Hello tout le monde ! :-)

Voici le second chapitre de Sourire aux étoiles ! Il n'est pas spécialement centré sur un personnage en particulier, plutôt sur l'ensemble. Je sais qu'il est un peu décousu... j'ai essayé de limiter cet effet au maximum ! Mais ce chapitre sert surtout à planter le décor. Promis : le prochain sera un peu moins flou !

Sinon merci à ceux qui ont pris le temps de poster un com' !

Yelenika : Tu apprendras tout ça ! Pour en savoir un peu plus sur Lysander par contre, je suis désolée mais il faudra attendre encore plusieurs chapitres... ;-) Merci de ta review ! J'espère que ce chapitre et les suivants te plairont ! =D

Edward Creed : Il y aura bien des couples dans l'histoire. Il y en a un secondaire, qu'on peut déjà deviner je crois, et pour le principal, il ne viendra que dans quelques chapitres !

Disclaimer : Harry Potter ne m'appartient pas, pas plus que la Nouvelle Génération !


Des mouvements se reflétant dans le cristal, des nuées de fumée, des lueurs étourdissantes... James soupira, chaque rentrée c'était la même chose au premier cours de Divination. Un cours pour lui rappeler combien il fallait être fou pour pouvoir prédire l'avenir. Un cours pour lui rappeler qu'une des principales raisons pour lesquelles la classe était si pleine était le fait qu'un Centaure y enseignait. Un Centaure très séduisant, à en croire les filles qui se pâmaient à moitié lorsqu'il leur parlait. Du futur, pas grand-chose... un peu d'extase mystique, peut-être.

- Maintenant fermez vos yeux, laissez-moi vous placer, prenez la main de votre voisin. Et sans ouvrir vos yeux, essayez de de deviner qui est la personne en face de vous en glissant vos doigts sur les lignes de sa main.

Et voilà qu'ils y étaient de nouveau ! Les empreintes digitales du Temps. Il n'avait jamais été bon à cet exercice. Tant pis, il essuierait une énième humiliation, et se rattraperait une autre fois. Il tomba d'abord sur Emma Zabini, une jeune fille avec laquelle il s'était toujours entendu pour sa bonne humeur. Puis il se trouva avec la main de Vera Swin dans la sienne. C'était si futile, d'ordinaire Firenze n'insistait pas tant que cela.

- James, murmura une voix, alors qu'il se trouvait une nouvelle fois plongé dans le noir.

Le professeur venait tout juste de glisser sa main dans une autre. On le découvrait toujours – il soupçonnait d'ailleurs les élèves de tricher en apprenant par cœur les particularités des mains de tous les élèves de la classe – mais jamais aussi vite.

Le visage de Lysander était encore baissé vers la main de James lorsqu'il ouvrit les yeux. Leurs doigts à tous les deux tremblaient. L'aîné Potter parce que'il détestait qu'on lise dans sa main, au cas où on y lirait trop de choses. Et Lysander parce qu'il semblait encore trop nerveux, comme s'il ne s'était pas remis de la veille.

- James..., répéta Scamander en se redressant, le visage pourtant paisible.

- Ai-je des lignes à ce point marquées pour que tu devines mon identité rien qu'en me frôlant ?

Le jeune homme lui rendit seulement un rictus amusé, avant de retourner à sa place. Sans trop savoir pourquoi, James s'assit à côté de lui.

- Ça va mieux ? demanda-t-il, se sentant un peu gauche.

Lysander haussa un sourcil, avant de sembler le comprendre.

- Oui, puisque je suis là. J'étais juste fatigué.

- À la fin des vacances ? s'étonna James.

- Cela faisait une semaine que j'allais observer les Libellules, la nuit avec ma mère et mon père. Lorcan n'était pas à la maison, c'est pour ça que lui était en bien meilleure forme, rit-il doucement.

- Qu'est-ce que c'est ? demanda Potter, soudain intéressé.

- Des Libellules de Tenochtitlan. Maman en avait aperçu dans notre jardin, et tenait absolument à en prendre en photo pour les offrir à mon grand-père pour son anniversaire. Le pauvre... il n'a plus l'habitude de courir après les créatures.

- Et qu'ont-elles de particulier ?

- Pour être sincère James, je n'en sais pas grand-chose, admit Lysander en secouant la tête. Simplement qu'elles sont parmi les plus jolies créatures que j'ai jamais vues. Leurs ailes sont d'or, mais on dit aussi que la poudre qui s'en dégage lorsqu'elle vole a des propriétés magiques. Maman a décidé de s'y intéresser de plus près.

- Vous avez vraiment mis une semaine à les voir ?

- Trois jours, et nous avons eu de la chance. Mais tu sais James, sourit Lysander, une fois que tu les as vues une fois, tu ne désires que les revoir la nuit suivante, et encore la suivante. Si je pouvais sortir, j'irais en chercher ce soir dans le parc du château : ma mère m'a confié qu'il pouvait y en avoir au bord du Lac.

Malgré le manque de lumière, son visage irradiait encore de cette lumière solaire, et malgré le voile semblait couvrir son visage, il offrait ce magnifique sourire au jeune Potter qui ne put s'empêcher de le fixer, fasciné.

- Aurais-je le nez de travers ? se moqua Scamander en croisant ses bras sur sa poitrine.

- Non, mais tu as un sourire magnifique, répondit simplement James, sans quitter son visage des yeux, sans même ciller.

Les joues de marbre du jeune homme rosirent un peu alors qu'il baissait les yeux.

- On dit que c'est la particularité de... – chercha ses mots, les yeux écarquillés sur ses genoux – des Lovegood – poursuivit-il d'un ton dégagé – que leur fascination pour l'extraordinaire et pour le saugrenu est passée à leurs enfants... Lorcan aussi me ressemble...

Son regard se perdit dans le vague alors que le cours prenait fin. La pièce était remplie de chandelles, pourtant cette lumière se reflétait simplement dans ses iris, fixées sur elles sans les voir, ces iris trop brillantes. Un élève passa entre eux, les séparant, lorsque James se tourna de nouveau vers lui, Lysander s'en allait déjà sans un regard pour lui. James le regarda, suivant sa silhouette glisser presque sur les dalles tandis qu'il s'éloignait de son pas aérien, avant de lui emboîter le pas pour rejoindre le cours de Créatures Magiques qu'ils avaient dix minutes plus tard. Il songea que ce devait être aujourd'hui amusant pour les professeurs qui avaient eu leurs parents pour élèves, comme McGonagall : là où les cours de Créatures étaient les cours les plus détesté vingt-cinq ans plus tôt, leurs enfants s'y rendaient désormais avec le sourire.

Hagrid, grisonnant, vieillissant mais aussi immortel qu'un géant, les accueillit avec ce visage bourru duquel personne n'était dupe. Pourtant un murmure déçu parcourut l'assemblée lorsqu'ils virent qu'il n'y avait rien d'autre qu'une cage à côté du professeur.

- Asseyez-vous, lança-t-il en indiquant l'herbe verte sous leurs pieds. Aujourd'hui pas de Licorne, pas d'hippogriffe : il faut bien vous montrer aussi des créatures que vous pouvez voir n'importe où.

Il ôta le tissu qui recouvrait la cage. Cage qui s'avéra finalement être une boîte vide en verre. Pourtant les élèves n'eurent pas le temps de soupirer.

- Des Joncheruines ! s'exclama une voix.

Les regards cherchèrent qui avait parlé, James n'en eut pas besoin. Il ne connaissait que cinq personnes capables de parler de ces créatures imaginaires : Luna, son père, son mari, et ses deux fils.

Lysander s'était en effet rué sur son sac, en sortant une paire d'étranges lunettes aux verres multicolores. Il avait un drôle d'air avec cela sur le nez, quelques uns se mirent à rire.

- Je savais que tu devinerais Scamander, lança Hagrid avec un sourire

- Professeur..., couina timidement une jeune fille. Vous voulez dire que c'est vraiment un Jonchetruc qui est là-dedans ? Je veux dire... ça n'existe pas...

- Ça existe mademoiselle Lipser. Puisque j'en ai trouvé, et vous savez que je ne montre que des créatures qui existent, répondit Hagrid en baissant les yeux vers elle.

- Mais...

- Je suis content que vous doutiez, mademoiselle. Dans ce cas, approchez, vous allez vous rendre compte par vous-mêmes.

Il se tourna vers le groupe, regardant surtout Lysander qui portait toujours ces étranges lunettes qui en faisaient rire plus d'un.

- Peux-tu dire aux autres ce que c'est qu'un Joncheruine, Scamander ?

- Ce sont de petites créatures invisibles qui entrent dans votre cerveau et l'embrouillent. On ne peut les voir qu'avec cela, sourit-il en ôtant ses lunettes. Ce sont des Lorgnospectres.

- Merlin, il est toujours aussi original, grommela Sean Finnigan à la droite de James.

Le jeune homme le fusilla du regard.

- Peut-être pourrais-tu garder tes compliments pour une autre fois parce qu'il ne me semble pas qu'il raconte d'âneries, grinça-t-il.

- Silence par ici ! lança Hagrid. Lipser, venez par ici, il va vous approcher.

-Et comment doit-il en ressortir ?

- Je te l'enlèverai si tu veux, proposa Lysander en se dépliant sa longue silhouette. C'est très simple, tu verras.

Elle lui lança un regard sceptique, mais finit par hocher simplement la tête. Alors Hagrid déverrouilla la cage et entrouvrit la petite porte qui avait placé à la hauteur du visage de la jeune fille. Les élèves la regardèrent. La jeune fille demeura les bras croisés, défiant du regard le jeune homme qui l'observait avec curiosité derrière ses lunettes.

- Je ne sens rien, finit-elle par lancer au bout d'une minutes.

- Dis-moi comment tu t'appelles, demanda doucement Lysander.

- Kate Lipser. J'aurai dix-sept ans dans trois mois.

- Quel jour ?

- Le 15 décembre.

- Quel âge ?

- Dix-sept ans.

- Quand ?

- Le 15 décembre ?

- Comment s'appellent tes frères et sœurs ?

- Edith et Driel.

- Dis-moi quelque chose de ton enfance.

Elle le regarda sans comprendre avant de répondre prudemment.

- J'avais ami qui a déménagé, répondit-elle simplement, peu désireuse de révéler quelque chose de trop personnel à Scamander. Cela ne sembla pas le déranger outre mesure, au contraire-même.

- Son nom ?

Elle ouvrit la bouche, pas un son n'en sortit, elle regarda autour d'elle affolée. Alors le jeune homme sourit et prit son visage entre ses mains, il posa ses doigts sur les oreilles de la jeune fille, les pinçant un peu alors qu'elle le regardait faire, ahurie. Il lui pencha la tête sur le côté, avant de refermer son poing. Hagrid l'observait faire, apparemment très satisfait.

- Voilà Kate, il est parti. Et maintenant dis-moi le nom de cet ami.

- Jim Endy, répondit-elle aussitôt.

Elle semblait soulagée de se souvenir.

- Les Joncheruines commencent par embrouiller ta mémoire sur des détails comme celui-ci, mais peuvent vraiment altérer ton raisonnement à la longue. Mais ne t'inquiète pas, quel que soit les dégâts qu'ils causent lorsqu'ils sont dans te cerveau, tout se rétablit une fois qu'ils sont partis.

- Et comment puis-je être certaine qu'il n'est plus dans mon cerveau ?

- Tu ne peux pas le savoir. Tous les autres le peuvent en regardant à travers des Lorgnospectres.

Il ôta ses lunettes et les tendit à un élève. Celui-ci regarda au-travers, sceptique. Pourtant il fut bien forcé d'admettre l'existence des petites lueurs qu'il pouvait voir dans la cage. L'étrange bibelot passa de main en main, regardant la cage. James le prit finalement, mais le braqua sur Lysander.

- Scamander ! appela-t-il avec un sourire amusé. Tu as un Joncheruine dans ton cerveau.

- Non, répondit le jeune homme avec le même sourire. Crois-moi je n'en ai pas car je l'aurais senti.

- La plupart des gens ne le sentent pas.

Le jeune homme élargit son sourire, récupérant les Lorgnospectres. Un instant, c'est tout ce que dura le sourire, mais encore une fois le silence tomba.

- Je ne suis pas tout le monde, James, souffla simplement le jeune homme si bas que seul Potter put l'entendre.


Malgré la pluie persistante, Alexis Nott accueillit l'équipe de Serpentard sur le terrain, donna les instructions à son équipe le but de cet entraînement et de tous les suivants jusqu'à nouvel ordre serait d'éviter les Cognards en modifiant le moins possible sa trajectoire : c'était cette lacune qui leur avait coûté la Coupe de Quiddich l'année précédente. Le capitaine rejoignit son poste à côté des anneaux, leur criant ses instructions à travers les airs.

Un cognard fonça vers l'attrapeur de Serpentard. Il l'évita avec son agilité habituelle, à croire qu'il avait bel et bien hérité du talent de son père. C'était une des choses qui les avait toujours unis tous les trois, James, Lily et lui : le Quiddich. Lui comme attrapeur, James comme poursuiveur, et Lily comme gardienne. Leur père et leur mère se joignaient souvent à eux : c'était un peu leur moment en famille. Puis après qu'ils aient grandi, après qu'ils soient entrés à Poudlard, Scorpius s'était ajouté, devenant étonnamment un autre membre de la famille, au même titre que Harry était entré chez les Weasley, au même titre que Albus était lui-même entré chez les Malefoy. Il avait entendu parler des actions de la famille de son ami. Il avait vu Scorpius garder la tête haute en première année, face aux insultes, et s'effondrer en pleurs dans son lit. Il avait vu son oncle George pleurer à chacun de ses anniversaires... il avait vu tout cela. Pourtant il avait aussi vu que sous ces apparences, c'était un cœur d'or qui battait dans la poitrine oppressée de Scorpius.

Au début bien sûr, le jeune Malefoy l'avait évité. Il lui avait plus tard confié que c'était par crainte, par peur que son ami se rapproche de lui pour mieux le briser. C'était finalement à la suite d'un cours de vol où ils s'étaient tous les deux démarqués sans ressentir aucune rivalité envers l'autre que Scorpius s'était finalement laissé approcher. Un mois. C'était tout ce qu'il avait fallu. Pas un jour de plus.

Au bout de deux heures, lorsqu'il fit trop sombre pour voir arriver les Cognards. Alexis annonça la fin leur entraînement. Albus atterrit sur le terrain, bientôt rejoint de son meilleur ami. Et alors qu'ils revenaient vers les vestiaires en bavardant, Albus se souvint combien leur amitié avait surpris lors de leur première année. Et il sourit en se souvenant ce que Scorpius lui avait répondu depuis le fond de son cœur : Tant pis ça fait jaser, ça fait tant de bien d'avoir quelqu'un à qui se confier !


La petite Lily frappa joyeusement dans ses mains alors que les musiciens jouaient des cordes de son violon, guitare et flûte à côté du bar des Trois Balais. Hugo et Helena la regardaient avec un sourire amusés elle était si enjouée !

- Fais-toi plaisir Lily, lui lança Hugo à son oreille. Ils n'attendent que toi pour danser, tu verras qu'au bout d'une minute tu trouveras quelqu'un qui acceptera de t'accompagner.

- Mais il n'y a personne..., répondit-elle tristement.

- Oublies-tu que tu es un feu follet ? se moqua Helena, sa meilleure amie. Même le plus coincé des gars voudrait danser avec toi en te voyant virevolter.

La jeune fille rougit du compliment avant de s'avancer timidement vers l e. Il y avait une petite piste de danse que l'on installait pour les (rarissimes) occasions où des groupes de musique étaient invités. Pour la première fois, c'était un petit groupe irlandais amateur, mais le genre de musique sur lequel Lily avait appris à danser.

Et alors qu'elle avançait, hésitante, elle vit ses cousins et ses frères assis à une autre table qui la regardaient faire en souriant.

Les musiciens entonnèrent un nouveau morceau, encore plus endiablé. Alors, sans plus réfléchir, ses mains se posèrent en un clin d'œil de chaque côté de sa taille et ses pieds se mirent en mouvements. Ils volaient plus qu'ils ne touchaient le sol, et Helena n'avait pas exagéré en la comparant à un feu follet. Avec ses boucles rousses qui rebondissait de ses épaules au rythme de la musique et son sourire radieux, c'était effectivement une petite flamme qui dansait là.

Les élèves la regardèrent, la plupart avec admiration, d'autres avec surprises, d'autres encore laissèrent simplement leur regard l'effleurer avant de se détourner, elle s'en moquait. Par contre, son sourire s'élargit encore lorsque Albus s'approcha. Sans même attendre, elle saisit son bras, l'emmenant danser avec elle. Le cadet des Potter se laissa entraîner, bien qu'il ne domine absolument pas la danse irlandaise, la bonne humeur de sa petite sœur suffisait amplement.

- Scorpius ! appela-t-elle en tendant sa main libre vers lui. Viens ! Tu t'en sors mieux que ton copain, je l'ai vu l'année dernière.

Le jeune Malefoy ne semblait pourtant pas l'entendre de cette oreille et s'enfonça confortablement dans sa banquette, la narguant du regard. Mi-agacée, mi-amusée, elle lâcha son frère et s'approcha du blond, toujours en souriant. Les autres riaient autour d'eux, plaignant d'avance la quatrième année qui aurait bien du mal à tirer le sixième année de son siège. Rose la regarda faire, enfonçant son poing dans sa bouche pour ne pas rire, car contrairement aux autres, elle savait comment tout cela allait se terminer. La jeune Potter avait hérité d'un des talents les plus vantés de sa mère : son sortilège de Chauve-Furie. Et Malefoy le savait parfaitement. Et comme l'avait prédit l'aînée Weasley, tant que Lily se contentait de le tirer, une partie de ses forces entravée par la danse endiablée de ses jambes, Scorpius se contenta de rire à gorge déployée. Mais lorsqu'elle fit mine de plonger sa main dans sa poche, il bondit, l'entraînant avec lui, tournoyant ensemble sur eux-mêmes.

Chacun savait où Lily avait appris à danser, mais l'origine de ce talent de Scorpius demeurait un grand mystère. Elle avait longtemps cherché à percer ce mystère, mais finalement, ce n'était pas le plus important : le bonheur qu'elle ressentait lorsqu'il l'attrapait par la taille pour la faire tournoyer en bondissant masquaient toutes les questions du monde !

- Ne t'approche pas trop de ma sœur tout de même, leur glissa Albus d'une voix amusée lorsque le morceau se termina, les laissant tous les deux essoufflés

- Quand tu pourras me remplacer, peut-être pourras-tu me le répéter, répondit Scorpius sur le même ton. Pour l'instant, je suis la seule à pouvoir la rendre aussi heureuse sur une piste de danse.

Lily frappa encore joyeusement dans ses mains en les serrant tous les deux ses bras, pas le moins du monde vexée par cette vieille discussion.

- Pour l'instant, répondit simplement Albus en faisant semblant de fusiller du regard son meilleur ami.


Le château, bien qu'il s'y sente comme chez lui, l'inquiétait toujours lorsqu'il s'éveillait la nuit. Les craquements de la charpente, les sifflements du vent dans les fenêtres, mais surtout les souffles paisibles des autres qui lui rappelaient que lui-même ne l'était pas. Tous ces sons ne faisaient que rendre le silence plus écrasant encore. Si profond qu'il entendait son cœur résonner dans le vide. Son cœur fatigué, son cœur épuisé.

Il ferma les yeux, l'obscurité l'enveloppant encore un peu... Il se mit à trembler, et s'imagina blottit contre sa mère, serré dans ses bras accueillants. Les rentrées avaient toujours été affreuses pour lui, elles ne faisaient que lui rappeler la personne solitaire qu'il était. Il frissonna encore, sursauta en entendant le souffle profond de son voisin... Il se redressa et descendit à sa salle commune. La nuit risquait d'être longue, autant prendre un livre pour lire, pour se distraire. Avec un peu de chance, peut-être s'endormirait-il le nez dans les pages...


NB : Pour ceux qui ne connaîtraient pas la danse irlandaise, allez jeter un coup d'œil au spectacle "Riverdance" ! C'est en pensant à cette troupe que j'ai imaginé Lily et Scorpius en train de virevolter !