Bonjour à tou(te)s et... BONNE ANNÉE ! Que 2018 ne vous apporte que de bonnes choses. Bonheur, santé et réussite.

Je commence, comme toujours, par remercier trèèèès chaleureusement l'ensemble de mes revieweurs/euses d'amour que j'aime ainsi que tous les lecteurs qui font des ajouts en fav/alertes.

J'espère que vous avez tous passé un excellent Noël, que vous avez été gâtés, que vous avez mangé plein de bûche et que vos estomacs ont convenablement enduré le réveillon du Nouvel An !

COMME VOUS AVEZ PU LE CONSTATER, IL N'Y A PAS EU DE PUBLICATION LA SEMAINE DERNIÈRE - CE DONT JE SUIS DÉSOLÉE - ET CECI POUR UNE RAISON PERSONNELLE. (CROYEZ-MOI, J'AURAIS PRÉFÉRÉ PUBLIER MON CHAPITRE...) J'ESPÈRE QUE VOUS ME LE PARDONNEREZ. TOUT ÉTANT "RENTRÉ DANS L'ORDRE", NOUS REPRENONS LE RYTHME "CLASSIQUE" A SAVOIR : UN CHAPITRE PAR SEMAINE.

Comme certains ont également pu le constater, j'ai publié mon OS de Nowel "Le réveillon d'une Cougar et d'un Gigolo" qui se place dans la continuité de mon précédent OS "Sans équivoque". Si vous désirez le lire, il est accessible depuis ma "bio" et depuis ma page FB.

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Avant de passer à la RàR, je voudrai remercier du fond du cœur une auteure de ce site (Dame Lylith) qui m'a fait l'immense honneur de m'écrire une splendide lettre-cadeau de Noël dans sa dernière fic' par le biais de "son" Scorpius. J'ai véritablement été très (TRÈS) touchée par son attention et je vous encourage tous à aller la découvrir. Dame Lylith (et Scorpinou bien entendu), encore MERCI ! Merci, merci, merci pour tes (vos) mots.

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RàRs Anonymes :

Guest : Encore une fois, je suis ravie que tu aies autant apprécié le dernier chapitre. Effectivement, nos petits Dramione se sont retrouvés et ont retrouvé le chemin du lemonage intempestif. ^^ Espérons pour eux que cela continuera ainsi !

Des milliers de mercis pour ta review-cadeau-de-Noël ! J'espère que ce nouveau chapitre te plaira. Je te souhaite, également, une excellente semaine ainsi qu'une très bonne année ! :)

Bellasidious : Tu es à Hogsmead ?! Merlin, tu ne peux pas savoir comme je t'envie ! Profite bien de ton séjour. *-*

Sinon, cela me fait super plaisir que tu continues à apprécier cette fic' et c'est vraiment génial que tu la lises avec autant d'engouement. :) J'espère que la suite te plaira.

Je te remercie infiniment pour ta review ainsi que pour tes vœux. J'espère que tu as passé d'excellentes fêtes de fin d'année et je te souhaite une très bonne année 2018 ! :D Gros bisous et à très bientôt.

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Je ne fais pas trop de bla-bla aujourd'hui car une longue lecture vous attend. J'espère qu'elle vous sera agréable ! A tout à l'heure avec la note de fin. :)

Comme toujours, seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR.


Chapitre 47 : Retour au Terrier

- Eh bien, je connais un jeune Serdaigle qui va être content, annonça un Blaise amusé en guise de bonjour.

Aucun des deux amants ne prit la peine de répondre, Hermione se contentant de rosir légèrement tandis que Drago levait les yeux au ciel.

- Toutefois, je pensais que nous devions nous voir seuls, Hermione, reprit Zabini alors qu'ils pénétraient tout trois dans la cage d'ascenseur qui devait les mener au laboratoire de potions de Sainte-Mangouste.

A sa droite, Hermione sentit Drago se contracter. Qu'il ose encore une fois lui soutenir qu'il n'était pas jaloux…

- J'ai changé d'avis, Blaise, expliqua la jeune femme.

Il se tourna vers elle et arqua un sourcil.

- Tu es certaine ?

- Oui, assura-t-elle.

- Euh… Excusez-moi d'interrompre ce moment de pure complicité mais l'un d'entre vous aurait-il l'obligeance de m'expliquer à propos de quoi Granger, ici présente, a changé d'avis ?!

Hermione vit Zabini ouvrir la bouche, probablement pour dire une bêtise de son cru, et elle préféra le coiffer au poteau.

- Je t'expliquerai lorsque l'on sera arrivé en bas.

Malefoy hocha la tête mais garda une expression distante et froide.

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Quelques minutes plus tard, ils se retrouvèrent tous trois devant deux chaudrons, éteints.

- C'est quoi ça ? demanda le blond en pointant du doigt la potion d'Amplification préparée par Blaise et qui ressemblait, à si méprendre, à du sang.

- Ça, fit Hermione, c'est une potion d'Amplification.

Le blond hocha la tête avant de se figer brusquement.

- Je te demande pardon ?!

- Je t'avais bien dit qu'il ne fallait pas lui dire, intervint Blaise à l'adresse d'Hermione.

- Ne dis pas n'importe quoi, Zabini ! Il s'agit de sa mère ! Et, de toute façon, je n'ai plus envie de lui cacher quoique ce soit.

- Ah oui, excuse-moi, j'oubliais que c'était de nouveau l'amour fou entre vous, railla le noir en levant les yeux au ciel.

Aucun des deux autres ne répondit mais la gêne fut soudainement palpable dans la pièce.

- Bon, vous vous décidez à me dire en quoi une potion illégale et aux effets dévastateurs peut avoir un quelconque rapport avec ma mère, s'il-vous-plaît ?! s'impatienta Drago en croisant les bras sur sa poitrine avant de leur jeter, tour à tour, un regard assassin.

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Pendant près d'une demi-heure, Hermione lui expliqua toutes les péripéties que Blaise et elle avaient dû traverser pour parvenir à créer un remède pour Narcissa dans les temps. Le blond ne l'interrompit par une seule fois, son regard naviguant entre elle et son meilleur ami, tantôt intéressé ou bien colérique. Lorsqu'Hermione eut terminé de lui exposer l'idée qu'elle avait eu de demander à Blaise de confectionner une potion interdite pour tenter d'amplifier les effets de sa potion curative, elle se retrouva la gorge sèche. Le Serpentard ne pipa mot mais la Gryffondor vit qu'il n'était pas aussi en colère d'avoir été gardé à l'écart de leurs manigances qu'il voulait bien le faire croire.

- Et vous êtes prêts à essayer de mélanger les deux ? s'enquit-il.

- Oui, répondit Hermione. Les deux potions sont prêtes et, une fois le mélange effectué, il faudra encore la faire bouillir pendant environ quarante-huit heures avant de pouvoir la tester sur Narcissa.

- En d'autres termes, nous serons fixés lundi soir.

- Oui, répondit Hermione, quelque peu mal à l'aise.

- Bien, répondit simplement Drago.

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Blaise et elle s'occupèrent alors de verser la potion d'Amplification dans le traitement à destination de Narcissa. Zabini remua ensuite la potion comme le protocole le réclamait afin de décupler les effets de celle préparée par Hermione. Lorsqu'il eut terminé, quelques minutes plus tard, la mixture avait pris un couleur marron clair mais, au moins, n'avait pas la consistance du goudron…

- C'est normal, cette couleur ? demanda Hermione pour tout de même se rassurer.

- Je suppose, répondit le potionniste.

- Tu « supposes » ? tiqua la Gryffondor.

- Arrête de faire cette tête Grangie, on dirait Malefoy ! rigola-t-il en réduisant son chaudron, à présent débarrassée de la potion illicite, jusqu'à ce qu'il atteigne la taille d'un Gallion.

Hermione ouvrit la bouche pour répliquer mais la referma avant de croiser les bras sur sa poitrine.

- Qu'est-ce que je disais ? Typiquement Malefoyen, ce comportement…

- Zabini, ça suffit… siffla le véritable Malefoy en se levant de la paillasse sur laquelle il s'était assis.

- Oh putain, c'est pas vrai ! Vous allez vous mettre à faire comme tous ces couples super gnangnans où, dès que l'on en taquine un, l'autre arrive à la rescousse tel un preux chevalier complètement débile ?!

Aucun des deux ne répondit mais ils levèrent les yeux au ciel de concert.

- Merlin… c'est pas vrai, répéta théâtralement le noir en soupirant avant de se plaquer une main sur le visage, comme s'il était en proie à une terrible douleur physique.

- Bon, ce n'est pas que je n'aie pas envie de t'écouter faire des simagrées toute la journée, Zabini, mais Hermione et moi avons d'autres choses à faire alors… commença Drago.

- Mais oui, c'est ça… Allez-y ! Allez roucouler tels les deux amoureux transis que vous êtes, tandis que je reste désespérément seul, geignit-il faussement.

- Hum… Est-ce qu'arpenter les rues du Chemin de Traverse à la recherche du cadeau idéal pour une fillette de dix ans t'intéresse, Zabini ? demanda Hermione en enfilant son manteau.

- Merlin non ! J'arrive pas à croire qu'elle te traîne faire du shopping pour une gamine de dix ans, Dray ! fit-il en regardant brièvement son meilleur ami. Tu dois vraiment être un putain de bon coup au lit Gran… hum… enfin euh… laisse tomber, bredouilla-t-il en captant le regard menaçant que Drago lui avait jeté.

Hermione partit d'un rire léger. Ils sortirent de la pièce et Zabini les interpella alors qu'elle et Drago s'éloignaient en direction de l'entrée du bâtiment.

- Eh, Malefoy !

Drago se retourna.

- Toi et moi, demain après-midi, on va se faire un petit entraînement de Quidditch. Il est grand temps que tu te rappelles ce que c'est que d'avoir des activités de vrais mecs !

Hermione se retint de lui faire savoir ce qu'elle pensait de lui et de ses activités de « vrais mecs » et se contenta de poser sur lui un regard assassin alors que Drago acceptait. Ce dernier eut alors un rire moqueur en voyant l'expression courroucée de la Gryffondor. Elle le fusilla à son tour du regard, ce qui eut pour effet d'étouffer rapidement ses rires. Zabini, qui avait de toute évidence assisté à toute la scène, se rapprocha d'Hermione.

- Eh ! Qui êtes-vous et qu'avez-vous fait de mon meilleur ami ?!

Elle fronça les sourcils d'incompréhension et il se tourna vers le blond.

- Bordel mais elle t'a castré ou quoi ?! Ecoute, Granger, je t'adore mais bon…

- Comment ça tu « l'adores » ?! le coupa Drago.

- Oh putain de merde ! Vous êtes désespérants tous les deux… J'me casse ! s'exclama-t-il mi-exaspéré mi-amusé. A demain Dray ! A lundi Granger ! Roucoulez bien…

Et il les laissa là. Les deux amants échangèrent un rapide coup d'œil avant de soupirer, ce qui les conduisit à échanger un sourire complice.

OoOoOoO

- Merlin, je ne vais rien trouver ! soupira Hermione pour ce qui lui semblait être la vingtième fois.

- Si tu arrêtais de te poser mille et une questions à chaque fois que tu trouvais un truc aussi, répliqua le Serpentard qui en avait tout aussi marre qu'elle de piétiner dans les boutiques du Chemin de Traverse à la recherche du cadeau idéal.

- Mais tu ne comprends pas, c'est important pour une petite fille d'avoir dix ans et j'aimerais vraiment lui trouver un cadeau qui lui fera plaisir !

- Elle a dix ans, Granger ! Achète-lui une robe à pois ou un livre d'images avec trois licornes qui en sortent et elle sera contente.

Hermione leva les yeux au ciel.

- C'est quoi tous ces préjugés ?! Ce n'est pas parce qu'elle est une fille qu'elle apprécie les robes ou les livres avec des images de licornes ! rétorqua-t-elle en lui lançant un regard noir.

- Tu ne vas pas me faire croire que la fille de ce pédant de Percy Weasley n'apprécie pas ce genre de chose.

- Eh bien, pas du tout, si tu veux tout savoir. Contrairement à sa sœur, Lucy est un véritable garçon manqué et…

Elle s'interrompit brusquement. Ils venaient de passer devant le magasin d'accessoires de Quidditch. Sans plus attendre, elle attrapa le Serpentard par la manche et l'entraîna à sa suite.

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- Bonjour, bienvenu, les salua un sorcier qui ne devait pas avoir plus d'une vingtaine d'années.

Son visage arborait une quantité impressionnante de boutons et Hermione ne put s'empêcher de le plaindre. Elle-même n'avait jamais eu à affronter cette période « critique » de la vie d'un adolescent – voire même post-adolescent en ce qui concernait le vendeur - et ne s'en sentait que plus chanceuse en cet instant.

- Bonjour, répondit-elle en s'approchant du comptoir pendant que Drago partait jeter un coup d'œil au nouveau Comète 530. Je recherche un cadeau pour une petite fille de dix ans. Je sais qu'elle apprécie le Quidditch et je me demandais si vous pouviez m'aider.

Le vendeur la fixa quelques secondes, comme s'il réfléchissait intensément, avant de répondre finalement :

- Bien sûr, veuillez me suivre, s'il-vous-plaît, nous allons trouver son bonheur.

La Gryffondor lui emboîta le pas alors qu'ils s'approchaient des balais miniatures. Comprenant ce qu'il avait en tête, la jeune femme l'arrêta tout de suite.

- Elle en a déjà un.

- Ah. Très bien, mais depuis quand le possède-t-elle ?

- Je ne sais pas, répondit sincèrement Hermione. Peut-être une année ou deux.

Elle savait que Ginny lui en avait offert un mais elle ne parvenait plus à se souvenir pour qu'elle occasion. Son anniversaire ? Un Noël ? Impossible de se rappeler.

- Eh bien, vous savez, Miss, un balai miniature s'use assez rapidement. Ils deviennent très vite moins performants.

- Ah…

- Si cette jeune Demoiselle apprécie le Quidditch, je suis certain qu'elle serait ravie de recevoir le tout nouveau Comète 130, une réplique exacte de ceux pour les adultes.

- Ah… répéta Hermione, pas vraiment convaincue.

Le vendeur sembla comprendre que sa technique de vente ne prenait pas alors il tenta une autre tactique.

- Après, fit-il, à dix ans, un enfant est tout à fait apte à recevoir un balai « pour adulte ».

Il prit la direction d'un autre pan de mur. Hermione vit que Drago se tenait debout un peu plus loin.

- Ce modèle, par exemple, fit-il en pointant un Brossdur 20, présente un très bon rapport qualité prix.

- Je ne suis pas certaine qu'il soit tout à fait adapté, dit une Hermione hésitante.

- Je puis vous assurer que dix ans est un âge tout à fait raisonnable pour acquérir un « vrai » balai, insista le vendeur en lui faisant un sourire faussement charmeur.

Hermione haussa un sourcil et faillit sursauter lorsqu'elle sentit un bras enserrer sa taille. Reconnaissant l'odeur de Drago, elle se détendit alors qu'il lui demandait :

- Alors, tu as trouvé ?

- Je ne suis pas certaine. Monsieur, fit-elle en regardant le vendeur, me conseille de lui acheter ce type de balais mais je ne…

- Pardon ? tiqua le Serpentard.

- Euh…

Hermione s'apprêtait à répéter, pensant qu'il n'avait tout simplement pas compris ce qu'elle venait de dire, mais il ne lui en laissa pas le temps.

- Vous êtes réellement en train de lui conseiller d'acheter un vrai balai pour une fillette de dix ans ?! demanda-t-il au vendeur.

- Eh bien… fit-il, décontenancé.

- Et une merde comme un Brossdur 20 ?! La gamine l'aura à peine enfourché qu'elle aura déjà fait une chute de vingt mètres de haut !

- Je puis vous assurer, Monsieur, que nos…

- C'est ça ! le coupa le Serpentard. Gardez votre baratin pour un autre.

Il se retourna alors vers Hermione qui observait la scène, partagée entre l'irritation et la honte d'avoir failli se faire embobiner par ce vendeur qui n'y connaissait manifestement rien du tout. Elle-même n'avait aucune connaissance sur le sujet puisque n'appréciant pas le Quidditch, un trait de caractère que sa fille lui avait, par ailleurs, emprunté, ce qui expliquait qu'Hermione n'ait jamais eu à faire ce genre d'achats.

- Viens, lui dit son amant en l'attirant vers lui. J'ai trouvé quelque chose par là-bas.

Il adressa un regard glacial au vendeur puis tourna les talons.

- Elle a un balai miniature, c'est ça ? demanda-t-il.

- Oui, répondit Hermione. Mais le vendeur m'a dit qu'il n'était peut-être plus très…

- N'écoute pas cet idiot, il n'y connaît rien. Scorp' a gardé le sien pendant près de trois ans et il était en parfait état de marche.

Hermione soupira, soulagée puisque ce genre de balais coûtait tout de même relativement cher.

- Je suppose qu'on lui a déjà offert l'équipement qui va avec, reprit le Serpentard.

- Je… je ne sais pas, avoua Hermione.

- Hum. Eh bien, dans le doute, je te conseillerai de lui acheter ça, dit-il en pointant quelque chose avec son index.

Hermione regarda dans la direction qu'il lui indiquait. Il s'agissait d'un petit coffret contenant un Souafle miniature, une batte et un Cognard « sans danger » ainsi qu'un Vif d'or « ne s'élevant pas à plus de trois mètres au-dessus du sol et restant bien visible ». Hermione avisa le prix, qui restait très correct et se tourna vers son amant, le sourire aux lèvres.

- C'est parfait, merci beaucoup !

Il lui rendit son sourire avant d'appeler le vendeur.

- Je prendrai le coffret pour enfant, annonça Hermione.

- Bien Miss euh… Madame, se reprit-il en avisant le bras de Drago toujours autour de sa taille.

Contre toute attente, ce dernier se mit à rire avec sarcasmes, faisant froncer les sourcils des deux autres.

- Vous êtes donc aussi idiot que vous semblez l'être, Monsieur, dit le Serpentard.

Le vendeur s'offusqua immédiatement.

- Je ne vous permets pas de…

- Non mais franchement ! Vous ne croyez pas que la communauté magique en aurait entendu parler si Hermione Granger et Drago Malefoy s'étaient mariés ? railla-t-il.

Soudain, les yeux du vendeur s'agrandirent de stupeur, passant d'Hermione à Drago avant de finalement se poser sur ce dernier.

- Excusez-moi, Monsieur Malefoy, je-je ne vous avais pas reconnu, bégaya-t-il en lui jetant un regard presque apeuré.

Le blond parut s'en amuser.

- Hum… Vous vous rendez compte que vous vouliez vendre un balai totalement merdique à une femme qui a sauvé notre pays ?

Le vendeur rougit fortement avant de se confondre en excuses.

- Mrs… Miss Granger ! Je suis terriblement désolé…

La Gryffondor ne répondit pas, trouvant scandaleux qu'un vendeur aussi incompétent ne soit pas supervisé par quelqu'un possédant de meilleures connaissances. Elle avait peut-être évité le drame grâce à Drago mais cela ne serait certainement pas le cas de toutes les personnes qui viendraient ici en pensant pouvoir recevoir de réels conseils avisés.

- Comptez-vous rester là à nous fixer jusqu'à la Saint-Merlin ou allez-vous faire ce pourquoi on vous paie et encaisser l'achat de ma femme ?

Hermione manqua de s'étrangler alors que le vendeur semblait de plus en plus confus.

- Votre femme ? Mais enfin je…

- C'était juste pour voir si vous suiviez, sombre crétin ! Alors, maintenant, dépêchez-vous si vous ne voulez pas que je demande à voir votre supérieur.

- Tout de suite, Monsieur, répondit le vendeur avec précipitation avant de s'emparer du coffret et de se diriger vers le comptoir.

Drago ricana alors qu'Hermione levait les yeux au ciel, tout de même amusée par son comportement.

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Ils retournèrent près de la caisse. La jeune femme s'apprêtait à sortir son porte-monnaie lorsque le vendeur interrompit son geste.

- Je vous offre le coffret, c'est la moindre des choses, dit-il en jetant un sortilège pour qu'un joli papier cadeau, sur lequel une multitude de petits vifs d'or qui voletaient allègrement, vienne l'emballer.

- C'est la moindre des choses, en effet, affirma Drago d'une voix sifflante.

Ni Hermione ni le vendeur ne commentèrent mais la Gryffondor remercia tout de même ce dernier lorsqu'il lui tendit le paquet.

- Passez une très bonne journée, les salua-t-il.

OoOoOoO

- Tu vas apporter quelque chose pour les Weasley ? demanda Drago depuis la cuisine alors qu'Hermione était occupée à passer ses notes en revue pour le lundi après-midi – autrement dit le moment où elle tenterait enfin de débarrasser Narcissa de sa terrible maladie.

- Je ne sais pas, avoua-t-elle. A vrai dire, je comptais offrir un bouquet à Molly, puisque je sais qu'elle apprécie beaucoup les fleurs, mais j'avoue ne pas savoir quoi apporter à Arthur. Je pourrais sans doute lui trouver un objet Moldu mais…

- Que penses-tu d'une bouteille d'alcool ?

- De l'alcool ? Oui, pourquoi pas, je sais qu'il apprécie le Pur-Feu mais… Drago ?!

Hermione se retourna prestement sur sa chaise lorsqu'elle entendit le bruit caractéristique du transplanage. Elle s'approcha de la cuisine mais ne trouva le Serpentard nulle part… Stupéfaite, Hermione retourna dans le salon mais n'eut pas le temps de faire un mètre qu'un « PLOP » résonna une nouvelle fois.

- Tiens, apporte-lui ça, annonça Malefoy en lui tendant une bouteille.

Hermione la réceptionna et regarda l'étiquette. Elle reconnut la réplique du « Whisky-Pur-Feu, deux-cent cinquante ans d'âge » que Drago avait offert à Zabini, qu'elle avait déjà goûté et qui était une pure merveille.

- Drago, souffla-t-elle, véritablement surprise par son geste. Tu n'as pas à…

Il la coupa d'un mouvement de la main.

- Apporte-lui ça, ça lui plaira, se contenta-t-il de dire avant de retourner à son découpage de poivrons.

Hermione resta interdite, la bouteille dans une main et les yeux écarquillés, pendant de longues secondes avant de finalement retourner dans le salon. Si quelqu'un lui avait un jour dit que Drago Malefoy offrirait indirectement un cadeau à Arthur Weasley… Et quel cadeau !

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Leur dîner se déroula dans un silence paisible que chacun apprécia. Hermione prit tout de même le temps de congratuler Drago pour ses talents culinaires. Décidément, cet homme était plein de surprises…

Après le repas, la Gryffondor alla prendre un bain, son nouveau roman sous le bras, tandis que le Serpentard s'enfermait dans son bureau pour rédiger elle ne savait quels courriers.

OoOoOoO

Hermione était plongée dans sa lecture lorsqu'elle sentit qu'on l'épiait. Elle prit le temps de terminer son paragraphe avant de refermer le livre et de lever les yeux. Nonchalamment appuyé contre le chambranle de la porte, Drago l'observait, un sourire en coin et délicieusement séducteur accroché sur ses lèvres. Décidant de ne pas entrer dans son jeu, Hermione demanda simplement :

- Tu veux te laver ?

- Ça dépend…

Elle haussa un sourcil.

- Rédiger tous ces courriers m'a véritablement épuisé, dit-il en insistant excessivement sur le dernier mot.

- Voyez-vous cela…

- Que veux-tu ? Je me fais vieux… fit-il, son visage prenant une expression faussement peinée.

- Mais quel comédien ! rigola Hermione.

Il lui fit un clin d'œil complice avant de reprendre :

- Me laisseras-tu te rejoindre dans ton bain ô toi, Hermione Granger, la sorcière la plus intelligente de la planète ?

La Gryffondor ne put réprimer un éclat de rire.

- Merlin, j'aurais tout entendu !

- Ça veut dire oui ?

- Je ne sais pas… Peut-être devrais-tu continuer les flatteries encore un peu, non ?

- Ou alors, peut-être pourrais-je te convaincre de m'accepter dans ton bain d'une autre façon… dit-il d'une voix résolument sensuelle.

Hermione se plaça une main sur le cœur.

- Merlin merci, pendant quelques secondes j'ai cru que tu étais un criminel sous polynectar. Mais, heureusement, tu me fais des avances en affichant ton masque d'arrogance habituelle alors me voilà rassurée sur ton identité, soupira-t-elle, faussement soulagée.

Il leva les yeux au ciel.

- Je suis supposé rire à ça ?

- Eh bien, si tu veux ne serait-ce que mettre un orteil dans mon bain, je te le conseil, répliqua Hermione très sérieusement.

- J'ai vraiment une très mauvaise influence sur toi, Granger !

- Je croyais que tu devais me faire des compliments, Malefoy…

Un sourire amusé étira ses lèvres et il secoua la tête de gauche à droite comme s'il était dépassé par les événements.

OoOoOoO

- Laisse-moi me lever, Malefoy ! s'exclama durement Hermione et pour ce qui lui semblait être la millième fois.

- Ce n'est pas parce que tu vas employer mon patronyme que je vais te laisser partir plus rapidement.

- Je croyais que tu aimais quand je t'appelais par ton nom de famille, contra-t-elle en tentant d'échapper à son étreinte.

- J'ai dit que j'aimais mon nom dans ta bouche pendant qu'on faisait l'amour mais certainement pas quand tu me gueules dessus ! Quoique… c'est vrai que c'est plutôt sexy, même quand tu me gueules dessus… Finalement continues, ajouta-t-il en souriant contre sa nuque avant de passer lascivement sa main sur sa cuisse nue.

Hermione tenta de se soustraire à son étreinte mais y mit tout à coup beaucoup moins de conviction, ce que le Serpentard ne put s'empêcher de lui faire remarquer.

- Eh bien, si tu comptes me séquestrer jusqu'à ce que je sois en retard, autant mettre ce temps à profit pour faire autre chose que de se hurler dessus.

- Je n'aurais, moi-même, pas pu faire une remarque plus pertinente, Miss Granger.

- Mieux vaut pour toi que je ne regrette pas de ne pas t'avoir frappé et insulté jusqu'à ce que tu me laisses sortir du lit, le menaça-t-elle très sérieusement.

- C'est un défi ?

- A toi de voir, répondit-elle en se retournant vers lui.

Il lui adressa un sourire mi-aguicheur mi-joueur avant de plonger sur ses lèvres.

OoOoOoO

- Drago ? Tu n'aurais pas vu mon… OH MERLIN ! s'écria Hermione se retournant brusquement en plein milieu du couloir avant de refermer son déshabillé noir qu'elle avait, heureusement, renfilé par-dessus ses sous-vêtements.

- Salut Grangie ! la salua Blaise Zabini.

Même si elle ne l'avait plus en ligne de mire, la Gryffondor pouvait percevoir son sourire et son regard libidineux.

- Qu'est-ce que tu fous là ?!

- Ton mec m'a invité à entrer. Nous allons déjeuner ensemble avant de nous entraîner, expliqua-t-il.

- Bien sûr, c'est tout à fait logique d'aller au restaurant avant de faire du sport…

- Hum… Bref, tu avoueras que ces derniers temps, nous avons plutôt tendance à nous trouver dans de fâcheuses postures, toi et moi…

Hermione s'apprêtait à répliquer quelque chose mais n'en eut pas le temps.

- C'est-à-dire ? claqua la voix de Drago dans son dos.

- Oh, Grangie ne t'as pas raconté ?! Eh bien il s'avère qu'elle est venue me rendre une petite visite chez moi, jeudi soir, et m'a trouvé dans mon plus simple appareil… expliqua-t-il.

- PARDON ?!

Comprenant qu'elle devait intervenir avant qu'un meurtre ne soit commis, Hermione s'assura que son déshabillé était bien noué avant de se retourner. Zabini semblait très fier de son petit effet alors que Drago écumait de rage, ses yeux passant de son meilleur ami à elle.

- J'ai effectivement transplané chez Zabini ce soir-là, pour lui faire part de mes idées sur la potion d'Amplification, ajouta-t-elle précipitamment en voyant Malefoy serrer les poings. Et j'ai effectivement trouvé cet abruti – elle jeta un regard furibond à l'abruti en question – nu comme un ver mais rien de tout ceci ne serait arrivé s'il ne se baladait pas à poil dans son salon !

Blaise eut un hoquet de surprise et parut scandalisé.

- Comme si j'allais m'habiller quand je suis chez moi ! s'exclama-t-il en la regardant de la même façon que si elle était subitement devenue folle à lier.

Hermione ne répondit rien mais lui lança un regard noir avant de se tourner vers Drago. Il semblait se retenir très difficilement de frapper quelque chose – ou quelqu'un.

- Qu'est-ce que tu voulais me demander ? articula-t-il finalement à son attention.

- Rien, ce n'est pas grave, je vais aller finir de me préparer, sourit-elle. Ne le laisse pas sortir du salon s'il-te-plaît, ajouta-t-elle en désignant Blaise d'un mouvement du menton.

- Avec plaisir ! répondit Malefoy.

- Eh ! Je suis là ! s'interposa Zabini, faussement outré.

- Ta gueule ! Et, putain, arrêtes de la regarder comme ça ! explosa Drago en empoignant son meilleur ami par l'épaule pour le faire se retourner.

Hermione échangea un regard avec son amant avant de filer en direction de son dressing.

}{

- Tu t'assieds là et tu ne bouges pas, somma Drago en poussant son « meilleur ami » dans le canapé du salon.

Le noir ne s'offusqua nullement de son ton impétueux et lui adressa plutôt un sourire amusé.

- Quoi ?! grogna le Serpentard en laçant ses chaussures.

- Dis-moi, tu laisses souvent Grangie te donner des ordres ? demanda-t-il.

Drago laissa passer une seconde de silence, histoire de ne pas étrangler Blaise si tôt dans la journée, avant de finalement répondre.

- Un Malefoy ne reçoit pas d'ordre. Un Malefoy écoute ce qu'on lui dit et accepte, ou refuse, mais il ne reçoit pas d'ordre, dit-il d'une voix pompeuse.

- Ah ouais… ? Enfin sauf quand Grangie te dis des trucs du style « prend moi sauvagement et immédiatement, Malefoy ! »… Là, je suis persuadé que tu fais tout ce qu'elle te demande, pas vrai mon vieux Drago, ricana le Serpentard en adressant un clin d'œil coquin.

Drago le fusilla du regard mais fut incapable de répondre quoique ce soit qui ne soit pas des insultes ou un Impardonnable, aussi préféra-t-il rester silencieux. Une fois qu'il eut lacé ses chaussures, il se leva puis partit rejoindre Hermione d'un pas raide, ce qui fit ricaner Blaise.

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- Ça va ? lui demanda Hermione en le voyant arriver par le biais du miroir devant lequel elle se maquillait.

- Zabini est un connard !

La Gryffondor sourit.

- Je ne vais pas te contredire sur ce point.

- J'espère bien, grogna-t-il.

Elle arqua un sourcil tout en appliquant son mascara.

- Ce n'est pas moi qui ait vu Zabini à poil un soir de pleine lune chez lui parce que j'avais un truc super important à lui dire, grommela-t-il en s'asseyant sur le lit.

Hermione explosa de rire avant de se retourner et de s'approcher de lui.

- Déjà, ce n'était pas une nuit de pleine lune - enfin je n'ai pas pris le temps de regarder par la fenêtre - et, ensuite, j'avais véritablement un truc super important à lui dire, assura-t-elle en enfilant sa veste.

- Hum…

- Je ne te savais pas si jaloux…

- Je ne suis pas jaloux ! répondit-il, presque comme un automate.

Elle lui lança un regard éloquent mais ne commenta pas. Elle attrapa son sac à main, y plaçant sa baguette.

- Tu as choisi quoi comme couleur pour le bouquet ? lui demanda-t-elle finalement.

- Rose et blanc, répondit-il laconiquement.

- Bien.

- Tu pourrais au moins me remercier d'y être allé ! se récria le Serpentard.

- Tu te fiches de moi là, j'espère ?! C'est à cause de toi que je n'ai pas eu le temps de le faire moi-même alors c'était la moindre des choses ! rigola-t-elle.

- Hum… grogna-t-il.

Il se leva du lit alors qu'elle s'apprêtait à quitter la chambre mais elle se retourna au dernier moment vers lui.

- On se retrouve ici pour le dîner ?

Il acquiesça, toujours agacé. Elle dut s'en rendre compte car elle lui adressa un sourire amusé avant de s'approcher de lui. Elle se dressa sur la pointe des pieds afin de déposer un baiser sur sa joue et de lui souffler :

- J'aime assez quand tu es jaloux. Ça te donne un petit côté… sexy.

- Comme si j'en avais besoin, répondit-il du tac-au-tac alors qu'un sourire naissait sur ses lèvres également.

Elle leva les yeux au ciel avant de se retourner. Mais Drago ne lui laissa pas le temps de quitter la pièce. Il la retint par le bras, l'obligeant à pivoter vers lui et plaqua ses lèvres sur les siennes pour un baiser langoureux et passionné. Il l'embrassa une dernière fois, plus chastement, avant de se redresser.

- Envoie-moi un Patronus si tu as besoin.

Elle acquiesça.

}{

Hermione récupéra le magnifique bouquet que Drago avait fait confectionner par la fleuriste du Chemin de Traverse, la bouteille de Whisky, le cadeau de Lucy Weasley et se retourna pour saluer les deux Serpentard. Blaise se contenta d'un « À plus Grangie » et d'un mouvement vague de la main pendant que Drago passait un bras possessif au creux de ses reins et l'attirait à lui pour un nouveau baiser.

- Tu ne voudrais pas arrêter de vouloir marquer ton territoire en enfonçant ta langue dans la gorge de Granger, Malefoy ? Non parce qu'à ce train-là, elle va arriver en retard pour sa petite sauterie chez les Weasley et on va surtout perdre notre réservation !

OoOoOoO

Hermione transplana en dehors des limites du terrain des Weasley et la tête lui tourna à l'instant même où elle posa les yeux sur la bâtisse. Elle s'accorda quelques secondes pour fermer les paupières et respirer profondément. Elle tenta, autant que possible, de faire le vide dans son esprit. Inspirer, expirer, inspirer, expirer, c'était la clef… Lorsqu'elle ne ressentit plus l'envie ou le besoin de faire demi-tour, Hermione rouvrit les yeux et marcha en direction du petit portail. Arrivée à environ mi-distance de la porte d'entrée, la Gryffondor ne put réprimer un sourire puisque, de là où elle se tenait, elle entendait distinctement Molly Weasley hurler à pleins poumons, apparemment contre l'un de ses fils ou petits enfants.

Elle toqua à la porte puis patienta. Ce fut Harry qui vint lui ouvrir.

- Hermione, la salua-t-il avant de l'enlacer brièvement.

Il arborait une expression mi-inquiète mi-soulagée qui la fit sourire encore davantage.

- Ça va Harry ? demanda-t-elle innocemment une fois qu'il se fut écarté.

- Oui, oui ça va. Et-et toi ? répondit-il d'une voix distraite et pas très rassurée.

- Très bien, merci, assura Hermione alors qu'il jetait un coup d'œil derrière elle.

La jeune femme leva imperceptiblement les yeux au ciel.

- Drago n'est pas là, Harry.

- Ah… Ah.

Il semblait de plus en plus mal à l'aise. Il ouvrit la bouche, puis la ferma.

- Tu me laisses entrer ? le questionna-t-elle.

- Hein ? Euh oui bien sûr, désolé.

Il s'effaça de devant la porte et Hermione pénétra dans la maison qui avait été son domicile pendant quelques mois. Elle entendit la « douce » voix de Molly s'élever une nouvelle fois et interrogea Harry du regard.

- Fred a renversé le gâteau d'anniversaire de sa cousine par terre il y a deux minutes et là, je ne sais pas ce qu'il a fait mais, visiblement, sa nouvelle bêtise équivalait la dernière, l'informa son meilleur ami.

Hermione ne commenta pas et s'avança jusqu'à la pièce principale. Tous les meubles avaient été repoussés contre les murs et une immense table était dressée sur laquelle assiettes, verres, couverts et décorations de circonstances avaient été disposés. Elle dit ensuite bonjour à tous les Weasley présents dans la pièce, avec plus ou moins de chaleur, mais remarqua que tous semblaient soulagés de constater qu'elle était venue seule. La Gryffondor salua comme il se devait la reine de la journée puis se rendit dans la cuisine où Molly, Ginny, Audrey et Arthur s'affairaient.

- Mione !

Ginny l'enlaça, Audrey et elle échangèrent une bise, Arthur lui fit un signe de la main et Molly la serra contre elle à lui en rompre les os.

- Hermione, ma chérie ! s'exclama-t-elle.

Elle s'éloigna finalement d'elle et lui adressa un regard critique.

- Tu dois vraiment te nourrir davantage, Hermione ! Tu es encore plus mince que lorsque tu as quitté la maison !

La Gryffondor ne répondit pas alors que Ginny réprimandait sa mère.

- Ne t'en fais pas ma chérie, fit-elle à l'intention de la brune, ignorant superbement sa fille au passage. J'avais déjà prévu de te donner quelques plats à rapporter chez toi. Il me semble que tu as un faible pour mon pâté en croûte, non ? ajouta-t-elle distraitement en jetant un sortilège sur la planche à découper qui alla se nettoyer toute seule tandis que les pelures d'oignons se dirigeaient tout naturellement en direction de la poubelle par la voie des airs.

- Euh… oui, répondit Hermione qui tentait de ne pas rire aux expressions faciales de Ginny qui imitait caricaturalement la matriarche dans son dos.

- Ginevra Weasley, tu crois que je ne te vois pas ?! Dépêche-toi d'écosser ces petits pois ou je te donne deux fois plus de corvées !

La rousse leva les yeux au ciel mais n'osa pas répliquer. Hermione profita de cette accalmie pour sortir ses « cadeaux » de son sac à main. Elle commença par redonner sa taille originelle au bouquet de fleurs et le tendis à Molly.

- Oh Hermione, ma chérie ! Il ne fallait pas ! Il est vraiment magnifique ! apprécia-t-elle en respirant la douce odeur à plein poumon.

Elle enlaça sa belle-fille, son bouquet dans une main, avant d'aller le mettre dans un vase et de le porter dans le salon, certainement pour en faire un centre de table. Profitant de son absence, Hermione sortit la bouteille de Whisky Pur Feu. Mr Weasley parut réellement surpris lorsqu'elle la lui tendit.

- Voici pour vous, Arthur.

Il écarquilla les yeux avant de les baisser sur l'étiquette.

- Hermione ! souffla-t-il. Hermione enfin mais c'est…

- Un cadeau de Drago Malefoy, le coupa-t-elle, décidant de jouer carte sur table.

De toute façon, à en juger par l'expression qu'il arborait, Arthur Weasley ne l'aurait jamais crue si elle affirmait l'avoir achetée avec son maigre salaire…

A l'annonce du nom de son amant, un silence de plomb tomba dans la cuisine, Ginny, Audrey et Molly – qui avait fait son retour entre temps – les observant. Arthur finit par détacher les yeux de la bouteille et releva le regard vers la Gryffondor.

- Eh bien, commença-t-il. Tu le remercieras pour moi s'il-te-plaît.

Elle opina.

- C'est vraiment… un très beau cadeau. Deux-cent cinquante ans d'âge et de cette marque en plus…

.

- Où dois-je mettre le cadeau de Lucy ? demanda Hermione à l'attention d'Audrey.

- Nous avons tout entreposé dans le salon mais, Hermione, tu n'étais vraiment pas obligée…

Hermione lui fit un signe vague de la main avant de lui adresser un sourire rassurant. Elle alla déposer le coffret avec les autres présents puis retourna dans la cuisine afin de proposer son aide.

- Tu pourrais peut-être aider Ginny à écosser les petits pois, suggéra Molly.

Hermione opina avant de prendre place près de son amie.

- Je suis désolée d'avoir à requérir ton aide, Hermione, se lamenta Mrs Weasley. Mais les bêtises de Fred nous ont véritablement mises en retard.

- Premièrement, vous n'avez pas requis mon aide, Molly, je vous l'ai proposée. Et ne vous en faîtes pas, je suis ravie de pouvoir aider, affirma la Gryffondor en souriant.

Pendant que Mr Weasley était occupé à nettoyer les frasques de son petit-fils, sa femme redonnait une allure convenable au gâteau d'anniversaire à étages qu'elle avait préparé.

OoOoOoO

- Comment cela se passe-t-il avec Narcissa Malefoy ? l'interrogea Audrey une fois qu'ils furent tous passés à table.

Surprise par sa question, Hermione manqua de s'étouffer avec son verre de vin et releva immédiatement la tête. La mère de Lucy lui adressa un doux sourire avant de reprendre la parole.

- Percy m'a expliqué que tu ne pouvais plus venir aux réunions du Conseil, de même que Mr Malefoy, et il m'a donné la raison lorsque je lui ai demandé pourquoi. Mais, rassure-toi, je n'en parlerai pas autour de moi. Je voulais simplement savoir s'il y avait de l'espoir pour elle.

La Gryffondor avait toujours apprécié cette femme qui était réellement altruiste. Elle avait d'ailleurs été très présente pour Hermione juste après les décès de Ron et Rose, lui faisant promettre de requérir son aide pour tout ce dont elle aurait besoin. La jeune femme s'essuya le coin des lèvres avec sa serviette avant de prendre la parole, attirant l'attention de presque toute la table – ou tout au moins le côté « adulte » de cette dernière.

- Eh bien, à vrai dire, nous allons, Blaise Zabini et moi-même, essayé le traitement que nous avons mis en place dès demain.

- Comment as-tu fait pour le mettre au point ? questionna Percy, visiblement intéressé.

- Je l'ai soumise à des substituts d'ingrédients magiques et nous avons choisi ceux auxquels elle réagissait le mieux pour élaborer la potion curative.

- Ingénieux. Blaise Zabini est Médicomage également ?

- Non, il est potionniste.

Percy hocha la tête.

- Je serai donc de retour aux réunions, de même que D… Malefoy, dès la semaine prochaine, annonça la jeune femme.

- Bien. Pendant que tu en parles, poursuivit-il, il faut que je te donne quelques formulaires sur lesquels j'ai besoin de vos deux signatures. Tu penses que tu pourras me les renvoyer dans mon bureau demain dans la journée ?

- Bien sûr, sourit la Gryffondor.

- Oh et il n'y aura plus que des réunions le lundi et le vendredi soir à partir de la semaine prochaine, ajouta Percy avant de piquer un morceau de viande avec sa fourchette.

Hermione acquiesça puis recommença à déjeuner.

.

- Au fait, Hermione ? l'interpella George qui était assis un peu plus loin.

Elle releva les yeux de son assiette.

- As-tu eu l'occasion de tester mon petit cadeau d'anniversaire ? demanda-t-il en lui faisant un clin d'œil complice.

La jeune femme eut un rictus moqueur en repensant à l'épisode des « Marques des Ténèbres comestibles ».

- Eh bien oui, si tu veux tout savoir, répondit-elle en lui adressant un regard mystérieux.

Il parut stupéfait et haussa un sourcil. Il s'apprêtait de toute évidence à lui poser une question mais fut pris de court par sa mère.

- Quel était ce cadeau ? se renseigna Molly en regardant alternativement son fils et sa belle-fille.

Contrairement à ses habitudes, Georges garda le silence, ce qu'Hermione apprécia à sa juste valeur. Mais, décidant de crever véritablement l'abcès, et se disant qu'une petite anecdote où Drago Malefoy n'était pas à son avantage ne pouvait que détendre l'atmosphère, la Gryffondor répondit.

- George m'avait offert un assortiment des produits qu'il vend à son magasin et, parmi les « douceurs », se trouvaient des « Marques des Ténèbres comestibles ».

À cette annonce, une chape de plomb sembla tomber sur toute la table si bien que même les enfants se retournèrent vers eux, étonnés de ne plus entendre leur grand-père parler d'une voix forte et leur oncle faire des blagues idiotes. Hermione vit que Harry s'était figé sur sa chaise et qu'il la regardait avec appréhension. Préférant ne pas s'attarder sur son propre malaise, elle reprit la parole.

- Sur la boîte, il avait laissé une note qui disait « A faire tester à Malefoy en cas de mauvais comportement... » et c'est ce que j'ai fait.

Ils semblèrent tous arrêter de respirer et la dévisagèrent comme s'ils avaient du mal à croire qu'elle se trouvait devant eux. Finalement, ce fut Ginny qui posa la question à dix-mille Gallions.

- Qu'avait-il fait ?

Presque amusée de les voir aussi inquiets, Hermione prit le temps de porter une nouvelle bouchée de son repas à ses lèvres avant de répondre simplement :

- Il avait fait son « Malefoy ».

Et leur effarement atteint son paroxysme lorsque Molly lui demanda comment le Serpentard avait réagi et qu'Hermione annonça :

- Plutôt bien. Il savait quelles seraient les conséquences – ou tout au moins les imaginait… plus ou moins – mais il savait surtout qu'il devait le faire. Par contre, reprit-elle à l'adresse de Georges après une seconde de silence. J'ai eu beaucoup de mal à en stopper les effets.

- Oh ça, c'est normal ! J'ai mis au point une toute nouvelle formule il y a quelques semaines. Je suis ravie d'apprendre que ça marche correctement.

- Attends, tu veux dire que tu ne l'avais pas testée ?! se récria Hermione.

- Si, bien sûr ! A cause de ces lois idiotes, je ne peux rien commercialiser qui n'ait pas été testé auparavant par des sorciers en blouse blanche « pour être sûr que mes produits ne mettent pas la vie de mes clients en danger », dit-il en mimant la voix perçante d'une femme qui devait lui avoir rappelé un bon nombre de fois ses responsabilités. Mais, au moment où je te les avais offertes, elles n'étaient pas encore proposées à la vente et je n'en ai encore eu aucun retour, expliqua George.

- Oh ! Eh bien, je te rassure : ça fonctionne très bien ! rigola Hermione.

- Combien de temps ?

- Combien de temps quoi ?

- Il est resté malade ?

- Je ne sais pas, en tout et pour tout peut être une bonne dizaine de minutes avant que je n'en stoppe les effets par un sortilège.

- Tu veux dire que tu ne l'as laissé être « malade » que dix minutes ?!

- Oui. Quand j'ai vu l'effet qu'elles avaient, j'ai essayé de trouver rapidement un sortilège.

La jeune femme vit Harry lui lancer un regard étrange mais ne commenta pas.

- En tout cas, moi, j'aurais bien aimé voir ça ! dit Ginny d'une voix enjouée. Dommage que tu ne l'aies pas filmé.

- Tu sais, j'étais bien trop occupée à me tenir les côtes, répondit Hermione sans parvenir à réprimer un ricanement au souvenir de cette soirée mémorable.

.

Ainsi, et avant même que le gâteau ne soit apporté, George avait rebaptisé le Serpentard de « fouine vomissante » à défaut de « fouine bondissante » ce qui fit bien rire toute la table, à l'exception de Molly et Arthur Weasley - qui devaient se remémorer les cadeaux que le Serpentard en question leur avait offert – Audrey - qui ne prenait tout simplement aucun plaisir à ce genre de moqueries - et Harry - qui la dévisageait depuis le début du repas et qui semblait bien trop absorbé par ses pensées pour rire de quoique ce soit.

Entourées de ses deux parents, la petite Lucy souffla ensuite ses bougies avant de commencer à déballer ses cadeaux. Elle poussa un cri suraigu en découvrant le coffret et vint embrasser Hermione comme s'il s'agissait du plus beau cadeau de la Terre. Quoique, d'après elle, il s'agissait bien du plus « génialissime cadeau de la planète toute entière ! ».

Alors qu'Arthur servait les cafés, après qu'ils eurent tous prêtés main forte pour le débarrassage, Hermione vit Harry arriver à sa hauteur, sa fille dans les bras.

- Je ne savais pas que tu t'y connaissais autant en Quidditch, fit-il en pointant Lucy qui était occupée à faire l'inventaire des différents gadgets que contenait le coffret.

- C'est Drago qui m'a conseillé.

- Drago, hein ? reprit son meilleur ami.

Il n'y avait pas vraiment d'animosité dans sa voix, plutôt une certaine résignation.

- Oui, répondit-elle simplement.

Harry détacha les yeux de sa nièce avant de se tourner vers Hermione qui buvait son café. Le brun empêcha sa fille d'attraper ses lunettes avant de reprendre la parole.

- Tu sembles heureuse, Hermione.

La jeune femme détacha ses lèvres de sa tasse puis plongea ses yeux dans les prunelles vertes du Survivant. Elle lui adressa un mince sourire, presque comme si elle s'excusait.

- Je le suis, avoua-t-elle finalement.

Contre toute attente, Harry lui rendit son sourire.

- Tant mieux, ce n'est que ce que je veux pour toi.

Emue, Hermione tenta tant bien que mal de refouler les larmes qui se pressaient au bord de ses canaux lacrymaux. Heureusement, la voix de Molly coupa court à ses pensées.

- Hermione, ma chérie, je ne sais pas si tu t'en souviens mais… tu nous avais plus ou moins promis que tu organiserais une pendaison de crémaillère pour que l'on voit où tu habites et… bredouilla la mère de famille.

La jeune femme sourit.

- Je m'en souviens, Mrs Weasley.

- Ah… Tu sais, je peux t'aider si tu as besoin… ou bien…

- Ça ira, Mrs Weasley. Je vous avais promis alors voyons… elle réfléchit quelques secondes avant de reprendre la parole d'une voix forte à l'adresse de toutes les personnes présentes dans la pièce. J'organise un dîner chez moi euh… samedi soir prochain. Pensez-vous pouvoir venir ?

Tous les couples se consultèrent du regard et Angelina, la femme de George, fut la première à donner son assentiment.

- Les enfants sont-ils également invités ?

Hermione se mordit brusquement la lèvre. Si elle invitait tous les adultes présents ici soit : Percy et sa femme Audrey, George et sa femme Angelina, Mr et Mrs Weasley, Harry et Ginny en se comptant elle-même ainsi que, peut-être, Drago et assurément Blaise - puisque si son amant acceptait de rester avec elle, elle savait qu'il aurait besoin de « soutien Serpentard » - la Gryffondor arrivait déjà à un compte de onze personnes. Son appartement avait peut-être une taille plus que raisonnable mais il ne lui permettrait jamais d'accueillir tous les enfants, n'étant pas à Poudlard, de chaque couple et qui, pour la plupart, aspiraient plus à courir et crier qu'à rester sagement à table à écouter des conversations qui les ennuyaient profondément.

- Euh… je ne pense pas avoir suffisamment de place…, répondit-elle, mal à l'aise.

- Ce n'est pas grave ! la rassura Angelina. Ça fait ce qu'il me semble être des années que nous n'avons pas passé une soirée sans nos enfants et, même si Merlin nous est témoins que nous les aimons plus que tout au monde, je ne dis pas non à une soirée entre adultes, rigola-t-elle.

Hermione lui rendit son sourire. Les autres couples promirent de faire garder leurs enfants mais en voyant le regard quelque peu peiné de Ginny, Hermione se fustigea.

- Bien évidemment, les bébés sont acceptés, ajouta-t-elle précipitamment en faisant un clin d'œil complice à sa meilleure amie.

Cette dernière parut soulagée, ce qui n'était pas tellement le cas d'Harry. Hermione lui adressa une œillade surprise.

- Je viens implicitement de récolter la mission « s'occuper de Lily pendant que Maman profitera de ne pas avoir son fils avec elle pour se laisser aller à boire un ou deux verres d'alcool », l'aiguilla-t-il.

La jeune femme ne put réprimer un petit rire en voyant son air blasé.

- Et qu'est-ce qui te fait dire ça ?

- Oh, je connais ma femme, c'est tout.

Hermione ricana de nouveau, s'attirant le regard faussement agacé d'Harry.

- Arrête ça, Mione, on dirait Malefoy.

La Gryffondor leva les yeux au ciel mais obéit tout de même.

OoOoOoO

- Voilà pour toi ma chérie, annonça Molly en lui tendant un grand sac dans lequel elle avait placé une bonne dizaine de récipients contenant respectivement du pâté en croûte, des légumes, de la viande, ainsi que des petits pâtés qu'elle avait commencé à préparer en prévision des fêtes de fin d'année et, surtout, des dizaines et des dizaines de gâteaux en tout genre qui se déclinaient sous tous les goûts et toutes les formes.

- Merci beaucoup, Mrs Weasley, souffla la jeune femme en réceptionnant difficilement le tout.

- Mais de rien ma chérie ! C'est tout à fait normal et puis il faut que tu reprennes un peu de poids !

- Oui Molly.

Mais la mère de famille ne sembla pas l'avoir entendue et poursuivit.

- Peut-être faudrait-il que je prenne contact avec Mr Malefoy pour qu'il supervise tes repas…

Hermione manqua de s'étrangler.

- Je… vous… assure que ce n'est pas la peine, Molly, articula la Gryffondor en toussotant.

Elle ne parut pas très convaincue mais n'insista pas. Elle la serra dans ses bras en la remerciant d'être venue avant de lui souhaiter une bonne semaine. Hermione alla ensuite saluer le reste des Weasley qui était toujours présent.

- Penses-tu que Mr Malefoy sera là samedi prochain ? lui demanda alors Mr Weasley.

- Je… euh… je ne sais pas, avoua la jeune femme. Ce dîner n'était pas prévu et il… nous allons devoir en discuter mais j'ai… enfin, sa présence est-elle un problème ?

- Non, assura Arthur au plus grand étonnement d'Hermione. En fait, j'aimerais surtout le remercier.

- Oh ! Eh bien, comme je vous l'ai dit, j'en discuterai avec lui mais je lui transmettrai vos remerciements si vous le souhaitez.

- Oui, s'il-te-plaît.

Hermione hocha la tête puis salua son beau-père. Elle fit par la suite ses au revoir à Ginny qui lui glissa à l'oreille :

- J'espère qu'il y aura de l'alcool ! Une soirée sans les enfants… je compte en profiter !

- Gin', ta fille sera là… lui rappela Hermione, amusée.

- Oh oui mais elle est bien trop petite pour se souvenir d'avoir un jour vu sa mère pompette. Et puis Harry sera là aussi

La Gryffondor plaignit le pauvre Harry puis assura à son amie qu'elle aurait même le droit à sa propre bouteille de Whisky Pur Feu.

- Et puis tu pourras également goûter à de l'alcool Moldu si tu veux. Je suis certaine que si Drago est là, il sera ravi de te le faire découvrir. Il en a une pleine réserve à la maison ! ajouta-t-elle sans vraiment réfléchir au sens de ses paroles.

Prenant finalement conscience de ce qu'elle venait de dire, elle se figea puis jeta un regard anxieux en direction de la jeune femme rousse. Elle ne se souvenait que trop bien de la dernière fois ou elle avait prononcé les mots « Malefoy » et « maison » dans la même tirade… Mais, contre toute attente, et malgré le fait que le « Malefoy » ait été remplacé par « Drago » depuis la dernière fois, Ginny resta parfaitement calme et un sourire vint même fleurir sur ses lèvres.

- Eh bien, dans ce cas, j'attends samedi avec impatience, dit-elle sans se départir de sa bonne humeur.

Hermione fut si stupéfaite qu'elle ne lui rendit même pas son étreinte, se contentant de déglutir et de refermer la bouche qu'elle avait ouverte en prévision d'excuses imminentes. Harry la salua ensuite et ils rirent tous les deux lorsque la Gryffondor annonça qu'elle allait devoir embaucher quelques personnes pour réussir à manger tout ce que Molly lui avait donné avant la fin de la semaine, puisqu'étant pratiquement certaine que la matriarche viendrait elle-même vérifier dans son frigidaire et ses placards qu'elle avait fait honneur à ses mets.

Elle fit un dernier signe de la main en direction des Weasley qui s'étaient réunis dans le salon puis sortit de la maison. Arrivée au portail, Hermione ne put retenir un soupir de soulagement avant de transplaner chez elle.

OoOoOoO

Le déjeuner s'était largement éternisé puisqu'il était près de dix-huit heures trente lorsque la jeune femme arriva dans son appartement. Constatant que Drago n'était pas revenu, elle alla ranger la nourriture gracieusement offerte par Molly avant de s'occuper en faisant un peu de ménage. Elle était rendue dans la salle de bain principale lorsqu'elle entendit du bruit depuis le salon. Jetant un sortilège pour faire disparaître les quelques saletés qu'elle avait accumulées avec son balai Moldu, Hermione sortit de la pièce.

- Hermione ? l'appelait son amant.

- Salut, dit-elle en arrivant dans la pièce.

- Salut, répondit-il, le sourire aux lèvres. Ça s'est bien passé ?

- Eh bien, crois-moi ou non mais oui… Tout s'est très bien passé, dit la Gryffondor comme si elle peinait encore à y croire elle-même. Ça s'est même mieux passé que tout ce que j'aurais pu imaginer à vrai dire.

- Tant mieux. La fillette était contente de son cadeau ? se renseigna-t-il en ôtant son manteau.

- Très. C'est – je cite – le cadeau « le plus génialissime de la planète ».

Le blond sourit.

- Mr Weasley était ravi également. Il m'a demandé de te remercier s'il ne te voyait pas samedi, ajouta-t-elle, l'air de rien.

- Et pourquoi devrait-il me voir samedi ? l'interrogea le Serpentard en s'asseyant dans un fauteuil autour de la table basse, alors qu'elle-même prenait place sur le canapé.

- Peut-être parce que j'organise une sorte de « pendaison de crémaillère » en retard et que je les ai invités.

- Les Weasley ?

- Oui. Molly et Arthur, George et sa femme Angelina, Percy et sa femme Audrey ainsi qu'Harry et Ginny, bien évidemment.

- Je vois, se contenta-t-il de répondre.

- Et toi, ajouta la Gryffondor. Enfin si tu veux être là. Et peut-être Blaise aussi…

Le blond haussa un sourcil.

- Bon… que tu souhaites que je sois là, je peux encore le comprendre mais, Blaise… ? Tu es véritablement tombée sous son charme ou quoi ? railla-t-il, tout de même quelque peu inquiet.

- Ne fais pas l'idiot ! Je me suis dit que tu serais peut-être plus enclin à accepter mon invitation si tu avais un… « allié », expliqua-t-elle.

- Parce que tu penses que j'aurais besoin d'un allié ?

Hermione soupira. Cet homme était décidément insupportable !

- Ok, laisse tomber ! fit-elle avec irritation avant de se lever et de se diriger vers la cuisine pour se servir un verre d'eau.

Mais elle n'eut pas le temps de l'atteindre que le blond l'attrapait déjà par le bras.

- Eh ! Excuse-moi, tu m'as simplement pris au dépourvu, c'est tout.

- Alors tu seras là ? reprit-elle.

- Tu veux que je sois là ?

Hermione eut envie de le gifler.

- Je ne sais pas, moi… Je t'invite, je te propose d'inviter son meilleur ami, alors dis-moi, Drago, tu penses que j'ai envie que tu sois là ? l'interrogea-t-elle, sarcastique.

- Oui, bon, vu sous cet angle… ricana-t-il.

Elle lui lança un regard éloquent.

- Tu es bien agacée, dis-moi. Je croyais que ça s'était bien passé.

- Ça s'est bien passé. C'est toi qui m'agace !

Il leva exagérément les yeux au ciel. Profitant qu'il l'ait lâchée, la jeune femme alla se servir son verre d'eau. Lorsqu'elle se retourna, elle constata qu'il n'avait pas bougé d'un centimètre et qu'il semblait en pleine réflexion. Elle repassa près de lui sans lui prêter la moindre attention ce qui sembla, paradoxalement, le ramener sur Terre.

- Ok.

- Ok ?

- Ok, je serai là.

- Bien, fit-elle, ses lèvres s'étirant en un très mince sourire.

- Par contre, je ne peux rien te promettre pour Blaise mais je vais lui en parler.

- D'accord. Mais, tu sais, c'était une simple proposition. Si tu ne veux pas qu'il vienne…

- Oh si ! On ne sera pas trop de deux Serpentard pour gérer tous ces Gryffondor rouquins ! s'exclama-t-il.

Hermione eut un petit rire et ne fit aucun mouvement en le voyant s'approcher d'elle. Il glissa les mains autour de sa taille.

- Oh et Ginny a déjà pris rendez-vous pour goûter à ton alcool Moldu, le renseigna-t-elle.

- Ah oui ?

Il semblait réellement surpris.

- Oui. Seuls les adultes seront là, enfin sauf Lily, le bébé de Gin' et Harry, et elle a déjà prévu de « profiter de sa soirée » si tu vois ce que je veux dire.

- Et Potter est d'accord avec ça ?

- Pas vraiment…

Le blond eut un sourire sardonique.

- Eh bien je serais ravi de faire découvrir les joies de l'alcool Moldu à sa femme…

- Drago ! se récria Hermione, faussement outrée.

- Serpentard un jour, Serpentard toujours, se contenta-t-il de répondre, comme si cela expliquait tout.

- Ah oui et… il faut que tu saches que… commença-t-elle.

- Que ?

- …

- Que ?!

- Qu'ils sont au courant pour l'épisode de la « Marque des Ténèbres comestible »…

Il se détacha brusquement d'elle et la fusilla du regard.

- PARDON ?! s'étrangla-t-il.

- Euh oui… En fait, George m'a demandé si je m'en étais servie et… enfin c'était pour détendre l'atmosphère…

- « Pour détendre l'atmosphère » ? Alors tu te fous ouvertement de ma gueule avec les Weasley pour détendre l'atmosphère, toi ?!

Hermione avait beaucoup de mal à savoir s'il plaisantait ou s'il était réellement furieux alors, dans le doute, elle joua la carte qui, elle le savait, marchait toujours.

- Je suis vraiment désolée. C'est juste qu'ils n'arrêtaient pas de me regarder comme s'ils s'attendaient à ce que je me mette à pleurer sur mon sort et j'ai… enfin j'ai voulu leur prouver que j'allais mieux, que j'avais le sourire… Grâce à toi et… quand George m'a posé la question j'ai pas vraiment réfléchi…

Elle baissa le regard au sol et compta ensuite jusqu'à cinq. Un. Deux. Trois. Quatre. Cinq...

Il attrapa le bas de son menton et le remonta doucement. Plus aucune colère ne brillait dans ses prunelles mais il y avait quelque chose qu'Hermione ne parvint pas à identifier. Il se pencha ensuite vers elle et lui donna un long baiser, la plaquant contre lui. Il embrassa une dernière fois et plus chastement, ses lèvres avant de prendre la direction de son oreille.

- Ne crois pas que je ne sais pas ce que tu fais.

Merde !

- Mais je te trouve bien trop sexy à jouer à la petite Serpentard manipulatrice alors je ne vais rien dire. Pour cette fois…

La jeune femme lui adressa un sourire mi-mutin mi-penaud.

.

- Sinon, fit-elle pour détourner la conversation, ça a été avec Blaise ?

- Je ne l'ai pas tué si c'est ce que tu veux savoir.

- Vous n'avez pas été au restaurant ? Ni au Quidditch ?

- Si.

- Ne me dis pas que tu es toujours jaloux parce que je l'ai vu nu et qu'il m'a vue en sous-vêtements ? rigola la jeune femme.

- Je ne suis pas jaloux, répéta-t-il comme une litanie.

Hermione secoua la tête et soupira… Ce mec l'épuisait…

- Ok, comme tu voudras.

- Hum… grogna-t-il.

- Tu as faim ?

- Hum… répéta-t-il.

Cette fois-ci, Hermione explosa de rire. Les bras croisés, les sourcils froncés et le regard noir, il illustrait parfaitement la « bouderie » à laquelle un enfant de cinq ans aurait pu s'adonner.

- Arrête de rire !

- Arrête de bouder comme un gamin !

- Je ne boude pas.

- Si.

- Non.

- Si.

- NON !

- S.I !

- N.O.N !

- Tu m'agaces !

- Toi aussi !

Un petit sourire prit place sur ses lèvres et Hermione y répondit par un regard amusé.

- Molly Weasley m'a donné plein de nourriture. Tu aimes le pâté en croûte ?

- Oui. Pourquoi t'a-t-elle donné de la nourriture ?

- Car, selon elle, je ne me nourris pas assez et je suis beaucoup trop mince, expliqua Hermione en partant dans la cuisine.

- Elle a raison, commenta Drago en dressant le couvert.

Hermione se retourna vers lui, un sourcil arqué.

- Quoi ? l'interrogea-t-il.

- Rien. Ne mets pas d'assiette pour moi, je n'ai pas faim.

- Tu vois ? Tu vas manger avec moi et ce n'est pas négociable.

- Je n'ai pas faim, Drago. Nous sommes sortis de table à seize heures !

- Et qu'est-ce qui me dis que tu as correctement mangé pendant que tu étais à table ?

- Molly m'a obligée à me resservir de chaque plat.

Il plissa les yeux, comme pour desceller le mensonge chez elle puis finit par reposer la seconde assiette qu'il tenait entre les mains.

.

Pour montrer sa bonne volonté, la Gryffondor s'assit en face de lui avec une tisane et quelques petits gâteaux préparés par Mrs Weasley.

- Merlin, c'est le meilleur pâté en croûte que j'ai jamais goûté ! s'exclama le Serpentard après avoir avalé la première bouchée de son dîner.

Hermione eut un sourire.

- Molly sera ravie d'apprendre que tu l'as apprécié.

Il ne répondit pas et continua de manger.

- Au fait, on sort ce soir, annonça-t-il à brûle pourpoint au bout de quelques minutes.

- Pardon ?

- Un ami de Blaise, avec qui nous avons joué cet après-midi, a proposé une soirée en boîte. Il m'a invité et toi également.

- Oh… C'est-à-dire que… Je préfère rester ici ce soir.

Il haussa un sourcil. Hermione soupira avant de s'expliquer.

- J'ai besoin de revoir le protocole pour demain et d'une bonne nuit de sommeil pour être au maximum de mes capacités.

Le visage du blond se ferma instantanément. Apparemment, il avait oublié que demain était le jour J pour sa mère.

- Bien sûr, je comprends. Je vais rester ici avec toi. A moins que tu préfères que je rentre chez moi, déclara-t-il d'une voix hachée.

- Non, tu devrais y aller Drago.

- Non je n'ai pas envie d…

Hermione le coupa en levant la main.

- Je vais passer ma soirée à relire mes notes et je sais parfaitement que, si tu rentres chez toi, tu vas boire et t'agacer tout seul. Alors va avec tes amis, amuses-toi. Tu peux revenir ici si tu en as envie, après, tempéra-t-elle.

Il sembla peser le pour et le contre puis finit par opiner avant de terminer son dîner. Hermione le laissa faire la vaisselle pendant qu'elle se rendait dans son bureau. Elle y ressortit toutes les notes qu'elle avait prises sur le cas « Narcissa Malefoy » avant de s'asseoir dans son fauteuil.

Quelques minutes plus tard, Drago toquait à sa porte. Il avait revêtu un élégant costume noir mais Hermione ne put s'empêcher de rire en remarquant qu'il avait mal attaché sa chemise. Il était, de toute évidence, très perturbé et inquiet à propos du lendemain et la jeune femme s'en voulu de lui avoir rappelé cette échéance critique. Elle se leva de son fauteuil et marcha doucement vers lui. Elle approcha ses mains de sa chemise et la reboutonna correctement avant de lever les yeux vers lui.

- Merci, souffla-t-il.

Elle lui sourit et il l'embrassa.

- Essaye de t'amuser.

- Hum…

- Tu reviens après ?

- Oui.

- D'accord. Alors à tout à l'heure, dit-elle d'une voix douce.

- Tu dormiras sûrement.

- Ce n'est pas grave. Amuse-toi.

Elle l'embrassa une dernière fois et le poussa presque dehors. Elle fut soulagée en l'entendant transplaner puis reprit place à son bureau, se répétant inlassablement les mouvements qu'elle devait faire, l'ordre dans lequel elle devait les faire, les sortilèges qu'elle devait lancer, le temps pendant lequel elle devait patienter avant d'être certaine que la potion anesthésiante fonctionne, etc...

.

Deux heures plus tard, la jeune femme alla prendre une douche rapide puis se glissa sous les draps froids de son lit. Elle jeta un coup d'œil à la place vide près d'elle puis se retourna sur le flanc avant de programmer son réveil Moldu pour le travail le lendemain matin et d'éteindre les lumières.

OoOoOoO

Hermione fut tirée de sommeil par un souffle glacé sur sa nuque. Elle frissonna instinctivement avant de tourner la tête.

- C'est moi. Excuse-moi, ne voulais pas te réveiller, dit la voix de Drago dans la pénombre.

Toujours groggy, Hermione se frotta les yeux avant de bailler et de jeter un coup d'œil à son réveil qui affichait : « 00h38 ».

- Tu rentres tôt, commenta-t-elle en se retournant pour se pelotonner contre son torse.

- Tu me manquais.

Hermione ne sut jamais s'il s'agissait de la vérité ou d'une réponse donnée sur le ton de l'humour, puisqu'elle se rendormit à la seconde où il referma les bras autour d'elle.


Alors non, non, vous ne rêvez pas : il s'agit bien du plus looooong chapitre de cette fic' ! Près de dix-neuf pages Word ! Je vous annonce, par ailleurs, que les prochains chapitres devraient également être un peu plus longs que la moyenne des précédents :).

Bref ! J'espère que celui-ci vous a plu que ce soit le début avec Blaise, l'après-midi shopping de nos deux « handicapés des sentiments » mais aussi, et surtout, le « retour au Terrier » !

Et que penser du retour de Drago après sa soirée ?

De l'échéance critique du lendemain en fin d'après-midi ?...

Ses petites questions peuvent peut-être inciter les lecteurs fantômes à sortir de l'ombre pour me laisser une review ! Car oui, il y a ÉNORMÉMENT de lecteurs fantômes sur cette fic'. Vous êtes de plus en plus nombreux à venir la découvrir chaque semaine et, pourtant, ce sont toujours les mêmes lecteurs qui me donnent leur opinion. Je les en remercie d'ailleurs (et encore) du fond du cœur mais cela me ferait plaisir que certains fantômes m'écrivent un petit mot de temps en temps. Une première fois, ce serait déjà génial ! (Pour ceux qui se demandent "pourquoi" écrire une review, je vous encourage à lire ce qui est écrit un peu plus bas.)

Alors... à vos claviers pour écrire quelques gentilles (ou pas ^^) petites choses dans le carré blanc en bas... Oui, c'est ça, celui-là même !

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Plein de bisous à vous tous, à la semaine prochaine et n'oubliez pas la review ! :)

Chalusse

PS : ENCORE BONNE ANNÉE A VOUS TOUS ! Santé, bonheur, argent, Drago Malefoy... que tout vous réussisse et vous sourisse en cette année 2018 !

PPS : J'encourage tout ceux qui le souhaite à venir découvrir "Le réveillon de Noël d'une Cougar et d'un Gigolo".


JUSTE UNE PETITE CHOSE AVANT DE RÉELLEMENT VOUS LAISSER. Je sais que bon nombre de lecteurs ne vont pas prêter attention à cette partie à la seconde où ils vont lire que je compte (encore) vous parler de reviews mais j'ai bon espoir que certains soient attentif jusqu'au bout. Je sais qu'une large majorité des auteurs sur ce site ou bien d'autres vous somment (parfois à coup de menaces) de reviewer leur(s) texte(s).

Pouvoir afficher un important « score revieweutique » est très flatteur et se révèle très souvent être une façon d'attirer davantage de lecteurs. Je ne vais pas jouer l'hypocrite en vous disant que je ne recherche pas ce genre de « mises sur le devant de la scène ». Après tout, je suis une Serpentard et tout comme notre très cher Drago, j'ai une fierté et cela me fait toujours très plaisir de voir mon travail dans le haut des classements.

MAIS ! (Bah oui parce qu'il y a un « MAIS ».) Contrairement à certains auteurs qui n'y voit qu'une façon de « briller » un minimum, pour moi, les reviews sont avant tout (et j'insiste sur ce point) un moyen de communication entre l'auteur et le lecteur. Personnellement, j'ai toujours pris le temps de répondre à l'ensemble de mes reviews. Je n'en ai jamais occulté et je continuerai à le faire car dialoguer avec vous à propos de mon texte (ou autre !) est ce que je recherche en premier lieu.

Il faut également que les lecteurs comprennent à quel point « auteur de FF » est un « travail » de longue haleine. Ce n'est pas le cas pour tous les auteurs mais en ce qui me concerne, j'essaie toujours de vous proposer le meilleur et ceci me demande un temps considérable. L'écriture c'est bien mais avant cela il y a (dans la plupart des cas) un temps de réflexion. Puis l'écriture. Puis la relecture (voire deux/trois/parfois quatre relectures). Et éventuellement le bêtatage, etc. En bref, c'est très long. Certains auteurs parlent des reviews comme « salaire de l'auteur de FF » et je suis d'accord avec eux. Faire des « vues » c'est bien mais cela ne veut presque rien dire. L'auteur voit le compteur défiler etc. mais il ne sait pas ce qu'il y a dans la tête de toutes ces personnes représentées par des chiffres. Ont-il apprécié et vont-ils revenir lire le chapitre suivant ? Ont-il été déçus ? Par quoi ? Pourquoi ? Qu'attendent-ils ? Y'a-t-il eu mésentente à propos de quelque chose ? Si oui, un échange « revieweutique » pourrait très probablement éliminer cela et permettre au lecteur de mieux comprendre les intentions de l'auteur. A titre personnel, j'aime également lorsque les revieweurs se projettent et me font part de leurs souhaits/espérances/visions des choses pour le futur de l'histoire.

Tout cela pour vous dire qu'une review n'est pas uniquement un « +1 » sur un compteur.

Je tiens également à souligner que je n'espère pas de review à chaque chapitre de la part de chaque lecteur ! Mais une de temps en temps (et déjà une première ^^) me ferait immensément plaisir.

Voilà. Bien évidemment, ce « message » ne s'adresse pas à mes revieweurs hebdomadaires/quasi-hebdomadaires que je prends le temps de remercier à nouveau. :)

Sur ce, je vous laisse. Je remercie tout ceux qui auront lu et surtout ceux qui prendront, à leur tour, un peu de temps pour m'écrire un petit mot.

Gros bisous et encore Bonne année à tous !