Bonjour à tou(te)s !

Comme chaque semaine, je remercie l'ensemble de mes revieweurs/euses qui sont au TOOOP ! Je remercie également tous ceux qui font des ajouts en favoris/alertes. :)

Comme j'avais pu vous en faire part dans la note de fin de chapitre précédente, j'ai publié un nouveau texte sur ce site. Il s'agit d'un OS, de romance et il s'agit surtout d'un pairing EXTRÊMEMENT rare ! Je vous invite donc à venir le découvrir à la fin de votre lecture et à me laisser vos avis à son propos. :)

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RàRs anonymes :

Guest : Ça me fait super plaisir que tu aies autant apprécié le dernier chapitre ! Effectivement, les Dramione endossent de plus en plus le rôle d'un couple et apprennent à vivre ensemble. Pour autant, tout ceci est toujours très superficiel et fébrile alors il reste à voir comment cela évoluera par la suite. Je te remercie très chaleureusement pour ta nouvelle review et je te souhaite, avec une semaine de retard, une excellente soirée ! :D (Et une bonne lecture !)

Bookeuse : Tout d'abord, je tiens à te remercier de prendre le temps de laisser une review puisque je pense qu'il s'agit de la première fois sur cette fic'. Ensuite, je te remercie très chaleureusement pour tes compliments. Je suis ravie que tu apprécies cette histoire. Effectivement, j'ai voulu que la relation des Dramione avancent doucement car, pour moi, c'est le moteur de la crédibilité. D'autant plus avec le passé que j'ai alloué aux personnages principaux. En ce qui concerne la relation Scormione, je suis ravie qu'elle te plaise également. J'espère que ça demeurera ainsi ! Voilà ! Je te remercie pour ta review et j'espère que ce nouveau chapitre te plaira. Peut-être à une prochaine fois ! :)

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Voilà ! Je vous préviens que ce chapitre est un peu plus court que les autres mais, comme toujours, le découpage a été fait pour le « bien » de l'histoire avant tout. :)

Je sais que plusieurs d'entre vous craignent qu'Hermione, Drago ou même les deux, prennent peur de cette routine qui s'est installée entre eux. Alors cela sera-t-il le cas ? Eh bien c'est ce que je vous invite à découvrir avec ce nouveau chapitre.

Je vous souhaite une très bonne lecture et je vous dis à tout à l'heure avec la note de fin.

Comme toujours, seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR.


Chapitre 39 : Le secret de Narcissa Malefoy

Hermione mit un point final à son rapport avant de reposer sa plume et de se reculer dans son fauteuil. Elle ferma les yeux et soupira. Cela faisait près de trois heures qu'elle rédigeait ce foutu compte-rendu et elle ne sentait plus son poignet à force d'écrire. Ajouter à ceci ses maigres heures de sommeil, la nuit passée, et la jeune femme ne pouvait être que d'une humeur massacrante.

Ce qui n'était toutefois pas son état d'esprit lorsque son réveil avait sonné le matin même. Il s'agissait plutôt d'une intense sensation de satisfaction et de plénitude qui l'avait envahie à la seconde même où ses yeux s'étaient posés sur un Malefoy grincheux, les cheveux en bataille, les yeux injectés de sang et le torse nu, allongé à ses côtés. Aucun d'eux ne s'était exprimé sur l'étrangeté de la situation, la veille au soir, lorsque le Serpentard était rentré de son match de Quidditch. Hermione avait occulté son regard totalement désarçonné, qui contrevenait avec l'incompréhensible petit sourire accroché sur ses lèvres, et Malefoy avait assurément occulté le coup d'œil paniqué qu'elle lui avait jeté en le voyant là, sur le pas de la porte, alors qu'elle était allongée dans son lit, un livre à la main et que son réveil était posé sur sa table de chevet...

Hermione avait craint que son amant ne la mette tout simplement à la porte mais il s'était contenté de se débarrasser de sa veste avant de la rejoindre sur le lit. Il avait envoyé son livre balader à l'autre bout de la pièce et avait embrassé langoureusement la Gryffondor qui, trop heureuse d'échapper à une conversation qui n'aurait, de toute évidence, conduit qu'à créer encore plus de questionnements chez l'un et chez l'autre, s'était empressée de le lui rendre.

Ils avaient alors repris leur « visite » du Manoir familial et c'est dans l'une des très nombreuses chambres d'ami de l'étage qu'ils étaient finalement tombés de fatigue. Heureusement, prévoyante, Hermione avait enchanté son réveil pour qu'il les suive dans toutes les pièces qu'ils pouvaient visiter. C'est ainsi qu'il les avait tirés de leur léthargie - bien trop courte à leur goût - à sept heures tapantes après que Malefoy l'ait lui-même repoussé d'une demi-heure afin de profiter d'encore quelques minutes d'un sommeil réparateur. Bien entendu, ils étaient tous deux arrivés en retard. Aucun n'ayant pu faire taire ses pulsions, ils avaient fait l'amour dans la cabine de douche. Hermione avait – faiblement – tenté de repousser son amant mais avait fini par lui rendre son baiser après qu'il lui eut rétorqué que « s'ils étaient en retard, autant que cela soit pour une bonne raison ».

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Un mince sourire prit place sur ses lèvres alors qu'elle repensait à son début de matinée et Hermione referma son dossier. Elle attrapa ensuite son sac à main et enfila sa veste. Elle s'apprêtait à quitter son bureau pour se rendre au réfectoire lorsque l'objet de ses pensées entra dans la pièce, manquant de la percuter de plein fouet. Il parut étonné de la trouver derrière sa porte pendant à peu près deux secondes trois quart, avant de l'embrasser. Tout d'abord surprise, Hermione resta de marbre puis finit par nouer ses bras derrière la nuque de son amant et lui rendit son baiser qui, de chaste, se mua en quelque chose de beaucoup plus sérieux.

- Salut, dit-il finalement en se détachant d'elle.

- Sa-salut, répondit Hermione qui peinait à reprendre son souffle.

En face d'elle, le blond ricana et elle lui jeta un regard noir.

- Qu'est-ce que tu fais là ?

- Eh bien j'avais pensé déjeuner avec toi, révéla le Serpentard. Mais tu as visiblement d'autres plans en tête, ajouta-t-il en avisant le sac qu'elle avait passé à son épaule. J'espère qu'ils m'incluent moi, un repas et peut-être un lit...

La Gryffondor leva les yeux au ciel avant de le frapper légèrement sur l'épaule.

- Tu n'arrêtes donc jamais de penser à ça ?!

- Non. Désolé Granger... mais bon, il faut dire qu'il y a matière à penser !

La jeune femme préféra prendre sa réflexion comme un compliment.

- Si tu le dis... Enfin, je m'excuse de briser tes rêves, Malefoy, mais pour le moment mes plans m'incluent moi, Harry et une table...

- Pardon ? rugit Malefoy.

Ses yeux s'agrandirent tellement et ses sourcils se froncèrent si fortement qu'Hermione ne put retenir un éclat de rire moqueur.

- Calme-toi, Malefoy ! rit la jeune femme. J'ai seulement promis à Harry de déjeuner avec lui aujourd'hui.

Le blond parut si soulagé qu'Hermione haussa un sourcil, étonnée par son attitude.

- D'accord. Mais demain, c'est avec moi que tu déjeunes.

Et il la laissa sur ses entrefaites, sortant de la pièce sans plus de cérémonie.

Ahurie, Hermione resta immobile de longues secondes avant de finalement rejoindre son meilleur ami pour le déjeuner.

OoOoOoO

- Tout va bien ? s'inquiéta Harry en la voyant arriver, troublée.

- Parfaitement bien, assura Hermione en commandant son repas.

Le Survivant ne commenta pas et ils commencèrent à déjeuner en silence.

- Tout s'est bien passé vendredi soir ? demanda finalement Harry en servant à Hermione un verre de jus de citrouille avant d'en faire de même pour lui.

Il fallut quelques secondes à la Gryffondor pour comprendre de quoi il parlait. Vendredi soir, le dix-neuf septembre, elle avait eu trente-deux ans... Et elle avait passé la fin de la soirée en compagnie de Malefoy après avoir quitté la célébration organisée par Ginny et Harry.

- Parfaitement bien, répéta la jeune femme avec un peu trop d'entrain.

Son meilleur ami lui jeta un coup d'œil peu équivoque et Hermione s'empourpra. Bien sûr que tout s'était parfaitement bien passé. Malefoy lui avait fait l'amour pour la toute première fois, comment cela aurait-il pu en être autrement…

- Au fait, encore merci pour la fête ! reprit Hermione pour se redonner un peu contenance. Tout s'est bien déroulé après mon départ ?

- Globalement, oui. Molly a tenté de nous tirer les vers du nez mais elle a fini par laisser tomber en voyant que ni Ginny ni moi ne voulions donner de détails. Mais elle a bien évidemment compris que tu partais retrouver Malefoy.

- Tout le monde l'a compris, assura Hermione.

- Sûrement...

Hermione leva les épaules en l'air comme si cela n'avait plus aucune importance. Ce qui était certainement le cas.

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- Tu es certaine que tout va bien ? Tu as l'air fatiguée, insista Harry alors qu'ils attaquaient leur dessert.

- Je n'ai pas beaucoup dormi cette nuit, confirma Hermione en mordant dans sa pomme.

En face d'elle, son meilleur ami fronça les sourcils avant de finalement baisser les yeux, signe qu'il avait finalement compris ce que ça impliquait.

- Ah euh... ok, se contenta-t-il de dire, pas vraiment à l'aise avec ce genre de discussions.

- Lily va bien ? Et Ginny ? demanda alors Hermione, espérant détourner la conversation de ses ébats sexuels avec Drago Malefoy.

- Très bien, répondit Harry d'une voix lugubre. Lily ne nous laisse pas beaucoup de répit les nuits et Gin' est d'une humeur massacrante.

- Ce n'est pas comme si c'était une grande nouveauté, rit Hermione en se remémorant les lamentations de son meilleur ami quelques semaines après les naissances de ses deux autres enfants.

- Non, malheureusement, concéda-t-il.

Hermione rigola de plus belle devant son air abattu et lui promit de passer voir Ginny pour lui changer un peu les idées.

OoOoOoO

Hermione tint sa promesse et rendit visite à son amie ainsi qu'à la petite Lily Rose Potter dès le lendemain soir avant de rentrer chez elle où elle retrouva Malefoy.

Ils passèrent la plupart de leurs soirées et nuits ensemble, soit chez l'un, soit chez l'autre. Tout dépendait si c'était Hermione qui finissait le travail avant son amant ou bien l'inverse. Les jours où ils devaient se rendre aux réunions du Conseil d'administration de Poudlard, ils rentraient très souvent chez le Serpentard où l'un des bons repas de Micky les attendait.

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Les semaines s'écoulèrent ainsi. Hermione ne se lassait pas de succomber aux caresses du Serpentard et ce dernier ne semblait pas se lasser de lui en procurer. Une certaine routine s'était installée, excepté sur le plan intime où aucun d'entre eux ne semblait jamais à court d'idées. Les défis étant leur divertissement favori du moment. Très récemment, Malefoy avait défié Hermione de venir au travail uniquement vêtue de sous-vêtements et de porte-jarretelles par-dessus lesquels elle devait porter un trench-coat noir s'arrêtant juste au-dessus du genou. Bien évidemment, la Gryffondor avait accepté ce qui avait failli tourner au fiasco le plus complet lorsqu'en se baissant pour ramasser un papier qui lui avait échappé au milieu du couloir, alors qu'elle revenait du bureau des Aurors pour récupérer des dossiers, son manteau s'était soulevé d'une telle manière que la plupart des personnes présentes autour d'elle se rendirent compte qu'elle ne portait aucune jupe en-dessous... A peine Malefoy avait-il eu vent de ce petit incident, par l'un de ses collègues très peu discret, qu'il avait fait irruption dans le bureau d'Hermione en lui ordonnant de rentrer se changer sous peine de l'y conduire lui-même. Depuis ce jour, assez étonnement, les « défis » lancés par le Serpentard ne portèrent plus jamais sur les tenues d'Hermione au travail et il s'arrangeait plutôt pour qu'ils soient ensembles lorsqu'ils avaient un comportement pouvant s'avérer compromettant. Ainsi, et depuis quelques temps, leur petit jeu était de faire l'amour dans le plus de pièces du Ministère possible sans jamais se faire repérer. Ce qui avait manqué de se produire plus d'une fois.

OoOoOoO

Ils se rendaient d'ailleurs à la réunion du Conseil du vendredi soir après avoir couché ensemble dans les toilettes du Département des mystères.

Un léger ricanement s'échappa de la gorge de Malefoy lorsqu'ils virent Percy Weasley s'accouder sur son bureau. Bureau sur lequel ils avaient longuement pris leur pied quelques jours auparavant après qu'Hermione soit parvenue à les faire entrer dans la pièce, verrouillée par un sortilège. La Gryffondor leva les yeux au ciel mais ne put réprimer le sourire qui prenait place sur ses lèvres. A sa gauche, son amant lui fit un clin d'œil mi-complice mi-aguicheur et Hermione préféra détourner le regard.

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Ils rentrèrent chez la jeune femme ce vendredi soir et Malefoy s'éclipsa au petit matin, expliquant avoir un rendez-vous qu'il ne pouvait pas repousser. Hermione en profita pour faire une grasse matinée bien méritée. Elle émergea finalement vers onze heures trente et prit une douche afin de se réveiller pleinement. Son amant lui avait assuré être de retour pour le déjeuner aussi la jeune femme entreprit-elle de se mettre à l'œuvre dès qu'elle fut vêtue. Elle alluma sa chaîne hi-fi et dansa au rythme de la musique entraînante tout en remuant la poêle.

Pourtant, ce fut seule qu'elle finit par prendre son repas après avoir attendu le Serpentard pendant près de deux heures. Tout d'abord, Hermione ne s'inquiéta pas. Malefoy avait peut-être tout simplement du retard et finirait bien par revenir. Après tout, il ne promettait que très rarement mais lorsqu'il le faisait, il respectait toujours sa parole.

Les minutes s'égrenèrent, se transformant en heures et son horloge pointa sur dix-neuf heures avant que la jeune femme ne se rendent compte qu'autant de temps s'était écoulé. Elle commençait à s'inquiéter à présent mais résista à l'envie de transplaner au Manoir.

Elle dîna aussi seule qu'elle l'avait été toute la journée et prit le chemin de sa chambre assez rapidement par la suite, préférant se plonger dans un bon roman afin de ne plus penser à Drago Malefoy. Mais son livre eut beau être des plus distrayant, il ne parvint pas à occulter totalement la légère pointe d'angoisse qui lui enserrait le cœur.

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Il était vingt-trois heures lorsqu'Hermione finit par se faire une raison. Elle soupira profondément avant de refermer son livre et de le reposer sur sa table de chevet. C'était la première nuit qu'elle s'apprêtait à passer seule depuis quelques semaines à présent et son ventre se contracta lorsqu'elle posa les yeux sur l'oreiller vide à sa droite. La Gryffondor ferma les paupières avant de finalement se retourner et d'éteindre sa lampe, se plongeant dans le noir le plus complet.

Hermione soupira souvent, se tournant puis se retournant encore dans son lit afin de trouver une position confortable. Le sommeil ne semblait cependant pas prêt à la cueillir et elle enfouit son visage dans son oreiller comme si cela lui permettrait de résoudre tous ses problèmes. Elle resta sur le ventre, une position qu'elle n'affectionnait pourtant pas, avant de finalement se sentir dériver jusqu'aux portes de l'inconscient. Elle s'apprêtait d'ailleurs à les franchir lorsqu'un bruit sourd retentit à l'extérieur de sa chambre.

Angoissée, Hermione se redressa avant d'attraper sa baguette. Elle murmura un Lumos avant d'enfiler son déshabillé bleu foncé. Le tapage continuait et semblait provenir de son salon. Était-elle en train de se faire cambrioler ?

A présent paniquée, la jeune femme sortit de sa chambre, sa baguette en avant, à pas de loup. Les bruits provenaient bien de son salon et la jeune femme jeta un coup d'œil circulaire à la pièce.

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- Malefoy ?! s'exclama-t-elle en reconnaissant sa tignasse blonde.

Il était de dos et était de toute évidence en train de vider le « placard de la dépravation » comme elle aimait l'appeler. Il se retourna vers elle et la Gryffondor écarquilla les yeux. Il semblait...

- Granger ! Hermione !

Il reposa les bouteilles qu'il tenait à la main avant de parcourir les quelques mètres qui les séparait et de l'embrasser à pleine bouche.

... ivre. Il était ivre !

- Tu pues l'alcool, Malefoy ! cracha Hermione en se dégageant de son étreinte.

- Eh bien oui... c'est pas vraiment surprenant étant donné tout ce que j'ai bu ! ricana-t-il en prenant un air absent comme s'il tentait de compter mentalement tous les verres d'alcool qu'il avait ingurgité.

Il finit par lui adresser un sourire rayonnant.

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Hermione en resta totalement interdite. Elle ne s'était certainement pas attendue à ce qu'il rentre dans cet état...

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Pourquoi tu rentres si tard, et surtout ivre ?

En face d'elle, le sourire du blond s'évanouit subitement.

- Pourquoi tu poses tant de questions ?! Je te demande, moi, ce que tu as fait aujourd'hui ? Non ! Alors fais en autant !

Tout d'abord décontenancée par ce brusque changement d'attitude, Hermione ne répondit rien puis fronça les sourcils.

- Premièrement, tu ne t'adresses pas à moi sur ce ton. Et, deuxièmement, je vais te le dire ce que j'ai fait, aujourd'hui. Je t'ai attendue, Malefoy... Toute la journée. Parce que, tu te souviens, tu m'avais dit que tu rentrerais pour le déjeuner, dit-elle avec aigreur.

En face d'elle, le Serpentard fit la moue avant de lever les yeux au ciel, comme si ce qu'elle disait l'ennuyait au plus haut point.

Vexée, irritée et surtout totalement désarçonnée par son comportement, Hermione lui jeta un regard assassin avant de tourner les talons. Elle retourna dans sa chambre et claqua la porte derrière elle. Elle n'arrivait tout simplement pas à croire que son amant rentre ainsi, à près de deux heures du matin, ivre mort alors qu'il n'avait aucune raison pour être dans cet état, et après avoir passé une journée sans la tenir informée de quoique ce soit. Une soudaine pointe de jalousie vrilla le cœur d'Hermione qui préféra ne pas imaginer avec qui il avait pu passer tout ce temps...

Elle se coucha, se tourna sur le flanc, dos à la porte, et tenta de ne plus penser à Malefoy. Malheureusement pour elle, ce dernier s'était apparemment lassé de boire et entrouvrit bientôt la porte de sa chambre. Hermione ne bougea tout d'abord pas d'un millimètre mais finit par pivoter en constatant qu'il ne la rejoignait pas.

La vision qui s'offrit à elle l'aurait certainement faite éclater de rire si ce qui s'était produit quelques minutes plus tôt n'avait pas eu lieu. Malefoy était debout sur le pas de la porte, une moue d'excuse digne d'un enfant de cinq ans pris en faute accrochée sur son visage si parfait. En constatant qu'Hermione le regardait, il leva vers elle un regard désolé mais la jeune femme ne se laissa pas attendrir. Elle resta immobile et ne dit rien lorsqu'il s'avança jusqu'au lit. Il s'y laissa tomber, pas gracieux pour une Noise, et Hermione plissa les yeux.

Elle détourna finalement la tête et se recoucha de nouveau, toujours dos à lui. Elle l'entendit soupirer mais ne fit aucun commentaire. Il finit par se déshabiller avant de s'allonger sous les draps et la jeune femme fit son possible pour ne pas frissonner à son contact. Il se colla à elle et commença à caresser lascivement son bras du bout de ses doigts. Médusée de constater qu'il avait encore le culot de tenter ce genre d'approche, la Gryffondor se dégagea d'un mouvement d'épaule avant de se redresser et de se retourner à moitié.

- Il en est hors de question, Malefoy !

Elle insista sur son patronyme en y insufflant tout le dégoût et la colère emmagasinés depuis quelques minutes et se laissa retomber sur son oreiller. Il soupira plus longuement cette fois-ci et finit par s'éloigner.

- Tu sais, je n'ai pas fait ce que tu crois que j'ai fait.

- Je ne crois rien du tout. Bonne nuit.

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Il fallut encore de longues minutes à la jeune femme pour finalement sombrer mais fut réveillée quelques heures plus tard par un cri déchirant. Paniquée, Hermione se redressa vivement et attrapa sa baguette avant de produire un peu de lumière. Les événements de sa soirée, ou plutôt de son début de nuit, lui revinrent en mémoire et elle tourna la tête vers son amant. Il ne lui fallut qu'une seconde pour comprendre que le cri provenait de lui et qu'il était de nouveau en plein cauchemar. Il n'en avait pourtant pas refait depuis des semaines... En fait, il n'en avait pas refait depuis qu'il avait rêvé d'elle et la Gryffondor se mordit la lèvre, espérant qu'elle ne faisait pas encore une fois l'objet de tortures dans le subconscient du blond, auquel cas elle ne saurait pas comment réagir lorsqu'il se réveillerait. Ils avaient réussi à occulter une conversation à ce sujet la dernière fois mais cela serait nettement plus délicat si ce genre de choses se reproduisait...

Malefoy poussa un nouveau gémissement et Hermione décida de mettre son orgueil et son ressentiment de côté. Elle se rapprocha de lui et posa une main sur son torse.

- Malefoy ? Drago, réveille-toi, murmura-t-elle.

Son corps se contracta fortement sous sa main et Hermione l'interpella de nouveau, un peu plus fortement. Rien n'y fit et il se remit à crier comme un dément, tout en battant furieusement des jambes comme s'il tentait de courir dans le vide ou bien de donner des coups de pied à un ennemi invisible. Son visage était tordu en une expression d'intense douleur et le cœur d'Hermione se serra.

Elle reposa sa baguette sur sa table de chevet et revint vers son amant. Elle posa une main sur sa joue et l'autre sur son torse avant de le sommer de se réveiller une nouvelle fois.

Il finit par battre des paupières à un rythme effréné et Hermione remarqua qu'il lui fallut quelques secondes avant de comprendre où il se trouvait. En avisant sa présence à ses côtés, il ferma les yeux et soupira longuement.

La jeune femme, quant à elle, ne bougea tout d'abord pas, s'assurant qu'il était bien de retour avec elle avant de finalement retirer ses mains. Elle ôta celle qu'elle avait posé sur sa joue en premier et s'apprêtait à en faire autant avec celle posée sur son torse mais il l'en empêcha en la recouvrant de sa propre paume. Hermione n'eut pas la force de se soustraire à son contact et resta assise sur ses talons, au milieu du lit, la main gauche coincée entre celle de son amant et son torse musculeux qui s'élevait au rythme de sa respiration saccadée.

Ils demeurèrent ainsi de longues minutes, jusqu'à ce qu'Hermione se sente de nouveau comateuse. Comme Malefoy ne semblait pas être prêt à la lâcher, elle s'allongea près de lui. Il écarta son bras et elle ne résista pas à l'envie de se réfugier contre son corps. Il réajusta la couverture sur eux et caressa son bras. Toutefois, sa caresse avait une connotation bien différente de celle qu'il lui avait administrée quelques heures plus tôt.

- Excuse-moi, souffla-t-il si bas qu'Hermione crut avoir mal entendu.

Il dut avoir la même pensée car il se répéta un peu plus fort. Hermione se sentait incapable de répondre quoique ce soit et se pelotonna un peu plus confortablement contre lui. Il parut s'en contenter et l'entoura de ses bras avant de déposer un léger baiser dans ses cheveux.

- Dors, je ne te réveillerai plus.

Ce fut la dernière chose que la jeune femme entendit avant de sombrer de nouveaux dans un sommeil réparateur.

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Lorsqu'Hermione se réveilla, elle remarqua premièrement qu'elle était face à sa table de chevet, autrement dit qu'elle et Malefoy n'étaient pas restés dans la position qu'ils avaient adoptés avant de s'endormir. Et, deuxièmement, que la sensation de froid qu'elle ressentait tout autour de son corps ne pouvait signifier qu'une chose : le Serpentard ne se trouvait plus dans le lit. Hermione bâilla avant de se passer une main devant les yeux et de soupirer. Il n'y avait que Drago Malefoy pour la faire se sentir si lasse dès le réveil.

Se motivant comme elle le pouvait, la jeune femme se retourna avec l'intention de se lever mais elle arrêta son geste au moment même où son regard accrocha un dos pâle et nu. Surprise, Hermione se redressa avant de s'approcher de son amant, en prenant mille précautions. Il était assis sur le bord du lit opposé à elle, et avait sa tête dans ses mains. Ses cheveux étaient tout ébouriffés et son attitude fit comprendre à Hermione qu'il n'avait pas beaucoup dormi après l'épisode du cauchemar, voire peut-être même pas du tout. Tout d'abord, elle considéra ceci comme une bonne chose. Après tout, s'il ne s'était pas enivré à ce point la veille, peut-être n'aurait-il pas fait de cauchemar... il ne s'agissait donc que du juste retour des choses.

Cependant, quelque chose dans son attitude l'obligea à ne pas céder si facilement à la satisfaction que lui procurait ce sentiment de vengeance personnelle. Plus que fatigué, ou qu'ayant simplement la gueule de bois, Malefoy semblait... abattu. Cette révélation stupéfia Hermione qui ne l'avait jamais vu ainsi. Elle espérait se faire des idées et s'approcha donc encore davantage de lui, repoussant la couverture qui la gênait dans sa progression, avant de se placer sur sa droite. Elle posa une main sur son épaule et il sursauta instinctivement. Il ne l'avait de toute évidence pas entendue se réveiller et s'approcher de lui et Hermione commença à réellement s'inquiéter.

- Malefoy ? l'appela-t-elle d'une voix douce, espérant qu'il se retourne.

Il n'en fit rien et ne lui décrocha même pas un mot, une monosyllabe, une onomatopée ou même un grognement. A présent à la limite de l'irritation devant son mutisme duquel elle ne comprenait pas le sens, Hermione ôta brusquement sa main de son épaule et sortit du lit. Elle ne jeta aucun regard dans sa direction et se rendit plutôt dans la salle de bain. Elle prit une longue douche, tentant de se détendre au maximum avant de se vêtir rapidement. Elle s'empara d'une petite fiole dans son placard à pharmacie et retourna dans sa chambre.

Malefoy n'avait pas bougé d'un millimètre. Il avait toujours le visage plongé dans ses mains, ses avant-bras reposant sur ses cuisses. La Gryffondor se rapprocha une nouvelle fois de lui et se fit la réflexion qu'ainsi avachi il devait avoir mal au dos. Elle exerça une légère pression sur ses muscles et le soupir presque instinctif qui s'échappa de ses lèvres fit comprendre à la jeune femme qu'elle avait vu juste. Mettant de côté son amertume vis-à-vis de son comportement de la veille, Hermione se plaça derrière lui, sur le lit, et commença à faire courir ses doigts le long de sa colonne vertébrale. Il se redressa progressivement et elle finit par stopper son massage. Elle s'assit près de lui, les jambes repliées, et lui tendit la potion anti gueule de bois qu'elle avait prise dans sa réserve. Il détacha son regard de la descente de lit et ses yeux cernés et injectés de sang se posèrent finalement sur Hermione. Il s'empara de la fiole, en avala le contenu et ferma les paupières, appréciant ses effets.

La Gryffondor resta silencieuse alors qu'il rouvrait les yeux, la vrillant de ses prunelles grises.

- Excuse-moi, murmura-t-il pour la troisième fois en moins de dix heures.

Hermione ne répondit rien, attendant qu'il en dise davantage. Il arriva apparemment aux mêmes conclusions car un rictus un peu ironique prit place sur ses lèvres.

- Je voulais rentrer… j'aurais dû rentrer. Je ne t'ai pas menti, j'aurais dû rentrer pour le déjeuner. Mais j'ai…

Sa voix se brisa et il baissa les yeux une nouvelle fois. Hermione ne l'avait jamais vu aussi bancal émotionnellement parlant et s'inquiéta instantanément. Quoiqu'il se soit passé, cela devait être grave. Elle n'avait tout simplement jamais vu Drago Malefoy ainsi…

- Drago ?

Il releva vers elle un regard douloureux.

- Drago, où étais-tu ? demanda Hermione d'une voix calme et douce, comme si elle s'adressait à un enfant qu'elle voulait rassurer.

- Dans un bar, lâcha le Serpentard d'une voix blanche.

- Tout l'après-midi ?!

- Oui et une bonne partie de la soirée…

- Une bonne partie ? Tu as…

Hermione prit une profonde inspiration et finit par lui poser la question qu'elle refoulait depuis la veille.

- Tu étais avec une femme ?

- Non…

Un mince sourire étira sa bouche. Un sourire dénué de toute gaieté qui enserra le cœur de la Gryffondor. Même si elle ne pouvait s'empêcher de ressentir un profond soulagement… Soulagement qui ne dura pas plus longtemps que dix petites secondes, avant que le blond reprenne la parole.

- Enfin si, j'étais bien avec une femme hier matin – Hermione cessa de respirer et la panique s'empara d'elle. Je… j'étais avec ma… ma mère.

La jeune femme aurait volontiers frappé son amant de toute ses forces pour mettre ainsi son cœur et son système nerveux à l'épreuve mais se retint de justesse et demanda plutôt, sceptique :

- Avec ta mère ?

- Oui. J'avais rendez-vous avec elle hier matin.

Hermione haussa un sourcil.

- Tu avais rendez-vous… avec ta mère ?

Malefoy poussa un soupire las et se reprit la tête entre les mains. Comprenant qu'il n'en dirait pas plus tant qu'elle ne l'inviterait pas à se confier, la Gryffondor se rapprocha de son amant et lui murmura :

- Est-ce que ta mère à des ennuis ?

Il resta si longtemps muet qu'elle crut qu'il ne lui répondrait jamais.

- Oui, finit-il par répondre. Mais pas comme tu le penses.

- C'est-à-dire ? l'encouragea Hermione.

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Il se replongea dans son mutisme mais la jeune femme ne le pressa pas davantage. Il se leva enfin et commença à faire les cent pas dans la chambre. Il était toujours en caleçon, son « pyjama » habituel, et Hermione ne put empêcher son regard de glisser sur tout son corps. Elle réfréna toutefois ses pulsions. Elle savait qu'il s'apprêtait peut-être à lui faire une confession sur sa vie privée et la Gryffondor ne voulait rien tenter qui le conduirait à se refermer de nouveau sur lui-même. Parce qu'elle voyait, à son visage fermé, empreint de colère et d'une certaine tristesse, que quelque chose d'important – peut être grave – s'était produit et elle voulait être là pour lui, aussi étrange que cela puisse paraître. Tout au moins, cela l'était de son point de vue.

Elle abandonna là ses réflexions et se reconcentra plutôt sur le visage de son amant. Il semblait perdu dans ses pensées, comme s'il se posait mille et une questions. Alors Hermione patienta. Elle finit par s'asseoir un peu plus confortablement, le dos appuyé contre son oreiller puis, constatant que Malefoy ne semblait toujours pas prêt à lui dire quoique ce soit, se leva.

Elle lui annonça qu'elle allait préparer le petit-déjeuner puis quitta la pièce, le laissant ruminer ses pensées.

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La Gryffondor entreprit – fait suffisamment rare pour être souligné – de leur préparer un véritable petit-déjeuner. Ce fut ainsi qu'elle se retrouva à faire cuire ses œufs brouillés lorsque son amant l'interpella.

- Granger !

La Gryffondor fut si surprise par son ton… joyeux - ? - qu'elle pivota d'un bloc. Il marchait avec précipitation vers elle et la prit brusquement par les épaules, plongeant ses prunelles grises, teintées d'une étrange lueur, dans les siennes.

- Dis-moi Granger, tu étais bien Médicomage avant d'accepter ce travail au Ministère ?

- Euh… oui, répondit la jeune femme qui ne voyait absolument pas où il voulait en venir.

Un étrange rictus prit place sur ses lèvres, mélange de sourire et de grimace douloureuse. Puis, avant qu'Hermione ait pu faire le moindre geste ou prononcé le moindre mot, il l'embrassa à pleine bouche. Visiblement étonnée, il lui fallut de longues secondes avant de comprendre ce qui lui arrivait. Mais elle finit par reprendre contact avec la réalité et passa doucement ses bras derrière la nuque de son amant et lui rendit son baiser. Il commença à glisser ses mains dans son dos, le caressant presque avec brusquerie, et Hermione gémit timidement, malgré elle. Elle se sentait incapable de lui résister. Il grogna en retour et la plaqua un peu plus contre lui. Hermione inspira son odeur à plein poumon mais s'arrêta brusquement de l'embrasser. Ce n'était pas le parfum qu'elle sentait mais plutôt...

- Malefoy ! s'exclama-t-elle en tentant de se dégager de son étreinte.

Il la lâcha, ne comprenant visiblement pas ce qu'il se passait et Hermione se précipita vers la cuisinière. Elle jura avant de s'emparer de la poêle et de la jeter dans l'évier. Et voilà un joli petit déjeuner brûlé…

Agacée, la Gryffondor se retourna vers son amant et lui jeta un regard peu amène. Il arqua un sourcil et elle leva les yeux au ciel avant de sortir du pain grillé de son placard. Elle lui fourra le sachet dans les bras, lui souhaita un bon appétit et tourna les talons.

.

- Granger ? Eh Granger ! l'interpella de nouveau Malefoy alors qu'elle se dirigeait vers son bureau.

Elle l'ignora superbement et l'entendit la suivre. Hermione entra dans la pièce et il l'attrapa par le poignet, l'obligeant à se retourner.

- Qu'est-ce que tu as ? l'apostropha-t-il, le sachet de petits pains grillés toujours dans les mains.

- Rien, grommela la jeune femme en se dégageant de son étreinte avant de se diriger vers sa bibliothèque improvisée.

Elle s'empara d'un nouveau roman et quitta le bureau en passant près de son amant qui la regarda comme si elle était devenue folle. Mais Hermione n'en démordit pas et alla s'asseoir sur son canapé, ouvrit son livre à la première page et se plongea dans sa lecture.

Le blond ne l'avait pas suivie et la jeune femme comprit qu'il était parti se doucher lorsqu'elle perçut le très léger bruit du jet d'eau.

OoOoOoO

- Tu comptes me dire ce qu'il t'arrive tout à coup ? insista le Serpentard, une fois propre et habillé.

Par-dessus son livre, Hermione entrevoyait le bas de son corps. Il était planté devant elle et ne semblait pas prêt à bouger tant qu'elle ne se serait pas expliquée. Sentant son irritation, qui l'avait momentanément quittée, refaire un retour fanfaronnant, la jeune femme referma son ouvrage d'un coup sec et se leva pour faire face à Malefoy.

- Tu ne crois pas que ce serait à toi de répondre à cette question ?! l'attaqua-t-elle si soudainement et avec tant de virulence qu'il eut un mouvement de recul instinctif. Tu rentres à pas d'heure et totalement ivre ; tu cauchemardes étrangement, encore ; et ce matin, tu tires une tête de six pieds de long comme si quelqu'un venait de mourir avant de me sauter dessus et de faire brûler mon petit-déjeuner. Alors je pense que si l'un d'entre nous doit se justifier, ici, c'est toi !

- Je n'ai pas fait brûler ton petit-déjeuner, se contenta-t-il de répondre de manière si détachée et condescendante que la Gryffondor eut envie de le gifler.

Elle détestait tellement lorsqu'il agissait ainsi. Lorsqu'il agissait comme le parfait petit Serpentard idiot et aux airs supérieurs qu'il avait été à Poudlard. Aussi Hermione préféra-t-elle quitter la pièce une nouvelle fois. Elle claqua la porte de sa chambre avec violence et espéra que cela serait un message assez clair.

C'est ainsi qu'elle eut envie de hurler en entendant de petits coups frappés contre le panneau de bois, seulement dix-sept secondes plus tard. Malefoy n'attendit pas son assentiment et entra.

- Je n'ai pas envie de te parler, s'entêta Hermione en lui tournant le dos.

Le silence se fit autour d'elle et Hermione crut tout d'abord qu'il était simplement parti. Mais cela aurait été mal connaître Malefoy et son obstination…

Hermione le ressentit avant de véritablement le sentir. Elle perçut tout d'abord les effluves de son parfum, aux notes fraîches mais corsées, puis sa chaleur corporelle dans son dos. Il l'encercla de ses bras, déposant ses mains sur son ventre et Hermione prit sur elle pour ne pas se retourner et l'embrasser passionnément. Elle resta ae plus immobile possible mais eut beaucoup de mal à réprimer le frisson qui parcourut son corps lorsque le souffle puis la bouche de son amant se déposèrent dans son cou. S'il le perçut, il n'en fit pas mention et se contenta de l'embrasser deux fois. Hermione ne put se retenir de fermer les yeux et se laissa un peu aller contre son torse.

- Je sais que je te dois des explications, finit-il par murmurer.

- En effet… répliqua Hermione d'une voix qu'elle tenta de rendre la plus sèche possible mais qui restait tout de même beaucoup trop emprunte des notes de désir qu'elle pouvait ressentir, à son goût.

- Et je vais tout t'expliquer mais avant j'ai vraiment besoin de…

Il avait recommencé à la caresser, passant les mains sous son tee-shirt mais Hermione se détacha une nouvelle fois de lui, comme brûlée par son toucher et ses paroles. Elle se retourna vers lui, les yeux brillants de colère.

- Tu as besoin de quoi ? Coucher avec moi ?! C'est ça que tu t'apprêtais à dire, Malefoy ?! cracha Hermione.

- Euh… non… j'allais plutôt dire que j'avais besoin de faire l'am… commença-t-il, perplexe.

Hermione l'interrompit du regard.

- Je t'interdis de terminer cette phrase !

- Ah oui et pourquoi ?

- On ne fait pas l'amour avec une femme qu'on trompe, Malefoy ! répliqua Hermione qui balança la première chose qui lui passa par la tête.

Le blond sembla accuser le coup.

- Je t'ai dit que je n'ai pas été avec une autre femme, répondit le Serpentard qui baissa instinctivement la voix.

- Ah oui ?! ironisa Hermione. Et tu penses vraiment que je vais croire que le Grand Drago Malefoy se soûle soudainement en solitaire ?

- Oui.

Hermione eut un petit rire, dénué de joie.

- Oui… eh bien excuse-moi, Malefoy, mais ce n'est pas le cas ! Nous avons passé suffisamment de soirées ensemble pour que je sache comment tu te comportes lorsque tu bois…

- La jalousie te va si bien au teint, commenta le Serpentard, un léger sourire aux lèvres qui donna envie à Hermione de lui coller son poing dans la figure.

- Je ne suis pas jalouse !

- Si.

- Certainement pas.

- Bien-sûr que si.

- Ah oui ? Et pourquoi serais-je jalouse d'une idiote que tu as rencontré dans un bar miteux ?

Malefoy ricana et Hermione grinça des dents.

- Détends-toi, Granger, je t'ai dit que je n'ai pas été avec une autre femme.

- Et puis de toute façon, là n'est pas la question, continua Hermione. Je ne vois même pas pourquoi tu es rentré ivre !

- J'avais besoin de boire, répondit-il laconiquement.

- Oui eh bien, d'habitude, tu ne te caches pas pour le faire. Alors pourquoi n'es-tu pas rentré ?

- J'avais besoin d'être seul.

- Seul ? Toute la journée et toute la soirée ?

- Oui.

Hermione eut l'impression de recevoir un uppercut en pleine poitrine et sa respiration se coupa momentanément.

- Oh. Eh bien je ne savais pas que ma compagnie te dérangeait à ce point. Mais, tu sais, personne ne t'oblige à rester et je crois que tu peux trouver le chemin de la sortie tout seul...

Elle cracha ses mots et pivota sur ses talons afin de ne plus l'avoir en face d'elle. Elle l'entendit soupirer longuement. Il se rapprocha d'elle et attrapa sa main mais Hermione décida de se soustraire une énième fois à son contact et alla s'asseoir sur son lit, toujours dos à lui.

- Hermione… sa voix sonna comme une sorte de complainte mais la Gryffondor ne se laissa pas attendrir.

- Non, Malefoy ! Rentre chez toi, ça vaut mieux.

- Hermione… commença-t-il.

- Malefoy ! Rentre chez…

- Ma mère va mourir.


Et voilà... un chapitre qui est donc légèrement plus court que d'habitude mais que je préférais couper ici. J'espère que vous l'apprécierez tout de même.

Sinon... voici la première partie des révélations sur le « secret de Narcissa Malefoy » ! Je suis bien consciente que ces maigres informations apportent encore plus de questionnements pour vous mais... patience est mère de vertu !

J'attends bien entendu vos théories ! ;)

Quoiqu'il en soit, nous avons eu droit à une dispute assez intéressante entre Drago et Hermione... une vraie dispute de « couple » ! D'ailleurs, que pensez-vous de l'évolution de leur relation ? Et que penser de ces nouveaux « problèmes » qui semblent se profiler à l'horizon ?

Voilà ! A vos reviews, à présent, pour me faire part de vos avis/questionnements/commentaires. :)

Je vous attends également sur « Sans équivoque » qui est accessible depuis ma page FB et ma bio clignant sur mon petit pseudo en haut de la page.

Je vous fais plein de gros bisous et je vous dis à la semaine prochaine avec le chapitre quarante qui, je l'espère, vous plaira.

Chalusse