Bonjour à tou(te)s !

Comme toujours, je commence par remercier du fond du cœur l'ensemble de mes revieweurs/euses d'amour ainsi ceux qui font des ajouts en fav/alertes.

Les reviews se sont faites un peu moins nombreuses que d'habitude la semaine dernière alors j'espère que ce chapitre vous motivera davantage. Je sais également que beaucoup entrent dans la période critique des examens alors je peux comprendre le manque de temps. A tous ceux qui sont/vont entrer en période d'exams : je vous envoie des kilos de philtres de courage par hibou postal et donc… BON COURAGE ! :)

.

Une petite information concernant la page FB : j'ai à présent séparés mes posts pour qu'il n'y ait plus de risques de spoilers. Les deux tiers des posts comportent un en-tête avec leurs destinataires. Les vôtres sont logiquement estampillés [FEUFEU]. Ceux à « risques » sont estampillés de l'acronyme de l'autre site (autrement dit [HPF]) et tous ceux qui ne portent pas d'en-tête sont à destination de l'ensemble des lecteurs. Je rappelle que j'y annonce la publication des chapitres avec un lien direct ce qui peut contrebalancer l'absence de mails d'avertissements pour les lecteurs « anonymes ». J'y fais également des « annonces » en avant-première.

Voilà ! Passons à l'unique RàR anonyme à présent.

.
RàR anonyme :

Guest : Cela me fait super plaisir que tu adores le personnage de Blaise ! :) Effectivement, Hermione joue le jeu et adhère à celui que Blaise lui propose car elle a décidé de ne pas attendre sagement que Drago lui présente des excuses. Hermione veut lui faire « payer » son attitude et quoi de mieux que jouer avec l'un des défauts de Drago : sa jalousie ? ^^ Espérons qu'elle parviendra à ses fins.

Je te remercie mille fois pour ta nouvelle review et j'espère que ce nouveau chapitre te plaira. Bisous et je te souhaite une excellente semaine également ! :)

.

Bon eh bien voilà, nous y sommes. Drago va-t-il sortir le « grand jeu » à Hermione ? Si oui, va-t-elle y être sensible ? Que se passera-t-il entre eux si ce n'est pas le cas ? Le laisserait-elle faire ? Ou pas… Tant de questions dont je vous propose de découvrir les réponses avec ce nouveau chapitre ! J'espère qu'il vous plaira.

Je vous souhaite une très bonne lecture et je vous dis à tout à l'heure avec la note de fin. :)

Comme toujours, seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR.


Chapitre 44 : Qui a dit que les Gryffondor n'appréciaient pas la vengeance ?

Malefoy était absent lorsqu'Hermione entra dans la chambre de Narcissa en ce mercredi après-midi. Zabini, lui, était assis sur une chaise et semblait en grande conversation avec la malade. Conversation qu'ils interrompirent à la seconde où la jeune femme poussa la porte. Elle les salua tous les deux, Blaise se contentant d'un signe de la main, puisque son meilleur ami n'était pas là.

- J'ai une très bonne nouvelle Mrs Malefoy : vous pouvez rentrer chez vous. Les tests sont terminés, annonça la Gryffondor en souriant.

- Ce n'est pas trop tôt ! grommela la blonde, un léger sourire étirant tout de même ses lèvres.

Hermione ne dit rien et tendit plutôt le résultat des expériences du jour à Blaise. Celui-ci y jeta un rapide coup d'œil.

- Du venin d'Acromentule… Eh bien, Narcissa, vous ne faites vraiment pas les choses à moitié ! rigola-t-il.

- Tu peux en trouver ? demanda Hermione.

- Oui. Je n'en ai pas beaucoup, tu t'en doutes bien… Mais je vais aller chercher ce que j'ai, ça devrait suffire.

- Merci Blaise, apprécia Mrs Malefoy.

Celui-ci lui fit signe qu'elle n'avait pas à le remercier puis se leva de sa chaise pour aller récupérer ses stocks.

- On se retrouve au labo, annonça-t-il avant de sortir de la pièce sans omettre, au préalable, de saluer la mère de son meilleur ami.

Hermione opina puis se retourna vers sa patiente.

- Bien, je vais…

- Montrez-la-moi, coupa la blonde.

- Pardon ?

- Votre robe, montrez-moi votre robe pour la soirée.

Hermione ouvrit de grands yeux. Comment est-ce que…

- Blaise m'a raconté ce qu'il s'est passé, ajouta-t-elle comme si elle lisait dans ses pensées.

Il fallut quelques secondes à la jeune femme avant de parvenir à reprendre contact avec la réalité.

- Alors ? Vous me montrez votre robe ? s'impatienta Narcissa.

- Comment savez-vous que je porte une robe ?

- Eh bien vous avez des collants alors soit vous portez une robe, soit une jupe. Mais vous ne me semblez pas être une femme à porter des jupes. Je présume donc que c'est une robe qui se cache sous votre blouse.

Hermione dut s'incliner face à cette logique implacable mais se sentit tout de même assez mal à l'aise… Fallait-il réellement qu'elle ôte sa blouse de Médicomage et fasse un « défilé » pour la mère de son ex amant ?

- Miss Granger, hâtez-vous, nous n'avons pas toute la soirée ! la pressa Narcissa en lui lançant un regard sévère.

Peinant à croire qu'elle était en train de soumettre sa tenue pour la soirée au jugement de Narcissa Malefoy, la jeune femme quitta sa veste, les joues en feu.

- Tournez-vous, ordonna la blonde.

Prenant sur elle, Hermione obéit, attendant le verdict.

- Bien.

Comprenant que l'inspection était terminée, Hermione s'empressa de renfiler sa blouse, mortifiée.

- Vous devriez détacher vos cheveux, Miss Granger, conseilla Narcissa alors qu'Hermione allait chercher son fauteuil volant.

Elle ne répondit rien et aida plutôt la malade à s'installer. Elles quittèrent ensuite la chambre pour se rendre à l'accueil.

- Mr Zabini et moi-même allons à présent mettre au point le remède. Mais il ne faut surtout pas hésiter à faire appel à moi ou bien à venir de vous-même à Sainte-Mangouste si vous sentez que quelque chose ne va pas dans les prochains jours. Je passerai vous rendre visite à la fin de la semaine de toute façon.

Narcissa acquiesça puis la Gryffondor se tourna vers l'infirmière qui se chargeait de gérer l'accueil, en lui demandant de lui faire savoir en priorité si Mrs Malefoy se représentait un jour ici.

- Bien Miss Granger, opina-t-elle en rangeant le dossier de la patiente dans un tiroir prévu à cet effet.

- Mrs Malefoy, qui doit venir vous chercher ? se renseigna alors Hermione en se retournant vers elle.

- Drago. Mais je ne sais pas ce qu'il fait, il devrait déjà être…

- Ici, acheva une voix masculine.

Les deux femmes relevèrent prestement les yeux sur le nouveau venu.

- Bonjour Mère, comment vas-tu ? se renseigna Malefoy en déposant un baiser sur la pommette de la blonde.

- Bien. Ils ont trouvé un nouvel ingrédient pour leur potion.

- C'est une bonne nouvelle. Salut Granger, dit-il alors en se tournant vers Hermione qui était restée un peu en retrait.

- Salut, répondit-elle simplement, légèrement mal à l'aise.

- Tu es prête à rentrer ? demanda alors Malefoy à sa mère.

- Eh bien que penses-tu que nous faisons, Miss Granger et moi-même, en plein milieu du couloir avec mes effets ? Que nous prenons le thé ?! Bien évidemment que je suis prête à rentrer… répliqua-t-elle.

Hermione vit Narcissa lever les yeux au ciel devant le manque de réactivité de son fils et réprima un sourire.

- Eh bien dépêche-toi de me ramener à la maison, Drago ! Miss Granger ici présente à encore des choses à faire et il est hors de question qu'elle arrive en retard à sa soirée tout ça parce que tu restes planté là comme une Goule qui aurait subi un lavage de cerveau !

Malefoy ouvrit la bouche, comme pour répondre, puis la referma, visiblement mécontent de s'être ainsi fait remettre en place. Hermione, elle, peinait de plus en plus à se retenir de rire. Elle s'avança alors vers la blonde, lui serra la main et lui conseilla de se reposer. Elle n'ajouta rien d'autre puis partit retrouver Blaise au sous-sol. Alors qu'elle attendait l'ascenseur, elle entendit distinctement le Serpentard demander à sa mère comment elle avait pu être au courant de la soirée. Elle ne perçut cependant pas la réponse de Narcissa, se dépêchant d'entrer dans la cage de l'ascenseur à la seconde où les portes se furent ouvertes.

OoOoOoO

- Tu sais, je pensais ce que je t'ai dit hier, Granger. Tu es vraiment douée et je serais plus que ravi de t'avoir dans mon équipe, dit Zabini en remuant sa potion qui avait pris un aspect beaucoup plus plaisant que la veille.

- Et moi aussi je pensais ce que je te disais lorsque je t'ai expliqué que potionniste n'était pas une profession qui m'attirait, sourit la jeune femme en ajoutant le venin d'Acromentule dans ses deux préparations.

- Ok, ok ! Enfin, si un jour tu cherches autre chose que ce que tu fais en ce moment… penses à moi.

A dire vrai, Hermione cherchait déjà « autre chose » mais devenir potionniste n'était vraiment pas dans ses plans… Elle préférait essayer de trouver une profession qui lui plairait davantage et, si elle finissait par se rendre compte que ses recherches n'aboutissaient pas, elle reconsidérerait l'offre de Zabini.

.

- Au fait, fais voir ta robe ! dit-il au bout de quelques minutes de silence.

Hermione faillit en lâcher sa louche et pivota prestement vers lui.

- Bah quoi ? demanda le noir en haussant les sourcils.

- Oh rien… tu es juste la deuxième personne à me demander ça et en sachant que la première était Narcissa Malefoy, je vais finir par me poser des questions, répondit ironiquement Hermione.

Il partit d'un rire léger.

- Et elle a dit quoi ?

- Qui ?

- Narcissa, à propos de ta robe.

- « Bien » et que je devais me lâcher les cheveux, répondit Hermione en reprenant le touillage de sa potion qui prenait doucement, mais sûrement, une jolie couleur vert menthe.

Blaise lui adressa un sourire mi-impressionné, mi-amusé.

- Eh bien tu peux garder ta blouse, je lui fais confiance. Et tu devrais suivre ses conseils, ajouta-t-il en jetant un coup d'œil à sa coiffure.

Hermione leva les yeux au ciel.

- J'ai trente-et-un ans, Zabini, je peux encore me vêtir et me coiffer comme je l'entends, contra Hermione.

- Naturellement, concéda-t-il. Mais je maintiens que tu devrais te lâcher les cheveux.

- Tu es devenu conseillère en image pendant la nuit ? railla Hermione.

- Ah ça non ! Mais je sais ce qui embellit une femme tout simplement car je n'aime regarder que les belles choses.

Hermione se tourna vers lui, à la fois sceptique, outragée et amusée par ce qu'il venait de dire.

- On croirait entendre, Malefoy ! Ce n'est vraiment pas la modestie qui vous étouffe, tous les deux !

- Qu'est-ce que tu veux ? On a bon goût, on a bon goût, Grangie ! Et tu devrais t'en sentir flattée, répondit-il comme s'il lui faisait une immense faveur.

- Et je pourrais savoir pourquoi ? l'interrogea la Gryffondor, faussement curieuse.

- Eh bien je ne connais aucun homme plus exigeant que Drago ! Et rien que le fait qu'il veuille à tout prix se faire pardonner, prouve bien que t'es un super coup au lit !

- Je te demande pardon ?! s'écria presque Hermione dont la voix monta dans les aigües.

- Rien, laisse tomber, marmonna-t-il en voyant le regard noir qu'elle avait posé sur lui.

La Gryffondor ne pipa mot mais conserva un visage fermé jusqu'à ce que Zabini lui annonce qu'il en avait terminé pour ce soir. La jeune femme tourna encore sa louche deux fois dans le sens des aiguilles d'une montre avant de répondre qu'elle aussi.

- La potion sera terminée demain et on saura enfin si ça a fonctionné, expliqua-t-il en jetant un sortilège de protection sur leur travail.

- Oui… Tu sais, je pense que les autres ne la sauveront pas sans la Corne de Bicorne.

- Moi non plus. Il n'y a plus qu'à prier Merlin pour que je n'ai pas déconné dans la préparation… Oh je rigole Grangie, fais pas cette tête ! ricana-t-il en la voyant pâlir à vue d'œil. Allez viens, allons chez moi.

- Quoi ?

- Bah t'es déjà prêtes alors autant venir directement avec moi. En plus, tu n'es jamais venue, tu ne vas pas prendre le Magicobus…

Hermione resta silencieuse mais finit par acquiescer.

- Il faudra que je me maquille.

- Ouais bah tu pourras faire tout ce que tu veux. De toute façon, comme tu le vois, je ne suis pas habillé en conséquence et les invités n'arrivent qu'à vingt heures trente, alors on a le temps.

La jeune femme jeta un coup d'œil à sa montre : dix-neuf heures cinquante… C'est ça que Zabini appelait « du temps » ?! Ah les hommes et leur conception très personnelle de la temporalité…

OoOoOoO

Hermione se tenait dans une grande salle de bain à la décoration asiatique, observant son reflet dans un large miroir. Elle venait de se maquiller, accentuant sur ses yeux tout en restant assez discrète et se posait à présent la question existentielle de savoir ce qu'elle devait faire avec ses cheveux. En passant chez elle pour se doucher et se vêtir, avant de se rendre à Sainte-Mangouste, la Gryffondor s'était fait un rapide chignon mais, apparemment, ce n'était pas très réussi puisque le club des « Sang-Pur Conseillers-en-image » lui avait justement « conseillé » de se lâcher les cheveux...

Hermione ôta les épingles à chignon qui retenaient sa chevelure en place, ses boucles cascadant alors dans son dos, et jeta un coup d'œil à son reflet. Jamais elle n'aurait un jour imaginé suivre un « conseil » donné par Narcissa Malefoy et Blaise Zabini mais il fallait avouer que c'était mieux ainsi. La jeune femme jeta tout de mêmes quelques sortilèges afin de discipliner ses boucles pour ne pas ressembler à un épouvantail, puis quitta finalement la pièce pour aller retrouver le maître de maison et attendre les premiers invités.

Arrivée dans le salon, la jeune femme se rendit soudainement compte qu'elle n'avait même pas demandé à Zabini si Malefoy venait ce soir.

.

- Et c'est maintenant que tu me poses la question, Grangie ? ricana Blaise en fermant les boutons de sa chemise.

Il était apparu torse nu, quelques minutes plus tôt, de toute évidence absolument pas dérangé par sa présence et Hermione avait instinctivement rosi alors que son regard tombait sur la peau d'ébène du jeune homme. Elle compara spontanément son torse à celui de Malefoy et son regard critique ne passa pas inaperçu auprès de Zabini.

- Alors, tu aimes ce que tu vois, Grangie ? demanda-t-il en lui adressant un clin d'œil aguicheur.

La jeune femme haussa les épaules avant de détourner le regard. Oui, bon, Blaise Zabini était vraiment super bien foutu mais elle ne risquait pas de le lui dire… Son ego presque aussi surdimensionné que celui de Drago n'avait nul besoin d'être davantage flatté. Il s'en chargeait à l'évidence très bien tout seul.

La jeune femme alla s'asseoir dans un fauteuil tandis que Blaise quittait la pièce, certainement pour se rendre en cuisine ou à la cave. Hermione resta seule très peu de temps puisque, moins de deux minutes plus tard, Zabini était de retour. Il mit de la musique puis installa quelques mets préparés par ses elfes de maison. Cinq minutes après cela, tout au plus, les premiers invités arrivaient.

OoOoOoO

Contrôlant une dernière fois son reflet dans le miroir, Drago sortit de sa salle de bain, lassa ses Richelieu, enfila son manteau, se rendit dans sa cave, attrapa une bouteille et transplana. Il se matérialisa à l'orée de la propriété de Blaise Zabini et marcha en direction de la porte d'entrée. Quelques invités étaient déjà dans le jardin, un verre à la main et bavardaient ou riaient joyeusement. Drago serra quelques mains, reçut quelques tapes amicales dans le dos puis se dirigea vers la bâtisse. Il n'avait pas repéré celle qui – il se le promettait – redeviendrait son amante et en conclut donc qu'elle devait être restée à l'intérieur. Il fut accueilli par un elfe de maison qui le conduisit jusqu'au salon, bien qu'il sache parfaitement comment se repérer dans le Manoir de son meilleur ami.

- Malefoy ! l'interpella un Zabini qui avait déjà dû boire un ou deux verres d'alcool avant son arrivée. C'est pour moi ? demanda-t-il en pointant le doigt sur la bouteille de Whisky-Pur-Feu, deux-cent cinquante ans d'âge.

Drago ne fit aucun mouvement pour la lui donner et dit plutôt :

- Ça, ça dépendra de si tu le mérites, Zabini.

Blaise haussa un sourcil avant qu'un sourire amusé ne vienne étirer ses traits. Il s'approcha d'un pas.

- A trois heures, Malefoy, dit-il simplement.

Drago fronça les sourcils avant de tourner la tête sur sa droite. Hermione était là, discutant avec une femme, un verre à la main. Comme la demeure était chauffée, son gilet reposait sur son bras et Drago put ainsi constater qu'elle portait une robe noire toute simple, à bretelles assez larges et au décolleté carré. Ses cheveux bouclés dansaient joyeusement sur ses épaules et dans son dos à chacun de ses mouvements. De là où il était, le Serpentard remarqua qu'elle portait un maquillage presque inexistant mais qui la mettait tout de même en valeur. Elle était, en somme, toute en simplicité mais il la trouva pourtant magnifique.

- Alors je crois que ça, c'est pour moi, fit Blaise d'une voix enjouée en lui prenant la bouteille des mains. Ah et, Drago ? Ferme la bouche. On dirait que tu t'apprêtes à baver et il est tout bonnement hors de question que le moindre de tes fluides corporels se retrouve un jour sur mon tapis persan.

Et il repartit, son Whisky sous le bras, saluer de nouveaux arrivants. Un peu sonné, Drago se dirigea vers le bar aménagé pour l'occasion et commanda un verre de ce qu'il avait aperçu dans celui de Granger. Le sorcier assurant le service lui tendit alors une coupe pleine d'un liquide rouge/rosé. Ne cherchant pas à savoir ce qu'il y avait dedans, et ayant besoin d'un bon remontant, Drago en avala une bonne gorgée.

- Pouah ! C'est dégueulasse ce truc !

- Il s'agit d'un cocktail Moldu, Monsieur, la nouvelle tendance dans les soirées mondaines sorcières, répondit le barman sur un ton pincé.

Drago leva les yeux au ciel puis partit en direction du centre de la pièce, son verre dans la main, bien qu'il fût pratiquement certain de ne plus toucher à ce truc de toute la soirée. Il salua quelques personnes avant de finir par retrouver Granger. Elle était en train de rire à la blague d'un homme un peu plus vieux et que Drago savait être un ancien condisciple de Poudlard. De toute évidence, la jeune femme avait gagné le respect des Sang-Pur lors de la dernière soirée qu'avait donné Pansy et où la jeune femme avait été largement ridiculisée par la Gryffondor. Un nouvel éclat de rire de la part d'Hermione le tira de ses pensées et Drago s'avança vers eux.

- Higgs, le salua sèchement le blond en tendant une main vers lui.

- Tiens, Malefoy ! Je me demandais si tu allais te montrer, répondit l'autre en la lui serrant.

- Oui, eh bien, comme tu peux le constater, je suis ici. Tu veux bien nous laisser seuls, s'il-te-plaît.

Terence Higgs le regarda avec étonnement mais ne commenta pas.

- Bien. À plus tard Hermione !

- A plus Terence, répondit la jeune femme en souriant.

.

Drago attendit qu'il se soit suffisamment éloigné pour ouvrir la bouche.

- Tu sais, Hermione, je suis au courant de ton petit jeu.

- Mon petit jeu ? répéta-t-elle innocemment en haussant un sourcil avant de prendre une gorgée de son cocktail.

- Oui. Zabini m'a parlé de votre « stratégie » visant à me rendre jaloux. Tu n'es donc plus obligée de continuer.

- Mais qui te dit que je me sens obligée de continuer ? J'ai peut-être tout simplement décidé de venir à cette soirée pour m'amuser avant tout.

- J'en doute, répondit-il.

- Eh bien, tu peux penser ce que tu veux, Drago, je m'en fiche complètement, rétorqua-t-elle d'une voix très détachée.

Son prénom dans sa bouche fit un effet étrange au Serpentard. Mais il préféra ne pas trop s'y attarder et passa directement à la « phase deux » de son plan.

- J'aimerais te parler.

- N'est-ce pas là ce que nous sommes en train de faire ? rétorqua la jeune femme en saluant une nouvelle personne qui passait près d'eux.

- Je veux dire te parler en privé.

- Je suis un peu occupée pour le moment, Malefoy, répondit-elle distraitement.

Ne pas s'énerver. Respirer. Tout va bien se passer. « Tu veux la ramener dans ton lit ». « Tu veux la ramener dans ton lit », se répéta Drago pour se calmer.

- Très bien, alors je n'irai pas par quatre chemins dans ce cas. Dis-moi ce que je dois faire pour gagner ton pardon et je le ferai, lâcha-t-il.

La jeune femme se retourna lentement vers lui, un air suspicieux collé sur le visage.

- Tout ?

- Pardon ? tiqua Drago sans comprendre.

- Est-ce que tu feras « tout » pour gagner mon pardon ?

- Oui, répondit-il sans hésiter.

Elle haussa un sourcil.

- Intéressant. Puis-je savoir à quoi je dois cet honneur ? demanda-t-elle, à moitié ironique.

« A ta beauté ». « A ton intelligence ». « A tes prouesses sexuelles ». « Au fait que… ».

- Non. Je ferai tout ce que tu voudras, c'est tout ce que tu dois savoir, répondit-il finalement.

Etrangement, elle n'insista pas.

}{

Hermione devait avouer que Malefoy l'étonnait. Il semblait véritablement penser ce qu'il disait et cela l'intriguait grandement. Le Serpentard assurait qu'il ferait « tout » pour se faire pardonner ? Eh bien soit, la Gryffondor allait le croire et l'occasion de tester sa parole se présenta, pas moins de trente secondes plus tard.

Face à Malefoy, Hermione avait une vue dégagée sur l'entrée de la pièce et c'est un sourire presque sadique qui se peignit sur ses traits lorsqu'elle vit débarquer une Pansy Parkinson parée de ses plus beaux atours.

- Je veux que tu ailles parler à Parkinson, annonça-t-elle le plus naturellement du monde.

- Pardon ?

- Je croyais que tu devais faire tout ce que je te demandais pour gagner mon pardon ?

- Je n'ai pas dit que je « devais », mais que je « ferai » et je ne vois vraiment pas le rapport avec Pansy, rétorqua Malefoy en croisant les bras sur son torse.

- Oui eh bien moi je le vois, alors va lui parler.

- Seulement lui parler ?

- Oui.

Il lui lança un regard indéchiffrable puis hocha finalement la tête. Il repéra son amie dans la pièce et fit quelques pas dans sa direction avant de faire demi-tour et de revenir vers elle, un air mi-amusé mi-agacé collé sur le visage.

- Elle sera encore prise de nausées en me voyant, n'est-ce pas ? présuma-t-il en faisant référence à la « malédiction » que la jeune femme lui avait lancée au terme de leur dernière soirée tous ensemble.

- Oui, il y a des chances… Pourquoi ? Est-ce que ça va te faire changer d'avis ? fit-elle en croisant, à son tour, les bras sur sa poitrine.

Un léger sourire en coin apparut sur ses lèvres.

- Tu es une vraie Serpentard, Granger… dit Malefoy, presque impressionné.

- Si tu le dis, répondit la jeune femme.

Il secoua la tête, comme s'il riait intérieurement à une blague personnelle puis reprit la parole.

- Si je le fais, tu me laisses t'embrasser.

Ce n'était pas une question ou même une suggestion mais bien une affirmation. Hermione haussa un sourcil.

- Je ne pense pas que tu sois en position de quémander quoique ce soit, Malefoy. Si tu le fais, la seule chose que tu auras gagnée sera le droit de continuer à répondre aux moindres de mes désirs. Ensuite, j'envisagerai peut-être de te pardonner…

- Et mon baiser dans tout ça ?

- La gourmandise est un très vilain défaut, Malefoy.

- Mais tu aimes quand je suis gourmand, n'est-ce pas Granger ? demanda-t-il sur un ton où perçait des sous-entendus clairement libidineux et en entrant dans son jeu.

Essayant par tous les moyens de ne pas rougir, Hermione pinça les lèvres ce qui fit sourire son ancien amant. Ce dernier se rapprocha lentement d'elle, tel un prédateur face à sa proie et Hermione perdit un peu de son flegme, reculant légèrement jusqu'à se retrouver acculée contre le mur. Malefoy la regardait avec beaucoup trop d'intensité et la jeune femme sentit son cœur rater un battement. Elle s'apprêtait à lui demander de garder ses distances lorsqu'il attrapa sa main. Ses doigts glacés agrippèrent les siens et Hermione fut comme tétanisée. Il rompit finalement le contact visuel, baissant son regard sur le dos de sa main. Puis, lentement, il s'inclina jusqu'à ce que ses lèvres touchent sa peau, y laissant un baiser qui procura des milliers de picotements partout dans le corps de la Gryffondor. Tout aussi lentement, il finit par se relever.

- Je ferai tout ce que tu me demanderas, répéta-t-il.

Puis il la lâcha et tourna les talons. Hébétée et totalement perdue, Hermione laissa retomber son bras le long de son flanc avant de pousser un long soupir. Elle avait tout simplement l'impression d'avoir arrêté de respirer depuis au moins trente secondes. Relevant les yeux, elle constata qu'un petit attroupement s'était formé un peu plus loin et s'approcha, curieuse de découvrir comment se déroulerait la « mission » de Malefoy. Elle se fraya un chemin parmi les invités, jusqu'à se retrouver aux premières loges.

- Salut Pans', tu vas bien ? disait Malefoy en arborant un sourire avenant.

- Drago ! Ne t'approche pas s'il-te-plaît, tu sais que le sortilège de cette Sang-de-Bourbe fonctionne toujours ! s'exclama la brune en reculant de plusieurs pas et en baissant les yeux.

Une ombre passa sur le visage parfait du Serpentard et Hermione le vit contracter la mâchoire.

- Enfin Pans' c'est ridicule, viens ici, continua le blond en s'approchant de son amie, mais d'une façon très différente de lorsqu'il s'était approché d'elle, quelques minutes auparavant.

- Drago s'il-te-plaît, le supplia presque Parkinson en se mettant la main devant la bouche.

Mais le blond n'en démordit pas et fit un pas de plus. Parkinson recula jusqu'à se retrouver plaquée contre la table contenant une kyrielle d'apéritifs tous plus appétissants les uns que les autres. Malefoy continuait à avancer jusqu'à ce que la brune soit prise d'un violent haut-le-cœur.

- Franchement tu me dégoûtes, Parkinson ! Quand je vois comment tu me fuis, je suis content qu'Hermione ait jeté ce sortilège, siffla-t-il d'une voix assez forte pour que tout le monde l'entende parfaitement.

Il se recula de quelques pas. Parkinson reprit le contrôle d'elle-même et s'écria d'une voix digne des pires comédies romantico-dramatiques :

- Drago ! Je suis désolée ! Tu sais que je ne peux pas m'approcher de toi à cause d'elle ! Tu sais que je ne te fuis pas… Dragooo !

Mais il ne l'écoutait pas et était déjà reparti dans l'autre sens. Se retenant d'exploser de rire, comme à peu près les trois quarts des sorciers présents dans la pièce, Hermione alla retrouver son ancien amant.

- Alors ? l'interrogea ce dernier.

Il était négligemment appuyé contre le chambranle de la baie vitrée. Grâce aux sortilèges qu'avait jeté Blaise Zabini, ces dernières pouvaient rester ouvertes sans pour autant que la température de la pièce ne chute d'un degré.

- Pas mal, répondit Hermione.

Elle voulut boire une gorgée de son cocktail mais se rendit compte que son verre était vide. Elle avisa celui, presque plein, dans les mains du Serpentard.

- Tu ne le bois pas ? le questionna-t-elle.

- Ce truc ? fit-il en levant le verre. Certainement pas ! Ce machin est…

Mais Hermione ne le laissa pas terminer et lui prit des mains, le remplaçant par le sien, vide.

- Merci Malefoy.

Elle but une gorgée de son cocktail sous le regard interloqué du blond.

- Bien, reprit-t-elle finalement. Comme je te l'ai dit, c'était pas mal… mais tu aurais pu aller jusqu'à la rendre vraiment malade.

- Le deal c'était que je lui parle, non ? Et c'est ce que j'ai fait il me semble, contra le Serpentard en levant un sourcil.

- Certes, concéda-t-elle. Reste ici, je reviens.

Et elle le planta là, partant à la recherche du maître de maison. Il était en pleine discussion avec une magnifique blonde à qui il faisait les yeux doux et qui riait à gorge déployée.

- Un mot, Zabini ? requit la Gryffondor.

- Grangie ! s'exclama-t-il.

Il trouvait de toute évidence le cocktail bien plus à son goût que Drago mais Hermione ne commenta pas.

- Qu'est-ce que je peux faire pour toi ma belle ? s'enquit-il en congédiant la jeune femme qui lui lança un regard assassin.

- J'aurais besoin de pouvoir transplaner librement à l'intérieur.

- Hum… Tu veux me rendre visite un peu plus tard dans la soirée, Grangie ? demanda-t-il en lui adressant un clin d'œil aguicheur.

- C'est ça, Zabini… répondit Hermione en levant les yeux au ciel.

Le noir ricana puis sortit sa baguette. Il ne lui fallut pas moins de deux essais avant de parvenir à jeter le sortilège convenablement. Hermione le remercia puis transplana chez elle.

.

Cinq minutes plus tard, elle était de retour. Le bruit de la musique et des conversations l'assourdit quelques secondes après la quiétude de son appartement. Elle se mit toutefois rapidement à la recherche de Malefoy. Il n'avait pas bougé d'un centimètre et discutait à présent avec la jolie blonde qu'Hermione avait vu rire au bras de Zabini plusieurs minutes auparavant. Sans aucune gêne, Hermione se plaça entre eux, rompant ainsi leur discussion. Malefoy arqua un sourcil alors qu'un mince sourire amusé prenait place sur ses lèvres. Hermione allait lui donner sa deuxième « mission » lorsqu'on lui tapota l'épaule. Elle se retourna lentement, affichant une expression antipathique digne du Serpentard lui-même.

- Excuse-moi, mais nous étions en pleine conversation, lui dit la blonde.

- Oh, tu discutais avec Drago ? demanda Hermione, l'air de rien.

- Oui, répondit la jeune femme en lui adressant un léger sourire.

- Excuse-moi, je ne t'avais tout simplement pas vue !

Et Hermione lui tourna le dos une nouvelle fois. Mais la blonde n'en démordit pas et vint se placer à sa gauche, un air faussement choqué plaqué sur le visage.

- Tu voudrais bien nous laisser, s'il-te-plaît ? Nous n'avions pas fini de discuter, reprit-elle.

Hermione lui adressa un grand sourire délicieusement hypocrite avant de répondre :

- Mon arrivée signifiait justement la fin de votre entretien. Alors soit gentille et va jouer un peu plus loin, merci.

La jeune femme ouvrit la bouche, ce qui la fit ressembler à une godiche de la pire espèce, avant de se tourner vers Malefoy. Ce dernier ne commenta absolument pas ce qui venait de se passer, un sourire amusé toujours collé sur la bouche. Ce qui ne plut, apparemment, pas à Miss Godiche qui lança un regard assassin à Hermione avant de finalement tourner les talons.

- Bien… comme tu n'as pas voulu rendre malade la « pauvre » Parkinson, je pense que tu vas devoir prendre sa place, expliqua Hermione une fois l'épisode « Sang-Pur Godiche » terminé.

- Je te demande pardon ?

- Tu vas manger ça, Malefoy, dit-elle en lui tendant l'une des « Marques des ténèbres comestibles » que lui avait offert George Weasley pour son anniversaire.

La jeune femme avait tout de suite repensé au petit mot que le roux avait placé sur la boite. « A faire tester à Malefoy en cas de mauvais comportement... ». Le Serpentard lui avait ce soir offert l'occasion de les « tester » et Hermione n'allait certainement pas s'en priver.

- Qu'est-ce que ça va me faire ?

- Te rendre malade, répondit vaguement la Gryffondor en sirotant son verre.

- Mais malade comment ? insista Malefoy, de toute évidence pas très rassuré.

- Sais pas. L'explication sur la boite disait « « Douceurs » qui rendent malade à coup sûr ».

- Je ne mangerai pas ça, Granger !

- Je ne pensais pas t'avoir laissé le choix, Malefoy, objecta Hermione. A moins que tu ne veuilles plus que je te pardonne…

- Pas si ça met ma santé en danger ! s'agaça-t-il en lui lançant un regard furibond.

- Mais quel couard…

- Tu l'aurais fait toi, si je t'avais demandé de manger cette merde ?

- Eh bien, probablement pas… Mais, tu sais, tu ne me l'aurais certainement jamais demandé car je ne t'aurais jamais dit le genre de « choses » que tu m'as balancé l'autre jour, répliqua froidement Hermione.

En face d'elle, Malefoy la dévisagea longuement. La jeune femme soutint son regard, cillant le moins possible. Il finit par baisser les yeux sur la « douceur » qu'il tenait à la main.

- J'ai dit « tout », il me semble… murmura-t-il, plus pour lui-même.

Avant qu'Hermione n'ait put répondre quoique ce soit, il mit la Marque des ténèbres comestible dans sa bouche. Il ne la mâcha pas et déglutit, un air mi-dégoûté mi-inquiet sur le visage. Hermione détourna son attention de son cocktail et posa les yeux sur son ex-amant, attendant de voir ce qui allait se passer. Mais absolument rien ne se produisit. Le petit sourire supérieur de la jeune femme s'effaça à mesure que les secondes s'égrenaient tandis que Malefoy reprenait confiance.

- Bon eh bien je crois que c'est encore un défi rempl… commença le Serpentard avant de brusquement s'arrêter en plein milieu de sa phrase.

Il se plaqua soudainement une main devant la bouche, dans une parfaite imitation de Pansy Parkinson quelques minutes plus tôt, et partit en courant à l'autre bout de la pièce, bousculant sans ménagement les invités qui le regardèrent passer, surpris et irrités par son manque de politesse. Réprimant un ricanement, Hermione décida de le suivre pour s'assurer que rien de malencontreux ne lui arrivait – après tout, on ne savait jamais quels pouvaient être les effets secondaires des Farces pour Sorciers Facétieux – mais prit tout de même le temps d'aller redemander un verre de ce délicieux cocktail Moldu.

OoOoOoO

Comme depuis cinq minutes, Hermione hésita entre rire et s'inquiéter lorsqu'elle entendit pour, au bas mot, la quatrième fois, Malefoy vomir dans les toilettes. Il n'avait manifestement pas eu le temps de jeter un sortilège d'insonorisation et la Gryffondor profitait ainsi des effets qu'avait eu la Marque des ténèbres comestible sur son ex-amant. Charmant…

La jeune femme resta ainsi encore pendant quelques secondes puis déposa son verre de cocktail à présent vide par terre, avant de toquer à la porte.

- Malefoy ? Ça va là-dedans ? demanda-t-elle en tentant au maximum de jouer les innocentes.

- Comme si ça pouvait aller avec la merde que tu m'as do…

Et il se remit à vomir. Incapable de se retenir davantage, Hermione se mit à rigoler ce qui ne manqua de toute évidence pas au blond.

- Granger je te promets d'ouvrir cette porte et de te vomir dessus dans les dix prochaines secondes si tu ne te décides pas maintenant à intervenir ! beugla-t-il de l'autre côté de la porte.

- Intervenir ? Mais qu'est-ce que tu veux que je fasse ? demanda la jeune femme en explosant de nouveau de rire alors que d'horribles bruits s'élevaient des toilettes.

- T'étais Médicomage, bordel ! Tu dois bien connaître un… un sort pour me… pour que ça s'arrête ! termina-t-il difficilement.

Décidant qu'elle s'était assez amusée à ses dépens, Hermione capitula :

- Ok… Mais avant, je veux que tu me présentes de nouveau tes excuses et que tu me dises que tu ne pensais pas ce que tu as dit, ajouta-t-elle.

- Je te l'ai déjà… dit, Gr… Granger !

- Alors répète-le !

- Et tu m'aideras ?

- Oui.

- Promets… Promets-le !

- Je te promets de t'aider Drago Malefoy, si tu me présente tes excuses à propos des choses ignobles que m'as dites. Et je veux aussi que tu me dises que tu ne les pensais pas, ajouta-t-elle.

Un long silence, entrecoupé de haut-le-cœur s'installa jusqu'à ce que :

- Je te présente mes excuses, Hermione. Je ne… pensais pas un traître mot de ce que j'ai dit tu as… tu as…

Il vomit une énième fois et Hermione se décida à intervenir. Elle ouvrit la porte grâce à un « Alohomora » puis pointa sa baguette sur un Malefoy au teint livide, suant à grosses gouttes.

- Finite Incantatem, psalmodia la jeune femme.

Mais, à peine eut-elle fait un mouvement pour ranger sa baguette que le Serpentard fut pris d'un nouveau haut-le-cœur et plongea la tête dans la cuvette. Surprise que son sortilège n'ait pas fonctionné, Hermione se mit alors à réfléchir à plein régime. Il n'était pas si étonnant que cela que le produit de George Weasley soit immunisé contre ce sortilège, finalement assez banal, mais la Gryffondor se demandait bien ce qu'elle allait pouvoir tenter pour en endiguer les effets. Elle songea pendant quelques secondes à aller requérir l'aide de l'inventeur de la « confiserie » en personne mais essaya auparavant un sortilège qu'elle avait déjà utilisé deux ou trois fois sur des enfants pris par de très fortes nausées après qu'ils aient ingérés une potion qu'ils n'auraient pas dû.

Hermione resta sur le qui-vive, prête à réellement aller chercher George Weasley, mais cela fut inutile puisque, quelques secondes plus tard, Malefoy relevait enfin la tête des toilettes. Il tira la chasse d'eau pour au moins la dixième fois et rabattit la cuvette avant de s'asseoir dessus. Il ferma les yeux et se passa une main sur le visage, trempé de sueur.

- Je suis désolée, dit alors Hermione d'une petite voix. Je ne savais pas que ça aurait autant d'effet…

- Ouais bah, la prochaine fois, renseigne-toi avant de me donner la première connerie qui te passe sous la main, grogna-t-il.

- Je vais aller te recherche une potion revigorante chez moi, ne bouge pas, dit-elle alors.

- Comme si j'allais sortir dans cet état, répliqua-t-il. Tu veux bien passer chez moi et me rapporter ma brosse à dent ?

- Bien sûr, je reviens tout de suite.

.

Moins de deux minutes plus tard, Hermione était de retour et tendait une petite fiole contenant un liquide bleu électrique au Serpentard. Il la remercia du bout des lèvres avant d'en avaler le contenu, cul-sec. Il poussa un soupir de soulagement alors que les traces de fièvre disparaissaient de son visage. La jeune femme lui tendit alors sa brosse à dent ainsi que son dentifrice.

- Merci. Je vais prendre une douche, je te retrouve en bas ?

- Ah euh… bredouilla Hermione, prise de court.

- A moins que tu souhaites m'accompagner ? suggéra-t-il, mi-sérieux mi-amusé devant son air presque timide.

- Non c'est bon, je te retrouve en bas. Bonne douche Malefoy.

- Merci Granger, ricana-t-il.

Ils sortirent des toilettes, puis se séparèrent. Hermione redescendit les escaliers alors que le blond transplanait librement.

OoOoOoO

- Alors, vous vous êtes réconciliés sur l'oreiller ? railla Blaise en se plaçant dans son dos pendant qu'Hermione attrapait un petit four au saumon fumé. J'espère que vous n'avez pas utilisés ma chambre…

- N'importe quoi Zabini, il faut que tu arrêtes le Cosmo !

- C'est quoi ça le « Cosmo » ? demanda-t-il.

Ses yeux étaient de plus en plus vitreux et Hermione songea qu'il n'aurait pas besoin de « Marque des Ténèbres comestible » pour rendre tout ce qu'il avait ingurgité dans quelques heures.

- Le cocktail que tu bois depuis deux heures.

- Ah ce truc Moldu ! C'est super bon !

- Drago n'est pas de ton avis, commenta Hermione sur le ton de la conversation avant de grignoter son petit four.

- Mouais… Drago a des goûts parfois douteux. Mais je dois lui reconnaître une chose : il sait choisir ses conquêtes.

Hermione leva les yeux au ciel.

- Il n'est pas là, Zabini. Tu peux arrêter ton plan « drague » …

- Oh mais je sais parfaitement qu'il n'est pas ici ma petite Grangie ! Je ne faisais qu'exposer un fait tout ce qu'il y a de plus vrai. Bref, si tu as fini de te goinfrer, on pourrait peut-être aller danser.

- Danser ? Je n'ai pas envie d'aller danser avec toi Zabi… commença-t-elle.

Mais il ne lui laissa pas le choix et s'empara de sa main avant de l'attirer vers le milieu du salon qui s'était transformé au fil du temps en une mini boîte de nuit. Tout d'abord réticente, Hermione finit par se prendre au jeu et se déhancha aux côtés d'un Blaise Zabini déchaîné. Comme souvent, il faisait le pitre et la jeune femme explosa de rire. Elle se sentit tellement bien à ce moment-là, comme si ces derniers jours n'avaient tout simplement pas existé, qu'elle l'encouragea à continuer. Dans une pâle imitation d'un Drago Malefoy qui aurait bu un peu trop de Whisky Pur-Feu, Blaise se colla dans le dos d'Hermione, l'attrapa par les hanches et se frotta contre elle. Si elle ne le connaissait pas aussi bien qu'elle le connaissait à présent, Hermione s'en serait très certainement sentit offusquée mais elle ne parvenait tout simplement pas à conserver son sérieux alors qu'il lui susurrait volontairement des mots atrocement salaces à l'oreille, rigolant lui-même à ses propres blagues. De temps en temps, il s'éloignait pour mieux revenir alors qu'Hermione continuait de danser au milieu des invités qui semblaient vraiment étonnés de voir Hermione Granger aussi déridée.

La jeune femme sentit Zabini se replacer dans son dos et elle ne fit pas état des mains qu'il glissait une nouvelle fois sur ses hanches. Toutefois, il ne lui fallut qu'une demi-seconde pour se rendre compte qu'il ne s'agissait pas de celle de son nouvel ami… Tout le corps d'Hermione se contracta et elle s'arrêta même de danser alors que Drago se collait un peu plus à elle. Il avait, de toute évidence, pleinement conscience qu'elle savait qu'il s'agissait de lui mais ni l'un ni l'autre ne prononça le moindre mot. Lentement, leurs deux corps se murent de nouveau pendant que le blond laissait ses mains s'aventurer jusqu'au ventre de la jeune femme. Hermione réprima difficilement un frisson et se retourna presque instinctivement dans ses bras. Son regard anthracite croisa le sien et Hermione baissa les yeux alors qu'il la serrait un peu plus contre lui.

Elle peinait à réfléchir, ses pensées ne formant plus qu'une masse compacte et informe, alors qu'elle savait pertinemment qu'elle aurait dû s'éloigner. Mais comme souvent – voire même à chaque fois – qu'elle était dans ses bras, tout se brouillait dans son esprit et ses résolutions s'inclinaient face à la puissance de son désir. Car, malgré tout, Hermione désirait Drago Malefoy. Peut-être même plus qu'elle ne l'avait jamais désiré et lui résister devenait de plus en plus difficile. Surtout à présent qu'il s'était penché et avait déposé un très léger baiser au niveau de sa mâchoire. La Gryffondor ferma instinctivement les yeux et scella ses mains derrière sa nuque. Elle se sentait dériver et aurait très certainement fini par lui succomber si son ex-amant ne lui avait pas offert la plus belle porte de sortie qu'elle aurait jamais pu espérer.

Toujours penché vers elle, il avait alors tracé un sillon de baiser volages jusqu'à son oreille avant de murmurer :

- J'espère au moins que je suis pardonné après tout ça…

Ce fut le signal qu'il fallut au cerveau d'Hermione pour reprendre le contrôle et elle s'écarta un peu de lui, plongeant ses prunelles dans les siennes. Il arborait un visage presque inquiet mais la jeune femme ne flancha pas.

- En fait, non.

- Pardon ?! dit-il pour au moins la quatrième fois de la soirée.

- Je ne t'ai pas encore pardonné, Drago.

- Quoi ? Mais enfin qu'est-ce que tu veux que je fasse de plus ! s'agaça le blond. Je t'ai déjà dit que j'étais désolé une bonne dizaine de fois et je ne vois pas ce que…

- J'ai besoin de l'entendre une dernière fois.

- Tu veux que je m'excuse une nouvelle fois ? demanda-t-il, visiblement confus.

- Oui…

Il leva un sourcil avant de finalement hausser les épaules.

- Bien, comme tu voudras. Je, commença-t-il…

- Non ! l'arrêta Hermione en levant une main pour le faire taire.

Il fronça les sourcils et la jeune femme prit une profonde inspiration. Il lui avait affirmé être prêt à « tout » pour se faire pardonner et, en cet instant plus qu'en aucun autre, elle allait le mettre au défi de tenir sa parole. Une parole qu'elle était pratiquement certaine qu'il romprait au moment même où elle lui aurait fait part de la troisième – et dernière - « mission » qu'il aurait à accomplir. Mais elle devait savoir s'il pensait véritablement ce qu'il avait pu lui dire ce soir là où s'il s'était tout simplement laissé emporter. Et pour cela il devrait :

- Fais-moi des excuses publiques, lâcha-t-elle d'une toute petite voix.

- « Des excuses publiques » ? répéta-t-il. Mais enfin qu'est-ce que tu racontes ! Comme si j'allais aller devant le Magenmagot et te faire…

- Pas devant le Magenmagot. Ici et devant eux, fit-elle en désignant les invités de Blaise, ça suffira.

- Tu n'y penses pas.

- Si.

- Granger, je ne ferai pas ça, c'est ridicule !

- C'est toi qui décide, Drago. Fais-le et je saurais que tu ne pensais pas une seule des choses que tu m'as dites. Ne le fais pas et j'aurais toujours des doutes.

- Tu sais que c'est du chantage, ça ? dit-il en partant d'un rire sans joie.

- Oui. Mais je ne peux pas me permettre d'avoir des doutes si toi et moi reprenons notre « relation », expliqua-t-elle.

- Pourquoi ?

- Pourquoi quoi ?

- Pourquoi tu ne peux pas te permettre d'avoir des doutes sur moi ?

- Parce que.

- « Parce que »… ? Tu ne peux pas me demander de faire ce genre de choses sans m'en donner la raison ! s'énerva-t-il en la vrillant de ses prunelles d'acier.

Hermione soutint son regard mais ne céda pas.

- Si, je le peux et, comme je te l'ai déjà dit, je ne pense pas que tu sois en mesure de me demander quoique ce soit, répondit-elle calmement.

En face d'elle, le visage de Malefoy se contracta violemment comme s'il tentait de se retenir de dire quelque chose. Hermione resta immobile, attendant qu'il se décide à ouvrir la bouche pour une raison ou pour une autre mais il resta irrévocablement muet. Comprenant qu'elle lui en avait finalement trop demandé, Hermione lui adressa un très léger sourire, comme pour s'excuser, et quitta la piste de danse sur laquelle ils étaient tous deux immobiles depuis quelques minutes déjà.

OoOoOoO

Après avoir fait le tour de la pièce au moins cinq fois à la recherche du maître de maison afin de le saluer et de le remercier pour la soirée, Hermione finit par capituler et décida d'aller chercher son manteau et de rentrer chez elle, ou plutôt chez Harry. Elle finit par retrouver la pièce dans laquelle les elfes de maisons avaient accroché les vêtements des différents invités et repéra rapidement le sien. Elle l'enfila puis décida de retourner une dernière fois dans le salon pour essayer de trouver Zabini. Elle détestait partir comme une voleuse et, malgré tout, elle s'était bien amusée à cette soirée et ne pouvait décemment pas rentrer sans l'avoir remercié et lui avoir rappelé leur rendez-vous du lendemain à Sainte-Mangouste.

La musique assourdissante lui donna mal à la tête mais elle finit par trouver son hôte. Il sembla déçu de la voir rentrer si tôt mais ne posa pas de question, lui assurant qu'il serait à l'heure le lendemain en fin d'après-midi. Hermione lui sourit avant de faire demi-tour avec l'intention de quitter la propriété en passant par le jardin afin de prendre un peu l'air. Elle se fraya un chemin parmi les danseurs et arriva presque à destination lorsqu'elle fut brusquement arrêtée dans sa progression. Quelqu'un lui avait agrippé la main. Déséquilibrée, Hermione se retint au dernier moment de tomber et se retourna en jetant un regard assassin derrière elle. Malefoy ne sembla pas particulièrement peiné ou surpris par sa réaction au contraire d'Hermione qui pensait qu'il était déjà rentré chez lui, ne l'ayant pas revu depuis qu'elle l'avait quitté sur la piste, un peu plus tôt.

Le silence tomba entre eux, tel une chape de plomb, qu'il finit par rompre.

- Tu rentres ? demanda-t-il inutilement.

- Oui.

- Chez toi ?

- Chez les Potter.

- Me laisseras-tu te raccompagner ?

- Je ne pense pas que ce soit une très bonne idée…

Il ne répondit pas, ferma les yeux avant de soupirer longuement. Il n'avait pas lâché sa main et Hermione se sentait très mal à l'aise, ne sachant plus vraiment quoi faire.

- Drago, tu veux bien me lâcher s'il-te-plaît ? demanda-t-elle finalement. Je voudrais rentrer, je suis fatiguée et…

- Putain ! soupira-t-il alors, comme s'il n'avait pas entendu ce qu'elle venait de dire.

Hermione fronça les sourcils, confuse.

- Putain ! Putain ! Putain ! répéta-t-il. Putain j'y crois pas !

- Drago… s'il-te-plaît, lâche-moi, insista Hermione qui commençait à être inquiète par son comportement.

Elle tenta de récupérer la main mais il ne semblait pas prêt à la laisser partir ainsi. Il continuait à se parler à lui-même, ne lui accordant absolument aucune attention. Puis, soudainement, il planta ses prunelles grises dans les siennes. Instinctivement, Hermione recula d'un pas.

Tout aussi brusquement, il détacha son regard d'elle, la lâcha et tourna les talons sans plus de cérémonies. Totalement hébétée, Hermione resta interdite alors que Malefoy disparaissait parmi les invités. Se secouant mentalement, elle finit par sortir de sa léthargie et pivota avant de reprendre la direction de la sortie. Elle se retrouva rapidement dans le jardin et serra son manteau contre elle. Plusieurs sorcières et sorciers avaient également décidé de prendre l'air et, à la seconde même où la Gryffondor posa le pied sur la terrasse, tous les regards se tournèrent vers elle. Surprise, la jeune femme fronça les sourcils avant de baisser les yeux sur ses vêtements.

S'était-elle tachée ? Non. Avait-elle mis son manteau à l'envers ? Non. Mais alors quoi ? Avait-elle une tache sur le nez ?!

A présent agacée, Hermione redressa la tête, prête à assassiner tous les invités du regard mais elle finit par se rendre compte que ce n'était pas vraiment elle qu'ils observaient. En fait, c'était plus comme s'ils regardaient derrière elle. De plus en plus perplexe, elle se retourna alors pour faire face à la baie vitrée et comprit enfin ce qu'il se passait. Tous les invités, qui étaient auparavant occupés à discuter, rire ou danser étaient à présent muets et immobiles et cela pour la simple et bonne raison que la musique semblait avoir été brusquement coupée. Comme si quelqu'un l'avait tout simplement étei…

« Oh Merlin ! » pensa Hermione en s'élançant en avant. Elle re-rentra à l'intérieur de la bâtisse et jeta un regard circulaire à la pièce. « Merlin ! Merlin ! Merlin ! » gémit la Gryffondor. Ne trouvant pas celui qu'elle cherchait, elle s'avança à grands pas vers le centre de la pièce, le cercle d'invités qui s'était formé ne pouvant être une coïncidence. Jouant des coudes, Hermione réussit à se frayer un chemin parmi la foule et elle sentit son cœur se mettre à tambouriner dans sa poitrine au moment où ses yeux se posèrent sur celui qui avait, volontairement, attiré toute l'attention sur lui : Drago Malefoy.

« Merlin dites-moi qu'il n'est pas en train de faire ce que je crois qu'il est en train de faire », supplia mentalement la jeune femme à l'instant où le blond posait les yeux sur elle. Un léger blanc s'installa, bientôt rompu par le Serpentard lui-même alors qu'Hermione sentait la panique s'emparer d'elle.

- Hum… fit-il pour s'éclaircir la gorge. Hermione Granger ici présente – toute la salle pivota vers la Gryffondor qui se sentit rougir – m'a demandé de faire quelque chose que je n'aurais jamais cru faire dans ma vie.

Il y eut un murmure parmi l'assemblée et Hermione cessa de respirer.

- Voilà, vendredi dernier j'ai eu un comportement... inqualifiable vis-à-vis d'elle et…

- Et je l'ai pardonné ! coupa la jeune femme d'une voix forte.

Malefoy fronça les sourcils, visiblement surpris, perdu et presque agacé mais Hermione ne lui laissa pas le temps de reprendre la parole. Elle sortit sa baguette, remit la musique en marche et l'attrapa par la manche de sa chemise. Il se laissa traîner jusqu'aux abords de la pièce alors que Zabini débarquait, une expression mi-agacée mi-étonnée également dépeinte sur le visage.

- C'était quoi ça ? demanda-t-il.

- Absolument rien ! répondit promptement Hermione. Désolée Blaise.

- Mouais… Vous êtes vraiment bizarres tous les deux !

Hermione leva les yeux au ciel.

- Et si tu allais te resservir un verre de Cosmo ? suggéra-t-elle.

- Un verre de quoi ? Non… je crois que je vais plutôt aller me chercher un verre de ce délicieux cocktail Moldu.

Et il partit aussi rapidement qu'il était arrivé alors qu'Hermione ne savait pas si elle devait rire ou s'inquiéter pour son « ami ». Heureusement pour elle, Malefoy coupa court à ses réflexions.

- Je suis d'accord avec Zabini, c'était quoi ça, Granger ?!

La jeune femme haussa un sourcil.

- C'est plutôt à toi qu'il faudrait poser la question ! répliqua-t-elle.

- Pardon ?! Comment tu peux me dire ça. J'étais tout simplement en train de faire ce que tu m'avais demandé ! cria-t-il presque, faisant se retourner quelques personnes vers eux.

Hermione l'entraîna alors dans le jardin.

.

- Bon tu m'expliques pourquoi tu m'as interrompu alors que j'allais faire les premières excuses pseudo-publiques de ma vie ?

- Justement parce que tu t'apprêtais à le faire, expliqua-t-elle après quelques secondes de silence. Je n'aurais jamais pensé que tu irais jusque-là et…

Elle leva les yeux vers lui.

- Et le peu que tu m'as dit m'a prouvé que tu regrettais réellement ce que tu avais dit. Je n'avais pas besoin de plus…

- Alors tu étais sincère ? Quand tu as dit m'avoir pardonné ?

- Il me faudra du temps et je n'oublierai pas de sitôt ce que tu as pu me dire mais je suis prête à te laisser une chance de te racheter, concéda Hermione.

Le Serpentard la fixa longtemps avant de finalement hocher la tête.

- Attends-moi ici, dit-il alors avant de retourner à l'intérieur.

Hermione fit comme il demandait, songeant que cette soirée était la plus étrange qu'elle avait vécue depuis longtemps… Sentant le mal de tête poindre au loin, la Gryffondor n'essaya même pas d'y repenser et se contenta de s'asseoir sur le banc qui avait été installé en prévision de la soirée et attendit, les mains dans les poches de son manteau et le nez enfoncé dans son écharpe pour échapper au maximum au vent de cette fin d'octobre.

- Tu rentres chez Potter ?

Hermione tourna la tête. Drago était revenu et avait, à son tour, revêtu son manteau.

- Oui, répondit la jeune femme.

- Bien. Je te raccompagne ?

Un peu surprise, elle le dévisagea avant de finalement hocher la tête.

.

Ils se mirent alors en marche, décidant tacitement de quitter la propriété de Blaise avant de transplaner.

- Granger ?

- Oui ?

- J'aimerais que tu acceptes de venir dîner avec moi vendredi soir, lâcha Malefoy sans préambule.

- Oh euh… eh bien je vais y réfléchir mais euh… pourquoi pas, bredouilla Hermione, quelque peu prise de court.

Le blond sembla se contenter de cette réponse et hocha presque imperceptiblement la tête. Ils poursuivirent leur chemin en silence puis Hermione attrapa le bras de son ancien amant pour les faire transplaner devant chez Harry.

- Bon eh bien, fais-moi savoir si tu changes d'avis concernant vendredi, dit-il.

Hermione acquiesça lentement. Il embrassa sa joue, chose qu'il n'avait jamais fait avec autant de réserve et la Gryffondor sentit instantanément son corps en demander davantage. Elle resta pourtant de marbre mais ne put s'empêcher d'ajouter, alors qu'il faisait quelques pas en arrière avec l'intention de transplaner chez lui :

- Je dois passer voir ta mère vendredi après m'être occupée de la potion. On pourrait peut-être se retrouver là-bas…

Il parut interloqué pendant un quart de seconde avant d'afficher une nouvelle fois son masque d'impassibilité.

- D'accord. A vendredi Hermione.

- À vendredi… Drago, termina-t-elle mais il avait déjà transplané.

Épuisée par sa journée et surtout par cette soirée, Hermione se retourna, sortit la clé magique que lui avait confié Harry de son sac à main, puis rentra dans la maison de son meilleur ami avec la ferme intention de monter se coucher et de s'endormir sans même prendre le temps de réfléchir à ce qu'il s'était passé ce soir-là.


Et voilà, notre petite Hermione a (enfin) pris sa revanche vis-à-vis de Drago... Elle peut vraiment être « Serpentard » quand elle s'y met ! Heureusement qu'elle sait également faire preuve de compréhension et de mansuétude...

Encore une fois, ils en sont revenus au « point de départ » ... Espérons que Drago mettra le paquet pour le diner ! Ce serait vraiment le moment de « sortir le grand jeu » comme le dis si bien Blaise !

Bref... Qu'avez-vous pensé de la petite vengeance de notre Gryffondor préférée ? Et de l'attitude rédemptrice de Drago ?

J'espère que vous avez apprécié ce nouveau chapitre. J'attends avec beaucoup d'impatience vos avis alors… une petite review siouplait ? (*Chalusse qui fait les yeux du Chat Potté...*).

Je vous fais plein de bisous et je vous dis à la semaine prochaine avec le chapitre quarante-cinq !

Chalusse

PS : n'oubliez pas la review.

PPS : pour ceux qui se posent la question, ma page FB porte mon nom d'auteure et le lien se trouve dans ma bio.

PPPS : Drago enverra des bisous de la mort qui tue par hibou postal à toute personne laissant une review ! ^^