Bonjour à tou(te)s !
Encore une fois, je remercie très, très, très chaleureusement tous mes revieweurs(-euses, car je pense qu'il y a, si ce n'est une exclusivité, au moins une majorité de femmes) ! Vous êtes géniaux(-ales ^^) ! Merci à vous ! :)
Alors voici, comme promis, le chapitre 22 avec un peu d'avance ! J'espère qu'il vous plaira et qu'il répondra à vos diverses interrogations !
.
RàRs anonymes :
Guest : Je suis ravie que ce nouveau chapitre t'ait plu et que tu comprennes les réticences d'Hermione puisque cela signifie que son comportement est crédible donc c'est parfait. Ça me fait super plaisir que tu aies apprécié le lemon ! :)
Tu penses qu'Hermione va regretter d'avoir couché avec Drago ? Ce serait bien possible… ou peut-être pas… tu auras ta réponse au cours de ce nouveau chapitre, j'espère qu'il te plaira ! Mille mercis pour ta nouvelle (très prompte) review ! Plein de bisous :)
Titis : *-* Eh bien je ne sais pas quoi te dire hormis : MERCI ! Ça me fait tellement plaisir que tu aies autant apprécié ! Vraiment, c'est génial ! Je suis ravie que cela t'ait surprise qu'il aille aussi loin (mais que ça reste compréhensible) et je suis ravie que tu aies apprécié le coup du « je te jette sur le lit » ;P.
Concernant ton interprétation : tu as tout juste, bravo ! Hermione a effectivement besoin d'aller de l'avant dans sa vie, elle a besoin de sortir de la monotonie dans laquelle elle était plongée ces sept derniers mois et, pour cela, elle a besoin qu'on lui change les idées. L'alcool le lui permet mais, apparemment, Drago en lui-même est encore plus efficace. Pour autant, c'est une situation extrêmement délicate pour Hermione. Premièrement car elle se retrouve à embrasser (puis coucher) avec un autre homme que Ron seulement sept mois après sa mort mais également car c'est une partie de la famille de Drago qui a assassiné Ron et Rose… Alors forcément… c'est très compliqué ! Saura-t-elle gérer cela ? Suspens mais j'espère que la façon dont je « mènerai la danse » te conviendra ! ;)
Encore une fois : merci ! Tes compliments me font véritablement très chauds au cœur ! :) J'espère que tu apprécieras ce nouveau chapitre ! Plein de bisous et merci encore !
Audrey : *-* Tes compliments me touchent énormément ! Merci beaucoup, ça me fait super plaisir que tu aies apprécié ! Pour ce qui est de la fin, je tenais à rajouter une petite touche d'humour à ce chapitre très « sérieux » et puis il était, quoiqu'il arrive, hors de question pour Hermione de dormir avec Drago même après avoir couché avec lui…
Merci mille fois pour ta nouvelle review ! J'espère que ce nouveau chapitre te plaira ! Bisous !
irema94 : Je suis ravie que tu aies autant apprécié ce nouveau chapitre ! Tu ne t'attendais pas à ce qu'ils couchent aussi vite ? C'est la preuve, s'il en fallait une, qu'Hermione a vraiment besoin de s'évader, que personne ne peut résister au charme de Drago Malefoy et que ce dernier parvint toujours à ses fins ). Tu penses qu'ensuite, ils vont se rapprocher aux réunions du Conseil mais également grâce à Scorpius ? C'est une possibilité, effectivement. Mais peut-être n'auront-ils aucunement besoin de cela. Ou alors, peut-être Hermione regrettera-t-elle son choix et coupera-t-elle les ponts avec Drago… Suspens, suspens !
Bref, je te remercie très chaleureusement pour ta review ! :) J'espère que ce nouveau chapitre te plaira également ! Bisous !
.
Voilà ! Je vous souhaite une bonne lecture et je vous dis à plus tard pour la note de fin de chapitre ! :)
Comme toujours, seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR.
Chapitre 22 : Nouvelle Hermione
Ce qui réveilla Drago en ce dimanche matin ne fut pas l'intense satisfaction d'être parvenu à concrétiser son fantasme qui, soit dit en passant, s'avérait être mille fois mieux en vrai que tout ce qu'il avait pu envisager. Non, ce qui réveilla Drago fut l'intense douleur qui lui vrillait le dos. Il tenta de se mouvoir légèrement pour trouver une position plus confortable mais c'était peine perdue. Il avait passé une nuit des plus inconfortables sur ce foutu sofa et, malgré tous ses efforts, il avait l'impression qu'un troupeau d'hippogriffes lui avait labouré le dos avant de le piétiner.
Il aurait bien tenté un sortilège de métamorphose sur ledit sofa, comme le lui avait suggéré Granger, la veille au soir, mais son esprit avait été bien trop éparpillé pour qu'il parvienne à se concentrer suffisamment pour réussir. Il préférait encore souffrir que de perdre la face devant la Gryffondor.
En pendant à elle justement... Drago se dévissa la tête et son regard se porta sur la masse sombre qui était visible sur le lit. Il se leva, s'étira longuement et se dirigea vers elle. Son corps était en travers du matelas et elle avait ses bras et ses jambes resserrés autour d'elle dans une position fœtale. Enfin ça, c'était ce qu'il supposait puisque les draps de satin verts la recouvraient jusqu'au cou.
Cou sur lequel le jeune homme pu observer une jolie tache rouge. Comprenant qu'il s'agissait du contrecoup de sa morsure, un ricanement s'échappa de ses lèvres. Cependant, son sourire s'évanouit très rapidement lorsqu'un autre passage de cette nuit dont il se souviendrait lui revint en mémoire. Il retourna rapidement en arrière avant de s'engouffrer dans la salle de bain qui, attenante à sa chambre, était apparue en même temps que cette dernière lorsqu'il en avait fait la demande auprès de la Salle éponyme. Toujours torse nu, il se précipita devant le miroir et son visage se tordit en une expression d'intense souffrance lorsqu'il constata avec horreur que la même tache sombre s'étalait sur la peau d'albâtre de son cou. Apparemment, aucun d'entre eux n'y était allé de main morte.
« Maudite Granger ! » pesta-t-il. Il allait être défiguré ! Enfin... défiguré du cou !
Il passa frénétiquement sa main sur la morsure de la jeune femme, oubliant momentanément qu'un petit coup de baguette aurait très bien pu la faire disparaître.
.
En posant à nouveau ses yeux sur la marque, Drago ne put, toutefois, réprimer un sourire. Cette nuit avait été si... si délicieuse ! Même pour lui. Lui qui avait pourtant une très grande expérience avec les femmes venaient de passer l'une des meilleures nuits de sa vie. Granger était, de toute évidence, légèrement intimidée et pas très à l'aise avec tout ceci, malgré son âge, mais Drago avait apprécié chaque baiser et chaque caresse. Son plaisir avait été très intense et il en était même assez surpris. Ce qu'il avait fait avec Granger était, somme toute, relativement banal et il ne se souvenait pas avoir pris autant de plaisir avec ce genre de pratiques pourtant si communes. Elle ne l'avait presque même pas touché et il avait, pourtant, atteint le Nirvana avec force.
Lui qui se demandait, la veille au matin encore, si le désir qu'il pouvait éprouver pour Granger s'évanouirait s'il parvenait à ses fins, était maintenant fixé : il avait ardemment envie de coucher de nouveau avec elle.
.
En aurait-elle également envie ? Ça, c'était autre chose... Elle avait semblé particulièrement apprécier leur partie de jambes en l'air de la nuit passée et Drago espérait donc qu'elle le laisserait la toucher de nouveau. Il y avait tellement de choses qu'il avait envie de faire avec elle...
Un sourire luxurieux étira ses lèvres et il s'apprêtait à retourner dans sa « fausse » chambre lorsque ses yeux se posèrent sur le miroir alors qu'il était à moitié retourné.
Il se rapprocha vivement, une main tirant sur son épaule pour lui permettre d'avoir une meilleure vue de son dos. De longues griffures y étaient visibles et sa peau était même à vif à certains endroits. Étouffant un juron, il quitta la pièce à grandes enjambées avant de se placer devant le lit, d'attraper par les épaules la jeune femme endormie et de la secouer vigoureusement. Enfin… après ce qu'il c'était passé, Drago trouvait qu'elle relevait plus de la lionne assoupie que de la jeune femme endormie... Maudite Gryffondor !
- Granger ! Réveille-toi ! s'égosilla-t-il.
Il la vit se frotter doucement les yeux avant de relever la tête. Ses cheveux n'étaient qu'un amas de nœuds indescriptibles, preuve de l'intense activité qu'avait eu leur propriétaire, la veille au soir.
- Quoi ? coassa-t-elle.
- Regarde ça ! ordonna Drago en se retournant pour qu'elle voit son dos.
Elle ne dit rien mais, quand il se retourna de nouveau vers elle, ses joues avaient pris une teinte rouge soutenue. Ce qu'elle pouvait être prude ! Bordel, elle avait trente ans !
- Et c'est pas tout, ajouta Drago en penchant légèrement la tête de côté pour qu'elle constate par elle-même la tâche qui s'étalait sur son cou.
Il va vit s'empourprer encore davantage et détourner le regard avant de dire d'une toute petite voix :
- Je suis désolée... Je vais t'enlever ça.
- Non.
Le ton du Serpentard était calme et posé et lui-même ne comprit absolument pas pourquoi il avait dit cela. Tout ce qu'il savait c'était que, finalement, porter les vestiges de leur fiévreuse nuit ne le lui déplaisait pas tant que cela.
.
Un silence pesant s'installa alors entre eux.
- Bon je vais prendre une douche, l'informa-t-il.
Granger ne répondit rien et il s'avança de nouveau vers la porte de la salle de bain. Il allait la refermer sur lui lorsqu'il pencha sa tête par l'entrebâillement.
- Oh et, si tu veux me retrouver, ne te gêne surtout pas !
Il la vit piquer un fard et ricana avant de s'enfermer dans la pièce d'eau.
}{
A peine la porte se fut-elle refermée que le cerveau d'Hermione se mit à tourner à plein régime. Elle ne s'était pas trompée, la veille, avant de s'endormir : elle se sentait affreusement mal ce matin. Des flashbacks de sa soirée lui revenaient lentement en mémoire. Elle se souvenait du dîner dans les cuisines, de leur danse sur les tables de Serpentard et de Gryffondor, de leur tout premier baiser... jusqu'au dernier. Surtout, elle se souvenait de tout ce qui s'était passé sur le lit dans lequel elle était présentement allongée. Comme si elle avait été piquée par un insecte particulièrement virulent, la jeune femme bondit et s'en écarta vivement.
Merlin, Merlin, Merlin... qu'avait-elle fait ?!
Elle s'adossa au mur sombre de la pièce et se prit la tête entre les mains. Ce fut uniquement lorsqu'elle baissa le regard sur le reste de son corps qu'elle se rendit compte qu'elle était toujours nue. Ses joues s'empourprèrent et ses yeux se mirent à voyager frénétiquement dans toute la chambre à la recherche de ses vêtements. Sa robe – ainsi que son sac à main - étaient toujours par terre près de la porte, son soutien-gorge reposait sur l'un des accoudoirs du sofa et sa petite culotte gisait près de l'un des montants du lit.
Se remémorant la façon dont ils étaient arrivés là où ils étaient à présent, Hermione piqua un fard. Elle se précipita en avant pour tout ramasser et s'empressa de leur jeter un sort de nettoyage. Comme si cela effacerait tout ce qu'elle venait de faire. Ne souhaitant pas se retrouver une nouvelle fois nue devant Malefoy lorsqu'il sortirait de la salle de bain, elle enfila rapidement ses sous-vêtements.
Elle s'assit ensuite sur le sofa tandis que son esprit se mettait à vagabonder largement. Les minutes passèrent et elle s'arracha finalement à ses pensées lorsqu'elle entendit la porte s'ouvrir. Un Malefoy parfaitement vêtu et sentant divinement bon en émergea et Hermione ne put s'empêcher de rougir légèrement en repensant, une nouvelle fois, à ce qu'ils avaient fait la veille. Ses joues prirent une teinte rouge pivoine lorsque le regard du blond passa lascivement sur tout son corps, alors qu'elle n'était qu'en sous-vêtements et elle se précipita dans la salle de bain.
Elle se calma légèrement en ne sentant plus les yeux de Malefoy sur elle mais son apaisement ne fut bientôt plus qu'un lointain souvenir lorsqu'elle passa devant l'immense miroir qui s'étalait sur une très large partie d'un pan de mur, juste au-dessus d'un somptueux meuble à double vasque. Son regard passa rapidement sur ses cheveux ébouriffés et s'arrêta sur la marque rouge, semblable à celle que Malefoy lui avait montré et qui s'étalait sur une petite partie de son cou. Elle se rapprocha vivement du miroir et passa frénétiquement ses doigts dessus. Merlin, cela devenait de pire en pire.
En plus d'avoir des souvenirs de cette nuit... elle en portait également les stigmates !
Elle se dévisagea longtemps alors que sa main retombait mollement le long de son corps et eut envie de se gifler. Elle n'était qu'une faiblarde ! Elle avait couché avec un autre homme ! Sept mois seulement après la mort de son mari ! Et, comme si cela n'était pas suffisant, elle avait couché avec Drago Malefoy ! L'homme qu'elle avait détesté toute sa vie - ou presque -, l'homme dont une partie de la famille avait assassiné son mari et sa fille ! Mais qu'est-ce qui pouvait bien clocher chez elle ?!
Même si, la veille encore, Hermione émettait quelques doutes, elle était désormais certaine de ce qu'elle avançait. Elle avait trompé Ron. Ou, du moins, c'était l'impression que cela lui faisait. Des larmes d'amertume coulèrent lentement sur ses joues et elle resta là, debout devant le miroir, à pleurer. Elle aurait tellement aimé regretter ce qu'il s'était passé. Mais, non, même pas ! Elle avait tellement apprécié le moment qu'elle n'arrivait même pas à regretter d'avoir cédé à ses pulsions.
Foutu Malefoy ! Tout cela c'était de sa faute ! Il était diablement séduisant et il embrassait si bien ! Sans parler de son charisme et de son charme... Hermione se sentit comme une adolescente idiote et voulut s'arracher les cheveux.
Les larmes continuaient de couler abondamment sur ses joues, glissaient le long de son cou et venaient s'écraser au sol. Elle savait que son inaction éveillerait la curiosité du Serpentard et qu'il finirait probablement par venir lui demander ce qui lui prenait autant de temps mais elle n'arrivait tout simplement pas à bouger.
Paradoxalement, le fait de pleurer et de se fustiger mentalement pour son erreur lui faisait du bien. Après ce qu'elle avait fait, elle ne méritait que cela.
.
Toutefois, ce qui devait arriver arriva et Hermione entendit de petits coups frappés à la porte, puis la voix étouffée du blond, qui provenait de derrière le panneau de bois, lui demanda :
- Ça va là-dedans, Granger ?
Hermione s'empressa de sécher ses larmes et lui répondit par l'affirmative. Elle ne convainquit absolument pas Malefoy, ce qui ne l'étonna pas le moins du monde.
- Granger, je vais entrer, la prévint-t-il.
Hermione n'eut le temps de rien faire qu'il passait déjà la porte. Elle baissa instinctivement la tête, tentant tant bien que mal de lui cacher qu'elle avait pleuré. Malefoy n'était pas dupe et s'approcha doucement d'elle avant de lui relever le menton d'une légère pression du doigt.
- Qu'est-ce que tu as ?
Sa voix était calme mais Hermione ne répondit rien. Le Serpentard avait toujours son doigt sous son menton et ce contact lui rappelait immanquablement toutes les sensations qu'elle avait ressenties lorsqu'ils avaient couché ensemble et des larmes de culpabilité coulèrent de nouveau sur ses joues.
- Granger, regarde-moi, lui ordonna Malefoy en lui écartant vivement les mèches de cheveux qui recouvraient son visage.
De mauvaise grâce, elle leva un regard embué vers lui.
- Dis-moi ce qu'il y a.
- Non, souffla-t-elle.
- Je ne pense pas te laisser le choix.
Devant le manque de tact flagrant dont il fit preuve, Hermione lui lança un regard glacial. Elle ne pouvait pas le lui dire. Elle n'y parvenait pas. Elle ne voulait pas.
- Je l'ai trompé ! hurla-t-elle pourtant, sans pouvoir retenir ses paroles.
Elle se remit à pleurer à chaudes larmes et vit que Malefoy s'était tendu. Il était comme pétrifié devant elle. Doucement, ses mains retombèrent le long de son corps et il lui lança un regard indéchiffrable.
Elle baissa de nouveau les yeux.
- Regarde-moi, Granger, lui souffla-t-il d'une voix douce.
Étonné par le ton de sa voix, Hermione remonta instinctivement le regard et croisa les yeux d'acier du Serpentard.
- Tu vas m'écouter maintenant, Granger. TU. N'AS. TROMPÉ. PERSONNE. C'est clair ? fit-il en détachant chaque syllabe comme s'il parlait à une enfant.
- Mais...
- « Mais » rien du tout.
- Si « mais ». Je n'ai peut-être pas « trompé » mon mari au sens strict du terme mais, pour moi, c'est tout comme ! s'exclama-t-elle. Il est mort depuis sept mois ! Sept petits mois, Malefoy ! Et je me jette déjà dans les bras d'un autre ! Et dans les tiens en plus...
- La considération que tu as pour ma personne me touche...
Hermione lui adressa un regard noir.
- Granger, reprit-il plus sérieusement, tu ne peux pas vivre dans le passé.
- Je ne vis pas dans le passé.
- Bien sûr que si.
- Non ! Ce n'est pas parce que la mort de ta femme t'a apporté plus de joie que de peine que tout le monde doit être aussi insensible que toi !
Le blond accusa le coup.
- Tu préférerais peut-être que je pleure Astoria ?
- Je n'ai pas dit ça.
- Granger, je ne te dis pas d'oublier ton mari... mais tu dois aller de l'avant. C'est ce que tu voulais toi aussi, non ? C'est pour cela que tu t'es rendue chez moi, hier...
Hermione se rendit alors compte que cela ne faisait même pas vingt-quatre heures qu'elle était allée chez Malefoy pour faire le deuil de sa fille et sa tête se mit à lui tourner légèrement. Décidément, elle vivait bien trop d'expériences émotionnelles ces derniers temps...
- Ce n'est pas pareil, se défendit-elle.
- Si. Tu as des besoins, comme tout le monde, c'est tout à fait normal.
En l'entendent parler de « ses besoins » Hermione rougit.
- Oh arrête de faire ta prude ! Tu n'étais pas aussi coincée hier soir... dit-il en lui lançant un regard lubrique.
Pour toute réponse, elle lui adressa une œillade furieuse.
- Arrête de parler de ça, Malefoy !
- Tu regrettes ? lui demanda-t-il soudainement.
Sa question la troubla fortement. Allait-elle avoir le courage de lui avouer la vérité ?
- Je... non je ne regrette pas mais ce n'est pas pour cela que c'est bien !
Elle vit le visage du Serpentard se détendre imperceptiblement et en fut surprise. Appréhendait-il sa réaction ?
- Écoute, Granger, nous sommes adultes alors nous allons nous parler comme des adultes, ok ?
Hermione ne répondit rien mais lui fit signe de poursuivre. Malefoy qui souhaitait avoir une conversation d'adulte... comme quoi tout finissait par arriver dans la vie !
- On ne va pas se cacher qu'hier soit était... intense. Et je te mentirais si je te disais que je n'ai pas envie de recommencer.
Les joues d'Hermione prirent une teinte légèrement rosée. Savoir que Malefoy avait apprécié leur nuit autant qu'elle lui ôta un léger poids des épaules. Elle pâlit cependant en ne considérant que la fin de sa tirade.
Il dut s'en rendre compte car il reprit bien vite la parole.
- C'est vrai, Granger, j'ai beaucoup apprécié notre nuit et j'ai envie de recommencer mais je ne te « forcerai » jamais à rien, sois- en certaine.
.
La Gryffondor ne répondit rien. Elle était tellement perdue... Elle se sentait si coupable vis-à-vis de Ron. En même temps, elle devait avouer que l'idée de retomber dans les bras du Serpentard était particulièrement alléchante. Elle imagina sa peau nue contre la sienne et ses mains sur son corps… Et une intense douleur s'éveilla en elle, lui transperçant le cœur. Elle se sentait tel un monstre, tiraillée entre, d'un côté, suivre sa raison et son cœur et, de l'autre, suivre ses désirs.
Dans le premier cas, elle savait qu'elle n'avait pas fini de pleurer. Dans le second, si elle choisissait de n'écouter que ses désirs, elle savait qu'il lui faudrait taire une partie d'elle-même. Il lui faudrait devenir une femme insensible et froide... une sorte de Malefoy au féminin. A première vue, le choix était rapidement fait. Hermione Granger ne se détournait jamais du droit chemin. Hermione Granger était vertueuse. Hermione Granger était courageuse. Elle n'allait jamais à la simplicité. Elle n'aurait jamais accepté d'aller à l'encontre de tout ce qui faisait ce qu'elle était. Elle n'aurait jamais accepté d'effacer une partie de sa personnalité pour ne plus souffrir.
Oui, Hermione Granger était peut-être tout cela. Mais Hermione Granger était à bout. Elle ressassait inlassablement sa peine. Quand ce n'était pas à propos de Rose, c'était à propos de Ron et inversement.
On lui offrait aujourd'hui une échappatoire. Drago Malefoy lui offrait une échappatoire. Il lui offrait un moyen de ne plus penser comme Hermione Granger, de ne plus vivre comme Hermione Granger.
Ce fut lorsqu'elle se surprit à penser que jamais « l'ancienne Hermione » n'aurait accepté de coucher avec Malefoy qu'elle comprit. Inconsciemment, elle avait déjà choisi. Elle avait déjà choisi de faire abstraction de sa peine. Elle avait déjà choisi de devenir quelqu'un d'autre.
La « nouvelle Hermione » était déjà aux prémices de devenir cette femme. Cette femme que, maintenant, Malefoy lui offrait de devenir totalement. Cette femme toujours vêtue de noir, beaucoup plus hautaine, beaucoup plus distante, laissant de côté son amitié avec Ginny, avec Harry. Cette femme qui, pour passer outre le massacre de sa famille, avait dû s'arracher à tous ses principes. Cette femme auparavant si joyeuse et heureuse que les épreuves de la vie avaient fini par rendre sombre et désabusée.
Elle était cette femme depuis déjà quelques temps maintenant et il ne servait à rien d'affirmer le contraire.
Ses larmes se tarirent et un nouveau souffle naquit en elle. Elle redressa la tête et planta son regard dans celui de Malefoy qui patientait, un peu perdu.
- Je vais me doucher maintenant, laisse-moi s'il-te-plaît.
Son ton était calme mais ferme, preuve de la nouvelle force qui s'était emparée d'elle. Le Serpentard plissa légèrement les yeux pendant quelques secondes, comme s'il la jaugeait. Elle soutint son regard sans ciller et vit un petit sourire étirer ses lèvres avant qu'il ne quitte la pièce sans ajouter un mot.
.
Ils transplanèrent finalement, après avoir quitté Poudlard en catimini, jusqu'à l'appartement de la jeune femme et cette dernière se dirigea immédiatement vers la cuisine. Elle ouvrit un placard, attrapa une fiole de potion « Anti gueule de bois » et l'avala d'un trait. Elle en prit une pour Malefoy et revint au salon.
- Tiens, lui dit-elle en lui tendant le petit flacon.
- Merci.
Il en avala le contenu tout aussi rapidement.
- Tu comptes rester ici ? demanda la jeune femme.
Il n'y avait aucune animosité dans sa voix. Ni même de l'espérance. Non, elle était réellement curieuse de connaître ses intentions.
- Non, je vais rentrer. Mais je te vois ce soir de toute façon.
Hermione tiqua.
- Ce soir ?
- Tu n'as tout de même pas oublié que je t'ai promis une « soirée d'adulte », j'espère, déclara-t-il en lui adressant un clin d'œil complice.
La Gryffondor leva les yeux au ciel.
- Pourquoi ai-je l'impression que je vais regretter de venir ?
- Ah ! Ne commence pas à faire la rabat-joie, Granger. Et puis, de toute façon, je ne te laisse pas le choix. Je t'enverrai des précisions dans la journée. A ce soir.
Et il transplana jusque chez lui.
.
Hermione appréhendait légèrement cette soirée mais, finalement, beaucoup moins que toutes les autres qu'elle avait passées en sa compagnie. Ses nouvelles résolutions étaient encore fraîchement encrées dans son esprit et elle comptait saisir n'importe quelle occasion qu'on lui offrait pour s'amuser. Et puis, même si cette soirée virait à l'ennui le plus profond, Malefoy serait là et ils trouveraient bien un moyen de s'occuper...
Bizarrement, la jeune femme douta que ce soit le genre du Serpentard de se rendre à des soirées où il n'y avait pas d'amusement. D'ailleurs, il ne lui avait laissé aucun indice et Hermione se demandait franchement en quoi cette fameuse soirée pourrait bien consister. Elle supposa qu'il ne serait que tous les deux ou bien qu'ils seraient en présence d'inconnus. Après tout, elle imaginait très mal Malefoy la convier à l'une des petites sauteries qu'il passait habituellement avec ses amis Serpentard...
.
Hermione s'apprêtait à se mettre à table pour le déjeuner lorsqu'un crissement retentit contre l'une de ses fenêtres. Pensant qu'il s'agissait des « précisions » de Malefoy, elle se leva prestement et s'approcha mais eut un haut-le-cœur en reconnaissant l'oiseau.
Elle le fit tout de même entrer et il patienta sagement le temps qu'elle détache la missive qu'il transportait. Elle lui administra une brève caresse, distraite par la lettre qu'elle tenait entre les mains.
.
Hermione,
.
Retrouve-moi dans mon bureau lundi durant ta pause déjeuner.
.
Harry
.
Hermione reposa la lettre – ou plutôt le petit morceau de papier – sur le plan de travail de sa cuisine et s'installa sur l'un des tabourets avant de commencer à manger. Il ne servait à rien de se faire des nœuds au cerveau avant l'échéance, elle aurait largement le temps de se mettre à angoisser le lendemain matin à partir de onze heures cinquante-cinq... En attendant, elle n'espérait qu'une chose : que Malefoy lui change – une nouvelle fois – les idées.
.
Sa journée s'écoulait avec une lenteur affligeante et, plus le temps passait, plus l'état second, dans lequel sa prise de conscience l'avait plongée le matin même, s'estompait. Assise sur son canapé, et le regard perdu dans le vide, elle fut prise de nouveaux remords à propos de la soirée de la veille. Elle avait l'impression que son cerveau allait exploser tant il était mis à rude épreuve ces derniers temps et elle fut prise de nausées.
Heureusement pour elle, ce fut le moment que choisit le hibou grand-duc de Malefoy pour arriver. Il pénétra impérieusement par la fenêtre ouverte et se posa sur l'un des accoudoirs du canapé. Ravie de sortir de sa torpeur, la jeune femme s'empressa d'aller à sa rencontre. Elle décacheta vivement la lettre de Malefoy et la parcourut rapidement des yeux.
.
Tout est arrangé pour ce soir.
Je viens te chercher à vingt-deux heures.
Essaye de t'habiller correctement.
.
D.M
.
La jeune femme sourit et leva les yeux au ciel en lisant la dernière phrase. La perspective de la soirée en sa compagnie n'arrivait même pas à lui faire ressentir la moindre animosité à l'égard du blond. Et puis... c'était Drago Malefoy et, de toute évidence, certaines choses ne changeraient jamais. Les « pseudos menaces » sur fond de critiques semblaient en faire partie.
Décidée à prouver à Malefoy qu'elle savait « s'habiller correctement », Hermione prit la direction de son dressing pour choisir sa tenue, bien qu'il ne fût que dix-huit heures quarante-cinq.
Une fois devant ses vêtements, elle fut prise d'un très sérieux doute. Malefoy lui avait demandé de s'habiller correctement... Mais correctement pour faire quoi ? Parce qu'on ne s'habillait pas de la même façon lorsqu'on allait dans une soirée mondaine que lorsque l'on allait faire la tournée des bars !
Et Hermione espérait intérieurement que le blond ne l'amènerait faire aucune de ses deux activités. Bien qu'à choisir, elle préférait largement faire la tournée des bars que de se retrouver à une de ces soirées pour riches.
Devant le manque cruel d'information qu'il lui avait transmis, Hermione resta de longues minutes, debout comme une idiote, à attendre que Merlin lui vienne en aide. Finalement, elle se décida à attraper deux ou trois tenues et se redirigea vers sa chambre. Elle posa le tout sur le lit et entreprit de se déshabiller pour faire des essayages. Elle élimina rapidement la première tenue. Une robe moulante, noire – bien étendu – et cent fois plus courte que ce qu'elle avait l'habitude de porter. Elle ne se souvenait absolument pas de quand elle l'avait achetée et se fit la réflexion d'avoir véritablement gâché de l'argent.
La seconde tenue était, au contraire, beaucoup trop sage. Un pantalon en toile accompagné d'un chemisier à jabot. Elle ne doutait pas un instant que, si elle recevait le Serpentard vêtue de cette façon, il lui ferait immanquablement une remarque acerbe sur ses goûts qu'il qualifierait de « vieillots ».
Elle passa ensuite la troisième tenue. Une nouvelle robe, à large bretelle et qui descendait, cette fois-ci, au-dessous du genou.
Son choix fut très rapidement fait et elle se déshabilla afin de reposer le vêtement sur le lit avant de retourner dans le salon. Tout ceci ne lui avait pris que vingt minutes de son temps et elle sentait déjà l'ennui poindre à l'horizon. Elle fit le tour du salon en tentant de trouver une occupation. Comme rien ne lui venait à l'esprit, elle continua de déambuler dans l'appartement et arriva devant la seconde chambre. Celle qui avait appartenu à Scorpius Malefoy et dont son père s'était servi durant une nuit. Poussée par la curiosité, elle y pénétra. Elle n'y avait pas remis les pieds depuis la fameuse nuit au cours de laquelle Malefoy avait cauchemardé et était brutalement rentré chez lui. Ainsi, Hermione retrouva le lit dans le même état qu'il l'avait laissé, c'est à dire complètement défait. Un discret sourire prit place sur ses lèvres et elle s'approcha avant de laisser ses doigts glisser sur le tissu du drap. Elle résista à l'envie d'attraper l'oreiller afin d'en humer l'odeur et tira plutôt sa baguette de la poche arrière de son jean. D'un délicat mouvement du poignet elle refit le lit et s'apprêtait à repartir lorsque ses yeux se posèrent sur l'armoire qui faisait un angle de mur. Elle soupçonnait Malefoy d'y avoir laissé des vêtements et ses suppositions se virent confirmées lorsqu'elle en ouvrit les portes. Une bonne partie de la penderie était remplie de vêtements d'homme et appartenait, de toute évidence, au Serpentard. Il n'y avait aucun doute sur le fait qu'il s'agissait de vêtements d'un homme adulte et pas de ceux d'un enfant.
« Pourquoi avait-il laissé des vêtements chez elle ? » Hermione n'en avait absolument aucune idée et n'avait pas vraiment envie d'y réfléchir pour le moment. De peur de la réponse, peut-être...
.
Quoi qu'il en fut, elle sortit rapidement de la pièce en la refermant derrière elle et se dirigea vers la cuisine. Il était encore relativement tôt mais elle s'ennuyait à mourir et commença à préparer son repas. Repas consistant en un sandwich des plus basiques. Une fois tous les ingrédients réunis, elle entreprit de tout assembler et mordit sans entrain dans son dîner, tout en s'asseyant sur l'un des tabourets qui entouraient le bar.
Elle se servit un verre d'eau bien fraîche et mastiqua le plus lentement possible. Son appétit, presque aussi conséquent que celui d'un Botruc, fut satisfait lorsqu'elle avala la dernière bouchée de son repas de fortune.
La jeune femme se leva ensuite, rangea tout ce qui trainait dans le frigidaire, fit sa maigre vaisselle et s'en alla rejoindre sa salle de bain. Elle prit une longue douche, en profitant pour laver ses cheveux. En sortant, la buée avait envahi la pièce et elle dut lancer un sortilège sur le miroir pour pouvoir y voir son reflet. Elle consulta sa montre moldue et soupira. Il n'était que vingt heures…
Hermione se regarda pendant quelques secondes dans le miroir, attendant qu'une illumination ne la frappe de plein fouet. Une idée traversa alors son esprit et elle la saisit au vol. Elle avait du temps et Malefoy lui avait en quelque sorte lancé un défi. Alors soit, elle allait se métamorphoser pour une nuit. Exit la Hermione Granger dont l'allure était parfois négligée. Ce soir, elle allait fermer le clapet de ce pédant de Malefoy. Elle attrapa de nouveau sa baguette et entreprit de lancer une multitude de petits sortilèges sur ses cheveux avant d'y appliquer des potions en tout genre pour les dominer.
De longues minutes plus tard, Hermione se regarda dans la glace afin d'admirer le résultat et fut agréablement surprise. Ses cheveux étaient maintenant aussi raides que des baguettes et, même si cela la changeait énormément, elle était plutôt satisfaite du rendu final. Elle leur jeta un dernier sort pour que sa coiffure dure pendant vingt-quatre heures et entreprit ensuite de s'attaquer à son maquillage.
Avant cela, elle se brossa consciencieusement les dents et appliqua parcimonieusement quelques touches de parfum sur sa peau.
.
Lorsqu'elle émergea finalement de la pièce d'eau, il était vingt-et-une heures et elle était littéralement transformée. Son maquillage, habituellement relativement léger, était beaucoup plus soutenu et ses yeux chocolat étaient maintenant charbonneux. Elle avait toutefois laissé ses lèvres nues, ne voulant pas paraître vulgaire.
Hermione se dirigea vers son lit et, alors qu'elle allait saisir sa tenue et commencer à s'habiller, elle changea brusquement d'avis. Après tout, pourquoi pas ? Elle n'était plus à cela près !
Elle repoussa légèrement son premier choix et s'empara plutôt de son premier essai. Soit la robe mille fois trop moulante et courte. Elle l'enfila et se regarda dans le miroir. L'impression qu'une parfaite inconnue se tenait à présent à sa place lui fit un drôle d'effet. Seule une personne qui lui prêterait véritablement attention la reconnaîtrait et Hermione dut avouer que c'était une idée qui la charmait. Elle se regarda sous toutes les coutures et finit par accepter son image. Elle récupéra ses autres vêtements sur le lit et s'en alla les remettre à leur place dans son dressing. Elle saisit au passage une paire de chaussures compensées pour compléter sa tenue et retourna devant le miroir. Même si, au début, elle avait eu peur de renvoyer une image vulgaire, elle dut avouer que le résultat était plutôt joli. Le haut et les manches de sa robe – qui s'arrêtaient au niveau de ses coudes – n'étaient fait que d'un tissu très fin et on apercevait très largement sa peau. Toutefois, cela ne choquait absolument pas puisque le tissu opaque reprenait bien au-dessus son décolleté. Ses jambes étaient donc la seule partie de son corps qui était à nue, mais cela était amplement suffisant selon la jeune femme. La robe s'arrêtait à mi-cuisse et ses chaussures compensées les mettaient encore davantage en valeur. Sexy était le seul adjectif qui lui venait à l'esprit. Elle était sexy.
Une soudaine chaleur envahit son corps. Merlin ! Malefoy lui demandait de « s'habillait correctement » et elle, elle se vêtait de cette façon ! Quelque chose ne tournait décidément pas très rond chez elle...
Oh et puis mince, Malefoy n'avait qu'à être plus explicite ! Après tout, il ne lui avait donné aucun détail sur la soirée et, aux dernières nouvelles, elle ne possédait pas encore le don de double vue ! Et puis elle était correctement vêtue pour... pour...
La Gryffondor cherchait intensivement un endroit dans lequel ce genre de tenue aurait été jugé comme « correct » mais fut interrompue dans ses réflexions par un bruit provenant du salon.
.
- Granger ? l'appela Malefoy.
- Dans la chambre, répondit-elle.
Elle l'entendit s'approcher d'un pas vif. Il passa la porte, se tourna vers elle et se figea, la bouche entrebâillée de stupeur en la voyant. Hermione s'empourpra instantanément et tira instinctivement sur sa robe.
- Je vais aller me changer, dit-elle d'une toute petite voix.
Le Serpentard, qui avait été comme pétrifié pendant de longues secondes, sembla reprendre possession de son propre corps et elle le vit s'approcher lentement d'elle, une lueur indéchiffrable dans le regard. Elle le vit avancer son bras et s'électrisa lorsqu'il lui caressa l'avant-bras du dos de la main.
- Surtout pas, souffla-t-il.
Surprise par ses paroles, Hermione leva un regard troublé vers lui. Ses pupilles grises la transpercèrent de part en part et il s'approcha doucement de son oreille. De la même façon que la veille, il repoussa une mèche de ses cheveux et un frisson parcourut Hermione lorsqu'il lui dit d'une voix rauque :
- C'est parfait.
}{
Drago faisait de gros efforts pour ne pas se jeter sur elle et la dévorer de baisers brûlants. Lorsqu'il avait posé les yeux sur elle, plusieurs secondes s'étaient écoulées avant qu'il ne soit certain que la personne qui se tenait devant lui était bien Hermione Granger. Car cette femme n'avait absolument plus rien à voir avec Hermione Granger. Plus de cheveux ébouriffés, beaucoup plus de maquillage et surtout, beaucoup plus de peau visible. Ce fut quand il posa les yeux sur ses merveilleuses jambes, dont il se souvenait avoir pris grand soin la veille, qu'il dut admettre que c'était bien elle. Elle, Hermione Granger.
Une Hermione Granger diablement séduisante ! Il n'avait d'ailleurs pas pu s'empêcher d'aller vers elle. Premièrement car il était tout bonnement hors de question qu'elle remplace cette robe mais aussi parce qu'il avait affreusement envie de toucher sa peau veloutée.
Voir Granger ainsi le replongea immanquablement dans les souvenirs de la nuit qu'ils avaient passées ensemble et une intense chaleur s'empara de son bas ventre. Il lutta toutefois contre son désir. Voir Granger ainsi, dans cette tenue, était assurément une surprise et il avait maintenant hâte de se rendre à leur soirée. Il avait hâte de voir leur réaction.
}{
Hermione ressentit instantanément une pointe de frustration lorsque le blond s'éloigna d'elle pour mettre une distance respectable entre leurs deux corps. Elle ne savait pas si c'était le fait que son costume, dont la chemise – blanche pour une fois – laissait entrevoir les dessins de son torse parfait, lui faisant comme une seconde peau, ou bien qu'il l'ait touchée, ou bien encore qu'il lui ait murmuré de façon très sensuelle des paroles à l'oreille, ou peut-être était-ce tout cela à la fois... mais Hermione avait une irrésistible envie de poser ses lèvres sur les siennes.
L'air devint pratiquement irrespirable entre eux alors qu'ils ne se lâchaient pas du regard. Chacun détaillant l'autre comme s'il était une friandise plutôt qu'un être humain à part entière. Finalement, Malefoy s'arracha à la contemplation de ses jambes et ouvrit la bouche.
- On va être en retard.
- O... Ok. Laisse-moi attraper mon sac à main et j'arrive.
.
Elle vit avec soulagement le blond repartir vers le salon et parvint enfin à bouger. Elle se précipita dans son dressing, attrapa un petit sac noir, y versa ses indispensables, sa baguette et rejoignit le Serpentard, non sans être, au préalable, passée se rafraîchir légèrement à la salle de bain.
.
- Où allons-nous ? lui demanda-t-elle, tout à coup légèrement anxieuse.
- Tu verras, lui répondit-il, en lui lançant un regard mystérieux.
Hermione leva les yeux au ciel et attrapa la main qu'il lui tendait. Sa peau était froide et elle ressentit des dizaines de petits picotements quand ses doigts resserrèrent leur prise autour des siens.
Il les fit transplaner et la première chose qui sauta aux yeux de la jeune femme – ou plutôt à ses oreilles, fut la musique qui semblait provenir d'un établissement devant eux.
- Tu m'emmènes en boîte de nuit, Malefoy ?
- On peut dire cela. Pansy n'a pas arrêté de me prendre la tête avec cette fameuse boîte et voulait absolument m'y traîner. J'ai donc finalement accepté.
- Attends ! Tu veux dire que Parkinson est là-dedans ? s'exclama Hermione en arrêtant de marcher.
- Ouais. Elle et Blaise Zabini.
- J'espère que tu te fous de moi, Malefoy ! se récria la Gryffondor.
- Pas le moins du monde, Granger.
- Tu veux ma mort ou quoi ?!
- Non, rigola le jeune homme.
Pour toute réponse, Hermione le fusilla du regard.
- Ils sont au courant que tu viens… accompagné au moins ?
Il lui adressa un regard coupable et Hermione se retint de le gifler.
- Tu es tombé sur la tête ou quoi ?! l'incendia-t-elle. Tu n'as même pas cru bon de les prévenir ! Tu as signé mon arrêt de mort.
- Mais non, Granger... Arrête de faire ta prêche misère !
- Moi, prêche misère ?! On parle de Parkinson là, Malefoy ! Zabini, passe encore mais Parkinson... On va s'entretuer.
- Ça pourrait être intéressant...
Hermione lui jeta un regard glacial et il eut au moins la présence d'esprit d'effacer le petit sourire pervers qui avait pris place sur sa bouche.
- Écoute, Granger, tout va bien se passer. Pansy n'osera pas s'en prendre à toi.
- Même toi tu n'y crois pas une seule seconde. Te voir arriver avec moi c'est comme Noël avant l'heure pour elle !
- Ne t'inquiète pas, je saurai la remettre à sa place.
- Je n'ai pas besoin de toi pour me défendre, Malefoy ! siffla Hermione.
- Bon eh bien débrouille-toi seule avec elle alors, lança-t-il avant de se retourner et de marcher vers l'entrée de la discothèque.
Hermione soupira, déjà blasée par cette soirée qui n'avait pourtant pas encore commencée et entreprit de le rattraper. Elle ne comprenait pas pourquoi Malefoy n'avait pas parlé de sa venue à ses amis et avait un très mauvais pressentiment. Lorsqu'elle arriva enfin à sa hauteur, elle posa une main sur son bras pour le faire se retourner. Il leva vers elle un regard interrogateur.
- Je te suis sur ce coup-là, Malefoy. Mais je ne serais pas responsable de mes actes si elle commence à se la jouer Serpentard au Sang Pur avec moi, on est d'accord ?
Le blond lui sourit.
- On est d'accord, Granger. J'ai hâte de voir ça...
- Oh et, Malefoy ?! Sache que je n'apprécie absolument pas que l'on me fasse ce genre de plan.
Elle le vit fermer les yeux en signe de soumission et d'excuse.
- Allez viens.
Il lui présenta son bras qu'elle saisit avant de se remettre à marcher en direction de la boîte de nuit sorcière.
Avouez que vous attendez avec impatience la « rencontre » entre Pansy et Hermione ! :P Et la réaction de Drago si les choses tournent au vinaigre... (et je sais pertinemment que vous souhaitez que ça tourne au vinaigre...)
Sinon, Mr Malefoy et Miss Granger ont enfin eut une réelle « conversation d'adulte » ! (Je soutiens tous ceux qui se diront que « ce n'est pas trop tôt ! »...). Et pour ceux qui redoutaient que nos deux amants d'une nuit se fassent prendre en flagrant délit par McGonagall ou Rusard, eh bien non... Drago et Hermione ont été plus malins !
Alors que pensez-vous de la décision d'Hermione de se laisser aller à embrasser pleinement sa personnalité de « nouvelle Hermione » ?
Comment imaginez-vous que va se dérouler cette soirée ?
Que pensez-vous de la décision de Drago de ne pas prévenir ses amis de l'arrivée d'Hermione ?
Et... que peut bien présager la lettre d'Harry ?
J'attends, avec beaucoup impatience, vos retours, vos questions, en bref... vos reviews !
Je vous fais plein de bisous et je vous dis donc à mercredi prochain puisque je rappelle que je ne serai malheureusement pas en mesure de publier un nouveau chapitre dimanche. (Disoulée... :()
Chalusse
