Bonjour à tou(te)s !
Comme chaque semaine, je commence par remercier du fond du cœur tous mes revieweurs/euses d'amour de même que ceux qui font des ajouts en fav/alertes. :)
Manifestement, le chapitre quarante-cinq vous a beaucoup plu et j'en suis ravie ! J'espère que cela continuera ainsi.
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Comme j'avais pu vous en faire part dans la précédente note de chapitre, j'ai fait mon annonce sur FB. Ceux qui sont passés la voir ont dû comprendre que je comptais publier un OS à l'occasion de Noël qui mettra en scène le couple Scormione. Cet OS vous sera proposé le jeudi 28 décembre. Pour ceux qui sont curieux d'en connaître le titre, la bannière et les personnages, rendez-vous sur FB.
Voilà pour ça !
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RàR anonyme :
Guest : Je suis ravie que tu aies apprécié le dernier chapitre ! En effet, je pense que nous pouvons remercier notre cher petit Scorpius. Même si Narcissa n'est pas guérie au moins, Blaise et Hermione ont l'opportunité de tenter autre chose. Espérons que cela fonctionnera.
Des milliers de mercis pour ta review. J'espère que la suite te plaira. :)
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A titre d'information concernant le titre de ce nouveau chapitre, il s'agit d'une référence au titre musical éponyme du groupe Depeche Mode. Je vous encourage donc à l'écouter pour ceux qui apprécient lire en musique.
Sinon, eh bien j'espère que ce chapitre vous plaira. Nous avions laissé nos très chers Dramione en plein départ pour la « maison » d'Hermione alors comment se terminera leur soirée ? C'est ce que je vous propose de découvrir !
Très bonne lecture à vous tous et je vous dis à tout à l'heure pour mon bla-bla final. :)
Comme toujours, seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR.
Chapitre 46 : Damaged People
Le transplanage ne dura qu'un quart de seconde et Hermione put de nouveau ouvrir les paupières. Elle remarqua immédiatement qu'elle se trouvait dans son appartement. Doucement, Malefoy se détacha d'elle et s'approcha de la cheminée. Sa démarche était si lente, presque pathétique, qu'Hermione ne put se retenir de sourire, amusée. Elle ne bougea toutefois pas d'un centimètre alors qu'il se retournait, à présent parvenu devant l'âtre. Il lui adressa un léger sourire, qui cachait très médiocrement sa frustration - et sa tristesse ? -, avant de se détourner de nouveau avec l'intention de prendre une poignée de poudre de cheminette.
- Drago, l'appela alors Hermione.
Sa voix n'était empreinte d'aucune tonalité particulière, il s'agissait d'un simple appel. Pourtant, la main du Serpentard s'immobilisa à mi-chemin et il pivota lentement vers elle. Son regard accrocha le sien et ils restèrent immobiles de longues secondes. Le temps s'était comme suspendu, aucun d'entre eux ne bougeant le moindre muscle. Dans ce silence presque pesant, la Gryffondor entendait, tout autant qu'elle ressentait, son cœur battre à tout rompre dans sa poitrine. Malefoy la regardait si intensément qu'elle avait l'impression qu'il la passait au rayon X. Mais, comme si elle était sous l'emprise d'un sortilège particulière puissant, la jeune femme ne parvint pas à se détacher de ses yeux d'acier. Son cerveau s'était comme déconnecté et elle était tout aussi incapable de réfléchir de façon limpide. Tout ce qu'elle savait était qu'elle ne voulait pas le voir partir, le voir rentrer chez lui en la laissant ici, seule.
Si on lui avait demandé ce qu'elle attendait de lui en cet instant précis, Hermione n'aurait pas été en mesure de donner une réponse cohérente. Elle avait l'impression de vouloir tout et son contraire. Elle était fatiguée, triste, en colère, euphorique. Elle avait envie de dormir, pleurer, crier, rire. Elle voulait se réfugier dans son lit, sous sa couette, dans un bain, dans ses bras. Elle avait besoin de ne plus penser, de ne plus réfléchir, de s'évader, de lui. Elle le désirait lui avec ses défauts et ses qualités, ses baisers, ses mains sur elle, son regard noyé dans le sien. Elle le voulait lui. Drago. Maintenant.
Pourtant, elle ne bougea pas d'un millimètre. Même si les mètres qui la séparaient de lui, lui causaient une douleur cuisante, elle n'avança pas. Elle resta totalement figée, son regard plongé dans le sien.
Il commença par entrouvrir les lèvres, comme s'il voulait dire quelque chose. Puis il les referma, ses paupières suivant le mouvement. Hermione baissa les yeux, les pensées toujours plus emmêlées à chaque seconde qui s'écoulait. Alors que son regard se posait sur le parquet, elle sentit l'atmosphère changer brusquement. Instinctivement, elle releva la tête. Drago avait rouvert les paupières et posait à présent un regard presque douloureux sur elle. Le désir, la colère, et ce que la Gryffondor identifia comme étant de la peine ou de l'amertume, étaient perceptibles. Ses émotions semblèrent s'insinuer et glisser de son regard jusqu'au reste de son corps alors qu'il se tendait progressivement. Tout cela n'avait duré qu'un millième de seconde mais Hermione aurait été capable de tout expliciter dans les moindres détails. De la tension de sa mâchoire jusqu'à la contraction de ses poings qu'il avait serrés.
Il amorça alors un mouvement en avant, puis ses mains se décontractèrent et, avant que la jeune femme ne s'en soit rendu compte, il se tenait devant elle. Il ne s'immobilisa qu'un quart de seconde alors Hermione comprit ce qu'il allait se passer. Un très léger sourire vint fleurir sur ses lèvres puis tout s'accéléra. Enfin.
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Drago la plaqua presque violemment contre le mur devant lequel elle se tenait et fondit sur elle. Hermione se perdit une dernière fois dans les volutes grisâtres de ses prunelles puis ferma ses paupières alors que ses lèvres entraient en contact avec les siennes, pour un baiser autoritaire. Tout le corps du Serpentard compressait le sien et ses lèvres se faisaient empressées, mais pourtant presque suppliantes. Il força bientôt la barrière de sa bouche et Hermione ne put retenir un gémissement lorsque leurs langues se caressèrent tout d'abord imperceptiblement puis avec de plus en plus d'ardeur.
Rapidement, la jeune femme en voulut plus et passa ses bras derrière la nuque de Drago, approfondissant toujours davantage leur baiser, tandis que les mains du blond quittaient ses joues pour courir le long de son corps. Hermione perdait pied à mesure que ses paumes voyageaient de ses épaules, où il fit glisser son manteau jusqu'à ce qu'il termine sa course au sol dans un bruissement, jusqu'à sa taille, où il exerça une pression possessive afin de la rapprocher encore plus de lui. La jeune femme, quant à elle, n'était pas en reste puisqu'après avoir fourragé quelques secondes dans sa chevelure platine, elle caressa sa nuque avant de le débarrasser à son tour de son manteau, emportant dans son sillage sa veste de costume.
Elle desserra le nœud de sa cravate et, alors qu'elle allait s'attaquer aux premiers boutons de sa chemise, Drago quitta ses lèvres pour plonger dans son cou. Il le mordilla, l'embrassa, passa sa langue le long de sa carotide et Hermione perdit le fil de ses pensées une nouvelle fois. Ses doigts demeurèrent sur sa chemise mais, au lieu d'entreprendre son déboutonnage, ils se serrèrent autour du tissu alors que la brune rejetait la tête en arrière, donnant au Serpentard un accès illimité à sa peau. Le sillon de ses baisers se prolongea jusqu'à atteindre le lobe de son oreille qu'il attrapa entre ses dents, arrachant un nouveau gémissement à la Gryffondor. Elle le sentit sourire contre elle alors qu'il revenait vers sa bouche, son nez caressant lascivement l'arête de sa mâchoire. A peine fut-il parvenu au niveau de son menton qu'Hermione tira sur ses cheveux pour qu'il remonte son visage à hauteur du sien. Elle l'embrassa avec toute la fièvre qui s'était emparé d'elle. Il lui rendit sa ferveur au centuple et elle eut l'impression que son corps allait s'embraser.
Profitant que leurs lèvres se soient momentanément détachées, elle entreprit une nouvelle fois de lui ôter sa chemise. Ses gestes étaient brusques, imprécis et, surtout, empressés. Elle eut toutes les peines du monde mais finit par réussir alors qu'un sourire mi-moqueur mi-attendri étirait les lèvres du blond. Faussement agacée, Hermione plissa les paupières avant de se plaquer contre lui, cherchant son contact comme s'il lui était vital. Ses mains s'étaient à peine posées sur son torse athlétique que le sourire du Serpentard s'effaça, remplacé par une expression de pur désir. Il l'embrassa de nouveau, pressant ses lèvres contre les siennes avec un sentiment d'urgence pendant qu'Hermione laissait ses mains glisser le long de son torse qu'elle avait l'impression de connaître par cœur.
Brusquement, il se détacha d'elle et la fit pivoter d'un mouvement expert. Hermione se retrouva les paumes plaquées contre le mur, tandis que le Serpentard embrassait sa nuque. Elle sentit ses mains se placer au niveau de la fermeture éclair de sa robe et se revit, quelques mois auparavant, alors qu'ils s'étaient retrouvés dans la même position lors de leur première fois à Poudlard. Pourtant, ce soir-là, ce fut presque sauvagement que Drago lui ôta sa robe. A la seconde où cette dernière eut glissé le long de son corps, il la fit se retourner avant de plaquer ses lèvres contre les siennes pour un nouveau baiser qui donna l'impression à Hermione de s'enflammer encore davantage. Son bas-ventre se contractait et devenait douloureux, appelant presque avec désespoir l'homme qui se tenait devant elle. Un long gémissement franchit ses lèvres alors que les doigts glacés de son amant coulaient le long de son épine dorsale, lui créant des milliers de frissons.
Elle passa une nouvelle fois ses bras derrière sa nuque alors que l'une de ses mains à lui glissait sur ses fesses avant de continuer son chemin jusqu'à l'une de ses cuisses. Il y exerça une pression qui lui fit instinctivement remonter la jambe au niveau de sa hanche, ce qui la rapprocha encore un peu plus de lui. Leurs deux corps étaient à présent collés et Hermione sentait, contre sa poitrine, le torse de Drago qui se soulevaient rapidement au rythme de sa respiration saccadée. Ou alors étaient-ce ses seins qui heurtaient la peau d'albâtre du Serpentard à chacune de ses respirations ? Elle ne savait pas, ne savait plus, ne voulait pas savoir, s'en fichait. Elle ne voulait que lui, maintenant, toujours.
Hermione se mordit la lèvre alors que le blond dégrafait son soutien-gorge d'une main. La pièce de tissu glissa au sol, rejoignant le reste de leurs vêtements et la jeune femme ne put retenir un gémissement, de concert avec le grognement de son amant, lorsque ses seins entrèrent véritablement en contact avec son torse. Sans ménagement, il lâcha sa cuisse avant de plonger vers sa poitrine. Il attrapa l'un de ses seins sur lequel il passa sa langue et Hermione rejeta une nouvelle fois la tête en arrière, plantant ses ongles dans son dos. Elle le sentit se tendre alors qu'il la mordait, ce qui lui fit pousser un énième cri de plaisir. Son ventre se contracta fortement et elle chercha de nouveau ses lèvres pour lui donner un langoureux baiser qui le laissa tout aussi pantelant qu'elle. Amusée de le voir reprendre son souffle, Hermione en profita pour repasser ses mains sur son torse, se dirigeant irrémédiablement vers sa ceinture. Alors que ses ongles glissaient lascivement le long de ses abdominaux, il fut pris d'un violent frisson. Une seconde plus tard, il attrapait ses poignets et remontait ses bras pour qu'elle les croise de nouveau derrière sa nuque. Quelque peu surprise, mais surtout très frustrée, Hermione fronça les sourcils, ce à quoi Drago répondit par un sourire en coin et un haussement de sourcil mi-aguicheur mi-moqueur.
Soudainement, il plaça ses deux mains au niveau de ses fesses et y exerça une pression qui fit instinctivement relever les jambes de la Gryffondor. Il la plaqua contre le mur alors qu'elle enserrait ses hanches de ses jambes. Il fondit sur son cou qu'il parsema de baisers pendant que ses mains à elle se perdait dans ses cheveux qu'elle décoiffa largement, tentant de le rapprocher toujours plus. Son bas-ventre se contractait de façon incontrôlable et ceci encore davantage depuis qu'elle sentait l'érection de son amant contre elle. La peau auparavant glaciale de son torse était à présent ardent tandis que celle de la Gryffondor lui donnait tout bonnement l'impression d'être en feu. Partout où il posait ses lèvres, c'était comme s'il la brûlait… Comme si elle conserverait éternellement les stigmates de là où ses mains la caressaient. Son épiderme lui semblait à vif alors qu'il lui faisait pousser un nouveau gémissement presque suppliant. Elle le voulait. Elle le voulait tellement qu'elle avait l'impression qu'elle ne pourrait plus jamais rien vouloir d'autre hormis lui, son corps contre elle, là, maintenant.
Il remonta au niveau de ses lèvres, lui donnant un baiser beaucoup moins empressé et encore plus passionné que ceux qu'ils avaient pu échanger depuis quelques minutes. Les mains du Serpentard se murent du bas de ses fesses jusqu'à son entrejambe et un léger cri s'échappa des lèvres d'Hermione lorsqu'il laissa lascivement glisser un doigt le long son string noir. Incapable de se retenir, et frustrée de ne pas pouvoir le caresser du fait de leur position, elle l'embrassa avant de lui mordre la lèvre inférieure. Elle le sentit sourire alors qu'il replaçait son index au niveau de son entrejambe comme pour lui demander si c'était cela qu'elle voulait. Se retenant de lui balancer quelque chose qui ressemblerait très certainement à un « À ton avis, espèce d'idiot ?! », elle préféra faire glisser sa langue contre la sienne. Il recommença pourtant le même manège deux fois de suite. Agacée, frustrée et ne pouvant faire preuve de plus de retenue, Hermione lui mordit violemment la langue ce qui eut pour effet de le faire se reculer un peu d'elle. Il lui lança un regard presque menaçant mais la jeune femme ne se démonta pas et le lui rendit. Un mince sourire finit par flotter sur ses lèvres minces qui se communiqua automatiquement à celles d'Hermione. Elle sentit son doigt passer sous l'élastique de son string et ne put empêcher ses paupières de se fermer, sa bouche de s'entrouvrir et ses ongles de s'enfoncer davantage dans la peau du dos de Drago.
Tout n'était plus que chaleur, envie, désir et luxure dans l'esprit d'Hermione. Ce dernier s'était d'ailleurs retiré et n'exerçait plus le moindre contrôle sur son corps, qui répondait à présent instinctivement à celui du Serpentard. Mais ce n'était toujours pas assez, alors Hermione se colla encore plus à lui, lui faisant comprendre qu'elle avait envie de lui. Lorsqu'il entra finalement un doigt en elle, Hermione se sentait déjà au bord de l'implosion. Alors qu'il commençait à bouger, elle jeta son buste en avant et embrassa son cou avec fièvre. Elle mordilla allègrement sa carotide lorsqu'un second doigt rejoignit le premier, la faisant gémir de plus belle. Heureusement qu'elle était plaquée contre le mur et qu'il la retenait car la jeune femme n'aurait jamais été capable de tenir sur ses jambes. Tout son corps était secoué de délicieux spasmes qui la rendaient affreusement confuse. Elle mordait, griffait, embrassait, léchait la moindre parcelle de peau qui pouvait se trouver sous sa bouche ou sous ses ongles.
Puis, soudain, tout s'arrêta. Hermione maugréa lorsqu'il retira ses doigts, alors que lui était pris d'un léger rire moqueur. Elle se détacha de son cou et lui adressa un regard agacé auquel il répondit par un rictus avant de l'embrasser. Ses lèvres dévièrent toutefois rapidement jusqu'au lobe de son oreille qu'il mordit gentiment. Son souffle chaud fit frémir la Gryffondor et il lui murmura :
- J'ai envie de toi, Hermione. Je veux te faire l'amour ici et maintenant.
Il se recula légèrement, posant ses pupilles brûlantes de désir sur elle. Hermione soutint son regard quelques secondes avant de lui répondre sur le même ton :
- Alors fais-le. Fais-moi l'amour.
Un mince sourire prit place sur ses lèvres puis il lui donna un nouveau baiser passionné.
- Hum, tu sais, il va falloir que tu me lâches si tu veux que je finisse de te déshabiller et de me déshabiller par la même occasion, souffla-t-il ensuite et presque moqueusement.
Hermione se rendit alors compte qu'elle le retenait, serré contre elle, le plaquant autant que possible contre son corps. Elle rosit – tout au moins ses joues se colorèrent encore davantage qu'elles ne l'étaient déjà – et descella ses doigts avant de faire passer ses mains sur son torse. Sans la quitter des yeux, le blond s'éloigna un peu d'elle, lui permettant de détacher les jambes qu'elle avait toujours croisées autour de ses hanches. Hermione dut se retenir contre le mur pour ne pas flancher alors qu'elle était parcourue de milliers de petits picotements et tremblements. Toutefois, elle reprit rapidement ses esprits en avisant son amant qui finissait de se déshabiller sous ses yeux. Elle se pencha alors en avant avec l'intention de quitter ses chaussures lorsque le Serpentard lui attrapa le poignet. Surprise, elle releva la tête vers lui.
- Garde-les, souffla-t-il simplement d'une voix rauque.
Hermione sourit puis se redressa. Elle remarqua alors que Drago ne portait plus que son boxer. Avait-il utilisé la magie pour se débarrasser de son pantalon et de ses chaussures ou avait-elle mit autant de temps que cela avant de reprendre ses esprits ?
Décidant que cela n'avait aucune importance, elle l'interrompit dans ses mouvements, de la même façon que lui, l'avait fait quelques secondes plus tôt, au moment où il s'apprêtait à ôter le dernier bout de tissu avant de se retrouver en tenue d'Adam. Il arqua un sourcil et elle lui répondit par un sourire coquin. Elle l'attira à elle avant de faire glisser ses mains le long de son torse, s'accroupissant progressivement. Arrivée au niveau de l'élastique de son boxer noir, elle passa innocemment un doigt dessous, le faisant glisser sur toute la longueur du sous-vêtement et entrant, ainsi, en contact avec sa virilité. Elle l'entendit pousser un mince grognement. La jeune femme descendit alors lentement le haut de son boxer. Relevant les yeux vers lui, Hermione lança un regard lascif à son amant avant de se rapprocher un peu plus de sa virilité dressée. Ses mains étant momentanément occupées, Hermione commença par déposer un baiser au niveau de son aine droite avant de suivre la courbe naturelle de son corps qui la mena irrémédiablement jusqu'à son sexe. Elle y déposa un baiser volage qui fit gémir le Serpentard puis recommença la même procédure de l'autre côté, lui faisant pousser un soupir impatient. Amusée et décidant de se « venger » de lui pour l'avoir tout autant faite patienter quelques minutes plus tôt, Hermione prit encore plus son temps avant de finalement arriver jusqu'à son membre. Elle l'embrassa une nouvelle fois tandis que ses mains le débarrassaient définitivement de son boxer. Satisfaite de constater qu'elle lui faisait tout autant d'effet qu'il pouvait lui en faire, la Gryffondor se laissa aller jusqu'à passer sa langue sur toute la longueur de son sexe alors qu'elle pouvait sentir tout le corps de son propriétaire se tendre de plaisir.
Elle continua ainsi pendant de longues secondes avant qu'il ne la fasse se relever brusquement. Il la plaqua s'en ménagement contre le mur avant de s'accroupir à son tour. Il lui ôta son dernier sous-vêtement avec lenteur et sensualité, laissant ses doigts caresser sa peau à mesure que le tissu glissait le long de ses jambes. Cela eu pour effet de raviver – si besoin était - le désir de la jeune femme aussi facilement que l'on soufflait sur des braises pour attiser un feu.
Une fois qu'il l'eut débarrassée de son string, Drago resta accroupi et attrapa sa cheville, la portant jusqu'à ses lèvres. Il l'embrassa puis laissa sa langue tracer un sillon humide et brûlant sur son mollet. Il déposa un baiser dans le coin interne de son genou puis reprit son ascension, alors qu'Hermione se tendait. Les longues secondes qu'il passa le long de sa cuisse manquèrent de lui faire perdre pied mais la Gryffondor se réconforta en se disant qu'il touchait bientôt au but. C'était donc avec une impatience non feinte qu'elle allait accueillir sa bouche contre son intimité. Elle avait fermé les yeux et anticipait déjà les vagues de plaisir qui la frapperaient lorsque… Lorsqu'il s'empara de sa jambe gauche pour reproduire le même schéma. Incapable de se retenir, Hermione siffla :
- Tu n'es qu'un serpent de la pire espèce Ma… Malefoy.
Il venait d'arriver au niveau de l'intérieur de sa cuisse ce qui lui avait fait perdre quelque peu le fil de ses pensées déjà très désordonnées. Il répondit à son commentaire par un ricanement. Il parvint finalement au niveau du haut de sa cuisse qu'il délaissa quelques secondes. Il leva les yeux vers elle.
- Je suis désolé, je crois que je n'ai pas entendu. Je suis un quoi ? demanda-t-il.
- Tu es un ser…
Il venait de déposer un baiser sur son sexe et de plaquer ses mains sur ses fesses.
- Un quoi ?
- Un serpe…
Hermione poussa un léger gémissement et rejeta la tête en arrière alors que ses baisers traçaient un sillon descendant.
- Un s… Oh Merlin !
Sa langue entrait à présent en contact avec son clitoris et Hermione ne pensa plus une seule seconde à lui répondre. Des décharges de délectation à l'état pur traversaient son corps alors que Drago laissait sa langue aller et venir contre son bouton de chair. Il ne fallut pas longtemps à la Gryffondor pour atteindre l'orgasme. Une main plaquée contre le mur derrière elle et l'autre dans les cheveux de son amant elle cria son plaisir bientôt étouffé par le baiser que lui donna le Serpentard et qui avait un goût délicieusement salé. Il exerça une nouvelle pression au niveau de ses fesses et la jeune femme ne se fit pas prier pour enrouler ses jambes autour de ses hanches. Elle pouvait sentir sa virilité tout contre elle ce qui, associé aux vestiges de son orgasme, lui provoqua de nouvelles vagues de chaleur. Il l'embrassa une dernière fois, de façon plus tendre et mesurée, avant de se reculer, une lueur amusée brillant au fond de ses iris.
- Alors Granger, je suis un quoi ?
- Oh tais-toi Malefoy ! maugréa-t-elle, ce qui le fit rire. Tu ferais mieux de me faire l'amour au lieu de ricaner !
- Ah oui et sinon quoi… ? demanda-t-il, joueur.
- Hum… fit semblant de réfléchir la Gryffondor. Sinon, tu n'auras pas le droit au round numéro deux et je sais que c'est celui que tu préfères…
Toute trace d'amusement s'effaça et ne resta plus que cette lueur joueuse dans son regard lorsqu'il répondit d'une voix rauque :
- Tes désirs sont des ordres pour moi.
Avant qu'Hermione n'ait pu répondre, ou même envisager de répondre, il se mouvait puis s'insinuait violemment en elle, leur arrachant, de concert, un puissant gémissement.
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Ils firent l'amour brutalement, avec empressement et passion ce qui les laissa complètement pantelants et essoufflés. Hermione avait reposé son front contre l'épaule de son amant qui, lui, respirait l'odeur de ses cheveux qu'il avait libérés quelques minutes plus tôt. La jeune femme sentit qu'il bougeait mais ne fit rien pour relever la tête et observer ce qu'il faisait. Elle ne sentit bientôt plus le mur contre son dos et comprit qu'il la portait, certainement en direction de sa chambre. Elle accueillit le matelas sur lequel il la déposa avec bonheur.
Hermione ouvrit finalement les yeux alors qu'il faisait le tour du lit pour se placer à ses côtés. Attirée comme un papillon de nuit par la lumière, elle se rapprocha instinctivement de lui, collant son corps au sien. Chose qu'il sembla apprécier au plus haut point si l'on en jugeait par le mouvement qu'avait amorcé sa virilité. Amusée, Hermione laissa échapper un petit rire alors qu'elle caressait son torse de ses ongles.
- Quoi ? l'interrogea-t-il.
- Oh… rien.
- Granger… fit-il, faussement menaçant.
- Malefoy… répondit-elle sur le même ton.
- Dis-moi.
- Non.
Il leva les yeux au ciel, la fit basculer sur le lit, se plaça au-dessus d'elle et l'embrassa.
- Dis-moi, répéta-t-il.
- Non.
Elle lui tira la langue dans la parfaite imitation d'une enfant de cinq ans. Le blond en profita pour la lui mordre gentiment ce qui conduisit tout de même la Gryffondor à pousser une légère plainte.
- Dis-moi, Hermione.
- Non, Drago.
- Pourquoi ?
- Parce que j'aime te contrarier, répondit-elle très sérieusement en lui adressant tout de même un sourire mutin.
Il plissa les yeux et la jeune femme pouvait voir une lueur amusée flotter dans ses iris gris.
- Tu veux jouer à ça ?
- Sais pas…, minauda-t-elle. Crois-tu que j'aie envie de jouer ?
- Oh oui !
Et il plongea de nouveau sur elle, lui arrachant un éclat de rire. Un éclat de rire qui se mua assez rapidement en un gémissement et qui n'avait plus rien d'une plainte liée à une quelconque douleur, bien au contraire.
OoOoOoO
Hermione poussa un énième soupir d'aise. Ses paupières se faisaient lourdes mais elle ne s'endormit pas. Elle ne s'était pas aussi bien sentie depuis des jours et voulait en profiter pleinement. La jeune femme caressait distraitement la cicatrice de Drago qui, lui, avait fermé les paupières à la seconde même où, après qu'ils eurent finit de faire l'amour et qu'il l'ait attirée de nouveau dans ses bras, elle avait laissé ses doigts tracer des dessins imaginaires sur son torse puis sur son épaule et le long de son bras, jusqu'à parvenir au niveau de sa blessure. A peine l'avait-elle effleurée qu'il avait soupiré comme si toutes les tensions avaient définitivement quitté son corps. Intriguée par le « pouvoir » qu'elle semblait détenir sur lui, Hermione ne put s'empêcher de lui poser la question d'une voix ensommeillée, sachant parfaitement que lui ne dormait pas non plus.
- Pourquoi est-ce que tu réagis ainsi à mon toucher ?
- Je ne sais pas, répondit-il en ouvrant les yeux.
Hermione s'appuya sur son coude et se suréleva quelque peu pour le regarder.
- Est-ce que ça te fait ça avec… tout le monde ?
- Je ne sais pas, répéta-il.
Un léger silence s'installa avant qu'il ne reprenne.
- Avant que tu ne me… touches pour la première fois, je n'avais jamais laissé personne le faire. Lorsque je suis rentré chez moi, le lendemain après cette soirée que nous avons passée en France, j'ai demandé à Scorp' de poser sa main dessus.
- Et ?
- Et ça m'a également soulagé mais c'était… différent.
Elle haussa un sourcil.
- Quand tu me touches, je ressens une chaleur qui n'existe pas avec lui. Avec Scorp', j'ai juste l'impression d'être totalement guéri, comme si elle n'existait tout simplement pas.
Hermione hocha lentement la tête, assimilant ses paroles.
- Et tu n'as laissé personne d'autre y toucher ? l'interrogea-t-elle en jetant un coup d'œil à la cicatrice qu'elle n'avait pas cessé de caresser.
- Non.
- Tu devrais demander à ta mère d'essayer, suggéra la Gryffondor en se repositionnant, la tête sur son torse.
Automatiquement, ou peut-être instinctivement – elle ne savait pas – il passa les doigts dans ses cheveux.
- Hum… on verra. Pour le moment, je n'en ai pas besoin, répondit-il.
Hermione demeura silencieuse, appréciant la quiétude de la pièce, la chaleur qu'il dégageait et profitant tout simplement de sa présence.
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- Drago ? l'appela-t-elle au bout d'un moment.
- Oui ?
Hermione hésita encore quelques secondes puis se lança.
- Je… je n'ai plus envie de ce genre de bataille rangée entre nous.
Elle ferma les yeux, craignant sa réponse, peu importait ce qu'elle pourrait être, mais à sa plus grande surprise, son attitude ne se modifia pas. Sa respiration était toujours profonde, calme et régulière. Ses doigts caressaient toujours ses cheveux et il n'avait amorcé aucun mouvement pour se dégager d'elle. Les secondes passèrent, se muant irrémédiablement en minutes pendant que la Gryffondor luttait contre le sommeil, attendant, sans plus vraiment l'espérer, une réponse franche. Elle ferma les paupières et sa main arrêta de bouger, reposant simplement sur sa cicatrice. Elle allait plonger avec délectation dans un sommeil des plus réparateur lorsque :
- Moi non plus. Moi non plus je ne veux plus me battre contre toi.
Sa voix n'était qu'un souffle mais Hermione savait qu'elle ne l'avait pas imaginée. Un mince sourire étira ses lèvres et elle se laissa finalement emporter.
}{
Malgré la pénombre, Drago aperçut le sourire de celle qui était officiellement redevenue son amante. Non. Non, il ne voulait plus se battre contre elle et s'il avait appris quelque chose ces derniers jours c'était qu'il en avait assez de ces enfantillages entre eux. Les lèvres du blond s'étirèrent à leur tour en un sourire presque victorieux alors qu'il ramenait les couvertures sur son corps et celui de la Gryffondor, toujours pelotonnée contre lui, en veillant à repositionner sa main sur sa cicatrice. Ce fut finalement plus apaisé qu'il ne l'avait jamais été depuis des années, cette femme étrange qu'était Hermione Granger dans ses bras, sa petite main lui procurant plus de sérénité et de réconfort qu'il n'en avait jamais reçu, que Drago s'endormit.
OoOoOoO
La première chose à laquelle Hermione pensa en s'éveillant ce matin-là fut qu'elle avait beaucoup trop dormi. Elle pouvait percevoir les rayons du soleil qui filtraient au travers des volets malgré ses yeux clos. Horrifiée à l'idée d'être en retard au travail, elle tenta de sortir de son lit mais n'y parvint pas. Ouvrant les paupières complètement, Hermione remarqua qu'un bras, bien trop pâle pour être le sien, reposait juste sous ses yeux, la main se perdant sous un oreiller. Prenant de plus en plus conscience de son environnement, elle comprit qu'elle se trouvait dans les bras de Drago. Soudainement, tous ses souvenirs lui revinrent en mémoire et elle poussa un profond soupir de soulagement en comprenant que c'était samedi matin, qu'elle n'avait pas à se rendre au travail, qu'elle n'était donc, par extension, pas en retard et pouvait profiter des bienfaits de son matelas et de la chaleur du corps de son amant aussi longtemps qu'elle le souhaiterait. Écoutant le souffle régulier de ce dernier, la Gryffondor comprit qu'il dormait toujours et se recoucha elle-même, le dos contre le torse du blond dans une position qu'ils semblaient avoir adoptée au cours de la nuit. Instinctivement, ou non, il resserra son emprise et Hermione sourit avant de fermer les yeux.
Malheureusement pour elle, son corps semblait avoir décrété qu'elle avait suffisamment dormi et la jeune femme soupira pour la seconde fois de la matinée. Se résignant, elle ouvrit les yeux et observa l'avant-bras de Drago. Sa longue estafilade toujours rosée, comme si elle datait seulement de quelques mois et n'avait pas encore totalement cicatrisé, semblait la narguer, lui rappelant sans cesse les vestiges d'une époque qu'elle aurait préféré oublier. Décidée à ne plus la voir, Hermione fit glisser son index tout le long, comme si elle tentait d'apprivoiser une bête sauvage, avant de la recouvrir de sa propre main. Elle sentit le corps de Drago se tendre contre elle avant de se relâcher totalement. Elle sut alors qu'il s'était réveillé. Aucun d'entre eux ne bougea ou ne parla jusqu'à ce qu'elle demande :
- Comment as-tu fait ?
Elle passa une nouvelle fois le doigt le long de la balafre.
- Je te le dirai un jour, mais pas aujourd'hui.
Sa voix était calme et portait encore les traces de son sommeil qui venait tout juste de s'achever mais Hermione ne pensa même pas une seule seconde à parlementer. Elle savait qu'il s'agissait d'une part très sombre de sa vie et elle ne le forcerait pas à lui en parler s'il ne le souhaitait pas, malgré sa curiosité presque maladive. Comme s'il avait lu ses pensées, il ajouta :
- Arrête de réfléchir, Granger, je t'ai dit que je t'en parlerai et je le ferai. Juste, pas aujourd'hui. Alors au lieu de faire tourner tous ces petites méninges présentes dans ta jolie tête, pourquoi ne te rendormirais-tu pas ?
Hermione rit doucement avant de se retourner dans ses bras, pour lui faire face. Il avait fermé les yeux de toute évidence déterminé à, lui, se rendormir. Hermione leva une main vers son visage et traça une ligne imaginaire le long de son nez puis sur ses lèvres avant de terminer sa course sur son menton et de poursuivre le long de sa mâchoire.
- Jolie tête, hein ? répéta-t-elle, amusée.
Un léger sourire étira sa bouche sans qu'il n'ouvre les paupières pour autant.
- Très jolie tête, rectifia-t-il.
- Ah oui ? demanda-t-elle d'une voix innocente.
- Oui. Rendors-toi.
- Je n'ai plus envie de dormir, avoua Hermione.
Alors qu'elle traçait le contour de ses lèvres fines, il ouvrit les yeux et darda son regard acier sur elle, une lueur étrange flottant dans ses pupilles.
- Ah non ?
- Non.
Un sourire malicieux naquit sur ses lèvres tandis qu'Hermione comprenait que la lueur qu'elle voyait ne reflétait rien d'autre que du…
- Eh bien, dans ce cas, je pense qu'il va nous falloir trouver une autre utilité à ce lit. Parce que, vois-tu, je ne compte pas en sortir avant de longues minutes et comme tu n'as plus envie de dormir…
… Désir.
Il embrassa l'index qu'elle avait pressé contre ses lèvres avant de le mordiller, passant sa langue chaude contre son doigt ce qui fit instinctivement frissonner Hermione. Elle lui offrit le sourire le plus sensuel qu'elle avait en réserve alors qu'il l'agrippait par la hanche pour la rapprocher encore un peu plus de lui, collant leurs deux corps nus l'un contre l'autre.
OoOoOoO
Drago vola un nouveau raisin sec dans son bol de muesli, ce qui lui valut un regard noir de la part d'Hermione qui détestait au plus haut point ce genre de manières.
- Si tu en veux, tu peux te servir, lui dit-elle en désignant le paquet et surtout en tentant de contrôler sa voix.
Assis en face d'elle, « La Gazette du Sorcier » dans une main, le blond sourit sardoniquement.
- Je n'en veux pas.
- Alors pourquoi te sers-tu dans mon bol sans autorisation, Malefoy ?
- Parce que tu détestes ça, Granger, et que tu sais que te chercher des noises est mon sport favori, répliqua-t-il.
- Devant le Quidditch ? l'interrogea-t-elle en haussant un sourcil.
- Bien loin devant le Quidditch !
Hermione leva les yeux au ciel et termina son petit déjeuner en silence.
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Après une bonne douche, la Gryffondor passa le reste de sa matinée à faire du ménage et à ranger son appartement alors que le Serpentard s'était enfermé dans son bureau pour rédiger quelques courriers. Aux alentours de onze heures, et alors qu'elle était occupée à faire les poussières à la façon Moldue sur les étagères contenant ses livres, sa chaîne Hifi allumée en fond sonore, Hermione entendit un bruit qui n'avait de toute évidence rien à voir avec de la musique. Tournant la tête vers sa fenêtre, elle avisa un volatile au plumage fauve qui faisait claquer son bec contre la vitre, une lettre attachée à sa patte. Hermione reconnut immédiatement Bathilda, la chouette de Scorpius.
- Drago ?! appela-t-elle d'une voix forte et amusée.
N'attendant pas qu'il vienne la rejoindre, la Gryffondor alla ouvrir la fenêtre. Bathilda se posa servilement sur le dossier d'une chaise de bar et attendit patiemment que la jeune femme détache la missive. Voyant que le blond n'arrivait pas, Hermione prit la lettre dans une main, fit signe à la chouette de se poser sur son bras et se dirigea vers son bureau. Elle toqua puis entra. La chouette s'envola jusqu'à la cage de Bacchus, qui s'ouvrit magiquement à son approche, afin de se restaurer et de se reposer de son voyage. Le hibou la regarda d'un mauvais œil mais ne fit aucun tapage. Après avoir jeté un coup d'œil à l'oiseau, Drago cacheta sa lettre et se leva.
- Je peux t'emprunter ton hibou ? s'enquit-il.
- Bien-sûr.
- Merci.
Il attacha la lettre à la patte de Bacchus, qui sembla ravi de sortir de sa cage où un autre volatile mangeait ses denrées et somnolait dans ses appartements, puis repartit dans le salon. Hermione le suivit. Une fois l'oiseau envolé, le blond se retourna vers elle avant de hausser les sourcils.
- Allez, donne-moi ça que je vois si je vais devoir continuer à faire amende honorable pendant encore six mois ou si je suis redevenu un Dieu vivant aux yeux de mon fils, dit-il théâtralement en s'asseyant dans le canapé.
Hermione secoua la tête, amusée, avant de lui tendre la lettre et de s'asseoir à son tour. Elle demeura à une distance respectable, ne voulant pas paraître indiscrète, mais le Serpentard ne s'embarrassa nullement d'autant de manières et se rapprocha de lui-même avant de tenir la lettre décachetée entre eux de façon à ce qu'ils la lisent de concert.
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Bonjour Papa (et Hermione si tu es là, ce que j'espère…),
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Hermione m'a raconté ce que tu avais fait (même si je pense qu'elle ne m'a pas tout dit… Hermione, si tu lis cette lettre, j'espère bien que tu me raconteras absolument TOUT lorsque je reviendrai pour Noël) et je suis fier de toi (mais de toute façon, tu n'avais pas trop le choix…).
Et donc, pour répondre à ta question, Papa : oui je vais revenir pour Noël (et j'espère bien pouvoir voir Hermione alors essaies de te tenir à carreaux d'ici là, s'il-te-plaît !).
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J'espère que vous allez tous bien et qu'Hermione va réussir à soigner Grand-mère.
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J'ai fait gagner beaucoup de points à ma maison ces derniers jours et j'ai aussi officiellement gagné le surnom de « Mr-j'ai-toujours-la-réponse » …
Hermione, je te remercie pour ta dernière lettre. Avec ce que tu as pu me dire sur la potion d'Amplification, j'ai préféré ne pas en parler dans ma dissertation. Aucune chance que j'associe le nom de Malefoy avec cet abruti de Voldemort… Enfin bref, je pense que j'aurais tout de même une bonne note alors ça va.
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Je vous embrasse tous très fort (même toi, Papa…), vous me manquez,
Scorp' Malefoy
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Ils terminèrent leur lecture au même moment et, tandis qu'Hermione se retenait de rire, elle vit que le blond affichait un air blasé, une lueur amusée tout de même au fond des yeux.
- Ai-je le droit de savoir ce que tu lui as dit sur moi maintenant ? demanda-t-il finalement.
- Hum… non, répondit Hermione en lui adressant un sourire mutin. Tu n'auras qu'à lui poser la question lorsqu'il reviendra.
Le blond leva les yeux au ciel et s'apprêtait à répondre mais fut interrompu par de nouveaux grincements contre la fenêtre. Tournant la tête, Hermione vit qu'un nouveau volatile cherchait à attirer son attention et se leva. Elle reconnut le hibou gris des Weasley et haussa un sourcil avant de le laisser entrer.
- Je vais rédiger une réponse, annonça Drago en se levant à son tour du canapé.
Hermione acquiesça distraitement avant d'ouvrir la missive.
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Bonjour, Hermione ma chérie,
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J'espère que tu vas bien et que tu te nourris convenablement.
Percy, Audrey, Arthur et moi t'invitons à célébrer le dixième anniversaire de notre petite Lucy. Nous espérons tous que tu accepteras de te joindre à nous.
Mr Malefoy est également invité, si tu le souhaites.
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L'anniversaire aura lieu au Terrier dimanche pour le déjeuner. Nous attendons ta réponse sous les plus brefs délais afin de nous organiser en conséquence.
Je t'embrasse,
Molly Weasley
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Hermione porta le hibou des Weasley dans le bureau et le fit pénétrer dans la grande cage de Bacchus. Bathilda protesta mais la jeune femme n'y prêta pas attention.
- Tout va bien ? demanda le Serpentard qui venait de mettre un point final à sa lettre.
- Hum ? fit Hermione, distraitement.
Il fronça les sourcils avant de se lever et de se placer face à elle.
- Je te demande si tout va bien, Hermione, répéta-t-il.
- Ah… euh… oui, bredouilla-t-elle.
Il ne fut pas dupe mais ne commenta pas.
- Souhaites-tu ajouter quelque chose sur la lettre de Scorp' ?
Hermione hocha la tête et il lui tendit la réponse. Elle s'assit à son bureau et ajouta quelques lignes avant de lui rendre le parchemin. Il ne les lut pas et fit ressortir Bathilda de la cage, l'oiseau ne semblant guère ravi de repartir de sitôt.
Une fois la chouette envolée, Drago se retourna vers elle et Hermione comprit qu'elle ne pourrait pas échapper plus longtemps à son interrogatoire. Aussi coupa-t-elle court à ses interrogations en prenant d'elle-même la parole.
- Il s'agit d'une lettre de Molly Weasley. Elle m'invite demain midi à l'anniversaire de la plus jeune des filles de Percy. Enfin… elle nous invite demain midi à l'anniversaire de la plus jeune des filles de Percy…
Tout d'abord, le blond hocha la tête avant de tiquer et de se figer.
- Pardon ?!
- Oui, tu as bien entendu. Tu es invité chez les Weasley…
- Tu es certaine d'avoir correctement lu ?
Pour toute réponse, elle lui tendit la lettre qu'il parcourut rapidement des yeux.
- Merlin, si quelqu'un m'avait dit ça un jour…
Hermione lui lança un regard éloquent.
- Que comptes-tu faire ? demanda-t-elle finalement.
- Pardon ?!
- Vas-tu venir ?
- Tu poses réellement la question ? fit-il, très surpris.
Soudain, Hermione se rendit compte de ce qu'elle disait et baissa les yeux.
- Je… euh… J'ai… bredouilla-t-elle.
Malefoy vint prendre place près d'elle sur le canapé avant de lui relever la tête d'une légère pression sous le menton, comme il en avait l'habitude.
- Ils font, de toute évidence, beaucoup d'efforts pour se faire pardonner auprès de toi alors tu devrais y aller. Hormis le fait qu'être entouré de dizaines de roux pendant des heures me fasse presque autant plaisir que si quelqu'un venait me dire que j'allais subir le baiser du Détraqueur, je pense qu'il ne vaut mieux pas que je vienne. Nous pourrons nous voir lorsque tu reviendras, si tu le souhaites.
Hermione hocha doucement la tête. Bien évidemment qu'il avait raison. Le jour où Drago Malefoy mettrait les pieds au Terrier n'était pas près d'arriver - s'il arrivait – et la jeune femme savait que malgré le fait que les Weasley l'aient officiellement invité, sa présence aurait jeté un froid. Or, Lucy allait avoir dix ans et la jeune femme ne voulait pas gâcher ce moment si important dans la vie d'une petite fille. Pourtant… pourtant elle se sentait étrangement… triste ? Non ce n'était pas véritablement de la tristesse qu'elle pouvait ressentir mais plutôt de… du… Rah ! Elle ne savait pas, mais quelque chose la dérangeait.
Une lueur amusée passa dans le regard de son amant et il se pencha pour déposer un léger baiser sur son front.
- Arrête de réfléchir, Granger, souffla-t-il.
- Mais…
- Je sais à quoi tu penses, la coupa-t-il gentiment. Et, crois-moi, c'est mieux ainsi. Tout au moins pour le moment.
Il ponctua sa déclaration par un sourire en coin et Hermione capitula. Il l'embrassa sur les lèvres avant de la laisser se lever pour qu'elle aille rédiger sa réponse.
OoOoOoO
- Que vas-tu offrir à cette gamine ? l'interrogea le Serpentard alors qu'ils étaient attablés devant la salade composée qu'Hermione avait préparée un peu plus tôt.
- Aucune idée, répondit-elle en affichant une moue ennuyée.
- On devrait aller sur le Chemin de Traverse cet après-midi, suggéra-t-il naturellement.
Hermione le regarda étrangement mais ne commenta pas.
- Si tu veux, mais j'ai rendez-vous avec Blaise à quatorze heures.
Cette fois-ci, ce fut au Serpentard de relever les yeux de son assiette. Il haussa un sourcil, l'incitant à s'expliquer.
- Comment ça tu as « rendez-vous » avec Blaise ? demanda-t-il en constatant qu'elle n'ajoutait rien.
Hermione dissimula son sourire derrière son verre d'eau.
- Eh bien, nous avons prévu de nous voir à quatorze heures, tous les deux… Nous pouvons donc en conclure que nous avons rendez-vous, expliqua-t-elle logiquement.
- Ça, j'avais bien compris, merci ! cingla-t-il. Depuis quand as-tu des rendez-vous avec Blaise ?
- Oh… fit mine de réfléchir Hermione en prenant le temps de se resservir un verre d'eau. Depuis une semaine.
- Une semaine ?! Et tu ne crois pas que tu aurais pu me dire que tu voyais quelqu'un d'autre… je ne sais pas moi… hier entre l'apéritif et le moment où l'on a couché ensemble, par exemple ?! aboya-t-il en posant un regard assassin sur elle.
Ne parvenant plus à retenir son hilarité, Hermione explosa de rire. Drago, lui, fronça encore davantage les sourcils.
- Peux-tu, s'il-te-plaît, m'expliquer ce qui te fais glousser comme une idiote ?! siffla-t-il entre ses dents.
Reprenant son souffle, les larmes aux yeux, Hermione répondit :
- Mais toi mon cher Drago.
- Pardon ?!
Réprimant un nouvel éclat de rire en se mordant la lèvre, la jeune femme se leva et contourna le bar sous le regard de plus en plus dérouté du Serpentard. Elle l'embrassa doucement sur la joue et ne put s'empêcher de sourire de nouveau en voyant qu'il restait figé. Malefoy et sa fierté…
Elle se plaça dans son dos, fit glisser ses mains par-dessus ses épaules et les noua au niveau de ses abdominaux. Elle se rapprocha de son oreille et souffla.
- J'aime assez que tu sois jaloux…
- Je ne suis pas jaloux !
- Ah non ?
- Non ! J'aimerais juste savoir pourquoi ma… pourquoi tu as des rendez-vous avec mon meilleur ami depuis une semaine, dit-il, agacé mais ne faisant rien pour se dégager de son étreinte.
- Oh, tu sais, c'est vraiment pour trois fois rien. Disons qu'il a un ami qui a une mère qui est malade. Et son ami a demandé de l'aide et il s'avère que lui et moi sommes en mesure de sauver cette femme et que, pour cela, je doive supporter son insupportable présence depuis une semaine. Mais, comme je te l'ai dit, c'est vraiment pour trois fois rien alors je ne vois pas pourquoi tu devrais être jaloux, termina Hermione.
Le blond se retourna sur sa chaise avant de placer ses mains sur sa taille.
- Il en a de la chance, dis-moi, ce fameux ami… fit-il.
- Oh oui ! Mais je ne suis pas certaine qu'il s'en rende véritablement compte, dit Hermione en soupirant faussement. Il est parfois si insupportable lui-même que son meilleur ami et moi nous demandons souvent pourquoi nous faisons tout cela !
- Insupportable dis-tu ?
- Insupportable, exaspérant, arrogant, énervant, imbuvable, intraitable, de mauvaise foi, …
- Eh bien ! Il semble être un homme tout à fait charmant, cet « ami ». J'aimerais beaucoup le rencontrer.
- Il te plairait ! Vous avez énormément de points communs…
- Ah oui ? Est-il également particulièrement beau comme moi, riche, le meilleur coup dont une femme puisse rêver, un parfait gentleman ?
Hermione leva les yeux au ciel. Malefoy, sa fierté et son autocongratulation légendaires…
- Ça, répondit-elle, je n'en suis pas certaine. Il fait surtout étalage de ses défauts si tu veux tout savoir.
- Alors il va falloir changer cela, dit-il en l'attirant brusquement à lui.
Surprise par son mouvement, Hermione n'opposa aucune résistance alors qu'il plaquait ses lèvres contre les siennes. Il lui donna un baiser si passionné qu'elle se retrouva totalement haletante.
- Ne penses-tu toujours qu'à ses défauts ? demanda Drago, amusé.
- Je ne sais pas… répondit innocemment Hermione en lui adressant tout de même un sourire mutin.
- As-tu besoin qu'il te prouve ses talents une nouvelle fois ?
Hermione jeta un coup d'œil à l'horloge accrochée au mur en face d'elle.
- Je lui accorde quarante-cinq minutes, après quoi je devrais retrouver son meilleur ami…
- Ne t'en fais pas, quelque chose me dis que quelques petites minutes suffiront à te faire oublier ce soi-disant meilleur ami !
Hermione rigola alors qu'il se levait de sa chaise et la prenait dans ses bras de la même façon que la veille, avant de l'emporter jusqu'à sa chambre.
Eh oui, nos deux amants ont remis le couvert... Mais ils semblent, malgré tout, avoir fait un nouveau pas en avant par rapport aux dernières fois où ils s'étaient « séparés » avant de se « retrouver ». Et - chose extraordinaire -, ils se sont promis de ne plus jouer aux idiots-à-la-fierté-mal-placée... Espérons qu'ils tiendront parole même si, les connaissant, cela parait être une promesse quelque peu utopique ! ^^
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J'espère donc que ce nouveau chapitre vous aura plu et qu'il vous conviera à me laisser vos impressions ! :)
Comme je ne vous retrouverai qu'après le vingt-quatre/vingt-cinq, je vous souhaite, en avance et à tous, un TRES JOYEUX NOËL ! J'espère que vous passerez d'excellents moments entourés de votre famille et/ou de vos amis et que vous serez gâtés tout plein tout plein. :)
Je vous fais plein d'énormes bisous et je vous remercie encore de suivre l'histoire de mes petits handicapés des sentiments-chéris.
Je vous retrouve la semaine prochaine après avoir ingéré (très précisément) 185 parts de bûche de Nowel pour la publication du chapitre quarante-sept !
Chalusse
PS : pour ceux qui veulent me faire un cadeau de Noël, une petite review ce sera parfait ! ;)
