Bonjour à tou(te)s !
Comme toujours, je commence par remercier du fond du cœur l'ensemble de mes revieweurs/euses d'amour ainsi ceux qui font des ajouts en fav/alertes.
Je vous remercie également vous, lecteurs dans votre généralité. Vous êtes des centaines à venir découvrir chaque chapitre publié et c'est… OUF ! La fic' a dépassé les 30 000 lectures ce qui, pour moi, est énorme. Alors juste : merci, merci, merci et encore merci à vous tous. :)
Il s'avère que le quatrième reviewersaire de cette fic' est probablement en jeu cette semaine. A gagner pour le/a lecteur/trice qui laissera la 400e review : un dîner aux chandelles avec son personnage favori ! Mais avant de parler review, il faut parler chapitre et avant de parler chapitre, il faut parler RàR !
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RàR anonyme :
Guest : Tu espères que Narcissa va changer d'avis grâce à Scorpius et Drago ? Ah mais encore faudrait-il que Scorpius soit au courant de quelque chose et que Narcissa écoute son fils ^^. Et tu espères qu'Hermione sauvera la malade ? Eh bien… même si Narcissa acceptait son aide, encore faudrait-il que notre Gryffondor soit effectivement en mesure de faire quelque chose. En sachant que les plus éminents Médicomages ont essayé mais n'y sont pas parvenus, rien n'est moins sûr !
Quoiqu'il en soit, j'espère que ce nouveau chapitre te plaira. Comme toujours : des milliers de mercis pour ta review et je te souhaite, également, une très bonne semaine. :)
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Voilà ! Alors… quelle sera la réaction de Drago face aux révélations de sa mère ? La situation de Narcissa perdurera-t-elle ou peut-on s'attendre à une évolution ? (Positive ? Négative ?) Eh bien c'est ce que je vous propose de découvrir avec ce quarante-et-unième chapitre !
Je vous souhaite une très bonne lecture et je vous dis à tout à l'heure avec la note de fin. :)
Comme toujours, seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR.
Chapitre 41 : Scorpius, j'ai besoin d'aide !
A peine Hermione était-elle rentrée à son appartement qu'elle s'était assise sur son canapé, face à sa cheminée, en gardant la porte d'entrée dans son champ de vision. Cela faisait donc un petit quart d'heure qu'elle croisait, décroisait puis recroisait ses jambes avant de porter ses doigts à ses lèvres et de se ronger les ongles. Elle savait parfaitement qu'il s'agissait là d'une très mauvaise habitude, dont elle s'était d'ailleurs débarrassée depuis de nombreuses années, mais c'était trop de stress pour elle… Aussi ses ongles habituellement parfaitement manucurés en faisaient-ils les frais.
Hermione avait bien conscience que Malefoy ne rentrerait – enfin, s'il rentrait – pas avant plusieurs heures mais elle ne parvenait pas à se lever de ce canapé pour faire autre chose et se changer les idées. Pourtant, ce n'était pas les activités qui manquaient. Son appartement aurait eu bien besoin d'un petit coup de balai ainsi que de quelques minutes d'aération et une lettre de Scorpius datant de deux jours attendait toujours une réponse. Mais Hermione n'arrivait tout simplement pas à bouger. Elle se sentait comme pétrifiée par les paroles de Narcissa Malefoy. Par son refus. Par sa résignation et son manque d'espoir.
Hermione grogna de rage, d'agacement et de frustration. Elle avait été Médicomage durant de longues années et, malheureusement, il lui était arrivé de ne pas parvenir à sauver ses patients mais jamais parce qu'ils avaient décidé de ne pas la laisser les aider. Et c'était de la frustration que la jeune femme ressentait avant tout. Une intense frustration de ne pas pouvoir, au moins, essayer de la sauver. Depuis que Malefoy lui avait parlé de la maladie de sa mère et l'avait implorée de faire quelque chose, Hermione avait déjà passé ses connaissances en revue pour trouver quelque chose qui pourrait la mettre sur la voie d'un traitement pour guérir le mal dont souffrait Narcissa et, même si cela s'était avéré vain, la jeune femme s'était sentie stimulée. Bien plus stimulée que depuis de longs mois et elle devait avouer avoir ressenti une certaine « hâte » à l'idée de rencontrer celle qui aurait dû devenir sa nouvelle patiente. Hâte de se plonger dans des centaines de livres pour découvrir de quoi souffrait la mère de son amant. Hâte de discuter avec des dizaines de Guérisseurs qui lui parleraient des « autres cas ». Et hâte de leur prouver, à tous, et avant tout à elle-même, qu'elle restait Hermione Granger, une femme brillante qui trouvait toujours des réponses et des solutions là où les autres ne voyaient que des questions et des problèmes.
Mais Narcissa Malefoy, celle à qui Hermione aurait dû sauver la vie, avait tout simplement refusé son aide et décidé de se laisser dépérir à petit feu avant d'en finir définitivement. Ce qui rendait Hermione furieuse. Comme elle l'avait expliqué à la blonde, elle avait perdu sa fille et son mari et ne parvenait tout simplement pas à comprendre comment on pouvait abandonner aussi facilement alors qu'on lui offrait une réelle chance de s'en sortir. Narcissa n'était cependant pas elle et la Gryffondor, même si elle exécrait cette décision, pouvait en quelque sorte comprendre sa résignation et la désillusion… Quoique, non, elle ne comprenait pas. Elle ne comprenait pas comment on pouvait se laisser mourir avec autant de détachement !
Hermione rumina ses pensées pendant encore quelques minutes. Après tout, peut être pourrait-elle tout de même faire ces recherches et discuter avec les Guérisseurs, même sans l'accord de Narcissa. Bien entendu, elle ne pourrait pas avoir accès à son dossier médicomagique mais rien ne l'empêcherait de mettre la main sur celui des anciens patients. Et puis, en voyant l'acharnement avec lequel elle tentait de trouver un remède, Narcissa finirait peut-être par changer d'avis et finalement accepter son aide. Quoiqu'il en soit, ses recherches pourraient toujours servir aux autres patients et aux autres Médicomages alors rien ne la retenait…
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Hermione fut brusquement tirée de ses pensées par sa cheminée qui se colora en vert émeraude. Comme au ralenti, la Gryffondor vit l'âtre s'emplir progressivement de flammes qui se reflétèrent dans ses prunelles. Durant les dixièmes de seconde que dura le processus, la jeune femme sentit son cœur se serrer dans sa poitrine et son estomac se contracter violemment. Car elle savait pertinemment qui allait sortir de cette cheminée. Il n'y avait qu'une seule personne sur cette Terre, hormis elle-même, qui avait un accès illimité à cet appartement. Drago Malefoy.
Les flammes se réduisirent petit à petit puis il apparut. Hermione retint sa respiration et laissa son regard couler sur son corps. Il avait les poings serrés et ses traits étaient figés à l'extrême. Ses prunelles habituellement si indéchiffrables brillaient d'une rage sans borne et la Gryffondor était presque certaine qu'il tremblait légèrement. Il resta immobile quelques secondes pendant qu'Hermione se souvenait de respirer. Ce qu'elle fit très difficilement, comme si quelque chose de très gros avait soudainement élu domicile dans sa trachée.
Malefoy se jeta un sortilège informulé qui eut pour effet de le débarrasser de la suie qui s'était agglutinée sur ses vêtements, sa peau et ses cheveux puis sortit finalement de l'âtre. Hermione le regarda faire, comme si elle était absente de son propre corps. Il vint s'asseoir à ses côtés, le dos très droit et le corps tendu comme si on lui avait jeté un sort. La jeune femme le dévisagea de longues minutes, ayant l'impression de se trouver en présence d'une bombe prête à exploser à chaque instant, mais contre laquelle elle ne pouvait absolument rien faire. Ce fut lui qui rompit le silence en se tournant vers elle.
- J'… J'aurais besoin d'un verre. S'il-te-plaît.
Sa voix était très rauque, mais son ton poli étonna Hermione. Elle lui jeta un coup d'œil inquiet, puis finit par bredouiller :
- Bien sûr. Du Whisky ?
Il acquiesça sans cesser de regarder la cheminée. Hermione fronça les sourcils devant ce comportement très étrange mais se leva tout de même rapidement. Elle osait à peine imaginer la retenue dont son amant devait faire preuve en cet instant, lui qui devait avoir un besoin presque vital de détruire tout ce qui se trouvait sous ses yeux.
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- Voilà, annonça Hermione en déposant un verre de Whisky Pur Feu sur la table basse, devant Malefoy.
Elle s'en était également servi un, ce que le blond remarqua mais ne commenta pas, se contentant de la remercier. Hermione avait également rapporté la bouteille avec elle et ne put que s'en féliciter lorsque Malefoy, après avoir vidé sa dose cul-sec, s'en resservit une, plus conséquente.
La jeune femme ne pipa mot et alla plutôt se rasseoir sur le canapé, près de lui, avant de siroter son propre verre.
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Un long silence s'installa, seulement rompu par le bruit des verres contre le bois de la table. Le regard d'Hermione avait également fini par se perdre sur les pierres de la cheminée. Elle ne prit pas la mesure du temps qui passait sans que ni l'un ni l'autre ne prononce le moindre mot, chacun étant perdu dans ses pensées. Toutefois, et lorsqu'elle remarqua que la lumière du jour commençait à décliner par la fenêtre et que la bouteille d'alcool diminuait avec encore plus de rapidité, Hermione ressentit le besoin de communiquer à nouveau.
- Je vais aller nous préparer quelque chose à manger. De quoi as-tu envie ? demanda-t-elle d'une voix douce et un peu rauque de ne pas avoir parler depuis autant de temps.
Une minute passa puis le Serpentard tourna lentement la tête vers elle. Ses prunelles grises semblaient vides de toute vie et embuées par l'alcool. Pourtant, ce fut avec beaucoup de mesure qu'il répondit :
- Rien, merci.
- Mais… bredouilla Hermione, quelque peu éméchée elle-même. Il faut que tu manges !
- Je n'ai pas faim.
- Mais… Drago…
- Je vais aller t'attendre dans la chambre. Prend ton temps, dîne.
- Je n'ai pas faim, se renfrogna la Gryffondor.
- Si, rigola-t-il presque. Mange Hermione, tu me retrouveras après.
La Gryffondor se mordit la lèvre, hésitante.
- Je te promets de ne pas partir sans te prévenir, ajouta Malefoy en se levant.
Il était un peu chancelant mais finit par quitter la pièce. Hermione, toujours assise, resta interdite pendant quelques secondes mais se leva à son tour.
Elle rangea la bouteille et apporta les verres dans l'évier avant de se servir une assiette de salade composée. Elle ne la savoura pas et s'empressa plutôt d'engloutir rapidement la nourriture. Elle fit sa vaisselle puis partit en direction de sa chambre.
Elle voulait faire confiance à Malefoy, qui lui avait promis de ne pas quitter l'appartement sans le lui mentionner au préalable, mais la jeune femme le trouvait très étrange et ne pouvait s'empêcher de craindre qu'il se soit finalement volatilisé. Portant, elle le trouva facilement. Suivant le chemin tracé par les vêtements qu'il avait négligemment laissé tomber par terre à mesure qu'il les ôtait, la jeune femme retrouva son amant dans la salle de bain et plus précisément plongé dans un bain. Ses yeux étaient clos mais ses traits toujours aussi contractés.
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Répondant à son instinct et à ses pulsions, Hermione se débarrassa à son tour de ses vêtements qu'elle déposa toutefois sur une chaise avant de s'approcher, nue, de la baignoire. Malefoy n'avait pas ouvert les yeux mais elle décida tout de même de prendre place dans la baignoire à son tour. Elle se glissa entre ses jambes, s'assit puis s'allongea contre son torse. Comme par automatisme, les bras de son amant virent l'entourer et Hermione ferma à son tour les paupières.
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De longues minutes passèrent avant qu'Hermione ne rouvre les yeux. Malefoy, contre le torse duquel elle était toujours appuyée, conservait les bras autour d'elle mais ne bougeait pas. La Gryffondor prit une profonde inspiration et osa enfin poser la question qui lui triturait l'esprit depuis plusieurs heures.
- Drago ? Pourquoi es-tu revenu ?
Sa voix était assez rauque mais, surtout, si basse qu'elle craint qu'il ne l'ait pas entendu. D'ailleurs, peut-être s'était-il finalement endormi…
- Qu'est-ce que tu veux dire ? demanda-t-il finalement.
- Eh bien, pour tout t'avouer, je ne… je ne pensais pas que tu reviendrais ici si… vite, répondit Hermione, hésitante.
Elle sentit la poitrine de son amant de soulever. Il soupira.
- Je t'avais promis que je reviendrai ici, même si j'avais besoin de boire, se contenta-t-il de dire.
Hermione tiqua. Elle ne se souvenait pas d'une telle… Maintenant qu'elle y repensait, elle se remémorait les paroles que son amant avait prononcé la veille lorsqu'il lui avait expliqué les raisons de son ivresse du vendredi soir et lorsqu'il avait surtout abordé le sujet de la maladie de Narcissa. Hermione se souvenait à présent qu'il lui avait promis qu'il reviendrait chez elle la prochaine fois qu'il aurait besoin de boire… Elle avait même tiqué sur ce terme de « prochaine » fois…
- J'avais oublié ta promesse, avoua Hermione. Mais tu sais, je ne t'en aurais pas voulu si tu n'étais pas rentré tout de suite, ajouta la Gryffondor en se retournant vers lui.
Il ouvrit les paupières et posa un regard douloureux sur elle. Ses lèvres s'étirèrent en un léger sourire où seule une profonde tristesse transparaissait et Hermione sentit son cœur se serrer dans sa poitrine. Elle n'avait jamais vu Drago Malefoy ainsi.
Peinée, Hermione se pencha alors vers son amant et déposa un léger baiser sur ses lèvres avant de se blottir un peu plus contre lui. Il referma de nouveau ses bras surtout d'elle mais elle sentait que le cœur n'y était pas.
- Granger ?
- Oui ?
- Scorpius n'est pas au courant et ne doit pas l'être, est-ce clair ?
- Oui…
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Lorsque l'eau du bain commença à baisser en température, Hermione sortit. Elle s'enroula dans son peignoir et proposa à Drago de rester le temps qu'il voudrait. Il acquiesça, distraitement, le regard vide et la jeune femme lança un sortilège pour que l'eau ne refroidisse plus. Elle quitta ensuite la pièce et alla revêtir sa nuisette.
Hermione se glissa dans ses draps, programma son réveil pour le lendemain et se tourna vers la porte de la salle de bain avant de poser la tête sur l'oreiller. Elle tenta de lutter contre le sommeil mais les événements de la journée l'avaient épuisée mentalement et elle finit par sombrer, seule dans son grand lit.
Ce fut toutefois une sensation de chaleur qui l'accueillit à son réveil. Un peu perdue, Hermione releva la tête et sentit une forte dose de soulagement parcourir son corps en constatant qu'elle n'était plus seule mais que Malefoy avait pris place à sa droite. Il était allongé sur le ventre et sa respiration était calme et régulière, signe qu'il dormait. Hermione jeta un coup d'œil à son réveil et fut heureuse de constater qu'il lui restait encore quatre bonnes heures de sommeil. Aussi pivota-t-elle afin de pouvoir déposer sa tête sur l'épaule de Drago, qui n'eut aucune réaction, avant de se rendormir.
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Malefoy ne s'était pas présenté à la réunion du Conseil d'administration du lundi soir et ne vint pas rendre visite à Hermione au cours de la journée. Elle n'en fut toutefois pas tellement attristée ni inquiète. Ils s'étaient quittés en bons termes, le matin même et elle comprenait que le Serpentard ait besoin de temps seul afin de digérer ce qu'il s'était produit.
Aussi, ce fut sans surprise qu'elle passa sa soirée et sa nuit seule. C'était la première fois depuis bien longtemps mais cela lui permis de faire les quelques petites choses qui requéraient son attention. Elle nettoya donc son appartement avant de dîner et de répondre à la lettre de Scorpius. Ceci fait, Hermione jeta un rapide coup d'œil aux propositions d'emplois du Ministère mais referma bien vite son journal, rien ne trouvant grâce à ses yeux.
La journée suivante se déroula à l'identique. Malefoy n'avait pas redonné signe de vie mais Hermione préféra ne pas lui rendre visite. Lorsqu'il fut temps pour elle de rentrer, à la fin de sa journée, elle préféra plutôt se rendre à Sainte-Mangouste. Beaucoup de ses anciens collègues furent surpris de la voir et la Gryffondor dut serrer tellement de mains et échanger des banalités avec un si grand nombre de personnes qu'elle crut ne jamais parvenir à destination.
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L'ancienne Guérisseuse s'arrêta devant la porte du bureau de celui qui avait été son supérieur pendant quelques années et toqua. Le Médicomage Dawson finit par apparaître, grommelant dans sa moustache. Lorsqu'il remarqua Hermione, il s'arrêta toutefois et ses yeux s'écarquillèrent de surprise.
- Hermione Granger ! s'exclama-t-il de sa voix bourrue. Je ne m'attendais pas à te voir ici !
- Bonjour Max, le salua la jeune femme, comment vas-tu ?
- Bien, bien et toi ?
- Ça va, répondit la Gryffondor qui préférait ne pas s'attendre sur le sujet. Je peux entrer ?
- Bien sûr !
Il s'effaça et la laissa passer. Hermione alla prendre place sur la chaise face à son bureau tandis que l'homme s'asseyait en plaçant les mains sur son énorme ventre.
- Que puis-je faire pour toi ? Tu sais, j'ai un rendez-vous dans pas longtemps et…
- Ton rendez-vous n'arrivera pas, le coupa Hermione.
- Pardon ? répéta Dawson, surpris par le ton de la jeune femme.
- Tu avais bien rendez-vous avec Narcissa Malefoy ?
- Qu-quoi ? Mais enfin comment sais-tu cela ?! s'exclama-t-il.
- Narcissa Malefoy ne viendra pas. Pas plus que son fils.
En face d'elle, le Médicomage la regarda avec effarement, ne comprenant visiblement pas comment Hermione Granger pouvait être aussi avertie du cas de Narcissa Malefoy. Hermione, qui avait besoin de lui, décida alors de s'expliquer.
- Drago Malefoy m'a demandé de l'aider concernant sa mère et sa maladie. Il m'a expliqué que vous ne parveniez pas à découvrir ce qu'elle avait ni à la guérir.
- Oui, c'est le cas… bredouilla-t-il, un peu perdu.
- J'ai décidé d'apporter toute l'aide possible à son cas et j'aurais besoin de voir le dossier de Narcissa Malefoy, dit Hermione à brûle-pourpoint.
- Mais enfin… ce n'est pas possible. Tu n'es même plus Guérisseuse ici.
- Ça, je le sais. Mais c'est… important pour moi. Est-ce que tu pourrais faire quelque chose ? demanda Hermione en l'implorant presque.
Dawson la regarda étrangement, un peu comme si une corne d'Eruptif lui avait soudainement poussé au milieu du front. Un long silence s'installa qu'Hermione ne souhaita pas rompre, laissant à son ancien supérieur le temps d'assimiler ses paroles. Finalement, il poussa un long soupire.
- Je suppose que si tu es là, sans eux, c'est parce que Mrs Malefoy, ou son fils, a refusé ton aide.
Hermione resta silencieuse.
- Je ne peux pas te donner son dossier médicomagique, je pense que tu t'en doutes.
Elle acquiesça.
- Mais je peux peut-être m'arranger pour te faire parvenir ceux des autres patients décédés et qui étaient atteints, selon nos observations, de la même maladie.
- Ce serait génial, sourit la Gryffondor.
- Hum…
- J'aurais aussi besoin de pouvoir m'entretenir avec toi et tous les autres Médicomages ayant travaillé sur ces dossiers.
- Hum… répéta-t-il en passant ses doigts dans sa moustache. Mais tu sais, même si je ne comprends absolument pas tes motivations, tu ne devrais pas perdre ton temps. Nous en avons nous même passé énormément a essayé de l'appréhender et dépensé beaucoup d'énergie à tenter de la guérir mais cette maladie reste un mystère pour nous.
Hermione fronça les sourcils et s'apprêtait à répondre lorsqu'il la coupa :
- Je sais que tu es une Guérisseuse très douée, Hermione, et j'ai d'ailleurs été le premier à te supplier de ne pas démissionner mais Mrs Malefoy est une cause perdue.
Révoltée de l'entendre parler de la sorte, Hermione se leva d'un bon de sa chaise et répliqua :
- Ça tombe bien, j'ai toujours été douée pour aider les causes perdues !
Et elle s'avança vers la porte du bureau, qu'elle ouvrit sans attendre que Dawson ne la rejoigne. Elle l'entendit d'ailleurs soupirer dans son dos.
- Comme tu voudras. Passe demain en fin de journée, je te donnerai tout ça.
- Merci, répondit Hermione d'une voix un peu sèche mais tout de même polie avant de quitter la pièce.
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Resté seul et hébété, Max Dawson retourna s'asseoir dans son fauteuil. Il ne parvenait pas à quitter la porte des yeux, comme si tout ce qui venait de se produire n'était que le fruit de son imagination. Hermione Granger, son ancienne subordonnée au grand potentiel, qui avait quitté le secteur de la Médicomagie il y avait de cela plusieurs années, était soudainement réapparue et avait quémandé son aide… Et sur le dossier Malefoy en plus de cela ! Max avait beau ne pas être un très grand adepte de la presse à scandale, il lui avait été impossible de ne pas être au courant du drame qui avait frappé la jeune femme quelques mois auparavant. Et s'il ne s'était pas attendu à la revoir un jour dans son bureau, Max s'était encore moins attendu à la revoir dans son bureau avec une telle énergie et souhaitant de toute évidence aider Narcissa Malefoy l'ex-femme et belle-mère des deux personnes qui avaient assassiné sa famille. C'était tout bonnement à ne rien n'y comprendre !
Toujours aussi abasourdi, Dawson préféra ouvrir le premier tiroir de son bureau d'où il sortit une tablette de chocolat de chez Honeydukes, sa préférée, et dont il cassa un important morceau qu'il enfouit rapidement dans sa bouche.
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Hermione ne rentra pas immédiatement chez elle en quittant Sainte-Mangouste. Elle préféra se rendre chez Fleury et Bott où elle acheta plusieurs manuels de Médicomagie retraçant les maladies des plus courantes aux plus rares du monde sorcier. Elle passa également par l'épicerie où elle se ravitailla en nourriture et transplana finalement dans son appartement, les bras chargés.
Elle manqua d'ailleurs de laisser tomber tous ses achats par terre en avisant qu'elle n'était pas seule mais que Malefoy était déjà là : assis dans le canapé, un verre de Whisky à la main. La bouteille qu'ils avaient entamés deux jours plus tôt n'était plus qu'un lointain souvenir et une nouvelle, déjà plus qu'au trois quart pleine, l'avait remplacée. De toute évidence, Malefoy prenait sa promesse de se rendre chez elle pour s'enivrer très à cœur…
En la voyant apparaître dans son champ de vision, il tourna la tête vers elle.
- T'étais passée où ? grogna-t-il.
Il n'y avait pas vraiment d'animosité dans sa voix mais plutôt une réelle interrogation et peut-être également une légère pointe d'anxiété.
Cachant ses livres derrière ses sacs, Hermione lui mit ces derniers sous le nez :
- J'avais besoin de faire deux ou trois courses.
- Hum…
La jeune femme ne répondit pas et alla plutôt ranger ses achats dans la cuisine. Se faisant, elle jeta un sortilège pour réduire les manuels de Médicomagie et les expédia en direction de son dressing, là où elle savait que Malefoy n'irait pas fureter. Elle ne voulait pas lui donner de faux espoirs et préférait œuvrer seule et dans l'ombre, tout au moins pour l'instant, en ce qui concernait la maladie de Narcissa. D'ailleurs, Hermione savait parfaitement que, même si elle parvenait à trouver quelque chose pour l'aider, il lui faudrait tout d'abord en parler à la principale intéressée et la faire changer d'avis avant de pouvoir aborder le sujet avec son fils. Enfin ça… c'était si Hermione parvenait à trouver quelque chose pour l'aider…
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Lorsqu'elle revint dans le salon, elle annonça à Malefoy qu'elle allait préparer le repas. Celui-ci ne lui accorda qu'un rapide coup d'œil avant d'acquiescer et de replonger le nez dans son verre de Whisky. La jeune femme soupira. Elle n'avait jamais vu le Serpentard aussi abattu et cela lui enserrait le cœur.
Se rassérénant en se disant qu'elle finirait bien par lever le voile sur l'étrange maladie de Narcissa et qu'elle parviendrait surtout à faire changer d'avis cette dernière, la Gryffondor fila dans la cuisine pour la seconde fois et se mit au fourneau. Elle tenta de préparer un repas savoureux car, autant Malefoy qu'elle, ils avaient bien besoin de recharger leurs batteries.
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Hermione mit la table et appela son amant qui arriva au bout de quelques minutes, le regard encore plus vague qu'avant. Ils mangèrent en silence. Ou plutôt, Hermione mangea du bout des lèvres et Malefoy se contenta de picorer quelques légumes avant de finalement repousser son assiette.
- Ça ne te plait pas ? s'enquit Hermione, déçue.
- Si, bien-sûr, c'est très bon. Je n'ai juste pas très faim, répondit-il.
Hermione garda le silence. Elle but une gorgée d'eau et haussa un sourcil en avisant Malefoy qui se levait de sa chaise.
- Qu'est-ce que… commença la Gryffondor.
- Je vais me coucher, je suis fatigué.
- Mais… il est vingt-heures trente… termina Hermione à voix basse car il était déjà parti.
Elle soupira avant de terminer rapidement son assiette. Elle fit sa vaisselle puis retourna dans le salon avec l'intention de ranger l'alcool mais remarqua que la bouteille et le verre de Malefoy avaient mystérieusement disparu en même temps que lui…
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Aussi agacée qu'attristée, la jeune femme préféra le laisser seul et se rendit dans son bureau. Puisqu'elle ne pouvait pas retourner dans sa chambre pour aller chercher les livres qu'elle avait acheté l'après-midi même, sans interpeller son amant, Hermione les fit apparaître sous ses yeux grâce à sa baguette.
Ceci fait, elle sortit de quoi prendre des notes et se plongea dans le premier manuel, traitant des maladies les plus communes du monde sorcier. Même si elle doutait fortement de trouver quelque chose dedans, elle préféra ne rien laisser au hasard. Elle n'avait pas encore reçu les dossiers des anciens patients mais la Gryffondor pensait déjà pouvoir faire un tri par rapport aux détails que lui avait exposé Narcissa Malefoy.
C'est ainsi qu'elle passa les deux heures et demie suivantes à tourner les pages de son livre en barrant au fur et à mesure le nom des pathologies qu'elle avait répertoriées sur son parchemin. Agacée d'avoir fait chou blanc mais finalement pas plus surprise que cela, Hermione reposa sa plume avant de se laisser aller contre le dossier en cuir de sa chaise de bureau. Elle ferma les yeux et soupira. Elle avait l'impression de ne pas avoir autant soupiré de toute sa vie que depuis ces trois derniers jours.
Hermione plaça ses notes entre la première page et la couverture et referma le lourd volume qu'elle renvoya magiquement dans son dressing.
Aucun bruit ne lui était parvenu depuis qu'elle s'était installée dans son bureau et la jeune femme pensa que Malefoy avait dû finir par s'endormir. Aussi fut-elle réellement surprise lorsqu'elle entra dans sa chambre et remarqua que le Serpentard était assis sur le bord de son lit, sa bouteille d'alcool à la main. Il ne releva pas la tête vers elle et Hermione ne pipa mot. Elle se rendit plutôt dans sa salle de bain pour se brosser les dents et passer sa nuisette. Lorsqu'elle revint dans la pièce de nuit, Malefoy avait également quitté ses vêtements et se glissait sous les draps, en boxer. La jeune femme avisa la bouteille de Whisky Pur Feu, à présent vide, sur sa table de chevet et lui jeta un regard noir, comme s'il s'agissait d'une immondice et qu'elle était responsable de toute cette situation. La jeune femme entra à son tour dans son lit. Malefoy s'était tourné sur le flanc, dos à elle. Hermione programma ensuite son réveil pour le lendemain matin avant d'éteindre la lumière.
Elle resta de longues minutes, immobile et indécise. Elle avait envie et presque besoin de se glisser dans les bras de son amant, mais elle ne savait pas comment il pourrait réagir et puis, ainsi positionné, elle pouvait seulement se placer dans son dos… Hermione pesa le pour et le contre avant de finalement se rapprocher un peu de lui. Elle posa sa main gauche sur son dos musclé et ressenti instantanément son propre ventre se contracter. Et ce n'était nullement d'appréhension ou d'angoisse cette fois-ci. Se mordillant la lèvre, Hermione finit par faire glisser sa main jusqu'à son épaule. Elle allait entreprendre de descendre le long de son bras lorsque, d'un geste vif et qu'elle ne put anticiper, il lui attrapa le poignet. Il le serra quelque peu avant de le relâcher. Il agrippa alors sa main qu'il attira à lui ce qui obligea Hermione à se plaquer contre son dos encore davantage. Ravie de ce rapprochement, la jeune femme le laissa faire. Malefoy déposa alors un chaste baiser à l'intérieur de son poignet. Il ne lâcha pas sa main et la porta jusqu'à son torse où il la positionna contre lui avant de ne plus bouger du tout.
Hermione fronça les sourcils mais finit par se rendre à l'évidence : il venait tout simplement de lui dire « bonne nuit » et de repousser ses avances par la même occasion. La Gryffondor fut donc obligée de trouver le sommeil, le corps plaqué contre celui de son amant, sa main gauche contre son torse musculeux, son odeur et sa chaleur corporel lui brouillant l'esprit… Autant dire qu'Hermione mit très longtemps avant de s'endormir, ruminant sa frustration. Elle avait été atteinte dans sa fierté par le « rejet » de Malefoy même si elle comprenait qu'il puisse avoir autre chose en tête que de lui faire l'amour. D'ailleurs, peut-être n'avait-il pas compris ce qu'elle tentait de lui faire comprendre… ? Ce fut finalement sur une note un peu plus positive qu'Hermione finit par s'endormir, en se blottissant davantage contre un Malefoy tendu à l'extrême.
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Hermione bâilla longuement. Elle n'arrivait tout simplement plus à se concentrer et décida de rentrer chez elle avec un quart d'heure d'avance, prévenant Percy qu'elle ne serait pas à la réunion ce soir-là car elle ne se sentait pas très bien.
Malefoy avait cauchemardé la nuit précédente, réveillant une Hermione qui avait pourtant mis très longtemps à s'endormir. La jeune femme avait peiné à le tirer de ses songes et n'était pas parvenue à replonger dans le sommeil après cet épisode. Ils étaient donc restés allongés dans le lit – le Serpentard ne parvenant pas à passer outre les démons de ses terreurs nocturnes – en silence. Drago avait fini par venir l'enserrer dans ses bras et, alors qu'Hermione se sentait dériver des bras de son amant vers ceux de Morphée, son affreux réveil avait fini par sonner.
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Malgré sa fatigue, la Gryffondor se rendit à Sainte-Mangouste où elle récupéra cinq dossiers ainsi que les rapports écrits des Médicomages ayant travaillés sur ces cas. Dawson lui assura que si cela ne suffisait pas, elle pourrait les rencontrer en personne afin de leur poser elle-même des questions. Hermione opina, le remercia et rentra chez elle, les bras chargés. Elle n'y retrouva pas Malefoy mais en fut plutôt soulagée. Elle put ainsi prendre une potion énergisante et se plonger immédiatement dans l'étude des dossiers médicomagiques qu'elle venait de récupérer.
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Hermione n'avait pas vu Malefoy depuis des jours, ses journées se ressemblant inlassablement. Elle allait au travail, déjeunait dans son bureau pour pouvoir étudier le cas « Narcissa Malefoy », travaillait encore, rentrait chez elle - ou allait à la réunion du Conseil d'administration du collège avant de rentrer chez elle -, se replongeait encore un peu dans l'étude de la maladie de la mère de son amant puis dînait sur le pouce avant d'aller s'enfermer dans son bureau pendant de longues heures où elle épluchait une énième fois des dossiers et des livres qu'elle avait fini par connaître par cœur, ainsi que certaines revues médicomagiques qu'elle avait achetées chez Fleury et Bott. Malheureusement, la maladie de Narcissa demeurait un mystère pour la Gryffondor. Grâce aux précédents travaux des autres Guérisseurs, elle avait compris que, comme le lui avait mentionné la malade, le problème venait de son système nerveux mais Hermione ne parvenait pas à relier les points entre eux ce qui l'empêchait d'établir un diagnostic et donc un traitement adapté. Si elle avait pu ausculter elle-même Mrs Malefoy ou voir son dossier, cela aurait certainement été plus simple mais la Gryffondor devait se contenter des quelques notes qu'elle avait prises durant leur court échange et qui, bien qu'il lui apporte quelques précieux éléments, n'était définitivement pas suffisant.
Lâchant brusquement sa plume, Hermione recula dans son fauteuil et poussa un grognement de frustration et d'exaspération qui tenait plus du rugissement qu'autre chose…
Il n'y avait rien ! Rien, rien, rien et rien dans ces foutus bouquins ! Rien dans les dossiers des autres patients ! Et rien dans les revues pourtant écrites par d'éminents Médicomages du monde entier ! C'était comme si cette pathologie, très rare, provenait d'un autre monde. Aucun traitement magique ne fonctionnait ! C'était tellement frustrant !
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Perdue dans ses pensées, Hermione fronça subitement les sourcils avant de se jeter sur ses notes qu'elle relut à une vitesse hallucinante.
« Autre monde » … « Aucun traitement magique ne fonctionnait » ...
- Mais oui ! s'exclama soudainement Hermione sans se retenir de se frapper le front du plat de la main.
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Elle parcourut encore et encore ses notes pour être certaine et dut se rendre à l'évidence : tout concordait. La raison pour laquelle les Guérisseurs étaient si impuissants et la maladie si rare, c'était tout simplement car elle ne provenait pas de leur monde… Il s'agissait d'un syndrome Moldu !
Se levant de son siège, Hermione exécuta une petite danse de la joie avant d'exploser de rire. Toute sa fatigue, son angoisse, sa frustration et sa joie s'y mêlèrent et ses rires redoublèrent jusqu'à ce que quelques larmes se mettent à glisser le long de ses joues. Se sentant idiote, la jeune femme finit par reprendre son sérieux et jeta coup d'œil à son travail, pour se rassurer une dernière fois. Mais elle savait que c'était sa seule et unique découverte et que s'il ne s'agissait pas, comme elle le présumait, d'une maladie Moldue, elle ne pourrait rien faire pour Narcissa Malefoy.
Décidant qu'elle avait bien mérité une bonne nuit de sommeil, la jeune femme laissa là ses travaux et partit en direction de sa chambre. Elle dormit seule, comme toujours ces derniers temps, mais se sentait à la fois bien trop fatiguée et euphorique pour se morfondre.
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Elle se réveilla tôt ce jeudi matin. Muée par une énergie nouvelle, Hermione se vêtit et déjeuna aussi rapidement qu'elle le put avant de transplaner dans une rue adjacente à celle où se trouvait la British Library.
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Ce fut tout sourire qu'Hermione se présenta devant le portail en fer forgé de la demeure de Narcissa Malefoy seulement vingt-quatre heures plus tard. Il était encore très tôt mais la jeune femme espérait que la mère de Drago serait réveillée. Ce fut Gilly qui vint l'accueillir. Apparemment, sa Maîtresse prenait son petit déjeuner mais l'elfe préféra demander l'autorisation avant de faire pénétrer la Gryffondor. Cette dernière patienta donc sur le perron, pas découragée pour une Noise.
Au bout de quelques minutes, l'elfe était de retour et l'invita à entrer. Hermione ne se fit pas prier et se laissa conduire jusqu'au même petit salon dans lequel Narcissa les avait déjà reçus, son fils et elle, quelques semaines plus tôt.
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- Miss Granger, je n'ai pas changé d'avis, répéta la blonde pour la troisième fois.
- Mais enfin ! s'agaça Hermione. J'ai trouvé ce que vous avez, je pense pouvoir vous sauver maintenant !
- Vous « pensez ».
Hermione soupira de découragement.
- Miss Granger, je vous avais dit de ne plus vous mêler de cette histoire, continua Narcissa, qui avait froncé ses sourcils parfaitement dessinés.
- Mais qu'est-ce qu'il vous faut de plus ?! Je sais ce que vous avez ! Je peux vous sauver mais il faut que je vous ausculte et que je vous fasse passer quelques tests afin de pouvoir…
- J'ai dit non ! Avez-vous des problèmes auditifs, Miss Granger ?
L'envie de lui jeter son thé à la figure germa dans l'esprit d'Hermione mais elle préféra reposer sa tasse avec brusquerie sur la table basse avant de se lever. Elle jeta un regard méprisant à Narcissa Malefoy qui ne répliqua absolument pas et quitta la demeure d'un pas raide.
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La Gryffondor était dans une rage folle lorsqu'elle se présenta au Ministère quelques minutes plus tard. Elle s'enferma dans son bureau et jeta un regard noir à ses dossiers. Son cerveau fonctionnait à mille pour cent et elle tentait à tout prix de trouver une solution pour faire céder Narcissa Malefoy. Merlin que les Malefoy pouvaient être bornés !
Hermione soupira puisqu'elle n'arrivait tout simplement pas à trouver ce qui pourrait la faire changer d'avis sans elle-même finir à Azkaban… Elle finit par ouvrir les documents apportés par son patron. Alors qu'elle allait se plonger dans sa lecture, Hermione eut une soudaine illumination et les repoussa si fortement qu'ils s'écrasèrent au sol, des feuilles volant en tous sens. Pas dérangée pour autant, la Gryffondor tira plutôt un parchemin du premier tiroir de son bureau et attrapa sa plume qu'elle trempa rapidement dans l'encre.
Elle écrivit avec frénésie et, avant de changer d'avis, s'empressa d'aller porter sa lettre à un hibou. Il fallait dire que même si cette solution ne la conduirait sûrement pas à Azkaban, elle pouvait très certainement la conduire à se faire insulter de tous les noms par les Malefoy… tout au moins une partie d'entre eux.
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Se promettant qu'une fois toute cette histoire derrière elle, Hermione ne raterait plus jamais une réunion, elle envoya également un mot à Percy pour lui faire part, une nouvelle fois, de son désistement et regagna finalement son bureau.
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A dix-sept heures trente, Hermione était de retour chez elle. Elle tourna en rond dans son appartement comme une lionne en cage et faillit pousser une exclamation de joie en avisant le hibou qui tapait au carreau de la fenêtre. La jeune femme se précipita pour lui ouvrir et lui offrit de l'eau et de quoi se restaurer avant qu'il ne reparte. Pendant que le hibou se désaltérait longuement, elle s'installa sur son canapé et décacheta l'enveloppe, où son adresse était écrite avec une encre verte qu'elle aurait pu reconnaître entre mille, avant de parcourir la missive des yeux. Poussant un soupir de soulagement, Hermione se laissa aller contre le dossier de son canapé. Bon, au moins, l'étape une de son plan s'avérait concluante… bien que cela soit la plus simple de toutes. Mais il n'y avait pas de petite victoire après tout.
Hermione jeta un coup d'œil à l'horloge. Il lui restait en tout et pour tout trente minutes avant son rendez-vous avec le professeur McGonagall. La jeune femme en profita pour passer des vêtements moins stricts que son tailleur noir, se lâcha les cheveux et but un peu d'eau. Elle était si impatiente que tout cela ne lui prit que dix minutes et elle dut donc patienter, assise sur son canapé à croiser et décroiser les jambes pendant les vingt restantes.
L'aiguille pointa finalement sur le six et Hermione put enfin se diriger vers sa cheminée.
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- Eh bien, vous êtes très ponctuelle, Miss Granger, la félicita son ancienne professeure de Métamorphose.
La Gryffondor répondit par un sourire un peu forcé et épousseta ses vêtements. McGonagall lui fit signe de prendre place sur la chaise face à son bureau et la jeune femme s'exécuta. La Directrice de Poudlard la scruta de son regard perçant pendant de longues secondes mais Hermione ne baissa pas les yeux.
- Bien, reprit finalement la vieille sorcière, vous devez vous en douter, Miss Granger, mais je me dois de vous rappeler que cette situation est une nouvelle fois très inhabituelle.
Hermione hocha la tête et baissa un peu le regard en signe de soumission.
- Les élèves ne sont en cours que depuis un peu plus d'un mois et demi mais c'est pourtant la deuxième fois que Mr Malefoy va être autorisé à quitter le château.
Hermione releva vivement la tête.
- Vous avez accepté ? demanda-t-elle, pleine d'espoir.
McGonagall garda le silence quelques instants avant de poursuivre.
- J'ai lu votre lettre, Miss Granger, et je suis de votre avis lorsque vous dites qu'il s'agit là d'un cas de force majeure. Et, ayant été témoins de quelques échanges que vous avez eu avec le jeune Mr Malefoy, je sais que vous vous portez un attachement réciproque. Pourtant – Hermione soupira, c'était trop beau pour être vrai… - n'étant pas de sa famille, le règlement m'interdit en principe d'agréer à votre demande.
- En principe… répéta Hermione.
- Oui, Miss Granger, en principe, acquiesça la Directrice tandis que ses lèvres s'étiraient en un très léger et très rare sourire.
La jeune femme resta silencieuse, attendant qu'elle reprenne la parole.
- Comme je l'ai dit, je n'ai, en principe, pas le droit de le laisser quitter l'enceinte du château sans prévenir au préalable le père de Mr Malefoy. Pourtant, les circonstances étant ce qu'elles sont, je pense qu'il m'est possible de faire une petite entorse au règlement.
- Merci, souffla Hermione dont le système nerveux était mis à rude épreuve.
- Bien évidemment, je compte sur vous, Miss Granger, pour prévenir le père de Mr Malefoy en temps voulu.
- Je le ferai, promit Hermione.
- De même que je compte sur vous, continua McGonagall, pour vous assurer qu'il ne laisse pas de côté le travail scolaire pendant ce week-end.
- Bien sûr ! Même si je pense que Scorpius a déjà fait et peut-être même rendu ses devoirs pour lundi.
En face d'elle, McGonagall sourit une seconde fois.
- En effet, acquiesça-t-elle. Comme vous me l'avez demandé dans votre lettre, je ne l'ai pas prévenu et, même si je pense connaître sa réponse, il me faut tout de même lui demander son avis avant que vous puissiez partir, ajouta la vieille femme en se levant de son fauteuil.
- Je comprends, opina Hermione.
- Bien, restez ici.
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Hermione avait le regard perdu dans le vague lorsque la lourde porte en bois du bureau directorial s'ouvrit pour la seconde fois. La jeune femme eut à peine le temps de se retourner que Scorpius Malefoy arrivait déjà et l'enlaçait.
- Hermione ! s'exclama-t-il.
- Bonjour, Scorpius, le salua la jeune femme en souriant.
Il la relâcha et s'écarta de quelques pas, un peu intimidé par la présence de sa professeure et Directrice.
- Tu vas bien ? demanda Hermione, désirant le mettre à l'aise.
- Très bien, répondit-il. Et toi ?
- Bien, merci.
L'enfant lui adressa un grand sourire avant de froncer les sourcils.
- Pourquoi tu es là ? Est-ce que Papa à un problème ?
La Gryffondor se mordit la lèvre, ne sachant pas comment aborder le sujet sans inquiéter Scorpius outre mesure. Mais McGonagall intervint alors à ce moment et proposa à son élève de s'asseoir.
- En fait, si je suis ici, Scorpius, c'est parce que j'ai besoin de toi, expliqua Hermione.
- Besoin de moi ? répéta le jeune blond, surpris.
- Oui. Il faudrait que tu quittes le collège pendant le week-end.
Scorpius haussa les sourcils d'incompréhension. Hermione hésitait à lui donner la raison de sa proposition. Elle se doutait que l'enfant serait aussi étonné que triste d'apprendre la maladie de sa grand-mère et la jeune femme n'était pas certaine que le bureau de la Directrice, et en sa compagnie, soit le meilleur endroit pour ce genre de révélation. Heureusement pour elle, le Serdaigle finit par afficher un air sérieux et lui répondit d'une voix forte :
- Tu peux compter sur moi, Hermione.
De l'autre côté de son bureau, McGonagall haussa un sourcil.
- Sans même savoir de quoi il retourne ? interrogea-t-elle Scorpius.
Celui-ci pivota vers elle.
- Oui Professeure.
Son ton posé et presque autoritaire amusa manifestement les deux femmes.
- Bien, concéda la Directrice.
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- Ne t'inquiète pas, je vais tout t'expliquer lorsque l'on arrivera à la maison, le rassura Hermione alors que Scorpius revenait avec sa valise.
L'enfant acquiesça. Il semblait anxieux et Hermione se sentit soudainement coupable. Pourtant, prévenir Scorpius pour qu'il convainque sa grand-mère d'accepter son aide était la seule et unique option qu'il lui restait. Elle espérait juste que Drago et sa mère finirait par comprendre sa décision…
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- Assieds-toi, proposa Hermione lorsqu'ils eurent déposé les affaires du jeune blond dans son ancienne chambre.
L'enfant s'installa sur son lit alors qu'Hermione prenait place sur sa chaise de bureau.
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Elle passa l'heure suivante à tout lui expliquer, ne passant rien sous silence. Scorpius fut, bien évidemment, choqué d'apprendre que sa grand-mère souffrait d'une terrible maladie mais c'est de la colère qu'Hermione lut dans son regard lorsqu'elle lui expliqua que cette dernière n'acceptait pas son aide.
- Et tu es sûre que tu peux la sauver ? demanda Scorpius après qu'elle eut achevé son monologue.
- Je le pense, oui.
- Alors emmène-moi chez ma grand-mère, s'il-te-plaît.
La jeune femme arqua un sourcil. Il était près de vingt heures et elle pensait que l'enfant prendrait le temps de la réflexion et qu'ils ne se rendraient – s'ils s'y rendaient – chez Narcissa Malefoy que le lendemain matin. Mais elle finit par opiner du chef devant le regard décidé de Scorpius.
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- Scorpius ?
- Oui ?
- Tu sais… je… je ne t'ai pas dit tout cela pour que tu te fâches avec ta grand-mère… je voulais seulement... commença Hermione qui peinait à trouver ses mots.
- Aider, termina Scorpius en souriant. Je sais, Hermione.
- J'espère juste que Narcissa et ton père ne m'en voudront pas trop…, ironisa la Gryffondor qui voyait déjà le regard assassin des deux Malefoy sur elle lorsqu'ils apprendraient que Scorpius était au courant.
Le sourire de ce dernier s'effaça.
- Mieux vaut pour eux que ça ne soit pas le cas ! Parce que, pour l'instant, c'est moi qui leur en veux un max !
- Un max ? répéta Hermione, amusée d'entendre cette expression très Moldue dans la bouche du jeune Malefoy.
Il se mit soudainement à rougir.
- Ouais… Mon amie Hélène utilise beaucoup ce mot.
- Hélène ? La jeune fille de Poufsouffle ? se souvint la jeune femme.
- Oui. C'est une Née-Moldue, comme toi. D'ailleurs, elle était super jalouse de moi quand je lui ai dit que tu sortais avec mon père.
- Qu-quoi ?! s'étrangla Hermione qui s'arrêta brusquement de marcher.
- Ouais… Tu sais, tu es vraiment super connue et elle m'a dit qu'elle rêvait de te rencontrer, expliqua Scorpius qui ne comprenait de toute évidence pas pourquoi Hermione le regardait ainsi.
- C'est… Scorpius, à combien de personne as-tu dit que ton père et moi « sortions ensemble » ? demanda finalement Hermione, anxieuse.
- Oh euh… il fronça un peu les sourcils comme s'il comptait mentalement et Hermione sentit son rythme cardiaque s'accélérer. En fait, je ne l'ai dit qu'à Hélène, je crois.
La Gryffondor se retint de se placer une main sur le cœur en signe de soulagement et se contenta de soupirer presque imperceptiblement.
- Bien. Ecoute-moi, Scorpius, il ne faut pas que tu dises ce genre de chose à d'autres personnes.
- Ah bon ? Pourquoi ? Tu ne sors plus avec papa ?!
- Si… enfin non ! Enfin… on se voit toujours mais… Hermione avait envie de se prendre la tête entre les mains. Ton père et moi nous nous voyons, et je comprends que de ton point de vue, cela puisse te donner l'impression que nous… « sortons » ensemble mais ce n'est pas le cas, alors il ne faudrait pas que tu le répète autour de toi, d'accord ? Et puis imagine un peu comment ton père réagirait si de telles rumeurs lui parvenaient aux oreilles…
Hermione frissonna juste en imaginant sa réaction.
- Bah moi, je vois pas vraiment pourquoi il se fâcherait, mais bon, je ne dirai plus rien… M'enfin tu sais, Hermione, beaucoup de personnes ont remarqué que vous vous comportiez comme des amoureux quand toi et Papa étiez là pour les excuses de James et Ted.
Cette fois-ci, la Gryffondor ne put s'empêcher de se passer une main sur le visage, déconfite.
- Scorpius, je pense que nous devrions avancer, reprit finalement Hermione qui avait plus qu'envie de mettre un terme à cette conversation gênante.
- Ouais, t'as raison, répondit Scorpius en prenant un air où l'angoisse, la colère et la tristesse transparaissaient.
- Je suis désolée, dit Hermione en lui serrant doucement l'épaule, compatissante.
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- Maître Scorpius ?! s'exclama Gilly en voyant le petit-fils de sa Maîtresse apparaître derrière la porte.
- Bonsoir Gilly, pourrais-tu nous conduire jusqu'à ma grand-mère s'il-te-plaît ?
- Bien sûr Maître Scorpius, suivez Gilly. Gilly va vous conduire jusqu'au petit salon.
- Ma grand-mère est au petit salon ?
- Oui Maître Scorpius.
- Alors nous nous débrouillerons tout seuls. Merci Gilly.
- Mais, Maître…
Mais Scorpius ne l'écoutais déjà plus. Hermione adressa un petit sourire d'excuse à l'elfe de maison qui semblait totalement dépassée et suivit l'enfant jusqu'à la pièce où Narcissa semblait avoir élu domicile.
Scorpius toqua à la porte.
- Entre Gilly.
Scorpius ouvrit la porte. Narcissa était plongée dans un roman et ne releva pas tout de suite les yeux. Mais à peine l'eut-elle fait qu'elle s'écria :
- Scorpius ?! Qu'est-ce que tu fais là ?!
Hermione ne l'avait jamais vu perdre autant le flegme qui la caractérisait pourtant si bien.
- Scorpius par Merlin répond-moi ! Qu'est-ce que… Miss Granger ?! s'exclama Narcissa en posant les yeux sur la Gryffondor pour la seconde fois en moins de quarante-huit heures.
Scorpius allait répondre quelque chose lorsqu'un éclat brilla dans les yeux de la blonde et Hermione comprit qu'elle venait de saisir les raisons de la présence de son petit-fils.
- Qu'avez-vous fait ?! tonna-t-elle à son adresse. Drago et moi vous avions formellement interdit de lui en parler ! Pourquoi avez-vous fait cela, je vous avais pourtant…
Mais elle fut brusquement coupée par la main autoritaire que leva son petit-fils pour la faire taire. Hermione en fut étonnée mais de toute évidence pas autant que Narcissa qui regarda Scorpius avec une incompréhension des plus totales.
Pourtant, l'enfant ne lui adressa pas un mot et se retourna plutôt vers Hermione, restée en retrait.
- Tu veux bien me laisser discuter avec elle, s'il-te-plaît ?
- Bien-sûr. Veux-tu que je t'attende ?
- Oui, enfin si ça ne te dérange pas…
- Ne t'en fais pas, je vais aller patienter un peu plus loin.
- Merci Hermione.
La jeune femme lui adressa un sourire encourageant et les laissa tous les deux. Les yeux médusés et colériques de Narcissa Malefoy étant la dernière chose qu'elle vit avant de refermer la porte.
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A la demande de Gilly, Hermione alla s'installer dans le grand salon et patienta, une tasse de thé et des biscuits dans les mains. De longues minutes s'écoulèrent, se transformant bientôt en heure. La Gryffondor somnolait lorsque Scorpius réapparut finalement. Il lui adressa un grand sourire et Hermione comprit qu'il avait réussi.
- Grand-mère voudrait te parler, annonça-t-il.
Elle se leva, reposa sa tasse et ses gâteaux sur la table et suivit l'enfant. Tout comme lors de sa première visite, Hermione fut invitée à s'asseoir dans le canapé face à la maîtresse de maison. Scorpius prit place à ses côtés avant de bâiller aux corneilles. Narcissa lui lança un regard en biais mais ne le reprit pas. Elle posa plutôt ses yeux perçants sur une Hermione qui, mal à l'aise, ne savait pas vraiment où se mettre.
- Je ne m'excuserai pas pour ce que je vous ai dit, Miss Granger. Mon fils et moi vous avions expressément demandé de ne pas lui en parler, fit-elle en regardant Scorpius.
- Je sais, répondit Hermione.
Elle prit un air pincé comme si ce qu'elle s'apprêtait à dire la révulsait.
- Mais je suis prête à vous écouter et à vous laisser essayer de faire quelque chose pour… ça, fit-elle en posant un regard dégoûté sur ses jambes paralysées.
- Je vous promets que… commença Hermione mais Narcissa la coupa en levant la main de la même façon qu'elle-même s'était faite interrompre par son petit-fils un peu plus tôt.
- Que vous ferez tout ce que vous pouvez, oui, je le sais, termina-t-elle d'une voix sèche. Mais ce n'est pas ce que je veux que vous me promettiez, Miss Granger. Ce que je veux, c'est que vous me promettiez de ne pas en parler à Drago. Vous n'êtes pas parvenue à tenir une telle promesse la première fois alors peut-être en serez-vous capable cette-fois ci ! termina la blonde en lui adressant une œillade glaciale.
Mais Hermione ne s'en offusqua pas, bien trop choquée par ce qu'elle venait d'entendre.
- Quoi ? Mais enfin… pourquoi ?!
- Je ne veux pas lui donner de faux espoirs, répondit-elle calmement.
Hermione écarquilla les yeux avant de battre plusieurs fois des paupières. Elle se tourna finalement vers Scorpius, resté silencieux à ses côtés.
- Tu es d'accord avec ça ? lui demanda-t-elle.
- Il n'a pas à être d'accord avec quoique ce soit, c'est la condition pour que je vous autorise à jouer à l'apprentie Médicomage avec moi.
Hermione releva la tête et sentit la colère grandir en elle.
- Premièrement je ne joue pas à l'apprentie Médicomage, Mrs Malefoy, je suis Médicomage. Et deuxièmement, sachez que je trouve ce genre de chantage tout bonnement odieux, cracha Hermione qui peinait à se contrôler.
- Ce que vous pensez ne m'atteint pas le moins du monde, Miss Granger. Mon fils ne devra pas savoir et il ne saura pas, un point c'est…
- Et qu'elle est cette chose que je ne dois pas savoir ? la coupa une voix que les trois personnes présentes dans la pièce reconnurent instantanément.
Et voilà... notre petit Scorpius adoré vole au secours de sa grand-mère ! Qu'est-ce qu'on ferait sans lui ! ^^
Espérons que les représailles des Malefoy vis-à-vis d'Hermione ne seront pas trop importantes... surtout de la part d'un certain blond. Quoique, pour le moment, sa colère risque plutôt d'être dirigée contre sa mère qui voulait lui cacher des choses...
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Théoriquement, ce chapitre aurait dû être un peu plus long et donc ne pas être coupé ici. Toutefois, j'ai changé d'avis et, croyez-moi, c'est pour le bien de votre petit cœur que je ne voulais pas trop maltraiter... Cela vous donne, je pense, une certaine idée de la réaction qu'aura notre très cher Drago...
BREEEF ! Dites-moi tout ce que vous pensez dans vos reviews car j'ai, comme toujours, méga giga hâte de lire vos retours ! :)
Je vous fais plein de bisous et je vous dis à la semaine prochaine pour le chapitre quarante-deux !
Chalusse
PS : N'oubliez pas que le quatrième reviewersaire d'MST (Bah quoi ? Il claque l'acronyme de ma fic' ! *-*) est en jeu. Un dîner aux chandelles avec son personnage favori à gagner pour celui ou celle qui laissera la quatre-centième.
PPS : Encore merci à vous tous. Love U.
