toujours ressentir sa cicatrice. Quoique, ce qu'il souhaitait surtout, c'était qu'elle recommence. Drago avait véritablement cru qu'elle avait jeté un sort et avait été très déçu lorsqu'elle avait affirmé le contraire. Pendant quelques secondes il avait imaginé pouvoir se débarrasser une bonne fois pour toute de la Marque et du pouvoir qu'elle exerçait encore sur lui.
Il ne comprenait vraiment pas pourquoi le toucher de la Gryffondor lui faisait cet effet sur sa cicatrice et plus généralement encore, il ne comprenait pas pourquoi il ressentait une sorte de brûlure lorsque leur peau entrait en contact. Tout ce qu'il savait était qu'à la fin de la soirée et alors qu'il envisagé pendant un long moment que cela serait totalement l'inverse, son désir pour Granger ne s'était pas évanoui.
Au contraire, il semblait même s'être intensifié et le Serpentard n'osait même pas imaginer le genre de rêve qu'il ferait les nuits suivantes. Comme il avait déjà pu le constater et même si elle l'avait blessé avec ses mots et son comportement, Drago trouvait la « nouvelle » Granger beaucoup plus intéressante et, surtout, beaucoup plus attirante que l'ancienne. Celle-ci semblait vouloir - et pouvoir - lui tenir réellement tête et le fait qu'elle puisse lui faire ressentir de la colère, de l'envie, du désir et même de la tristesse, l'intriguait énormément. Il ne connaissait pas cette nouvelle facette de sa personnalité et même s'il commençait à la côtoyer de plus en plus, il se doutait bien qu'elle en avait encore en réserve. Si l'on ajoutait à cela le fait que lorsqu'elle le touchait, en particulier sur sa cicatrice, elle arrivait à lui faire ressentir des choses qu'ils n'avaient jamais ressenties auparavant, il semblait tout aussi prêt à abandonner son plan « coucher avec Granger » que de se mettre à vivre comme un moldu.
C'était donc dans cette optique et surtout parce qu'il voulait lui prouver qu'elle ne s'était pas trompée en lui faisant confiance, qu'il avait décidé de lui proposer de l'accompagner dans la demeure qu'il possédait aux abords de la ville. Bâtisse qui était celle qu'ils avaient habitée Scorpius, Narcissa et lui pendant leurs deux années de fuite. Bien sûr, il avait préféré ne pas lui révéler leur destination. Il ne savait pas comment la Gryffondor aurait régi s'il l'avait mentionné mais lui annoncer qu'elle allait se retrouver dans une maison seule avec lui, l'aurait certainement plus desservi qu'aidé. Il avait conscience qu'il devait se montrer patient avec elle et surtout ne pas faire un seul faux pas, auquel cas, il ne pourrait jamais concrétiser son plan et était certain d'en être frustré pendant un long moment. Notamment s'il devait voir la Gryffondor tous les jours au Ministère et qu'elle portait ses maudites jupes, dévoilant ses belles jambes fines qui lui faisait tant d'effet.
Avant de se retourner vers la jeune femme, qui devait à présent avoir expédié son Patronus, il en envoya, lui-même, un à sa mère. Il avait demandé à Narcissa de rester avec Scorpius, ce soir, ne sachant pas à quelle heure il rentrerait. Nonobstant, puisqu'il était là et même si Granger rentrait chez elle, il prévoyait de passer la nuit dans son ancienne demeure. Il venait donc de prévenir sa mère de son projet pour ne pas qu'elle l'attende. Il n'appréciait certainement pas devoir lui faire un compte rendu de son emploi du temps mais elle lui avait demandé de la tenir au courant et, étant donné que c'était lui qui était venu quémander un service en tout premier lieu, il n'avait pas pu lui refuser cette faveur en retour.
Drago ne revenait pas souvent dans cette ville. En fait, il n'y avait remis les pieds que trois fois depuis que sa mère, son fils et lui étaient rentrés à Londres mais il aimait cet endroit. En plus, il pourrait se saouler sans que personne ne lui dise quoique ce soit et, surtout, sans ressentir de remords vis-à-vis de son fils, puisqu'il savait que ce dernier était présentement en train de passer un bon moment avec sa grand-mère.
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Hermione venait de voir s'évaporer sa loutre sous ses yeux lorsque Malefoy revint vers elle. Elle l'avait aperçu envoyer lui-même un Patronus – dont elle n'avait pas réussi à déterminer la forme – et cela l'avait intriguée. Le Serpentard ne devait certainement pas être du genre à rendre des comptes à qui que ce soit et elle était curieuse de savoir avec qui il avait communiqué. Brièvement, l'idée qu'il ait pu alerter des gens dans le but de leur annoncer leur venue imminente germa dans son esprit et une bouffée d'angoisse monta en elle. S'il essayait de lui tendre une sorte de… piège ?
Lorsqu'il arriva finalement à son niveau, elle ne put s'empêcher de lui demander :
- A qui as-tu envoyé un Patronus ?
Elle l'entendit tout d'abord marmonner dans sa barbe inexistante quelque chose qui ressemblait à un « je me doutais bien que ça ne serait pas aussi facile » et son angoisse redoubla d'intensité.
- J'ai envoyé un Patronus à ma mère, Granger, satisfaite ?
La réponse du blond la laissa muette. Hermione s'était attendue à tout sauf à ça. Sa mère ? Pourquoi enverrait-il un Patronus à sa mère alors qu'il devait être aux alentours de vingt-trois heures et qu'ils avaient quitté le pays ?!
Elle allait lui poser la question, s'en fichant pas mal de paraître indiscrète, lorsqu'il la devança :
- Elle garde mon fils, ce soir et a requis que je la tienne au courant de l'heure à laquelle je rentrerai. C'est bon, l'interrogatoire est terminé, on peut y aller ?! demanda-t-il abruptement.
Hermione en resta coite une nouvelle fois. Jamais elle n'aurait pu envisager que Malefoy ait une véritable vie de famille au point que sa mère garde son fils pendant que lui-même était absent et, qu'en plus, il doive lui rendre des comptes. Sa stupéfaction était telle qu'elle en oublia instantanément ses réserves.
- Hum… ok, si tu veux.
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Ils transplanèrent et Hermione eut l'impression qu'ils n'avaient pas changé d'endroit. Elle avait fermé les yeux pendant le transplanage et elle se demandait vraiment si Malefoy ne lui avait pas fait une blague. Elle ressentait toujours la température douce de cette soirée d'été française et l'odeur iodée des embruns. Elle entendait toujours les vagues s'écraser lourdement sur la plage et le sol, mou sous ses pieds, ne pouvait être fait que de sable.
Elle garda donc les yeux fermés quelques instants supplémentaires en pensant que le blond n'avait peut-être pas réussi à transplaner au bon endroit. Toutefois, constatant que rien ne changeait, elle finit par ouvrir ses paupières.
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Hermione ne s'était pas trompée, elle était bien de nouveau sur une plage et certainement toujours en France. Cependant, elle ne se trouvait plus sur la même et, de ce que les rayons de la lune lui permettaient d'en voir, celle-ci semblait beaucoup plus sauvage et les vagues y étaient beaucoup plus violentes.
Elle chercha le blond des yeux et le trouva un peu plus loin, une nouvelle fois le regard perdu dans la masse sombre que formait l'océan. La Gryffondor s'approcha prudemment en conservant une certaine distance entre eux et lui jeta un rapide coup d'œil. En cet instant, il n'avait absolument plus rien du Malefoy qu'elle avait connu à Poudlard. L'océan semblait l'apaiser et ses traits, habituellement étirés en des expressions soit moqueuses soit agacées, étaient au contraire lisses et relâchées. Hermione lui trouva un air beaucoup plus adulte, maintenant, et se surprit même à lui trouver un certain charme. Bien évidemment, il était Drago Malefoy et il était plus ou moins de notoriété publique qu'il était beau. Même si Hermione l'avait viscéralement détesté, elle n'avait jamais pu s'empêcher de remarquer qu'il était séduisant. Elle découvrait ici une autre facette de sa… beauté. Là, sous ses yeux, il ne semblait pas se cacher sous ses apparences de tombeurs et c'est la pureté qu'elle lisait sur son visage qui charma la jeune femme.
Toutefois, elle reprit bien vite ses esprits en se demandant pourquoi Malefoy avait voulu l'emmener ici. Bien sûr, l'environnement était magnifique et elle l'aurait encore plus apprécié en plein jour mais elle doutait franchement que le Serpentard ait pu la faire venir pour admirer le paysage. Il avait, par ailleurs, mentionné vouloir lui montrer « quelque chose » et elle était assez curieuse de découvrir ce que cela pouvait être.
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Malefoy dut remarquer qu'elle commençait à s'impatienter car, quelques secondes plus tard, il se tourna vers elle.
- Viens, l'intima-t-il.
Hermione le suivit vers ce qui semblait être une forêt et qui s'étendait à perte de vue à partir des limites de la plage.
- Tiens, lis ça.
Il venait de lui fourrer un bout de papier dans la main et Hermione le regarda d'un air suspect. Il voulait qu'elle lui lise quelque chose ?!
Elle déplia le billet et son cœur eut un raté quand elle avisa les quelques mots qui y étaient inscrits. Elle leva immédiatement le regard vers Malefoy qui patientait un peu plus loin.
- Pourquoi tu me donnes ça ?!
- Parce que.
- Je... Je suis pas sûre que ce soit une bonne... commença la jeune femme en bégayant.
- Granger... la menaça-t-il.
- Mais, Malefoy ! Tu sais ce que ça représente ?! demanda la jeune femme en s'égosillant à moitié.
- Certainement beaucoup plus que toi ! Alors tu lis ce putain de papier ou je te le dis à voix haute.
Hermione maugréa et devant le regard insistant et autoritaire du Serpentard, replongea son regard sur le papier.
« Domaine Malefoy, dans les environs de Saint Malo, France ».
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Elle ne rêvait pas, Malefoy venait de lui révéler le secret de l'emplacement de son domicile. En effet, lorsqu'elle releva la tête après avoir assimilé et répété l'adresse dans son esprit, la demeure apparut devant ses yeux.
Elle n'y prêta tout d'abord aucune attention et se retourna une nouvelle fois vers Malefoy.
- Pourquoi tu m'as confié ton secret ?
- Parce que je n'ai rien à cacher, affirma-t-il avec force.
- Alors pourquoi il y a un Fidélitas sur cette maison ?
- Nous l'avions jeté, ma mère et moi, pour que ni mon père ni Astoria ne puissent nous retrouver, lâcha-t-il de but en blanc.
Décidément, cette soirée devenait de plus en plus étrange. Malefoy venait de lui confier le secret de l'emplacement de sa résidence secondaire et, en plus, il avait jeté un Fidélitas dessus pour que son père et sa femme ne les retrouve pas son fils, sa mère et lui. Jamais Hermione n'aurait pu imaginer qu'il soit si protecteur envers eux. Malefoy avait vraiment tout mis en œuvre pour se détacher le plus possible des agissements des Mangemorts. Cela rassura la jeune femme. Elle ne s'était pas trompée sur son compte. Il n'avait décidément rien à voir avec tout ce qui avait pu se passer.
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Maintenant qu'elle savait qu'elle ne risquait rien en sa présence, Hermione délaissa Malefoy et s'avança en direction la large demeure. Après tout, c'était lui qui l'avait fait venir ici alors elle pouvait bien, au moins, observer l'architecture avant de repartir. Alors qu'elle n'avait, quelques secondes auparavant, qu'une épaisse forêt sous les yeux, celle-ci s'était comme magiquement ouverte et laissait maintenant entrapercevoir une magnifique bâtisse.
La jeune femme se mit alors en chemin. Aux abords de la plage, une clôture de bois blanc se dressait et – supposa Hermione – faisait le tour de la propriété. Le sable laissa place à une démarcation composée de gros cailloux en tout genre puis à de l'herbe. Le large portail s'ouvrit à son approche et Hermione constata que Malefoy la suivait. Elle ne se retourna toutefois pas pour lui faire la conversation, préférant continuer son chemin.
Une fois qu'ils eurent franchi le portail, Hermione l'entendit se refermer tout seul dans un léger grincement. Malefoy et elle se trouvaient à présent dans un immense jardin vallonné et la forêt, qu'elle avait aperçu depuis la plage, l'entourait entièrement. Maintenant qu'ils s'étaient avancés, il devenait de plus en plus difficile pour la jeune femme de distinguer quoique ce soit. Les hauts arbres dissimulaient les rayons de la lune et elle manqua par deux fois de finir le nez dans la pelouse.
Elle entendit Malefoy ricaner derrière elle et allait lui faire une remarque bien sentie lorsqu'elle le vit passer devant et lever sa baguette. Immédiatement la maison du Serpentard s'illumina de l'intérieur et Hermione put, de nouveau, voir où elle mettait les pieds.
Elle continua de suivre le chemin et le propriétaire des lieux, pendant encore quelques secondes avant de finalement se retrouver devant un second « Manoir Malefoy ».
Quoique, non, elle ne pouvait pas la qualifier de cette façon. A l'évidence, cette demeure était presque tout aussi imposante mais rien d'autres, dans son architecture, ne lui rappelait cet endroit sinistre. Puisque le blond avait magiquement allumé toutes les lumières de la maison, la jeune femme pouvait se rendre compte que la magnifique bâtisse en pierres était en grande partie faite de larges baies vitrées. Presque tout le rez-de-chaussée semblait pouvoir s'ouvrir sur l'extérieur et cela lui donna immédiatement envie d'y pénétrer pour constater si l'intérieur était aussi beau. L'étage arborait également de larges fenêtres et Hermione se doutait qu'en journée, la vue qu'elles offraient sur la plage devait être grandiose. Le reste de la maison était fait de larges pierres assez claires, ce qui la rendait assez pittoresque. Hermione nota toutefois le toit en tuiles noires et songea que ce détail avait dû être négocié par Malefoy lui-même.
Même si on prenait en considération ce dernier point, la Gryffondor n'imaginait absolument pas le blond vivre dans une telle demeure et plus largement dans un tel domaine. Il était si hautain et austère qu'elle ne se le représentait tout simplement pas dans un endroit si beau et qui devait être si lumineux en plein jour. Cela dénotait tellement de l'atmosphère sombre et froide du Manoir...
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- Tu ne t'attendais pas à ça, hein Granger ? demanda Malefoy d'un air moqueur en se retournant.
- Non, souffla sincèrement la jeune femme.
Le Serpentard se tenait sur le perron tandis qu'Hermione était restée un peu en retrait. Époustouflée par la beauté du lieu et surtout ébahie par le fait que ce soit la propriété du blond, elle n'avait pas parcouru les derniers mètres qui la séparait de l'entrée de la demeure.
Elle vit Malefoy ouvrir la porte puis entrer et se sentit un peu mal à l'aise, ne sachant pas s'il l'invitait tacitement à le suivre ou si elle était supposée attendre dehors. Sa curiosité l'emporta toutefois sur le reste et la jeune femme se décida à faire quelques pas avant de pénétrer elle-même dans la maison. La lourde porte en bois demeura ouverte, laissant s'infiltrer un léger courant d'air.
Comme tout était allumé, Hermione chercha instinctivement Malefoy du regard mais ne le vit pas. Elle se trouvait présentement dans une entrée qui communiquait avec une large pièce et qui semblait également en desservir deux autres puisqu'une porte de bois clair était visible en face d'elle ainsi qu'une autre, légèrement plus loin, sur sa droite. Un imposant escalier était aussi présent.
Ne sachant où se diriger, Hermione décida d'inspecter la pièce qu'elle pouvait apercevoir depuis l'endroit où elle se trouvait et qui n'était dissimulée par aucune porte.
De ce qu'elle en avait vu depuis son précédent emplacement, elle paraissait assez grande mais Hermione révisa rapidement son jugement après y avoir pénétré complètement. Cette pièce n'était pas grande, elle était immense ! Elle faisait certainement les deux tiers de la longueur de la maison et toute sa largeur. Il s'agissait de cette même pièce qui comportait les nombreuses baies vitrées que la jeune femme avait aperçue depuis l'extérieur. Le mobilier, quant à lui, lui rappelait vaguement celui du bar dans lequel Malefoy l'avait emmenée. Il s'agissait d'un savant mélange entre de l'ancien et du moderne qu'elle trouvait tout simplement magnifique. Une large cheminée était adossée le long d'un pan de mur au fond de la pièce et n'avait rien de semblable avec celle qu'elle avait pu voir au Manoir. Ici, elle était faite des mêmes pierres que le revêtement extérieur de la maison et cela donnait un côté très chaleureux à la pièce. Sentiment que les larges poutres en bois clair et patiné qui étaient visibles au plafond, accentuaient.
La jeune femme avança un peu plus et remarqua, sur la droite, un immense piano sur lequel elle aurait adoré jouer quelques notes. Une large table, très moderne, était installée au premier plan et sa taille interpella Hermione. Pourquoi y avait-il une table si grande alors qu'ils n'avaient été que trois à vivre ici ?
« La démesure des Malefoy » pensa-t-elle.
En parlant de Malefoy, elle ne voyait ce dernier nulle part et continua donc son inspection.
Après avoir franchi l'espace qui devait être celui réservé à la salle à manger et s'être avancée vers le fond de la pièce, la jeune femme fut interpellée par un objet insolite placé sur le même pan de mur que la cheminée mais dans l'un des coins.
Elle dut s'en approcher et même le toucher pour être bien certaine qu'elle ne rêvait pas. Malefoy avait une télévision moldue ! Enfin, celle-ci ressemblait plus à un mini écran de cinéma tellement elle était imposante ! Encore une fois, Malefoy n'avait pas fait dans la demi-mesure puisqu'Hermione n'avait tout simplement jamais vu une télévision aussi grande. Lorsqu'elle vivait encore chez ses parents, ceux-ci n'en avaient jamais eu une de cette taille et même Mr Weasley – qui en faisait la collection – ne devait pas en posséder une comme celle-ci. Elle avait certainement dû coûter très cher.
La réflexion qu'elle se fit sur le prix du bien amena la jeune femme à s'interroger sur un autre point. Comment Malefoy s'était-il procuré un objet comment celui-ci ? Parce qu'il avait forcément dû aller dans un magasin moldu et payer avec leur monnaie pour pouvoir l'acquérir… Ou bien l'avait-il volée ? Même s'il l'avait volée, pourquoi, par Merlin, avait-il une télévision chez lui ?!
Perdue dans ses réflexions, la Gryffondor n'entendit tout d'abord pas les petits coups donnés contre la vitre. Ceux-ci finirent par se faire plus pressants et elle se retourna pour voir d'où ils provenaient.
Un détail – si imposant qu'il ne pouvait même pas être considéré comme tel – était manifestement passé à côté de son inspection puisque, en se retournant complètement, elle remarqua qu'une verrière avait été dressée sur le pan de mur opposé. Celle-ci semblait renfermer la cuisine de la maison et Hermione y distinguait, présentement, Malefoy en train de donner de petits coups afin d'attirer son attention. Il avait un verre dans une main et semblait lui demander si elle-même souhaitait quelque chose à boire. Hermione lui fit signe que non et elle vit le jeune homme lever les yeux aux ciels.
Qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire qu'elle ne veuille pas boire ?! Elle avait déjà pris un verre de vin au cours du repas et elle considérait cela comme largement suffisant.
Quelque peu agacée par l'attitude de Malefoy, la jeune femme préféra reporter son attention sur son environnement et notamment sur le canapé gris clair, placé en biais, face à la télévision et qui semblait encore plus confortable que tout ce qu'elle avait pu tester auparavant.
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Drago n'avait pas attendu que Granger le suive pour entrer dans la maison. Il avait soif et préféra aller se servir un verre de Whisky en attendant. Il supposait qu'il faudrait certainement un temps de réflexion à la jeune femme pour qu'elle considère que cet endroit était sans danger et qu'elle consente à y entrer. C'est pourquoi Drago fut assez surpris en la voyant, depuis la verrière, pénétrer dans la pièce à vivre. Il la vit tout d'abord s'arrêter afin de jeter un coup d'œil circulaire avant de s'avancer vers le piano de sa mère sur lequel elle glissa distraitement un doigt. Il se retourna pour chercher la bouteille de whisky et saisir un verre et, quand il reporta son attention sur ce qui se passait dans la pièce d'à côté, Granger était arrivée au fond et observait la télévision, les bras croisés. Drago comprit qu'elle essayait de déterminer comment cet objet avait pu arriver à cet endroit il fut pris d'un rire goguenard
Il avisa la bouteille de Whisky Pur Feu qu'il tenait dans la main et toqua contre la verrière pour savoir si la jeune femme en voulait, elle aussi, un verre. Il nota sa surprise lorsqu'elle se retourna vers lui et en déduisit qu'elle n'avait pas dû remarquer cet espace auparavant. Elle comprit tout de même parfaitement ce qu'il tentait de lui demander et, quand il la vit faire non de la tête, il ne put réprimer un soupir. Décidément, cette Gryffondor était beaucoup trop sérieuse à son goût. Faisant fi de sa réponse, il attrapa un autre verre dans le placard et quitta la pièce.
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Lorsqu'il entra dans le salon, il pensa tout d'abord que Granger avait transplané. Elle n'était plus devant la télévision et il ne la voyait nulle part. Il s'apprêtait à faire demi-tour afin de vérifier les autres pièces - savait-on jamais, peut-être avait-elle voulu continuer sa visite ? - lorsqu'il entendit un soupir émaner du canapé.
Il s'avança donc vers ce dernier et le contourna en faisant le moins de bruit possible. Granger était là, complètement avachie, sa tête ne dépassant pas du dossier, un sourire béat sur les lèvres. Drago ne put s'empêcher d'être pris d'un fou rire intérieur. Qui aurait cru, qu'un jour, Granger se sentirait tellement à l'aise chez lui qu'elle irait jusqu'à s'asseoir sur le canapé et fermer les yeux ?
Etrangement, le blond eut un agréable pincement au cœur en constatant qu'elle en était arrivée à la conclusion qu'elle n'était pas en danger avec lui.
Il déposa les deux verres sur la table basse et le léger bruit qu'ils émirent fit instantanément ouvrir les yeux à la Gryffondor. Elle posa tout d'abord son regard sur les verres puis sur Drago en lui-même et se dernier la vit s'empourprer en moins d'une seconde. Elle baissa les yeux et tenta de se redresser maladroitement.
A ce moment-là, le Serpentard hésita franchement entre la mettre encore plus dans l'embarra ou ne rien dire. Lui-même dû finalement admettre qu'ils avaient atteint leur quota de dispute pour la journée et préféra déboucher la bouteille sans faire de commentaire.
Il versa tout d'abord une quantité assez raisonnable dans l'un des verres puis une plus conséquente dans l'autre. Bien qu'il se soit attendu à des protestations, Granger ne pipa mot lorsqu'il lui tendit le premier d'entre eux et alla même jusqu'à en avaler une importante quantité. Décidément, cette femme ne cessait de l'étonner.
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Hermione ne s'était vraiment pas trompée, ce canapé était un pur bonheur. Ce fut lorsqu'elle s'assit dedans qu'elle se rendit compte d'à quel point elle était lasse. Elle ferma donc les yeux quelques instants, profitant du repos qui s'offrait à elle. Légèrement comateuse, elle n'entendit Malefoy arriver et lorsqu'elle le vit, elle se sentit honteuse comme une enfant que l'on venait de prendre en train de faire une bêtise. Elle se redressa prestement mais n'était pas dupe et le petit sourire moqueur qui flottait sur les lèvres du blond ne signifiait qu'une seule chose, il l'avait grillée et certainement depuis un moment.
La Gryffondor s'attendit donc à une avalanche de commentaires plus sarcastiques les uns que les autres mais il n'en fit rien. Elle en fut tellement stupéfaite qu'elle ne réfléchit même pas quand il lui tendit un verre rempli d'un liquide de couleur ambrée et le porta directement à ses lèvres. Elle se sentait tellement honteuse de son comportement qu'il lui semblait que plus jamais elle n'arriverait à regarder le blond dans les yeux.
Le silence s'installa alors entre eux et Hermione continua de boire son verre. Si l'alcool pouvait lui faire oublier ce désastre, elle ne disait pas non. Ce fut finalement Malefoy qui reprit la parole.
- Tu veux visiter le reste de la maison ? demanda-t-il d'une voix posée.
Hermione, qui n'osait toujours pas le regarder dans les yeux mais qui était ravie de pouvoir faire autre chose que de rester là, à boire, accepta sur-le-champ.
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Ils traversèrent l'immense salon-salle à manger dans l'autre sens et se retrouvèrent dans l'entrée. Malefoy prit la direction d'une des portes que la jeune femme avait vues précédemment et l'ouvrit en lui faisant signe d'entrer.
Elle se retrouva dans une cuisine, qui, comme devait l'être toutes les autres pièces de la maison, était beaucoup plus large que la moyenne. Elle nota toutefois que cette cuisine n'était pas aussi ostentatoire qu'elle avait d'abord pu l'imaginer et tout était relativement banal, bien que de belle facture. La verrière, qui offrait une vue dégagée sur la pièce principale, donnait tout de même à cette cuisine une note raffinée et originale.
Malefoy qui, lui, s'était redirigé vers l'entrée, ouvrait à présent la seconde porte. Hermione quitta donc prestement de la cuisine et suivit le blond dans une – immense – chambre, aux tonalités oscillants entre le blanc et le gris clair et au sol recouvert d'un parquet fait dans un bois identique à celui des poutres du salons. Autrement dit très clair et patiné. Un lit majestueux trônait au centre de la pièce et une imposante armoire faisait un angle. Hermione remarqua une autre porte au fond et s'approcha. Voyant que Malefoy ne pipait mot, elle l'ouvrit et avisa une salle de bain. Ne voulant pas paraître indiscrète, elle referma rapidement de la porte, non sans avoir auparavant constaté qu'elle aurait volontiers donner n'importe quoi pour pouvoir prendre, au moins une fois dans sa vie, un bain dans une baignoire telle que celle qu'elle avait aperçue.
Elle songea que cette chambre devait être celle de Narcissa. La décoration était assez féminine et la salle de bain semblait être le rêve de toute femme.
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Quelques minutes plus tard, ils se retrouvèrent à l'étage et Hermione visita plusieurs pièces. Une deuxième chambre qui était, assurément, celle du fils de Malefoy, dans laquelle plusieurs posters de joueurs de Quidditch étaient accrochés au mur et où de nombreux livres s'entassaient dans une petite bibliothèque. Elle en conclut alors que la troisième dans laquelle le Serpentard la fit pénétrer était sa propre chambre. Elle avait imaginé que tout serait sombre mais à l'instar du reste de la maison, le mobilier arborait des tons clairs et elle y découvrit même une importante bibliothèque où tous les ouvrages étaient rangés avec soin. Elle ne savait pas que le jeune homme était un adepte de la lecture et en fut agréablement surprise.
Malefoy la mena ensuite vers une salle de bain encore plus vaste que celle qui était attenante à la chambre du bas et où, encore une fois, elle se fit la réflexion que prendre, ne serait-ce, qu'une douche ici semblait relever du paradis sur Terre.
Avant de pénétrer dans la dernière pièce, Hermione constata que le blond avait un léger sourire sur les lèvres et cela la mit légèrement mal à l'aise. Elle ne savait pas ce qui se trouvait derrière le panneau de bois et redoutait un peu que le blond ne l'ouvre, de peur qu'il s'agisse d'un endroit qui relèverait plus du « Manoir Malefoy » que de la « maison de vacances ».
Elle se tint donc sur ses gardes pendant les quelques secondes qui lui furent nécessaires pour ouvrir la porte mais abandonna bien vite toute retenue.
Cette pièce devait faire environ les deux tiers de la taille du salon-salle à manger et était littéralement remplie de livres. De hautes bibliothèques s'alignaient tout le long d'un pan de mur et Hermione ne put s'empêcher de se précipiter en avant pour passer son index sur certains ouvrages. Il y avait là une collection impressionnante d'œuvres et Hermione envia aussitôt Malefoy. Elle rêvait de pouvoir, un jour, posséder une collection aussi impressionnante et, non seulement c'était le cas du Serpentard, mais en plus ils n'étaient que dans sa maison secondaire. Elle n'osait donc imaginer tous ceux qui devaient se trouver au Manoir Malefoy.
Avec une collection pareille, il n'était pas étonnant que le fils de ce dernier soit aussi attiré par les livres.
Hermione se retourna et s'aperçut que deux fauteuils de couleur sombre étaient avantageusement placés devant une large fenêtre, dont la vue donnait probablement sur la plage. Hermione se surprit alors à s'imaginer, elle-même, en train d'y lire un livre. Chassant cette pensée idiote de sa tête, elle parcouru plutôt la pièce et constata que le reste avait été aménagé en une sorte de bureau. Elle finit par mettre la main sur l'objet le plus ostentatoire de la demeure qui n'était autre qu'un colossal bureau en bois noir et verni, aux pieds recouverts d'un matériaux qui semblait être de l'or. Il aurait très bien pu avoir appartenu à un quelconque roi et Hermione comprit immédiatement que nul autre que Malefoy, lui-même, avait choisi l'objet.
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Lorsqu'ils redescendirent finalement dans le salon, la jeune femme remarqua que l'entière demeure semblait sortir d'un catalogue et qu'aucun objet trop personnel ne traînait. Elle savait bien qu'ils n'y vivaient plus mais, pour des personnes qui avaient habité ici pendant près de deux années, les Malefoy ne donnaient tout de même pas l'impression de s'être réellement appropriés les lieux.
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Alors que le Serpentard trempait de nouveau ses lèvres dans son verre, qu'il semblait heureux d'avoir retrouvé, Hermione prit la parole pour la première fois depuis qu'ils étaient arrivés :
- C'est vraiment magnifique et ça doit être tellement lumineux en journée...
- Oui, c'est ma mère qui à superviser les travaux et choisi la décoration, expliqua le blond.
- Eh bien elle a beaucoup de goût, complimenta Hermione. C'est très différent de ce que j'aurais pu imaginer, surtout après avoir vu votre... poursuivi-t-elle.
Le mot « Manoir » lui resta néanmoins en travers de la gorge. Elle ne parvenait pas à en parler à voix haute. Cet endroit faisait allusion à beaucoup trop de souvenirs qu'elle préférait ne pas se remémorer, notamment en cet instant, alors qu'elle était en compagnie du blond.
Ce dernier remarqua immédiatement sa gêne.
- Ma mère n'avait jamais eu son mot à dire dans la décoration de notre « autre demeure ».
- N'avait ?
- Oui, il a été totalement rénové après le... Enfin après notre retour, se rattrapa maladroitement le Serpentard.
- Ah...
- Mon fils ne voulait plus y mettre les pieds, sachant ce qui s'y était passé et nous n'avons pas vraiment eut le choix. Narcissa a été enchantée de diriger les opérations.
Savoir que le Manoir ne ressemblait plus au souvenir qu'elle en avait sembla redonner un peu d'oxygène à la jeune femme. Elle n'oubliait pas qu'avant la rentrée de septembre, elle devrait y remettre les pieds et cela serait certainement moins difficile s'il avait été rénové. Elle appréciait également la sensibilité du jeune Malefoy et le fait que les deux adultes ne semblaient pas tenir plus que cela à leur ancien chez eux.
Un peu ragaillardie, Hermione, trempa ses lèvres dans son verre. Elle appréciait de plus en plus cet alcool, preuve qu'elle aurait dû arrêter d'en boire il y a déjà plusieurs minutes.
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- Granger ?
- Hum ?
- Où est-ce que tu habites ?
- Pourquoi ? Pour savoir à quelle adresse envoyer tes prochaines lettres d'excuses ? railla-t-elle.
Le Whisky Pur Feu, faisait inévitablement son effet et elle se sentait de moins en moins maîtresse de ses paroles.
Elle vit que Malefoy grimaçait mais il garda tout de même son calme.
- Non, je suis curieux, c'est tout.
Hermione ne voyait pas vraiment d'inconvénients à lui dire où elle vivait puisque cela n'avait, de toute façon, jamais été un secret.
- Je vis au Terrier, chez les Weasley.
- Quoi ? s'étonna le blond en reposant son verre.
- Bah quoi ? demanda Hermione, un peu étonnée qu'il réagisse aussi vivement.
- Pourquoi tu ne vis pas chez toi ?
- Parce que je n'ai plus de chez moi, je l'ai vendu. Et que comme je n'ai pas travaillé les six derniers mois, je n'ai pas d'argent pour louer un appartement !
Elle avait dit tout cela très vite et d'un ton plutôt agressif. Elle n'était pas particulièrement fière d'être revenue vivre chez ses beaux-parents mais le fait était qu'elle n'avait pas pu rester dans la maison qu'elle avait occupée avec Ron et leur fille. Trop de souvenirs la hantait et la vendre avait été la meilleure décision.
Penser à tout ceci, ajouté aux effets de l'alcool, lui firent monter les larmes aux yeux et elle tenta, par tous les moyens possibles, de les refouler.
Encore une fois, le blond n'avait pas perdu une miette de son débat intérieur et lorsqu'il reprit la parole, son ton était plus que sérieux.
- Ok. C'était juste une question, Granger.
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Le silence s'abattit une nouvelle fois sur eux et Hermione, assise sur le canapé, se sentit somnoler.
- Prends une chambre et va te coucher, proposa Malefoy. Tu sembles en avoir besoin.
Ses paroles mirent du temps à arriver jusqu'à son cerveau mais, quand Hermione en comprit la signification, elles lui firent l'effet d'une décharge électrique et elle se sentit de nouveau parfaitement éveillée.
- Il est hors de question que je dorme ici ! s'insurgea-t-elle.
- ...
- Malefoy ?
- Quoi ?
- Pourquoi tu as une télévision moldue dans ton salon ?
- Ah, enfin ! Je croyais que jamais tu ne me poserais la question !
Hermione leva les yeux au ciel mais attendit tout de même la réponse.
- À ton avis ?! C'est mon fils qui me la réclamée après que Narcissa l'ait emmenée voir un film dans un cinéma moldu.
Il avait dit ça comme s'il c'était agi d'un souvenir particulièrement pénible qui ne lui avait apporté que des problèmes.
- Quoi ?! Ta mère a emmené ton fils dans un cinéma moldu ?! s'exclama Hermione, choquée.
- Ouais... Super, l'idée ! marmonna le blond avec sarcasmes.
- Mais attends, tu es allé dans un magasin moldu pour l'acheter et tu as payé avec de l'argent moldu, toi, Drago Malefoy ?! A moins, que... commença la jeune femme en lui jetant un coup d'œil suspicieux.
- Je ne l'ai pas volée, si c'est ce que tu insinue, Granger. Oui, je suis allé dans un magasin moldu et j'ai payé avec de l'argent moldu, je ne vois pas où est le problème ! répliqua-t-il, acide.
- Oh... Il n'y a aucun problème, répondit Hermione en essayant le plus possible de dissimuler son fou rire devant l'image qu'elle avait d'un Malefoy déambulant dans un magasin moldu et demandant conseil à l'un d'eux.
Celui-ci se renfrogna ce qui fit rire la jeune femme de plus belle.
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Complètement détendue, à présent, elle voulut se resservir un deuxième verre de whisky mais Malefoy arrêta son geste.
- Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, Granger...
- Humph, t'es pas drôle, Malefoy !
- Peut-être mais moi, au moins, je ne suis pas complètement éméché au bout d'un verre.
- Ça, c'est parce que tu es un alcoolique, asséna la jeune femme.
- Tais-toi, tu ne sais pas ce que tu dis.
- Toi, tais-toi, Malefoy.
- Gamine !
- Connard prétentieux !
- Je te demande pardon ?!
- Oui, oui tu as bien entendu, tu es un connard prétentieux. Avec ton bureau, ton piano et ta bibliothèque...
- La jalousie ça ne te va pas au teint Granger, tu devrais éviter. Quoique…
- Je ne suis pas jalouse, s'empourpra la jeune femme.
- Mais bien sûr...
Hermione se leva du canapé et planta son regard dans les prunelles grises du jeune homme :
- Je ne suis PAS jalouse, Malefoy !
- Ok, ok Granger. Dans tous les cas, tu es bien bourrée.
Cette fois-ci, la Gryffondor ne répondit rien. Elle savait parfaitement qu'elle n'était pas dans son état normal et elle savait aussi qu'elle s'en voudrait le lendemain matin.
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- Qu'est-ce que tu fais ? demanda le blond en levant un sourcil.
- Je... Rentre chez moi, répondit Hermione en enfilant sa veste du mieux qu'elle le put.
- Ne sois pas idiote Granger, tu peux rester ici !
- Je ne VEUX pas dormir dans la même maison que toi !
- Ridicule... Tu as peur de quoi ? Que je t'attaque ? Que je te viole ? Laisse-moi rire !
Hermione fronça les sourcils. Elle se doutait bien que le jeune homme ne ferait aucune de ces choses mais elle n'en était pas vraiment rassurée pour autant. Elle allait lui dire d'aller se faire voir lorsque l'image de Molly s'insinua dans son esprit.
Que dirait-elle si elle voyait arriver une Hermione, totalement éméchée, chez elle ? Parce qu'il ne fallait pas se voiler la face, même si la Gryffondor faisait le moins de bruit possible, la matriarche saurait instantanément qu'elle était rentrée et voudrait constater par elle-même qu'elle allait bien. Si elle la voyait dans cet état et que, à cause de l'alcool, Hermione lui avouait avec qui elle avait passé la soirée... Elle n'osait même pas imaginer la suite.
Elle se retrouva donc à accepter la proposition du blond. Elle posa toutefois deux conditions : la première étant qu'elle choisissait sa chambre et la deuxième, que le Serpentard n'avait, sous aucun prétexte, le droit d'y pénétrer.
- Granger, franchement, tu es parano ! répliqua le blond quand elle lui eut exposé son idée.
- Je me fous royalement de ce que tu peux penser, Malefoy. Bon, tu acceptes oui ou non ?!
- Ok c'est bon.
- Parfait, à demain alors !
Elle tourna les talons et l'entendit grommeler derrière elle :
- C'est ça, tu feras moins la fière demain matin.
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Elle choisit la chambre de Narcissa, soit la chambre du bas. Malgré l'heure tardive, elle voulait absolument tester la baignoire qu'elle avait entraperçue pendant sa visite et être proche de la porte d'entrée pourrait s'avérer nécessaire. On ne savait jamais...
Complètement éméchée, elle ne se rendit pas vraiment compte de ce qu'elle faisait jusqu'à ce qu'elle plonge dans une eau glaciale qui lui fit l'effet d'une gifle. Maugréant contre elle-même pour avoir oublié de tourner le robinet d'eau chaude, elle rattrapa son erreur et put, enfin, se délasser dans l'immense baignoire. Elle y avait ajouté des sels de bains magiques qu'elle avait trouvé dans un placard. Ceux-ci sentaient divinement bons et la mousse colorée qui s'en était dégagée ne disparaissait pas comme les sels de bain moldus. Elle actionna la fonction « bain à bulles » et crus qu'elle allait s'endormir tellement cela la relaxait. Jamais, depuis très longtemps, elle ne s'était sentie aussi apaisée. Tous ses soucis s'étaient comme magiquement envolés et elle profitait tout simplement du moment.
L'eau se refroidissant, Hermione finit par sortir de la baignoire et s'enroula dans un peignoir qui traînait par là.
Elle fit évacuer l'eau et retourna dans la chambre. Elle vérifia ensuite que le Collaporta qu'elle avait jeté était toujours actif et s'approcha de l'armoire. Elle n'avait rien pour dormir et comme elle n'était pas vraiment certaine de pouvoir correctement faire apparaître un vêtement qui venait du Terrier, à cause de son état d'ébriété avancé, elle avait décidé d'emprunter quelque chose à Narcissa. Bien sûr, elle remettrait l'habit à sa place après l'avoir consciencieusement lavé. Elle n'était pas une voleuse.
La Gryffondor ouvrit les portes, s'attendant à tomber sur des vêtements plus féminins et luxueux les uns que les autres, mais ce ne fut pas le cas et elle manqua de s'étouffer.
Des dizaines de vestes de costumes et de pantalons étaient pendus à des cintres. Des chemises étaient également accrochées un peu plus loin, ainsi que quelques vêtements typiquement moldus tels que des jeans et des pulls. La jeune femme tira deux tiroirs et l'air lui manqua une nouvelle fois. Dans l'un de nombreuses paires de chaussettes étaient visibles, mais ce ne fut pas le pire. Non, le pire fut lorsque ses yeux se posèrent sur les innombrables boxers, impeccablement rangés, que contenait l'autre tiroir.
« Quel psychorigide ce mec. »
Bien évidemment, elle dut se rendre à l'évidence, cette penderie ne pouvait qu'être celle de Malefoy. Hermione ne put s'empêcher de remarquer que la garde-robe du Serpentard était encore pire que la sienne. Presque tout y était noir, de la veste aux chaussettes en passant par – Hermione se hérissa à cette pensée – les boxers.
Soudain, elle finit par faire le rapprochement et se figea avant de se débarrasser prestement du peignoir dans lequel elle était enroulée. Parce que si cette armoire était celle du blond, cela signifiait que c'était également le cas de la chambre et, par extension, de la salle de bain et donc de tout ce qui s'y trouvait.
Ayant partiellement retrouvé ses esprits, elle en profita pour faire apparaître un pyjama de chez elle et, surtout, de lancer un Récurvite sur le lit. Elle ne tenait pas vraiment à y dormir mais rien que de s'imaginer monter à l'étage, pour aller dans une autre chambre, et tomber nez à nez avec Malefoy la fit grincer des dents.
Elle s'installa donc du mieux qu'elle le put dans le lit, en essayant de refouler dans un coin de sa tête l'image du Serpentard s'endormant à cette même place et tenta de trouver le sommeil.
Après s'être tournée et retournée plusieurs fois, elle finit par se rendre à l'évidence : elle n'arrivait pas à dormir et avait, en plus, très soif. Paradoxalement l'alcool semblait lui avoir asséché la gorge et elle se décida à aller chercher un verre d'eau.
Bien sûr, elle aurait pu aller directement dans la salle de bain mais s'imaginer retourner dans cette pièce, alors que quelques minutes plus tôt elle avait pris un bain merveilleux dans la baignoire de Drago Malefoy, lui donna la nausée.
Elle opta plutôt pour la cuisine. En passant, elle remarqua que de la lumière venait du salon. Elle fouilla pendant quelques minutes dans les placards avant de mettre la main sur un verre et se retourna pour se servir au robinet. Après s'être désaltérée, la Gryffondor regarda au travers de la verrière pour voir d'où provenait la lumière.
Elle fut surprise en constatant que la télévision était allumée. Elle n'avait pourtant pas entendu de bruit en passant devant l'arche délimitant l'entrée de la pièce.
Hermione sortit de la cuisine et s'engagea dans la pièce principale. Malefoy avait certainement dû oublier de l'éteindre et elle savait parfaitement qu'elle ne pourrait pas se rendormir tant qu'elle ne serait pas allée elle-même le faire.
Elle s'avança donc sans bruit et se stoppa net. Dans le reflet de la baie vitrée, elle remarqua que Malefoy était allongé sur le canapé – enfin, affalé était plutôt le terme - et qu'il tenait un quelque chose, qui ressemblait à un verre de whisky, dans la main. Elle se mit sur la pointe des pieds et pu apercevoir que la bouteille, qui était pleine lorsqu'il l'avait apportée un peu plus tôt dans la soirée, était maintenant pratiquement vide.
Savoir que Malefoy se saoulait en solitaire peina quelque peu la jeune femme mais elle savait aussi parfaitement qu'il n'aurait jamais cautionné qu'elle le voit dans cet état et ce fut pour cela qu'elle fit demi-tour.
Arrivée à la moitié du chemin, la voix du blond s'éleva néanmoins dans la pièce.
- Granger ?
« Et merde ! » pensa Hermione.
}{
Une fois que la brune fut partie se coucher, Drago avait petit à petit sombré dans l'alcool. Il avait magiquement éteint les lumières de la pièce mais avait allumé la télévision en coupant le son. Il trouvait cet invention moldue particulièrement débile mais les images qui passaient sur l'écran le distrayait un peu. Il n'avait pas vraiment conscience depuis combien de temps il se trouvait là mais il savait que cela faisait longtemps qu'il n'avait pas bu à ce point. Il avait presque terminé l'imposante bouteille qu'il avait ouverte un peu plus tôt avec Granger et son esprit semblait avoir quitté son corps. Comme le but recherché était justement de ne plus penser à rien et d'oublier tous ses problèmes, cela ne lui déplaisait absolument pas, bien au contraire.
Il allait se resservir une dernière fois lorsqu'une ombre se détacha dans le reflet de la baie vitrée.
À cause de l'alcool, il crut d'abord qu'il s'agissait de sa mère. Ses souvenirs finirent par se frayer un chemin vers la partie éveillée de son cerveau et il comprit qui était là.
- Granger ? l'appela-t-il.
Il l'entendit faire quelques pas. Il n'avait pas particulièrement envie qu'elle ne voie dans cet état mais ses paroles avaient franchi d'elles-mêmes ses lèvres.
Elle apparut quelques secondes plus tard et il reçut comme un coup de poing. Elle n'était vêtue que d'un débardeur et d'un short de nuit. Short qui laissait voir ses jambes.
Il ne sut comment il en eut la force mais il réussit de justesse à retenir un commentaire qui, il en était certain, aurait conduit à un cataclysme sans nom.
Granger, qui se tenait à présent devant lui, semblait mal à l'aise.
- Ça va, Malefoy ?
- Ouais et toi, Grangie ?
« Et merde ! » Il fallait absolument qu'il se reprenne. Pourquoi, par Merlin, avait-il choisi cette soirée pour tant boire ?! Et pourquoi ne pouvait-elle pas rester dans sa putain de chambre ?! Sa chambre... Elle allait dormir dans sa chambre à lui, dans son lit et peut-être même se laverait-elle dans sa douche. Drago sentit que le souvenir de son fantasme allait irrémédiablement refaire surface et il tenta de se concerter sur une poussière collée sur la table basse.
Malheureusement pour lui, au lieu de retourner se coucher, la jeune femme se rapprocha et lui adressa la parole.
- Malefoy, je pense que tu devrais aller te coucher...
- Humph... Ok, tu m'accompagnes ?
S'il en avait eu la force, Drago se serait frappé la tête contre les murs. Non, mais franchement il était vraiment con ! Il avait tenté toute la soirée d'arranger les choses avec elle et voilà qu'il allait tout foutre en l'air.
- Euh... commença-t-elle, visiblement très embarrassée et surprise.
- J'veux dire, tu veux bien m'accompagner dans l'escalier ? J'voudrais pas finir la tête dans une mare de sang parce que je me serais cassé la gueule comme un con !
Merlin merci ! Il avait réussi à reprendre la situation en main et il préférait mille fois passer pour un faible aux yeux de Granger plutôt que de lui avouer qu'il la voulait dans son lit.
Cette dernière le regarda quelques instants, indécise et surtout surprise de sa requête avant d'opiner du chef.
Il se leva et tenta de marcher le plus dignement possible vers le hall d'entrée. Derrière lui, il entendit la Gryffondor éteindre la télé.
« Quelle psychorigide. »
}{
- Tu ne préfères pas que je te laisse la chambre du bas ? proposa Hermione.
Elle avait volontairement omis de préciser qu'elle savait qu'il s'agissait de sa chambre mais elle ne voulait pas admettre devant lui qu'elle avait fouillé dans ses affaires.
- Nope, c'est bon, lui assura-t-il.
Il marchait, ou plutôt titubait, devant elle. Hermione était très mal à l'aise vis-à-vis de la situation. Elle n'aurait jamais imaginé qu'un jour elle devrait littéralement mettre Malefoy au lit et elle avait peur de la réaction du blond, le lendemain, lorsqu'il prendrait pleinement conscience de ce qui venait de se passer.
Après tout, il avait raison lorsqu'il affirmait pouvoir se blesser en montant les escaliers. Elle ne tenait pas, non plus, à devoir l'emmener en urgence à Ste Mangouste. Elle avait peut-être été Médicomage mais avec l'alcool qui coulait toujours dans ses veines, mieux valait qu'il soit soigné par un médecin en pleine possession de ses moyens.
Ils arrivèrent devant l'escalier et elle entendit Malefoy pousser un soupir devant la tâche qui l'attendait. Elle allait lui proposer une nouvelle fois la chambre du bas lorsqu'il commença son ascension.
Elle se plaça derrière lui, à distance raisonnable, mais suffisamment proche pour pouvoir agir s'il ratait une marche.
Des effluves d'alcool mais surtout du parfum du jeune homme lui parvinrent au nez et elle faillit elle-même s'étaler de tout son long. Elle n'était pas assez désinhibée par l'alcool pour que cette senteur ne lui procure aucune sensation et cela semblait même être le contraire. La tête se mit à lui tourner et elle respira tant bien que mal par la bouche.
Elle apprécia l'arrivée en haut des marches comme une délivrance et, après s'être assurée que Malefoy était arrivé à bon port, redescendit prestement et s'enferma dans la chambre.
Pourquoi son odeur lui faisait-elle autant d'effet, par Merlin ?! Elle se surprit même à se fustiger mentalement pour avoir lancer un Récurvite sur les oreillers ce qui avait, de toute évidence, ôté complètement le parfum du blond.
Elle réussit tout de même à réfréner son envie d'aller s'emparer de l'un de ses tee-shirts qui étaient dans l'armoire et qui devaient, surement, être totalement imbibé de sa fragrance et, au bout de quelques minutes supplémentaires, finit par s'endormir d'un sommeil sans rêve.
Je suis certaine que vous auriez préféré qu'Hermione cède à sa pulsion et s'endorme, pelotonnée dans l'un des tee-shirts de Drago ! Mais notre Gryffondor n'est pas pompette à ce point-là… Désolée ! :P
Bref… alors, que pensez-vous du tournant que prend cette petite soirée ?
Vous attendiez-vous à ce que Drago invite Hermione chez lui ? J'en doute… ;). Si tel était le cas, eh bien je vous félicite. 10 points pour votre maison ! :D
Même si cette soirée s'est, globalement, bien passée, on peut d'ores et déjà s'interroger sur la suite. Comment Drago va-t-il se comporter avec Hermione maintenant qu'elle l'a vu dans un moment de faiblesse ? Parviendra-t-il à réfréner ses « pulsions » vis-à-vis d'elle ?
Et vont-ils continuer à se rapprocher ?
Tant de questions… dont vous aurez les réponses la semaine prochaine... ou plus tard... ou pas du tout ! (Non, non, je ne suis pas du tout sadique :P)
Alors, en attendant… review, review svp ! ^^
Kisses,
Chalusse
