Bonjour à tou(te)s !
As usual : je remercie du fond du cœur l'ensemble de mes petit(e)s revieweuses/eurs chéri(e)s ! Cette fic' a dépassé les 250 reviews, c'est vraiment top ! Merci beaucoup à vous ! :)
Comme j'ai pu vous le mentionner dans la précédente note de chapitre, j'ai soumis l'annonce des publications sur ma page FB à vos « votes ». Pour le moment, le « oui » domine. N'hésitez surtout pas à me donner votre avis à ce sujet (le lien du sondage est sur ma bio et sur la page FB). Je vais comptabiliser les « votes » jusqu'à la semaine prochaine autrement dit, si le « oui » est majoritaire, je vous annoncerais la publication des chapitres sur FB dès mercredi prochain. Voilà pour ça. :)
.
RàR anonyme :
Guest : Eh oui, Harry a enfin compris qu'il avait fait une grosse co**erie et je suis ravie que ça te fasse autant plaisir ;). Concernant Drago, on espère tous qu'il va réussir alors… Wait & See ! Mille mercis pour ta nouvelle review ! J'espère que ce nouveau chapitre te plaira. Bisous et à très vite :).
.
Alors Drago parviendra-t-il à remplir sa mission ? Hermione lui ouvrira-t-elle la porte de chez elle ou devra-t-il s'y prendre autrement pour la convaincre de le faire rentrer à nouveau dans sa vie ? Eh bien… peut-être ce nouveau chapitre vous permettra-t-il de répondre à ces questions ! Ou pas… Quoiqu'il en soit, j'espère qu'il vous plaira alors… bonne lecture et à tout à l'heure ! :)
Seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR.
Chapitre 31 : Quand Scorpius a besoin d'aide
Mardi 2 septembre
Bonjour Papa,
.
Tu ne devineras jamais... j'ai été envoyé à Serpentard ! J'espère que tu es fier de moi...
La répartition s'est bien passée même si un élève a fait un malaise juste avant d'entrer dans la Grande salle !
.
Ce matin on m'a distribué mon emploi du temps. Mon premier cours c'est Métamorphose avec Madame la directrice. J'espère me souvenir de tout ce qu'Hermione m'a appris.
Mais ce qui est cool, c'est que je ne commence qu'à dix heures et que donc je peux vous envoyer, à Hermione et toi, une lettre avant d'y aller.
.
J'espère que tout s'est arrangé avec Hermione !
Vous me manquez déjà tous beaucoup !
.
S. Malefoy
OoOoOoO
Vendredi 5 septembre
Coucou Hermione,
.
Voilà, ma première semaine de cours vient tout juste de se terminer. Aujourd'hui, j'avais encore Métamorphose et le professeur McGonagall (qui ne veut pas qu'on l'appelle Madame la directrice) m'a mis un Effort Exceptionnel puisque j'ai presque réussi à métamorphoser mon allumette en aiguille. Je ne suis pas passé loin de l'Optimal mais la pointe était restée rouge alors ça n'était pas parfait... Sinon, je suis quand même parvenu à faire gagner soixante-dix points à ma maison au cours de la semaine.
En Sortilèges, le professeur Flitwick était tellement surpris d'apprendre que ma baguette contenait une Épine de monstre du Fleuve Blanc qu'il l'a lui-même examinée. Mais je ne crois pas que ça ait beaucoup plu aux autres élèves...
Et en Histoire de la Magie, le professeur Binns m'a donné vingt points juste parce que je lui ai dit que j'avais lu « L'Histoire de Poudlard ». Du coup, un Serpentard a dit la même chose mais il n'a pas eu les points parce qu'il a été incapable de dire qui en était l'auteur ! Non mais franchement... tout le monde sait que c'est Garius Tomkink ! Ils m'ont l'air un peu bêtes, ces Serpentard (ne le répète pas à Papa, s'il-te-plaît, il me tuerait...).
.
Sinon, j'ai réussi à me faire des copains.
.
Comme ni Papa ni toi n'avez répondu à ma question, j'en conclus que ça ne va toujours pas entre vous. J'espère que ça ne va pas durer... j'aimerais vraiment beaucoup te voir quand je rentrerai pour les vacances, Hermione ! Et puis je sais que Papa t'aime beaucoup (même s'il dit le contraire).
.
Bon je te laisse, je dois me rendre à la Bibliothèque avant d'aller dîner et de commencer à faire mes devoirs pour la semaine prochaine.
Bisous !
.
Scorp'
OoOoOoO
Dimanche 7 septembre
Bonjour Papa,
.
Pour répondre à ta dernière lettre, je crois que l'élève qui a fait un malaise a été envoyé à Gryffondor mais je ne suis pas très sûr. J'ai encore du mal à repérer tout le monde.
.
Cette semaine, j'ai fait gagner soixante-dix points à ma maison et j'ai eu un Effort Exceptionnel en Métamorphose et, là, je viens tout juste de terminer mon devoir de potion pour jeudi prochain. Je sais que c'était ta matière favorite à Poudlard mais moi je l'aime pas trop. Je préfère Sortilèges, Métamorphose ou Histoire de la Magie.
.
Et, oui : je me suis fait plein de copains.
.
Bon, je te laisse, je dois aller rapporter mes livres à la Bibliothèque. Embrasse Grand-mère pour moi s'il-te-plaît (et Micky aussi).
.
S. Malefoy
(Ps : Papa, tu dois arranger les choses avec Hermione !)
OoOoOoO
Mardi 9 septembre
Coucou Hermione,
.
Je t'écris cette lettre entre deux cours. Mr Slughorn nous a donné un devoir pour dans deux semaines mais je n'ai rien compris. Il nous a demandé de faire une dissertation sur un animal contrepoison... enfin l'intitulé exact est « Dans quel animal trouve-t-on un contrepoison générique ? Expliquez puis détaillez ses propriétés ». Le Professeur ne nous a pas encore fait le cours mais il nous a tout de même donné ce devoir pour ceux qui voudraient prendre de l'avance. Le problème c'est que je ne comprends rien et je n'ai rien trouvé à la Bibliothèque sur un animal contrepoison !
Est-ce que tu penses que tu pourrais m'aider ? Le Professeur Slughorn nous donnera le cours jeudi mais j'aimerais bien prendre de l'avance... en plus, je suis pas très doué en Potions...
.
J'espère que Papa est venu te parler !
Bisous !
.
Scorp'
OoOoOoO
Présentement le vendredi douze septembre, Hermione était rentrée chez elle depuis déjà une demi-heure. Ce jour-là, Percy Weasley avait annulé la réunion du Conseil d'administration et la jeune femme avait donc été libre de vaquer à ses occupations dès dix-sept heures trente. Enfin... vaquer à ses occupations était un bien joli terme pour dire qu'elle partait tout simplement faire quelques emplettes afin de remplir ses placards et son frigidaire. Elle avait beau ne pas se nourrir en grande quantité ces derniers temps, le fait était que même si son stock de nourriture ne diminuait pas avec un rythme aussi soutenu qu'à l'accoutumée, il diminuait tout de même.
Hermione enfila sa veste, mit sa baguette dans son sac à main et attrapa ses clés. Elle s'apprêtait à partir mais, avant même qu'elle n'ait pu faire le moindre geste en direction de la sortie, une voix caverneuse résonna dans son appartement.
- Madame Minerva McGonagall, Professeur de Métamorphose et Directrice de l'école de sorcellerie Poudlard souhaiterait communiquer avec vous.
.
La Gryffondor fut si étonnée qu'elle poussa un cri et se plaça une main sur le cœur. Muée par un sentiment d'insécurité et de suspicion, elle sortit sa baguette de son sac à main avant de pivoter sur elle-même. Toutefois, un pesant silence s'était réinstallé et rien n'indiquait qu'Hermione ne soit pas seule chez elle. Lorsque, soudainement, la voix reprit sa litanie.
« McGonagall veut communiquer avec moi ? Mais enfin c'est quoi ce... » pensa Hermione avant de se taper le front du plat de la main.
- Très bien, faites-la entrer s'il-vous-plaît, clama-t-elle d'une voix forte et quelque peu hésitante en espérant que cela suffirait à desceller l'entrée de sa cheminée.
Elle se souvenait à présent que, lors de son emménagement, Malefoy lui avait précisé que personne, d'extérieur à cet appartement, ne pouvait y pénétrer – peu importait le moyen employé -, sans avoir auparavant obtenu son assentiment.
Ce fut donc avec soulagement qu'elle comprit qu'il ne lui suffisait que d'exprimer son accord, ou son refus, à voix haute pour que le passage s'ouvre – ou non. A peine le visage de la Directrice apparut-il dans l'âtre que la jeune femme se précipita en avant et s'agenouilla.
- Professeur ? Il y a un problème ? s'inquiéta Hermione.
- J'ai besoin que vous veniez immédiatement à Poudlard, Miss Granger.
- Pa-pardon ? bredouilla-t-elle, confuse.
- Je vous expliquerai tout lorsque vous arriverez, promit McGonagall.
- Bon... très bien, je pars immédiatement dans ce cas.
- Parfait, je vais prévenir Mr Rusard de votre arrivée.
Hermione n'eut même pas le temps de répondre quoique ce fut que la vieille femme avait disparu, la laissant totalement hébétée. Elle ne comprenait tout bonnement pas pourquoi la Directrice avait besoin d'elle... Elle n'était même pas une parente d'élève.
Elle transplana tout de même et marcha rapidement en direction du château après avoir brièvement salué le concierge. McGonagall l'attendait devant l'imposante porte d'entrée et Hermione comprit que quelque chose n'allait pas.
- Miss Granger, merci d'être venue.
- Pourquoi m'avoir convoquée ? demanda Hermione tandis que la Directrice l'invitait à pénétrer dans le château.
- Nous avons un problème avec un élève, révéla-t-elle.
- Oh... mais... commença Hermione.
- Écoutez, Miss Granger, cette situation est totalement irrégulière et je n'aurais, en temps normal, jamais fait appel à vous mais l'élève en question vous a personnellement réclamée, expliqua-t-elle alors que son visage se contractait comme si elle se demandait encore comment ce fameux élève pouvait avoir préféré faire appel à Hermione plutôt qu'à l'un de ses propres parents.
La Gryffondor n'eut pas à se triturer les méninges bien longtemps. Elle savait pertinemment de qui il s'agissait bien que très surprise que ce soit elle qu'il réclame. Mais avant toute chose, Hermione était inquiète.
- Qu'est-il arrivé à Scorpius Malefoy ? Il va bien ?! s'exclama-t-elle en s'arrêtant pratiquement de marcher.
Le Professeur McGonagall se tourna vers elle, les sourcils haussés. Elle ne s'attendait visiblement pas à ce que celle qui avait jadis été sa meilleure élève manifeste autant d'inquiétude vis-à-vis du fils de Drago Malefoy.
- Venez avec moi, vous allez comprendre, éluda-t-elle finalement.
Agacée, Hermione fit comme on lui ordonnait et s'étonna de ne pas prendre la direction de l'infirmerie. Après tout, pour qu'une intervention extérieure soit demandée, il fallait tout de même que la situation soit relativement grave. Elles montèrent jusqu'au quatrième étage avant de pivoter dans un étroit couloir. Une seule porte était visible qu'Hermione connaissait parfaitement pour avoir patienté devant de longues minutes durant les six années qu'elle avait passé à Poudlard, en attendant Harry et Ron. McGonagall venait de la conduire devant les toilettes des hommes.
- Il est là-dedans ?!
- Oui. Apparemment depuis hier midi.
- Pardon ?! s'écria Hermione, totalement abasourdie.
- Monsieur Malefoy ne s'est pas présenté à ses cours hier après-midi. Il avait chargé un de ses camarades de prétexter une visite à l'infirmerie. Sauf qu'il n'est pas revenu ce matin non plus. Ni dans mon cours, ni dans celui de mon collègue. Ne l'ayant pas aperçu dans la Grande salle au moment du déjeuner, j'ai rendu visite à Madame Pomfresh qui m'a assuré ne pas avoir vu l'ombre de Monsieur Malefoy. C'est finalement l'un de ses camarades de septième année qui m'a appris qu'un élève pleurait dans les toilettes et qu'il s'agissait peut-être de mon mystérieux disparu.
La Professeure reprit son souffle avant de poursuivre.
- J'ai envoyé le préfet de la maison Serdaigle lui parler mais, d'après lui, Monsieur Malefoy a refusé de lui expliquer pourquoi il s'était enfermé ici et pourquoi il pleurait. Bien évidemment, je me suis immédiatement inquiétée et m'y suis moi-même rendue avec Pompom mais il a refusé de sortir de sa cabine et nous a clairement fait comprendre qu'il ne voulait parler à personne excepté à vous, Miss Granger, termina finalement la Directrice.
- Je... je ne comprends pas, murmura Hermione, de plus en plus perplexe.
- Je dois avouer que moi non plus. Monsieur Malefoy semblait s'adapter tout à fait convenablement au château et je dois même confier que, depuis vous, c'est l'élève qui m'a fait la meilleure première impression. Il semble très impliqué et mature vis-à-vis du travail scolaire et… Vous comprendrez donc ma surprise en le découvrant ici...
- Je suis aussi étonnée que vous, Professeur..., répondit Hermione qui n'en croyait toujours pas ses oreilles.
- Eh bien... j'espère que vous parviendrez à le raisonner, Miss Granger. Sinon, je n'aurais d'autre choix que d'utiliser la magie pour le faire sortir, même si j'espère ne pas devoir en arriver à de telles pratiques.
- Bien... euh oui, d'accord. Je-je vais entrer dans ce cas, bredouilla la jeune femme.
Les traits de la Directrice se fermèrent et elle croisa les bras sur sa poitrine en attendant.
.
Remobilisant ses pensées et ses moyens, Hermione poussa la porte.
- Scorpius ? appela-t-elle. C'est moi, Hermione.
- He-Hermione ? bégaya l'enfant, la voix visiblement pleine de trémolos.
- Oui. Le Professeur McGonagall m'a dit que tu étais enfermé ici depuis hier midi. Qu'est-ce qu'il se passe ?! s'enquit la Gryffondor en se postant devant la seule porte verrouillée.
Pas de réponse.
- Scorpius ?
- ...
Il ne répondait pas mais Hermione pouvait l'entendre renifler.
- Tu veux bien ouvrir la porte ? demanda-t-elle d'une voix douce.
- Tu... tu es toute seule ?
- Oui, il n'y a que moi ici.
- D'a-d'accord, répondit-il.
Un léger raclement se fit entendre, puis quelques pas et enfin le bruit d'une porte que l'on déverrouille. Hermione pencha la tête sur le côté et son cœur se serra fortement lorsqu'elle entraperçut le visage strié de larmes de l'enfant. Il était très pâle sauf ses yeux et son nez, rougis par ses pleurs. Il ouvrit finalement le battant en grand et se jeta dans les bras de la Gryffondor si brusquement qu'elle manqua d'en tomber à la renverse.
Reprenant ses appuis, elle lui caressa lentement le dos afin qu'il se calme. Ses pleurs finirent par se tarir et, lorsqu'il se détacha finalement d'elle, regarda partout sauf dans sa direction.
- Ça va ? Es-tu blessé ?
- Non.
- Tant mieux ! soupira-t-elle, rassurée.
Elle se baissa afin de se mettre à sa hauteur.
- Tu veux bien m'expliquer ce qu'il se passe ? demanda-t-elle.
Scorpius demeura silencieux mais finit par hocher la tête en signe d'acquiescement.
- La Directrice voudra aussi savoir, non ?
- Oui, répondit Hermione en se redressant.
- Alors tu veux bien lui demander de venir ?
- D'accord.
Lorsqu'elle ressortit des toilettes, la vieille femme patientait toujours dans le couloir et arqua un sourcil en apprenant que son élève la plus brillante avait rempli sa mission avec brio.
- Il est prêt à vous expliquer, annonça-t-elle.
- Bien, allons dans mon bureau dans ce cas. Nous y serons plus à notre aise.
.
Ils ne croisèrent personne dans les couloirs, tous les élèves devant être rassemblés dans la Grande Salle pour le dîner, et Scorpius resta désespérément collé à Hermione. Ils parvinrent finalement jusque devant l'imposante gargouille en pierre et la Directrice donna le mot de passe avant de les précéder dans l'escalier en colimaçon.
- Bien... je vous écoute, jeune homme, fit-t-elle après s'être assise dans son fauteuil et avoir invité Scorpius à en faire de même, de l'autre côté du bureau.
- Est-ce qu'Hermione peut rester ? S'il-vous-plaît, ajouta-t-il en voyant les sourcils froncés de la vieille femme.
Elle opina du chef et Hermione s'assit près de l'enfant.
- Alors ? Nous vous écoutons, Monsieur Malefoy..., s'impatienta McGonagall.
- Eh bien... c'est à dire que... euh... bredouilla-t-il.
Comprenant qu'il ne parviendrait pas à expliquer de lui-même la situation, Hermione entreprit de lui poser quelques questions.
- Est-ce que quelqu'un t'a fait du mal ?
- Non.
- Est-ce que tu as eu une mauvaise note ?
Après tout... elle-même aurait été dévastée si un « Troll » était venu entaché sa moyenne générale.
- Non. Enfin... reprit l'enfant en tournant vivement la tête vers sa professeure de Métamorphose, le regard soudain alarmé.
- Rassurez-vous, Monsieur Malefoy, vous avez obtenu un « Optimal » à votre dernier devoir.
- Ouf...
- Mais ce ne sera plus le cas si vous continuez à sécher les cours de la sorte ! cingla la Directrice.
Hermione vit Scorpius baisser la tête, un air coupable plaqué sur le visage.
- Est-ce que tu as eu un problème avec un autre élève ? demanda finalement Hermione en reprenant son inquisition.
Silence.
- Est-ce qu'un autre élève s'en est pris verbalement à toi ?
Silence.
Hermione releva la tête et croisa le regard étonné de McGonagall.
- Il t'a insulté ? induisit la Gryffondor.
Scorpius ne répondit pas mais hocha lentement la tête.
- Est-ce qu'il a fait plus que t'insulter ?
Nouveau hochement de tête approbateur.
- Mais il ne s'en est pas pris physiquement à toi, c'est ça ? reprit Hermione.
- Non... souffla Scorpius.
- Qu'a-t-il fait ? demanda-t-elle d'une voix douce.
L'enfant garda le silence mais se pencha sur son sac de cours. Il en sortit un immense tas de parchemins qu'il tendit à Hermione. Celle-ci, surprise, les réceptionna et c'est en les détaillant de plus près qu'elle se rendit compte qu'il ne s'agissait pas de vulgaires parchemins. Il s'agissait des pages d'un livre qui, de toute évidence, avaient été violemment arrachées. Hermione en sélectionna quelques-unes avant de les retourner entre ses doigts. Elle reconnaissait ledit livre – ou tout au moins les feuillets qui le composait. Il s'agissait du très vieil ouvrage historique que lui avait déjà prêté l'enfant.
Hermione sentit une colère sourde s'emparer d'elle. Elle détestait que l'on abîme un livre et surtout une relique telle que celle qu'elle tenait entre les mains ! Et, au-delà de cela, elle avait envie de hurler sur celui qui avait fait ça à Scorpius.
- Je te le réparerai, promit-elle en passant une main affectueuse dans ses cheveux blonds.
- Merci, murmura l'enfant. Il-Il y a aussi celui-là, ajouta-t-il d'une voix tremblante en sortant d'autres feuillets de son sac.
Hermione reconnut immédiatement le livre de contes qu'elle lui avait offert. L'enfant s'empressa de les fourrer de nouveau dans son sac mais le regard d'Hermione fut interpellé par une marque rouge sur l'une des pages.
- Tu veux bien les ressortir ? exigea-t-elle en déposant les restes du livre d'histoire sur le bureau de la Directrice afin d'avoir les mains libres.
Lentement, le garçon fit ce qu'elle demandait et Hermione manqua de s'étrangler en remarquant qu'il ne s'agissait pas seulement de marques rouges, mais bien de mots. Ou plutôt d'insultes. Elle attrapa les papiers et commença à les détailler un à un.
« Fils de Mangemorts », « Partisan de Voldemort », « Gosse de riche »... étaient le genre de terme récurrents. Mais Hermione découvrit également de plus longues phrases comme « elle est où ta marque des Ténèbres, Malefoy ? », « Tu n'aurais jamais dû exister et ton père aurait dû crever comme ta Mangemort de mère ! », et d'autres insultes dans la même veine.
Choquée, Hermione se plaqua une main devant la bouche avant de transmettre les feuilles à McGonagall dont les traits se tendirent, reflétant la gravité de la situation.
- Monsieur Malefoy, qui a écrit ça ? demanda-t-elle en désignant les insultes d'un mouvement de tête dégoûté, comme s'il s'était agi d'immondices de la pire espèce.
- ...
- Scorpius, regarde-moi s'il-te-plaît, ordonna doucement Hermione.
L'enfant s'exécuta.
- Ça, fit-elle en pointant à son tour le doigt sur les restes du livre de contes, c'est extrêmement grave. Il faut que nous sachions qui te les a écrites pour ne plus jamais que ça recommence. Tu comprends ?
Scorpius acquiesça.
- C'est... James Potter et Ted Lupin, annonça-t-il finalement dans un souffle.
- C'est pas vrai, soupira Hermione en se passant une main sur le visage.
En face d'elle, McGonagall semblait voir rouge.
- Eh bien vous pouvez être certain que ces deux-là ne sont pas près de revoir le soleil avant longtemps ! Six mois de retenue dans les cachots à chaque fois qu'ils auront du temps libre devraient leur faire passer l'envie de discriminer les élèves, siffla la Directrice.
Hermione avait l'impression de ne jamais l'avoir vu aussi en colère que ce jour-là et s'en félicita. Ce genre de comportement ne devait pas rester impuni.
- Miss Granger, pourrais-je vous parler seule à seule ?
- Oui, bien sûr. Tu m'attends dehors ? demanda-t-elle à Scorpius en se tournant vers lui.
Des larmes fugaces s'étalaient de nouveau égarées sur ses joues et Hermione le prit dans ses bras avant de les essuyer tendrement et de le laisser partir.
.
- Le protocole voudrait que je prévienne Monsieur Malefoy sans délai, expliqua la Directrice d'une voix lasse. Mais...
- Laissez-moi m'en occuper, offrit Hermione. Si Malefoy débarque ici et vois ça... Enfin... mieux vaudrait qu'il soit loin de Poudlard lorsqu'il l'apprendra.
- Je le pense aussi... confirma-t-elle en se remémorant très certainement le tempérament colérique de son ancien élève. Je vais immédiatement convoquer Messieurs Potter et Lupin pour entendre leur version des faits même si... Revelium, psalmodia-t-elle en pointant sa baguette sur les parchemins. Oui... Monsieur Potter et Monsieur Lupin ont bien écrit ces insultes, confirma-t-elle après avoir également contrôlé la seconde écriture.
- Je n'en reviens pas, soupira Hermione. Harry et Ginny vont être catastrophés !
La Directrice ne répondit rien mais la Gryffondor comprit qu'elle pensait exactement comme elle.
- Vous dites que vous pouvez entrer rapidement en contact avec Monsieur Malefoy pour lui expliquer la situation ?
- Oui.
- Parfait, alors je pense qu'il serait bien que Scorpius parte avec vous également. Au moins pour le week-end. Je comprends qu'il soit choqué et je pense qu'il serait préférable qu'il quitte le château pour quelques jours.
- Bien sûr.
- Miss Granger ? Je vous fais confiance lorsque vous dites pouvoir gérer cette situation.
- Je m'occuperai des Malefoy, assura Hermione.
- Bien. Des excuses publiques seront prononcées lundi matin dans la Grande Salle. Je ferai parvenir un hibou à Monsieur Malefoy au cours du week-end pour le tenir informé de la procédure. Ainsi qu'aux Potter et à Madame Tonks, soupira-t-elle, comme si elle était soudainement dépassée par les évènements.
Comprenant qu'il était l'heure pour elle de partir, Hermione se leva et salua la Directrice. Pourtant, celle-ci la suivit jusqu'à l'entrée du bureau.
- A l'avenir, Monsieur Malefoy, j'aimerais que vous veniez me parler directement de ce genre de chose, ordonna-t-elle à Scorpius une fois qu'elle eut ouvert la porte.
Sa voix était autoritaire mais tout de même assez douce et l'enfant opina du chef.
- Je suis désolée que vous ayez dû subir ce genre de discriminations inqualifiables et sachez que les responsables seront punis avec la sévérité qu'ils méritent, ajouta-t-elle d'un ton pincé en insistant lourdement sur le qualificatif.
Nouveau hochement de tête.
- Bien alors vous pouvez partir.
.
Hermione et Scorpius descendirent l'escalier puis la jeune femme s'arrêta.
- La Directrice m'a demandé de te conduire chez ton père pour le week-end.
- Quoi ? s'exclama l'enfant en se stoppant à son tour avant de se retourner vers elle.
- Oui. Et je pense également qu'il serait préférable que tu quittes Poudlard pour quelques jours.
- Ah... Bon, d'accord mais je ne veux pas rentrer au Manoir.
- Pardon ?
- Je veux aller chez toi, Hermione. Enfin... reprit-il en la voyant froncer les sourcils. Je veux dire... est-ce que je pourrais venir chez toi ? S'il-te-plaît ?
- Oui, enfin je pense... Mais... il faut qu'on prévienne ton père, bredouilla Hermione, dépassée.
- Je ne veux pas lui dire ce qu'il s'est passé, répondit l'enfant d'une voix sourde.
- Ok. Alors voilà ce qu'on va faire, nous allons rentrer chez moi, prendre un bon repas et ensuite nous parlerons de tout cela, d'accord ? tempera Hermione.
L'enfant acquiesça et la Gryffondor le convia à aller récupérer ses affaires.
OoOoOoO
- Tu peux aller prendre une douche pendant que je prépare le dîner, suggéra Hermione alors qu'ils passaient la porte de son appartement.
- D'accord, merci Hermione.
Cette dernière brassa l'air d'un vague geste de la main, signe que ses remerciements n'étaient absolument pas nécessaires. Elle se rendit ensuite dans la cuisine, tandis que Scorpius prenait la direction de la salle de bain, et entreprit de fouiller ses placards à la recherche de quelque chose de comestible. Vingt minutes plus tard, le jeune Malefoy était de retour et s'attablait au bar qui délimitait la cuisine du reste de la pièce à vivre.
- Hermione... est-ce que tu penses que le Professeur McGonagall me rendra mes livres ? Ou plutôt ce qu'il en reste, demanda-t-il alors d'une voix morne.
- Oui, répondit laconiquement la Gryffondor en remuant les pâtes qu'elles faisaient bouillir dans une large casserole.
- Et... tu penses vraiment que tu pourras les réparer ?
Hermione pivota sur elle-même jusqu'à plonger son regard dans les pupilles grises aux reflets bleu de l'enfant.
- Je te promets que je les restaurerai, assura-t-elle. Même si je ne sais pas comme je vais m'y prendre pour remettre en état le livre d'histoire, ajouta-t-elle, plus pour elle-même.
Le visage de l'enfant se referma de lui-même.
- Mais je vais réussir ! reprit Hermione en voulant à tout prix faire disparaître la tristesse qu'elle voyait au fond des yeux et qui se répercutait, comme en écho, sur le reste de son corps.
Ses épaules étaient voûtées, ses traits tirés, il avait perdu son habituel sourire enjôleur et son regard était teinté de mélancolie. Le cœur de la Gryffondor se serra dans sa poitrine et elle contourna rapidement le bar avant d'aller le prendre dans ses bras. Scorpius sembla se laisser aller et se décontracter progressivement.
- Et puis, tu sais, ton père connais beaucoup de monde et il ne serait pas surprenant qu'il sache à qui s'adresser pour faire restaurer ton ouvrage, tenta-t-elle de le réconforter en retournant se placer face à sa cuisinière.
.
Quelques instants plus tard, ils étaient attablés devant une assiette de spaghettis à la sauce tomate. Un silence de plomb régnait, seulement interrompu par le bruit des couverts qui s'entrechoquaient. Une fois leur repas terminé, la Gryffondor débarrassa d'un coup de baguette avant de proposer une tasse de chocolat chaud à son protégé.
Ce dernier accepta et ce fut deux tasses à la main qu'Hermione alla le retrouver sur le canapé. Le garçon ne se confiait toujours pas alors, tout comme dans le bureau de la Directrice, la jeune femme décida de prendre les choses en main.
- Je suppose que tu n'as pas parlé à ton père de tout ce qu'il se passait avec James et Teddy ?
Hochement de tête négatif.
- Pourquoi tu ne l'as pas fait ? demanda-t-elle d'une voix douce en déposant son chocolat chaud sur la table basse. Ou pourquoi tu ne m'en as pas parlé, à moi ? Je sais que je ne suis pas ta mère mais je pense que j'aurais pu... continua-t-elle.
- Tu l'aurais dit à Papa et je ne veux pas qu'il le sache, coupa l'enfant en soupirant tristement.
- Mais pourquoi ? Il est ton père Scorpius, il doit savoir.
- Non.
En cet instant, Hermione eut l'impression d'avoir une version miniature de Drago Malefoy. Le fils avait adopté le même ton sec et sans réplique que le Serpentard lorsque ce dernier voulait mettre fin à une conversation qui ne tournait pas à son avantage. Hermione toutefois commençait à bien les connaître et ne se laissait plus impressionner.
- Explique-moi pourquoi tu ne veux pas qu'il sache, l'intima-t-elle.
- Je ne voulais pas l'inquiéter pour ça, répondit Scorpius en baissant la tête.
- Et c'est tout ? demanda Hermione, pas dupe pour une Noise.
- Oui.
- Je pense qu'il y a de ça, mais je ne pense pas que cela soit la raison principale, nuança-t-elle.
L'enfant blond soupira, comme s'il était en plein débat intérieur.
- Écoute, reprit posément Hermione. Je ne veux pas te forcer à me dire quoique ce soit. Mais je m'inquiète pour toi et je pense que tu as besoin de parler de tout cela avec quelqu'un. Bien entendu, je comprendrais si je n'étais pas la personne à qui tu voulais te confier mais...
- Papa... je ne veux pas qu'il sache parce que... parce que je ne veux pas qu'il soit triste, la coupa une nouvelle fois l'enfant d'une voix chevrotante.
Hermione fronça les sourcils, perplexe.
- Triste ? répéta-t-elle sans comprendre.
En colère, elle pouvait le concevoir. Mais le fait que l'enfant craigne que son père soit triste n'avait pas vraiment de sens…
- Je sais ce que les gens pensent de ma famille, et de mon père. Mais... ils ne le connaissent pas ! Toi, tu le connais, Hermione ! Tu sais que mon père n'est pas comme ils le disent ! poursuivit vivement l'enfant comme s'il ne l'avait tout simplement pas entendue.
Ses grands yeux se tournèrent vers elle.
- Oui, je le sais, répondit-elle lentement.
- Il n'a pas besoin de savoir ce qu'il s'est passé, reprit Scorpius.
Soudain, Hermione comprit.
- Tu veux le protéger, n'est-ce pas ? Ne rien lui dire pour ne pas qu'il réentende ces horreurs. Parce que tu sais qu'il se sentira coupable à la seconde même où il saura qu'on s'en est pris à toi à cause de lui... murmura-t-elle, le regard dans le vide.
Scorpius hocha difficilement la tête pendant qu'une larme dévalait sa joue, suivie d'une deuxième. Bouleversée, Hermione se précipita en avant pour le serrer contre elle. Elle venait d'assister à l'acte le plus désintéressé du monde. Un acte d'amour. Le plus innocent et le plus pur de tous : l'amour qu'un enfant pouvait porter à son père.
La jeune femme sentit ses propres joues s'humidifier et garda le corps du jeune Malefoy contre elle jusqu'à ce qu'il ne soit plus secoué d'aucun spasme.
- Pourquoi tu pleures, Hermione ? demanda-t-il alors en se redressant.
- Parce que tu es le petit garçon le plus touchant que je n'ai jamais rencontré, avoua-t-elle en essuyant ses joues.
En face d'elle, l'enfant fronça légèrement les sourcils avant de sourire.
- Mais il faut que comprenne quelque chose, Scorpius, reprit-elle finalement. Tu ne peux pas cacher ce genre de chose à ton père. Même si c'est pour le protéger. Je ne connais pas Drago par cœur mais si je sais une chose, c'est qu'il t'aime. Il t'aime plus que tout sur cette Terre et il serait dévasté si quelque chose t'arrivait, d'autant plus si tu lui cache ce qu'il se passe. Malefoy ne se laisse pas atteindre par les critiques, poursuivit la Gryffondor. Tu sais, il a appris à s'en protéger depuis bien longtemps et je pense qu'il ne leur accorde plus aucun crédit. Tout ce qui lui importe c'est toi et ton bonheur, acheva-t-elle.
- Je sais... Et je sais qu'il sera très fâché contre moi quand il apprendra ce qu'il s'est passé mais je...
- Tu voulais le protéger, termina Hermione.
- Oui.
- Et, crois-moi, c'est tout à fait louable de ta part. Mais ce n'est pas à toi de protéger ton père. C'est à lui de le faire, expliqua doucement la jeune femme en lui caressant tendrement la joue.
Il leva son regard vers elle.
- Il va falloir que je lui dise tout ce qu'il s'est passé, alors.
- Oui, confirma Hermione. Mais pas ce soir. Pour le moment, tu vas aller te coucher, passer une bonne nuit de sommeil et, demain matin, nous irons voir ton père.
L'enfant acquiesça.
- Tu resteras avec moi ?... Pour lui expliquer, je veux dire.
- Si tu veux, concéda la Gryffondor.
- Merci, Hermione.
La jeune femme sourit puis se leva et alla rapporter les tasses dans l'évier. Lorsqu'elle revint dans le salon, Scorpius n'était plus là mais de la lumière filtrait du couloir où se situait son ancienne chambre. Elle s'apprêtait à le rejoindre lorsqu'une idée germa dans son esprit. Elle se dirigea vers son bureau et entreprit de fouiller dans un carton.
.
Cinq minutes plus tard, elle toquait à la porte de la chambre de Scorpius.
- Je peux entrer ?
- Oui, répondit l'enfant.
Il avait revêtu son pyjama et s'était glissé sous les draps. Un sourire attendri prit place sur les lèvres d'Hermione alors qu'elle s'avançait vers lui. Elle lui tendit sa trouvaille et le jeune sorcier attrapa l'épais livre, avec curiosité.
- « Les contes des frères Grimm », lut-il.
- Pour remplacer l'autre le temps de la restauration, expliqua Hermione.
Lentement l'enfant releva les yeux vers elle et le cœur de la Gryffondor fondit. C'était comme si elle venait de lui offrir le plus beau cadeau du monde.
- Merci Hermione, souffla le garçon en se levant de son lit avant de venir l'étreindre.
- Oh mais... ce n'est rien, bredouilla la jeune femme, légèrement mal à l'aise devant tant d'effusions.
Elle ne comprenait décemment pas comme cet enfant si démonstratif, doux et attentionné pouvait être le fils de Drago Malefoy... Non, décidément, cela la dépassait !
Finalement, Scorpius repartit s'allonger dans son lit et la Gryffondor allait quitter la chambre lorsqu'elle se retourna, une main sur la poignée.
- Je-je sais que tu peux très bien le faire tout seul mais... est-ce que tu aimerais que je t'en lise un passage ? proposa-t-elle d'une voix incertaine en désignant le livre de contes.
Les yeux du blond firent la navette entre elle et ledit livre, se mirent soudainement à pétiller et il hocha frénétiquement la tête. Amusée, Hermione revint donc sur ses pas et rapprocha la chaise de bureau de son lit. Elle s'empara de l'ouvrage, l'ouvrit au hasard et commença à lire « Blanche Neige ».
Dix minutes plus tard, les yeux de Scorpius se fermaient et un souffle lent et régulier s'échappa de ses lèvres fines et entrouvertes. Souriant, la jeune femme referma le livre, alla le déposer sur le bureau puis revint vers le fils de son ancien amant. Ce jeune garçon avait le don de l'étonner à chaque fois davantage. Lentement, en veillant à ne pas le réveiller, elle remonta doucement les couvertures sur lui et, après une légère hésitation, déposa un léger baiser sur son front. Elle éteignit les lumières d'un Sortilège informulé et sortit avant de refermer la porte avec le plus de délicatesse possible.
.
Ceci fait, elle se dirigea vers sa chambre, déposa sa baguette sur sa table de chevet, attrapa son pyjama et prit la direction de sa salle de bain. Hermione se fit couler un bain et soupira longuement une fois immergée dans l'eau chaude. Elle resta ainsi immobile, l'esprit vide de toute pensée, pendant de longues minutes avant de commencer à se frictionner le corps avec quelques onguents odorants. Elle se mit à réfléchir au lendemain matin et un nouveau soupir s'échappa de ses lèvres. Toutefois, celui-ci n'avait certainement pas la même signification que le premier... Et pour cause puisque, le lendemain, elle devrait revoir Malefoy et surtout, lui parler. Ce qu'ils n'avaient pas fait depuis la dernière fois où lui et Scorpius étaient venus chez elle pour que l'enfant lui fasse ses au revoir.
Malgré ce qu'avait pu lui conseiller Harry, Hermione n'avait pas tenté de reprendre contact avec le Serpentard. Ceci car – encore malgré ce qu'Harry avait pu dire – elle se sentait toujours particulièrement affectée par les paroles que lui avait craché son meilleur ami lors de la soirée chez Malefoy. Mais cela aurait été un déplorable mensonge d'affirmer que ce dernier ne lui manquait pas. Outre les « activités physiques » auxquelles ils s'adonnaient régulièrement, c'était surtout le fait de pouvoir tout simplement communiquer avec lui qui manquait à la Gryffondor. Ses relations avec Harry et Ginny avaient eu beau s'améliorer considérablement ces derniers jours, cela ne lui faisait cependant pas le même effet que lorsqu'elle parlait de tout et de rien avec le Serpentard. Et leurs soirées de « dépravation » lui manquaient également. Elle n'avait pas retouché à une goutte d'alcool depuis qu'elle lui avait officiellement fait comprendre que leur « relation » - peu importait comment on pouvait la qualifier – était terminée. Ce n'était pas qu'elle n'y avait pas pensé mais Hermione conservait tout de même suffisamment de bon sens pour comprendre que son état dépressif ne se serait pas amélioré avec de l'alcool, bien au contraire.
.
La Gryffondor se passa une main sur le visage dans un mouvement las. Oui, elle allait devoir reprendre contact avec Malefoy le lendemain et elle n'avait absolument aucune idée de ce qu'elle allait ressentir en sa présence. Il était pourtant exclu qu'elle se défile. Scorpius avait des ennuis et Hermione ferait tout ce qui était et serait en son pouvoir pour l'aider. Même si cela signifiait communiquer à nouveau avec Malefoy.
OoOoOoO
- Tu as récupéré toutes tes affaires ? s'enquit Hermione en passant elle-même son bras au travers de l'anse de son sac à main.
- Oui, répondit Scorpius d'une voix morose.
Il semblait avoir autant envie qu'elle de se rendre au Manoir... La jeune femme s'avança lentement vers lui et se baissa pour être à sa hauteur.
- Ça va aller, ne t'en fais pas. Je reste avec toi, d'accord ?
Il hocha lentement la tête, indiquant qu'il comprenait et Hermione se redressa.
- Bon... je pense que nous allons transplaner à l'extérieur du domaine.
L'enfant ne répondit pas et lui tendit la main. Elle l'attrapa mais avant qu'elle n'ait pu faire quoi que ce soit, un bruit sourd les fit se retourner.
.
Toc, toc, toc.
.
Hermione et Scorpius échangèrent un regard lourd de sous-entendus alors que les coups se répétaient un peu plus fortement contre la porte d'entrée.
.
Toc, toc, toc.
Et voilà un chapitre totalement Scormione ! J'espère que vous l'avez apprécié ! :) (Je sais qu'il est relativement court mais, croyez-moi, mieux valait que je le coupe ici et ne vous inquiétez pas, le prochain sera plus long ^^).
Vous comprenez à présent que si Hermione n'avait pas répondu à Drago lorsqu'il était venu la voir à la fin du chapitre précédant c'est tout simplement parce qu'elle n'était pas chez elle mais à Poudlard... Eh oui !
Sinon... j'espère que vous ne m'en voulez pas trop d'en faire voir de toutes les couleurs à ce pauvre Scorpius... :( Heureusement qu'Hermione est là !
D'ailleurs, que pensez-vous de la décision de notre Serdaigle préféré de demander à ce qu'Hermione vienne et pas Drago ?
Qu'envisager pour la suite ?
Allez hop, on prend quelques petites secondes/minutes et on écrit une (petite, moyenne ou longue) review pour me faire plaisir et réconforter le pauvre petit Scorpinou-chéri qu'on adore ! (Bah oui parce qu'il est encore tout triste, vous savez… ^^)
BREEEF ! Je vous fais plein de gros bisous et je vous dis donc à très vite dans vos reviews et à dimanche pour le chapitre suivant !
Chalusse
PS : et on n'oublie pas de voter pour me faire part de son avis concernant les posts pour les publications, s'il-vous-plaît ;).
