Bonjour à tou(te)s !

J'espère que vous allez bien ! Moi, ça va nickel et je suis très heureuse de vous retrouver pour la publication de ce nouveau chapitre ! :)

Comme toujours et avant toute chose : je remercie trèèèèèèèèès méga giga chaleureusement l'ensemble de mes revieweuses/eurs d'amour de même que les lecteurs qui ont fait des ajouts en fav'/alertes ! *-*

Je passe tout de suite aux RàRs qui sont assez longues puis je vous retrouve avant de vous laisser avant le nouveau chapitre…

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RàRs anonymes :

Bérengère : Ahah ! Il faut toujours se méfier des apparences et le précédent chapitre en est une belle illustration. L'image du parfait petit couple/parfaite petite famille recomposée n'était finalement rien de plus que cela : une image et les conséquences qu'ont eu la dispute avec Harry en est la preuve.

Je suis ravie que tu comprennes le point de vue d'Harry. Il se sent effectivement trahi par Hermione mais, au-delà de ça, il a surtout l'impression qu'elle trahit Ron et Rose et donc se trahit elle-même, en quelque sorte. Pour autant, tu as parfaitement raison quand tu sous-entends qu'il y a été très fort… ^^ Mais bon, après les menaces qu'il avait proférées, pouvions-nous nous attendre à un autre comportement de sa part ?

C'est injuste pour Drago ? Je suis parfaitement d'accord également puisque lui n'a, finalement, souhaité qu'une chose : aider Hermione et c'est lui qui se fait jeter comme un malpropre. Toutefois, la situation est excessivement complexe pour Hermione alors est-ce définitivement la fin des illusions pour les Dramione ? Nous verrons ça…

Scorpius et moi sommes super méga contents que tu apprécies toujours son personnage. Et je suis ravie d'apprendre que la description de la tenue d'Hermione fait rêver ;).

Voilà ! Je te remercie très chaleureusement pour ta nouvelle review, ma chère Bérengère, et j'espère que ce nouveau chapitre te plaira ! A très vite, gros bisous !

Guest : Tu penses qu'Hermione va retomber dans ses travers ? Eh bien… c'est effectivement une possibilité qui est plus qu'envisageable. Après, tu espères que Drago ne la laissera pas tomber si toutefois une telle chose se produisait. Seul petit soucis, Hermione a clairement mis Drago à la porte… Alors comment les choses se dérouleront-elles ? Suspens, suspens ! Quoiqu'il arrive, j'espère que tu apprécieras ce nouveau chapitre ! Mille mercis pour ta review, bises et à très bientôt ! :)

Sara : Tu n'as absolument pas à me remercier d'avoir répondu à ta précédente review et surtout de façon détaillée. Je réponds à l'ensemble des reviews que l'on peut me laisser et j'y réponds toujours de la manière la plus exhaustive possible alors tu n'as pas à me remercier pour ça, crois moi ;). Ensuite, je suis ravie que cette fic' te plaise au point qu'elle te donne envie de laisser d'aussi long commentaires ! C'est très gratifiant pour moi alors merci :).

Bon, je dois l'avouer, le « Il n'y a que toi » de Drago était important, surtout venant de lui. Après, il ne faut pas non plus y voir une signification qui n'existe pas. Par ces mots, Drago signifie « seulement » à Hermione qu'il n'a qu'une amante dans sa vie et que c'est elle. C'est tout. ^^ Ensuite, non, Drago n'est (à ce moment-là tout au moins) pas plus inquiet que cela par un éventuel problème de dépendance à l'alcool chez Hermione. Mais le fait que lui-même apprécie boire est certainement une bonne explication ;).

Concernant le précédent chapitre… wow ! Je ne m'attendais pas à ce qu'il te plaise autant ! Tes compliments me font super plaisirs, d'autant plus que le chapitre en question n'est pas un chapitre que j'avais moi-même « épinglé » (bien que très important !). Bref, je suis ravie. Alors reprenons points par points (mais un peu dans le désordre par rapport à ta review afin que je puisse enchaîner mes explications d'une manière plus fluide).

Je suis ravie que tu aies apprécié la robe d'Hermione. Certains revieweurs avaient eu peur du vert Serpentard ou du rouge Gryffondor. No way ! ^^ J'avais un message bien trop important à faire passer au travers du vêtement, de la façon dont il avait été choisi, etc. pour tomber dans le cliché. Pour la première fois depuis des mois, Hermione ne porte pas de noir. « Raffiné et séduisant » sont, selon moi, les goûts de Drago et… à ton avis, Drago aurait-il offert une telle robe à son amante sans la faire faire sur mesure ? ;)

Le bleu nuit a effectivement permis de faire matcher la couleur de la robe d'Hermione avec la cravate de Scorpinou-chéri. Et donc de faire passer ce message de « famille », comme tu le mentionnes. En fait, il fallait à la fois que l'on voit qu'Hermione était prête à assumer cette « image » que tous les trois pouvaient renvoyer (sans pour autant qu'il s'agisse d'autre chose que d'une image !) et, à côté de ça, il fallait qu'Harry, lui, ne la supporte pas. On voit qu'à ce moment-là, les Malefoy semblent être ce dont Hermione a besoin. Harry, lui n'est pas d'accord.

C'est parfait si c'était ainsi que tu envisageais la suite des événements. Hermione, une « bombe à retardement » ? C'est tout à fait ça. Si l'élément déclencheur n'avait pas été Harry, cela aurait pu être autre chose. Toutefois et à cet instant de la fic', il était le plus susceptible de la faire « exploser ». Surtout en considération de ce qui avait pu se passer dans les chapitres précédents. Alors qu'Hermione semble (je dis bien « semble ») être sur la voie du deuil, Harry, lui, n'y parvient tout simplement pas. Pour moi, Ron et Rose sont les « morts de trop » pour lui qui ne pensait pas à nouveau perdre quelqu'un de son entourage et surtout que cela soit, de près ou de loin, relié à Voldemort. C'est un peu pareil pour les Weasley. A ceci près que, pour eux, c'est surtout le côté « famille » qui entre en jeu.

Tu penses donc que grâce à l'intervention d'Harry, Hermione va pouvoir faire le point sur ses sentiments et accepter qu'elle ait droit au bonheur ? Oui, c'est possible. Ou alors cela sera totalement l'inverse et elle va continuer à culpabiliser comme ça semblait être le cas à la fin du précédent chapitre...

Une réconciliation Harry/Hermione avant la fin ? Suspens ! Il reste beaucoup de chapitres alors tout peut se produire !

Passons aux Dramione à présent. C'est vrai que ce chapitre était bourré de petites attentions et des paroles de leur part à tous les deux. Ils nous ont permis de mesurer leur désir mutuel, leur complicité mais également la tendresse qui s'est installée, comme tu le soulignes. « Une tendresse dans leur « bestialité » » ? Oui, sûrement. Après, ce qui est certain c'est qu'ils trouvent en l'autre un moyen de mettre leurs « problèmes » en « pause ». Ce qui explique pourquoi ils sont aussi « charnels ». Ils ont un attachement réciproque, c'est certain. Toutefois, je ne suis pas certaine que ce soit celle que l'on espère. L'attachement d'Hermione est clairement intéressé, par exemple. Notamment car Drago lui permet d'avancer dans sa vie. Mais on a bien vu que lorsque ce dernier point est remis en question, c'est bye bye Drago ^^. Alors… à voir. Tu pensais qu'Hermione se serait enfuie avant l'arrivée de Drago dans la chambre ? Eh bien je pense qu'elle avait conscience d'être dans l'impossibilité de transplaner sans se mettre en danger alors elle espérait parvenir à se calmer pour pouvoir rentrer chez elle ou que Drago lui propose de rentrer, comme il l'a fait, mais sans pour autant l'inviter à rester, bien au contraire… Concernant l'attitude qu'ils pourront avoir l'un envers l'autre, les répercussions que cette « dispute » et surtout les paroles d'Harry auront sur leur « relation » : suspens ! Je pense qu'on peut à peu près tout envisager à ce moment-là de la fic'. Pour autant, il semble assez évident que Drago n'a pas franchement envie que ça s'arrête alors qu'Hermione, elle, semble plutôt déterminée à y mettre un terme… Alors nous verrons ! ^^

Concernant Neville, finalement : hum… je pense que Drago nous avait déjà prouvé qu'il ne valait mieux pas trop s'approcher de « sa » Granger. Notamment pendant la soirée en boite de nuit. Mais quelle signification donner à tout ceci ? … A voir également ;).

Voilà ! Une longue RàR pour une longue et superbe review ^^. Je te remercie très, très, très chaleureusement d'avoir pris le temps de m'écrire tout ce que tu pensais de ce précédent chapitre que tu considères être l'un de tes préférés ! J'espère que tu apprécieras celui-ci, si ce n'est autant, au moins suffisamment pour avoir envie de m'écrire à nouveau ! :) Gros bisous !

Missgryffi : Tes compliments me font très chauds au cœur et ça me fait super plaisir que tu adhères au style tout autant qu'à l'histoire. Tu apprécies quand Hermione se la joue Serpentard ? Moi aussi ! ^^ Et je crois que notre cher Malefoy est plutôt fan de cela également. Dommage qu'elle l'ait mis à la porte… Alors les choses s'arrangeront-elles entre eux ? Suspens, suspens !

Je te remercie très chaleureusement pour ta review et j'espère que ce nouveau chapitre te plaira ! Très bonne journée (ou fin de journée, tout dépendra quand tu liras cette RàR) à toi également ! A bientôt dans une (peut-être) prochaine review/RàR. Bises ! :)

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Voilà ! Sans plus de blablas, je vous laisse avec le vingt-neuvième chapitre de cette fic' ! :) J'espère qu'il vous plaira. Bonne lecture à vous et à tout à l'heure pour la note de fin !

Seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR.


Chapitre 29 : Ta douleur et la mienne

Drago avait l'impression d'avoir passé la nuit la plus affreuse de toute sa vie. Lorsqu'il était rentré, il avait tenté de dormir, mais les mots de Granger lui avaient semblé danser dans son esprit, se rappelant encore et toujours à lui. Horripilé et furibond il avait alors écarté les couvertures avant de sauter à bas de son lit et de se diriger vers sa salle de bain. Il s'était passé de l'eau sur le visage, comme si cela allait lui permettre de clarifier ses idées. Il se sentit légèrement mieux mais cela ne dura qu'un très court instant. En effet, alors qu'il allait reprendre le chemin de sa chambre, ses yeux tombèrent malencontreusement sur un long cheveu brun, abandonné sur le sol. Les images de Granger se préparant pour la soirée, seulement quelques heures auparavant, refirent surface dans sa mémoire et son poing trouva seul le chemin du mur. Jurant fortement, Drago attrapa son pantalon, une chemise, et quitta précipitamment sa chambre. Il dévala les escaliers et trouva finalement refuge dans la cuisine. Il attrapa un verre, une bouteille d'alcool et s'assit. Mais l'envie de se soûler semblait l'avoir lâchement abandonnée, elle aussi.

Drago jura une nouvelle fois. Il avait beaucoup de mal à faire le vide dans son esprit mais ce qui était limpide comme du Veritaserum c'était que les mots de Granger l'avaient profondément blessé. Il ne pensait pas s'être autant « attaché » à la jeune femme mais il fallait se rendre à l'évidence, personne ne l'avait déçu ainsi depuis de nombreuses années. On ne parlait pas d'amour... bien entendu, mais il s'était ouvert à la Gryffondor, lui avait fait partager son quotidien et se faire ainsi mettre à la porte le révoltait.

Pourtant, il n'arrivait pas à véritablement lui en vouloir. Il savait plus que quiconque à quel point Granger pouvait être fragile psychologiquement... Non, il en voulait plutôt à Potter ! Potter qui semblait être né pour lui pourrir la vie !

Penser à cet abruti fit monter un pic de rage en lui. Il fallait qu'il le voie ! Il n'y avait aucun moyen pour que Potter s'en sorte aussi facilement. Drago regarda l'imposante horloge accrochée à l'un des pans de mur. Il était six heures moins le quart. C'était samedi mais le Serpentard tenterait tout de même sa chance en allant directement au ministère. Il arrivait très fréquemment que les employés travaillent ce jour-là, surtout les Aurors, et si Merlin était de son côté, Potter serait l'un d'entre eux. Comme il était leur chef, il devait certainement montrer l'exemple...

Rasséréné par cette perspective, Drago se dirigea à grands pas vers la salle de bain du rez-de-chaussée, ses vêtements sous le bras. Même s'il était dans une colère noir, ce n'était pas une raison pour paraître négligé.

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Pour la première fois depuis ce qui lui semblait être des semaines, Harry n'était pas en retard. Profitant de leurs derniers jours de vacances, ses fils ne s'étaient pas encore levés, de même que Ginny. Il avait donc eu le temps de faire tout ce qu'il avait à faire sans encombre. Il put même prendre son petit déjeuner sans avoir à se dépêcher ce qui le mit d'une relative bonne humeur. Bien entendu, il n'avait pas oublié ce qui s'était passé la veille, chez Malefoy... D'ailleurs, son mal de crâne avait été là pour le lui rappeler à son réveil. Il avait bu plus que de raison et, malheureusement, c'était Hermione et le Serpentard qui en avaient fait les frais. Pourtant, Harry avait du mal à regretter les propos qu'il avait tenus à leur encontre. Il n'aurait certainement pas été aussi furieux, virulent et rude en d'autres circonstances mais, pour lui, cela ne changeait rien à ce qu'avait fait Hermione. Pour lui, elle trompait ouvertement Ron, son mari décédé depuis seulement sept petits mois, et ternissait sa mémoire. Et le pire dans tout cela, c'était qu'elle semblait prendre beaucoup de plaisir à le faire... et avec Malefoy en plus ! D'ailleurs, c'était surtout cela qui obsédait Harry. Comment, par Merlin, Hermione avait-elle pu finir dans les bras et dans le lit de ce serpent ?!

Si encore elle avait eu une aventure avec un autre homme, il aurait, peut-être, pu se montrer plus compréhensif et conciliant... mais avec Malefoy, c'était tout bonnement impossible. Il se sentait toutefois légèrement coupable en se remémorant le visage d'Hermione au cours de leur altercation. Elle avait semblé extrêmement blessée et Harry espérait que cela serait un électrochoc suffisant pour lui faire prendre conscience qu'elle n'avait rien à faire avec Malefoy.

Ses pensées le suivirent jusqu'à ce qu'il arrive au ministère. Même si c'était samedi, beaucoup de sorciers étaient présents et, comme chaque matin, il dut faire la queue avec les autres avant de pouvoir accéder à l'un des ascenseurs. Une fois au bureau des Aurors, il passa devant ceux attribués à ses collègues et, alors qu'il allait enfin parvenir au sien, fut interpellé par une voix dans son dos.

- Mr Potter ?

- Oui ? demanda-t-il en se retournant.

Il s'agissait de l'une des secrétaires de son service.

- Votre rendez-vous vous attend dans votre bureau.

- Mon rendez-vous ? Je n'en ai pas ce matin, Agnès.

- Excusez-moi, Monsieur mais la personne a insisté, répondit la secrétaire, légèrement mal à l'aise.

- Bon... très bien, merci Agnès.

La quarantenaire inclina légèrement la tête avant de se retirer discrètement tandis qu'Harry prenait une profonde inspiration. Il savait déjà qui était dans son bureau et soupira avant d'entrer.

Bien évidemment, il ne s'était pas trompé sur l'identité de son « rendez-vous » mais Harry resta tout de même stupéfait. Malefoy était négligemment assis, une main sur le visage. Il paraissait accablé et ce sentiment s'accentua encore davantage lorsque, en entendant le bruit de la porte, le Serpentard ôta la main qu'il avait devant les yeux et que le Survivant vit de lourds cernes encadrer ses yeux gris et perçants. Il ne semblait pas avoir dormi de la nuit et cela n'était, de toute évidence, pas une bonne nouvelle pour Harry qui pouvait dès à présent anticiper la mauvaise humeur de son ennemi d'enfance.

Malefoy ne décrochait pas un mot alors le brun prit le temps de s'asseoir confortablement à son bureau. Toutefois et même une fois assis, aucun son ne sortit davantage de sa bouche et Harry sentit l'irritation pointer le bout de son nez.

- Tu es là pour me parler d'Hermione, je suppose, conjectura-t-il, décidant de mettre fin à ce silence pesant.

- Tu supposes bien, Potter, cracha Malefoy avec dédain.

Pendant une fraction de seconde, Harry eut l'impression de retourner à l'époque de Poudlard.

- Je t'écoute, l'invita-t-il en soupirant.

Mieux valait en finir le plus rapidement possible. Et cela passait, bien évidemment, par l'écoute des reproches que pourrait lui faire Malefoy.

- J'espère que tu es fier de toi, Potter... Granger est aussi misérable que la première fois que je l'ai revue. Elle a écouté et cru toutes les conneries que tu as déblatérées et m'a jeté à la porte, félicitations !

Il partit d'un petit ricanement glacial et dénué de joie.

- Elle a fait le bon choix. Il était temps qu'elle se rende compte que tu ne lui apportais rien de bon, Malefoy, répondit calmement Harry.

- Rien de bon ? Rien de bon ?! répéta le Serpentard. Et qu'est-ce que tu en sais, hein ?!

- Je...

- Je sais parfaitement que vous ne communiquez plus depuis bien longtemps ! Et que tu t'es retourné contre elle au moment où elle avait le plus besoin de toi ! Et tu présumes savoir ce qui lui fait, ou non, du bien ?!

Harry resta pantois. Malefoy mettait tellement de cœur dans son discours qu'il l'aurait presque cru sincère.

- Qu'est-ce que ça peut te faire, ce que vit Hermione, de toute façon ?! Tu ne vas plus coucher avec elle, et alors ?! Je suis persuadé que tu te trouveras une autre fille sous peu.

- Tu n'as vraiment rien compris, n'est-ce pas Potter ? l'interrogea Malefoy, désabusé.

- Et qu'est-ce que je devrais comprendre ?

- Que j'aide Granger ! beugla-t-il.

- Ah parce que tu crois que l'amener dans ton Manoir là où sa fille s'est fait tuer l'aide ?! s'agaça Harry à son tour.

- Elle m'a demandé elle-même de la conduire là-bas ! Elle a fait son deuil ! Elle était prête à tourner la page et tu as tout foutu en l'air !

- Tourner la page ? Avec toi, Malefoy ?

- Je...

Harry ricana.

- Tu m'en veux parce que j'ai ouvert les yeux d'Hermione sur toi... sur votre relation et qu'elle t'a foutu à la porte en comprenant que j'avais raison ! Je ne te pensais pas si sentimental, Malefoy.

- Tu me dégoûtes, Potter ! cracha le blond.

- C'est réciproque, je te rassure !

- Tu n'as donc aucune considération pour son bonheur ?

- Je ne veux que son bonheur, au contraire. Et je sais que ce n'est pas en se compromettant avec toi et en oubliant sa famille qu'elle le trouvera.

- Mais tu n'as toujours pas compris que c'est parce que tu l'obliges sans cesse à repenser à sa famille, à la façon dont ils sont morts, que tu lui ôtes toute ses chances de pouvoir être heureuse un jour ?!

- Sept mois n'est pas un temps suff... commença Harry.

- Mais qu'est-ce qu'on en a à foutre du temps qu'il lui faut pour faire son deuil ! Bordel, Potter ! Granger n'a personne qui la comprenne et ça la fait plus souffrir qu'autre chose. Elle se culpabilise à longueur de temps parce que toi et ta stupide famille vous ne la soutenez pas dans sa démarche !

Harry se sentit pâlir légèrement.

- Tu as intérêt à aller lui parler et à arranger les choses avec elle. Parce que je peux t'assurer que si elle ne m'a même plus moi, elle va se laisser dépérir. Je l'ai déjà ramassée plusieurs fois à la petite cuillère et ce n'était déjà pas beau à voir, mais ce que tu lui as dit hier... ça lui a fendu le cœur. Et elle n'avait pas besoin de me le dire pour que je m'en rende compte ! Elle n'a pas arrêté de pleurer et je suis persuadé qu'elle se considère, en ce moment même, comme la pire des mères et la pire des femmes qui puisse exister sur cette putain de Terre !

Malefoy s'était levé au milieu de son discours et avait violemment abattu ses poings sur le bureau d'Harry au terme de sa litanie. Ce dernier, quant à lui, resta silencieux, sonné par ce qu'il venait d'entendre. Le Serpentard lui jeta un dernier regard dégoûté avant d'ouvrir la porte de son bureau avec une rage non dissimulée.

- Si tu ne le fais pas pour moi, fais-le au moins pour elle.

Sa voix n'avait été qu'un murmure et il quitta la pièce à grandes enjambées avant qu'Harry n'ait pu ajouter quoi que ce soit.

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Le Survivant était hébété et perdu. Il s'était attendu à ce que Malefoy le traite de tous les noms et le menace, mais il avait plutôt passé leur entretien à défendre bec et ongles Hermione et ses choix. Bien entendu, puisqu'il y était directement lié, il agissait également dans son intérêt personnel mais si Harry était honnête avec lui-même, il devait avouer que Malefoy ne lui avait jamais semblé aussi sincère de toute sa vie. Mais ce qui avait avant tout secoué le brun était les spéculations du Serpentard quant à l'état d'Hermione. Se pouvait-il que ses paroles lui aient fait autant de mal que cela ?

Harry n'avait jamais compris le désir de sa meilleure amie « d'aller de l'avant » comme elle le disait si bien et avait toujours pensé qu'il s'agissait, pour elle, d'une échappatoire. Alors que, selon Malefoy, elle avait véritablement fait son deuil. Mais comment cela était-il possible ? Si lui-même avait perdu Ginny, seulement sept mois auparavant, jamais il ne pourrait envisager de redevenir intime avec une autre femme ! Surtout une femme qui, de près ou de loi, aurait été liée à la mort de Ginny...

Non... Harry ne parvenait décidément pas à comprendre Hermione. Et puis, peut être que Malefoy s'était mépris et que, dans un élan de lucidité, la jeune femme avait décidé de le mettre dehors en comprenant qu'elle faisait une bêtise et qu'elle ne s'en sentait que mieux aujourd'hui. Oui, c'était certainement cela...

OoOoOoO

Hermione avait l'impression que ses pires cauchemars venaient de se réaliser. Recroquevillées en position fœtale, elle n'avait pas quitté son lit depuis la nuit précédente. Son estomac avait beau se manifester bruyamment et à intervalles réguliers, paradoxalement, la douleur qui résultait de sa peine l'anesthésiait de toute autre sensation si bien qu'elle ne ressentait pas la faim. Les heures passaient sans qu'elle ne bouge. C'était comme si tous ses membres s'étaient engourdis et, finalement, même son ventre arrêta de quémander de la nourriture. Ses larmes ne coulaient plus depuis longtemps, ses glandes lacrymales étant totalement à sec, mais la douleur qui lui vrillait le cœur ne semblait, elle, pas vouloir s'atténuer. Bien au contraire. Ajouter à cela l'esprit de la jeune femme qui se posait mille et une questions, elle se sentait affreusement mal et fatiguée. Elle eut même l'impression de s'endormir pendant de courtes périodes, ou alors s'évanouissait-elle... elle n'en savait rien.

Sa bouche, de même que ses yeux, s'étaient asséchés à un point tel qu'elle finit par mettre les pieds hors de son lit alors que le soleil se couchait à l'horizon. Elle tituba jusqu'à la cuisine, se retenant de tomber grâce à chaque pan de mur qui se présentait à elle. Le verre d'eau fraîche lui fit tellement de bien qu'elle se mit à boire avec avidité directement au robinet. Elle attrapa une pomme dans le panier de fruits et retourna rapidement jusqu'à son matelas où elle s'effondra une nouvelle fois. Elle ne termina même pas sa pomme. Surtout lorsque ses yeux se posèrent sur la place, vide et froide, qui occupait le côté droit de sa couche. Elle fut prise d'un haut-le-cœur et se releva juste à temps pour ne pas vomir sur les draps. Au lieu de cela, elle inonda sa descente de lit. Dégoûtée, la jeune femme attrapa sa baguette et lança un Récurvite qui lui coûta le peu de forces qui lui restaient encore. Elle se rendit tout de même jusqu'à la salle de bain pour se brosser les dents ainsi que pour se laver. Et elle manqua de s'évanouir en se regardant dans le miroir. De larges cernes, des cheveux ébouriffés, un teint maladif, elle faisait peur à voir.

Hermione grelottait malgré la chaleur de l'eau qui frappait sa peau avec force et s'empressa de se laver avant de retourner dans son lit. La jeune femme se sentait fiévreuse mais la tristesse qui l'accablait altérait gravement son jugement. Ce fut donc sans avoir pris la moindre potion que la Gryffondor s'endormit finalement au bout de longues heures à avoir, encore et encore, ressassé les paroles d'Harry dans son esprit.

OoOoOoO

Drago et Scorpius se matérialisèrent sur le palier de leur ancien appartement.

- Hermione habite ici ? s'étonna Scorpius.

Il fallut plusieurs secondes au père pour se souvenir qu'il ne l'avait jamais informé de ce détail.

- Oui. Elle cherchait un appartement et je le lui ai proposé, répondit-il finalement.

- Tu as bien fait Papa.

- Hum... Je te le répète, Scorp', je ne crois pas que ce soit une bonne idée.

- Mais pourquoi ?!

Drago n'avait pas annoncé à son fils que Granger avait décidé de rompre leur aventure et, lorsqu'il en avait enfin eu l'intention, l'enfant avait émis le désir de venir dire au revoir à sa nouvelle amie avant la rentrée du lendemain. Devant les yeux brillants de son fils, le blond n'avait pas eu la force de le lui annoncer. Voilà donc pourquoi, en ce dimanche matin, ils se présentaient à l'appartement de la jeune femme. Scorpius avec joie, mais tout de même une pointe de tristesse de devoir lui dire au revoir, et Drago avec beaucoup d'appréhension. Il espérait que Granger serait suffisamment compréhensive pour conserver les apparences quelques minutes supplémentaires.

Scorpius toqua. Une fois. Deux fois. Trois fois mais personne ne répondit.

Drago était surpris. Il ne voyait pas vraiment où pouvait se trouver Granger un dimanche matin, hormis chez elle. Peut-être refusait-elle d'ouvrir en sachant qui était derrière la porte... Mais Drago en doutait fortement. Granger pouvait être bien des choses mais elle affrontait n'importe quelle situation avec maturité et il ne l'imaginait décemment pas faire semblant de ne pas être chez elle en attendant qu'ils repartent comme ils étaient venus. Quelque chose ne tournait pas rond... peut-être était-elle partie chez Potter ? Le jeune homme avait également beaucoup de mal à se convaincre de cela.

- Ne bouge pas, je vais transplaner à l'intérieur pour voir ce qu'il se passe, fit-il savoir à son fils.

- Peut-être qu'elle ne veut pas être dérangée... supposa Scorpius, visiblement déçu.

- J'en doute. Reste là, je reviens tout de suite.

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Le Serpentard transplana et ne rencontra que le noir. Les volets ainsi que les rideaux avaient de toute évidence été tirés. Granger serait-elle en pleine grasse matinée ? Il était pourtant près de onze heures et les coups frappés à sa porte d'entrée auraient dû la réveiller. Non, décidément, quelque chose n'allait pas...

Drago alluma le bout de sa baguette pour se repérer et partit en direction de son ancienne chambre. La porte était entrouverte.

- Granger ? murmura-t-il.

- Qui... qui est là ? répondit une voix faible derrière le panneau de bois.

Un pincement au cœur se fit immédiatement ressentir et Drago poussa la porte en même temps qu'il répondait :

- C'est moi, Malefoy. Je rentre Granger.

Son cœur se serra encore davantage lorsqu'à la lueur de sa baguette et des quelques rais de lumière qui parvenaient à percer des fenêtres de la chambre, il vit la jeune femme.

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Le teint crayeux, sauf deux pommettes rouges de fièvre, les yeux cernés à tel point que l'on aurait pu croire qu'elle s'était servie de maquillage pour obtenir ce résultat et les cheveux en bataille comme jamais, elle faisait peur à voir.

- T'as une mine affreuse, Granger, se moqua gentiment Drago en s'asseyant au pied du lit.

- Pourquoi tu es là ? s'enquit-elle en faisant fi de son commentaire.

- Mon fils voulait te dire au revoir avant la rentrée et, si tu veux mon avis, nous avons bien fait de venir !

Elle ne répondit pas, se contentant de fermer ses paupières lourdes.

- Je vais aller ouvrir à Scorpius et lui demander de patienter au salon. En attendant, ne bouge pas, je reviens m'occuper de toi après.

- Comme si j'étais en mesure de quitter ce lit... Et puis je n'ai pas besoin de toi, Malefoy, grommela-t-elle de mauvaise grâce.

- C'est ça... soupira le blond en balayant sa réplique d'un geste agacé de la main.

Il sortit avant que la Gryffondor n'ouvre une nouvelle fois la bouche. Il traversa le salon et déverrouilla la porte d'entrée.

- Tu as trouvé Hermione ? l'interrogea instantanément Scorpius en pénétrant dans l'appartement.

- Oui. Je vais te demander de rester un peu ici, répondit Drago en lui indiquant le canapé d'un mouvement de tête.

- Pourquoi ? Qu'est-ce qu'elle a, Hermione ? s'inquiéta-t-il vivement.

- Elle est malade, annonça son père, coupant ainsi court à la conversation.

- Oh... souffla l'enfant, peiné.

- Donc tu restes là le temps que je voie ce que je peux faire et, ensuite, tu pourras venir lui dire au revoir.

- D'accord, acquiesça-t-il en s'installant sur le canapé.

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Une minute plus tard, Drago était de retour dans la chambre de la jeune femme. Il alla s'asseoir à ses côtés.

- Bon... qu'est-ce que t'as, Granger ?

- Comment ça qu'est-ce que j'ai ? Je suis malade, ça ne se voit pas ?! répliqua-t-elle, acerbe.

- Eh oh ! Calme-toi, Granger... J'ai rien à voir là-dedans, moi !

Elle le fusilla du regard et il arqua un sourcil. C'était elle qui l'avait mis dehors de son plein gré et voilà que lorsqu'il voulait l'aider, elle lui parlait comme si c'était lui qui était responsable de ce qu'il lui arrivait. Les femmes...

- Je repose ma question : qu'est-ce que tu as, Granger ? Comme symptômes j'entends ? reprit-il.

- Mal au crâne, fièvre, mal au ventre et j'ai vomi deux fois, énuméra-t-elle froidement.

- Et tu as pris quelque chose ?

- Non...

- Et on pourrait savoir pourquoi tu ne te soignes pas ? Tu n'es pas supposée avoir été Médicomage ? railla-t-il presque.

Les mots semblèrent lui manquer et Drago s'inquiéta.

- Granger, pourquoi tu ne t'es pas soignée ?

- Je... je ne sais pas... murmura-t-elle finalement. Je n'y ai pas pensé. J'ai oublié…

- Pardon ?! s'exclama le Serpentard, totalement éberlué.

On ne pouvait pas oublier de se soigner...

- J'ai beaucoup de chose en tête ! tenta-t-elle alors de se justifier.

Drago soupira en se passant une main sur le visage.

- Écoute, je vais aller chez moi pour récupérer des potions. Si tu as encore envie de vomir, tu n'as qu'à le faire là-dedans, ajouta-t-il en faisant apparaître une bassine qu'il plaça à ses côtés sur le lit.

Elle ne répondit rien et le blond transplana.

Il se dirigea immédiatement vers son sous-sol où il entreposait toutes ses potions, à l'abri des mains curieuses de son fils. Pendant qu'il cherchait ce dont il avait besoin, son esprit vagabonda. L'état de Granger l'avait choqué. Bien entendu, il ne s'était pas attendu à la trouver joyeuse et pleine d'entrain mais il n'aurait jamais pu imaginer qu'elle soit si miséreuse. Elle était peut-être malade mais cela n'expliquait pas tout et certainement pas le fait qu'elle ne se soit pas soignée. C'était ce dernier élément qui le tracassait le plus. Car, si Granger en était au point de se laisser dépérir de cette façon, cela signifiait que la diatribe de Potter l'avait encore plus atteinte que ce qu'il avait tout d'abord envisagé.

Lui qui avait pensé que cette visite serait une mauvaise idée remerciait désormais mentalement son fils. Avec les potions qu'il lui procurerait, le corps de la jeune femme serait très bientôt rétabli et aussi reposé que si rien de tout ceci s'était produit mais pour son mental... c'était autre chose.

Il n'y avait pas de potion pour cela et Drago craignait qu'à peine lui et Scorpius auraient quitté l'appartement, la Gryffondor ne se laisse de nouveau consumer par ses démons.

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Hermione ne l'aurait jamais avoué de vive voix à Malefoy mais le voir débarquer chez elle l'avait faite se sentir instantanément mieux. Elle avait, bien évidemment, immédiatement reconnu sa voix et avait eu l'impression qu'un baume apaisant avait lentement recouvert son cœur endolori.

Toutefois, cette sensation ne dura que quelques minutes et à peine le Serpentard eut-il transplané chez lui, que les larmes inondaient les joues rougies d'Hermione. Les propos d'Harry ainsi que la culpabilité qui était la sienne depuis le vendredi soir l'envahirent de nouveau. Elle avait l'impression d'être déchirée en deux. Une partie qui ne voulait pas quitter Malefoy et tout ce qu'il pouvait lui apporter et la seconde, emplie de culpabilité, qui ressassait comme une litanie les paroles du Survivant. Elle ne ressentait plus que la peine liée à la mort de son mari et de sa fille. Une partie d'elle même qu'elle pensait pourtant éradiquée depuis quelques temps maintenant.

Hermione plaqua ses mains sur son visage alors que ses sanglots redoublaient. Elle sentait qu'elle était proche de l'évanouissement lorsqu'un « Plop » sonore se fit entendre. Une seconde plus tard, Malefoy lui attrapait les poignets afin de dégager son visage et elle n'eut même pas la force de le repousser.

- Tu vas prendre ça, ça, ça et ça, ordonna-t-il en lui présentant successivement une fiole rouge, une verte, une transparente, puis une bleue.

Hermione ne se renseigna même pas sur leur contenu et fit comme il commandait. Premièrement se fut sa nausée qui s'envola, puis ses maux de ventre, ceux de sa tête et, enfin, une intense chaleur s'empara de tout son corps, éradiquant sa fièvre et lui apportant, par là même, une vague d'apaisement plus que bienvenue. Elle alla même jusqu'à fermer ses paupières de soulagement.

- Merci, murmura-t-elle à l'adresse de son infirmier de la matinée.

- De rien. Je suis ravi de constater que tu reprends figure humaine.

- Je me sens déjà mieux, en effet, approuva-t-elle en se redressant dans son lit.

- Tu devrais peut-être aller prendre un bain pour finir de te remettre sur pied, proposa Malefoy.

- Je... commença-t-elle, mal à l'aise.

- Ne t'en fais pas, je n'entrerai pas. Je vais aller préparer le déjeuner. Tu sembles mourir de faim, se justifia-t-il posément.

Hermione pesa le pour et le contre avant d'accepter sa proposition.

- Ça te dérange si on reste avec toi pour le repas ? demanda-t-il alors que la jeune femme cherchait des vêtements propres dans son dressing.

- Non, répondit-elle aussitôt avant de prendre le risque de changer d'avis.

Et à peine la porte de sa chambre se referma-t-elle sur lui que sa culpabilité se mit à la ronger une nouvelle fois.

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Son bain lui fit un bien relatif mais c'est tout de même légèrement plus détendue et, surtout, maîtresse d'elle-même qu'Hermione s'avança vers le salon. Une délicieuse odeur y régnait et lui donnait l'eau à la bouche. Les potions que lui avait fait boire Malefoy avaient miraculeusement fonctionné et sa faim, qui n'était plus étouffée par des hauts-le-cœur incessants, se manifestait pleinement.

- Hermione ! s'écria Scorpius en la voyant apparaître dans l'embrasure de l'arcade reliant le salon au couloir qui menait à sa chambre.

- Salut, rigola faiblement la jeune femme devant son entrain.

- Tu vas bien ?! Papa m'a dit que tu étais malade ! J'espère que ce n'est pas grave !

- Non, ça va déjà beaucoup mieux, merci, répondit-elle en s'asseyant à ses côtés sur le canapé.

Malgré les potions et son bain, elle était toujours assez faible et préférait ne pas mettre une nouvelle fois son corps dans le rouge. Elle se sentait terriblement honteuse de s'être ainsi laissée aller et même sa culpabilité remerciait Malefoy de s'être présenté à sa porte quelques minutes auparavant !

- On déjeune dans le salon ? s'étonna ce dernier en les voyant assis tous les deux sur le canapé.

- Oh ouais ! s'exclama Scorpius en s'installant un peu plus confortablement.

- Qu'en penses-tu ? l'interrogea ensuite le Serpentard.

- Ça m'est égal, répondit Hermione en haussant les épaules.

- Bon... Scorp', viens m'aider à mettre la table !

- J'arrive, répondit l'enfant en sautant sur ses pieds.

Hermione amorça un mouvement pour le suivre mais la voix grave de son ex-amant résonna depuis la cuisine.

- Granger tu restes assise !

- Mais...

- Pas de « mais », tu restes assise.

La jeune femme obtempéra en se renfrognant tout de même.

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- C'est pour moi tout ça ?! se stupéfia-t-elle.

Les dirigeant avec sa baguette, Malefoy avait fait léviter plusieurs plats dont la plupart s'étaient arrêtés juste à la gauche d'Hermione.

- Oui, tu dois tout manger.

- Quoi ?! Tu veux me faire retomber malade ou quoi ? s'énerva la Gryffondor en jetant un regard noir à Malefoy.

- Granger, depuis quand n'as-tu pas manger ?

- Euh... j'ai mangé une demi-pomme, hier soir.

- Demi-pomme que, d'après ce que tu m'as expliqué, ton organisme a très rapidement rejetée... Tu me feras donc l'obligeance de manger tout ce qui se trouve devant toi, reprit le Serpentard en s'attaquant lui-même à son repas.

Hermione eut l'impression d'être prise pour une enfant de cinq ans mais, encore une fois, fit ce qu'il demandait. Ses crudités terminées, elle s'attaqua à son poulet et à son riz.

- Ça serait mieux s'il y avait une télé, commenta Scorpius sur le ton de la conversation.

- Tu sais bien qu'elle est en France, répondit son père après avoir avalé sa bouchée.

- Tu ne peux pas la faire venir ? S'il-te-plaît, quémanda le gamin en lui adressant un regard plein d'espoir.

- Mais qu'est-ce que tu peux être épuisant, soupira le Serpentard en s'emparant toutefois de sa baguette.

Il fit apparaître l'immense écran qu'il dut redimensionner pour ne pas qu'il prenne trop de place dans la pièce.

- Merci Papa ! s'égailla Scorpius en attrapant la télécommande.

.

- Malefoy, je ne peux pas manger ça ! Je n'en peux plus ! soupira Hermione quelques minutes plus tard et en désignant l'imposante part de tarte que le blond lui avait demandé d'ingurgiter.

- Hum... bon, je crois qu'un fruit suffira. Que veux-tu ? s'enquit-il en se levant du fauteuil dans lequel il était assis.

- C'est bon, je peux me servir seule, je ne suis pas infirme que je sache, rétorqua Hermione, agacée.

Elle alla chercher une nectarine dans la corbeille de fruits et en rapporta également une pour Scorpius qui lui avait passé commande.

- Vous avez définitivement renoncé ? demanda l'enfant en détachant son regard de la télévision, une fois son émission terminée.

Déroutés, les deux adultes tournèrent, d'un même mouvement, leur visage vers lui.

- Renoncé à… ? interrogea son père en reposant, dans son assiette, la part de tarte dont Hermione n'avait pas voulu.

- A vous appeler par vos prénoms...

Il ne semblait pas déçu mais plutôt résigné. Hermione vit Malefoy lui jeter un regard en coin mais elle se contenta de garder les yeux sur le tapis.

- Pas aujourd'hui, éluda finalement le Serpentard.

Visiblement, ce dernier n'avait pas mis son fils au courant de ce qu'il s'était passé entre eux l'avant-veille et Hermione jugea préférable de garder le silence. Mieux valait ne pas troubler l'enfant outre mesure juste avant la rentrée des classes. En pensant à cela, d'ailleurs...

Hermione se leva et partit en direction de sa chambre sous les yeux étonnés des deux Malefoy. Elle revint toutefois quelques secondes plus tard, un épais volume sous le bras qu'elle tendit à l'enfant.

- Tiens, je l'ai terminé.

- Merci, répondit l'enfant en s'en emparant.

- Non, c'est moi qui te remercie. Il était vraiment très intéressant. Je suis certaine qu'il te sera d'une grande utilité pour tes devoirs d'Histoire de la magie.

- Je saurais m'en souvenir, acquiesça l'enfant en lui souriant.

- D'ailleurs, ma proposition tient toujours, fit-elle savoir.

Elle le vit hausser un sourcil avant de finalement comprendre où elle voulait en venir.

- D'accord, merci Hermione !

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- Est-ce que je pourrais te parler ? lui demanda Malefoy en passant près d'elle alors qu'ils débarrassaient.

Hermione sentit son estomac se contracter légèrement.

- Oui bien sûr, répondit-elle dans un souffle.

Il hocha la tête puis, une fois qu'ils eurent terminé de nettoyer et que Scorpius se fut laissé absorber par une nouvelle émission de télévision, tous les deux prirent la direction de la chambre de la Gryffondor.

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- C'est quoi cette « proposition » ? demanda curieusement Drago tout en refermant la porte derrière lui.

- Oh... rien qui te concerne, répondit simplement la jeune femme.

Elle s'assit sur le lit, une jambe repliée sous elle, pendant que le blond fronçait les sourcils.

- On parle de mon fils, là, Granger...

- Je suis au courant.

- Tu ne vas pas me dire de quoi il s'agit ?! s'agaça-t-il finalement.

- Non.

- Bon, très bien, j'irai demander à Scorp' !

Elle l'irritait profondément en cet instant mais il fallait absolument qu'il conserve son calme. Inspirer, expirer, inspirer...

Au bout de quelques secondes, la Gryffondor se leva avant de se diriger vers son dressing. Drago en profita pour prendre place sur une chaise adossée à un pan de mur et son visage se durcit instantanément en la voyant reparaître dans son champ de vision, la robe qu'il lui avait offerte entre les mains. Le Serpentard l'arrêta d'un geste, avant même qu'elle n'ait ouvert la bouche.

- C'est non, Granger !

- Mais...

- Pas de « mais » ! Tu gardes cette robe, c'est un cadeau.

- Mais... répéta-t-elle tout de même.

- Je ne veux plus en entendre parler ! la coupa-t-il de nouveau.

Il la vit se rembrunir mais elle n'osa rien ajouter et alla plutôt reporter le vêtement dans le dressing.

- De quoi voulais-tu me parler ? demanda-t-elle finalement en se rasseyant sur le matelas.

Elle vrilla ses yeux chocolat dans les siens et Drago se sentit perdre légèrement pied. A chaque fois que leur regard se croisait, il peinait toujours à se retenir de bondir sur elle, tel un serpent sur sa proie, avant de la couvrir de baisers brûlants. Et le fait de savoir qu'il ne pouvait plus se laisser aller à un tel comportement le mettait dans une rage folle. Il ne parvenait pas à ôter ses yeux de ses courbes parfaites. Merlin qu'il aimerait la faire revenir sur sa décision ! Mais, constatant qu'elle attendait depuis déjà assez longtemps une réponse de sa part, il se contenta de dire :

- Ne... ne soit pas trop dure avec toi-même, Granger.

Il la vit hausser les sourcils. Elle ne s'attendait de toute évidence pas à ce qu'il dise ce genre de chose.

- Malgré tout ce que tu peux croire ou pas, d'ailleurs, je commence à bien te connaître et je sais que depuis que Potter a empoisonné ton esprit avec ses conneries, tu te sens coupable, ajouta-t-il.

- Je... commença-t-elle, visiblement prise de court.

Drago la vit baisser les yeux et comprit qu'il avait visé juste. Il décida alors de reprendre la parole.

- Granger, tu ne dois pas l'écouter. S'il-te-pla...

Mais avant qu'il ait pu terminer sa phrase, elle le coupa d'un geste de la main.

- Je ne veux pas en parler, soupira-t-elle d'une voix lasse.

Devant son air malheureux et morose, Drago capitula.

- Comme tu voudras. Mais je souhaiterais que tu me promettes quelque chose, Granger.

Ses grands yeux marrons trouvèrent une nouvelle fois le chemin de ses propres pupilles et son étonnement fit chanceler le jeune homme. Elle semblait si vulnérable en cet instant qu'il n'avait envie que d'une chose : la prendre dans ses bras.

- Je veux que tu me promettes de prendre soin de toi et de venir me voir ou de m'envoyer un hibou en cas de besoin, souffla-t-il d'une voix légèrement rauque.

La surprise se lut encore plus aisément sur ses traits qui finirent par s'apaiser au bout d'un certain temps.

- D'accord, obtempéra Hermione d'une voix douce.

Drago hocha la tête comme pour sceller leur accord et se leva. Il posa ses doigts sur la poignée de la porte mais, avant d'avoir pu faire un autre geste, la main que Granger glissa dans la sienne le statufia sur place. Il tourna lentement la tête en arrière, comme s'il avait peur de l'effrayer et qu'elle se retire. Sa paume était chaude et douce contre la sienne, glaciale, et lui fit l'effet de millions de petits picotements dans tout le corps.

- Malefoy... Drago, je suis désolée, murmura-t-elle en gardant consciencieusement le regard baissé.

Elle était sincère, il le voyait et le sentait. Le jeune homme, touché plus qu'il ne l'avouerait jamais, lâcha la poignée de sa main gauche et vint la placer contre la joue de la Gryffondor, ses doigts caressants très légèrement sa peau d'ivoire. Confuse face à son geste, elle releva la tête.

- Je sais. Je comprends, répondit-il calmement.

Et avant d'avoir eu un geste déplacé et qu'il aurait très certainement fini par regretter - même si, en cet instant, tout son corps le réclamait férocement - il rompit tout contact et alla retrouver son fils dans le salon sans un regard en arrière.

}{

- J'espère que tu passeras une très bonne rentrée et que les cours te plairont, même si je ne me fais aucun souci pour toi ! assura Hermione en enlaçant affectueusement Scorpius.

- Merci Hermione, j'espère aussi ! En attendant, il faut que tu ailles mieux !

- Ne t'inquiète pas pour moi, rit la jeune femme.

- Si, justement, je m'inquiète, répondit-il très sérieusement. Tu sais que tu peux demander tout ce que tu veux à Papa, hein ?

Voyant que la jeune femme ne répondait pas, Scorpius appela son père en renfort.

- Pas vrai Papa ?

- Oui Scorp', mais je le lui ai déjà dit, tu sais ? l'informa Malefoy.

- Ah... Ah bon ? Bah, dans ce cas, j'espère que tu l'appelleras si ça ne va pas, Hermione, reprit l'enfant.

- Oui.

- Tu promets ?

- Oui, je te le promets, acquiesça-t-elle, un sourire attendri aux lèvres.

- J'ai hâte de te revoir, Hermione ! s'exclama-t-il avant de l'étreindre une seconde fois.

Prise de court, l'intéressée chancela légèrement mais referma tout de même les bras autour du fils de Malefoy.

- Moi aussi.

Son regard croisa celui du blond et elle sentit son cœur s'accélérer. Renoncer à fréquenter Malefoy signifiait également renoncer à fréquenter son fils qui était pourtant devenu, en quelques jours seulement, un enfant avec lequel elle avait créé beaucoup de liens. Ce dernier se détacha finalement de ses bras et alla reprendre place près de son père qui patientait devant la cheminée.

}{

Scorpius Malefoy n'avait peut-être que onze ans et aucune expérience dans le domaine sentimental, mais il n'était pas idiot et se rendait bien compte que quelque chose avait changé entre Hermione et son père. Et pas en bien, à son plus grand regret. Depuis qu'il était rentré du travail, le samedi matin, - d'ailleurs, depuis quand allait-il au travail le samedi matin ? – Scorpius avait trouvé son père très agacé et, par-dessus tout, triste. Il avait été témoin de la fin de soirée catastrophique qu'avait passé Hermione vendredi puisqu'en l'entendant pleurer, il s'était rendu à son chevet avant qu'elle ne lui demande gentiment mais fermement de bien vouloir la laisser seule. En apprenant que son père avait pour projet de passer la nuit avec elle dans son appartement, il s'était figuré que le problème – quel qu'il ait pu être – serait dorénavant réglé. Pourtant, Drago était rentré abattu à l'heure du déjeuner et, en apprenant qu'il s'était rendu au ministère, l'enfant avait tout de suite compris que quelque chose s'était mal passé. En ne le voyant pas à son réveil, Scorpius avait tout simplement imaginé que son père était resté avec Hermione ce qui, selon lui, était une bonne chose. Mais tous ses espoirs s'étaient effondrés lorsque le Serpentard avait mentionné une matinée passée au ministère.

Par la suite et jusqu'à ce matin même, le sorcier était demeuré très taciturne – encore plus que d'habitude – ce qui n'avait pas manqué d'inquiéter Scorpius. C'est pourquoi il avait demandé la permission de rendre visite à Hermione, en ce dimanche matin, pour lui dire au revoir avant la rentrée qui aurait lieu le lendemain. Ses craintes s'étaient confirmées lorsque les yeux de son père s'étaient voilés d'appréhension à son annonce. Et la confirmation s'était muée en certitude à la fin de cette visite pour le moins étrange.

Scorpius n'avait aucune idée de ce qui avait pu se passer ce vendredi soir mais il n'espérait qu'une chose : que son père et Hermione mettent rapidement leurs différends de côté et recommencent à se fréquenter.

OoOoOoO

Ce fut donc le cœur lourd et plein d'incertitudes que Scorpius prépara sa valise pour Poudlard. Micky lui apporta ses uniformes fraîchement lavés, ainsi que des vêtements moins conventionnels pour les jours de repos, tandis que lui-même empaquetait toutes ses fournitures.

- Tu n'as rien oublié ? lui demanda Drago au cours du dîner.

- Je ne pense pas... j'espère que non... répondit l'enfant en se mordant la lèvre.

- On revérifiera ensemble alors.

- Merci Papa.

.

- Tu es certain qu'il ne te manque rien ?

Scorpius réfléchit quelques secondes avant de se tourner vers son père.

- Non, il ne me semble pas. Et puis tu as tout vérifié avec moi.

- Oui et tu es vraiment sûr que tu n'oublies pas quelque chose ? insista le Serpentard en haussant un sourcil.

Le garçon fit travailler ses méninges à plein régime. Mais non, pourtant, tout était là : ses livres, ses parchemins et plumes, ses vêtements, son chaudron, sa boîte de fioles en cristal, sa balance, son télescope et il avait même pris le temps de préparer la cage de son hib...

- Ma baguette ! s'exclama-t-il alors en se tapant le front du plat de la main.

Son père ricana alors qu'il ouvrait tous les tiroirs et mette finalement la main sur la précieuse boîte en bois. Il l'ouvrit et en sortit sa baguette. Elle était en cèdre, contenait une épine de monstre du Fleuve Blanc et était plutôt flexible. Le vendeur, petit-fils de feu Mr Ollivander, avait été véritablement surpris de vendre cette baguette qui, d'après lui, faisait partie du stock de la boutique depuis de très longues années. Les baguettes contenant une épine de monstre du Fleuve Blanc étaient tout d'abord très rares et, toujours d'après le gérant, il était encore plus rare qu'elles trouvent un propriétaire adéquat. D'ailleurs, bon nombre de bouts de bois magiques avaient été évincés avant que Mr Ollivander ne propose à Scorpius d'essayer celle-ci. Alors que l'enfant commençait à désespérer, il avait automatiquement retrouvé le sourire grâce à cette baguette qui, à partir du moment où il l'avait tenue en main, lui avait procuré une très agréable sensation dans tout le corps. Le vendeur lui avait alors prédit une très intéressante carrière magique ce qui avait, tout naturellement, gonflé d'orgueil le père du petit génie en herbe.

- Je n'arrive pas à croire que j'ai failli l'oublier, se stupéfia Scorpius en serrant sa baguette contre lui.

Son père ne fit aucun commentaire mais son ricanement reprit tout de même de plus belle.

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Scorpius passa une très mauvaise nuit. Angoissé par la rentrée ainsi que par la relation entre Drago et Hermione, il n'avait pratiquement pas fermé l'œil. C'était donc le ventre noué et de lourds cernes sous les yeux qu'il se présenta, avec son père, à la Gare de King's Cross en ce lundi matin. Sa chouette Bathilda – nommée ainsi en référence à la très célèbre historienne Bathilda Tourdesac - faisait un tel tapage que tous les Moldus se retournaient sur leur chemin. Rouge de honte, Scorpius tenta tant bien que mal de la faire taire mais ses hululements redoublèrent et elle ne sembla s'apaiser que lorsqu'elle entendit ses congénères lui répondre une fois que père et fils eurent, pour la toute première fois, passé ensemble la barrière magique de la voie 9 ¾.

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De nombreux regards se tournèrent vers eux et Drago préféra entraîner son fils vers le train afin de lui trouver un compartiment libre. Il entraperçut Potter et celui qui devait être son fils et s'étonna de ne pas voir Weaslette avec eux. Il ne s'attarda toutefois pas davantage sur son ennemi de toujours et reporta son attention sur son propre enfant.

Une fois toutes ses affaires dans le train, il ressortit en compagnie de Scorpius afin de lui faire les dernières recommandations.

- Ne te laisse pas intimider, travaille correctement et n'oublie pas de t'inscrire pour les sélections de Quidditch.

- Mais Papa... tu sais bien que les premières années ne peuvent pas faire partie de l'équipe, lui rappela l'enfant.

- Ouais bah ça n'a jamais empêché Potter d'être nommé attrapeur... grogna le blond. Alors essaie, on ne sait jamais.

- Oui Papa…

- Bon eh bien...

- Papa ? l'interpella son fils.

- Quoi ?

- Tu arrangeras les choses avec Hermione, hein ?

- Comment est-ce que tu...

- Peu importe, promet moi que tu arrangeras les choses, le coupa-t-il.

- On verra et puis il n'y a pas que moi qui décide... malheureusement, ajouta-t-il en levant les yeux au ciel.

- Promet quand même, insista Scorpius alors que le sifflet du train retentissait.

- Monte dans le train ! grommela plutôt Drago.

- Non. Pas tant que tu n'auras pas promis ! s'entêta son fils en croisant les bras sur sa poitrine.

- Très bien, je te le promets ! Satisfait ?! Bon, maintenant, monte dans ce putain de train !

- Oui Papa ! obtempéra Scorpius, tout sourire.

- Oh et tien-moi au courant pour ta maison, lança son père alors que l'enfant grimpait sur le marchepied.

- Oui !

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Ce fut dans un épais nuage de fumée blanche que Drago regarda le train transportant son fils unique s'ébranler en direction de Poudlard. Et ce fut avec un lourd pincement au cœur qu'il rentra dans son Manoir, qui lui paraissait bien vide maintenant que son fils avait, en quelque sorte, « quitté le nid ».


À chaque review laissée, un bon cadeau sera offert, vous permettant de profiter de Drago Malefoy en tant qu'infirmier personnel durant vingt-quatre heures. À bon(ne) entendeuse/eur... ;)

Bon, sinon, j'espère que vous êtes rassurés... nous avons tout de même eu du Dramione (et même du Scormione ^^) au cours de ce chapitre ! (Malgré que les choses ne se soient pas franchement arrangées entre nos ex-amants, bien au contraire)

D'ailleurs, qu'en avez-vous pensé ?

Drago vous a-t-il convaincu dans le rôle de chevalier servant venant au secours d'Hermione ? ^^

Êtes-vous inquiets pour elle ?

Qu'avez-vous pensé du départ du petit Scorpius pour Poudlard ?

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Comme les liens hypertextes ne fonctionnent pas, je vous indique la marche à suivre si vous souhaitez retrouver le site dont je me suis servie pour avoir toutes les informations concernant les baguettes magiques afin de « créer » celle de Scorpius. Ainsi, vous pourrez découvrir (sans oublier de laisser une gentille review avant ou après ;)) ce que signifie la sienne et la comparer à celle de son père ou d'Hermione, par exemple ! "Baguette magique Harry Potter" dans "Google" et il s'agit (normalement) du premier site présenté : le Wiki HP.

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Voilà ! J'espère que ce chapitre vous aura plu. Je tiens à rappeler que je réponds à l'ensemble de mes reviews et ce de la façon la plus exhaustive possible sans pour autant vous faire de spoilers (comme vous pouvez le constater avec les RàRs anonymes). J'espère donc que cela encouragera les récalcitrants à m'écrire un petit (ou pas petit) mot. :)

Je vous dis donc à très vite dans vos reviews et à dimanche avec le trentième chapitre !

Gros bisous !

Chalusse