Bonjour à tou(te)s !

Je vous préviens, les RàRs anonymes vont être TREEEE longues alors je remercie l'ensemble de mes revieweurs/euses extrêmement chaleureusement (^^) et je passe tout de suite à la… suite ^^.

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RàRs anonymes :

Guest : Effectivement, les choses continuent d'avancer entre les Dramione qui se rapprochent de plus en plus. Ils n'hésitent pas à s'afficher ensemble, à jouer les « couples », à se « protéger » mutuellement et à se soutenir. Hermione a d'ailleurs férocement défendu SON Drago et a prouvé à tout le monde qu'elle n'avait pas peur de se mesurer à Pansy sur son terrain. ^^ Pour ce qui est de Blaise, il n'hésite pas à déstabiliser Drago et trouve très amusant le fait de lui « piquer » SA Hermione pour le faire enrager, histoire de rajouter un peu de piment à tout ça ).

Voilà ! Je te remercie trèèèèès chaleureusement pour ta nouvelle prompte review et je te souhaite, avec une semaine de retard, une bonne semaine également ! :) J'espère que ce nouveau chapitre te plaira. Bises et à très bientôt !

Bellasidious : Je te remercie pour tes magnifiques compliments qui, comme toujours, me font très chauds au cœur. :) Je suis ravie que notre Hermione Serpentardisée t'ait plu ! Je trouve également que c'est un costume qui lui va très bien et surtout qui lui colle de plus en plus à la peau si bien qu'elle n'a même plus forcément besoin de réfléchir pour l'enfiler...

Merci pour ta nouvelle merveilleuse review. J'espère de tout cœur que ce nouveau chapitre te plaira ! Plein de bisous, de bonnes ondes et à très vite ! :)

Sara : Tout d'abord : bien le bonjour très chère Sara !

Je te t'en veux absolument pas de ne pas avoir laissé de review depuis un petit moment et je suis ravie d'apprendre que tu suis cette fic' avec toujours autant d'assiduité. :)

Tes compliments sur la qualité de l'histoire me font très chauds au cœur, merci beaucoup ! Pour ce qui est du rythme, étant donné que c'est une « seconde » publication, ça me demande nettement moins de temps que pour une publication plus « classique » puisque les chapitres sont déjà écrits. Pour autant, je tiens à les reprendre un à un afin de corriger le plus de fautes possibles, les tournures de phrases qui sont trop alambiquées, etc. Du coup, ça, ça me demande quand même beaucoup de temps. Temps dont je disposais suffisamment jusqu'à maintenant pour assurer deux publications sur ce site (en plus des autres sur un autre site) par semaine mais dont je ne dispose malheureusement plus. Bref, en tout cas, c'est top si l'idée d'une unique MAJ hebdomadaire te plait.

Ensuite… « FANTASTIQUE » ? Ah mais c'est GENIALISSIME si c'est FANTASTIQUE ! *-* Ça me fait immensément plaisir que tu apprécies autant cette histoire ! Merci, merci, merci ! Pour ce qui est de ses défauts, je peux t'assurer qu'il y en a plein mais c'est génial si tu parviens à te plonger suffisamment dans l'histoire pour les occulter.

Alors… Tu trouves les Dramione adorables ? Encore une fois : c'est top ! Je suis ravie que tu n'aies pas l'impression qu'ils tombent dans la guimauve. Personnellement, je ne considère pas que ça leur corresponde non plus et sache que j'ai fait en sorte que l'on ne tombe jamais dans le côté trop fleur bleue avec cette fic' même si, bien évidemment, il y a des passages plus « tendres » que d'autres.

On assiste à la naissance d'une relation qui semble dériver au-delà d'une « simple » relation basée sur le sexe. Dans cette fic', j'ai vraiment tenu à prendre mon temps car, pour moi, c'est l'un des facteurs clé d'une bonne cohérence et de la crédibilité de l'histoire. Or, avec le background que je leur ai « créé » et qui vient se greffer à un passé déjà bien chargé entre eux, rien ne pouvait se faire en dix chapitres ^^.

C'est génial si le comportement de Drago te plait. Effectivement, il semble prendre conscience que les choses avancent avec Hermione et il tente d'appréhender ces changements du mieux possibles mais ce n'est pas pour autant qu'il va aller en discuter avec elle (quoique…). Déjà, comme tu le soulèves très justement : il reste Drago. Et ensuite, il faut bien comprendre qu'entre eux, celle qui est susceptible de prendre peur en tout premier lieux, reste Hermione. Elle a perdu son mari seulement quelques petits mois plus tôt alors voilà. (Mais bon, ça ne signifie pas non plus que Drago ne pourrait pas prendre peur également ^^.) Hermione se pose effectivement 1 000 000 de questions et Drago a conscience qu'elle est assez instable. C'est pour cela qu'il tente de la rassurer sans que lui-même ne sache vraiment où ils vont ni ce que lui-même peut ressentir par rapport à tout ça, etc. Il « flippe » mais ce n'est fondamentalement pas le même genre de peur que pourrait ressentir Hermione. Tu as parfaitement raison lorsque tu parles de « trahison » de Ron de la part d'Hermione. Au fond d'elle-même, elle ressent les choses ainsi même si elle ne l'exprime pas (encore ?) clairement. Mais nous sommes d'accord pour dire que ce n'est pas le cas : il n'y a, bien évidemment, pas de trahison puisqu'il est décédé. Mais bon… Les choses sont très compliquées pour Hermione et elle a plutôt tendance à se culpabiliser et à « s'auto-flageller » alors voilà.

Sinon, c'est nickel si tu as retenu la leçon « leurs gestes sont bien plus parlants que leurs mots ». Tous les deux sont de véritables « handicapés des sentiments » et ne parlent pas. Mais cela ne signifie pas qu'ils n'expriment pas ce qu'ils peuvent ressentir. Dans leur « relation », ce sont avant tout leur corps qui parle pour eux. C'est quelque chose qui, je trouve, leur correspond plutôt bien et c'est un aspect des choses que j'ai beaucoup apprécié mettre en place/travailler. On peut d'ailleurs avoir une application de cela dans les tenues d'Hermione qui, comme tu le soulignes, se mets à porter autre chose que du noir sans même sans rendre compte. C'est révélateur de son état d'esprit et du fait que, malgré tout, elle se sent suffisamment forte et en confiance pour essayer de faire un nouveau pas pour vers le deuil et la « reprise en main » de sa propre vie et, peut-être, un nouveau pas vers le bonheur… Pour répondre à ta question : non, elle n'a pas pleinement fait son deuil. Tout au moins pas à cet instant. Mais comme c'est un sujet qui sera à nouveau abordé par la suite, je n'épilogue pas là-dessus dans l'immédiat ).

En ce qui concerne l'anniversaire d'Hermione, je suis ravie que tu aies accroché. Si on oublie la nature des cadeaux, c'était effectivement plutôt « simple ». Drago est resté assez cliché mais il faut bien comprendre que lui n'avait jamais fait ce genre de choses. Le romantisme et la sentimentalité, ce n'est pas (trop) son truc. Drago, lui, est plutôt du genre à prouver son « attachement » en faisant des cadeaux qui coûtent une blinde et en dépensant son fric dans des restau, etc. Là, il a essayé de vraiment faire quelque chose « pour elle ». Autrement dit, de la « simplicité » : une plage, un gâteau, une bougie et un verre de champagne. Et ce « cadre » a permis de faire ressortir des aspects de leur relation que l'on avait pas nécessairement vu plus tôt ou alors de façon très succincte. La douceur, la complicité, une certainement forme de tendresse, etc.

Sache par ailleurs, que je ne vais pas te contredire lorsque tu expliques que, pour toi, c'est dans ce chapitre que leur relation passe un cap et s'inscrit dans le cadre d'une véritable relation amoureuse. Je suis totalement d'accord. Drago parle de lui « faire l'amour » et ce n'est certainement pas anodin. De même, la « douceur, complicité et tendresse » ne l'est pas non plus. MAIS (bah oui parce qu'il y a toujours un « mais » ^^) leur relation ne s'inscrit QUE dans le cadre d'une relation amoureuse. Rien de plus. Ils ne sont pas amoureux. Ni l'un, ni l'autre. Mais les choses évoluent doucement et, comme tu le soulignes très justement, leurs gestes et leur attitude prouvent qu'il y a quelque chose de plus qu'auparavant. Après, on en revient toujours au même point : dans cette histoire, les corps sont davantage le miroir de ce qu'ils peuvent ressentir (même inconsciemment) que leur parole. Alors… à voir ^^.

Pour ce qui est de Harry et Hermione : de rien ! :D Effectivement, ce n'était pas tant le fait qu'Hermione fréquente Drago qui dérangeait Harry (et les Weasley) (bien que ça ait clairement joué aussi !) mais plutôt la façon dont Hermione se reconstruisait sans Ron et Rose. Tu avais parfaitement raison à propos d'Harry : il reprochait à Hermione d'avancer alors que lui-même ne le faisait pas. Tous les deux ont abordé ces décès d'une façon très différente. Pour Harry, ça a un peu été la « mort de trop ». Il n'aurait jamais cru que quelqu'un de son entourage (d'autant plus son meilleur ami et sa nièce) mourrait encore « à cause » de Voldemort. Ça a véritablement été le coup de massue en trop et il lui a fallu énormément de temps avant d'envisager pouvoir se relever. Pour Hermione, c'est différent. Elle, elle a souhaité aller de l'avant très (trop ?) rapidement et voilà… Mais les choses semblent finalement s'être apaisée et arrangée et Harry « consent » à ce qu'Hermione tente d'être « heureuse » auprès de Drago.

Alors, venons-en au petit Scorpinou-chéri ! Je suis TROOOOOOP CONTENTE qu'il te plaise autant (hystérique as-tu dit ? ^^). On pourrait effectivement le prendre pour le fils d'Hermione car ils ont beaucoup de points communs. (Mais non, il n'y a pas d'histoire de naissance sous X ou d'échange de bébés )). Scorpius est d'une nature très différente de ses parents et pourrait d'ailleurs donner l'impression d'être davantage le fils d'Hermione que celui de Drago. Si les Dramione ne s'entendent sur pas grand-chose et ont deux caractères fondamentalement différents, ce n'est certainement pas le cas des Scormione. En fait, entre eux, c'est un peu comme s'il y avait eu une sorte de « coup de foudre ». Ils arrivent à se comprendre sans forcément trop se parler, ils ont beaucoup de centres d'intérêts en commun et ont des psychologies assez similaires. Cela ne dérange pas Drago car lui, tout ce qu'il veut, c'est que son fils soit heureux. Il sait qu'Hermione est une personne bien et il voit tout ce qu'elle peut apporter (même inconsciemment) à Scorpius. Alors il ne dit rien et va même jusqu'à leur donner raison car il a parfaitement conscience et lui et son fils sont différents.

Tu envisages une adoption ? Euh… oui alors ne va pas parler de cela à Hermione ou Drago parce que s'ils n'ont pas encore fui, ça ne saurait tarder. Mais bon… un jour peut-être… ou pas ). Je pense également qu'Hermione est une personne qui a fondamentalement besoin de stabilité dans sa vie mais bon… penses-tu réellement que les Malefoy pourraient lui offrir ça ?

Sinon, je suis ravie que tu apprécies son petit côté Serpentard. Je trouve également que ça apporte un peu de peps et c'est tout ce que je voulais pour son personnage ).

« Jouissif » est le terme que beaucoup de revieweurs ont pu employer pour qualifier leur ressenti vis-à-vis de la raclée qu'Hermione a pu mettre à Pansy et je suis totalement d'accord ! ^^ Pansy la carpe n'est certainement pas prête d'oublier sa défaite mais peut-être a-t-elle finalement compris que Drago n'était pas pour elle et qu'Hermione avait dès à présent marqué son territoire. D'ailleurs, Drago en fait de même grâce à l'intervention de Blaise qui a trouvé très divertissant de faire enrager son meilleur ami en le conduisant à faire une jolie petite crise de jalousie ^^. C'est génial que tu apprécies le personnage de Blaise puisque je peux dès à présent t'annoncer qu'il reviendra plus d'une fois avant la fin ).

Pour ce qui est du cauchemar de Drago, sache qu'il s'agit toujours du même : Voldemort qui tue son fils (ou Narcissa) mais qui, dans le précédent chapitre, a visiblement assassiné Hermione…

Enfin, en ce qui concerne la dernière phrase, il y a une très forte signification, tu as raison. Hermione emploi volontairement son prénom et le rassure en lui disant qu'elle ne part pas. Pour autant, c'est comme à chaque fois : il ne faut pas y voir un « message » qui n'existe pas. Hermione lui dit qu'elle ne partait pas ce soir-là en prenant la mesure de son cauchemar. Mais cela ne signifie absolument pas qu'elle s'engage à rester près de lui ad vitam æternam ). D'ailleurs, elle a assuré ça à ce moment-là mais rien ne dit, non plus, qu'elle ne prendra pas peur le lendemain matin. Ou lui… ^^

BREEEF ! Voilà pour cette TREEEEEEEEEEEEEEEEEEEEES longue RàR ! :)

C'est moi qui te remercie du fond du cœur d'être une lectrice aussi attentive et une revieweuse aussi passionnée. Tes analyses sont très justes et sont, globalement, très proches des miennes donc c'est génial. Encore des milliers de mercis pour ta splendide review qui m'a fait très chaud au cœur et tes compliments qui sont juste oufissimes !

J'espère que ce nouveau chapitre te plaira ! Plein de bisous et à bientôt ! :)
PS : Oui. Cette fic' fait soixante-six chapitres (sans compter le prologue). Voilà !
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Voilà ! Alors, sans plus attendre, je vous laisse avec le trente-huitième chapitre de cette fic' ! J'espère de tout cœur qu'il vous plaira !

Je vous souhaite une très bonne lecture et je vous dis à tout à l'heure avec la note de fin de chapitre.

Seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR.


Chapitre 38 : La banalité aussi a son charme

Hermione émergea difficilement des bras de Morphée et dut s'y reprendre en plusieurs fois avant de parvenir à entrouvrir une paupière. La pièce était baignée d'une douce lumière et la Gryffondor remarqua qu'à l'instar de Morphée, Malefoy l'avait également abandonnée. A sa droite, seuls les draps froissés lui faisaient l'honneur de leur présence. La jeune femme bailla franchement avant de se frotter délicatement les yeux.

Petit à petit, les souvenirs de la soirée de la veille et de la nuit lui revinrent en mémoire et Hermione soupira. L'absence de Malefoy n'était pas si surprenante que cela. Après son cauchemar et les révélations qu'il lui avait faite, la Gryffondor pariait que son amant devait, très certainement, déjà se trouver à, plus ou moins, un bon millier de kilomètres d'elle à l'heure qu'il était. Alors pourquoi était-elle toujours dans son Manoir ? Il n'aurait tout de même pas abandonné son habitation pour si peu. Si ?

Si peu ? Ce n'était pas « si peu ». C'était tout sauf ça ! Malefoy avait rêvé d'elle... Qu'elle se faisait torturer puis tuer par Voldemort. Intriguée, la jeune femme avait demandé à Scorpius, quelques semaines plus tôt, ce qui hantait à ce point son père et devait avouer être restée pantoise face à la réponse apportée. Elle-même cauchemardait régulièrement de la mort de Rose mais pas avec autant de récurrence, surtout depuis qu'elle se sentait mieux. Alors le fait de savoir que, même après toutes ses années, Malefoy craignait toujours que le Seigneur des Ténèbres s'en prenne à son fils avait attristé Hermione. Lorsqu'elle avait interrogé le jeune Serdaigle afin de savoir s'il savait si son père rêvait parfois que le Mage Noir assassinait d'autres personnes de son entourage, l'enfant avait simplement haussé les épaules en lui expliquant que le blond n'avait toujours mentionné que lui...

« Jusqu'à cette nuit » grommela mentalement la Gryffondor.

Ne pas y penser. Ne pas y penser. Ne pas y penser.

Hermione savait pertinemment que c'était totalement ridicule et idiot de tenter de ne pas voir la vérité en face mais elle ne pouvait pas faire autrement en cet instant. Car, en cet instant, il était Merlin ne savait quelle heure, elle était seule dans un lit aux couleurs de Serpentard et le propriétaire des lieux brillait toujours par son absence.

Premièrement : se lever.

Deuxièmement : s'étirer – puisqu'ayant l'impression qu'un troupeau d'hippogriffes enragés l'avait piétinée pendant la nuit.

Et, troisièmement : tenter de retrouver Malefoy ou – tout au moins – essayer d'avoir une vague idée de l'endroit où il pouvait bien être parti se terrer en ce dimanche matin.

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Les deux premières phases de son plan se déroulèrent à la perfection et Hermione s'accorda même un petit bâillement supplémentaire et une profonde inspiration pour se donner du courage. Objectif suivant : trouver Malefoy. La jeune femme enfila un peignoir qu'elle récupéra sur une chaise près de l'entrée du dressing. Elle se mit ensuite en marche et s'apprêtait à quitter la pièce afin de se rendre au rez-de-chaussée lorsqu'on l'interpella :

- Granger ?

La main sur la poignée, la Gryffondor fit un bond en arrière si impressionnant qu'elle manqua de tomber. Elle plaça une main sur son cœur, qui battait à présent la chamade, et pivota sur elle-même. Elle scruta toute la chambre mais ne remarqua personne.

- Ma-Malefoy ? bredouilla la Gryffondor, pas très rassurée à présent.

- Dans la salle de bain, répondit-il laconiquement.

Hermione ferma momentanément les paupières. Au moins, il n'avait pas fui à l'autre bout du continent et elle n'allait pas subir une attaque imminente d'un hypothétique malfaiteur. Rassurée, la jeune femme s'autorisa un nouveau soupir puis s'avança vers la porte de la salle de bain, légèrement entrebâillée, d'un pas plus léger.

Elle se trouvait franchement idiote de ne pas avoir commencé par regarder dans la pièce d'eau mais, de toute évidence, la fuite de Malefoy était bien plus crédible que... ça. Figée sur le pas de la porte, Hermione détailla ce qui se passait sous ses yeux alors que son visage se tordait en une moue perplexe. Le Serpentard était tout naturellement allongé dans sa baignoire – qui relevait plus de la mini piscine qu'autre chose – en fonte noire montée sur pieds de lions argentées. Les bras négligemment appuyés sur les montants, de part et d'autre de son corps, il avait fermé les yeux et transpirait la relaxation et la luxure. Ce qui irrita profondément Hermione qui s'était – presque – inquiétée pour lui pendant quelques minutes.

- Tu viens ? proposa-t-il sans toutefois ouvrir un œil, ce qui agaça encore davantage la jeune femme qui trouvait son attitude condescendante particulièrement exaspérante.

Elle ne répondit pas et se rendit plutôt devant le miroir. Les aventures de la nuit avaient de toute évidence laissé des traces mais la Gryffondor ne se trouva pas une si mauvaise mine que cela. Ce qui aurait été dix – voir même vingt – fois pire si Malefoy ne lui avait pas fait ingurgiter, avec force de persuasion, ses fameuses potions en fin de soirée.

Hermione se retourna finalement pour lui faire face. Il n'avait toujours pas bougé mais l'observait à présent avec une telle intensité qu'on aurait pu croire qu'il voulait l'attirer à lui rien qu'avec son regard. La Gryffondor arqua un sourcil et il fronça les siens.

- Faudra-t-il que je te supplie ?

- Hum... réfléchit-elle. Voilà qui est très intéressant, Malefoy. Je ne te promets pas d'accéder à ta requête mais tu peux toujours essayer.

Si Hermione avait trouvé son idée plutôt divertissante pendant quelques secondes, elle revit rapidement son jugement lorsque, après lui avoir adressé un regard torve, il se leva d'un bond. Les yeux écarquillés de la Gryffondor scrutèrent longuement son corps nu et dégoulinant d'eau, alors qu'il sortait tout simplement de son bain, ne prêtant aucune attention au fait que la salle de bain se transformait en une piscine à taille humaine. Il s'approcha d'elle d'une démarche féline et Hermione recula instinctivement jusqu'au lavabo. Un petit sourire libidineux prit place sur les lèvres fines du blond et la respiration de la Gryffondor s'accéléra sensiblement.

Malefoy arriva finalement à sa hauteur et plongea ses prunelles grises dans les siennes. Trop heureuse d'avoir autre chose à regarder que son... corps, la jeune femme se concentra là-dessus et tenta désespérément de reprendre un rythme cardiaque plus raisonnable. Maudit Malefoy et son maudit corps. Et ses maudits yeux. Même ses yeux appelaient à la luxure… Il n'était définitivement pas humain. Ou alors c'était elle qui n'arrivait plus à penser rationnellement ?

- Arrête de réfléchir Granger, murmura-t-il.

Et si seulement il pouvait avoir une voix détestable... Mais non ! Il fallait qu'en plus de tout le reste, sa voix ait le pouvoir de couvrir l'intégralité de son corps de chair de poule.

- Granger... ? Arrête de réfléchir et viens dans le bain avec moi.

Oh et puis comment faisait-il pour savoir lorsqu'elle « réfléchissait » ou non ?!

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- Bon... je vois qu'il va falloir que je me montre un peu plus persuasif...

« Hein ?! » voulu répondre Hermione qui n'avait absolument pas entendu ce que son amant venait de dire, trop occupée à « réfléchir » qu'elle était.

Elle n'eut cependant pas à lui poser la question, comprenant très bien par elle-même le fond de sa pensée et ses intentions. Il entoura son corps de ses bras qu'il plaça de part et d'autre d'elle, l'acculant au maximum contre le lavabo, avant de se pencher en avant. Il retira une mèche de ses cheveux qui avait glissé sur le devant de sa clavicule et la replaça dans son dos. Il dégagea ensuite très légèrement son peignoir afin d'avoir un accès illimité à son cou. Cou sur lequel il déposa délicatement ses lèvres. Son baiser fut presque imperceptible mais Hermione frissonna tout de même comme si la température de la pièce avait brutalement chuté de dix bons degrés.

Elle sentit Malefoy sourire contre sa peau et il remonta lentement jusqu'à sa mâchoire puis son nez traçant un sillon brûlant derrière lui. Il l'embrassa de nouveau puis partit à l'assaut de sa bouche. Il déposa un léger baiser à la commissure de ses lèvres et Hermione ferma les paupières. Elle avait horreur de voir cette lueur de triomphe dans ses prunelles. Cela lui donnait l'impression de n'être qu'une pauvre adolescente en pleine crise hormonale qui cédait à ses pulsions au moindre mouvement du Serpentard. Pourtant, il ne s'agissait pas là d'un « moindre mouvement ». Nu, les cheveux ébouriffés et trempés, Malefoy aurait certainement fait de l'effet à n'importe quelle femme – ou homme - à cet instant présent.

- Tu n'arrêtes vraiment jamais ! J'espère au moins que c'est à moi que tu penses avec autant d'acharnement, se moqua le Serpentard en reculant.

Incapable de répondre quoique ce soit, Hermione rougit violemment ce qui le fit rire.

- Embrasse-moi, ordonna-t-elle brusquement.

Elle avait dit la première chose qui lui passait par la tête et cela eut au moins pour avantage d'effacer le petit sourire arrogant qui étirait les lèvres de Malefoy. Sa bouche ne resta que très peu de temps dans son champ de vision et Hermione ferma bientôt les yeux de délice en la sentant s'écraser sur la sienne.

OoOoOoO

- Depuis combien de temps es-tu réveillé ? se renseigna Hermione alors que son amant faisait couler un peu d'eau le long de sa colonne vertébrale, la faisant frissonner.

- Longtemps, marmonna-t-il.

La jeune femme comprit instantanément qu'il ne voulait pas aborder le sujet qui lui brûlait pourtant les lèvres : son cauchemar. Mais en cet instant, Hermione aspirait plutôt à une journée calme et dépourvue de dispute aussi garda-t-elle le silence. Elle se laissa aller contre le torse du blond qui déposa un léger baiser dans ses cheveux, comme pour la remercier de ne pas lui poser davantage de questions. Hermione ferma alors les yeux et se détendit au maximum.

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- Au fait ?

- Oui ?

- Quelle heure est-il ?

- Je ne sais pas, il était sept heures lorsque je me suis réveillé.

- Ah...

- Tu as quelque chose de prévu aujourd'hui ? demanda Malefoy, d'une voix qui laissait clairement entendre qu'il espérait le contraire.

Hermione sourit, ce qu'il ne vit pas.

- Non. Et toi ?

- Non.

La jeune femme ferma de nouveau les paupières et soupira d'aise. Les doigts du Serpentard glissèrent le long de son bras avant de remonter jusqu'à sa clavicule droite, tandis que sa main gauche prenait le relais au niveau de son autre clavicule puis descendait le long de son bras gauche. La Gryffondor savait parfaitement ce qu'il tentait – et réussissait – à faire mais se laissa innocemment caresser.

OoOoOoO

Un sourire détendu et sincère apparut sur les lèvres d'Hermione alors que son amant se laissait lourdement retomber sur le matelas. Elle-même s'allongea à plat ventre sur les draps de satin. Elle posa la tête sur son oreiller et ferma les paupières, tentant de faire perdurer au maximum ce moment de plénitude tout bonnement divin. Lorsqu'elle reprit finalement contact avec la réalité, Malefoy n'avait pas bougé mais détaillait son corps nu, qu'elle ne soustrayait plus à sa vue, une lueur appréciative au fond des yeux. La Gryffondor leva un sourcil dans sa direction et il arbora un sourire complice. Elle le lui retourna et il s'approcha un peu plus d'elle, ses longs doigts pâles et froids se frayant un chemin jusqu'à la courbure de ses reins.

Hermione frissonna, comme à chaque fois qu'il la touchait et ne put retenir un nouveau soupir d'aise. Elle avait l'impression qu'elle ne pourrait plus jamais se passer de leurs parties de jambes en l'air. Surtout depuis que Malefoy lui parlait de lui « faire l'amour dans toutes les pièces du Manoir ». Et il était monumental... ce Manoir !

- À quoi est-ce que tu peux bien être encore en train de réfléchir ? se moqua Malefoy en se collant davantage à elle avant de déposer un baiser volage sur son épaule.

Hermione tourna la tête vers lui, ses lèvres s'étirant en un nouveau sourire.

- Je ne réfléchis pas. Je pense, nuança-t-elle.

- Ah... et à quoi penses-tu ?

- A ce que tu m'as dit il y a quelques minutes, révéla Hermione.

- Au fait que j'étais le meilleur coup que tu n'aies jamais connu ? demanda-t-il. Ah non, c'est vrai... C'est toi qui a dit ça.

- Eh ! se récria gentiment Hermione en le frappant légèrement au torse. Je n'ai jamais dit une telle chose.

- Mais tu l'as pensé si fort...

Il avait pris un air parfaitement sérieux mais explosa de rire quelques secondes plus tard, devant la mine renfrognée d'Hermione. Cette dernière finit par se dérider à son tour.

- Oh allez ! Tu peux l'avouer maintenant ! continua le Serpentard.

- Certainement pas !

- Allez, Granger... dis le. Dis-moi que je suis l'homme qui t'as donné le plus de plaisir dans ta vie.

- Ça va pas ! Je ne dirai jamais un truc pareil !

- Tu ne le diras peut-être pas... Mais tu n'en penses pas moins, fanfaronna-t-il.

Irritée et prise de court, Hermione préféra froncer les sourcils avant de tourner son visage de l'autre côté pour ne plus avoir Malefoy dans son champ de vision. Bien entendu, il avait raison. Et la Gryffondor n'avait pas attendu qu'il en fasse mention pour se l'avouer à elle-même. Drago Malefoy était – est – le « meilleur coup » - comme il le disait si bien – qu'elle avait eu dans sa vie et, sincèrement, elle ne voyait pas vraiment comment quelqu'un arriverait un jour à le surpasser... Un étrange sentiment s'empara d'elle mais la Gryffondor le refoula dans un coin de son esprit et se concentra sur toute autre chose. Un pli sur le drap sembla soudainement être une parfaite distraction...

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- Allez Granger... ne fait pas la tête, minauda Malefoy en embrassant sa nuque, des accents d'hilarité dans la voix.

- Je ne fais pas la tête, Malefoy. Je ne suis pas une enfant, rétorqua la jeune femme sans se retourner pour autant.

- Ça, c'est ce que tu dis ma petite Serpentard…

Hermione s'arrêta soudainement de respirer. Tout son corps se contracta et elle pivota d'un mouvement brusque.

- Quoi ?

- Eh bien c'est vrai... même si je ne peux que reconnaître que tu as fait des progrès, tu restes toujours très coincée, Miss-vierge-effarouchée.

- Pa-Pardon ?! s'étrangla Hermione.

- Euh...

- Je ne parlais même pas de ça, le coupa Hermione en lui lançant un regard assassin. C'est quoi ce surnom ?! Et je ne suis PAS une vierge effarouchée !

En face d'elle, le Serpentard haussa les épaules, apparemment pas concerné pour une Noise, ce qui exaspéra la Gryffondor.

- Je sais pas, je trouvais ça drôle.

Hermione tiqua sur le mot « drôle ». Il n'y avait rien de drôle là-dedans !

- Ça n'a rien de drôle, répliqua-t-elle en serrant les dents. Je ne suis juste pas ta petite Serpentard !

- Eh bien si tu préfères, je peux t'appeler ma petite Gryffondor... Je comprends que tu ne veuilles pas réellement renier tes couleurs, railla-t-il. Et puis, pour en revenir à ce que tu disais, continua-t-il sans lui laisser le temps de répondre. Je sais parfaitement que tu n'es pas vierge... Effarouchée, par contre...

Hermione déglutit difficilement. Elle avait envie de pleurer et de hurler sur Malefoy en même temps. Aussi resta-t-elle totalement muette.

Depuis quand est-ce que les adjectifs possessifs avaient pris place dans leurs vies ?

Leurs ébats ne lui procuraient-ils pas autant de plaisir qu'à elle ? Était-elle un « mauvais coup » ? Était-ce cela qu'il tentait de lui dire ?!

Atteinte dans sa fierté, Hermione adressa un regard glacial au Serpentard et se leva sous ses protestations. Elle enfilait son peignoir et s'apprêtait à quitter la chambre lorsqu'il sauta à bas du lit et la retint en lui agrippant le poignet.

- Eh ?

- Quoi ?!

- Granger...

- Quoi, Malefoy ?!

- Qu'est-ce qu'il y a ? C'est le surnom ?

- Non.

Et c'était vrai. Elle s'en fichait pas mal de ce surnom stupide en comparaison des allusions qu'il venait de faire.

- Alors c'est quoi ? demanda-t-il, visiblement perdu.

- Rien.

- Granger... insista le Serpentard en l'attirant à lui.

Hermione tenta de résister mais il était trop fort pour elle et à peine se fut-il rapproché qu'il posa ses mains sur ses épaules et aucune échappatoire ne se présenta plus à la Gryffondor.

- Dis-moi.

- Non.

- Hermione, dis-moi. S'il-te-plaît.

« Le serpent ! », maugréa la jeune femme. Il savait parfaitement comment l'ébranler. Son prénom associé à une supplique dans la bouche de Drago Malefoy équivalait à peu près à tous les grands discours et Hermione ne chercha même pas à empêcher le flot de paroles qui coula de ses lèvres.

- C'est euh... par rapport à ce que tu as dit. Le fait que je sois apparemment « coincée » - elle grimaça – et « effarouchée » - elle baissa les yeux. Je... est-ce que tu... Je veux dire, est-ce que ce n'est pas aussi agréable pour toi que pour moi ?

Elle se mordit la lèvres, l'envie de se taper la tête dans le mur se frayant sournoisement un chemin jusqu'à son cerveau. Elle se sentait si idiote. Et Malefoy aussi, visiblement, puisqu'il explosa de rire, pendant que les joues d'Hermione se coloraient en rouge sous la gêne et l'irritation.

- Tu vois, c'est ce que je disais, Granger. Tu es coincée. Tu te demandes si je prends mon pied avec toi, eh bien demande le clairement. Comme ça je pourrais clairement te répondre que : oui, c'est le cas.

- C'est le... le cas, répéta Hermione, hébétée.

Le blond partit une nouvelle fois d'un rire moqueur.

- Bien évidemment. Attends, tu croyais que je simulais depuis tout ce temps ? se moqua-t-il.

- Je… eh bien... je...

- Granger détend-toi ! Je disais ça parce que c'est vrai. Tu gardes toujours un petit côté coincé mais je suppose que ça fait partie de ta personnalité et je n'ai pas dit que cela ne me plaisait pas, ajouta-t-il.

- Ah... bah... j'avais pensé que... bredouilla de nouveau Hermione, incapable d'aligner deux mots.

Merlin, il avait raison ! Il lui était impossible d'aborder ce genre de sujet avec le détachement dont il faisait preuve. L'impression d'être une adolescente idiote agaça grandement la Gryffondor qui se promit de faire des efforts à l'avenir. Elle avait trente-deux ans, par Merlin !

- Je sais ce que tu as pensé. Mais ce n'est pas le cas. Et si je dois te faire l'amour vingt-quatre heure sur vingt-quatre pour te le prouver, je le ferai, assura-t-il très sérieusement.

Hermione sourit.

- Je pense que me faire l'amour dans toutes les pièces du Manoir suffira...

- Tu penses, ou tu es sûre ?

- Hum... je ne sais pas, rit-elle. Je pense qu'on pourrait commencer par le Manoir et voir par la ensuite, qu'en dis-tu ?

- J'en dis qu'il va falloir que je retourne nous faire couler un bain... dans une autre pièce d'eau.

Un rire franc s'échappa des lèvres d'Hermione. En face d'elle, son amant sourit avant de déposer un léger baiser sur ses lèvres. Un baiser très prometteur...

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Malheureusement pour eux, ils furent soudainement interrompus par un hibou qui faisait crisser son bec sur le carreau de la vitre de la chambre. Malefoy maugréa contre sa bouche et Hermione sourit. Il se détacha finalement d'elle et se dirigea de mauvaise grâce vers la fenêtre. L'oiseau s'engouffra à une vitesse presque effrayante et Hermione fut surprise de reconnaître son hibou, Bacchus, qui revenait de toute évidence avec la réponse de Scorpius. Elle détacha la missive et laissa le hibou reprendre son envol par la fenêtre afin de retrouver ses congénères à la volière de Malefoy, se restaurer et prendre un peu de repos.

Les deux amants échangèrent un regard avant de s'asseoir sur le lit, Hermione toujours en peignoir, Malefoy toujours dans son plus simple appareil, et la Gryffondor décacheta la lettre qu'ils lurent en même temps.

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Hermione, (et Papa si tu es toujours avec Hermione, ce que j'espère vraiment vraiment !)

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Je suis vraiment vraiment super content que Bacchus te plaise et, s'il-te-plaît, arrête de me remercier ! C'était ton anniversaire après tout !

Donc, pour répondre au début de ta lettre : de rien, je t'en prie, ça m'a fait plaisir, il n'y a pas de quoi, je t'en prie, de rien et... je t'en prie ! (Oui... j'ai été à la bibliothèque pour chercher plus de synonymes mais j'ai pas trouvé ! C'est nul.)

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Sinon, pour répondre à la suite de ta lettre : oui je vais bien et, non, James et Ted ne m'embêtent plus. Je pense qu'ils ont bien trop peur de leur famille maintenant qu'ils ont vu de quoi elles étaient capables s'ils faisaient des bêtises... Et, oui, je me suis fait quelques amis. Je discute souvent avec un garçon de ma maison et je m'assoie parfois à côté d'une fille de Poufsouffle quand nous avons cours en même temps. J'ai aussi un « ami » Serpentard mais je pense qu'il me parle surtout parce que je m'appelle Malefoy. Il m'a même dit que mon père aurait dû torturer Ted et James après ce qu'ils m'avaient fait. Et quand je lui ai expliqué que mon père ne ferait jamais un truc comme ça, il a soupiré et dit un truc qui ressemblait à « les Malefoy, vraiment plus ce que c'était ». Pff... c'est un idiot ! Il n'a même pas de bonnes notes !

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Ce qui m'amène à la troisième partie de ta lettre. Tout se passe très bien en cours même si j'ai un petit peu de mal en potions. Mais j'essaye de m'accrocher et de travailler deux fois plus et j'arrive à avoir « Effort Exceptionnel »... Tu penses que ça sera suffisant pour passer en deuxième année ?

Pour le reste, je n'ai pratiquement que des « O » et le professeur McGonagall m'a même dit que j'étais l'élève le plus prometteur qu'elle avait eu depuis... – je cite – « la talentueuse Miss Granger » ! Du coup je suis super super content et j'espère vraiment vraiment continuer comme ça ! J'espère que tu es fière de moi (et toi aussi Papa, si tu lis cette lettre).

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D'ailleurs, c'est vraiment génial que vous ayez passé ton anniversaire ensemble ! J'espère que Papa t'a fait une super surprise et j'espère aussi que tu as accepté l'appartement ! (Papa si tu lis cette lettre, que tu as fait tout ça, et qu'Hermione a accepté, tu es un chef et je suis super super fier de toi !)

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Bon, il va falloir que je te (vous) laisse. Je dois aller rédiger ma dissertation d'Histoire de la Magie pour vendredi prochain !

Je te (vous) embrasse très fort ! Vous me manquez beaucoup (Hermione, si Papa n'est pas avec toi, tu pourras le lui dire s'il-te-plaît ? Merci d'avance), et j'ai hâte de vous revoir.

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Scorp' M.

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Les deux adultes terminèrent leur lecture, un sourire aux lèvres. Ils échangèrent un regard complice et le père de l'enfant prit la parole :

- Tu rédiges une réponse et je m'occupe d'emballer ses cadeaux ?

Avec toute l'agitation de la veille, Hermione en avait totalement oublié le pot de caramel et le conte qu'elle et Malefoy avaient acheté en France pour l'enfant alors elle opina vigoureusement.

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Elle rédigea une longue réponse, agrémentée de quelques conseils pour pallier ses difficultés en potion et de félicitations pour son travail scolaire puis laissa le Serpentard ajouter un paragraphe tandis qu'elle-même jetait plusieurs sortilèges sur le petit paquet qu'il avait constitué.

- Nous devrions peut-être nous servir de l'un de tes hiboux, suggéra Hermione.

- Oui. Reste ici, je vais m'en occuper, acquiesça le blond en enfilant un boxer, un pantalon et une chemise.

Hermione laissa son regard glisser sur le corps de son amant alors qu'il s'habillait puis soupira longuement une fois qu'il eut quitté la pièce, cette vision lui manquant déjà.

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- Quelle heure est-il ? l'interrogea-t-elle une fois qu'il fut de retour.

- Treize heures.

- Quoi ?!

- Eh oui... il faut croire que l'on ne voit pas le temps passer lorsque l'on reste dans cette pièce, dit-il en lui faisant un clin d'œil aguicheur.

Hermione rigola et se leva du lit sur lequel elle s'était assise.

- Tu as faim ? s'enquit-il depuis le pas de porte.

- Un peu, avoua la Gryffondor.

- Alors habilles-toi et moi je vais nous préparer quelque chose.

- D'accord, acquiesça Hermione après quelques secondes de latence, surprise par sa proposition.

Il lui jeta un dernier coup d'œil puis tourna les talons. Hermione resta interdite un moment puis finit par se vêtir, ses pensées totalement tournées vers le Serpentard. Il lui semblait qu'ils n'avaient jamais passé un début de journée aussi normal. Pas de dispute – tout au moins pas pour le moment -, un bain ensemble, du sexe, la réception et l'envoie d'une lettre à destination du jeune Scorpius et, à présent, un déjeuner en tête à tête... Cela ressemblait très fortement au programme dominical du premier couples venus. Oui mais voilà... ils n'en étaient pas un. Tout au moins pas officiellement et, comme à chaque fois qu'elles déviaient un peu trop dans cette direction, Hermione préféra refouler ses pensées dans un coin de sa tête – pensées qui prenaient toutefois de plus en plus de place à mesure qu'elle les entassait... – et quitta la pièce à son tour.

Elle rencontra Malefoy à mi-chemin entre la salle à manger et la cuisine.

- Tout va bien ? s'enquit la Gryffondor en voyant son regard ennuyé.

- Oui. C'est juste que euh... tu préfères manger dans la salle à manger ou dans la cuisine ?

Et voilà, que disait-elle... banalité.

- La cuisine, ça ira très bien, le rassura-t-elle en souriant.

Il acquiesça avant de pivoter sur ses talons et de repartir de là où il venait. Hermione le suivit et huma le divin fumet qui se dégageait de l'immense cuisine.

- Ça sent très bon, apprécia-t-elle.

- C'est Micky qu'il faut remercier pour ça, grimaça quelque peu le blond. Elle avait déjà tout prévu.

Il semblait déçu de ne pas avoir pu se mettre lui-même aux fourneaux, ce qui étonna Hermione. Elle ne fit cependant aucun commentaire, préférant aider son amant à dresser le couvert.

- Bonjour Miss Granger, couina la minuscule Micky en apparaissant brusquement dans la cuisine.

- Bonjour Micky, répondit la Gryffondor avec entrain. Tes préparations sentent divinement bon !

- Oh ! Micky vous remercie, Miss Granger ! Micky ne savait pas si le Maître souhaitait que Micky prépare ou non le repas et Micky ne voulait pas déranger le Maître et Miss Granger alors elle a fini par préparer quelque chose.

- Eh bien, merci Micky, répondit la jeune femme en souriant.

La petite elfe parut gênée, visiblement peu habituée à ce que l'on s'adresse à elle avec autant de courtoisie.

- De rien, Miss Granger. Micky ne fait que servir son Maître. Micky espère que le Maître et Miss Granger apprécieront leur déjeuner.

- J'en suis certaine, la rassura Hermione en jetant un sort sur l'imposante marmite afin que la petite servante n'ait pas à la transporter par elle-même.

Cette dernière se contenta donc de déposer un saladier rempli de pommes de terre sur la table pendant qu'Hermione ôtait le couvercle de la cocotte afin de découvrir ce qui sentait si bon : un ragoût de bœuf qui semblait avoir mijoté depuis des heures. A présent affamée, la jeune femme s'installa à sa place et se rendit soudainement compte que Malefoy avait disparu. Elle jeta un coup d'œil circulaire à la pièce mais il n'était plus là.

- Micky ? As-tu vu ton Maître quitter la pièce ?

- Non, Miss Granger. Micky est désolée, se lamenta rapidement l'elfe en levant de gros yeux larmoyants vers elle.

- Ce n'est rien, je vais le chercher.

Mais avant même qu'elle n'ait entrepris de se lever, le blond faisait son retour dans la pièce, une bouteille de vin à la main.

- Un problème ? demanda-t-il en levant un sourcil dans sa direction.

- Non... nous ne t'avions tout simplement pas vu quitté la pièce. Je m'apprêtais à partir à ta recherche, révéla la Gryffondor.

Malefoy s'assit en face d'elle, un sourire aux lèvres.

- Eh bien, étant donné que Micky t'honore de son fameux ragoût, j'ai pensé que tu apprécierais un bon vin en accompagnement.

- Oh euh... je ne suis pas une très grande connaisseuse. Je peux m'en passer, tu sais...

Il balaya ses arguments d'un revers de la main.

- Fais-moi confiance. Tu ne le regretteras pas.

Hermione finit par obtempérer et remplit leur assiette – refusant catégoriquement que l'elfe de maison le fasse pour eux – pendant que Malefoy s'occupait de verser du vin dans les verres.

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- Eh bien, commenta Hermione en avalant une énième gorgée d'alcool. Je vais commencer à envier le cadeau de Parkinson. Si tu lui as offert quelque chose d'encore meilleur que ça...

- Ce n'est pas le cas, la coupa le Serpentard. Cette bouteille fait partie de ma réserve privée. Ce que j'ai offert à Pansy n'en vaut même pas la moitié, expliqua-t-il calmement.

Hermione n'y connaissait strictement rien en vin mais se souvenait parfaitement du regard appréciateur de Parkinson en découvrant l'étiquette de sa bouteille. Et Parkinson était riche. Alors si cette bouteille valait au moins le double de celle qu'il lui avait offerte la veille...

La jeune femme faillit recracher toute sa gorgée dans son verre.

- Mais enfin pourquoi tu as ouvert une telle bouteille ?! s'écria-t-elle soudainement.

- Et pourquoi ne l'aurais-je pas fait ? rétorqua-t-il en continuant de déjeuner très tranquillement.

- Mais enfin ! Il ne s'agit même pas d'une occasion particulière. Tu aurais dû la garder pour...

- Écoute, Granger, coupa-t-il. J'en ai des centaines comme celles-ci et je n'ai jamais eu ni l'occasion, ni l'envie d'y toucher. Alors, s'il-te-plaît, cesse de polémiquer là-dessus et bois.

La Gryffondor se tut mais se renfrogna. Malefoy avait peut-être des centaines de bouteilles de – elle jeta un coup d'œil à l'étiquette – « Château Margaux 1996 » dans sa cave mais elle veillerait à ce qu'il ne les ouvre plus pour un simple déjeuner. Même si elle devait avouer qu'elle serait bien capable de boire la bouteille à elle toute seule tellement ce vin était bon et se mariait à la perfection avec leur repas.

OoOoOoO

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- Granger ! Tu n'es pas obligée de faire ça ! répéta Malefoy pour la dixième fois.

- Je t'ai déjà dit que cela ne me dérangeait pas et que j'aimais faire la vaisselle, rétorqua, pour la dixième fois, la Gryffondor.

Elle se sentait parfaitement détendue et avait eu envie de nettoyer à la façon Moldue pour décharger un peu Micky. La jeune femme entendit le blond soupirer de découragement et elle partit d'un rire léger.

Toutefois, son hilarité s'évanouit à la seconde même où son amant déposa un baiser sur sa nuque. Hermione tenta de rester concentrée sur ce qu'elle faisait mais peinait de plus en plus à ne pas fermer les yeux de délice alors que les baisers de Malefoy se faisaient de plus en plus entreprenants et que ses mains glissaient de sa taille jusqu'à son ventre.

OoOoOoO

Après avoir visité la cuisine, puis le salon, et étrenné la table de la salle à manger, Malefoy avait amené Hermione dans une des chambres d'ami du rez-de-chaussée. C'était là qu'ils se trouvaient toujours, la respiration erratique, le corps couvert de sueur et un grand sourire aux lèvres lorsque Micky interpella son Maître depuis le couloir.

- Maître, quelqu'un demande à vous voir !

- Dis-lui de repasser un autre jour, répondit distraitement Malefoy en recommençant à embrasser son amante.

- Maître, je ne crois pas que... Mais que faites-vous ici ?! s'écria soudainement la petite créature.

La Gryffondor eut à peine le temps de jeter un drap sur son corps, recouvrant ainsi, l'entrejambe de son amant qui, lui, avait attrapé sa baguette avant que quelqu'un n'arrive.

- Eh bien on dirait que je tombe à pic ! rigola-t-il.

Hermione, qui n'avait que Malefoy dans son champ de vision, le vit abaisser sa baguette mais conserver un regard assassin.

- Qu'est-ce que tu fous ici ?! beugla le blond. Et depuis quand entres-tu chez moi de la sorte ?

- Et moi qui pensait que coucher avec Granger avait le pouvoir de te détendre... Une erreur de ma part, de toute évidence.

Hermione finit par reconnaître cette voix grave et se retourna partiellement.

- Salut Granger ! On s'amuse bien ?

Blaise Zabini. Blaise Zabini était à deux mètres d'elle et Hermione était nue sous un drap blanc qui, en plus, devait être à moitié transparent. Malefoy dut en arriver aux mêmes conclusions car il attrapa soudainement la couette qu'il rabattit sans ménagement sur son amante, la dissimulant toute entière. Elle dut batailler pour parvenir à respirer de nouveau mais remercia tout de même Malefoy d'un coup d'œil.

- Eh ! Tu pourrais partager, s'exclama alors Zabini à l'attention de son meilleur ami.

Hermione devint rouge brique et elle vit que le blond se retenait d'envoyer un sortilège particulièrement douloureux à son « ami » qui se tenait toujours sur le pas de la porte, un immense sourire aux lèvres. Il semblait beaucoup s'amuser de les avoir surpris ainsi et la Gryffondor ne s'en sentit que plus gênée.

- Il n'y a rien à partager alors fais bien attention où tu poses tes yeux, Zabini, si tu ne veux pas que je te les arrache avant de te les...

- Ça va, j'ai compris ! le coupa-t-il d'une voix faussement agacée. Tu dois être un sacré coup, Granger ! D'habitude, Drago n'est pas aussi... possessif

Il susurra ce dernier mot comme pour lui donner encore plus de valeur et Hermione eut subitement envie de se cacher de nouveau sous la couette. Même si elle devait avouer que le début de sa tirade lui avait fait ressentir une pointe de fierté, surtout après ses questionnements de la matinée.

- Ah et au fait, Granger ? poursuivit-il. Respect pour la nuit dernière. Je crois que j'ai très rarement vu Pansy perdre autant le contrôle d'elle-même.

La Gryffondor ne répondit pas mais lui rendit son sourire, tout de même un peu gênée.

- Qu'est-ce que tu fous ici, Zabini ? répéta alors le maître de maison, qui, lui, ne semblait pas vraiment s'amuser de la situation.

- Eh bien je suis venu te chercher.

- Me chercher ?

- Pour le match que tu as visiblement oublié...

- Merde ! jura-t-il au bout de quelques secondes. Va m'attendre dans le salon, dit-il à Zabini qui s'exécuta non sans avoir, auparavant, adresser un clin d'œil aguicheur à Hermione.

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- Je suis désolé, j'ai totalement oublié, s'excusa le blond en lui tendant ses sous-vêtements, une fois de nouveau seuls.

- Oh... euh c'est pas grave tu peux y aller, je vais rentrer chez moi.

- Non.

- Quoi ?

- Écoute, je dois y aller. Je dois présenter Blaise à l'une de mes connaissances. C'est une sorte de rendez-vous d'affaire si tu veux et il a besoin que je sois là. Mais toi, tu restes ici... enfin je veux dire que tu peux rester ici jusqu'à ce que je rentre...

Hermione fut si surprise par sa proposition que sa main, qui tenait son soutien-gorge, retomba mollement sur le matelas.

- Tu veux que je reste ici ? Pendant que tu n'es pas là ? répéta-t-elle, hébétée.

- Oui. Enfin si tu en as envie. Et puis, ajouta-t-il en s'approchant d'elle tout en boutonnant sa chemise, quand je rentrerai nous pourrions reprendre là où nous nous en sommes arrêtés.

Il déposa un baiser plein de promesses sur ses lèvres et Hermione acquiesça comme un automate. Son amant rigola légèrement avant de remettre son pantalon.

- Tu peux bien entendu visiter toutes les pièces, même si je préférais que tu attendes que je sois rentré pour le faire, expliqua-t-il en lui jetant un regard lubrique. Et je pense que tu trouveras la bibliothèque à ton goût. Si jamais tu rentres chez toi ou que quelque chose se passe, préviens-moi par Patronus, d'accord ?

Elle acquiesça de nouveau.

- Ah oui et, ne t'inquiète pas, personne ne peut entrer ici. Blaise c'est... une exception mais tu es parfaitement en sécurité.

Nouveau hochement de tête.

- Je te promets de rentrer le plus vite possible pour me faire pardonner, une nouvelle fois, dit-il d'une voix douce avant de s'approcher d'elle et lui donner un langoureux baiser.

Comme toujours, Hermione en resta totalement pantoise et le regarda partir sans bouger, hébétée.

OoOoOoO

- Micky ? appela la jeune femme après s'être rhabillée.

- Oui Miss Granger ? fit l'elfe après avoir transplané dans un « plop » sonore.

- Pourrais-tu m'indiquer la direction de la bibliothèque ?

- Bien sûr, Miss. Suivez Micky.

Elles montrèrent l'imposant escalier de marbre puis Micky la mena tout au bout du couloir. Hermione ne s'était jamais aventurée aussi loin et comprit rapidement pourquoi en entrant dans l'immense pièce. La bibliothèque s'étalait très certainement sur une bonne moitié du couloir, ce qui expliquait l'absence d'autres portes. L'elfe l'abandonna là, lui faisant promettre de l'appeler en cas de besoin, et Hermione commença à déambuler au hasard, choisissant l'ouvrage qui lui plaisait le plus avant de finalement le reposer pour en prendre un encore plus attrayant.

OoOoOoO

Drago applaudit la splendide feinte de Wronski de l'attrapeur, pour faire comme le reste de l'assemblée, mais grommela intérieurement. L'attrapeur de l'équipe adverse n'était pas le seul à s'être laissé avoir. Ravi d'y voir là le moyen de rentrer enfin chez lui, Drago avait naïvement cru que le joueur avait réellement vu le Vif d'or et qu'il s'apprêtait à mettre fin au match. Mais, malheureusement pour lui, ce n'était pas le cas...

A sa droite, Blaise discutait avec sa connaissance. Tout c'était parfaitement déroulé et il engageait à présent la conversation sur le contrat qu'il comptait conclure avant la fin de la partie. Même si Drago aurait dû se réjouir pour son ami, son esprit était bien trop obnubilé par la femme qu'il avait lâchement abandonné chez lui pour qu'il puisse penser à autre chose, ou ressentir une autre émotion, qu'une profonde envie de se lever de son siège et de quitter le stade sur le champ. Premièrement, il craignait que la Gryffondor ne se mette à lui en vouloir de l'avoir laissée chez lui pour se rendre à un match de Quidditch. Deuxièmement, Blaise les avait interrompus, Granger et lui, en pleine visite du Manoir et avoir été contraint d'abandonner avant la fin le frustrait profondément.

Il s'imagina pendant quelques secondes ce que la Gryffondor pouvait être en train de faire en ce moment même, chez lui, mais finit par se reconcentrer rapidement sur le match. Des images aussi luxurieuses que son amante dans un bain, nue sur son lit, allongée sur son canapé ou même en train de préparer le repas uniquement vêtue d'un tablier, défilaient devant ses yeux et, préférant ne pas intensifier sa frustration, Drago laissa tomber cette idée qui ne s'avérait finalement pas aussi agréable qu'il l'avait tout d'abord envisagée.

Bien sûr, il aurait pu inviter la jeune femme à se joindre à eux et il avait d'ailleurs soupesé cette perspective durant quelques secondes avant de finalement la rejeter. Tout d'abord, il n'était pas certain que la Gryffondor soit une grande adepte du Quidditch. Ensuite, il était l'entremetteur entre Blaise et leur invité et il se devait de remplir sa mission avec diligence. Ce qui n'aurait certainement pas pu être le cas si Granger avait été présente... Il aurait assurément passé bien plus de temps à la regarder, voire même à fureter pour trouver un endroit où lui faire l'amour en toute discrétion, qu'à rapprocher les deux hommes.

Maudit Zabini ! Il ne pouvait pas se débrouiller seul pour se trouver des clients ?!

OoOoOoO

Hermione était plongée dans son « Traité sur les potions inventées au XVIe siècle » depuis déjà quelques heures. Assise dans un fauteuil moelleux, la jeune femme avait rabattu ses jambes sous elle et avait fait apparaître un large plaid pour la recouvrir. Bien que septembre n'ait pas encore laissé place à octobre, la chaleur de l'été avait, depuis quelques jours déjà, déserté l'Angleterre et les épais murs de pierre du Manoir Malefoy ne semblaient pas être le meilleur isolent de la planète...

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Hermione tourna une énième page avant de mettre sa main devant sa bouche pour bâiller. Elle n'avait pas vu le temps passer et le soleil se couchait déjà par-delà les larges fenêtres. Elle marqua sa page avant de refermer le volume et de se lever. Elle s'étira pendant de longues secondes avant de renvoyer son plaid chez elle et de quitter la pièce, son livre sous le bras.

Elle descendit et trouva Micky occupée à préparer le repas dans la cuisine. La petite elfe eut un immense sourire en la voyant arriver et Hermione le lui retourna.

- Quelle heure est-il ? s'enquit la Gryffondor en humant la bonne odeur de poisson grillé qui se dégageait de l'une des poêles.

- Vingt-heures trente Miss. Micky s'apprêtait à monter vous demander si vous vouliez dîner, Miss.

- Eh bien... C'est à dire que Malefoy n'est pas rentré, répondit Hermione, tiraillée entre son envie de dévorer tout ce que Micky préparait et celle d'attendre son amant pour le repas, bien qu'elle n'ait aucune idée de l'heure à laquelle il pourrait bien revenir.

- Vous devriez manger Miss. Si Micky peut se permettre, Miss. Les matchs de Quidditch peuvent durer très longtemps et le Maître aura certainement déjà dîné lorsqu'il rentrera, assura la petite créature.

Hermione se mordit la lèvre, hésitante, mais finit par accepter.

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Comme prévu, elle dévora littéralement le poisson blanc et les légumes que l'elfe avait préparé.

- C'est très bon, Micky. Tu es vraiment très douée !

- Oh merci Miss, répondit-elle en se dandinant légèrement, ses joues cireuses rosissant à vue d'œil.

Hermione lui sourit avant de se lever et d'apporter sa vaisselle dans l'évier pour la nettoyer.

- Laissez Miss, Micky vais le faire ! se scandalisa l'elfe en la voyant se mettre à faire la vaisselle.

- Non, rétorqua gentiment la sorcière. Je m'en sors parfaitement bien toute seule, tu peux y aller Micky.

Cette dernière sembla hésiter longuement avant de finalement faire promettre à Hermione de l'appeler si elle changeait d'avis et de quitter la cuisine. Une fois seule, la jeune femme finit de nettoyer puis rangea quelque peu avant de placer l'assiette qu'elle avait préparée pour Malefoy dans le garde-manger. Micky avait cuisiné pour deux et elle ne voulait pas voir la nourriture se perdre et puis, contrairement à ce que l'elfe avait pu affirmer, le Serpentard n'aurait peut-être pas mangé en rentrant.

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Ceci fait, Hermione s'apprêtait à remonter jusqu'à la chambre de Malefoy lorsqu'elle changea brusquement d'avis et tenta de transplaner chez elle. Apparemment, le propriétaire des lieux avait fait quelques aménagements dans son système de sécurité puisqu'elle arriva dans son appartement en moins de quelques secondes.

Hermione se dirigea alors d'un pas vif jusqu'à son dressing et jeta un coup d'œil circulaire avant de déplacer quelques vêtements pour attraper ce dont elle aurait besoin pour se rendre au travail le lendemain matin. Elle s'empara également de son réveil puis retourna au Manoir. Elle réapparut directement dans la chambre de son amant et alla déposer ses vêtements sur une chaise, dans le dressing.

Elle revint finalement dans la pièce principale et hésita longuement à déposer le réveil sur la table de chevet inoccupée. Elle n'avait pas tellement réfléchi à ce qu'elle faisait lorsqu'elle était retournée chez elle. Angoissée à l'idée qu'elle n'aurait rien de correct à porter le lendemain matin avant de se rendre au Ministère, elle n'avait même pas pensé à ce que tout cela signifiait. Soit le fait qu'elle comptait rester dormir chez Malefoy une nuit de plus.

Cette perspective lui avait semblé s'imposer naturellement mais, maintenant qu'elle faisait tourner son réveil entre ses mains, assise sur le grand lit du Serpentard, cela l'était assurément beaucoup moins. Hermione fut prise d'une sorte de crise de panique et jeta le réveil sur le lit comme s'il s'était agi d'une bestiole venimeuse. Perturbée, la Gryffondor se leva avant de se planter devant le miroir psyché. Elle portait de nouveau du noir aujourd'hui puisque son dressing en était presque exclusivement composé - sauf lorsqu'elle avait eu le courage, une semaine plus tôt, de se rendre dans un magasin de vêtement Moldu pour acheter une tenue plus conventionnelle et surtout moins noire ! Mais comme il s'avérait qu'elle l'avait portée la veille... eh bien elle se retrouvait aujourd'hui affublée d'un chemisier à jabot et d'un jean moulant, de la couleur du charbon tous les deux.

Hermione devait avouer que son nouveau style vestimentaire la mettait en valeur. Pourtant, l'impression de se retrouver devant une étrangère ne la quittait plus depuis quelques jours.

Agacée par son propre comportement et ne souhaitant pas retomber dans ses travers, la brune détourna le regard de son reflet, ne cherchant à se questionner plus longuement. Elle se rendit rapidement dans la salle de bain et prit une longue douche, laissant l'eau couler sur son corps jusqu'à se sentir parfaitement relâchée à nouveau.

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Hermione enfila sa nuisette – noire, bien entendu... – puis regagna la chambre de son amant. Elle avisa le réveil qui n'avait pas bougé d'un millimètre et lui jeta un regard peu amène avant de finalement l'attraper et de le placer sur sa table de chevet dans un mouvement brusque. Elle détourna ensuite consciencieusement les yeux de l'objet et grimpa sur le lit avant de se glisser sous les draps de satin émeraude. Elle frissonna très légèrement au contact du tissu glacé mais ne resta pas immobile très longtemps. Elle étendit le bras jusqu'à attraper le livre qu'elle avait rapporté de la bibliothèque et qu'elle avait déposé au pied du lit en arrivant dans la chambre.

Comme à chaque fois qu'elle lisait, Hermione ne vit pas le temps passer et resta ainsi, confortablement installée à la place de son amant, son odeur lui chatouillant agréablement les narines, durant de longues minutes.

OoOoOoO

Drago avait finalement réussi à faire faux bond à Blaise et son client alors que ces derniers souhaitaient se rendre dans un bar afin de finaliser leurs négociations. Le match avait duré pendant près de six heures et le Serpentard s'empressa de rentrer chez lui, s'attendant à peu près à tout sauf à ce qui se joua sous ses yeux à la seconde même où il transplana dans son salon. Pas de cris ou de regard noir lui signifiant que le match avait duré trop longtemps ne l'attendaient. Non, tout était plongé dans l'obscurité et un silence de mort régnait dans la pièce. Drago se dirigea rapidement jusqu'à la cuisine qu'il trouva propre et rangée et en profita pour boire un grand verre d'eau, le casse-croûte qu'il avait avalé pendant le match lui ayant laissé un goût affreusement salé dans la bouche. A peine fut-il désaltéré qu'il se précipita à l'étage. Peut-être la Gryffondor n'avait-elle pas quitté la bibliothèque de tout l'après-midi et du début de la soirée...

C'était là qu'il se rendait lorsqu'il passa devant sa propre chambre et fut stoppé par un rai de lumière qui filtrait par la porte entrebâillée. Silencieux comme une ombre, il poussa doucement le panneau de bois. Son amante ne lisait pas dans la bibliothèque, comme il l'avait tout d'abord envisagé, mais bien dans son lit. Ses boucles brunes encerclaient son visage dont les traits étaient légèrement contractés, certainement à cause de sa lecture. Elle avait replié ses jambes sous les draps et un épais volume reposait dessus, lui permettant de lire d'une façon confortable. Drago avisa ensuite un objet qui n'était pas là lorsqu'il avait quitté la pièce quelques heures plus tôt. Un réveil.

Posé à une extrémité de la table de chevet dont il ne se servait pas, le réveil se fondait parfaitement dans le décor. Drago jeta un regard d'ensemble à la pièce et finit par se rendre compte que rien, dans cette pièce, ne dénotait. Tout se fondait parfaitement dans le décor, dans son décor. Du réveil apporté par son amante, en passant par son sac à main qu'elle avait déposé dans un coin de la chambre, jusqu'à elle, lisant dans son lit comme si elle avait fait cela toute sa vie... En cet instant, elle aurait parfaitement pu passer pour la femme avec laquelle il vivait depuis des années.

Drago fut profondément désarçonné par ses réflexions et c'est cet instant que choisit Granger pour se rendre compte de sa présence et lever un regard anxieux dans sa direction.


Et voilà pour ce chapitre où, je vous le concède, il ne se passe pas grand-chose... mais c'était justement le but ! Et puis, nous avons tout de même un Drago qui fait comme si la nuit précédente (durant laquelle il avait cauchemardé) n'avait pas existé, une lettre de Scorpius, un bon nombre de parties de jambes en l'air..., et quelques questionnements pas franchement anodins.

Bref, j'espère que vous avez apprécié et j'attends vos retours avec impatience. Notamment pour savoir ce que vous pensez de ces fameux « questionnements » ^^. Drago va-t-il prendre peur ? Hermione va-t-elle finalement abandonner son costume de « nouvelle Hermione » ?

Alors on prend, s'il-vous-plaît, quelques petites secondes/minutes pour me laisser une petite/longue review et je vous en serai extrêmement reconnaissante ! Merci beaucoup !

A très vite avec le trente-neuvième chapitre ! :)


PETITE INFORMATION SUPPLÉMENTAIRE :

JE FERAI UNE PUBLICATION AVANT MERCREDI PROCHAIN MAIS ELLE N'AURA AUCUN LIEN AVEC CETTE FIC'.

POUR CEUX QUE CELA INTERPELLE ET INTÉRESSE, JE VOUS INVITE A SUIVRE LA PAGE FB OU BIEN A M'AJOUTER A VOS FOLLOWS ET PUIS A… ATTENDRE. ^^

JE RÉPÈTE QUE CELA N'AURA ABSOLUMENT RIEN A VOIR AVEC M.S.T.

MAIS J'ESPÈRE QUE CERTAINS D'ENTRE VOUS SERONT TOUT DE MÊME INTRIGUÉS ! :D

Voilà ! Plein de bisous,

Chalusse