Bonjour à tou(te)s !
Comme pour chaque publication, je commence par remercier du fond du cœur l'ensemble de mes revieweurs/euses. Vous êtes vraiment tous au top ! Merci, merci, merci pour tout ! :)
Ensuite,[/!\] je vous informe qu'il n'y aura pas de publication dimanche ! La raison est toute simple : je n'aurai pas suffisamment de temps pour préparer mes deux publications sur les deux sites et je privilégierai l'autre puisque je n'y fais qu'une MAJ hebdomadaire. Disoulée ! :( [/!\]
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RàRs anonymes :
Bellasidious : Encore une fois, tes mots me touchent énormément. Tes reviews sont, pour moi, un pur bonheur à lire et je te remercie du fond du cœur. :) Je suis ravie que tu aies apprécié le cadeau de notre cher Scorpinou pour Hermione. Il est effectivement un enfant très mature et surtout extrêmement sensible. Ça me fait plaisir que le comportement de Drago t'ait plu également et j'espère que tu continueras à l'apprécier et que cette fic' continuera à te faire voyager. C'est véritablement très gratifiant d'apprendre qu'elle te permet de t'évader. Vraiment c'est… juste ouf. Je suis très touchée.
Je te remercie donc, une nouvelle fois, du fond du cœur pour ta review. Je t'envoie plein d'ondes positives, de courage et de bisous. A très vite et encore merci à toi. :)
Guest : Ça me fait super plaisir que le dernier chapitre t'ait autant plu et je suis ravie que tu aies apprécié le cadeau de notre petit Scorpinou-chéri. :) Effectivement, les Dramione ont de nouveau succombé l'un à l'autre et ce à un degré supérieur que précédemment puisque, cette fois-ci, ils ont fait l'amour… Il faudra donc voir si cette distinction apporte un réel changement dans leur « relation »… ou pas ;). Je te remercie très chaleureusement pour ta nouvelle review et je te dis à très bientôt ! Bisous ! :)
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J'ai pu remarquer, depuis quelques chapitres, que plusieurs lecteurs(trices)/revieweurs(euses) pensaient que Drago et/ou Hermione était amoureux(euse) (l'un) de l'autre. Alors petite précision : ce n'est pas le cas ! Ils se portent de l'intérêt (^^), du respect et une certaine forme d'affection mais ils ne sont PAS amoureux. (Ne vous inquiétez pas vous le saurez si cela doit arriver/quand cela arrivera...). )
Voilà pour cette petite précision. Alors comment les choses vont-elles se dérouler à présent que les Dramione ont officiellement fait l'amour ? Eh bien c'est ce que je vous propose de découvrir avec ce nouveau chapitre ! :)
J'espère qu'il vous plaira ! Je vous souhaite une très bonne lecture et je vous dis à tout à l'heure pour la note de fin !
Seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR.
Chapitre 36 : La balade de la Gryffondor et du Serpentard
Hermione peina à émerger de son sommeil en ce samedi matin. Une fois que cela fût fait, elle ne parvint toutefois plus à se rendormir et amorça un demi-tour sur elle-même, sous les draps. Malefoy était sur le ventre, la tête tournée dans sa direction. Il avait passé un bras autour de la taille de la Gryffondor, lui tenant chaud toute la nuit.
Hermione sourit avant de passer ses doigts dans les cheveux blond de son amant. Sa respiration régulière prouvait qu'il dormait encore et elle lui trouva un air très attendrissant. Malefoy ne laissait tomber son masque qu'en de très rares occasions et son sommeil en était une. Aussi Hermione profita-t-elle encore quelques minutes du spectacle qu'il lui offrait avant de se dégager délicatement de son étreinte. Une fois sur ses pieds, elle s'étira et enfila un peignoir par-dessus son pyjama - ayant eu la lucidité de revêtir ce dernier la veille au soir, avant de sombrer dans le sommeil. Il semblait cependant que le bout de tissu soit devenu son peignoir puisqu'il était toujours à sa taille et n'avait pas bougé depuis sa dernière visite.
La jeune femme attrapa ensuite sa baguette et partit en direction de la cuisine. Elle se prépara une grande tasse de café fumant et en laissa de côté pour Malefoy lorsqu'il la rejoindrait. Ayant une petite fringale, la Gryffondor se mit à fouiller dans les placards. Le Serpentard semblait avoir eu la présence d'esprit de les remplir avant leur arrivée, aussi trouva-t-elle tout ce dont elle avait besoin. Son pain grillé, sa confiture, sa tasse de café et son verre de jus d'orange lévitant autour d'elle, Hermione se rendit dans le salon et s'assit autour de la large table en bois. Elle petit-déjeuna rapidement avant de nettoyer ce qu'elle avait sali et de ranger ce qu'elle avait sorti.
Ceci fait, et voyant que Malefoy jouait toujours à la marmotte, Hermione décida d'aller rédiger un courrier de remerciements pour Scorpius. Elle se souvenait que le père de ce dernier possédait un bureau à l'étage, dans la bibliothèque, et s'y rendit dans l'espoir de dénicher un parchemin et une plume. La pièce était plongée dans la pénombre lorsqu'elle s'y présenta. La jeune femme tira donc sa baguette de la poche de son peignoir avant d'amorcer un léger mouliner du poignet. Aussitôt, les volets s'écartèrent d'eux-mêmes et une clarté relative traversa la pièce. Relative car, en ce vingt septembre, il pleuvait des cordes sur la côte française. La Gryffondor fit un peu la moue mais, en bonne anglo-saxonne, avait l'habitude. L'été laissait lentement place à l'automne et le soleil se raréfierait donc en conséquence.
Soupirant en voyant les torrents qui s'abattaient sur la mer et dans le jardin, elle détourna le regard de la fenêtre. Sans s'en rendre compte, elle avait traversé toute la pièce afin d'avoir une vue d'ensemble sur la propriété des Malefoy et fut contrainte de faire demi-tour pour retourner vers le bureau du Serpentard. Elle trouva tout ce dont elle avait besoin, minutieusement rangé dans l'un des tiroirs, et sourit. Elle n'aurait jamais imaginé que Malefoy puisse être si soigneux. Quoique, finalement, elle avait l'impression d'en découvrir chaque jour davantage à son sujet, alors... Chassant le blond de son esprit, Hermione se concentra plutôt sur la lettre qu'elle allait écrire au fils de ce dernier.
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Au terme de ce qui semblait être ses millièmes remerciements, Hermione déposa finalement sa plume sur le bureau avant de faire une relecture rapide de sa missive. Totalement plongée dans ce qu'elle faisait, elle n'entendit pas les légers raclements de gorge qui provenaient du seuil de la porte.
- Granger ? l'interpella finalement une voix masculine.
Surprise, la jeune femme sursauta avant de se retourner vivement tout en se plaçant une main sur le cœur.
- Malefoy ! s'exclama-t-elle. Tu m'as fait peur !
- C'est bien ce que je vois... Qu'est-ce que tu fais là ?
Une tasse dans les mains, un pantalon en flanelle noir et un pull gris anthracite sur le dos, il devait être réveillé depuis quelques temps maintenant. Ses cheveux étaient même encore parsemés de gouttelettes d'eau, signe qu'il sortait de la douche. Se rendant compte qu'elle ne lui avait toujours pas donné de réponse, Hermione se mordilla la lèvre.
- Je cherchais simplement du parchemin et une plume… Je voulais envoyer une lettre à Scorpius.
Il ne sembla pas étonné une seule seconde et se détacha du chambranle de la porte, sur lequel il s'était nonchalamment appuyé, avant de s'avancer vers elle.
- Laisse-moi la signer également.
- Pardon ? tiqua Hermione.
- La lettre pour Scorpius, laisse-moi la signer avec toi.
- Pourquoi ? demanda-t-elle en fronçant légèrement les sourcils.
Un « tu verras » énigmatique fut sa seule réponse mais elle le laissa tout de même faire, ne comprenant pas vraiment le but de la manœuvre.
- Au fait, merci pour le café, reprit Malefoy après avoir apposé quelques lignes en plus de sa signature sur la lettre d'Hermione.
Elle lui fit signe que ce n'était rien avant de cacheter le parchemin.
- Tu as un hibou ici ? se renseigna la Gryffondor.
- Non. Je ne l'ai pas apporté avec moi. Mais toi tu en as un à présent... ajouta-t-il en lui faisant un clin d'œil un peu moqueur.
- Bacchus est à l'appartement et...
Hermione jeta un coup d'œil à ses vêtements. Ou plutôt son peignoir. En soi, qu'elle transplane dans cette tenue n'était pas foncièrement dérangeant mais elle préférait tout de même s'habiller un peu plus avant cela. Pourquoi ? Elle ne savait pas vraiment. Peut-être tout simplement son esprit de contradiction qui se manifestait...
Toutefois, Malefoy ne lui laissa même pas le temps de se lever de son siège et transplana avant de revenir, l'imposante cage de son hibou dans les bras. Il le déposa au sol puis entrebâilla une fenêtre pendant qu'Hermione ouvrait la cage de l'oiseau qui lui adressa un hululement appréciatif, lui faisant comprendre qu'il était heureux de se dégourdir un peu les ailes. La jeune femme attacha la lettre à sa patte – non sans avoir omis d'y jeter un sort pour éviter que le parchemin n'arrive détrempé à destination - avant de porter le hibou jusqu'à la fenêtre et de le laisser s'envoler sous la pluie.
- Scorpius sera heureux de voir que c'est son « cadeau » qui lui apporte ta lettre, assura le blond tandis qu'Hermione refermait la fenêtre.
- Je persiste à dire que c'est beaucoup trop comme « cadeau », martela la jeune femme ce qui eut pour effet de lui faire lever les yeux au ciel.
Il ne lui répondit même pas et repartit plutôt en direction du rez-de-chaussée, Hermione sur ses talons. Il alla déposer sa tasse vide dans l'évier avant de se tourner vers elle.
- Avec tout ceci, je ne t'ai même pas dit bonjour, dit-il.
Un peu surprise, Hermione arqua un sourcil. Il sourit avant de s'approcher d'elle à pas mesuré. Elle pensa qu'il allait s'arrêter devant elle mais il n'en fit rien et continua à avancer jusqu'à se pencher. Ses lèvres froides rencontrèrent les siennes et Hermione fut si surprise qu'elle ne bougea pas d'un millimètre. Malefoy se contenta d'un chaste baiser avant de se reculer légèrement, une lueur amusée au fond des yeux.
- Bonjour, Granger.
- Bon...bonjour Malefoy, répondit-elle après une légère hésitation, toujours un peu sonnée.
Souriant, il la dépassa et se rendit dans le salon. Ne sachant pas vraiment l'attitude qu'elle devait adopter en pareille circonstance, Hermione le suivit. Il observait la pluie au travers des baies vitrées, l'air particulièrement agacé.
- Qu'est-ce que tu veux faire aujourd'hui ? s'enquit-il au bout de quelques secondes, sans toutefois se retourner vers elle.
- Oh... euh... bredouilla la jeune femme, qui ne s'attendait pas à une telle question.
La journée ne faisait que commencer et son anniversaire était passé... elle pensait donc tout simplement rentrer chez elle. De toute évidence, Malefoy n'était pas du même avis, auquel cas il ne lui aurait pas demandé cela.
- Je ne sais pas, répondit-elle finalement.
- Nous aurions pu aller nous promener. Je sais que tu as déjà visité une partie de la ville avec mon fils mais...
Il s'interrompit avant de reprendre :
- De toute façon avec cette pluie, il vaut mieux trouver autre chose, bougonna-t-il finalement.
Sa voix était quelque peu hésitante à son tour, ce qui étonna Hermione. Lui qui était pourtant si sûr de lui en toute occasion… Était-ce la perspective de lui proposer une activité de la sorte qui le rendait mal à l'aise ? C'était très probable. Elle-même avait beaucoup de mal à s'imaginer, flânant dans les rues au bras de Drago Malefoy... Cela faisait trop... trop... Hermione préféra ne pas terminer sa phrase et alla plutôt se poster près de lui.
- Tu sais, je ne suis pas en sucre. Je n'ai pas peur d'un peu de pluie.
Il pivota vers elle avant de la dévisager. La Gryffondor resta de marbre et continua à observer l'extérieur.
- Bon euh... eh bien... dans ce cas...
- Je vais aller prendre une douche et m'habiller, termina Hermione en se retournant finalement vers lui, un mince sourire flottant sur ses lèvres.
Il hocha la tête.
- Oui, tu n'as qu'à faire ça.
Le voir aussi mal à l'aise amusa grandement Hermione. Bien entendu, elle non plus n'était pas à cent pour cent détendue - c'était le moins que l'on pouvait dire - mais elle joua tout de même le jeu. A présent que Malefoy avait proposé cette sortie et s'était montré si penaud, la Gryffondor avait très envie de voir jusqu'où il serait prêt à aller avant de faire machine arrière. Elle comptait s'en amuser tout au long de la journée, faisant fi de ses propres réticences.
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Une fois sous la douche, Hermione s'autorisa à réfléchir. Ni l'un ni l'autre n'avait parlé ce qu'il s'était passé la veille et c'était tant mieux selon elle. « Faire l'amour avec Drago Malefoy » trois fois de suite était déjà suffisamment perturbant sur le moment pour qu'ils abordent, à nouveau, le sujet le lendemain. Bon... bien évidemment, la Gryffondor n'avait pas pu s'empêcher de remarquer qu'une « légère » gêne s'était installée entre eux mais elle espérait qu'elle se dissiperait au fil de la journée. La jeune femme envisageait sans mal que Malefoy soit également mal à l'aise vis-à-vis de cela. Après tout, ils n'avaient jamais été aussi proches que la veille et ce genre de comportement était tout sauf anodin... Surtout entre eux. Et en se réveillant ce matin-là, la jeune femme avait craint que le Serpentard regrette et la rejette dans un sursaut d'orgueil. Aussi se sentait-elle extrêmement soulagée de constater que ce n'était pas le cas. La preuve en était qu'il lui avait même proposé une activité très... trop... Elle ne parvint toujours pas à poser un mot sur la situation. Enfin c'était dans la continuité de leur rapprochement de la veille et, même si la Gryffondor se posait mille et une questions, notamment parce qu'elle avait du mal à savoir ce que Malefoy avait réellement en tête, elle était tout de même satisfaite. Elle aurait très mal vécu qu'il la rejette. D'autant plus que depuis qu'elle était éveillée, elle espérait secrètement qu'ils passent la journée ensemble. Bien qu'elle doive tout de même avouer que cette « promenade » l'angoissait quelque peu...
Se fustigeant mentalement pour toujours se poser des tas de questions auxquelles, de toute façon, elle ne pouvait pas trouver les réponses seule, Hermione arrêta de tergiverser et s'empressa de se laver les cheveux, ce qu'elle n'avait pas eu le courage de faire la veille au soir.
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Une bonne demi-heure plus tard, elle retrouvait Malefoy qui était attablé, La Gazette du Sorcier entre les mains.
- Quelque chose d'intéressant ? demanda Hermione en entrant dans la pièce et en désignant le journal d'un mouvement de tête.
- Non, répondit-il laconiquement avant de refermer ledit journal et de se lever.
Il détailla sa tenue et Hermione se sentit rosir. Elle avait toujours l'impression qu'il passait son corps au rayon X lorsqu'il agissait ainsi. Il ne fit aucune remarque et alla plutôt s'emparer de sa veste. Au vu du temps, et surtout de leur programme, Hermione était restée très basique dans son choix de tenue. Un jean – qui mettait tout de même ses formes en valeur –, un tee-shirt blanc, une veste bleue et des Converses noires. Elle faisait pâle figure à côté de Malefoy qui était toujours très bien vêtu en toute circonstance mais s'en fichait.
- C'est la première fois que tu ne portes pas de noir, remarqua-t-il finalement en s'emparant des clés de la maison.
Le regard d'Hermione s'agrandit alors qu'elle baissait les yeux sur sa tenue. Il avait raison. Elle ne portait pas de noir ce jour-là... et elle ne s'en était même pas rendue compte. Désarçonné, elle resta immobile au milieu de la pièce. Cela faisait des mois qu'elle ne portait que du noir et elle ne comprenait tout simplement pas ce qui l'avait poussée à changer ses habitudes.
Elle commença à paniquer et Malefoy dut s'en rendre compte, ou au moins craindre que cela n'arrive, puisqu'il l'attrapa vivement par la main avant de la traîner au dehors et de refermer la porte d'entrée. Cela eut pour mérite de la sortir de sa torpeur et la Gryffondor tenta de ne plus y penser... même si cette révélation restait bien ancrée dans un petit coin de son esprit.
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Malefoy les fit transplaner et ils arrivèrent dans la ruelle dont il se servait pour se rendre dans le centre de Saint-Malo. Une fois là-bas, Hermione leur jeta un sort pour les protéger de la pluie et du vent et ils commencèrent à déambuler dans les rues. N'étant plus en période de vacances, la ville était beaucoup moins bondée que lors de la dernière visite de la jeune femme, ce qui leur permettait de prendre leur temps pour s'arrêter devant les boutiques et de flâner à leur guise.
- Malefoy ? l'interpella Hermione.
- Oui ?
- Est-ce que ça te dérange si on s'arrête ici ? J'aimerais me racheter quelques livres, demanda-t-elle en désignant la librairie Moldue qui se situait de l'autre côté de la rue.
- Non, ça ne me dérange pas, répondit-il en lui souriant.
Ils entrèrent dans la boutique et l'odeur, ainsi que la vue, du papier détendirent instantanément Hermione. Rien de mieux qu'une librairie ou une bibliothèque, pour lui redonner le sourire et chasser ses doutes. Elle commença à se promener dans les rayonnages, Malefoy sur ses talons.
Trop absorbée par la lecture du résumé d'un roman, elle ne remarqua pas qu'il l'avait quittée pour fureter un peu plus loin. Dix minutes plus tard, un grand éclat de rire déchirait la quiétude du lieu. Sursautant, Hermione se plaça une main sur le cœur avant de se retourner vivement à la recherche du malotru qui avait osé la tirer de sa lecture. Avec surprise, elle découvrit qu'il s'agissait ni plus ni moins que de Malefoy lui-même. Elle fronça les sourcils alors qu'il revenait dans sa direction.
- Qu'est-ce qui te prend ?! siffla-t-elle entre ses dents.
- Ces Moldus... ricana-t-il, ils sont tellement idiots !
Hermione lui lança un regard noir auquel il répondit en roulant des yeux. Pour lui prouver ses dires il repartit de là où il venait et réapparut, quelques secondes plus tard, un livre entre les mains. Il le tendit à la Gryffondor. Il s'agissait de « Merlin L'Enchanteur », un conte pour enfant sur la couverture duquel un vieux sorcier à l'air un peu fou aidait un petit garçon à retirer une épée d'un socle de pierre. En voyant le vieux sorcier, Hermione pensa immédiatement au professeur Dumbledore et son cœur se serra.
- Et tu m'expliques en quoi tu trouves ça drôle ? l'interrogea-t-elle en arqua un sourcil.
- Mais c'est n'importe quoi ! Le pauvre vieux Merlin doit s'en retourner dans sa tombe ! ricana Malefoy.
- Malefoy... soupira Hermione, il s'agit d'un conte pour enfants ! Et d'un conte Moldu qui plus est !
- Ouais bah, justement, ça prouve bien qu'ils sont idiots ! Pourquoi Merlin aiderait-il un gamin à retirer une foutue épée de cette espèce de vieille pierre moyenâgeuse ?!
Hermione songea pendant quelques secondes à lui expliquer le lien entre l'histoire et la légende du Roi Arthur mais préféra s'abstenir.
- Qu'est-ce que tu cherchais ? demanda-t-elle plutôt.
- Oh... euh... bah j'avais pensé que j'aurais peut-être pu trouver un livre pour Scorp', mais euh... Je ne sais pas ce qu'il a et n'a pas alors... bredouilla-t-il, visiblement pris de court.
Surprise, mais plutôt agréablement, Hermione oublia son animosité et lui promit de venir l'aider à choisir une fois qu'elle se serait elle-même décidée sur ses futurs achats.
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- Tu sais, tu pourrais lui prendre celui-là, je pense que ça le ferait beaucoup rire, conseilla-t-elle Malefoy en lui désignant le fameux « Merlin L'Enchanteur ».
Le Serpentard lui adressa une moue perplexe mais n'ayant pas de meilleure idée s'empara à nouveau du livre qu'il avait reposé quelques minutes plus tôt.
- Je lui dirai que c'est toi qui me l'a conseillé. Comme ça, si ça ne lui plaît pas...
Hermione leva les yeux au ciel avant de soupirer et de se diriger vers le comptoir pour régler ses achats.
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- Où veux-tu déjeuner ? lui demanda le blond alors qu'ils ressortaient de la boutique.
- Oh... je ne sais pas. Comme tu veux, répondit-elle.
Il lui fit comprendre que lui non plus et il se remirent en marche. Soudainement, Hermione eut une idée et l'exposa à son amant avant même de réfléchir à ce qu'elle disait.
- Et si on allait dans la crêperie où nous avions déjeuner, Scorpius et moi ?
Elle se mordit aussitôt la lèvre, consciente qu'il n'y avait aucune chance pour que Malefoy accepte de se rendre dans un tel endroit. Toutefois et à sa plus grande surprise, il accepta. Bon... il ne paraissait pas enchanté mais, comme il ne semblait pas avoir mieux à proposer, ils finirent par prendre la direction de la crêperie. Hermione était suspicieuse. Depuis le matin, le blond agissait vraiment très anormalement. Lui qui imposait toujours ses décisions et idées en semblait, tout à coup, dépourvu et se laissait diriger par Hermione. Elle ne comprenait pas ce qu'il se passait dans sa tête mais espérait qu'il n'allait pas se mettre à dérailler ou à la laisser en plan, au milieu du repas, en se rendant compte de ce qu'il faisait...
- Au fait, Granger ? fit-il distraitement, alors que la jeune femme tentait de retrouver l'emplacement du restaurant.
- Oui ?
- Nous rentrons ce soir en Angleterre.
Et voilà... que disait-elle...
- Bien, d'accord, répondit Hermione au bout de quelque seconde en espérant que les accents de déception dans sa voix n'étaient pas aussi flagrants qu'elle en avait l'impression.
Malheureusement, cela ne dut pas être le cas car Malefoy lui attrapa la main, la faisant se retourner vers lui. Il s'était stoppé au milieu de la rue et la dévisageait étrangement.
- Nous rentrons en Angleterre parce que nous sommes invités, lâcha-t-il.
- Invités ? répéta Hermione en fronçant les sourcils.
- Oui. Pansy organise une soirée et elle m'a demandé de venir.
A la mention de Parkinson Hermione fut prise d'un haut-le-cœur et ne tenta même pas de cacher son aversion.
- Et le rapport avec moi c'est... ?
- Que tu viens avec moi.
- Pa-pardon ?!
- Tu viens avec moi à cette soirée.
Pendant une seconde, Hermione s'attendit à le voir exploser de rire en lui disant qu'il s'agissait d'une blague. Mais non, il semblait tout à fait sérieux, ce qui effraya encore davantage la Gryffondor qui se disait que quelque chose ne tournait vraiment pas rond chez lui.
- Euh Malefoy, commença-t-elle d'une voix douce comme si elle s'adressait à un enfant. Tu es au courant que l'on ne peut pas se supporter ?
- Oui.
- Et ça ne te dérange pas plus que cela ?
- Non.
Hermione écarquilla les yeux.
- Écoute, Granger, je n'ai pas plus envie que toi de me rendre là-bas. Mais je lui ai dit que je passerai alors... Tu la connais, si je n'y vais pas elle est capable de venir me chercher elle-même, fit-il en prenant un air blasé.
Hermione ne put qu'acquiescer, ayant été témoin de l'acharnement que déployait la Serpentard pour s'accaparer le blond.
- Bref, j'aimerais que tu viennes avec moi. On ne restera pas longtemps et ensuite on pourra rentrer chez moi ou chez toi... termina Malefoy.
Hermione haussa un sourcil.
- Ça ne me dit pas pourquoi tu tiens tant à ce que je vienne.
- Granger... s'il-te-plaît.
Il n'employait que si rarement ce terme qu'elle accepta sur le champ... Avant de regretter quelques secondes plus tard.
- Tu sais, Malefoy, je décline toute responsabilité au cours de cette soirée. Tu veux que je vienne... d'accord. Mais ne me reproche pas, par la suite, ce qu'il peut se passer si elle se la joue une nouvelle fois « Sang-Pur amourachée et jalouse » en me voyant, c'est clair ?
- Parfaitement clair, répondit-il avec sérieux alors que ses yeux trahissaient son hilarité.
- Tu veux la faire enrager pas vrai ? C'est pour ça que tu tiens à ce que je vienne ? déduisit Hermione alors qu'ils arrivaient près du restaurant.
- Oui et non. Il est grand temps que Pansy comprenne qu'entre elle et moi, il ne se passera rien. Mais j'ai aussi... envie que tu sois là, à mes côtés. Et je t'aurais proposé de rester avec moi, même s'il n'y avait pas eu cette soirée, avoua-t-il en plantant ses prunelles grises dans les siennes.
Prise et court et un peu hébétée, Hermione hocha simplement la tête, préférant – une nouvelle fois - ne pas trop réfléchir à ses paroles.
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Ils pénétrèrent finalement dans la crêperie. La serveuse rousse qu'Hermione avait rencontrée avec Scorpius la reconnut et s'occupa personnellement d'eux. Un peu mal à l'aise de se retrouver dans un restaurant Moldu avec Malefoy, Hermione s'empressa de se plonger dans la lecture de la carte, à peine la serveuse leur eut-elle apportée, tandis que le Serpentard se renseignait sur les alcools forts qu'ils servaient. Il passa commande, Hermione déclinant toute proposition de prendre un apéritif, et la serveuse revint quelques minutes plus tard, le verre d'alcool à la main.
- Que me conseilles-tu comme crêpes, Granger ? l'interrogea Malefoy en relevant le nez du menu.
- Oh... Eh bien celle au saumon est très bonne et ton fils a semblé apprécier celle-ci, expliqua-t-elle en lui désignant le nom d'une crêpe sur son propre menu. D'ailleurs, Malefoy, savais-tu qu'une crêpe salée s'appelle en réalité une galette ? (1)
- Hum... merci, répondit-il distraitement. Et non, je l'ignorais puisque je ne m'appelle pas Miss-je-sais-tout...
- Mais, tu sais lire le français ? demanda Hermione en faisant fi de sa remarque.
Tout comme la dernière fois, la carte des menus était en effet entièrement rédigée dans cette langue.
- Oui. Pour qui tu me prends, Granger ?! s'esclaffa le blond en levant les yeux au ciel.
La Gryffondor ne répondit pas. La modestie ne l'étoufferait donc décidément jamais...
La serveuse revint rapidement vers eux et ils commandèrent. Cette fois-ci, Hermione prit plus de risques et tenta une galette aux Saint-Jacques. Elle vit avec surprise que le Serpentard ne se mouillait pas puisqu'il commanda la même que celle de Scorpius, soit la plus basique.
Elle pouffa légèrement et il fronça les sourcils.
- Quoi ? demanda-t-il.
- Rien...
- Granger...
- Tu prends la même chose que Scorpius, c'est tout.
- Oui, et ?
- Et tu n'es pas très « aventurier ».
- C'est toi la Gryffondor, pas moi, répliqua-t-il.
- Oui, et ? le taquina-t-elle.
- Et tu es supposée être « l'aventurière » entre nous deux !
Hermione leva de nouveau les yeux au ciel alors que ses lèvres s'étiraient en un sourire qui se refléta sur celles de Malefoy.
- Ton fils non plus n'est pas très « aventurier », commenta-t-elle finalement.
- Oui, eh bien, il est encore mon fils... C'est donc plutôt normal...
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Rien.
Sa voix avait soudainement repris un accent beaucoup plus sérieux et Hermione se mordit la lèvre. Faisait-il référence à ce qu'il s'était passé la dernière fois que Scorpius et elle avait mis les pieds ici ? Elle ne se souvenait pas avoir entendu le jeune blond raconter cette partie de leur journée à son père mais peut-être l'avait-il fait par la suite... Voulant en avoir le cœur net, Hermione demanda :
- Il t'en a parlé ?
- Qui ?
- Scorpius.
- De quoi Scorp' aurait-il dû me parler ? l'interrogea Malefoy en fronçant les sourcils, signe de son incompréhension.
Prenant conscience qu'elle venait de faire une gaffe, Hermione garda le silence.
- Granger ? De quoi Scorpius aurait-il dû me parler ? répéta le blond un peu plus sèchement.
- Rien. Rien du tout.
- Ne me mens pas.
- Ce n'est rien.
- Je vois bien que ce n'est pas rien, contra-t-il.
Hermione pesa le pour et le contre mais finit par cracher le morceau. De toute façon, mieux valait le lui dire.
- C'est à dire que euh... la dernière fois que nous sommes venus, la serveuse m'a pris pour la... la... mère de Scorpius, bredouilla Hermione en baissant les yeux.
Un silence pesant tomba entre eux que Malefoy rompit toutefois assez rapidement.
- Et qu'est-ce qu'il a dit ?
Ne comprenant pas, Hermione leva un regard interrogateur vers lui.
- Scorpius, qu'est-ce qu'il a dit ? reprit Malefoy.
Son attitude ne traduisait pas de l'énervement mais plutôt de l'anxiété, ce qui étonna Hermione.
- Il... il s'est excusé.
- Excusé ?!
- Oui. Il a pensé que cela me ferait de la peine que quelqu'un le prenne pour mon fils. Étant donné que ma... ma fille... que Rose...
Hermione ne parvint pas à terminer sa phrase et baissa de nouveau les yeux sur son set de table, une tristesse sans nom s'emparant d'elle.
- Et qu'as-tu répondu ? lui demanda-t-il calmement.
- Que ce n'était pas de sa faute, évidemment, et qu'il n'avait pas à s'excuser.
Ce jour-là, Hermione aurait aimé avoir ajouté être flattée qu'on la prenne pour la mère de ce jeune garçon mais, tout comme aujourd'hui, elle préféra garder le silence. Ce n'était pas pour les mêmes raisons mais, au final, le résultat était identique.
- Écoute, reprit-elle alors que la serveuse leur apportait leur repas. Je suis désolée. Je sais ce que tu peux penser et ce n'était absolument pas recherché. Ni par moi, ni par lui. D'ailleurs, je ne comprends pas pourquoi elle en est arrivée à cette conclusion...
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Drago aurait aimé lui dire que, lui, le savait. Qu'il n'était pas étonné. Après tout, hormis peut-être ses cheveux blonds – quoique, finalement, ce n'était pas si choquant que cela – Scorpius pouvait parfaitement passer pour le fils d'Hermione Granger. Il s'en était rendu compte depuis un certain temps maintenant. Un étrange lien s'était créé entre eux et, lorsqu'il voyait Granger agir avec lui, où Scorpius agir avec elle, Drago comprenait parfaitement qu'une personne extérieure ait pu en arriver à de telles conclusions. Et, étrangement, cela ne le dérangeait pas tant que ça. Cela l'aurait bien plus dérangé si son fils y avait trouvé quelque chose à redire mais il le connaissait et, même s'il ne lui en avait pas fait part sur le moment, Drago était persuadé que Scorpius n'avait absolument pas été offusqué d'être considéré comme le fils de Granger. Peut-être était-ce même tout l'inverse, ça il ne le savait pas.
Voyant que la Gryffondor affichait une mine triste, Drago se sentit légèrement coupable. Il aurait aimé lui dire toutes ces choses mais cela lui semblait juste trop... juste trop. Il venait à peine de la récupérer auprès de lui, il ne tenait pas à la faire fuir de sitôt. D'ailleurs, tout ceci le mettait lui-même mal à l'aise. Aussi préféra-t-il ne plus y penser et se reconcentra sur son repas. Il dut avouer que ce plat Moldu était bon. Il n'était certainement pas renversant mais c'était bon et il comprenait l'engouement de son fils.
En face de lui, Granger chipotait un peu dans son assiette, le regard dans le vague. Voulant lui redonner le sourire – ou tout au moins attirer son attention afin de la dérider un peu – Drago approcha sa fourchette de son assiette et lui piqua un petit morceau de sa galette – puisqu'apparemment il s'agissait du terme adéquat… - qu'elle avait découpé. Elle lui lança un regard mi-surpris mi-scandalisé mais il ne s'en formalisa pas et enfourna sa bouchée.
- Hum... je crois que je me laisserai tenter par un petit peu « d'aventure », la prochaine fois, commenta-t-il en lui faisant un sourire en coin.
« La prochaine fois » ? Parce qu'il y aurait une prochaine fois ? Apparemment... Drago ne s'arrêta pas à réfléchir à ce qu'il venait de dire. Un mince sourire venait d'apparaître sur les lèvres de son amante et il préféra se concentrer là-dessus.
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Il tenta ensuite de relancer la conversation en lui rappelant où ils allaient le soir venu et lui demanda ce qu'elle comptait porter pour l'occasion.
- Oh, je ne sais pas, répondit-elle après avoir avalé sa bouchée.
- Tu devrais mettre la robe bleue.
- Celle que tu m'as offerte ?
- Oui.
- Tu ne penses pas que ça va faire « trop » ?
- Non. Et puis tu es belle dedans, ajouta-t-il sans trop savoir pourquoi il disait cela à cet instant précis.
De l'autre côté de la table, la Gryffondor rougit et un sourire sardonique prit place sur ses propres lèvres. Voilà pourquoi... Il aimait la voir rougir. Cela lui rappelait leurs ébats où, lorsqu'il – ou elle – faisait quelque chose d'un peu osé, Granger s'empourprait. Penser à ça réveilla une certaine partie de son anatomie et il préféra reporter son attention sur son assiette et sur une image peu ragoûtante afin de faire taire son désir du mieux qu'il le pouvait.
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- Décidément, tu as les mêmes goûts que ton fils ! rigola Granger alors que la serveuse repartait avec la commande de leurs desserts.
- Il a de bons goûts, se contenta de répondre Drago ce qui lui fit lever les yeux au ciel.
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- Qu'as-tu choisi ? lui demanda-t-il ensuite, puisqu'il avait été bien trop occupé à choisir sa propre crêpe sucrée pour l'entendre passer commande.
- Oh, seulement un café.
- Pourquoi ?
- Je n'ai plus très faim.
- Granger... si c'est à propos de... commença-t-il.
- Non, le coupa la jeune femme en adressant un sourire. Je n'ai juste pas très faim.
- Il faut que tu manges. Tu es maigre.
Elle sembla le prendre comme un reproche et le fusilla du regard. Comprenant qu'il avait – une fois de plus – manqué de tact, Drago tenta tant bien que mal de se rattraper.
- Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire. Tu es mince, Granger, c'est un fait. Mais je t'aime bien ainsi. Comme j'apprécierais également si tu avais quelques formes supplémentaires.
Elle plissa les paupières, lui lança un regard indéchiffrable et Drago se sentit aussi idiot qu'un adolescent en pleine puberté. Depuis qu'elle avait rompu leur relation, le Serpentard s'était promis que, si elle revenait vers lui, il respecterait son rythme et tenterait de « bien se comporter » comme le lui avait conseillé Scorpius. Mais cela n'était pas vraiment dans sa nature de prendre des pincettes et de penser aux désirs des autres avant de prendre les siens en compte, si bien qu'il avait toutes les peines du monde à ne pas retomber dans ses travers et se montrait donc très hésitant et pas vraiment à l'aise – ce qui était le moins que l'on pouvait dire.
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Comme si elle avait perçu ses pensées, Granger choisit ce moment-là pour balancer innocemment :
- Malefoy, qu'est-ce que tu as ? Je te trouve... bizarre.
Il lui adressa le regard le plus étonné qu'il avait en stock, espérant que cela la convaincrait, mais il oubliait en face de qui il déjeunait...
- Il y a un problème ? insista-t-elle.
- Pourquoi y-aurait-il un problème, Granger ?
- Je ne sais pas. Tu es étrange depuis hier...
- Étrange comment ?
- Eh bien... tu es... gentil, bredouilla-t-il si bas qu'il eut du mal à l'entendre.
Il explosa de rire pour se donner contenance mais se fustigea mentalement. Granger se posait beaucoup trop de questions à son goût et il savait parfaitement que lorsqu'elle se posait des questions... eh bien ce n'était jamais très bon pour lui.
- Je ne suis pas gentil, Granger.
- Si... enfin tu... Enfin tu comprends ce que je veux dire, fit-elle en relevant les yeux vers lui.
- Oui.
Il la vit hausser un sourcil mais ne commenta pas. Il ne voulait pas s'expliquer de peur d'en dire trop... aussi préféra-t-il ne rien ajouter.
- Tu sais, fit-elle au bout d'un moment en buvant son café. Ce n'est pas parce que tu vas devenir « gentil » que je vais décider de continuer ou d'arrêter de te voir.
Indécis face à ce qu'elle venait de dire, Drago préféra, une nouvelle fois, demeurer silencieux, espérant qu'elle ne serait pas aussi lâche que lui et qu'elle lui apporterait plus d'explications.
- Ce que je veux dire, continua-t-elle pour le plus grand plaisir du Serpentard. C'est que j'ai pris ma décision. A propos de toi et moi, je veux dire... Et que je ne vais pas brusquement changer d'avis. Alors tu peux redevenir le Malefoy imbu de lui-même, railleur, violent et...
- Violent ? tiqua-t-il.
- Oui... Enfin non ! Enfin..., bredouilla-t-elle en devenant aussi rouge qu'une pivoine.
Comprenant qu'elle ne faisait pas réellement référence à de la violence mais plutôt à une certaine forme de « brutalité », un sourire moqueur prit place sur ses lèvres. Il comprenait parfaitement où elle voulait en venir.
- Pas si « vierge effarouchée » que ça, hein Granger ?
Elle s'empourpra davantage, si toutefois c'était encore possible, et il ricana.
- Bien, je prends note. Et, Granger ? J'ai toujours été imbu de moi-même, ajouta-t-il sur un ton supérieur.
Elle releva la tête vers lui, une lueur amusée dansant au fond des yeux.
- C'est vrai, admit-elle en souriant.
OoOoOoO
- Laisse-moi payer ! Tu es ridicule ! s'agaça Drago alors que la Gryffondor secouait une nouvelle fois la tête en sortant de l'argent Moldu de son sac. Granger... menaça-t-il.
- Non Malefoy ! Ce n'est pas négociable !
- Mais...
- « Mais » rien du tout, répliqua-t-elle en se levant pour aller régler.
Merlin qu'il maudissait le jour où il lui avait appris cette réflexion. Elle osait à présent s'en servir contre lui et, en plus, elle le blessait dans son orgueil. Drago Malefoy ne laissait jamais personne payer à sa place ! Question de principe...
Aussi maugréa-t-il longuement, même une fois qu'ils eurent quitter le restaurant.
- Tu me le paieras, Granger ! grommela-t-il.
Elle éclata de rire et une part de lui-même se sentit heureux de la voir se détendre. Mais il restait toujours furieux contre elle.
- Arrête de faire l'enfant, le réprimanda-t-elle.
- Tu sais que je vais devoir t'inviter dans un restaurant ultra chic pour compenser ça ?
Elle leva les yeux au ciel mais il vit distinctement le petit sourire qui avait pris place sur ses lèvres à cette perspective.
OoOoOoO
- Et si on achetait un pot de caramel pour Scorpius ? proposa Hermione en pointant du doigt la vitrine d'un commerçant.
- Ce truc que j'ai goûté dans ma crêpe tout à l'heure ?
- Oui. Ton fils avait grandement apprécié.
- D'accord, pourquoi pas ? Ça lui fera sûrement plaisir, reconnut Malefoy.
Il lui jeta un regard étrange devant lequel Hermione haussa un sourcil. Mais, comme il ne pipait mot, elle entra dans la boutique.
Une atmosphère chaleureuse y régnait et les nombreux mets qui étaient exposés sur les étagères et les étales mirent l'eau à la bouche de la Gryffondor, bien qu'elle vînt tout juste de sortir de table. La vendeuse les salua et Hermione lui répondit avec entrain avant de s'avancer vers le coin réservé aux caramels liquides en pot. Elle en désigna un du doigt au Serpentard.
- Tu ne penses pas qu'on devrait en prendre un encore plus gros ? ironisa-t-il.
Le bocal était en effet assez conséquent et la Gryffondor douta même que Bacchus, son hibou, parvienne à le transporter jusqu'à Poudlard. Quoique... elle pourrait lui jeter un sortilège de « Poids-plume ». Elle allait en faire part à Malefoy lorsqu'il saisit sa main, qui pointait toujours le pot de caramel, entre la sienne. Surprise, elle le laissa faire pendant qu'il la déplaçait de quelques centimètres sur sa gauche afin de désigner un autre contenant, plus petit. Toute l'attention de la jeune femme était cependant focalisée sur la main de Malefoy. Il ne la lâchait pas. Elle tourna lentement la tête vers lui et remarqua qu'il l'observait. Ils se regardèrent durant quelques secondes avant qu'Hermione ne s'empourpre légèrement. Elle toussota pour se donner contenance et laissa retomber son bras le long de son flanc. Malefoy finit par la lâcher, ce qui lui provoqua une sensation de manque immédiat. Mal à l'aise, Hermione détourna le regard avant de s'emparer du pot de caramel. Malefoy ne la quittait toujours pas des yeux et l'attrapa par le poignet alors qu'elle s'avançait vers le comptoir. Elle pivota sur elle-même et planta ses prunelles chocolat dans les siennes avant de lever un sourcil interrogateur.
- Laisse-moi payer.
Sa voix était légèrement rauque.
- N-non, balbutia Hermione qui avait tout autant de mal à s'exprimer convenablement.
- Si.
- Non. Tu as acheté le livre ce matin, moi j'achète ça.
- Granger...
- Quoi ?
Elle lui lança un regard peu amène et il finit par capituler. La vendeuse encaissa son achat, un sourire aux lèvres, puis ils ressortirent.
Malefoy insista pour porter le sac en papier dans lequel était glissé le cadeau de Scorpius et Hermione, obtempéra, non sans avoir levé les yeux au ciel. Cela lui permit de remarquer qu'il ne pleuvait plus et elle les libéra du sortilège qu'elle avait jeté quelques minutes auparavant en ressortant du restaurant.
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Ils se baladèrent encore un moment puis sortirent de la ville intramuros. Malefoy prit le leadership mais semblait surtout suivre le chemin au gré de ses envies. Hermione marchait près de lui et tous deux parlaient de tout et de rien. Le temps semblait s'être arrêté. Hermione riait, se vexait, riait encore, menaçait le Serpentard, fronçait les sourcils avant qu'il ne fasse de nouveau naître un sourire sur son visage par une réplique de son cru.
La Gryffondor avait présentement les bras croisés sur sa poitrine, en signe d'agacement, tandis que Malefoy s'esclaffait un peu plus loin devant elle. Il venait de faire une remarque particulièrement sexiste, ce qui avait de nouveau fait enrager Hermione. Même si elle se fâchait plus pour la forme qu'autre chose.
D'ailleurs, elle oublia bien vite son animosité lorsque, au détour d'un virage, ils se retrouvèrent face à la mer. La Manche était particulièrement agitée ce jour-là et cela fit sourire Hermione qui pensa qu'elle était en parfaite corrélation avec son état d'esprit. Elle arrêta de marcher et son regard se perdit à l'horizon. Le vent s'était levé autour d'eux et fouettait son visage avec vigueur, lui emmêlant encore plus les cheveux qu'ils ne l'étaient déjà.
Totalement envoûtée par le remous des vagues, elle n'entendit pas Malefoy se rapprocher d'elle. Elle s'était arrêtée au niveau d'un petit muret qui lui arrivait au niveau de la taille et avait posé les mains sur la pierre froide. Toutefois, la sensation de fraîcheur qui parcourait son corps s'amenuisa considérablement lorsque le Serpentard se plaça dans son dos. Il fit glisser ses mains autour de sa taille et Hermione le sentit poser son menton sur le haut de sa tête.
Figée, la Gryffondor n'osait plus bouger et respirait même par petits à-coups comme si le fait de respirer trop fort ferait fuir Malefoy. Il avait dû la sentir se tendre car il commença à tracer de petits cercles sur son ventre, par-dessus son tee-shirt. Préférant se perdre à nouveau dans la contemplation de la mer qui s'étendait à perte de vue devant elle, Hermione essaya au maximum de faire abstraction de la pointe de désir qui naissait en elle depuis que le corps du blond s'était collé au sien.
Elle l'entendit ensuite soupirer imperceptiblement. Ne sachant pas comment interpréter ce signe qui pouvait prendre plusieurs significations, la jeune femme ôta ses mains du muret et entreprit de se retourner. Comprenant ce qu'elle souhaitait faire, Malefoy se dégagea un peu d'elle mais resta tout de même très proche.
Une fois son demi-tour effectué, Hermione prit une grande inspiration avant de relever les yeux vers son amant. Il observait la mer mais reporta rapidement son attention sur la Gryffondor. Un très léger sourire étira ses lèvres. Hermione tenta de le lui retourner mais eut plus l'impression de grimacer qu'autre chose... D'ailleurs, c'est certainement ce qu'il se passa puisqu'un éclair d'étonnement traversa les prunelles grises du blond. Agacée par le manque de maîtrise qu'elle avait sur son propre corps, Hermione retenta l'expérience.
Cette fois-ci ce fut un sourire moqueur qui étira les traits du Serpentard. Avant qu'Hermione n'ait pu faire, dire, ou penser quoique ce soit, il se pencha vers elle et déposa un léger baiser sur son front. Confuse, elle se statufia, ce qui conduisit à intensifier encore davantage l'hilarité de Malefoy.
- Détends-toi, souffla-t-il en se redressant.
- Je suis parfaitement détendue, répliqua-t-elle, même si elle savait pertinemment qu'il ne s'agissait que d'un affreux mensonge.
Malefoy s'esclaffa.
- Pourquoi faut-il toujours que tu me contredises, Granger ? demanda-t-il, hilare.
- Parce que tu ne dis toujours que des imbécilités, Malefoy !
Il arqua un sourcil et Hermione sentit qu'il n'allait pas la laisser s'en sortir aussi facilement.
Comme s'il lisait dans son esprit, Malefoy s'approcha alors un peu plus d'elle, la faisant reculer jusqu'à ce que le muret lui percute les fesses et stoppe sa progression. Acculée, la Gryffondor ne put que le regarder se pencher vers elle et entourer son corps de ses bras, qu'il plaça sur la pierre derrière elle. Fermant les yeux, Hermione sentit ses lèvres effleurer sa mâchoire. Une fois. Deux fois. Son bas ventre s'éveillait déjà avec bonheur mais elle se mordit l'intérieur de la bouche pour tenter de conserver un semblant de maîtrise.
Elle le sentit glisser jusqu'à son oreille. Sa joue droite entra en contact avec la gauche de Malefoy et Hermione se crispa encore davantage. Il déposa un minuscule baiser au creux de son oreille ce qui eut toutefois un effet dévastateur sur la jeune femme. Elle avait à peine conscience qu'ils étaient en public et que n'importe qui pouvait les voir. A cet instant, elle avait l'impression d'être seule au monde avec Malefoy. Il chatouilla la courbe de son oreille avec son nez et Hermione se mordit encore plus fortement la lèvre.
Tout son corps la mettait au supplice et semblait lui hurler d'embrasser, de toucher, de caresser Malefoy. Mais elle tint bon. Même si ses résolutions furent grandement mises à mal lorsqu'il lui murmura à l'oreille, d'une voix suave et emprunte de lascivité :
- Et si je te dis que j'ai envie de te faire l'amour, considèrerais-tu cela comme une « imbécilité » ?
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Respirer. Respirer. Penser à autre chose. Respirer. Resp...
« Inspire et expire Hermione ! », se fustigea-t-elle. Elle inspira. Elle expira. Elle inspira. Elle expi... gémit. Elle inspira. Elle expira. Attendez... « Gémit » ?!
Elle sentit Malefoy sourire contre son cou. Elle ne voulait pas ouvrir les yeux. Elle pouvait sentir sa peau se colorer de rouge. Maudit Malefoy et, surtout, maudites hormones ! Elle se donnait en spectacle devant toute la ville et ne parvenait même pas à retenir un pauvre petit gémissement ! Enfin si, elle y parvenait puisque cela faisait au moins le cinquième qu'elle refusait de laisser franchir ses lèvres depuis que Malefoy avait commencé à tracer quelques sillons de baisers humides dans son cou, sur sa mâchoire et même sur son nez. Mais elle peinait de plus en plus à se retenir de gémir, de passer ses mains derrière sa nuque avant de fourrager dans ses cheveux blonds qu'elle savait si soyeux et de l'embrasser. Elle avait une envie, un besoin insatiable de poser ses lèvres sur les siennes et de laisser sa langue partir à la rencontre de celle de son amant. Aussi, n'hésita-t-elle pas une seule seconde lorsqu'il se détacha quelque peu avant de lui souffler :
- Prends ma main.
}{
Ils se retrouvèrent immédiatement dans sa chambre. Drago lâcha les deux sacs contenant les cadeaux de Scorpius et les livres de Granger et se débarrassa de sa veste. De son côté, la Gryffondor en faisait autant. Il l'observa ensuite ôter son tee-shirt pendant qu'il en faisait de même avec son pull. Elle se retrouva en soutien-gorge devant lui et il ne put s'empêcher de se pencher pour lui voler un baiser avant de continuer à se déshabiller. Il avait tellement envie d'elle que cela en devenait douloureux. Granger détacha le premier bouton de son jean et Drago se hâta encore davantage.
Ils finirent par se débarrasser de tout le superflu et se retrouvèrent en sous vêtement, l'un en face de l'autre, au même instant. Il l'observa, elle en fit de même, comme s'il s'apprêtait à s'affronter dans un combat particulièrement violent. Drago pensa tout d'abord à se calmer et à réfréner ses pulsions, puis il se souvint de ce que Granger lui avait dit. Elle ne voulait pas d'un « gentil Malefoy » ? Très bien…
Mué par le désir, il fit un pas en avant. Elle ne bougea pas d'un centimètre et il réduisit encore l'écart entre eux jusqu'à écraser sa bouche avec violence et empressement sur la sienne. Elle répondit instantanément à son baiser et Drago sentit avec bonheur la langue de son amante se frayer un chemin jusqu'à la sienne. Ne pouvant plus se retenir, il l'attrapa dans ses bras. Elle croisa ses jambes autour de sa taille, lui faisant pousser un grognement appréciatif, alors que ses mains se perdait dans ses cheveux. Il la transporta jusqu'à son lit où il la déposa sans ménagement avant de s'allonger sur elle. Elle ne se redressa qu'une fois, pour qu'il lui ôte son soutien-gorge. Et lui-même ne se détacha de sa peau de velours qu'une fois, pour les débarrasser des derniers bouts de vêtements qui les empêchaient d'atteindre le septième ciel.
A peine revenu au-dessus de son amante, le Serpentard ne s'embarrassa pas de plus de préliminaires. Il attrapa l'une des jambes de la Gryffondor, la remontant contre sa hanche et il la pénétra brutalement, lui arrachant un cri de plaisir qui résonna merveilleusement à ses oreilles.
Elle planta ses ongles dans son dos à mesure que l'acte se poursuivait et Drago eut de plus en plus de mal à se retenir d'exploser. Voir Granger jouir sous lui, lui procurait beaucoup trop de sensations contradictoires. Violence. Satisfaction. Soulagement. Euphorie. Ivresse. Extase. Bo...
Granger rompit ses réflexions par un gémissement particulièrement encourageant et il accéléra encore la cadence, ses lèvres trouvant une nouvelle fois le chemin des siennes qu'il embrassa avec fièvre. Il lui sembla qu'elle murmurait son prénom et il devint fou.
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Il trouva sa délivrance quelques secondes à peine après elle et alla s'écrouler sur le matelas à ses côtés. Leur souffle était erratique et la bouche de Drago était sèche. Il soupira de relâchement et de satisfaction et croisa le regard amusé de la Gryffondor qui avait tourné la tête vers lui. Ses lèvres s'étirèrent d'elles-mêmes en un sourire en coin.
Il la vit se redresser légèrement avant de s'installer plus confortablement, la tête sur l'oreiller, ne le lâchant pas des yeux. Il l'imita et la sentit avec surprise passer une jambe entre les siennes comme si elle cherchait inconsciemment son contact. Il la laissa faire tandis que le haut de leur corps restait tout de même à bonne distance, chacun ayant posé sa tête sur son oreiller. Ils se regardèrent de longues secondes puis Granger ferma les yeux. Il craint qu'elle ne s'assoupisse mais elle tendit bientôt la main vers lui. Elle la déposa sur son avant-bras droit, placé entre eux, et entreprit de tracer quelques dessins invisibles du bout de ses ongles. La peau de Drago se couvrit aussitôt de chair de poule mais il ne rompit pas ce contact là non plus, appréciant avec délectation ses caresses et le toucher de la peau douce de sa jambe entre les siennes.
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Ils refirent une fois l'amour, Drago n'ayant pas pu maîtriser ses pulsions à mesure que la main de son amante passait de son avant-bras jusqu'à son épaule, puis son torse et enfin son ventre.
Ils étaient donc à présent allongés de nouveau sur le lit du Serpentard, le souffle haletant, lorsque ce dernier jeta un coup d'œil à sa montre qu'il avait consciencieusement déposé sur la table de chevet.
- Il va falloir qu'on aille se préparer, soupira-t-il en fermant les yeux afin de profiter de ces derniers moments de calme et de plénitude.
A sa gauche, la Gryffondor grogna ce qui le fit sourire.
- Allez vient, lui intima-t-il tout en se levant lui-même du lit avant d'aller enfiler ses vêtements.
- J'aimerais prendre une douche avant, si tu le permets, répliqua-t-elle froidement, de toute évidence agacée de devoir se rendre à cette soirée.
- Moi aussi. Mais nous la prendrons au Manoir.
- Au Manoir ?
- Oui. Nous allons passer chez toi pour récupérer la robe et tout ce dont tu as besoin et ensuite nous partons au Manoir. Comme ça, il ne sera pas nécessaire d'y retourner après la soirée, expliqua-t-il tout en enfilant son pull.
Toujours allongée sur le lit, Granger le dévisagea avant de hausser un sourcil. Il savait parfaitement à quoi elle pensait et préféra quitter la pièce en direction de la salle de bain afin de ranger leurs effets. Il lui avait déjà avoué une fois qu'il la voulait près de lui... il n'allait certainement pas recommencer de sitôt.
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Finalement, Granger garda ses pensées pour elle et ils transplanèrent dans son appartement. Il lui fallut au moins cinq bonnes minutes pour rassembler ce dont elle avait besoin et Drago pris son mal en patience comme il le pouvait. Finalement, elle émergea de sa chambre, la housse de sa robe dans une main, sa petite valise dans l'autre et ils purent se rendre au Manoir.
Il lui laissa la salle de bain en premier, préférant ne pas la voir nue, auquel cas ils ne parviendraient jamais à arriver à l'heure - voire même à arriver tout court - et il alla plutôt chercher une bouteille de vin à la cave en guise de cadeau pour Pansy qui, il le savait, préférait largement cela à un banal bouquet de fleurs. Il choisit un vin rouge, dont le prix aurait fait bondir Granger mais qui, pour lui, équivalait plutôt à un cadeau de moyenne gamme. Il demanda à Micky de l'emballer et remonta les escaliers quatre à quatre.
Lorsqu'il pénétra dans sa chambre, Drago remarqua que Granger n'y était pas mais que la porte de la salle de bain était ouverte. Irrésistiblement attiré par la lumière comme un papillon de nuit, il se faufila jusqu'à l'entrée de la pièce et jeta un coup d'œil curieux à l'intérieur. Granger était devant l'une des vasques et se regardait dans le miroir, en tentant de mettre ses boucles d'oreilles. Elle avait revêtu sa robe et Drago la trouva aussi belle que la première fois qu'elle l'avait portée. A l'inverse de cette fameuse soirée qu'ils avaient passé au Manoir, elle avait lâché ses cheveux bouclés et ébouriffés. Ils cascadaient dans son dos et le blond eut immédiatement envie de passer sa main dedans.
- Je te vois Malefoy, tu sais ? lui indiqua Granger sans pour autant se retourner, une pointe de moquerie dans la voix.
Irrité d'avoir été découvert, Drago entra totalement dans la salle de bain et fit mine de n'avoir rien entendu. Il se déshabilla et pénétra dans la cabine de douche, sous les ricanements de Granger qui savait pertinemment qu'elle l'avait surpris en pleine séance de reluquage.
Sa douche lui fit un bien relatif et il fut plutôt soulagé de constater que son amante avait quitté la pièce lorsqu'il en ressortit. Il était nu, elle était très belle... ils auraient forcément pris encore plus de retard qu'ils en avaient déjà. Soupirant, il entreprit de se rendre présentable... Enfin, il était toujours présentable ! Il était Drago Malefoy après tout ! Il entreprit plutôt de se rendre le plus séduisant possible et adressa un petit sourire satisfait à son reflet une fois l'œuvre achevée.
Drago avait tout juste enfilé son pantalon et s'apprêtait à boutonner sa chemise lorsqu'il aperçut Granger en arrière-plan.
- Malefoy ? l'interpella-t-elle d'une voix distraite.
- Hum ?
- Tu peux venir s'il-te-plaît ?
Interloqué, il se retourna avant de la suivre dans sa chambre.
- Tu penses que je devrais porter cette veste – elle lui présenta une veste ivoire – ou plutôt ça ?
« Ça » étant un blazer noir près du corps. Les yeux de Drago firent la navette entre les deux vestes puis son regard se porta sur la robe de la jeune femme.
- Comment sont tes chaussures ? demanda-t-il.
- Escarpins noirs, répondit-elle laconiquement en déposant les vestes sur le lit avant d'attraper sa paire de chaussures qu'elle lui tendit pour qu'il les inspecte.
- Alors le blazer, conseilla-t-il.
Il douta soudainement qu'elle ne fasse l'inverse de ce qu'il lui avait proposé, par pur esprit de contradiction, mais, à son plus grand étonnement, elle se rangea à son avis et enfila sa veste noire ainsi que ses escarpins.
Il l'observa pendant qu'elle terminait de se préparer, oubliant par là même qu'il était toujours à moitié nu. Une fois fin prête, Granger se retourna vers lui, un sourire étrange sur les lèvres. Elle agita sa main devant ses yeux et il reprit brusquement contact avec la réalité. Drago battit des paupières avant de se fustiger mentalement pour s'être laissé aller à l'admirer de la sorte. Pour sa défense, elle était resplendissante ce soir, alors...
Il fut de nouveau arraché à ses pensées lorsqu'il sentit les doigts de son amante caresser imperceptiblement la peau de son ventre. Il baissa les yeux et remarqua qu'elle avait pris l'initiative de fermer elle-même les boutons de sa chemise noire. Elle lui sourit avant de rosir quelque peu et de baisser les yeux. Elle arriva finalement au terme de son périple et s'apprêtait de toute évidence à s'écarter de lui mais Drago ne l'entendit pas de cette oreille. Il attrapa son menton entre son pouce et son index et lui releva délicatement le visage. Une lueur interrogative traversa ses prunelles et elle s'apprêtait visiblement à dire quelque chose mais le Serpentard ne lui en laissa pas l'occasion et recouvrit ses lèvres des siennes.
Tout d'abord doux et chaste, leur baiser se mua progressivement en un appel aux caresses et Drago dut faire preuve de toute la retenue dont il était capable pour ne pas lui ôter sa robe avant de la porter jusqu'à son lit aux draps de satin. Granger, quant à elle, ne semblait pas vouloir faire preuve d'autant de tempérance et commençait déjà à redéboutonner sa chemise. Prenant son courage à deux mains, et maudissant Pansy Parkinson pour ce qu'elle l'obligeait à faire, Drago attrapa les poignets de son amante et les repoussa quelque peu. Elle en parut aussitôt indignée et il la rassura en l'embrassant tendrement avant de finalement se détacher totalement d'elle.
Sa frustration se lisait sur son visage et Drago en aurait bien ri s'il ne ressentait pas exactement la même chose en cet instant précis.
- Je ne veux pas y aller ! Je déteste Parkinson ! se plaignit la Gryffondor en lui lançant un regard courroucé comme si tout était de sa faute à lui.
- Je sais, répondit-il calmement en enfilant sa veste. Et je te promets qu'on rentrera vite.
- Hum, grogna-t-elle en mettant un peu d'ordre dans ses cheveux encore plus ébouriffés qu'à l'accoutumée depuis que Drago avait fougueusement fourragé dedans.
Il lui attrapa la main pour la faire se retourner vers lui.
- Je te promets que je me ferais pardonner, assura-t-il avec force d'honnêteté.
Elle plissa des yeux, comme pour jauger sa parole et il soutint son regard.
- Tu as intérêt, finit-elle par lâcher en retournant prendre place devant le miroir psyché.
Drago étouffa un rire et mit ses chaussures.
}{
Cinq minutes plus tard, et le « cadeau » de Pansy sous le bras, Granger et lui étaient prêts à partir. Elle lui tendit la main pour qu'il les fasse transplaner et il s'en empara mais pivota la tête vers elle au dernier moment.
- Granger ?
- Quoi ?
- Quand on sera là-bas, on devrait... s'appeler par nos prénoms.
Elle le regarda avec étonnement et il s'expliqua.
- Si tu veux contrarier Parkinson, appelle-moi par mon prénom, se contenta-t-il d'ajouter en lui faisant un sourire complice.
Elle le dévisagea quelques secondes.
- Très bien, consentit-t-elle, que la perspective semblait particulièrement divertir.
- Et... Hermione ?
- Oui, Drago ? sourit La jeune femme.
- Merci de m'accompagner, souffla-t-il simplement avant de les transporter jusqu'au Manoir de Pansy.
(1) Voilà, Hermione a enfin appris le terme « galette » et ne risque donc plus de se mettre le moindre breton à dos ! :)
Ils sont meugnons n'est-ce pas... ? Un vrai petit couple en puissance !
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Bref... Pleins de choses à relever dans ce long chapitre ! Déjà... Drago et Hermione n'ont, de toute évidence, pas perdu la main en ce qui concerne les relations intimes. ^^
Ensuite, Drago se montre très -trop- gentil et Hermione le lui reproche... La comprenez-vous ?
Sinon, aucun d'entre eux n'oublie Scorpius pendant leur séjour en France. Que pensez-vous des « cadeaux » qu'ils achètent au jeune Malefoy ?
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Hermione fait également des confidences à Drago ce qui nous permet de nous rendre compte qu'aucun des deux n'ose réellement dire tout ce qu'il/elle pense à l'autre... Qu'en penser ?
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Et puis il y a la perspective de cette fameuse soirée chez Pansy ! Se terminera-t-elle de la même façon que la dernière fois où les deux jeunes femmes se sont retrouvées dans la même pièce ? (Pour ceux qui auraient un petit trou de mémoire, Pansy avait débarqué chez Drago alors qu'il se trouvait avec Hermione et cette dernière l'avait giflée parce que la Serpentard l'avait insultée... tout ceci en faisant du rentre dedans au blond le plus sexy de la planète… ;)).
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Bref, j'attends vos reviews avec énormément d'impatience alors... dites-moi tout ! :)
Je vous fais plein de gros bisous et je vous dis donc à la semaine prochaine (encore désolée) pour le trente-septième chapitre de cette fic' !
Chalusse
