Bonjour à tou(te)s !
Je commence par remercier très, très (TRES) chaleureusement mes super revieweurs/euses. Notamment ceux/celles qui prennent le temps de reviewer chaque chapitre. Vous êtes vraiment au top et heureusement que vous êtes là car malgré la hausse du compteur revieweutique, je n'ai reçu « que » huit reviews pour le chapitre précédent contre une dizaine (voire plus) en temps « normal ». Peut-être le chapitre précédent (et même « les chapitres précédents » puisque le trente-cinquième est au-dessous de la moyenne habituelle également) ne vous avait-il pas particulièrement inspiré ou alors manquiez-vous tous de temps, je ne sais pas. Quoiqu'il en soit, j'espère que celui-ci récoltera davantage de suffrages :).
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RàRs anonymes :
Guest : Tu adores ? Ça, c'est COOOOOL ! :D Je suis trop contente que tu adores !
Effectivement, Hermione semble ne plus vraiment être en mesure de résister au charme de notre beau Serpentard mais l'inverse est tout aussi vrai… La seule différence c'est que lui l'admet depuis bien plus longtemps. Sinon, tu as raison, l'étiquette de « couple » ne leur a jamais autant collée à la peau qu'au cours du chapitre précédent. Seul petit détail… eh bien ils ne sont pas un couple au sens « romantique » du terme ;). Concernant la soirée chez Pansy… je te laisse juger par toi-même avec ce nouveau chapitre ! J'espère qu'elle sera à la hauteur de tes attentes ! Mille mercis pour ta nouvelle review et à très vite ! Bisous :).
Bellasidious : Merci, merci, encore et toujours merci pour tes mots qui, eux aussi, me font l'effet d'un Sortilège d'Allégresse reçut en pleine poitrine. *-* J'espère sincèrement que cette fic' (et donc moi…) ne te décevra pas.
Les Dramione sont trop, trop mignons ? Ah ça, ils ne l'ont jamais autant été qu'au cours du chapitre précédent ! Est-ce que cela durera, c'est un mystère que seuls les prochains chapitres révèleront ! ;) J'espère que celui-ci te plaira. Comme toujours : des milliers de mercis pour ta magnifique review ! Plein de gros bisous, de bonnes ondes et à très vite.
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Voilà ! Pour tous ceux qui souhaitent savoir comment va se dérouler la soirée chez Pansy Parkinson, ça commence tout de suite !
Je n'ai pas grand-chose de plus à vous raconter de plus si ce n'est que j'espère que ce chapitre vous plaira et vous donnera envie de m'écrire à votre tour. Je vous souhaite donc une très bonne lecture et je vous dis à tout à l'heure dans la note de fin de chapitre.
Comme toujours : seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR.
PS : j'ai une annonce à vous faire concernant la publication mais je ne la mentionnerai que plus bas.
Chapitre 37 : Une soirée dans le nid de la vipère
- Calme-toi, tout va bien se passer, la rassura Malefoy – ... Drago – en lui caressant doucement le dos.
Hermione ne répondit pas mais soupira franchement. Ils arrivaient devant la demeure de Parkinson, se dirigeant vers la porte d'entrée et la jeune femme se sentait terriblement mal. Encore plus que le dégoût que lui inspirait cette soirée en compagnie de la Serpentard qu'elle exécrait, c'était l'angoisse de se faire prendre à parti qui lui rongeait les sangs. Elle était cependant une Gryffondor et devait donc se montrer courageuse en toutes circonstances même si, à l'instant présent, elle n'avait qu'une seule envie : prendre ses jambes à son cou. Heureusement, Mal... Drago serait là – quoique, cela tombait sous le sens puisque c'était à cause de lui qu'elle se rendait à la soirée de Parkinson… – et Hermione osait espérer que Zabini ne serait pas trop détestable avec elle. Après tout, il avait été plutôt aimable la dernière fois qu'ils s'étaient vu à l'occasion de la soirée en boîte de nuit.
Elle cogita ainsi jusqu'à ce que Drago – elle ne devait surtout pas oublier de l'appeler par son prénom si elle souhaitait rendre cette soirée un minimum divertissante – toque à l'imposante porte en bois d'ébène.
Un minuscule elfe de maison aux vêtements crasseux vint leur ouvrir et Drago les présenta, elle et lui. L'elfe courut prévenir sa maîtresse, un pic de stress se faisant aussitôt ressentir chez la Gryffondor. Toutefois, mieux valait qu'elle s'angoisse maintenant. Une fois que Parkinson serait en face d'eux, elle n'aurait plus le choix, il lui faudrait revêtir son masque de condescendance, voire même d'insolence. Fort heureusement, elle avait suffisamment côtoyé Drago Malefoy pour que cela lui vienne beaucoup plus naturellement qu'avant. En parlant du Serpentard, d'ailleurs...
Comprenant qu'elle était à deux doigts de lui faire faux bon, il glissa sa main dans la sienne et la lui pressa légèrement. Médusée face à cette attitude qui signifiait clairement : « je ne te laisserai pas seule, ne t'en fait pas », Hermione rata presque l'entrée de celle qu'elle avait surnommée « Miss Carpe ». Enfin... non. Pour passer à côté ce genre d'entrée, il aurait fallu être aveugle. Aveugle et sourde. Aveugle, sourde et ne plus avoir de sensation dans la main gauche.
- DRAAAAGOOO ! piailla-t-elle d'une voix suraiguë qui donna envie à Hermione de se taper la tête dans le mur.
Elle se jeta presque littéralement sur lui, qui, stupéfait, recula d'un bon, obligé de lâcher la main d'Hermione qui grimaça. Il réceptionna tant bien que mal son « amie » et la repoussa légèrement, ce dont elle ne sembla pas lui tenir rigueur.
- Salut Pans', marmonna le blond.
- C'est super que tu sois venu !
Il ne répondit pas et lui tendit plutôt la bouteille qu'il tenait toujours dans sa main gauche.
- OHHH ! Tu t'es souvenu que j'adorais le vin rouge ! Et quel vin rouge, apprécia-t-elle en jetant un coup d'œil à l'étiquette.
Elle lui sauta une nouvelle fois au cou et le Serpentard n'eut d'autre choix que de lui tapoter maladroitement le dos en attendant qu'elle daigne le lâcher. Une vague de haine s'empara instantanément d'Hermione et elle adressa un regard glacial à Malefoy... Drago ! Celui-ci lui fit de gros yeux, comme si tout ce qui se passait ne relevait absolument pas de ses compétences, et Hermione fronça les sourcils.
Comprenant apparemment ce qu'elle tentait de lui dire, il repoussa un peu Parkinson. Hermione en profita pour se rapprocher de son amant et s'empara de sa main avec possessivité afin de marquer son territoire. La Serpentard sembla finalement se rendre compte de sa présence – bien qu'Hermione sache qu'elle l'avait parfaitement reconnue depuis le début de son petit numéro – et lui jeta un regard dédaigneux.
- Granger.
- Parkinson, répondit Hermione avec calme.
Voir le regard orageux qu'elle avait posé sur leurs mains enlacées avait suffi à rassasier son envie de la faire enrager. Tout au moins pour les cinq prochaines minutes.
Sans un mot supplémentaire, la maîtresse de maison les conduisit jusqu'à un immense salon où plusieurs invités étaient présents. La musique était déjà forte et Hermione pressentit qu'elle aurait besoin d'une potion pour le mal de tête avant la fin de la soirée. Perdue dans ses pensées, elle ne prêta pas attention à la personne qui serrait la main de son amant et qui pivotait à présent vers elle. Elle reconnut toutefois immédiatement la voix grave et aux accents suave de Blaise Zabini.
- Granger ! s'exclama-t-il en adressant un regard teinté d'admiration à Drago comme si l'avoir conduite ici relevait de l'exploit. Tu es toute en beauté ce soir.
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Drago releva un sourcil tandis que sa mâchoire se contractait. Son meilleur ami était né pour draguer et il savait parfaitement qu'il le faisait sans même s'en rendre compte à présent. Mais cela n'empêcha pas une pointe de jalousie de naître en lui face à ses paroles. Et puis... Hermione était bien plus que juste « en beauté » !
Reportant son regard sur son amante, le jeune homme la vit rosir très légèrement alors que Blaise ricanait, apparemment ravi de son petit effet.
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Hermione vit que Parkinson, qui était plantée un peu plus loin et les entendait parfaitement, était à deux doigts de lancer un Doloris à Zabini et décida que les cinq minutes durant lesquelles elle n'avait plus l'intention de la faire enrager n'allait finalement en devenir que deux.
- Merci Zabini, répondit Hermione en souriant. Un cadeau de Drago, ajouta-t-elle en désignant sa robe.
Pansy déboula à la manière d'un pitbull enragé et prêt à mordre mais ne fit aucun commentaire, étudiant la tenue d'Hermione avant de lui lancer un regard dégoûté et de lever une moue peinée vers Drago. Mais ce dernier n'avait d'yeux que pour la Gryffondor, un petit sourire énigmatique sur les lèvres.
- Eh bien, reprit Zabini en se raclant la gorge. Malefoy a toujours eu de bons goûts.
Hermione crut que Parkinson allait le mettre à la porte de chez elle ou bien tout simplement l'assassiner sur place. La petite assemblée qu'ils composaient avait compris sans aucune difficulté que Zabini ne faisait pas uniquement référence à la robe qu'Hermione portait.
Un lourd silence tomba entre eux, bientôt rompu par Parkinson qui s'éloigna à grands pas. Hermione vit Zabini lancer une œillade mi-désespéré mi-amusé à Drago qui lui répondit par un haussement de sourcil significatif.
Le Noir repartit ensuite se mêler à la foule des invités et le blond alla serrer quelques mains, Hermione demeurant dans son sillage. On lui lança plusieurs regards ahuris, voire même menaçant, comme si leur hôte les avait informés de l'éventualité de sa présence, mais celle-ci ne s'en formalisa pas plus que cela. La soirée allait être longue...
D'autres invités arrivaient à flux constant et le salon se retrouva bientôt bondé. Une longue table avait été installée dans un coin de la pièce, contenant de nombreux mets ainsi que des boissons dont les elfes de maison faisaient le service. Drago et elle s'en approchèrent avant de commander deux verres de Whisky Pur Feu à un jeune elfe.
- Tout de suite Monsieur, Madame, couina-t-il en s'emparant de la bouteille d'alcool.
Ni le Serpentard ni elle ne le reprirent sur ce qu'il venait de dire et c'est ainsi que l'elfe réitéra son erreur en lui tendant son verre :
- Voici pour vous Madame.
Hermione s'en empara et avala aussitôt une longue gorgée qui lui brûla la gorge.
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Ils passèrent l'heure suivante à serrer des mains – enfin surtout Mal... Drago – pendant qu'Hermione picorait au buffet. D'après son amant, elle avait de la marge alors elle ne se restreignait pas vraiment. Elle avait beau détester Parkinson et tout ce qui avait attrait à sa petite personne de Sang-Pur richissime et détestable, Hermione était contrainte d'admettre que la nourriture était délicieuse. Elle était en train d'engloutir un délicieux petit four lorsqu'une main possessive glissa de sa hanche jusqu'à son ventre. Elle reconnut Malefoy – Drago ! - avant même d'avoir posé les yeux sur lui. De toute façon, qui, hormis lui, poserait les mains sur une « Sang de bourbe » ?... Entourés de Sang Pur comme ils l'étaient, si Hermione était sûre d'une chose, c'était qu'elle ne risquait pas le viol.
Son amant déposa un baiser au sommet de son crâne et la Gryffondor se décida enfin à se retourner vers lui. Il s'était débarrassé de sa veste et avait remonté ses manches sur ses avant-bras, dévoilant sa cicatrice. Sa chemise blanche mettait en valeur son torse musculeux, mais pas pour autant bodybuildé, et la jeune femme sentit son désir se réveiller avec entrain.
- Que me conseilles-tu ? l'interrogea Malefoy en désignant la table d'un coup de menton, la tirant par là même de ses fantasmes.
- Hum... réfléchit Hermione en parcourant les mets des yeux.
Elle trouva finalement son bonheur et tendit une bouchée au crabe à son amant. Il ne fit aucun mouvement pour s'en saisir, préférant garder une main dans le bas de son dos et l'autre le long de son propre corps. Hermione arqua un sourcil interrogateur et il la défia du regard. Alors elle comprit qu'il attendait que ce soit elle qui le nourrisse. En d'autres circonstances, elle lui aurait probablement ri au nez en lui expliquant, à grand renfort de regards noirs, qu'elle n'était pas sa bonne à tout faire. Mais la perspective d'une Pansy Parkinson captant ce moment d'intimité entre eux altéra grandement son jugement et elle porta tout naturellement sa main jusqu'à la bouche du Serpentard. Il se saisit de l'apéritif tout en ne la quittant pas des yeux et Hermione dut se mordre l'intérieur de la bouche pour ne pas se jeter sur lui. Tous ses gestes étaient empreints de sensualité et, tout comme lors de leur promenade près de la mer à Saint-Malo, Hermione eut soudainement la sensation qu'ils n'y avaient plus qu'eux sur Terre. Drago mâcha lentement sa nourriture, ses prunelles plongées dans celles de la Gryffondor dont le souffle venait à manquer un peu plus à chaque seconde.
Il finit par déglutir avant de passer imperceptiblement sa langue sur ses lèvres. Son regard était d'une rare intensité et Hermione avait l'impression de se noyer dans le gris de ses yeux. Elle ne réagit même pas lorsqu'il s'empara de sa main. Toutefois, un bon millier de frissons la parcourut de part en part lorsqu'il porta sa paume à ses lèvres. Il l'embrassa avant de continuer jusqu'à son poignet puis son avant-bras. Cela conduisit la jeune femme à passer son bras derrière sa nuque qu'elle caressa du bout des doigts. Elle le vit s'approcher un peu plus d'elle et il allait l'embrasser lorsqu'il fut brusquement propulsé en avant.
Hermione se retrouva plaquée contre son torse tandis que Drago passait une seconde main possessive dans son dos pour ne pas qu'elle chute lourdement.
- Ne vous dérangez pas pour moi, railla une voix grave derrière le Serpentard.
Une fois la surprise passée, ils pivotèrent tous deux vers celui qui venait de les frustrer pour le reste de la soirée. Aucun ne fut surpris de découvrir Blaise Zabini, occupé à engloutir les petits fours deux par deux. Hermione vit Drago lui adresser un regard courroucé mais ce dernier n'en eut cure et porta plutôt son attention sur Hermione.
- Je suis heureux de te voir ici, Granger. J'espère que tu m'as réservé une danse, lança-t-il à la cantonade et en lui faisant un clin d'œil presque dragueur.
Plusieurs personnes se retournèrent vers eux mais il les ignora royalement et Hermione finit par bredouiller une réponse positive.
- Parfait. Bon eh bien, à plus tard.
Et il repartit en direction du centre de la pièce.
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Assommée par la musique et les discussions, Hermione sortit sur la terrasse ou plusieurs personnes papotaient avec un peu plus de discrétion. La Gryffondor inspira profondément avant d'aller prendre place sur un banc noir en fer forgé. Drago était en pleine conversation avec l'un de ses collègues et Hermione avait décidé d'en profiter pour sortir quelques secondes afin de prendre l'air.
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Toutefois, elle ne resta pas seule très longtemps.
- Ah tu es là ! soupira son amant sans prendre la peine de cacher son soulagement.
Il s'assit près d'elle et Hermione l'interrogea du regard.
- Je pensais que tu étais rentrée, avoua-t-il.
Elle sourit avant de prendre appui sur son épaule.
- J'avais juste besoin de quelques minutes loin de tout ce bruit et cette agitation, expliqua-t-elle d'une voix douce.
- Je comprends.
Il ne se releva pas et alla même jusqu'à passer ses doigts dans les boucles brunes d'Hermione qui ferma les yeux, apaisée par ses caresses.
- Tu sais que Blaise ne nous laissera pas repartir tant que tu ne lui auras pas accordé sa danse ? reprit-il finalement.
Un rire infime franchit les lèvres d'Hermione.
- Eh bien j'espère pouvoir repousser le moment le plus possible afin qu'il soit suffisamment saoul pour ne pas venir la réclamer.
- Alors on peut rester ici toute la nuit. Blaise sera toujours apte à danser avec une femme, même après avoir ingurgité des litres d'alcool, dit-il.
Sa voix était assez sèche et un mince sourire prit place sur les lèvres d'Hermione. Elle se retourna vers le blond et déposa un léger baiser sur ses lèvres. Il se détendit inconsciemment et sourit à son tour.
Satisfaite, Hermione reprit place contre son épaule, son regard se perdant dans le jardin plongé dans la pénombre. Drago, de son côté, recommença à lui caresser les cheveux. Sa main glissa progressivement sur son épaule puis sur son bras qu'il parcourut du bout des doigts.
Malgré son blazer, Hermione frissonna.
- Tu as froid ? s'enquit-il.
- Un peu, avoua la jeune femme.
- Tu veux que je t'apporte ma veste ? proposa Drago.
- Non. J'avais prévu d'apporter un foulard mais je l'ai oublié.
- Chez toi ou au Manoir ?
- Au Manoir.
- Je vais le chercher.
Avant même qu'Hermione ait pu dire quoique ce soit, il se levait. Il s'apprêtait à transplaner mais la Gryffondor l'interrompit.
- Est-ce que tu peux m'indiquer la direction de la salle de bain s'il-te-plaît ? Je voudrais m'assurer que je suis toujours présentable pour tes amis Sang-Pur, ajouta-t-elle avec sarcasmes.
En face d'elle, le Serpentard eut une moue amusée.
- Tu montes les escaliers, deuxième porte à gauche. Et tu es toujours aussi belle, souffla-t-il en s'approchant d'elle avant de déposer un baiser plein de promesse sur la commissure de ses lèvres.
Hermione oublia de respirer pendant quelques secondes tandis que son cœur faisait une étrange embardée dans sa poitrine.
- On se retrouve ici, après ? suggéra Drago en se reculant afin de pouvoir transplaner.
La Gryffondor ne parvint qu'à dodeliner de la tête et il partit, un sourire en coin sur les lèvres.
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Hermione suivit les instructions de son amant et se retrouva dans une salle de bain aussi exubérante et ostentatoire que la propriétaire des lieux. Le marbre semblait y avoir élu domicile sous toutes ses couleurs, tout autant que l'or, sous toutes ses formes. Soupirant de découragement, Hermione s'approcha d'un miroir afin de jeter un coup d'œil à son reflet. Elle se trouva les joues rouges et se passa un peu d'eau dessus afin de les faire redescendre en température. Maudit Mal... Drago !
Elle s'apprêtait à ressortir afin de le rejoindre lorsque la porte s'ouvrit soudainement. Parkinson et son amie Milicent Bulstrode – qu'Hermione avait aperçue dans l'assemblée – s'avancèrent et la Gryffondor ferma imperceptiblement les paupières. Il ne manquait plus que ça...
Elle tenta inutilement de sortir mais Bulstrode fit rempart avec son corps, lui empêchant d'atteindre la porte. Hermione se recula donc et attendit que l'une d'entre elles ouvrent la bouche. Elle pariait sur Parkinson lorsque son amie se lança.
- Ne t'approche plus de Malefoy ! menaça-t-elle très sérieusement alors que son visage prenait une expression agressive.
Hermione faillit exploser de rire mais se retint au dernier moment.
- Hors de question, se contenta-t-elle de rétorquer en croisant ses bras sur sa poitrine.
De toute évidence, un refus de sa part n'était pas attendu car Bulstrode lança un regard interrogateur à Parkinson, comme pour lui demander de ce qu'elle devait faire de cette information. Ce fut alors cette dernière qui reprit la parole, alors qu'Hermione affichait le sourire le plus dédaigneux qu'elle avait en stock. Tant pis si son comportement relevait plus de celui d'une adolescente prépubère de quinze ans que de celui d'une adulte de tout juste trente-deux. Comme le disait les Moldus : « Aux grands mots, les grands remèdes » ...
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Drago réapparut sur l'exact même carreau de dallage qu'il avait quitté cinq minutes plus tôt, le foulard de son amante à présent sur le bras. Il s'attendait à voir cette dernière assise sur le banc, mais elle ne s'y trouvait pas. Un peu surpris, il pivota sur lui-même mais Hermione n'était visible nulle part. Pourtant, cinq minutes étaient grandement suffisantes pour faire ce qu'elle avait à faire et revenir, d'après lui. Ne trouvant pas véritablement d'intérêt à attendre ici, le Serpentard rentra dans le salon de Pansy et chercha cette dernière des yeux.
Il ne la trouva pas plus qu'il ne vit la Gryffondor et une légère angoisse s'empara de lui. Avisant Blaise un peu plus loin et occupé à draguer une sorcière d'âge mûr – décidément, il n'avait aucune retenue – à grand renfort de sourires éclatants, il s'approcha de lui.
- T'as pas vu Hermione ? s'enquit-il en le tirant légèrement par l'épaule.
- Granger ? Non pourquoi ?
- Je ne la trouve plus, avoua Drago, ennuyé.
Son ami le regarda étrangement et il préféra enchaîner.
- Et Pansy ? Tu as vu Pansy ?
- Hum... fit-il en réfléchissant. Je crois qu'elle est montée il y a quelques minutes mais... Attends Malefoy ! Il faut que je te présente à Mrs...
Drago ne l'écoutait déjà plus. Son angoisse s'était soudainement muée en panique. Ce n'était pas une coïncidence si Pansy était montée au moment même où Hermione se rendait dans la salle de bain. Accélérant le pas, il grimpa les marches quatre à quatre et s'arrêta sur le palier, le souffle un peu court. Il marcha ensuite en direction de la deuxième porte sur sa gauche et s'arrêta avant de tendre une oreille. Il préférait être certain de ce qu'il avançait avant de tenter une entrée fracassante. Il crut, pendant un instant, s'être fait des nœuds au cerveau pour rien lorsque la voix de son amante s'éleva de derrière la porte. Enfin, il en reconnut le timbre mais certainement pas l'intonation. Glaciale et dédaigneuse, Hermione semblait avoir subi un dédoublement de la personnalité. Pourtant, Drago ne put que ressentir une intense chaleur envahir son corps en entendant ses paroles, alors qu'un petit sourire mi-amusé, mi-impressionné prenait place sur ses lèvres.
- Oh tu sais, Parkinson, disait-elle. Toi tu as peut-être eu une bouteille hors de prix mais j'ai eu le droit à une robe, un appartement et... laisse-moi réfléchir...
Un léger blanc s'installa, comme si la Gryffondor prenait véritablement le temps de la réflexion avant d'ajouter :
- Oh et lui bien entendu ! A chaque fois que je le voulais, de toutes les manières que je le voulais, partout où je le voulais, je l'ai eu. Alors, Parkinson, je ne pense pas que tes petites menaces à deux Mornilles soient de taille contre ça... termina-t-elle sur un ton faussement compatissant.
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Même si être témoin de la virulence avec laquelle Hermione défendait leur « relation » attisait étrangement son désir et qu'il avait maintenant envie de l'avoir elle, Drago décida d'intervenir. Pas tellement pour Granger qui, il le savait, était capable de se défendre, mais plutôt pour éviter un meurtre dans les prochaines minutes. Car si Hermione se servait surtout de la parole comme moyen d'attaque – quoique... pas toujours -, son amie n'hésiterait certainement pas une seconde à se servir de sa baguette, et irait peut-être même jusqu'à attaquer physiquement la jeune femme. Drago ne voulait pas qu'elles en arrivent à de telles extrémités même si voir Hermione se battre aurait incontestablement attisé son désir naissant.
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Hermione venait à peine de cracher son venin que le visage de la Carpe, auparavant rouge de colère, passa au verdâtre à l'évocation de leur intimité, à Drago et elle. La Gryffondor n'en éprouvait cependant aucune culpabilité, bien au contraire. Jamais elle n'aurait ouvert les hostilités avec Parkinson mais elle n'allait certainement pas se retenir de répliquer à ses menaces totalement déplacées. Et elle était prête à tout pour enfoncer dans sa tête de Carpe que Drago n'était pas sur le marché et qu'il n'en n'avait, de toute façon, absolument rien à faire d'elle. D'après le Serpentard, Parkinson avait beaucoup de difficultés à comprendre ce dernier point lorsque c'était lui qui abordait le sujet et Hermione espérait bien qu'à la fin de cette stupide soirée, tout serait clair dans sa tête. Après tout, elle s'ennuyait et il fallait bien qu'elle trouve de quoi s'occuper...
Ses pensées, de même que la réplique que Parkinson s'apprêtait à formuler, furent soudainement interrompues par des coups donnés contre la porte.
- Hermione ?
Les deux rivales reconnurent immédiatement la voix de Mal... Drago et, tandis qu'un sourire satisfait et suffisant étirait le visage de l'une, une veine d'irritation manquait d'exploser sur la tempe de l'autre.
- Oui ? répondit Hermione sans se départir de son sourire.
- Je peux entrer ?
- Bien sûr !
La Gryffondor nota qu'une légère inquiétude passait sur les traits tirés par la chirurgie esthétique de Parkinson et elle réprima difficilement un petit ricanement.
Drago entra et feignit l'étonnement en les découvrant toutes les trois mais Hermione n'était pas dupe. Elle commençait à bien connaître son amant et savait parfaitement qu'il fallait observer ses yeux pour savoir ce qu'il pensait et non pas les traits de son visage. En cet instant précis, une lueur amusée y était visible. Hermione le soupçonna alors d'avoir perçu, si ce n'était toute, au moins la fin de la « conversation » qu'elle venait d'entretenir avec les deux Serpentard.
- J'ai trouvé ton foulard, annonça-t-il en lui tendant.
Hermione l'attrapa et décida de pousser le vice au maximum.
- Merci mon chéri ! Où l'as-tu retrouvé ? Dans ta salle de bain ? Oh non... j'espère qu'il n'avait pas glissé sous le lit quand...
Hermione s'interrompit en jetant un regard circulaire à la pièce, comme si elle se remémorait soudainement qu'ils n'étaient pas seuls. Un long silence suivit ses paroles. Elle vit que Drago avait imperceptiblement levé un sourcil à la découverte de son nouveau surnom mais il joua le jeu, comprenant de toute évidence le but de la manœuvre.
- Non ! rit-il, plus vrai que nature. En fait, il était dans mon dressing. Il est probablement resté là depuis la semaine dernière. Tu avais dû oublier de le rapporter en prenant le reste de tes affaires.
Bien évidemment, personne n'avait jamais partagé le dressing de personne mais ça, eux seuls le savaient et Hermione bénit Malefoy – Drago ! – et ses mensonges si parfaits en voyant que Parkinson recommençait à jouer à Miss Carpe.
- Drago... souffla cette dernière comme si quelqu'un venait de lui annoncer, à la fois la mort de l'un de ses proches et qu'elle souffrait d'une maladie incurable.
Il haussa un sourcil dans sa direction, la défiant d'oser dire quoi que ce soit et elle garda le silence. Hermione en profita pour enfiler son foulard puis s'accrocha à la main que Drago lui tendait. Ils sortirent de la pièce et Hermione laissa échapper un petit ricanement.
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- Chéri, hein ? se moqua à son tour le Serpentard alors qu'ils reprenaient la direction du rez-de-chaussée.
- Oh ça va, Malefoy !
- Drago, s'il-te-plaît, Granger.
La jeune femme leva les yeux au ciel.
- Bref, ne m'appelle plus comme ça, ordonna-t-il alors, très sérieusement.
- Non mais Malefoy... Drago, se reprit-elle en le voyant froncer les sourcils. C'était simplement pour faire enrager Parkinson. Je ne t'appellerai JAMAIS ainsi, ajouta-t-elle avec fougue.
Il l'obligea à s'arrêter et pivota vers elle. Surprise, Hermione se statufia.
- Tu ne comprends pas. Astoria m'appelait ainsi – non pas que je lui aie déjà demandé une telle chose ou fait autant à son égard, expliqua-t-il, une note d'aversion dans la voix. Et je n'ai pas envie de penser à elle lorsque je suis avec toi.
Sa justification laissa Hermione pantoise et médusée. Elle ouvrit la bouche mais finit par la refermer, se sentant aussi idiote que Parkinson. Elle voulait lui dire que cela n'avait été qu'une « blague », qu'elle ne lui donnerait jamais un tel surnom qui sonnait beaucoup trop... beaucoup trop... Enfin qui n'était absolument pas adapté à leur « relation ». Ni en ce moment, ni jamais selon la Gryffondor qui n'envisageait absolument pas ce genre de chose avec Mal... Drago !
Totalement perdue dans ses pensées, elle ne le sentit pas se rapprocher d'elle.
- Détends-toi, Hermione. Et arrête de réfléchir, renchérit-il avec un sourire, quelques secondes après qu'elle eut levé un regard perdu vers lui.
- Mais...
- Pas de « mais », dit-il avant d'embrasser doucement ses lèvres pour la réduire définitivement au silence.
Leur baiser se prolongea jusqu'à ce qu'Hermione oublie totalement ce pourquoi son amant l'avait embrassée en tout premier lieu.
- On devrait retourner dans le salon, murmura Drago en s'arrachant finalement à ses lèvres.
Hermione voulut protester mais il déposa une dernière fois ses lèvres sur les siennes. Profitant de ce contact, la Gryffondor ferma les yeux avant de prendre une profonde inspiration.
- Bien sûr, allons-y, consentit-elle finalement.
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- Ah bah vous voilà enfin ! Où est-ce que vous étiez ? se renseigna Zabini en leur adressant une œillade lubrique.
- Certainement pas là où tu le sous-entends, répondit Drago d'une voix blanche avant d'attraper deux minis puddings sur la table.
Il en tendit un à Hermione qui le remercia tacitement.
- Ouais... si vous le dites, répliqua le Serpentard, pas convaincu pour une Noise. Bref... tu me dois toujours une danse, Granger.
- Tu es à moitié ivre, Zabini ! se récria la jeune femme qui avait espéré que l'état d'ébriété avancé du jeune homme la libèrerait de sa promesse malgré ce qu'avait pu lui soutenir Drago quelques minutes auparavant.
- A moitié seulement, ma belle... ricana-t-il avant de lui tendre la main dans un grotesque excès de galanterie.
A côté d'elle, Hermione sentit son amant se tendre légèrement, sans qu'elle n'en comprenne la raison. Soupirant de découragement, elle finit par accéder à la requête de l'homme « à moitié ivre » qui se tenait en face d'elle. Zabini parut enchanté de ne pas avoir à plaider sa cause plus longuement et s'empressa de l'entraîner vers le centre de la pièce où plusieurs couples se mouvaient au rythme de la musique, entêtante en cet instant. A peine arrivé à destination, il se colla à son dos et Hermione hoqueta d'étonnement.
- Zabini qu'est-ce que tu fais ?! protesta vivement Hermione en tentant de repousser la main qu'il avait placée sur sa hanche gauche et qui lui permit de la plaquer contre son torse.
- Détends-toi, Granger ! ricana-t-il dans une parfaite imitation de Drago Malefoy quelques minutes plus tôt.
Mais Zabini n'était pas Drago et Hermione ne l'entendit pas de cette oreille. Elle tenta de se dégager de son étreinte et manqua de bousculer un autre couple qui la dévisagea avec courroux avant de recommencer à se dandiner ridiculement.
- Zabini lâche-moi ! ordonna la Gryffondor qui perdait patience.
- Non, répondit-il, très calmement.
- Zabini...
- Regarde Drago.
- Quoi ?!
- Regarde Drago.
Obtempérant sans pour autant renoncer à exprimer son mécontentement, Hermione tourna la tête vers son amant qu'elle avait abandonné près du buffet. Il s'y tenait toujours mais sa main gauche était plaquée sur la table et ses doigts semblaient serrer compulsivement un verre de Whisky Pur Feu. Remontant son inspection jusqu'à croiser ses yeux, Hermione nota immédiatement quelque chose qui l'étonna tout autant qu'il lui fit plaisir. De la jalousie. C'était bien une forte dose de jalousie qui brillait dans ses prunelles grises et Hermione sentit ses joues rosir de satisfaction.
Et sa satisfaction se mua en ravissement lorsqu'elle constata avec qu'elle impulsivité le Serpentard repoussa les avances d'une belle jeune femme blonde. Cela lui rappela la soirée qu'ils avaient passé dans la boîte de nuit sorcière, de longues semaines auparavant, et un petit sourire prit place sur les lèvres de la jeune femme. Beaucoup de choses s'étaient passées depuis mais Drago semblait toujours prêt à avadakadavriser le premier homme qui l'approchait de trop près, sans même penser à se venger en retour - ce qui était assez étonnant quand on connaissait le passé de dragueur du blond. Pourtant, Hermione savait – ou tout au moins espérait - qu'il ne ferait preuve d'aucune violence vis-à-vis de son meilleur ami et entra dans le jeu de ce dernier.
Se laissant porter par la musique, elle lui permit de placer ses mains sur son corps pendant qu'elle-même rejetait quelque peu la tête en arrière en fermant les yeux. Elle entendit Zabini ricaner et il s'approcha lentement de son oreille pour lui murmurer quelque chose.
- Je ne te savais pas si... Serpentard, Granger. Le pauvre Drago ne mérite définitivement pas d'être traité avec aussi peu de considération, ajouta-t-il, une pointe d'amusement dans la voix et sans se détacher d'elle.
De l'extérieur, on aurait certainement pu croire qu'il lui murmurerait des mots doux à l'oreille – ou des paroles salaces lorsqu'on savait de la bouche de qui elles sortaient... Et c'est certainement une pensée identique qui le poussa à dire :
- Prépare-toi à voir ton beau mâle en action, Granger...
Son ton était moqueur, comme si toute cette situation était le genre de divertissement qu'il avait attendu toute la soirée. Soupirant plus pour la forme, Hermione continua de danser et patienta. Au bout de trente-deux secondes très précisément, elle sentit le visage de Zabini se rapprocher une nouvelle fois du sien et se mettre à décompter :
- Trois... Deux... Un...
- Je crois que la danse est terminée.
La voix de Drago claqua comme un fouet aux oreilles d'Hermione et elle entendit son – bientôt ex – cavalier ricaner.
- Zabini, je crois que... reprit le Serpentard.
- J'ai compris, je vais me chercher quelqu'un d'autre ! Qu'elle possessivité, Malefoy ! se récria faussement son ami en attrapant tout de même la main d'Hermione.
Cette dernière se laissa faire pendant que le sorcier y déposait un baiser plus long que le voulait la bienséance. La Gryffondor crut presque entendre son amant grincer des dents et, à peine Zabini l'eut-il lâchée, qu'il l'attira à lui avec brusquerie. Surprise par son mouvement, la jeune femme se retrouva plaquée contre son torse et protesta.
- Mais qu'est-ce qui te prend ?! l'incendia-t-elle alors qu'il relâchait un peu son étreinte.
Derrière eux, Blaise Zabini se mit à rire et Hermione vit Drago l'assassiner du regard, l'incitant très fortement à aller se trouver une nouvelle cavalière dans les plus brefs délais.
- J'attends, Malefoy, s'impatienta Hermione en vrillant ses prunelles dans celles du Serpentard. Et puis je m'amusais bien... je ne comprends pas...
- Eh bien moi, je ne m'amusais pas ! la coupa-t-il.
Intérieurement, Hermione fut prise d'un fou rire incontrôlable. Bien évidemment qu'elle savait qu'il ne « s'amusait pas » ... Mais l'entendre l'admettre était presque jubilatoire. Pourtant, elle prit un air très dégagé et lui demanda simplement :
- Ah oui ? Je n'avais pas remarqué. Pourquoi ne t'amusais-tu pas ?
- Tu le sais parfaitement ! répondit-il sèchement en prenant sa main dans la sienne avant de l'attirer un peu plus à lui.
Ils dansèrent sur un air lent et Hermione trouva qu'il s'en sortait bien trop facilement. Feignant l'innocence, elle insista :
- Non, non je ne sais pas... Je ne vois pas...
Elle se mordit légèrement la lèvre pour ajouter un petit côté mélodramatique à la scène tandis qu'il levait les yeux au ciel.
- Si.
- Non.
- Si.
- NON !
- SI !
- Malefoy !
- Granger...
- Dis-moi.
- ...
- Drago, dis-moi, répéta-t-elle d'une voix douce en plaçant une main sur son torse.
Il l'observa étrangement avant d'ouvrir la bouche puis de la refermer – décidément, tout le monde devenait « Carpe » ce soir ! Elle le vit prendre une profonde inspiration avant d'entrouvrir les lèvres une nouvelle fois.
- Je ne m'amusais pas parce que...
- QUI VEUT FAIRE UN JEU ?! s'exclama une voix aiguë et extrêmement désagréable qu'Hermione aurait reconnue entre mille.
Elle eut soudainement des envies de meurtre et son cerveau avait déjà commencé à imaginer mille et une tortures lorsque ses pensées furent interrompues par le soupir désabusé de son amant. Il semblait réellement prêt à lui faire une confidence et Hermione savait parfaitement que ce n'était pas chose aisée pour lui. Elle vit rouge et n'eut plus envie que d'une chose : écrabouiller Pansy Parkinson de toutes les manières possibles et inimaginables.
- C'est quoi ce jeu ? se renseigna-t-elle en serrant les dents.
- Certainement un jeu d'alcool quelconque, répondit Malefoy d'un ton las. Mais on va rentrer, viens.
- Non.
- Quoi ?
- Parkinson, elle va y jouer ?
- J'imagine, répondit-il vaguement sans comprendre où elle voulait en venir. Pourquoi ?
- Je veux jouer.
- Pardon ?!
- Je veux jouer. Je veux la battre.
- Granger... soupira-t-il.
- J'ai mes chances ?
Il resta silencieux et ses yeux firent la navette entre elle et une personne en arrière-plan que la Gryffondor imagina être Parkinson. Il sembla peser le pour et le contre avant de soupirer de nouveau.
- Peut-être. Mais tu sais, ce genre de jeu c'est...
Mais elle ne lui laissa pas le temps de poursuivre et l'attrapa par la main avant de l'entraîner vers le canapé où était assise la maîtresse de maison. Autour d'elle, plusieurs sorciers et quelques sorcières annonçaient leur participation – ou non – au jeu et la Gryffondor s'interposa froidement.
- J'en suis.
Tous les regards pivotèrent vers elle. Parkinson partit d'un rire, qui se voulait certainement moqueur, mais qui ne trahissait que la colère que lui inspirait la main de Drago dans la sienne.
- Toi ?! ricana-t-elle en la détaillant des pieds à la tête ce qui donna encore plus envie à Hermione de lui arracher la sienne.
- Oui. Moi. Hermione Granger, meilleure amie de Harry Potter, Miss-je-sais-tout. Moi.
Parkinson jeta un regard à ses amis autour d'elle et un petit sourire carnassier prit place sur ses lèvres.
- Parfait Granger. Toi contre moi dans ce cas.
- Parfait.
- Je veux Drago pour la nuit, annonça-t-elle alors.
- Pa-pardon ?! Qu'est-ce que tu racontes ?
A côté d'elle, la Gryffondor sentit son amant se tendre.
- Eh bien si je gagne contre toi, je veux Drago pour la nuit.
Hermione manqua de s'étouffer mais son cerveau se mit à tourner à plein régime. De toute évidence, tout le monde – son amant en tête – pensait qu'elle allait faire machine arrière.
- Ok. Et si je gagne, tu n'auras plus le droit de l'approcher à moins de cinq mètres. Quoique, non, je reformule. Tu n'auras plus le droit de l'approcher à moins de cinq mètres ni de le regarder sous peine d'être prise de vomissements incontrôlables.
Un éclair de colère passa dans les yeux verts de la jeune femme mais elle se leva.
- Ok. Drago, le sortilège s'il-te-plaît.
Hermione se doutait parfaitement qu'il ne s'agissait pas là de paroles en l'air. Ce qui l'avait d'ailleurs poussée à reformuler et à intégrer un phénomène magique à sa « malédiction ». Le Serpentard jeta le sort qui les liait à leur promesse et, tandis que Zabini, soudainement très intéressé par ce qui se passait, apportait des verres et plusieurs bouteilles d'alcool, son amant lui attrapa le bras avant de l'attirer un peu à l'écart.
- Ne perds pas, se contenta-t-il de lui souffler à l'oreille.
- Je n'en ai pas l'intention.
- C'est avec toi que je veux passer ma nuit, Granger.
- Ne t'inquiète pas. Je la ridiculise, on rentre au Manoir et on fait l'amour toute la nuit.
- Hum... grogna-t-il, pas tellement convaincu.
Hermione leva les yeux au ciel.
- Oublierais-tu avec qui j'ai appris à me soûler ? fit-elle en levant un sourcil dans sa direction. Considérerais-tu que Parkinson tienne mieux l'alcool que toi ?
Un sourire complice étira ses lèvres.
- Montre-lui qui tu es vraiment, dit-il avant de l'embrasser chastement.
La Gryffondor s'apprêta à aller s'asseoir en face de sa rivale mais revint sur ses pas.
- Prête-moi ta veste.
Il parut étonné mais la lui tendit.
- Merci. Je ne veux pas salir ma robe... S'il-te-plaît, empêche-moi de vomir dessus, le pria-t-elle très sérieusement.
Il rit avant de lui faire signe d'aller prendre place.
}{
- Je te laisse choisir l'alcool, Granger, offrit Pansy comme si elle lui faisait une immense faveur.
- Whisky, répondit la Gryffondor sans prendre le temps de la réflexion.
Les traits de la Serpentard se figèrent puis elle fronça légèrement les sourcils avant de lever un regard noir vers lui. Il était de notoriété publique que le Pur Feu était son alcool à lui et Drago était étonnamment fier que son amante le choisisse à son tour. Il resta debout, sur le côté de la table basse, à équidistance entre les deux femmes. Après tout, c'était lui qui était plus ou moins en jeu ce soir...
Drago avait été passablement agacé de la demande de Pansy – qui ne semblait toujours pas avoir compris qu'il n'était pas sur le marché et encore moins pour elle – mais ne pouvait que s'incliner devant Hermione, qui n'avait même pas réfléchi avant de relever le défi.
Il savait que Pansy tenait très bien l'alcool. Elle avait en effet beaucoup d'années de débauche à son actif, mais le Serpentard était persuadé que son amante pouvait gagner. Il fallait juste qu'elle agace suffisamment la brune pour que l'alcool fasse effet plus vite, tandis qu'elle-même devrait garder la tête froide au maximum. Ce qui n'était pas franchement bien parti lorsqu'on constatait avec quelle rage elle considérait Parkinson. Le Serpentard tenta de l'encourager tacitement mais elle ne lui accorda aucune attention, toute concentrée qu'elle était sur sa rivale.
- Ok. Granger ? Parkinson ? Un verre l'une après l'autre jusqu'à ce que... eh bien jusqu'à ce que l'une déclare forfait, vomisse ou fasse un coma éthyltique...
- C'est « éthylique », Zabini, le reprit Hermione en levant les yeux au ciel, faisant ricaner Drago.
- Oui bon... Vous avez compris les règles.
Il lança un Gallion en l'air après que chaque participante ait choisi une face et le sort désigna Pansy comme ouvreuse. Hermione leva les yeux vers lui et Drago lui fit comprendre que c'était une bonne chose. Elle lui adressa un léger sourire alors que Blaise remplissait les verres.
- Tu peux toujours renoncer, Granger... Mais il faudra me « prêter » Drago pour une nuit bien entendu...
- Rêve, Parkinson. Drago n'est pas un objet. Il n'est ni à prêter ni à vendre ou quoique ce soit. Et puis de toute façon il est à moi alors bois et tais-toi ! Plus vite tu auras perdu, plus vite nous pourrons rentrer au Manoir et je sais que Drago a prévu un looong programme pour le reste de notre soirée.
Des sourires apparurent dans l'assemblée et Drago lui-même peina à se retenir de rire face à la répartie très Serpentard de sa petite Gryffondor. Pansy sembla d'ailleurs prête à lui sauter à la gorge mais finit par se ruer sur son verre.
Et Hermione l'imita une première fois.
Puis une deuxième fois.
Une troisième fois.
Quatre fois.
Cinq fois.
Six fois.
Drago savait qu'au cours de leur toute première « soirée de dépravation », cela avait été le seuil qu'elle n'était pas parvenue à dépasser. Pourtant, elle devrait faire bien plus face à Pansy et elle en avait également conscience car elle imita sa rivale pour la septième fois. Le Serpentard se rendait bien compte que c'était très difficile aussi décida-t-il de transplaner rapidement chez lui pour lui rapporter deux fioles – puisqu'une seule ne serait certainement pas suffisant au vu de la quantité qu'elle allait ingurgiter - de la potion permettant de faire passer les sensations que procuraient l'alcool.
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Il ne partit en tout et pour tout que trois minutes, le temps de trouver ses potions qu'il avait caché Merlin ne savait où. Mais lorsqu'il revint, tout avait changé. De forts applaudissements retentirent et il joua des coudes pour parvenir jusqu'à la « table de jeu ».
Il s'attendait à peu près à tout mais ce qu'il vit lui fit écarquiller les yeux avant d'exploser de rire. Toujours à sa place, Hermione était impeccablement assise comme si rien ne s'était passé, alors que de l'autre côté de la table, Blaise enserrait une Pansy couverte de vomi. De ce qu'il put en comprendre, la Gryffondor avait fait une nouvelle réflexion et la Serpentard s'était levée dans le but de la remettre à sa place mais Blaise s'était interposé et elle leur avait vomi dessus.
Son ami lui jeta un regard désespéré pour qu'il vienne l'aider mais Drago n'avait d'yeux que pour Hermione. Il s'avança vers elle.
- Ça va, Granger ?
- Oh Malefoy ! Drago ! s'exclama-t-elle comme si elle le voyait pour la première fois. T'es vraiment beau, tu sais ?!
Le Serpentard rigola. Ses yeux étaient vitreux et elle tanguait légèrement, même si elle était toujours assise sur le canapé.
- Oui, je sais Granger.
- Moi c'est Hermione ! H.E.R.M.I.O.N.E, épela-t-elle en hochant la tête.
- Hermione, répéta-t-il.
Elle lui décrocha un magnifique sourire.
- Bref. Bravo Hermione, tu as gagné.
- C'est ce que j'ai cru comprendre...
Il allait lui donner les fioles lorsqu'elle reprit la parole.
- De toute façon, je ne l'aurais jamais laissée passer la nuit avec toi, tu sais ? Elle n'avait pas spécifié qu'elle voulait la passer seule avec toi et je comptais bien m'imposer ! Hors de question qu'elle pose ses mains sur toi... ton torse... ton cou... ton dos... ton...
- Ok, Granger. Tiens, prends ça, la coupa Drago en ricanant.
Il lui mit une première fiole bleue dans les mains et elle la regarda comme s'il s'agissait d'un poison. Il dut alors lui promettre une bonne douzaine de fois qu'elle n'allait pas « mourir ou se transformer en quelque chose de peu ragoûtant qui l'empêcherait de lui faire l'amour toute la nuit ».
Son regard vitreux et son sourire un peu niais s'estompèrent progressivement et elle n'opposa aucune résistance lorsqu'il lui tendit la seconde fiole.
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- Tu es revenue parmi nous ? s'enquit-il en lui souriant.
- Je... je crois.
Il se leva du canapé puis lui tendit la main.
- Allez viens, on rentre à la maison.
Elle lui lança un regard étrange et se mordit l'intérieur de la bouche tout autant qu'il se gifla mentalement. Il ne venait pas de dire ce qu'il pensait qu'il venait de dire, si ? Oh Merlin ! Si lui aussi se mettait à dérailler, ils étaient dans de beaux draps...
« Draps ! » pensa-t-il. Il se concentra là-dessus ce qui lui permit d'occulter le reste pendant quelques instants. Il lui avait promis qu'il se ferait pardonner pour cette soirée et il comptait bien tenir sa promesse. Alors qu'il s'apprêtait à transplaner au Manoir, il sentit la main de son amante lui échapper. Il pivota rapidement sur lui-même.
Hermione s'approchait de sa rivale, toujours assise sur son fauteuil pendant qu'une de ses amies lui lançait un sortilège pour la nettoyer.
- C'est quand tu veux pour la revanche, Parkinson, annonça son amante, une lueur de moquerie dans la voix.
La Serpentard leva un regard furibond sur celle qui était très certainement devenue son ennemie numéro un et Drago leva les yeux au ciel. Pansy sembla intercepter son mouvement et le dévisagea comme s'il venait de lui planter un couteau dans le dos mais avant même qu'il, ou elle, n'ait pu dire ou faire quoique ce soit, la jeune femme fut prise d'un violent haut-le-cœur et se pencha avant de vomir une nouvelle fois sur le sol.
Tous les regards se tournèrent vers Hermione et Drago remarqua que la plupart affichaient une expression respectueuse. Un rictus satisfait naquit sur ses lèvres et il fit quelques pas pour s'emparer de la main de son amante.
OoOoOoO
- Tu sais qu'elle voudra véritablement prendre sa revanche, n'est-ce pas ? dit Drago en caressant le dos nu d'Hermione du bout des doigts.
- Hum... certainement, répondit-elle, la voix légèrement endormie. Mais je ne suis pas assez idiote pour tenter le Diable deux fois de suite.
Drago rit doucement avant de pivoter sur le flanc. Ils venaient pour la seconde fois de faire l'amour et étaient à présent allongés dans les draps de satin vert de son lit. Il continua à balader lascivement sa main le long de sa colonne vertébrale avant de s'approcher et de déposer un baiser prometteur sur son omoplate. Elle tourna lentement la tête vers lui, un sourire coquin aux lèvres. Sourire qu'il s'empressa de recouvrir de ses lèvres.
OoOoOoO
- Non... bredouilla difficilement Malefoy.
Cela faisait au moins la cinquième fois qu'il gémissait dans son sommeil et Hermione se serra un peu plus contre lui dans l'espoir que sa présence parviendrait à le calmer. Il balbutia quelques mots incompréhensibles au moment où tout son corps se tendait brusquement. Soupirant, Hermione se retourna alors vers lui.
- Malefoy... murmura-t-elle doucement. Drago, réveille-toi.
Il gémit de nouveau et Hermione posa une main sur son torse.
- Drago...
- Hermione, gémit-il alors.
La Gryffondor se statufia.
- Hermione non... Her...
Il se crispa une nouvelle fois avec une telle violence que la jeune femme crut qu'il était sous le joug d'un sortilège.
- NON ! gronda-t-il alors.
Sa voix se répercuta avec force, le réveillant. Constatant qu'il avait les yeux ouverts, Hermione déposa une main fraîche sur sa joue en feu.
- Calme-toi, tu as fait un cauchemar, expliqua-t-elle d'une voix douce.
Mais il ne parla pas. Ses prunelles grises étaient vrillées sur elle et une expression choquée se peignait sur ses traits, si parfaits habituellement. Soudain inquiète, Hermione retira sa main et se recula quelque peu. Puis elle se remémora des deux dernières fois où elle avait été témoin d'un tel comportement chez lui.
- Malefoy, ton fils va bien. Il est à Poudlard, tu n'as pas à t'inquiét...
- C'était toi, murmura-t-il d'une voix si rauque que la jeune femme crut, pendant quelques secondes, ne pas avoir correctement saisi le sens de ses paroles.
- Quoi ?
- C'était toi, répéta-t-il comme si lui-même ne parvenait pas à comprendre ce qu'il disait.
- Malefoy, je ne comprends pas...
- C'était toi ! Tu... tu...
Il avait l'air bouleversé et l'air manqua soudainement à la Gryffondor qui s'écarta encore davantage de lui. Ce qu'il remarqua immédiatement.
- Ne pars pas, s'il-te-plaît.
Sa voix n'était rien de plus qu'un murmure à peine audible.
- Je ne pars pas, le rassura-t-elle. J'attends juste que tu te calmes un peu.
« Et que je me calme moi aussi » ajouta mentalement la jeune femme qui ne voulait pas comprendre ce qui se jouait sous ses yeux.
De longues minutes s'écoulèrent sans que ni l'un ni l'autre ne prononce le moindre mot. Hermione était toujours sur le flanc et observait son amant, couché sur le dos, une main sur les yeux comme s'il ne voulait pas voir la réalité qu'il avait en face de lui.
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Finalement, il ôta sa main et se tourna lentement vers Hermione, comme s'il craignait de l'effrayer en faisant un mouvement un peu trop brusque.
- Excuse-moi...
La jeune femme ne répondit pas. Elle savait qu'il ne s'excusait pas que pour l'avoir subitement tirée du sommeil... et elle ne savait tout simplement pas quoi répondre à ça.
Il tendit une main vers elle et caressa délicatement sa joue. Instinctivement, la Gryffondor ferma les yeux. Ses doigts froids toujours sur sa peau, il se rapprocha alors lentement d'elle. Elle le laissa faire, gardant les yeux fermés. Une intense chaleur envahit alors son visage et le reste de son corps pendant qu'il se pressait contre elle et la jeune femme se retourna dans ses bras. Il lui enserra la taille et passa une main sous son oreiller avant de l'attirer encore un peu plus à lui, comme s'il avait peur qu'elle s'échappe dès qu'il retrouverait le sommeil. Comprenant qu'il avait besoin d'être rassuré, la jeune femme recouvrit sa main droite, qu'il avait déposé sur son flanc, avec la sienne et lui souffla :
- Je ne pars pas, Drago.
Eh bien... beaucoup de choses à relever dans ce chapitre !
Avant tout : un très fort rapprochement entre Hermione et Drago. (Je tiens à spécifier que les prénoms en italique à certains moments et écrit normalement à d'autres sont tout à fait volontaires ^^). Et, je pense que celles (et ceux) qui considèrent que Drago est amoureux d'Hermione ne verront leur conviction qu'être renforcée avec ce chapitre malgré tout ce que je pourrais leur dire ;).
Sinon... notre Hermione renfile son costume de petite Serpentard en herbe ! Enfin... plus vraiment en herbe, d'ailleurs !
J'espère que vous avez apprécié le déroulement de la soirée et les personnages de Blaise et Pansy.
Et que dire de la fin de ce chapitre... ? Leur relation prendrait-elle un tournant beaucoup trop sérieux pour eux ?
Quoiqu'il en soit, le moins que l'on puisse dire c'est que Drago se dévoile de plus en plus. (Ou essaye de le faire, quand il n'est pas interrompu par Pansy.)
Alors, hop, hop, hop que vous détestiez, appréciez moyennement, aimiez, adoriez ou aduliez (bah quoi... l'espoir fait vivre, non ? ^^) ce chapitre, on prend quelques petites secondes, S'IL-VOUS-PLAIT, pour laisser une petite review ! :)
}{
Comme mentionne dans le post-scriptum de la note précédente, j'ai une annonce à vous faire.
COMME J'AVAIS PU L'ANTICIPER, JE NE VAIS MALHEUREUSEMENT PLUS ÊTRE EN MESURE D'ASSURER DEUX PUBLICATIONS HEBDOMADAIRES. JE SUIS VRAIMENT DÉSOLÉE MAIS CELA ME DEMANDE TROP DE TEMPS. TEMPS QUE JE N'AI PAS EN CE MOMENT. SI JAMAIS, DANS LE FUTUR, J'AI LA POSSIBILITÉ DE REVENIR A UNE DOUBLE PUBLICATION, JE LE FERAI, C'EST PROMIS.
EN ATTENDANT, JE PUBLIERAI MES CHAPITRES LES MERCREDIS (et ce sera toujours annoncé sur la page FB).
Vraiment, je m'excuse… J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop.
}{
Donc : à très bientôt dans vos reviews et sinon, à mercredi prochain pour la publication du chapitre trente-huit !
Plein de gros bisous,
Chalusse
PS : encore une fois, je suis navrée… :/
