Bonjour à tou(te)s !

Me revoici après une courte absence. Encore une fois, je suis désolée de ne pas avoir publié mercredi mais il s'avère que je terminais la publication d'une autre fic' (que je proposerai ici après M.S.T. ^^) sur un autre site et qu'en plus, mon emploi du temps était plutôt chargé. Bref, je m'excuse et j'espère que vous ne m'en voulez pas trop :).

Sinon et comme d'habitude : je remercie très chaleureusement mes revieweurs/euses d'amour ! Je constate tout de même que bien qu'il y ait de plus en plus de lecteurs sur cette fic' (ce qui est TOP ! MERCI BEAUCOUP ! :)), il y a de moins en moins de reviews. Bien évidemment, je sais qu'on ne peut pas tout le temps reviewer, etc. et mon message ne s'adresse absolument aux revieweurs « habituels » qui n'ont pas toujours le temps de me laisser un petit mot. Il s'adresse plutôt à tous les lecteurs fantômes qui suivent cette fic', parfois depuis le début de sa publication, mais qui n'ont jamais laissé de commentaires. Cela ne peut prendre qu'une poignée de secondes et ça fait très plaisir à l'auteur (en l'occurrence moi ^^) alors… une petite review, s'il-vous-plaît ? :) (Je rappelle, encore une fois, que, contrairement à beaucoup d'auteurs, je réponds à toutes mes reviews le plus rapidement possible et surtout le plus exhaustivement possible sans faire de spoilers.) A bons entendeurs ;).

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RàRs anonymes :

Bellasidious (RàR du chapitre 31) : Tout d'abord, je m'excuse car je n'avais pas vu ta review qui est arrivée concomitamment à la publication du dernier chapitre. J'ai donc updaté rapidement le fichier du chapitre 32 mais je préfère remettre la RàR ici au cas où tu ne l'aurais pas vue et que tu saches que je ne t'ai pas oubliée :). « Tes magnifiques compliments m'ont vraiment fait super plaisir et très chauds au cœur ! J'espère que tu continueras à « adorer » jusqu'à la fin. Concernant la relation des Dramione eh bien… suspens, suspens ! Quoiqu'il en soit, j'espère que ce nouveau chapitre te plaira ! Mille mercis pour ta magnifique review et à très bientôt ! Bisous ! :) ». Voilà !

RàR du chapitre 32 : encore une fois, merci pour ces splendides compliments. Ils me touchent énormément ! Je suis ravie si la fic' t'apparaît romantique sans être guimauve. C'est totalement l'effet que j'ai recherché alors c'est parfait. :) Je te remercie très chaleureusement pour ta review et j'espère que la suite te plaira tout autant. Bisous et à très bientôt :).

Guest : Eh oui, notre Hermione semble aller mieux grâce aux Malefoy ! Espérons que cela durera ^^. Je suis ravie que le précédent chapitre t'ait plu et je te remercie très chaleureusement pour ta review ! :) J'espère que ce chapitre-ci te plaira et je te souhaite une très bonne soirée également avec une semaine (ou presque) de retard ! Bises.

AnonymeV1 : Premièrement, je te remercie de sortir de l'ombre ! Ça me touche beaucoup que tu aies profité de l'occasion pour m'écrire cette review et je suis vraiment ravie d'apprendre que tu apprécies autant cette fic'. J'espère qu'elle te plaira jusqu'à la toute fin. :) Mille mercis pour ta review et peut-être à une prochaine fois ! Bises.

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Bon ! Nous avions laissé nos Dramione sur la voie d'un rapprochement alors comment les retrouverons-nous ? C'est ce que je vous propose de découvrir avec ce nouveau chapitre ! Je vous souhaite une très bonne lecture et je vous dis à tout à l'heure pour la note de fin de chapitre habituelle :).

Comme toujours, seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR.

PS : je vous informe qu'avec ce trente-troisième chapitre, nous sommes arrivés à la moitié de la fic'. :)


Chapitre 33 : Pas à pas

- Miam c'est vraiment trop bon les pizzas ! Hein, Papa ? s'exclama Scorpius après avoir englouti un énorme morceau de sa pizza au bacon.

- Hum... C'est tout de même assez gras. Il va falloir que je fasse deux fois plus de sport la semaine prochaine, se plaignit Malefoy tandis qu'Hermione levait les yeux au ciel.

- Pfff... C'est bon Papa, c'est pas parce que tu vas manger un truc gras, une fois qu'Hermione ne vas plus te trouver beau, tu sais ? répliqua le jeune Serdaigle en pouffant. Pas vrai Hermione ?

La Gryffondor manqua de s'étouffer et dut boire une importante quantité d'eau. Elle avait l'impression d'avoir viré au rouge vif jusqu'à la racine de ses cheveux et regarda un bout de poulet recouvert de fromage en implorant Merlin de lui venir en aide. Ce qu'il ne fit manifestement pas.

- Hey Hermione ?! Tu le trouves beau mon père, non ? réattaqua l'enfant, visiblement bien trop concentré sur son dîner pour remarquer la couleur qu'avaient pris les joues de la jeune femme.

Ce détail n'échappa cependant pas à Malefoy qui attendait, lui aussi, qu'elle donne sa réponse. Se sentant acculée, la Gryffondor bredouilla quelque chose et Scorpius ne se gêna pas pour lui demander de répéter plus distinctement.

- Oui, soupira finalement Hermione, le regard rivé sur la table.

Personne ne répondit mais, en relevant finalement la tête, Hermione constata que les deux Malefoy arboraient exactement la même expression : une expression d'intense satisfaction. Une fois que tout le monde eut terminé sa pizza, la Gryffondor s'empressa d'emporter les cartons dans la cuisine afin d'échapper à ses deux invités.

Elle sortit la mousse au chocolat, qu'elle avait préparé un peu plus tôt dans la journée, du réfrigérateur et entreprit d'en remplir trois bols.

- Hermione ?! l'appela Scorpius depuis le salon.

- Oui ? répondit-elle sur le même ton.

- Tu as toujours la télé que Papa avait rapporté ?

- Oui. Elle est dans le bureau, annonça Hermione.

Elle sortit ensuite trois cuillères d'un tiroir, les planta dans la préparation au chocolat et donna un coup de baguette sur le tout afin de les transporter par la voie des airs. En arrière-plan, elle entendait quelques bruits sourds et se demanda ce que pouvaient bien faire les deux Malefoy. Elle eut la réponse à sa question à peine se fut-elle retournée et eut jeté un coup d'œil circulaire à son salon. La table, qu'elle avait auparavant agrandie, avait repris sa taille normale et l'imposante télévision provenant de la résidence que Malefoy possédait en France trônait à présent près de la cheminée, légèrement en biais par rapport au canapé.

Elle ne fit aucun commentaire et déposa plutôt le dessert sur la table basse.

- Merci Papa, se réjouit Scorpius lorsque son père eut correctement redimensionné la télévision.

- Il voulait regarder un film, j'espère que ça ne te dérange pas, dit ce dernier en se retournant vers Hermione.

- Non, non. Bien sûr, répondit la Gryffondor en souriant.

- Cool ! s'exclama Scorpius en prenant place sur le canapé. On regarde quoi ?

- Ce que tu veux, répondirent les deux adultes d'une même voix, faisant éclater de rire l'enfant.

Il choisit finalement un film fantastique et les trois sorciers s'installèrent sur le canapé, leur bol de mousse au chocolat sur les genoux.

- C'est encore meilleur que tout à l'heure, la félicita Scorpius, faisant référence au fait qu'Hermione lui avait déjà permis de goûter à la préparation.

- Merci, sourit la jeune femme.

Elle était assise entre Scorpius et Malefoy et tous trois étaient légèrement tournés vers la droite afin d'avoir la télévision en ligne de mire. Aussi sursauta-t-elle lorsque le souffle de Malefoy, qui se trouvait à sa gauche et donc en retrait par rapport à son champ de vision, vint se perdre sur son épaule dénudée et qu'il lui murmura :

- C'est vrai. C'est très bon, Granger.

- Merci, souffla la jeune femme, prise d'un léger frisson.

- Mais bon... après ça, il va vraiment falloir que je me remette sérieusement au sport. Quoique... il paraît que tu me trouves beau, poursuivit-il sur le même ton pour que Scorpius, qui était de toute façon beaucoup trop absorbé par le film, ne puisse pas l'étendre.

Hermione rosit de nouveau et se traita mentalement d'idiote. Malefoy savait parfaitement ce qu'elle pensait de lui et de son physique avantageux et ne faisait cela que pour la tourmenter et la déstabiliser. Aussi ne répondit-elle pas, une idée venant de germer dans son esprit. Elle connaissait son ancien amant, il ne la laisserait pas tranquille tant qu'elle ne lui aurait pas donné de réponse. Et, en effet, il revint à la charge seulement quelques minutes plus tard. Lentement, Hermione se tourna afin d'être face à lui. Son visage n'était qu'à quelques centimètres du sien alors elle minauda :

- Malefoy... tu es beau mais... je te trouve encore plus séduisant ainsi...

Elle attrapa un peu de la mousse au chocolat qu'il restait dans son bol avant de l'étaler largement sur le visage du Serpentard qui n'eut pas le temps de l'éviter. La moitié de son visage était à présent marron foncé et son air totalement ahuri fit exploser de rire la Gryffondor. Interloqué, Scorpius avait dû se désintéresser de son film car Hermione l'entendit se joindre à elle quelques dixièmes de seconde plus tard.

- AHAHAH ! BRAVO Hermione ! hurla-t-il en se tenant les côtes.

En face de la jeune femme, Malefoy avait froncé les sourcils pendant que ses yeux lançaient des éclairs, ce qui fit redoubler son hilarité de même que celle de l'enfant. Soudainement, le visage du Serpentard se contracta à l'extrême et Hermione arrêta de rire.

- Ça te fait rire ?! cingla-t-il à l'adresse de son fils qui perdit instantanément son sourire à son tour.

- Papa... commença-t-il, visiblement inquiet.

- Ça te fait rire, hein ?! répéta le blond, l'air menaçant.

Et sans crier gare, il attrapa le reste de la mousse au chocolat dans le bol d'Hermione, étendit au maximum le bras et en barbouilla le visage de son fils. Devant le visage figé et encore légèrement apeuré du jeune blond, Malefoy éclata à son tour de rire ce qui finit par détendre tout le monde. Prétextant vouloir aller se nettoyer le visage, Scorpius quitta la pièce en direction de la cuisine mais revint seulement quelques secondes plus tard, le visage toujours couvert de chocolat et l'imposant plat de mousse entre les mains. Il s'avança alors d'un pas mesuré et qui se voulait inquiétant, vers son père sans le quitter des yeux. Le Serpentard se leva doucement du canapé afin de contourner la table basse mais il n'eut pas le temps de le faire et reçut un projectile en plein dans les cheveux. Il se retourna alors brusquement vers son fils, sauta avec agilité par-dessus la table et se planta devant l'enfant qui eut un mouvement de recul. Avec une rapidité déconcertante, Malefoy attrapa une grande quantité de mousse et en recouvrit tout le visage de l'enfant qui se mit à protester en secouant vigoureusement les bras.

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Drago était tellement concentré sur ce qu'il faisait que l'éclat de rire qui résonna de l'autre côté de la pièce le figea sur place. Il se retourna lentement. Granger, toujours assise dans le canapé et le visage immaculé, riait à s'en décrocher la mâchoire. Devant ce spectacle, une intense chaleur s'empara de lui. Il avait réussi sa mission : il avait redonné le sourire à la Gryffondor.

Après quelques secondes d'inactivité, Drago pivota finalement vers Scorpius, qui avait entreprit de lécher avec gourmandise la mousse au chocolat qu'il avait sur les doigts, et le regarda en donnant un léger coup de tête en direction de la jeune femme qui riait toujours dans le canapé. Son fils lui adressa un sourire complice et il se retournèrent comme un seul homme avant de s'avancer lentement vers leur proie. Scorpius était parti vers la gauche, alors que lui-même avait contourné la table basse par la droite, si bien que Granger se retrouva acculée et sans moyen de s'échapper lorsqu'elle comprit ce qui allait lui arriver. Son rire s'était mué en supplications et elle levait les mains devant elle pour se protéger tout en reculant le plus possible comme si elle voulait se glisser entre le dossier et l'assise du canapé. Drago leva les yeux vers Scorpius, qui en fit autant et ils bondirent ensemble sur la Gryffondor. Le Serdaigle la maintint en place du mieux qu'il le put alors que Drago la recouvrait à son tour de mousse au chocolat. Toutefois, la jeune femme se débattait comme une lionne et il n'eut d'autre choix que de s'agenouiller au-dessus d'elle et de bloquer ses bras sous ses propres cuisses pour l'empêcher de s'échapper. Ainsi, Scorpius eut de nouveau les mains libres et s'empressa, à son tour, de les plonger dans le plat avant de recouvrir les cheveux de la jeune femme qui criait grâce tout en étant prise d'un fou rire incontrôlable.

- Pitié Malefoy, riait-elle lorsqu'il lui laissait quelques secondes de répit.

- Hum... je ne sais pas... qu'en penses-tu Scorp' ? demanda-t-il.

Pour toute réponse, l'enfant haussa les épaules, visiblement partagé entre appuyer les agissements de son père et venir en aide à la Gryffondor.

- Bon ok, je te libère, Granger... si tu avoues que tu me trouve beau, ricana Drago.

- Tu n'es qu'un vil serpent, siffla la jeune femme. Je te l'ai déjà dit tout à l'heure.

- Non. Je veux t'entendre me dire que je suis beau ! ordonna-t-il.

- Non mais quel ego ! Ça va les chevilles ?!

- Parfaitement bien, je te remercie de ta sollicitude. Maintenant, dis-moi que je suis beau.

Un long silence s'installa puis, finalement, la Gryffondor reprit la parole en regardant partout sauf dans sa direction.

- C'est bon tu as gagné... Tu es humph, commença-t-elle avant que le Serpentard ne lui tartine la bouche de mousse au chocolat, étouffant par là même ses paroles.

- Regarde-moi dans les yeux et redis-moi ça, lança-t-il.

Il s'amusait beaucoup de cette situation et voir Granger virer au rouge tomate flattait son ego à tel point qu'il voulait le lui faire avouer non pas une mais bien deux fois. Cette dernière darda sur lui un regard noir tandis qu'elle avalait tant bien que mal la préparation au chocolat qu'il lui avait enfoncé dans la bouche. Ceci fait, elle ferma les yeux quelques secondes, comme si ce qu'elle s'apprêtait à dire requérait de sa part une intense concentration puis vrilla ses pupilles dans celles du Serpentard avant de souffler :

- Tu es beau, Malefoy.

- Bah voilà ! Tu vois que ce n'était pas si compliqué de dire la vérité, ricana le blond en s'écartant finalement de la jeune femme.

Celle-ci se releva avec toute la dignité qu'il lui restait et snoba volontairement Drago lorsqu'il lui tendit la main pour l'aider.

- Ton père n'est qu'un idiot de la pire espèce, fit-elle remarquer à Scorpius.

Le Serpentard vit les yeux de son fils faire la navette entre Granger et lui, ne sachant décidément pas quel parti prendre. Aussi, Drago décida-t-il de reprendre de lui-même la parole.

- Oui, mais un bel idiot.

Et il embrassa la jeune femme sur la joue, la faisant rosir légèrement.

- Hum Granger, tu es vraiment délicieuse ce soir, fit-il en se léchant les lèvres.

Cela eut l'effet escompté puisqu'elle se retourna vers lui, un sourire amusé sur les lèvres avant de le frapper légèrement sur l'épaule en le traitant une nouvelle fois d'imbécile.

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Ils prirent finalement tous les trois la direction de la grande salle de bain afin de se débarbouiller.

- Papa ?

- Oui Scorp' ? fit distraitement son père pendant que la brune lui ôtait la mousse au chocolat qu'il avait dans le cou, lui provoquant de délicieux frissons.

- Est-ce qu'on peut rester dormir chez Hermione ce soir ?

Drago sentit les mains de la jeune femme se contracter légèrement contre sa peau, alors que lui-même se tendait. Cela devait paraître comme étant une question anodine aux yeux de l'enfant mais, pour eux, il s'agissait de tout sauf cela.

- Ça, il faut le demander à Granger, se défila-t-il.

Il avait parfaitement conscience que son comportement était lâche mais, après tout, la décision lui revenait à elle. La jeune femme savait parfaitement de quoi il retournait en ce qui le concernait. Il n'avait jamais voulu qu'elle mette un terme à leur « relation » et il n'y avait qu'elle qui pouvait décider de la reprendre. Un lourd silence s'installa durant lequel la Gryffondor ne fit plus aucun mouvement. Puis, comme si elle venait finalement de se mettre en accord avec elle-même, elle recommença à nettoyer la nuque de Drago avant de répondre d'une voix posée :

- Oui.

Inconsciemment, les épaules du Serpentard se relâchèrent.

- Cool ! Et, Hermione ?

- Oui ?

- Est-ce que tu pourras finir de me lire Blanche-Neige ?

Drago n'avait aucune idée de ce qu'était « Blanche-Neige » mais la joie qu'il vit sur le visage de son fils, occupé à se laver les cheveux à grandes-eaux, au moment où Granger accepta lui réchauffa le cœur. Tous les deux semblaient avoir créé des liens forts et le jeune homme devait avouer que cela ne l'étonnait, finalement, pas plus que cela. Granger et Scorpius avaient en effet beaucoup de points communs. Ils en avaient même tellement qu'après une seconde de réflexion, le blond se rendit compte que, d'un point de vue extérieur, le garçon passait très certainement plus pour le fils de la Gryffondor que pour le sien. Il fut profondément troublé mais n'eut pas le temps de réfléchir à la signification de tout ceci car son fils le serra brièvement dans ses bras.

- Bonne nuit, Papa.

- Bo-bonne nuit, Scorp', répondit-il en reprenant contact avec la réalité.

L'enfant partit seul dans la chambre afin de se mettre en pyjama tandis que la Gryffondor se nettoyait sommairement avant de le rejoindre pour lui lire ce fameux « Blanche-Neige ».

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Une fois qu'elle eut quitté la pièce, Drago prit une douche afin de se laver les cheveux puis se rendit dans le salon qu'il nettoya d'un coup de baguette. Il éteignit également la télévision qui était restée allumée durant leur « bataille » puis, pris d'un élan de curiosité, se rendit à pas de loup jusque devant la porte de la chambre de son fils. Cette dernière était entrebâillée et il pouvait clairement entendre le timbre doux et apaisant de Granger qui lisait.

Il ne la voyait pas, de là où il se tenait, mais percevait parfaitement Scorpius, allongé dans son lit, et dont les yeux ensommeillés se fermaient de plus en plus souvent. Puis, finalement, ses paupières se firent lourdes et il finit par s'endormir. La voix de Granger résonna encore quelques secondes avant que Drago ne perçoive distinctement un bruit de parchemin, suivit d'une chaise que l'on déplaçait et, enfin, la jeune femme entra dans son champ de vision. Toutefois, et malgré ce à quoi le Serpentard se fut attendu, elle ne prit pas immédiatement la direction de la sortie.

Il la vit en effet et avec stupéfaction, remonter les couvertures sur le corps du jeune blond, déposer un léger baiser sur son front puis éteindre la lumière de sa lampe de chevet avant de se diriger doucement vers la porte. Trop abasourdi pour réfléchir, Drago bondit en arrière au dernier moment mais il vit que la jeune femme n'était pas dupe et qu'elle avait bien compris qu'il l'observait depuis déjà quelques minutes.

Son visage prit une teinte légèrement rosée et elle baissa le regard, comme si elle avait été prise en faute. Encore plus surpris, Drago resta interdit pendant qu'elle passait près de lui à vive allure. Heureusement pour lui, son parfum lui effleura les narines lui faisant l'effet d'un électrochoc et, avant même d'y avoir réfléchi, il la saisissait par le bras. Elle le regarda en haussant un sourcil et le Serpentard dut déglutir avant de pouvoir prendre la parole.

- Attends-moi ici, s'il-te-plaît.

Il n'attendit pas sa réponse et prit la direction de la chambre de Scorpius. Tout comme Granger, il embrassa le front de l'enfant avant de lui murmurer « bonne nuit » et de ressortir en fermant délicatement la porte. La brune était toujours debout au milieu du couloir, l'air anxieux.

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Il s'approcha doucement d'elle avant de lever une main qu'il déposa lentement sur sa joue gauche. Elle ferma imperceptiblement les yeux et Drago se pencha jusqu'à embrasser sa mâchoire. Lorsqu'il se recula, la jeune femme dardait sur lui un regard interrogatif.

- Il te restait un peu de mousse, sourit-il.

- Oh...

Elle s'empourpra de nouveau avant de reprendre la parole.

- Je devrais aller prendre une douche.

Il acquiesça légèrement avant de faire retomber sa main, prenant le temps de caresser la peau douce de son visage du bout de ses doigts. Le silence s'installa quelque seconde entre eux avant que la jeune femme ne se retourne finalement afin de se rendre dans sa salle de bain.

- Granger ? l'interpella toutefois Drago.

Elle pivota sur elle-même.

- Oui ?

- Est-ce que... Est-ce que tu préfères que je rentre chez moi et que je ne revienne que demain matin ? demanda-t-il.

En face de lui, les lèvres de la Gryffondor s'étirèrent en un léger sourire et elle hocha la tête de gauche à droite. Drago lui retourna son sourire et la regarda partir. Mué par un sentiment d'allégresse, il retourna dans le salon d'un pas léger, pointa sa baguette sur la réserve d'alcool et se servit un verre de Whisky-Pur-Feu.

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Il était assis dans le canapé, sirotant sa boisson et le regard perdu dans le vide, lorsqu'un mouvement sur sa gauche le ramena sur Terre. Enroulée dans un peignoir noir, Granger l'observait, un sourcil arqué.

- Tu veux un verre ? lui proposa-t-il.

- Non, merci. Je préfère éviter l'alcool en ce moment.

Il lui fit signe qu'il comprenait alors qu'elle s'avançait dans la pièce. Drago la trouvait irrésistiblement attirante, les cheveux relevés en un chignon bâclé qui dégageait sa nuque qu'il savait douce tandis que son peignoir, qui semblait être fait de satin, épousait parfaitement les formes de son corps. Son bas ventre le chatouilla délicieusement et il préféra détourner le regard avant de se lever, de ranger la bouteille d'alcool, de déposer son verre dans l'évier et de sortir sa baguette.

- Qu'est-ce que tu fais ? s'étonna Granger en l'observant.

Pour toute réponse, il transforma le canapé en un lit une place ce qui eut pour effet de laisser la jeune femme particulièrement stupéfaite. Toutefois, elle ne fit aucun commentaire et s'approcha doucement de lui jusqu'à se tenir seulement à quelques petits centimètres. Aucun d'eux ne bougea puis, brusquement, elle se dressa sur la pointe des pieds, déposa un léger baiser sur sa joue et se recula de quelques pas.

- Bonne nuit, Malefoy.

- Bonne nuit, Granger, répondit-il sur le même ton.

Il la vit faire demi-tour et prendre le chemin de sa chambre, le laissant planté au milieu du salon comme un idiot. Oui, Drago se sentait comme un idiot. Parce qu'il n'avait absolument aucune idée de ce qu'il venait de se passer. Il aurait dû être particulièrement frustré qu'elle ne l'embrasse que de cette façon mais, contre toute attente, il se contentait de ce léger rapprochement. Pourquoi ? Parce que c'était elle qui gérait et qu'il savait pertinemment que, dorénavant, ce serait elle qui imposerait le rythme entre eux. Et c'était quelque chose qui le troublait plus qu'autre chose. Lui qui aimait pourtant toujours tout contrôler semblait se satisfaire des décisions de Granger…

Ce fut donc l'esprit plein de questionnements qu'il finit par s'endormir.

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Quelque chose de doux le frôlait et il avait l'impression que quelqu'un murmurait son nom. Malefoy. Malefoy. Malefoy...

- MALEFOY !

Drago ouvrit soudainement les yeux et il lui fallut quelques longues secondes avant de se souvenir de l'endroit où se trouvait. Il passa une main sur son visage pour chasser cette chose qui lui chatouillait le visage. On aurait dit des cheveux.

- Enfin ! soupira une voix que le Serpentard reconnut immédiatement.

Se focalisant sur ce qui se jouait sous ses yeux, il remarqua avec étonnement que Granger était penchée au-dessus de lui - ce qui expliquait ses cheveux sur son visage - mais qu'il y avait également Scorpius qui, un peu plus loin, arborait un visage fermé et légèrement effrayé.

Drago s'alerta immédiatement et tenta de s'asseoir pendant que Granger se détachait de lui.

- Qu'est-ce qu'il se passe ?! s'exclama-t-il en jetant un coup d'œil circulaire à la pièce, plongée dans la pénombre.

- Tu étais en train de faire un cauchemar, Papa, répondit Scorpius d'une voix faible. Tu hurlais. Tu… tu m'appelais.

Le cœur de Drago manqua un battement. Et soudain tout sembla lui revenir en mémoire. Il avait en effet rêvé de son fils, ou plutôt de la mort de ce dernier. Comme toujours, Voldemort en était l'instigateur mais ce rêve n'avait pas été semblable à ceux qu'il faisait habituellement… Non, quelque chose d'autre s'était produit mais il ne parvenait pas à mettre le doigt dessus.

- Et moi aussi, murmura Granger, au bout de quelques secondes de silence.

Les yeux du Serpentard s'agrandirent d'horreur. Il se souvenait à présent. Scorpius n'avait pas été le seul à tomber face au Seigneur des Ténèbres. Granger avait été là également. Elle avait tenté de sauver l'enfant et Voldemort l'avait tuée, elle aussi. Et Drago avait hurlé.

Complètement abasourdi, il resta muet de longues secondes et ne réagit même pas lorsque la Gryffondor raccompagna Scorpius jusqu'à sa chambre en lui promettant qu'elle allait s'occuper de lui.

}{

Lorsqu'Hermione revint, quelques minutes plus tard, Malefoy n'avait toujours pas bougé. Il était assis dans son lit, le corps en sueur et une expression consternée étirait ses traits. Aussi prit-elle place près de lui afin qu'il ait son visage en ligne de mire.

- Malefoy ? l'appela-t-elle doucement.

Il cligna légèrement des yeux, perdu dans ses pensées. Elle attrapa délicatement sa main, ce qui sembla le reconnecter à la réalité.

- Viens, murmura-t-elle en se levant, ses doigts toujours agrippés aux siens.

Comme un automate, il la suivit mais se figea brusquement lorsqu'ils pénétrèrent dans sa chambre, obligeant Hermione à se retourner.

- Viens, répéta-t-elle en tirant un peu plus fortement sur son bras.

Mais il semblait comme pétrifié alors la Gryffondor, qui préférait ne pas réfléchir davantage à ce qu'elle était en train de faire, le lâcha. Elle contourna le lit et alla se coucher, prenant soin d'ouvrir les draps pour le Serpentard, puis elle lui tourna le dos.

Le silence fut son seul compagnon pendant de longues minutes avant qu'elle ne sente le matelas s'affaisser légèrement, signe que le blond venait de s'asseoir près d'elle. Ne faisant toujours aucun mouvement, elle attendit qu'il s'allonge avant de se retourner vers lui. Il avait le regard perdu sur le plafond et ne semblait pas parvenir à se décontracter. Alors elle se rapprocha doucement de lui avant de venir se nicher au creux de son bras gauche.

Surpris, il tourna la tête vers elle et ils se regardèrent de longues secondes avant que, finalement, il écarte son bras afin qu'elle puisse poser sa tête sur son torse. La main gauche d'Hermione traça des arabesques invisibles sur son buste nu afin de le relaxer et il la serra un peu plus fortement contre lui.

Elle ne sut pas qui s'endormit le premier mais le fait était que tous deux finirent par tomber dans les bras de Morphée.

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Ce fut une sensation d'intense chaleur qui réveilla Hermione en ce dimanche matin. Clignant difficilement des yeux, elle s'aperçut que sa tête ne reposait pas sur son oreiller, comme à l'accoutumée, mais plutôt sur un bras à la peau pâle dont la main s'étendait un peu plus loin. Prenant peu à peu conscience de ce qui l'entourait, la jeune femme comprit que quelque chose de lourd reposait sur son flanc droit et lui enserrait la taille. Un autre bras.

Puis, soudain, tout lui revint en tête. La soirée avec Malefoy et Scorpius, le cauchemar du Serpentard, son invitation à dormir avec elle. Apparemment, elle s'était retournée dans son sommeil et le blond l'avait inconsciemment prise dans ses bras. Maintenant pleinement éveillée, elle arrivait à percevoir la moindre parcelle de son corps collé au sien et sentait même son souffle chaud qui se perdait sur sa nuque. Hermione frissonna légèrement et le blond resserra instinctivement sa prise autour de son corps. Au bord de l'étouffement, la Gryffondor tenta de se dégager de son étreinte le plus délicatement possible.

- Arrête de gesticuler, grogna Malefoy en l'attirant un peu plus à lui – si toutefois c'était encore possible - avant d'enfouir son visage dans ses cheveux.

Face à ce comportement si peu habituel, Hermione resta interdite et ne pensa même plus à « remuer » comme le disait si bien le Serpentard. Elle le sentit se déplacer légèrement, certainement afin de trouver une position confortable pour se rendormir mais il n'en eut pas l'occasion car des coups furent donnés contre la porte.

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- Papa ? appela Scorpius.

Le jeune Serdaigle était déjà réveillé depuis de longues minutes et avait décidé, après avoir lu quelques pages de son livre de contes, de partir à la recherche de son père pour prendre de ses nouvelles depuis son cauchemar de la veille. Scorpius savait qu'il arrivait très régulièrement à Drago de faire ce genre de mauvais rêves puisqu'il l'entendait parfois hurler depuis sa chambre lorsqu'ils étaient au Manoir. Pourtant, l'enfant avait eu l'impression que les « crises » de son père s'étaient taries au cours de ces derniers mois et il avait, de ce fait, été très étonné de l'entendre hurler de nouveau la nuit précédente. Il était arrivé sur les lieux presque en même temps qu'Hermione, qui était paniquée mais qui avait tout de même prit immédiatement la situation en main.

Hormis pour ce qui était de cet épisode, Scorpius avait été également étonné de découvrir que son père dormait dans un lit une place installé dans le salon d'Hermione. Et il avait été encore plus ahuri en remarquant que, ce matin, il ne s'y trouvait plus. Il l'avait cherché dans la cuisine ainsi que dans la salle de bain et s'était même rendu dans le bureau d'Hermione mais son père n'était visible nulle part et ce fut donc en désespoir de cause qu'il avait fini par toquer à la porte de la chambre de la jeune femme.

- Quoi ? entendit-il marmonner Drago derrière le panneau de bois, de toute évidence mécontent d'avoir été réveillé de la sorte.

- Je peux entrer ? demanda Scorpius en prenant son courage à deux mains.

Un long silence s'installa, finalement rompu par le Serpentard qui grogna. Son fils interpréta ceci comme un assentiment et actionna doucement la poignée. Il poussa ensuite la porte et se statufia sur place.

Son père lui tournait le dos et serrait contre lui une Hermione qui, en le voyant entrer, s'était prestement redressée et luttait à présent pour se dégager des bras du Serpentard. Ce dernier ne semblait pas vouloir bouger d'un pouce et gardait résolument la tête enfouit dans l'épaisse chevelure brune d'Hermione qui rosissait à vue d'œil. Tout d'abord interdit, le visage de Scorpius s'illumina rapidement d'un grand sourire. Que son père vienne lui redire une seule fois qu'il n'était pas amoureux d'Hermione après ça...

}{

La Gryffondor, quant à elle, était rouge de honte et se sentait terriblement mal à l'aise. Elle avait voulu se redresser à la seconde même où Malefoy avait autorisé son fils à pénétrer dans la pièce, afin d'adopter une position plus convenable, mais le Serpentard la gardait plaquée contre son torse de façon possessive si bien qu'aucun mouvement de sa part n'était envisageable. Elle parvint tout de même, après s'être dévissé la tête, à capter le regard de Scorpius lorsqu'il pénétra dans la pièce et elle s'empourpra encore davantage. Il avait un immense sourire aux lèvres comme si on venait de lui offrir un cadeau de Noël avant l'heure. Une lueur indéchiffrable passa dans son regard et il battit en retraite afin de les laisser seuls mais son père, qui ne pouvait pas le voir puisqu'ayant le visage enfoncé dans l'oreiller à défaut des cheveux d'Hermione, grogna de nouveau.

- Qu'est-ce que tu veux ?

- Oh... euh... Je voulais juste voir si tu allais mieux, avoua l'enfant d'une petite voix.

Avec étonnement, Hermione sentit la pression se relâcher autour de son corps et put enfin s'asseoir correctement alors que le Serpentard se relevait à son tour. Il posa ses yeux sur son fils qui, légèrement intimidé, baissa le regard.

- Ça va, répondit simplement Malefoy.

- Ça se voit... Enfin... non c'est pas ce que j'ai voulu dire... Enfin, euh, balbutia le jeune garçon.

Hermione, tout comme Malefoy, comprit qu'il faisait référence à la façon dont il venait de le trouver, allongé avec la Gryffondor dans ses bras et cette dernière rosit de gêne. Tandis que, contre toute attente, le blond se mettait à ricaner. Surpris, Scorpius releva la tête, visiblement décontenancé.

- Viens là, l'intima son père.

L'enfant lança un regard étonné à Hermione avant de s'exécuter. Il s'approcha du lit et Malefoy lui fit signe de s'y asseoir. Le Serpentard se détachera alors totalement d'elle et Hermione le vit se retourner vers son fils.

- Je sais que je t'ai fait peur cette nuit. Désolé, marmonna-t-il.

La bouche de Scorpius s'entrebâilla alors que les yeux de la jeune femme s'écarquillaient d'eux même. Malefoy qui s'excusait... c'était... c'était aussi rare que de voir le professeur McGonagall sourire. Mais l'ébahissement de la Gryffondor s'accentua encore davantage lorsqu'après avoir ébouriffé les cheveux de son fils, le blond se retourna vers elle pour lui présenter également ses excuses.

- Mais enfin qu'est-ce que vous avez, tous les deux ?! s'agaça-t-il en les voyant, une expression choquée imprimée sur leur visage.

- Bah c'est que... tu t'es excusé, Papa !

- Oui, et ?

Hermione vit le petit sorcier lui jeter un coup d'œil mi-amusé mi-désespéré et décida de prendre le relais.

- Et ça ne t'arrive pas souvent, rigola-t-elle.

- Oui eh bien ce n'est pas près de se reproduire si vous tirez cette tête là à chaque fois, se vexa Malefoy ce qui fit exploser de rire Hermione et Scorpius.

Il darda sur eux un regard noir, ce qui fit redoubler leur hilarité.

- Très bien, je vois. Eh bien puisque c'est ça, je m'en vais, répliqua le blond dans la parfaite imitation d'un enfant de cinq ans à qui on aurait refusé quelque chose.

- Oh ça va, Malefoy. Détends-toi, ricana Hermione.

Il lui lança un regard assassin mais ne bougea toutefois pas de là où il se tenait.

- On fait quoi aujourd'hui ? l'interrogea finalement Scorpius après avoir essuyé une larme qui s'était sournoisement glissée au coin de son œil pendant son fou rire.

- J'en sais rien et je m'en fous, répondit son père sur un ton glacial.

Il ne semblait pas avoir apprécié que son fils et Hermione se moquent de lui et la Gryffondor leva les yeux au ciel. Il pouvait avoir un comportement tellement immature parfois.

.

- Que diriez-vous d'un pique-nique ? proposa-t-elle sans vraiment réfléchir à ce qu'elle disait.

Elle se mordit aussitôt la lèvre en croisant le regard surpris que Malefoy posa sur elle.

- Un pique-nique ? reprit Scorpius en réfléchissant à la suggestion. Ouais, pourquoi pas, mais où ?

La jeune femme garda le silence et c'est finalement le Serpentard qui répondit.

- Pourquoi pas à la plage, chez nous ? fit-il à l'adresse de Scorpius.

- Oh ouais, cool ! T'es d'accord, Hermione?

La jeune femme se retrouva subitement avec deux paires d'yeux braquées sur elle et déglutit difficilement. Elle avait parfaitement compris que « chez nous » faisait référence à la demeure que Malefoy possédait en France et ce n'était pas l'endroit qui la dérangeait. Non, ce qui la faisait tiquer était plutôt le fait que cela serait la deuxième journée qu'elle passerait en compagnie de Malefoy et la troisième en compagnie du fils de ce dernier. Et, le plus surprenant, était que c'était elle qui avait proposé cela. Après tout, la question de Scorpius avait été adressé uniquement à son père... et c'est pourtant elle qui y avait répondu... s'intégrant de ce fait dans le programme de leur journée. Et, tout aussi surprenant, Malefoy n'avait fait aucun commentaire à ce propos et avait plutôt apporté son concours à cette idée farfelue…

OoOoOoO

C'est ainsi que Scorpius, Malefoy et elle se retrouvèrent, deux heures plus tard, les pieds dans le sable chaud de la côte française et le regard perdu sur la mer, relativement calme ce jour. La jeune femme sortit sa baguette et fit apparaître une grande nappe sur laquelle elle déposa le panier qu'elle avait consciencieusement préparé et qui contenait tout le nécessaire pour un parfait pique-nique en plein air. Ils s'étaient légèrement éloignés de la maison afin de profiter d'un endroit plus calme et propice à la baignade et, à peine furent-ils arrivés que Malefoy et Scorpius se débarrassèrent de leurs vêtements pour se retrouver en maillot de bain et se précipiter vers la Manche afin d'y piquer une tête avant le repas. Hermione, elle, préféra rester en retrait et entreprit de déballer ce qu'elle avait apporté.

Une fois que la nourriture fut éparpillée sur la nappe grise, la Gryffondor retira son débardeur afin de pouvoir profiter des rayons du soleil sur sa peau qu'elle trouvait beaucoup trop pâlotte à son goût. Elle conserva tout de même son short et s'allongea sur sa serviette pour bronzer un peu avant le retour de ces Messieurs. Le jeune Scorpius poussa alors de puissants cris, à intervalles plus ou moins réguliers, signe que son père lui faisait une frayeur ou venait tout simplement l'embêter.

Ses yeux étaient fermés et elle appréciait le léger coulis d'air qui passait de temps à autre le long de son corps lorsque tout devint noir autour d'elle. Surprise, Hermione rouvrit les paupières et resta bouche bée devant le spectacle – parce qu'il n'y avait vraiment pas d'autre mot pour cela – qui se jouait sous ses yeux. Malefoy était de retour. Il se tenait debout devant elle, le corps constellé de milliers de gouttelettes d'eau qui brillaient avec force grâce au soleil et soulignaient les muscles de son torse et de ses bras. Ses cheveux étaient plaqués en arrière et il dardait sur elle un regard si intense qu'Hermione se sentit frissonner délicieusement. Cela faisait, ce qui lui semblaient être des semaines qu'elle n'avait pas ressenti ça et son bas ventre la chatouilla agréablement.

Consciente qu'elle avait toujours la bouche entrouverte, Hermione s'empourpra et se redressa afin de ne plus avoir le Serpentard - et son corps irrationnellement divin - sous les yeux.

- Hum... tu as faim ? lui demanda-t-elle en toussotant légèrement afin de se redonner contenance.

- Je suis affamé.

Sa voix n'était qu'un souffle terriblement sensuel et la Gryffondor perçut immédiatement le double sens de ses paroles tant il insista sur le dernier mot. Préférant ne pas répondre, la jeune femme entreprit donc de lui tendre un petit plat dans lequel elle avait confectionné une salade composée. Il la remercia et appela son fils pour qu'il se joigne à eux.

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- Papa ? Je peux retourner me baigner ?

- Oui mais ne t'éloigne pas trop.

- Tu ne viens pas ? s'étonna Scorpius.

- Non, je vais rester ici.

- Ah… Bon, ok. A tout à l'heure, Hermione.

- Amuse-toi bien ! sourit la jeune femme.

Elle le regarda s'éloigner d'un pas rapide et entreprit de ranger quelque peu autour d'elle. Malefoy l'aida et, ceci fait, elle tira un livre de son sac et alla s'allonger sur le ventre. Elle avait décidé de finalement ôter son short afin d'avoir un bronzage uniforme et le Serpentard ne tenta même pas de dissimuler le regard fiévreux qu'il lui adressa pendant le processus.

Rosissant, Hermione s'était alors détournée et s'était allongée en tenant son menton d'une main tandis que l'autre maintenait son livre en place. A son plus grand étonnement, le blond s'installa sur sa propre serviette, à sa droite, et entreprit de s'y étendre sur le dos. Hermione ne bougea pas d'un millimètre. Premièrement parce que son roman était passionnant et deuxièmement car elle se sentait mal à l'aise lorsque ses yeux se posaient malencontreusement sur le corps du beau Serpentard. Aussi préférait-elle ne pas tenter de Diable et rester immobile.

OoOoOoO

Elle pouvait sentir son regard sur elle qui semblait lui brûler la peau plus que les rayons du soleil eux-mêmes. Mais elle tenait bon. Elle gardait ses yeux résolument braqués sur son livre, même si cela faisait déjà de longues minutes qu'elle en avait perdu le fil. Son cœur battait furieusement dans sa poitrine et son souffle se raréfiait progressivement.

Une main pâle entra alors dans son champ de vision et elle dut se mordre l'intérieure de sa lèvre pour ne pas soupirer d'aise lorsque les doigts glacés de Malefoy lui touchèrent l'épaule. Elle ne put, toutefois, réprimer un frisson et même si elle ne voulait pas tourner la tête dans sa direction pour vérifier, fut presque certaine qu'il avait souri. Ses doigts remuèrent alors légèrement et sa main glissa lentement le long de son biceps. Puis elle remonta et il entreprit de lui caresser le haut du dos.

Les doigts de Malefoy sur sa peau. La peau de Malefoy contre la sienne. Voilà tout ce à quoi Hermione parvenait à penser. Elle tentait tant bien que mal de ne pas frissonner à chaque fois qu'il descendait légèrement le long de sa colonne vertébrale mais ne produisit qu'une bien piètre performance. Sa peau était à présent couverte de chair de poule, malgré la chaleur de cette journée de septembre, et elle ferma les yeux, se concentrant sur sa respiration.

Puis, soudain, cette dernière se bloqua. Sans qu'elle l'ait aperçu, Malefoy s'était approché d'elle et déposait à présent un léger baiser sur son épaule droite pendant que sa main se plaçait avantageusement au creux de ses reins. La Gryffondor avait l'impression de s'être pétrifiée. Son souffle devint erratique et elle garda ses paupières résolument closes. Les lèvres du blond la quittèrent finalement et Hermione pensa qu'elle allait pouvoir se remettre à respirer correctement mais se trompa lourdement. Quelques dixièmes de secondes plus tard, la bouche de Malefoy retrouvait le chemin de sa peau sauf qu'il avait délaissé son épaule pour sa clavicule. Elle arrivait même à sentir ses cheveux blonds lui chatouiller légèrement la joue alors que son parfum l'envahissait à chaque inspiration.

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Il était à présent parvenu au creux de son cou et la jeune femme avait l'impression que son corps s'embrasait de toute part. Elle ne bougeait toujours pas mais avait de plus en plus de mal à ne pas pivoter la tête d'un quart de tour vers la droite pour que ses lèvres rencontrent celles de l'homme qui avait été son amant pendant quelques semaines.

Alors qu'il l'embrassait dans le cou, Hermione sentit la langue du Serpentard se glisser entre ses lèvres avant d'entreprendre l'ascension de sa jugulaire. La Gryffondor frissonna, se mordit l'intérieur de la bouche et ouvrit les yeux. Tout son corps semblait en feu et elle n'avait plus envie que d'une chose : embrasser Malefoy. Et c'est ce qu'elle s'apprêtait à faire lorsque...

- PAPA ! hurla Scorpius depuis la Manche.

A sa droite, Hermione sentit le blond se contracter avant de s'éloigner lentement.

- Je vais le noyer, ragea-t-il entre ses dents. Par Merlin, je vais noyer ce gamin !

La jeune femme réprima un léger sourire tandis que Malefoy partait rejoindre son fils. Elle s'autorisa alors un long soupir une fois qu'il fut suffisamment éloigné. Ces dernières minutes avaient été particulièrement intenses et Hermione n'en retirait qu'une chose : si Malefoy l'assaillait de nouveau de la sorte, elle ne résisterait pas.

Elle n'y parvenait pas. Lorsqu'il faisait ce genre de chose, c'était comme si son esprit se déconnectait et laissait le champ libre à son corps pour qu'il s'exprime et la manipule comme il le désirait. Et son corps désirait celui de Malefoy... Elle désirait Malefoy. Comme avant. Peut-être même plus. Elle ne savait pas. Elle ne savait plus. Elle ne voulait pas savoir. Elle ne voulait plus savoir.

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Perdue dans ses pensées, qui avaient fait leur grand retour à la seconde même où le Serpentard s'était éloigné, la jeune femme n'entendit pas ce dernier arriver dans son dos. Elle se mit donc à crier, mi-surprise mi-inquiète, lorsqu'elle se sentit quitter le sol. Avant qu'elle n'ait pu comprendre ce qui lui arrivait, Malefoy la plaquait sans ménagement sur son épaule l'emportant, comme si elle était un vulgaire sac de pommes de terre, en direction de l'océan. Prenant finalement conscience de ce qu'il avait l'intention de faire, Hermione se débattit, le frappant avec ses poings et ses jambes autant qu'elle le pouvait.

- Lâche-moi, Malefoy ! s'époumona-t-elle pour la cinquième fois, sa voix partant dans les aigus.

Il se contenta de ricaner. Soudain, ses pas étouffés par le sable se muèrent en clapotis et la jeune femme comprit qu'ils arrivaient aux abords de l'eau. D'autres pas se joignirent à ceux du Serpentard et Scorpius finit par entrer dans le champ de vision de la jeune femme.

- Qu'est-ce que tu fais, Papa ? l'interrogera le garçon en fronçant les sourcils devant l'air irrité d'Hermione.

- Je trouve que Granger a assez profité du soleil. Il est temps qu'elle se rafraîchisse. Il ne faudrait pas qu'elle fasse une insolation… N'es-tu pas d'accord ?

- Euh...

L'enfant, qui avait apparemment beaucoup de mal à prendre parti, resta muet et suivit son père qui s'enfonçait dans la mer. Les vagues léchèrent rapidement les pieds et les mains d'Hermione qui poussa un petit gémissement.

- C'est glacé ! Je ne veux pas me baigner là-dedans !

- Toujours à exagérer les choses, hein Granger ?

- Tais-toi, Malefoy ! Ramène-moi !

- Non, je n'en ai pas très envie. En fait, j'ai plutôt envie de piquer une tête, ajouta-t-il après une seconde de silence.

Et avant que la Gryffondor n'ait pu faire, dire ou penser quoique ce fut, il se jetait à l'eau la tête la première en l'entraînant avec lui.

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Face à l'impulsivité de son mouvement, Hermione eut le souffle coupé et manqua, une fois totalement immergée dans l'eau, de boire la tasse. Elle se débattit de plus belle entre les bras de Malefoy qui consentit, finalement, à la ramener à la surface.

- NON MAIS ÇA VA PAS LA TETE ! s'insurgea-t-elle en le frappant violemment au torse.

Elle rageait, le frappait et lui... il venait d'éclater de rire. La jeune femme en fut si surprise qu'elle laissa retomber ses poings contre le torse de Malefoy et le regarda étrangement. Il ne se laissait que très – trop – rarement aller à ce genre de désinvolture. Aussi resta-t-elle immobile pendant qu'il la tenait toujours contre lui. A quelques brasses d'eux, Scorpius s'était également arrêté et regardait son père. Dos à ce dernier, ses yeux rencontrèrent ceux d'Hermione et il lui fit un grand sourire accompagné d'un clin d'œil complice avant de replonger dans la mer. Cela faisait maintenant de longues secondes que le blond ricanait et Hermione commençait à trouver le temps long... Surtout qu'elle avait la désagréable impression qu'il se moquait d'elle.

- Veux-tu bien arrêter de rigoler, s'il-te-plaît ? lui demanda-t-elle sur un ton pincé.

Pour toute réponse, son hilarité redoubla. Agacée, la Gryffondor tenta de se dégager de son étreinte afin de nager vers le rivage mais il ne la lâcha pas.

- Malefoy soit tu arrêtes de ricaner comme un enfant de cinq ans, soit tu me lâches !

- Oh... ça va, Granger ! Et puis tu n'as pas vu ta tête !

La Gryffondor fronça les sourcils, irritée mais également inquiète.

- Et qu'est-ce qu'elle a, ma tête ?! demanda-t-elle brusquement en se palpant le visage et les cheveux, pensant qu'une algue disgracieuse c'était peut-être accrochée dans sa tignasse brune.

Puis elle comprit subitement ce qui faisait tant rire le Serpentard. Emportée par son envie de rabrouer Malefoy après qu'il l'ait immergé sans son consentement, la jeune femme ne s'était même pas rendue compte que ses cheveux, à présents mouillés et donc beaucoup plus raides qu'à l'ordinaire, s'étaient tout bonnement retrouvés à lui manger une bonne partie du visage. Maintenant qu'elle en prenait conscience, il s'avérait effectivement qu'un épais rideau brun et trempé l'empêchait de voir correctement. Toutefois – et malheureusement – elle parvenait toujours à très bien distinguer cet idiot de Malefoy au travers de ses mèches folles. Elle darda alors sur lui un regard irrité. Ses cheveux étaient plaqués sur son visage et dégoulinaient lentement... ok... Mais il n'y avait véritablement pas de quoi rire ainsi !

Vexée, la jeune femme le repoussa violemment et entreprit de s'immerger une nouvelle fois dans l'eau salée afin de replacer correctement ses cheveux à l'arrière de son crâne. Ceci fait, elle n'accorda pas un seul regard au blond et nagea jusqu'à la plage. Elle avait à peine parcouru un mètre que des bras puissants l'enserrèrent au niveau de la taille avant de la tirer en arrière. Hermione se retrouva le dos plaqué contre le torse du blond. Elle n'avait pas pied, contrairement à lui, et se contenta donc de s'appuyer sur les avant-bras qu'il avait passé autour de son ventre pour se maintenir à la surface.

- Je t'ai vexée ? susurra-t-il lascivement à son oreille.

Hermione réprima un frisson mais ne pipa mot.

- Granger ?

- ...

- Tu sais... tu es belle, même les cheveux tout mouillés et en bataille, murmura finalement Malefoy en l'embrassant juste au-dessous de l'oreille.

Cette fois-ci, le corps de la Gryffondor frémit et ce n'était certainement pas à cause de la température de l'eau qui s'avérait, en définitive, pas si réfrigérante que cela. Le nez de Malefoy était toujours collé contre la peau sensible de son cou et Hermione pouvait sentir sa respiration s'y répercuter.

- Granger ?

- Hum... fit-elle distraitement.

Profitant de ce moment de relaxation, elle avait fermé les yeux, se concentrant exclusivement sur l'odeur iodée de la mer, les clapotis de l'eau et le souffle brûlant de Malefoy sur sa peau.

- Il faut que je te parle de quelque chose, déclara Malefoy en soupirant très légèrement.

Interloquée, Hermione rouvrit les yeux et se retourna dans ses bras. Il la laissa faire et elle haussa un sourcil, lui signifiant qu'il avait toute son attention.

- Scorpius va venir te voir pour te demander de nous accompagner demain, à Poudlard, lâcha-t-il de but en blanc.

Stupéfaite puisqu'elle ne s'attendait absolument pas à ce genre de révélation, Hermione resta interdite quelques secondes.

- Pour-pourquoi tu m'en parles ? demanda-t-elle, légèrement perplexe.

- Pour que tu aies le temps d'y réfléchir.

- Ah... euh c'est à dire que... je travaille demain matin... répondit-elle d'une toute petite voix.

- Ça, je le sais.

Il la regardait, une lueur indéchiffrable au fond des yeux et Hermione fronça légèrement les sourcils.

- Je ne suis pas certaine de comprendre, Malefoy...

- Qu'est-ce que tu ne comprends pas ?

- Ta position par rapport à tout ceci.

- Ma position ? répéta-t-il en arquant un sourcil.

- Oui... est-ce que c'est un test ?

- Pardon ?!

Hermione soupira.

- Dis-moi plutôt ce que tu veux que je réponde...

- Euh... Granger, là c'est moi qui ne comprends plus rien, avoua le Serpentard.

- Pour que tu veuilles m'en parler d'abord, c'est parce que tu comptes me pousser à prendre telle ou telle décision. Alors dis-moi directement ce que tu veux que je réponde à ton fils, soupira-t-elle.

Auparavant marqué par l'étonnement, son visage se contracta soudainement en une expression agacée.

- Je ne veux rien. Enfin si, j'aimerais que tu viennes avec nous mais ça n'est certainement pas la raison pour laquelle je t'en ai parlé en premier.

- Tu veux que je vienne ?! se stupéfia la jeune femme.

- Oui.

- Pourquoi ?

- Parce que.

- Malefoy...

- Écoute Granger, on s'en fout de ce que je veux. La question est : est-ce que tu viendras, ou pas ?

La Gryffondor garda le silence. Les Malefoy souhaitaient qu'elle les accompagne le lendemain à Poudlard pour les excuses publiques que prononceraient James Potter et Ted Lupin. Bon... que Scorpius souhaite qu'elle soit là ne l'étonnait finalement pas plus que cela. Mais en ce qui concernait le père de ce dernier... Hermione devait avouer qu'elle était surprise. L'événement ne réunirait que les élèves de Poudlard et les parents des élèves concernés par cette histoire. Soit Ginny et Harry pour James, Andromeda Tonks pour Teddy et Malefoy pour Scorpius. Elle n'avait donc absolument aucune raison de se rendre là-bas. Pourtant, plus elle y réfléchissait, plus elle pensait le contraire.

Tout d'abord, c'était à elle que le jeune Serdaigle avait fait appel lorsqu'il ne voulait plus sortir des toilettes de Poudlard. Ensuite, c'était certainement en grande partie grâce à sa présence qu'il avait fini par avouer ce qu'il se passait dans sa vie d'élève depuis quelques semaines. Hermione ressentait également une profonde et sincère affection pour cet enfant. Et, enfin, le père et le fils réclamaient tout deux sa présence... Oui, plus elle y réfléchissait, plus Hermione se disait qu'elle avait toutes les raisons de les accompagner le lendemain. Pourtant, cette perspective la rendait mal à l'aise. Et elle savait pertinemment pourquoi... Parce que ce genre de chose les ferait passer pour une famille à part entière aux yeux d'autrui.

- Je... je dois travailler demain matin, répéta Hermione d'une voix mal assurée.

Il ne s'agissait là que d'une piètre excuse, elle en avait parfaitement conscience, mais pour rien au monde elle n'aurait fait part de ses réflexions à Malefoy.

- Je peux arranger ce détail... enfin, s'il n'y a que ça qui te retient, ajouta-t-il en plantant son regard d'acier dans le sien.

Hermione se sentit pâlir et Malefoy dut percevoir son trouble car il l'attira un peu plus à lui, approchant ses lèvres de son oreille.

- Réfléchis-y, c'est tout ce que je te demande. Scorpius viendra te poser la question plus tard, tu pourras lui donner ta réponse à ce moment-là.

La jeune femme déglutit et acquiesça.

OoOoOoO

- Merci Hermione ! s'exclama Scorpius avant de venir l'enlacer.

La Gryffondor sourit et lui caressa affectueusement le dos. Sentant un regard braqué sur elle, Hermione releva la tête et croisa les yeux gris de Malefoy. Un léger sourire flottait sur ses lèvres et il lui souffla à son tour un « merci ».

OoOoOoO

- Salut Hermione, l'accueillit Scorpius d'une voix morne.

- Quelque chose ne va pas ? s'inquiéta immédiatement la Gryffondor en s'avançant dans le vestibule du Manoir.

- Je n'ai pas envie de retourner à Poudlard. Je veux rester avec vous, soupira le blond.

La jeune femme sentit son cœur se serrer dans sa poitrine. En ce lundi matin, Scorpius, Malefoy et elle devaient se rendre au collège moins d'un quart d'heure plus tard et, de toute évidence, le Serdaigle redoutait d'y remettre les pieds.

- Je comprends, assura Hermione en se baissant pour être à sa hauteur. Mais ça sera différent maintenant. Plus personne ne t'embêtera et tu pourras véritablement te concentrer sur tes études comme cela aurait dû être le cas depuis le début.

- Oui je sais... mais... vous allez me manquer.

Il baissa le regard et la jeune femme ne résista pas à l'envie de le serrer contre elle.

- Tu vas me manquer à moi aussi, avoua-t-elle. Et je sais que ton père, même s'il ne l'avouera jamais, n'a pas plus envie que toi de te voir repartir.

Scorpius ne répondit pas mais la serra un peu plus fort. Émue face à ce geste tendre, Hermione tenta le plus possible de refouler les larmes qui lui montaient progressivement aux yeux. Heureusement, ce fut le moment que choisit Malefoy pour descendre l'escalier et les retrouver.

La jeune femme lui adressa un léger sourire auquel il répondit.

- Scorp', il va être temps de partir, fit savoir son père.

Lentement, l'enfant se détacha des bras d'Hermione avant d'aller récupérer sa grosse valise dans le salon. Il la confia à Malefoy qui la réduisit et la glissa dans sa poche. Ils sortirent ensuite sur le perron de la porte, que le Serpentard referma magiquement, puis ce dernier attrapa la main de son fils afin de transplaner.

Hermione, qui s'apprêtait à transplaner seule, se figea lorsque Scorpius lui attrapa à son tour la main, se plaçant ainsi au milieu des deux adultes. La jeune femme jeta un coup d'œil à Malefoy qui semblait lui-même légèrement déstabilisé. Il finit cependant par se reprendre et les fit transplaner tous les trois devant les grilles du château.


Eh oui... les choses se confirment petit à petit entre Hermione et Drago ! Notre Gryffondor semble prête à réintégrer le blond dans sa vie et lui, semble prêt à lui laisser tout le temps nécessaire pour le faire.

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Je me doute que certains s'attendaient à un baiser (voire peut-être même plusieurs...) alors j'espère que vous me pardonnerez…

Mais nous avons tout de même eu droit à de beaux moments partagés entre nos trois protagonistes préférés. D'ailleurs, Hermione a fini par en être perturbée en se rendant compte de l'image qu'ils pouvaient renvoyer, c'est à dire celle d'une « famille ». Espérons que sa réaction demeurera relativement « calme » et qu'elle (ou Drago) ne prendra pas « peur » ! :)

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Voilà ! Comme toujours et encore un peu plus après ce chapitre et la nette baisse des reviews laissées pour les précédents, j'attends vos retours avec beaucoup d'impatience ! ;)

Plein de bisous et à mercredi pour le prochain chapitre,

Chalusse

PS : pour ceux qui souhaitent suivre les posts sur FB, je mets directement le lien du chapitre quand je vous annonce la publication pour que ce soit plus simple pour vous.