Bonjour à tou(te)s !

Il s'avère que j'ai finalement le temps de poster le chapitre aujourd'hui ! :)

Comme toujours et avant tout : je remercie mes génialissimes revieweuses ainsi que les super lecteurs qui ont fait des ajouts en favoris/alertes.

Je note, tout de même, que beaucoup de personnes passent lire cette fic' (ce qui est génial, merci à vous tous !) mais que très peu reviewent… :/ Pour rappel, je réponds à l'ensemble de mes reviews alors n'hésitez surtout pas à me poser vos questions/me faire part de vos réserves/etc. Ou bien à, tout simplement, me dire que vous appréciez la fic', si c'est le cas, car ça fait toujours plaisir ;).

Bref ! Je ne m'épanche pas davantage et vous laisse simplement à votre lecture ! :)

Comme toujours, seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR.


Chapitre 14 : Déménagement et désagréments (Partie 1)

Il ne fallut pas moins d'une journée entière pour qu'Hermione consente enfin à décolérer contre le blond. Malheureusement pour elle, une sensation plus que désagréable l'envahit à ce moment-là. Madame la tristesse venait de faire son grand retour. Hermione avait l'impression qu'elle venait de voir son futur lui passer devant les yeux. Elle ne savait pas combien de temps il lui faudrait encore pour trouver un autre appartement, sans compter que, maintenant qu'elle s'était mise à dos l'agente immobilière de la seule agence du Chemin de Traverse, il faudrait qu'elle se débrouille seule si elle souhaitait rester dans le secteur ou bien qu'elle élargisse sa zone de recherches. Le plus douloureux restait qu'à l'instant même où elle avait vu l'appartement et son environnement, elle avait immédiatement eu envie d'y vivre. Elle n'avait pas menti en le qualifiant « d'appartement de ses rêves » et savoir qu'il appartenait à Malefoy la rendait malade.

Il y avait aussi ce fameux détail : pour se donner bonne conscience, Malefoy souhaitait le lui louer à un prix dérisoire. Hermione avait grand-peine à concevoir ce point. Lorsqu'elle était allée l'enguirlander, la veille, à son bureau, elle pensait seulement que le blond avait voulu lui faire une farce de très mauvais goût en la rabaissant plus bas que terre et en lui faisant la charité. A présent qu'ils s'étaient expliqués, elle comprenait que le blond avait été sincère dans sa démarche et que la dénigrer n'avait pas été son intention. Mais alors comment devait-elle comprendre sa « bonne action » ? Parce qu'on ne parlait pas de l'emmener dîner dans un restaurant luxueux pour une soirée, on parlait bien de lui louer un appartement pour une durée illimitée et à un prix qui frôlait la gratuité quand on considérait le potentiel que possédait le bien.

« Tu réfléchis beaucoup trop » l'admonesta une petite voix dans sa tête. Cela, elle le savait. Cependant, comme à chaque fois que Malefoy était concerné, tous ses repères étaient faussés. Hermione finissait par se rendre compte, après les conversations qu'elle avait eues avec lui, qu'elle s'était mis des idées totalement erronées en tête et elle en ressortait toujours plus ou moins décontenancée. Elle n'arrivait tout simplement pas à le cerner et cela lui causait des maux de tête interminables.

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Nous étions vendredi matin et Hermione avait passé la nuit à songer à l'appartement. Elle avait grandement envie d'accepter la proposition mais cela entraînerait nécessairement des conséquences. Elle n'était pas certaine de pouvoir les accepter, elles.

Premièrement, adhérer à la proposition de Malefoy signifiait s'engager avec lui, signer un contrat. Donc que, si jamais quelque chose clochait avec le logement ou autre, elle devrait avoir à faire à lui, or elle ne savait pas s'il était digne de confiance. Après tout, pourquoi souhaiterait-il se séparer d'un bien comme celui-ci ?! Évidemment, il avait le Manoir et sa maison de France mais quand même. Elle-même n'aurait jamais cédé un endroit pareil si elle en avait été la propriétaire. Troisième argument mais non des moindres, elle avait sa fierté personnelle et accepter de vivre dans l'appartement de Malefoy signifiait y renoncer totalement. Tout au moins vis-à-vis de ce dernier. Parce que, bien évidemment, si elle acceptait, elle s'assurerait que personne ne sache qui était le propriétaire des lieux. Renoncer à sa fierté devant Malefoy était cependant quelque chose de très dur pour elle et ce, même si c'était pour habiter dans un endroit merveilleux. Par ailleurs, elle avait tout de même l'impression qu'il lui faisait la charité et ça, c'était inacceptable. Non, si elle devenait locataire, elle insisterait pour qu'ils redéfinissent les termes du contrat.

La même petite voix dans sa tête lui souffla que si elle pensait déjà à redéfinir les termes du contrat, cela signifiait qu'elle avait déjà plus ou moins pris sa décision. La jeune femme la fit taire et descendit plutôt prendre son petit déjeuner avant de se rendre au Ministère. Elle avait la journée pour y penser. Malefoy serait certainement présent, ce soir-là, à la réunion du Conseil et sa présence motiverait peut-être son choix dans un sens ou dans un autre.

OoOoOoO

La journée passa rapidement et Hermione n'eut pas réellement le temps de repenser à l'appartement. Depuis qu'elle avait fait ses preuves, Mr Perkins n'hésitait pas à lui donner plus de responsabilités et elle se retrouvait avec ce qui lui semblait être une montagne de dossiers à traiter.

Finalement, dix-huit heures sonnèrent et elle saisit son sac à main avant de quitter son bureau. Percy arriva une quinzaine de minutes plus tard devant la salle de réunion et fit entrer tout le monde. Hermione nota immédiatement qu'en plus de Ginny, Malefoy était absent. Elle songea qu'il avait peut-être été retenu et qu'il finirait par arriver mais, alors que Percy dissolvait l'assemblée, une heure et demie plus tard, le blond n'avait fait aucune apparition. Une sensation d'angoisse saisit Hermione et elle se demanda si son absence était liée à leur dernière dispute. Elle ne pouvait pas envisager qu'il ne veuille plus communiquer avec elle, puisqu'au terme des quatre-vingt-dix minutes barbantes qu'avait duré la réunion, la jeune femme en était enfin arrivée à la conclusion qu'elle voulait vivre dans l'appartement. Sauf que, cela ne lui serait jamais permis si le propriétaire ne lui adressait plus jamais la parole.

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Sur le chemin du retour un autre problème, enfoui depuis un certain temps, refit surface. Elle considérait l'offre de Malefoy, mais elle n'avait même pas encore informé Molly et Arthur Weasley de ses projets de déménagement. Cela devait pourtant être fait avant tout le reste. Elle avait bien trop de respect pour eux et surtout, ils l'hébergeaient depuis maintenant plus de six mois. Elle ne pouvait décemment pas leur annoncer qu'elle allait les quitter le jour même de son départ. Avant même de reprendre contact avec Malefoy, Hermione irait parler à ses beaux-parents.

L'occasion du repas en leur compagnie fut bien trop belle pour qu'elle la repousse. Cependant, au moment de prendre la parole, la Gryffondor semblait avoir perdu tout son courage. Elle redoutait grandement la réaction de Mrs Weasley.

- Hum, hum… Molly, Arthur ? commença timidement la jeune femme en se raclant la gorge pour attirer leur attention.

Tous deux tournèrent rapidement la tête vers elle en reposant leurs couverts. Ils devaient sentir qu'elle s'apprêtait à leur faire part d'une nouvelle importante.

- Oui ma chérie ? l'encouragea Molly en souriant.

- Je... euh, j'envisage de me trouver un logement, prochainement, lança-t-elle d'une toute petite voix.

- Mais c'est merveilleux, Hermione ! s'exclama Mr Weasley en lui adressant un sourire bienveillant.

- Quoi ?! demanda sa femme au même instant en fronçant les sourcils.

- Molly, enfin ! Tu savais parfaitement que cela arriverait, la réprimanda sèchement Mr Weasley.

- Mais, Arthur...

- Molly, Hermione est une adulte et elle doit refaire sa vie. Tu devrais être heureuse pour elle et lui apporter ton soutien au lieu de vouloir la garder chez toi comme un oisillon blessé.

- Mais...

Molly semblait à court de mot et Hermione se sentit au plus mal. Voilà exactement la réaction qu'elle redoutait.

- Hermione, ma chérie, tu ne te sens pas bien chez nous ? lui demanda sa belle-mère une larme à l'œil.

Oh Merlin !

- Bien sûr que si, Molly et je ne vous remercierais jamais assez, tous les deux, pour m'avoir accueillie chez vous et m'avoir supportée pendant tout ce temps, déclara Hermione en les regardant tous les deux tour à tour.

Son regard s'attarda sur Mrs Weasley et elle reprit la parole.

- Arthur à raison, Molly, je dois essayer de reprendre ma vie en main et je ne peux décemment pas rester ici pour toujours. Vous comprenez ?

- Ou... oui, oui je crois, sanglota la mère de Ron.

- Nous sommes très fières de toi, Hermione, la rassura Mr Weasley. Même si là tout de suite, ça ne se voit pas forcément, poursuivit-il en partant d'un léger rire après avoir avisé la moue que faisait sa femme.

- Merci, Mr Weasley, dit Hermione dans un soupir de soulagement.

Ils finirent de dîner en silence et, finalement, Hermione se leva puis alla déposer son assiette, son verre et ses couverts dans l'évier. Molly, qui tenait toujours son mouchoir serré contre elle, s'approcha doucement.

- Je suis désolée, ma chérie. Bien sûr qu'Arthur a raison, tu dois poursuivre ta vie. C'est juste que je m'étais habituée à ta présence ici et tu sais... Tu es comme ma fille...

- Mrs Weasley ! Vous savez parfaitement que vous êtes comme une mère pour moi et, même si je déménage, j'ai bien l'intention de vous voir le plus souvent possible ! hoqueta Hermione.

Elle sentait les larmes lui monter aux yeux et préféra serrer la petite femme replète dans ses bras. Molly, tout d'abord étonnée par son geste, finit par lui rendre son étreinte.

- Ma chérie, je suis sûre que Ron serait fière de toi, lui souffla-t-elle à l'oreille.

Il n'en fallu pas davantage à Hermione pour fondre en larme dans les bras de Molly.

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Elles restèrent enlacées relativement longtemps. Chacune essayant d'absorber la peine de l'autre. Finalement, lorsque leurs larmes se furent taries, les deux femmes se décolèrent et chacune vaqua à ses occupations. Hermione s'apprêtait à remonter dans sa chambre lorsqu'elle aperçut Mr Weasley.

- Je suis désolée, je ne voulais pas lui causer autant de chagrin, s'excusa-t-elle.

- Ne t'en fais pas. Tu connais Molly, elle est très sensible en ce qui concerne sa famille mais elle s'en remettra. Tu vas nous manquer, Hermione.

La jeune femme, touchée par ses mots, essaya de retenir ses larmes du mieux qu'elle le put.

- Vous aussi vous me manquerez énormément, assura-t-elle doucement.

Finalement, Mr Weasley repartit vers la cuisine et Hermione put enfin monter se réfugier dans sa chambre. Ce moment avait, de loin, été l'un des plus durs, émotionnellement parlant, qu'elle avait dû affronter depuis un certain temps et elle se sentait vidée. Elle alla donc prendre un bon bain et se sentit mieux lorsqu'elle revint dans la chambre, une heure plus tard.

Avisant une plume et un parchemin, Hermione songea que plus rien ne la retenait à présent et, mettant sa fierté de côté, elle s'en empara.

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Drago était rentré assez tôt du travail, ce jour-là. Il ne se sentait pas très bien et n'avait absolument aucune envie de se rendre à la réunion pour voir Weasley blablater pendant des heures. Il avait surtout eu peur que Granger ne lui refasse une scène et il ne se sentait pas la force de lui tenir tête.

En rentrant, il s'était immédiatement enfermé dans sa chambre, un verre de Whisky à la main et n'avait même pas prévenu son fils de son retour.

Lorsqu'il descendit finalement manger, ce dernier lui fit une remarque sur la mine qu'il arborait et Drago lui fit clairement comprendre que ce jour n'était pas l'un de ceux où il permettait les railleries.

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Une heure plus tard, il était sous la douche et l'eau glaciale lui fit un bien plus que relatif. Ce qui lui redonnerait immédiatement le moral, mais il ne le savait pas encore, n'allait pas tarder à arriver par la voie des airs.

Il était allongé sur son lit, les yeux fermés en sirotait son verre de Whisky lorsqu'un bruit strident et répétitif se fit entendre par la fenêtre. Il ouvrit les yeux et avisa un hibou au plumage terne. Drago s'avança vers la fenêtre dans un soupire las. Qui pouvait bien lui écrire à une heure aussi tardive un vendredi soir ? Il eut alors une frayeur en songeant que Pansy l'invitait peut-être à faire la tournée des bars. Il était en train de songer à une excuse bidon lui permettant, pour une fois, de ne pas se joindre à elle, lorsque ses yeux s'élargirent de surprise en remarquant la signature au bas de la lettre qu'il venait de décacheter. Hermione Granger. Drago remonta prestement le regard vers le haut du parchemin et en commença la lecture.

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Malefoy,

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Tu dois être très étonné que je t'écrive et je t'imagine déjà en train de fixer le parchemin en te demandant ce que je vais bien pouvoir te reprocher cette fois-ci.

Et bien range ton regard meurtrier et glacial puisqu'aujourd'hui est un jour exceptionnel. Aujourd'hui est le jour où je vais m'excuser et te demander un service.

Oui, Malefoy, tu as bien lu...

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Comme il est de coutume de passer par la case « excuses » dans ce genre de situations, je me vois donc dans l'obligation de m'excuser pour mon comportement - une fois de plus déplorable, je te le concède – de l'autre jour.

Ne m'en demande pas plus, écrire ces quelques mots à ton intention n'a déjà pas été simple.

Ceci fait, j'en viens alors à la raison qui me pousse réellement à t'écrire ce soir. J'aimerais que nous nous rencontrions, si possible durant le week-end, afin de reparler de ta proposition. Si elle tient toujours, évidemment...

J'ai longuement réfléchi et je pense que cette occasion ne se représentera pas deux fois.

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Comprend bien, Malefoy, que je mets ma fierté de côté en t'écrivant cette lettre et en considérant ton offre. J'ose donc espérer pouvoir te faire confiance et que tu ne me planteras pas un couteau dans le dos à la moindre occasion.

Enfin, je dis cela mais je ne sais même pas si la proposition tient toujours.

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En attendant de tes nouvelles, que j'espère voir arriver rapidement,

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Hermione Granger

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Lorsqu'il eut fini sa lecture, une vague d'euphorie déferla sur Drago. Il n'en revenait pas. Granger était prête à accepter sa proposition de lui louer son appartement. Elle était prête à venir vivre chez lui ! Enfin pas chez lui, mais dans sa propriété ! Cela signifiait que son plan n'était pas au point mort et qu'il pourrait avoir de nouveaux moments à partager avec la jeune femme. Il se doutait bien que l'avoir pour locataire ne serait certainement pas de tout repos mais il était prêt à faire ce sacrifice.

Retrouvant immédiatement toutes ses capacités, il sauta à bas de son lit et se dirigea d'un pas allègre vers son bureau. En descendant les escaliers afin de se rendre dans la large pièce il croisa le regard de son fils qui se rendait, lui, à la bibliothèque.

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Scorpius qui, quelques minutes auparavant, avait vu son père complètement abattu et grognon, s'étonnait maintenant de le voir arborer des yeux pétillants et un léger sourire qui flottait sur ses lèvres. Drago était très étrange dernièrement mais Scorpius n'osait pas vraiment poser de question de peur de se faire enguirlander. Il préférait donc laisser couler, attendant patiemment l'hypothétique heure où son père viendrait, de lui-même, lui dévoiler ses pensées. Bien que le Serpentard se confie de plus en plus ses derniers temps, il restait tout de même Drago Malefoy et Drago Malefoy était quelqu'un de renfermé sur lui-même et qui ne se livrait que très rarement.

Scorpius chassa toutefois bien vite son père de son esprit. Il avait encore beaucoup de travail à faire avant la rentrée et se rendit rapidement à la bibliothèque afin d'y poursuivre sa lecture de « L'histoire de Poudlard ».

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Lorsqu'Hermione entendit le bruissement d'une aile, son cœur se serra d'angoisse. Elle avait agi sur un coup de tête, un peu plus tôt dans la soirée, et n'était plus vraiment certaine d'avoir bien fait. Elle ne cessait de se demander si elle n'aurait pas mieux fait d'attendre le lundi pour aller voir Malefoy en face à face ou encore, si elle n'aurait pas dû paraître plus agréable dans sa lettre et insister davantage sur les excuses. Toutefois, la pression qu'elle s'était mise redescendit d'un coup lorsqu'elle avisa les quelques mots sur le bout de parchemin que lui avait envoyé le blond :

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Demain, 14H à l'Hippogriffe Volant.

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Elle ne savait pas ce qu'était « l'Hippogriffe Volant » mais elle trouverait la réponse à cette question le lendemain. Pour le moment, elle était soulagée qu'il accepte de la rencontrer pour parler de la location et était surtout extrêmement fatiguée. Elle avait veillé tard, attendant, sans plus réellement l'espérer, une réponse de sa part et lorsque cela fut fait, elle s'écroula sur son lit et sombra dans les bras de Morphée en quelques secondes.

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Au matin, Hermione se sentit étrangement triste mais elle ne s'attarda pas sur cette sensation. Elle se leva rapidement, fit son lit, fonça à la salle de bain et descendit prendre son petit déjeuner. Molly et Arthur avaient un comportement quelque peu étrange et la jeune femme mit ça sur le compte de leur discussion de la veille. D'ailleurs, en pensant à cela...

- Je dois aller visiter un appartement aujourd'hui, les informa-t-elle.

Ils levèrent tous les deux un sourcil d'étonnement.

- En fait, c'est plutôt une sorte de... contre visite. Il est donc possible que je déménage assez rapidement.

Elle avait parlé très vite et mâché la moitié des mots mais ses deux interlocuteurs comprirent en substance ce qu'elle avait dit et les yeux de Mrs Weasley devinrent de nouveaux humides.

- As-tu besoin d'aide pour quoi que ce soit ? lui demanda Arthur.

- Non, ne vous dérangez pas. Après tout, je n'ai que très peu d'effets personnels et je m'arrangerai pour tout faire tenir dans deux ou trois sacs.

A dire vrai, la presque-totalité des biens qu'elle avait souhaité conserver étaient déjà rangés dans deux sacs magiquement agrandis et elle n'aurait qu'à y ajouter ses vêtements, son nécessaire de toilette et quelques objets qui traînaient dans sa chambre.

- Je vais te préparer de bons plats que tu pourras emmener chez toi. Je vais même m'y atteler dès maintenant, l'informa Mrs Weasley en se levant prestement de sa chaise.

- Molly, vous n'avez pas à faire ça et puis je ne sais absolument pas si je vais déménager, ni même quand. Cela pourrait très bien ne se produire que dans quelques jours ou bien semaines.

- Laisse-moi faire ça pour toi, Hermione. Et puis, je peux parfaitement leur jeter un sort de longue conservation.

- D'accord, merci Mrs Weasley.

Hermione appréciait grandement l'aide de Mrs Weasley. D'autant plus car la cuisine n'était absolument pas son fort et que si elle se retrouvait à déménager dans les prochains jours, elle aurait certainement autre chose à faire que d'aller se ravitailler à l'épicerie du coin et de préparer ses repas.

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Elle aidait Mrs Weasley à faire la vaisselle du petit déjeuner lorsqu'une question lui revint en mémoire.

- Mrs Weasley, savez-vous où se trouve l'Hippogriffe Volant ?

- L'Hippogriffe Volant ? répéta la sorcière, sans comprendre.

- Oui, il doit s'agir d'un établissement quelconque, mais je n'en ai jamais entendu parler, expliqua Hermione.

- Je regrette de ne pas pouvoir t'être plus utile mais cela ne me dit rien du tout. Tu devrais aller poser la question à Arthur, conseilla-t-elle.

- Oui, merci.

Hermione s'essuya les mains et partit à la recherche de Mr Weasley. Elle le trouva dans le garage en train de faire l'inventaire de ses objets moldus.

- Mr Weasley ?

- Oui ?

- Connaissez-vous l'Hippogriffe Volant ?

- L'Hippogriffe Volant ? Laisse-moi réfléchir... Ce ne serait pas un bar du Chemin de Traverse ?

- Un bar ?

- Oui, il me semble. Pourquoi ?

- J'y ai rendez-vous avec... le propriétaire de l'appartement que je dois visiter, mais je ne sais pas où cela se trouve, expliqua Hermione.

- Je ne connais pas son emplacement exact mais je suis pratiquement certain qu'il s'agit d'un bar sur le Chemin de Traverse. Peut-être pourras-tu demander des renseignements aux commerçants.

- Oui, bien sûr. Merci.

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Hermione remonta dans sa chambre et commença à ranger ses vêtements dans l'un des sacs auxquels elle avait jeté un sortilège d'extension. Elle savait que cela serait compliqué mais elle avait bon espoir qu'ils trouvent, Malefoy et elle, un terrain d'entente concernant l'appartement. Maintenant que savoir le Serpentard en être le propriétaire n'était plus un problème, elle avait grandement envie d'y retourner pour le visiter une nouvelle fois, même si elle savait parfaitement que c'était l'endroit dont elle avait toujours rêvé.

Elle était pensive à l'idée de s'imaginer, lisant un livre sur le canapé du salon, un feu dans la cheminée, lorsqu'elle eut comme une étincelle de clairvoyance. Mr Weasley lui avait assuré que « L'Hippogriffe Volant » était un bar. Celui-ci devait donc certainement être le bar dans lequel le blond lui avait donné rendez-vous les deux premières fois. Merlin, il n'y avait que Malefoy pour donner des rendez-vous dans un bar à deux heures de l'après-midi !

Hermione continua d'empaqueter ses affaires, un sourire aux lèvres, jusqu'à ce que Mrs Weasley l'appelle pour le déjeuner.

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Environ deux heures plus tard, Hermione transplana sur le Chemin de Traverse. Il était treize heures cinquante et la jeune femme accéléra le pas en espérant ne pas s'être trompée dans ses déductions. Malefoy ne supporterait certainement aucun retard. Elle arriva finalement aux abords du bar et fut soulagé lorsqu'elle remarqua que l'enseigne portait la mention « L'Hippogriffe Volant ». Elle accéléra encore un peu plus la cadence. Maintenant qu'elle était là, elle avait hâte de pouvoir retourner dans l'appartement. Avant cela, il fallait bien évidemment passer par la case « entretien avec le propriétaire ».

Elle poussa la porte de l'établissement et nota immédiatement une tête blonde, accoudée au comptoir, devant un verre de Whisky Pur Feu. Malefoy était bien évidemment en avance.

Elle réajusta sa veste sur ses épaules et s'avança vers lui.

- Salut, Malefoy, lui dit-elle en s'approchant.

- Granger, répondit-il sur un ton ferme mais poli en lui tendant la main.

Hermione le regarda, soupçonneuse et légèrement surprise. Malefoy gardait la main tendue vers elle mais elle ne savait pas vraiment si elle devait la serrer. Finalement, elle avança timidement son bras et Malefoy s'empara de sa main. Son étreinte, tout comme sa voix, était ferme mais nullement désagréable. La jeune femme pouvait sentir la froideur de sa peau malgré les légers picotements de chaleur qu'elle ressentait toujours à son contact.

- Tu es très... professionnel, constat-elle.

- Nous sommes ici pour affaire, non ?

- Euh oui, je crois. Enfin tu ne m'as pas dit si la proposition tenait toujours, répondit la Gryffondor d'une petite voix.

- Granger, franchement ! Penses-tu sérieusement que je t'aurais demandé de venir ici si la proposition ne tenait plus ?!

- Eh bien on ne sait jamais, avec toi.

- Ton manque de confiance en moi est offensant...

La jeune femme ne répondit rien. Elle vit Malefoy faire signe au propriétaire des lieux et celui-ci acquiesça en retour.

- Viens, l'intima le blond.

Il venait de prendre son verre de Whisky à la main et s'avançait à présent vers l'escalier. Hermione le suivit docilement.

Ils arrivèrent dans la même salle que la première fois où elle était venue et le Serpentard s'approcha d'une table. Il tira la chaise d'Hermione qui ne fit, cette fois-ci, aucun commentaire et s'assit de bonne grâce.

Malefoy prit place à son tour et d'un coup de baguette, fit apparaître un parchemin ainsi que deux plumes. Barney – le propriétaire – revint vers eux quelques secondes plus tard et apporta une Bièraubeurre à la jeune femme et un second verre de Whisky Pur Feu pour Malefoy.

- Tu me prends pour une enfant, Malefoy ?

- Pardon ?

- La Bièraubeurre...

- Mieux vaut que tu évites de boire trop d'alcool avant de signer un quelconque contrat avec moi, ne penses-tu pas, Granger ? demanda-il d'une voix sournoise.

- Tu n'es pas le Diable non plus !

- Va savoir...

Hermione préféra ne rien répondre aux bêtises du blond et avala plutôt une longue gorgée de son breuvage. Malefoy en fit de même avant de reprendre la parole.

- Bon, je suppose que tu vas vouloir visiter de nouveau l'appartement avant de signer, avança-t-il.

- Oui, répondit-elle.

- Très bien. J'ai rédigé un premier contrat mais te connaissant il ne sera sûrement pas à ton goût.

- Sûrement, souffla-t-elle vaguement, le nez dans sa Bièraubeurre.

Elle vit le jeune homme souffler d'agacement et but une autre gorgée de sa boisson.

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Quelques minutes plus tard ils se trouvaient devant l'immeuble et Hermione et Malefoy entreprirent de grimper les cinq étages.

Ils débouchèrent finalement sur le palier où une seule porte était visible et, comme la première fois qu'elle avait visité, Hermione avait un point de côté. Elle entendit le blond pouffer dans son coin tandis qu'elle se tenait les côtes et préféra ne pas relever.

- Pas de Miss Anson ? préféra-t-elle demander.

- Non, je l'ai virée.

Hermione ne fit aucune remarque mais fut soulagée. Elle n'aurait pas autant apprécié la visite si l'agente avait été là.

- Bon, eh bien, je te laisse faire le tour du propriétaire.

Elle reprit vivement ses esprits. Malefoy avait ouvert la porte de l'appartement et attendait qu'elle en franchisse le seuil.

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Pendant près d'une heure, Hermione déambula dans toutes les pièces en s'attardant sur le moindre détail. Tout était magnifique et à peine avait-elle posé un pied dans le salon qu'elle avait ressenti le même sentiment de bien-être que la dernière fois. Cet endroit était fait pour elle et elle le savait. Elle prit donc grand plaisir à revisiter. Savoir que, cette fois-ci, cet appartement pourrait réellement devenir le sien lui donnait encore un autre regard. Elle imagina comment elle pourrait agencer l'espace pour y intégrer ses effets personnels, dans quelles parties de l'appartement elle pourrait entreposer ses livres, quelle chambre elle s'attribuerait... Ce genre de questions que l'on ne se posait que lorsque l'on avait un coup de cœur évident. La vue que la plus grande des chambres possédait sur la petite place devant l'immeuble et sur le Chemin de Traverse en général, finit de la convaincre et c'est avec un immense sourire aux lèvres qu'elle s'avança vers le salon où Malefoy patientait depuis tout ce temps.

Ses talons claquant légèrement sur le parquet en chêne massif trahirent son arrivée puisque le blond avait levé la tête vers elle avant même qu'elle n'entre dans son champ de vision.

- J'ai terminé, lui annonça-t-elle gaiement.

- C'est pas trop tôt ! pesta le Serpentard en lui lançant un regard mauvais. Ça fait une heure que tu es là à tout regarder dans les moindres détails !

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Hermione ne pipa mot. Il était vrai qu'elle avait tenu à faire le tour de chaque pièce au moins trois fois mais cela était plus pour s'imaginer elle-même en train d'y vivre, que pour relever un quelconque défaut. Parce que c'était bien simple, cet appartement en était totalement dépourvu. Tout était parfait. C'était même un peu trop parfait pour la jeune femme qui pensait qu'un léger désordre finirait de donner tout son charme à l'endroit. L'appartement étant la propriété de Malefoy, il n'était toutefois guère étonnant que tout y soit rangé au cordeau. D'ailleurs, lorsqu'elle y songeait, Hermione trouvait à cet appartement un petit air de la maison de France et elle se demanda si Mrs Malefoy s'était également occupée de la décoration dans ce logement-là.

Elle allait poser la question à son fils, mais il la devança.

- Prête à signer, Granger ?

- Oui, fais-moi voir ton contrat, requit-elle.

Le blond le lui tendit sans un mot et elle commença à lire. Quelques minutes plus tard, elle releva la tête et plongea ses prunelles marrons dans celles, grises et froides, du jeune homme.

- Je veux qu'on revoie le prix du loyer, annonça-t-elle à brûle-pourpoint.

- Mais, Granger...

- Pas de mais !

- Ok, quarante Gallions, je ne peux pas faire moins, accorda-t-il de mauvaise grâce.

Hermione leva un sourcil, étonnée.

- Non Malefoy, je ne veux pas le baisser, je veux l'augmenter, précisa-t-elle.

- Pardon ?! Pourquoi voudrais-tu l'augmenter ?! s'exclama le Serpentard en la regardant comme si elle était subitement devenue folle à lier.

- Je te l'ai dit, je refuse que tu me fasses la charité.

- Il n'y a que toi pour faire un truc pareil, Granger ! dit le blond en pouffant de rire.

- Comment ça ?!

- Enfin, Granger, personne ne demande à augmenter le prix d'un loyer !

Devant le rire goguenard de Malefoy, les yeux d'Hermione se mirent à lancer des éclairs et elle rétorqua, acide :

- Oui et bien, moi, j'ai ma fierté et je ne cautionnerais jamais que l'on me fasse l'aumône !

- Comme tu veux, Granger. Cinquante Gallions par mois ?

- Cinquante-cinq !

- Tu es dure en affaires Granger, ironisa-t-il. Va pour cinquante-cinq Gallions.

Hermione, de plus en plus agacée par son comportement, reprit la parole.

- Je veux également ajouter une clause me permettant d'annuler unilatéralement le contrat quand bon me semble.

- Accordé.

- Je veux aussi pouvoir rajouter des clauses si besoin est.

- Accordé. C'est tout ? demanda Malefoy passablement horripilé par son ton autoritaire.

- Pour le moment, oui.

- Parfait.

Il prit sa plume et ajouta deux lignes à la fin contenant les revendications de la Gryffondor. Lorsque cette dernière eut relu une dernière fois le papier, elle apposa finalement sa signature auprès de celle de Malefoy.

- Quand comptes-tu venir habiter ici ?

Hermione n'osait pas répondre. Elle ne voulait pas lui avouer qu'elle espérait emménager le plus tôt possible. Elle n'imaginait même pas le regard suffisant qu'il arborerait en comprenant qu'elle avait plus que besoin de passer à autre chose et de quitter le Terrier, tout en sachant parfaitement que c'était à lui qu'elle le devait.

Le blond, devant son manque total de réponse reprit la parole :

- Tu sais, Granger, je ne me vanterai pas si tu me dis que le plus tôt sera le mieux.

« Et merde ! » pensa-t-elle. Il avait vu clair dans son jeu. Elle hésitait à lui dire qu'elle n'emménagerait certainement pas avant la semaine suivante mais en s'imaginant vivre encore une semaine au Terrier, tout en sachant que cet appartement n'attendait qu'elle, elle se résigna.

- Est-ce que demain serait possible ? demanda-t-elle d'une toute petite voix.

Devant l'air interdit du blond, Hermione comprit qu'il n'avait pas tout saisit.

- Quoi ? l'interrogea-t-il, comme pour lui donner raison.

La jeune femme s'éclaircit la gorge et répéta :

- Est-ce que demain serait possible ?

Malefoy eut un léger sourire mais ne fit aucune remarque.

- Oui. On se donne rendez-vous à quatorze heures, demain, pour que je te donne les clés ?

- Pourquoi tu ne me les donnes pas aujourd'hui ?

- Parce que.

- D'accord.

Hermione le vit ajouter une dernière ligne à leur contrat magique et tendit son exemplaire à Hermione sur lequel il avait adjoint la date de début de location, soit le lendemain.

La Gryffondor relut et relut encore cette dernière.

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« 28 juillet 2016 »

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Pourquoi ressentait-elle soudain une intense peine ? Que signifiait cette date ?

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Drago était occupé à plier le contrat et s'apprêtait à quitter l'appartement lorsqu'il vit Granger se précipiter vers le couloir en explosant en sanglot. Cette soudaine agitation le perturba quelques instants et il resta là, interdit. Il s'avança finalement dans le corridor et comprit immédiatement que la brune venait de s'enfermer dans la plus grande chambre, sa chambre. Des sanglots bruyants se faisaient entendre de l'autre côté de la porte et Drago resta une nouvelle fois pantois.

Que devait-il faire en pareilles circonstances ? Il hésita à partir en laissant les clés à la jeune femme pour qu'elle referme elle-même lorsqu'elle consentirait enfin à sortir mais il opta, finalement, pour une autre solution. Après tout, Scorpius lui avait conseillé de se montrer plus humain pour gagner la confiance des gens autour de lui et Drago pensa que tenter de consoler tant bien de mal la Gryffondor ne pourrait lui être que bénéfique. Encore faudrait-il qu'elle le laisse entrer, qu'elle lui explique son problème et que cela n'ait rien à voir avec lui... Parce que le Serpentard avait la désagréable impression qu'il avait quelque chose à voir avec les pleurs qu'il entendait retentir derrière le panneau de bois.

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Hermione pleurait tout son saoul et ne se rendit tout d'abord pas compte que Malefoy venait de pénétrer dans la pièce. Quand elle s'aperçut de sa présence, les parcelles de sa peau qui n'étaient pas encore rougies par le chagrin prirent instantanément une couleur cramoisie. Elle ne s'était certainement pas attendue à ce qu'il vienne prendre de ses nouvelles... Ou peut-être était-il là simplement pour se moquer d'elle ? Optant pour cette seconde hypothèse, elle releva un regard brûlant de rage vers lui.

- Dégage, Malefoy !

- Wow, doucement Granger... Qu'est-ce que j'ai fait encore ?

- Rien, maugréa-t-elle.

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« Première nouvelle » pensa Drago. Ragaillardi par sa réponse, il se reconcentra sur elle et tenta de faire preuve du plus de tact dont il était capable.

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- Tu veux m'en parler ? demanda Malefoy.

Hermione, tout d'abord très étonnée, se mit à exploser de rire. Un rire d'où ne perçait pourtant aucune joie.

- Merci Malefoy, tu m'auras divertie pendant à peu près deux secondes.

- Mais...

- C'est bon, laisse-moi.

- Tu es encore chez moi, je te signale.

Hermione releva un regard où plus aucune tristesse ne perçait, mais plutôt une rage féroce. Mettre son chagrin de côté fut toutefois impossible et à peine ses yeux eurent croisés le regard interrogateur de Malefoy qu'elle explosa une nouvelle fois en sanglots déchirants.

Elle n'en avait strictement rien à faire de paraître faible devant le blond. Voir la date du jour venait de lui faire comprendre pourquoi elle s'était sentie si étrangement mal-à-l'aise tout au long de la journée, ainsi que les regards que lui avaient lancé ses beaux-parents le matin même.

Ce jour, le vingt-sept juillet deux-mille-seize, Rose aurait eu onze ans. C'était le jour-même de l'anniversaire de sa petite fille et Hermione n'avait pas pu empêcher son chagrin de refaire surface. En ce moment même, alors qu'elle était recroquevillée sur le lit, devant un Malefoy de plus en plus perplexe, elle avait la sensation que cette tristesse ne l'avait finalement jamais quittée, restant tapie dans l'ombre et attendant impatiemment de faire son grand retour.

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Voir Granger pleurer n'était pas, en soit, quelque chose de totalement insupportable, mais ce qui agaçait prodigieusement Drago était de ne pas savoir pourquoi elle était dans cet état. Il se doutait que quelque chose de grave s'était produit, puisque Granger n'était certainement pas du genre à fondre en larme pour une pacotille, mais il ne comprenait pas ce qui avait pu se passer dans sa tête pour quelle passe en quelques secondes de la joie aux larmes. Drago sut qu'il devait tenter quelque chose avant que la Gryffondor ne fasse déborder la Tamise mais, étant donné qu'il s'était déjà fait clairement envoyé paître la première fois qu'il avait ouvert la bouche, il était un peu à court d'idée. L'une d'entre elles finit par naître dans son esprit et il se dirigea rapidement vers la cuisine.

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Hermione, qui pensait que le blond avait enfin décidé de partir, perdit encore plus pied et ne trouva un peu de réconfort que lorsqu'elle fut allongée sur le lit, la tête enfouie dans un oreiller. Son cerveau s'était tellement déconnecté qu'elle ne remarqua même pas que l'odeur entêtante de Malefoy venait d'envahir ses narines. Attrapant sa baguette dans sa poche, elle fit apparaître un paquet de mouchoir et ce fut lorsqu'elle se moucha bruyamment que le parfum du jeune homme l'assaillit de toute part. Comme si Merlin lui-même tentait de se jouer d'elle, elle vit le propriétaire des lieux réapparaître, une tasse à la main.

Il se tendit légèrement en la remarquant, allongée sur le lit et Hermione pensa qu'il devait avoir peur qu'elle salisse les draps puisqu'elle n'avait pas quitté ses chaussures et que son mascara coulait abondamment sur ses joues. Elle se redressa légèrement et après un temps d'hésitation il lui tendit la tasse. Elle lui lança un regard interrogateur auquel il répondit d'une voix légèrement rauque :

- C'est du thé. Et je te promets que je ne l'ai pas empoisonné, ajouta-t-il.

Hermione avait déjà saisi la tasse, ne prêtant aucune attention au fait que sa main avait amplement touché celle du blond pendant le processus et porta immédiatement le liquide à ses lèvres. Pleurer lui avait donné très soif et elle avala de longues gorgées, ne se préoccupant nullement du goût. Malefoy aurait très bien pu l'empoisonner, elle ne s'en serait pas rendu compte et puis, de toute façon, en cet instant elle s'en fichait plus ou moins.

Elle termina la boisson en se brûlant, au passage, largement la trachée puis posa la tasse sur la table de chevet. Pensant que le blond repartirait de son côté, elle replongea la tête dans l'oreiller et ses larmes refirent instantanément surface.

- Granger ? l'appela cependant Malefoy.

- ...

- Granger ?

- Quoi ? coassa-t-elle.

- Tu vas me dire ce qui se passe ?

- Non.

- Pourquoi ?

- Pas tes affaires, articula-t-elle.

- Je ne vais pas te laisser là, pleurer comme si quelqu'un était mort...

En entendant cette phrase les pleurs d'Hermione redoublèrent.

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Drago comprit immédiatement qu'il avait mis les deux pieds dans le plat. Il savait, bien sûr, que personne n'était mort durant les dernières minutes mais il comprit aisément que le soudain comportement de la jeune femme signifiait que quelque chose lui avait rappelé Weasmoche ou sa gamine.

Il fallait absolument qu'il se rattrape de ses dernières paroles malencontreuses.

Soudain, une nouvelle illumination se fit dans son esprit. Il savait qu'une seule chose pourrait l'apaiser dans ce moment : la certitude qu'elle pourrait aller de l'avant. Il décida donc de faire part de son idée à la jeune femme.

- Granger ?

- ...

- Tu m'écoutes ?

- Hum...

- Granger, tu voudrais emménager dès ce soir ?


Et voilà ! Hermione va déménager... chez Drago ! Non, non ne me remerciez pas. ;)

Bon, bien-sûr, tout aurait été bien trop « rose, guimauve et Fizwizbiz » si un petit drame ne s'était pas malencontreusement glissé dans ce chapitre ! Décidément, l'esprit d'Hermione est parti en vacances... Ou alors, peut-être était-elle trop obnubilée par son désir d'aller de l'avant qu'elle en a oublié que sa fille aurait eu 11 ans aujourd'hui...

Bref, je veux savoir tout ce que vous pensez alors, hop, hop on reviewe ! :)

Kisses et à dimanche pour la seconde partie de « Déménagement et désagréments » !

Chalusse