-La passion d'un espoir-

Auteur : Rosa-Grace

Disclaimer : Tout est à JK Rowling. Tous les droits lui sont réservés.

UA, slash, relations homosexuelles

Rating : M

Couple principal : HPDM

Couples secondaires : à découvrir

Hey hey hey ! Et non, vous ne rêvez pas, c'est bien moi !

Je suis vraiment, vraiment désolée pour ce retard absolument intolérable. La seule excuse que j'ai, c'est que j'étais en pleine période de partiels (qui ne sont toujours pas finis d'ailleurs) et que j'ai donc laissé de côté la fic pour pouvoir me concentrer sur mes études !

Mais comme la fin de l'année est très proche, je vais enfin pouvoir me concentrer sur l'écriture, et vous sortir enfin des chapitres dignes de ce nom !

J'espère que vous ne m'en voulez pas trop ;(

Mais voilà, ce chapitre 8 est enfin là, et j'espère que vous l'apprécierez !

MERCI pour votre soutien (reviews, favorites, followers), vous ne savez pas à quel point ça me fait chaud au coeur.

Je vous souhaite une bonne lecture !

(Ps : avez-vous remarqué le changement de résumé ? Qu'en pensez-vous ? (8 )


Chapitre 8

Draco n'en revenait pas. Devant lui, le couple royal du royaume de Valysie se tenait sur les marches du palais, le regardant avec un mélange de fierté, de douleur et d'amour. Deux êtres qui lui ressemblaient comme deux gouttes d'eau. Alors toute ma vie n'avait été que mensonge ?

Il ne savait pas comment réagir face à ce nouveau flot d'informations. Son regard passait de la femme blonde au visage semblable au sien, à l'homme droit à côté d'elle, aux longs cheveux platines flottant dans son dos. Quiconque aurait ne serait-ce que regardé cinq secondes les trois personnes n'aurait jamais douté du lien de parenté qu'ils avaient. Draco trembla, de plus en plus conscient de tout ce que ces informations impliquaient.

La femme s'avança, tendant la main vers Draco, qui recula jusqu'à pouvoir toucher le pelage d'Harry. Sentir le brun sous forme de loup sous sa main lui donna un soutien insoupçonné, et lui fit redresser la tête pour ainsi voir l'elfe blonde qui s'était arrêtée de marcher. Elle ramena son bras vers elle, et ses yeux se remplirent de larmes.

« -Oh Draco, mon petit, mon tout petit… Comme tu as grandi ! Lucius, regarde comme notre fils est devenu beau ! »

Draco observa le dénommé Lucius rejoindre sa femme et poser sa main sur la hanche de la blonde, un grand sourire fier aux lèvres. Draco sentit la colère commencer à gronder en lui.

« -Oui Cissa, tu as raison. Draco, tu es réellement resplendissant. Mon fils, je-

-Ne m'appelez pas « fils ». Je ne suis pas votre fils, mes parents sont morts dans un accident de voiture quand je n'avais qu'un an. Maintenant, j'aimerais comprendre ce qu'il se passe ici une putain de bonne fois pour toute ! »

Son ton était presque tombé dans les aigus à la fin de sa phrase, tant la panique et la colère commençaient réellement à l'échauffer. Il ne manqua pas le regard blessé que le couple lui donna, mais n'en eut cure. Ces gens n'étaient pas ses parents. Impossible. Jamais des parents aimants n'auraient laissé leur enfant seul dans un orphelinat. Jamais.

« Chaque décision qu'ils ont pris, ils l'ont fait pour ton bien, et uniquement pour cela… »

Les paroles d'Harry lui revinrent en mémoire, et Draco regarda rapidement le loup à ses côtés, sursautant en croisant son regard sévère. Sa prise sur sa fourrure s'affermit encore plus. Putain, mais que se passait-il ici à la fin ? Il était complètement perdu, face à ces personnes qui l'appelaient fils. Des larmes de frustration, de colère et d'espoir mêlés se formèrent, et Harry gémit en se frottant à ses jambes à cette vue.

« -Monsieur Malfoy, calmez-vous un instant je vous prie. Nous allons tous nous asseoir un moment à l'intérieur, afin de bénéficier d'une entrevue qui sera sans aucun doute bénéfique pour tout le monde. Monsieur Potter, escortez monsieur Malfoy jusqu'au salon bleu, s'il vous plait. »

La voix caverneuse du professeur Snape fit sursauter Draco, qui s'attendait à tout sauf à le voir ici. Il se tenait derrière le couple royal, en compagnie d'un autre homme brun qui regardait fixement Harry. Cette situation prenait des proportions de plus en plus dingues. Alors Snape aussi ?

Néanmoins, Harry s'exécuta et emmena le blond à l'intérieur, jusqu'à un salon confortable et richement décoré. Le voyage se fit dans un silence complet, seulement interrompu par les nombreux pas raides qui claquaient sur le sol en marbre blanc. Ce palais était une merveille d'architecture, seulement le blond était trop préoccupé par ses pensées qu'il le remarqua à peine. Il ne faisait que suivre le loup, seul être en qui il avait un semblant de confiance ici. Lorsque Harry s'arrêta près d'un fauteuil en velours bleu, Draco comprit le message et s'assit, les sens toujours en alerte et prêt à courir. Les quatre autres personnes prirent également place dans les canapés et fauteuils restants, regardant toujours un Draco qui sentait son mal-être grandir de seconde en seconde. Harry grogna.

« -Tu devrais te détendre, jeune homme. Ton anxiété est presque palpable, et mon nez ne raffole pas de cette odeur. »

C'était l'homme brun qui accompagnait Snape qui venait de parler. Le loup à ses côtés grogna de nouveau, comme s'il approuvait ce que venait de dire l'inconnu. Génial, maintenant même Harry semble contre moi. Il avait de nouveau envie de pleurer. La seule femme de la pièce, qui ressemblait tant à Draco que s'en était saisissant, s'éclaircit la gorge.

« -Bien, Draco, je vais commencer par le début, tu le veux bien ? Elle n'attendit pas de réponse, et enchaîna directement. Je me nomme Narcissa Malfoy, et à mes côtés se trouve mon mari, Lucius Malfoy. Nous sommes les roi et reine de Valysie, le royaume dans lequel tu te trouves. Toi, tu es Draco Abraxas Malfoy, notre fils et notre héritier. Avant que tu ne dises quoi que ce soit, j'aimerais te présenter nos plus sincères excuses pour tout le mal que notre… abandon a pu te causer. Mais sache que tu n'as jamais, jamais été seul ne serait-ce qu'une fois. Nous avons toujours veillé sur toi de loin, faute de mieux. Et nous n'avons jamais cessé de t'aimer. Les regrettables circonstances ont fait que nous avons dû te garder loin de nous, et ne doute pas que cette décision fut la plus dure épreuve que nous ayons dû traverser, ton père et moi. Faire croire que nous étions morts, t'observer être si seul et si triste durant toute ta vie, sans ami et pensant n'avoir aucune famille… Oh chéri je suis si désolée pour tout le mal que nous t'avons fait… Mais nous n'avions pas le choix, ta protection passait avant tout le reste, qu'importe ce que nous en pensions. »

Draco, après l'explication de sa mère, écarquilla ses yeux. Alors, tout ceci n'était pas un rêve ? Ses… Ses parents étaient bien là, devant lui ? Il n'était plus seul ? Les larmes qu'il avait jusque là tenu franchirent ses paupières et tombèrent lourdement sur ses joues. Il essayait tant bien que mal d'essuyer ses joues avec la paume de ses mains, mais c'était peine perdue face à toutes ces larmes. Il renifla, se trouvant ridicule.

« -Toutes ces années j'ai rêvé que vous n'étiez pas morts, que vous me preniez dans vos bras en me disant que je n'étais pas seul. Et toutes les nuits je me réveillé dans cette chambre froide de cet orphelinat de malheur, espérant encore et toujours votre venue. Mais jamais vous n'êtes apparus. Et là, vous m'annoncez que vous m'avez toujours suivi ? Que vous aviez toujours été dans mon ombre ? Pourquoi… Pourquoi ne vous êtes-vous pas manifestés ? Vous savez toutes les larmes que j'ai versé seul, au fond de ce petit lit pittoresque. Et vous n'êtes jamais venu, vous n'avez jamais envoyé un seul signe. Mais quel genre de parents êtes-vous donc ? »

Il regretta ses dernières paroles dès qu'elles eurent franchi ses lèvres. Mais il était trop en colère, trop blessé pour avoir pu s'en empêcher. Ses larmes se tarirent enfin, mais sa peine elle, resta.

« -Le genre de parents qui pensent à ta sécurité avant leurs propres sentiments, Draco.

-Je n'en ai que faire, de ma sécurité ! Tout ce que je voulais, c'était ressentir ce que ressentaient les enfants de mon âge lorsque leur mère ou leur père venaient les prendre après l'école ! Savoir ce que cela faisait de rentrer à la maison tout en sachant que j'avais quelqu'un qui m'y attendait ! Mais je n'avais même pas de putain de maison ! Seulement un orphelinat rempli de gosses qui avaient été abandonnés aussi, et d'adultes qui n'en avaient strictement rien à foutre de savoir si j'avais besoin d'un deuxième pull au cas où il faisait trop froid dehors ! »

Il s'arrêta de parler ainsi que de regarder les visages torturés de ses parents, si semblables au sien. Les yeux fixés au sol, il finit par murmurer.

« Seulement sentir l'étreinte chaleureuse et aimante de mes parents, rien qu'une seule fois… »

Une seconde plus tard, le blond écarquilla les yeux de surprise en sentant deux paires de bras l'entourer brusquement. Les murmures d'excuses profondes de ses parents lui firent de nouveau monter les larmes aux yeux, qu'il ferma pour ainsi d'autant plus profiter de ce moment dont il avait tant rêvé, sans qu'il n'y ait d'espoir derrière. Il nota à peine le son d'une porte s'ouvrant et qui se referme ensuite, signe que les autres personnes avaient laissé la famille seule, pour mieux se retrouver.

Après de longues minutes, Lucius mit fin au contact, s'essuyant doucement les yeux. Il sourit à son fils, son regard débordant d'amour.

« -Nous avons encore beaucoup de choses à nous dire, mon fils. J'espère que tu as du temps devant toi. »


Harry était dans la chambre qui lui avait été attribuée, sortant d'une longue douche dont il avait vraiment eu besoin, après sa course dans la forêt.

Se séchant les cheveux à l'aide d'une serviette, il arrêta son mouvement au souvenir du visage larmoyant de Malfoy, de la sensation douloureuse qui lui avait serré le coeur à cette vue et de son envie aussi soudaine qu'inconvenante de le prendre dans ses bras et de l'embrasser jusqu'à ce qu'il arrête de pleurer. Ses sentiments pour le blond prenaient une ampleur qui l'étonnait autant qu'il maudissait. Il n'avait aucunement le droit de ressentir de telles choses pour l'héritier. Il était un elfe royal, et Harry lui n'était qu'un simple loup-garou. Un Potter, certes, mais un putain de loup quand même. Jamais une union entre un elfe et un membre d'une autre Espèce ne serait tolérée. Pas que Malfoy en ait quelque chose à foutre de moi, de toute façon.

Le brun sourit ironiquement, se sentant plus seul qu'il ne l'avait jamais été auparavant. Putain de sentiments à la con. Il s'observa dans le grand miroir qui lui faisait face, et lui renvoyait une image qu'il connaissait par coeur. Son visage, encadré par ses cheveux foncés bouclés et encore humides, était halé par les longues heures passées sous le soleil. Ses traits coupés au couteau, sa mâchoire carrée et proéminente ainsi que ses épais sourcils noirs lui donnaient un air viril, et extrêmement sévère selon lui. Une barbe de trois jours lui mangeait les joues, et ses yeux verts presque mordorés ressortaient plus que jamais sans ses lunettes. Il était immense et musclé, de nombreuses cicatrices parsemant son corps démontraient son statue de guerrier. Tout, absolument tout dans son apparence indiquait sa nature de lycanthrope. Il paraissait presque être un ogre à côté du délicat, et sublime prince des elfes. Avec ses yeux gris et ses cheveux blonds, et son corps aux jambes interminables…

De colère, il jeta la serviette qu'il avait dans les mains sur le sol, et se prit la tête entre ses mains, se traitant d'imbécile qui ne savait pas contrôler ni ses sentiments, ni ses envies vue son érection à peine cachée sous sa serviette. La honte que cela serait si ses pensées s'apprenaient. Il voulait tout, sauf voir le rejet et le dégoût dans les yeux de Draco. Jamais il ne le supporterait, il-

« -Potter ? »

À l'entente de cette voix douce et fluide, Harry se retourna si vite que ses articulations craquèrent. La surprise qu'il avait sur son visage semblait se refléter sur celui de Draco, qui rougit à la vue de la tenue de Potter. La serviette lâchée sur les hanches du brun semblait à deux doigts de tomber, seulement retenue par la preuve évidente du désir d'Harry. Comprenant qu'il arrivait au mauvais moment, et que cela faisait beaucoup trop longtemps qu'il fixait… Eh bien, qu'il fixait Potter, Draco rougit encore plus et bafouilla ce qu'il voulait lui dire. Se raclant la gorge plusieurs fois sans que ses joues ne redeviennent blanches, il s'entendit dire d'une voix chaude.

« -Je, je suis désolé, je ne voulais pas entrer sans frapper… Je voulais juste te remercier pour tout ce que tu as fait pour moi depuis que tu es en charge de ma surveillance, et plus particulièrement merci encore pour m'avoir sauvé de mes agresseurs. Mes parents m'ont tout dit concernant le Don et tout ce qu'ils ont dû faire sous la menace de Jedusor… Bref, je… Merci. Et encore désolé. »

Puis il referma la porte, sans laisser l'occasion à Harry de répondre. Quoique, celui-ci n'aurait pas eu les capacités nécessaires pour, étant donné que son érection avait pris encore plus de vigueur face à la voix de Malfoy, et que ses yeux étaient désormais complètement dorés. Son loup grognait encore de colère face à l'abstinence du brun, l'animal ayant voulu le blond soumis à lui à l'instant même où ses yeux s'étaient posés sur lui. Mais Harry repoussa les envies du loup au fond de lui, même si lui aussi voulait faire sien le blond.

Putain de loup, putain d'attraction, putain de condition. Merde, merde, merde !

Ses yeux fixèrent de nouveau le miroir, et son poing s'élança avec force contre son reflet.

Un bruit de verre brisé indiqua que la colère du brun avait fait périr le miroir.


Lorsque Draco entra dans sa chambre -donnée au préalable par ses parents-, il se laissa glisser le long de la porte jusqu'à atteindre le sol, la respiration haletante. En entrant dans la chambre du brun, il s'était attendu à beaucoup de choses, mais pas à faire face au dos musculeux et aux larges épaules d'Harry, ainsi qu'à l'image que lui avait renvoyé le miroir. Il aurait pu se contenir s'il avait seulement eu affaire au dos du lycanthrope. Mais la vue de cette prodigieuse érection cachée par la serviette allait nourrir ses fantasmes pendant de nombreuses nuits, il en était sûr. Et ces si beaux yeux teintés de surprise et de désir lorsqu'il s'était tourné vers lui…

Merde.

Maintenant, c'était sûr. Il était perdu.

À suivre...


Et voilà pour ce chapiiiiitre ! J'espère qu'il vous plaira !

(Et oui, je viens enfin d'installer plus confortablement toute la tension qu'il va y avoir entre eux deux, n'est-ce pas merveilleux ? 8)

J'espère sincèrement qu'il vous a plu, car moi je me suis éclatée à l'écrire !

Dans l'attente de vos réactions, je vous aime.

Bisous !