Hello tout le monde!
Bon... désolée encore de ce retard... Mais d'un autre côté je me suis rendu compte qu'à partir de la rentrée je ne pourrai plus poster aussi régulièrement (du moins à partir du moment où j'aurais épuisé mon stock de chapitre déjà écrit...). Du coup je vais essayer d'en poster d'avantage d'ici la fin du mois. Et promis juré cette histoire aura une fin!
Donc voici le dernier chapitre de la première partie! (c'est à dire de la période à Poudlard).
Je ne me plaindrai pas cette fois-ci du peu de retour et me contenterai de le souligner, moi-même ayant tarder à poster ce nouveau chapitre.
J'espère qu'il vous plaira! Bonne lecture! :D
- Lysander est parti.
Ce furent des mots simples que ceux de Luna. Elle les murmura avec sa candeur que les années n'avaient jamais éteinte. Rose ne sut dire si cette douceur l'appaisa ou si elle la poussa un peu plus profond dans le gouffre qui venait de s'ouvrir sous ses pieds. Lys'. Lys' avec qui elle n'avait presque rien échangé de plus qu'un baiser depuis qu'il avait été soulagé de son fardeau. Lys' qui avait semblé lui pardonner, mais Lys' à qui elle avait encore tant à dire, de qui elle voulait encore tant savoir.
Et il était parti. Comme un voleur. Personne ne savait quand il reviendrait. Pour elle, il n'avait laissé qu'une lettre. Sans doute aurait-elle dû se sentir privilégiée... elle ne s'en sentait que plus trahie encore. Toute l'euphorie, qu'elle avait pu ressentir en haut de la Tour n'était plus qu'un vague souvenir. Le baiser de Lysander aussi était encore loin. Et toute l'amertume qu'elle ressentait ne faisait que lui rappeler celle qu'elle avait ressentie dans les cachot. Oui, Lys' semblait lui avoir pardonné, oui elle lui avait pardonné aussi. Cependant rien n'avait été dit. Il ne l'avait même pas écrit.
Rageusement, douloureusement, elle relut la lettre que Luna venait de lui remettre.
Rose,
Pardonne-moi de ne pas être venu te dire au-revoir. Mais si je t'avais vu, je n'aurais pas pu repartir. Cela te semblera niais, tant pis : c'est la vérité.
Je m'en vais Rose, pour peu de temps j'espère... mais cela, l'avenir que je ne vois plus nous le dira. Je ne pense pas que je serai en condition de t'écrire et j'espère que tout ce que nous avons encore à nous dire, nous nous le dirons de vive voix.
Je m'en vais pour revenir entier. Parce qu'actuellement je ne le suis pas. Je me repose sur Lorcan, or il est temps pour lui de vivre entièrement aussi. Pour moi aussi. C'est pourquoi je pars, c'est pourquoi je pars seul.
Tu peux m'attendre Rose, mais je n'ose pas te le demander, parce que j'ignore quand je reviendrai. Si tu m'attends, sâches que je ne te décevrai pas. Si tu ne le fais pas, je serai en bien mauvaise position pour te blâmer. Alors laisse-moi te dire encore une fois (j'espère que ce ne sera pas la dernière) que je t'aime. Je t'aime depuis si longtemps que j'ai oublié le moment où tout a commencé.
S'il te plaît, Rose, je ne te demande qu'une chose: de ne pas pleurer. Tu as versé bien assez de larmes hier...
Je t'embrasse
Lys'
Ginny Potter descendit les marches de sa maison d'un pas lourd, le cœur lourd, les larmes lourdes. Oui son enfant vivait. Mais pour combien de temps ? Combien de temps avant qu'il ne cherche à nouveau à finir sa vie ? Des heures ? Des jours ? Des mois ? Bien peu en tout cas.
Elle releva la tête en sentant la main de son mari se poser soudain sur la sienne. Un pâle sourire se dessina sur ses lèvres alors qu'elle croisait le regard de chaque membre de sa famille. Ils étaient tous venus. Ron, elle s'y attendait. Bill aussi puisque ses enfants avaient toujours été proches des siens. Mais elle n'aurait pas juré de la présence Percy, ni de George, et encore moins de Charlie qui n'avait jamais vécu en Grande-Bretagne depuis qu'il avait quitté Poudlard. Et pourtant ils étaient tous là. Pour la prendre dans leurs bras. Pour lui dire « on est là ». Pour protéger leur petite sœur.
- Merci d'être là, souffla-t-elle.
- On se devait de l'être, murmura George.
- On se devait d'être là pour toi. Et aussi pour James, ajouta Percy qui pourtant n'avait jamais été un sentimental.
Elle sourit à ce dernier. De tous ces frères, elle était celui qu'elle connaissait le moins, celui dont elle appréciait le plus l'affections, tant l'expression de ses sentiments était rare.
- Merci, répéta-t-elle. Mais... je ne vois pas ce qu'on peut faire pour l'instant. James...
Elle se tut en sentant sa gorge se serrer, et elle s'en voulut de sa faiblesse en voyant sa petite Lily se blottir dans les bras de son frère, sans doute pour cacher ses larmes.
- Il pourrait... il pourrait voir un psychomage, tenta le jeune homme.
À peine l'eut-il dit qu'il releva l'absurdité de ce qu'il disait. Son aîné n'accepterait jamais, pas pour l'instant du moins. Et tant qu'il s'y opposerait, même le psychomage le plus expérimenté se révèlerait impuissant.
- Ou bien il pourrait travailler un temps chez George, argua-t-il. Entendre des gens rire lui ferait du bien.
- Non Albus, répondit doucement le concerné. Les rire sont au contraire de véritables poisons. Ils rappellent qu'on n'en est plus capable, qu'on ne peut qu'entendre ce son mais plus l'émettre. Après... la mort de Fred, poursuivit-il d'une voix enrouée, il m'a fallu des mois avant de rouvrir la boutique.
Le jeune Potter baissa la tête, n'ajouta rien pendant quelques secondes.
- Et si on le laissait simplement aller à l'université ? Il ne serait plus entouré de tous ces gens qui savent qui il est. Peut-être même qu'il pourrait aller... à l'étranger.
- Trop risqué, marmonna sa mère qui retenait ses larmes en voyant son fils se débattre vainement pour chercher une issus. Qui serait là lorsqu'il déprimerait ?
- Alors... alors Lily et moi on arrête Poudlard. Tant pis pour les études ! s'écria-t-il. Que Lily lui rappelle pourquoi il doit vivre... et moi... et moi... je serai là, juste là, juste s'il en a besoin... parce que moi j'ai besoin d'être là...
- Dommage que Lys' ne soit plus là pour réchauffer James de son sourire, soupira sa sœur assez fort pour que tous l'entendent.
Et le silence retomba tandis que les ongles d'Albus achevaient de se consumer entre ses dents. Puis, enfin, une voix douce les fit tous sursauter.
- C'est la magie de Lysander qu'il nous faut.
C'était Fleur qui avait parlé. Et tous furent surpris qu'elle ose intervenir, ayant toujours voulu se détacher un peu des Weasley, non sans leur vouer une profonde affection. Elle n'avait jamais montrer un attachement particulier pour James. Il était son neveu, sans plus. Et il était étrange qu'elle donna une solution si claire à un problème si sombre, surtout qu'elle semblait avoir déjà trouver une issue.
- Lysander est parti, la coupa Rose d'une voix sourde.
- Je sais, dit-elle doucement. Mais Louis m'a parlé de son sourire. Il m'a dit qu'il ressemblait au mien, que lorsqu'il étirait ainsi ses dents, il donnait la couleur du bonheur.
- Lysander est parti, répéta Louis en passant un bras autour des épaules de sa cousine qui tremblait comme une feuille.
- Mais souviens-toi de ce que tu as dit le jour de la rentrée, dans le train. Quand pour la première fois il nous a fascinés, lui rappela Lily.
- « On aurait dit Maman », souffla Louis. Maman pourrait aider James.
- Maman ou l'un de vous, compléta son père.
S'ils n'avaient pas si bien connu Louis, aucun des présents dans la pièce n'aurait pu savoir que ce visage grave était capable d'autant de gaîeté et de fantaisie. Parce que soudain, il voyait parfaitement où ses parents et sa jeune cousine voulaient en venir.
- Tu es un Vela aussi, intervint Bill, devinant les pensées de sa belle épouse. Et même si cela est moins voyant que chez Fleur, tu sais user de charmes comme elle.
- Vous voulez que j'ensorcèle James ? s'étrangla leur plus jeune fils. C'est comme si je lui administrais un filtre d'amour : tout ne serrait qu'illusions. Et les illusions se brisent.
- Qui a parlé de l'ensorceler ? intervint Percy. Ce que tes parents essaye de dire, c'est que tu n'es pas qu'un être humain. Autant que Teddy est un Métamorphomage, tu es un Vela. Un être de chair mais aussi de magie. Plus de magie encore qu'un sorcier ordinaire. La magie, ce n'est pas que les sortilèges. C'est aussi toucher les autres. Défaire des nœuds. Tant en recherche magique, qu'en pensées.
- Mais Louis est le plus jeune ici ! Pourquoi pas toi Fleur ? Pourquoi pas Victoire ? intervint Teddy en voyant son beau-frère pâlir.
- Justement parce que je suis le plus jeune, murmura Louis en relevant la tête, croisant le regard de sa mère. Parce qu'étant le plus jeune, je suis celui qui a l'âge de James, celui sur qui il se reposera le plus facilement.
- Et moi qui croyait qu'on allait arrêter d'envoyer les gosses dans le gouffre, grogna George.
- George..., intervint Angelina en prenant sa main dans la sienne.
- Sérieusement ! Harry sauve le monde: génial - je n'ai rien à rajouter. On paye le prix fort - mais ce n'est pas le sujet. Mais maintenant on se rend compte que Lysander est celui qui a sauvé James. Et après il faut que ce soit Louis qui prenne soin de lui ? explosa le jumeau brisé en se levant pour foudroyer sa famille du regard. Mais regardez-le ! C'est un gamin ! Quand est-ce qu'on va arrêter de condamner les gamins !
- Il ne s'agit pas de les condamner mais de les sauver, répliqua Angelina. Tu reconnaîtras que ni toi ni moi, ni Harry, ni Ginny n'ont le don des Vela. Fleur pourrait prendre James sous son aile, c'est vrai, admit-elle. Mais pour cela il faudrait que James l'accepte. Or il n'a jamais été proche d'elle. En revanche, Louis le connaît plutôt bien – elle se tourna vers l'adolescent toujours livide. S'il accepte et seulement s'il accepte.
Louis frissonna. Il sentait le froid le frôler. La peur paralysante. L'angoisse mordante.
- Je le ferai, souffla-t-il d'une voix blanche. Pas pour le couver, pas pour l'étouffer. Juste pour lui rappeler... que la vie a un goût délicieux.
- Tu n'es pas obligé, le coupa Ginny d'une voix douce.
- Je sais. Mais s'il arrivait quoique ce soit à James et que je n'ait rien tenté, je ne me le pardonnerais jamais. Mais... Harry... Ginny. Pour ça, j'ai juste une chose à vous demander.
- James, vient avec moi en Inde. Ça te fera du bien.
- Je ne crois pas à ces histoires de magie indienne, marmonna l'aîné Potter sans daigner se retourner dans son lit pour le regarder.
- Je ne te demande pas de le faire pour ça, soupira Louis en se mordant la langue pour ne pas lui rappeler que les quelques bases qu'il possédait de cette magie l'avait autant fasciné que les autres. Je te le propose pour que tu t'éloignes. Que tu t'éloignes d'un peu tout mais surtout de l'Angleterre où chacun tique à ton nom. En Inde, certains feront le rapprochement, d'autres non, tout simplement parce que là-bas Harry est connu au même titre que n'importe quel nom appris en Histoire de la Magie. En partant d'ici, tu pourras être celui que tu voudras, et te détacher de Jamesésirius.
Son cousin se retourna vers lui, Louis se réjouit intérieurement d'avoir marqué ce premier point. James plongea ses yeux bruns dans les siens.
- Et qu'irais-je y faire alors ?
- Guérir, murmura doucement le fils de Bill. Parce que tu dois guérir de cette blessure qui te ronge depuis si longtemps.
- Je ne pourrai pas, soupira-t-il. C'est trop tard.
Et il se retourna vers le mur, signifiant à l'autre que la conversation était close. Ce dernier se leva et alla vers la porte, résigné. Pourtant il s'arrêta sur le seuil de la porte, ses mains agrippant avec tant de force le cadre de bois que ses articulations blanchirent.
- Lys' t'a libéré en se libérant. Il est aussi détruit que toi, peut-être même davantage, grinça-t-il entre ses dents. Alors il est parti. Tout comme je te propose de faire. Partir, découvrir autre chose, autre chose pour remplir ta tête, pour remplacer tes idées noires. Lys' a trouvé la force d'avancer. Et Harry s'est relevé après la guerre, comme toute notre famille.
- Ça n'a rien à voir...
- Et le père de Teddy avait refusé que sa condition de loup-garou dicte sa vie. Il a guéri en partie de sa blessure. Et sais-tu ce que ça nous apporté ? Ce que ça m'a apporté ? Ma sœur a trouvé l'amour de sa vie. Et j'ai aujourd'hui un neveu. Et toi tu as eu quelqu'un qui a été pour toi comme un grand frère. Tout ça parce que Remus a voulu vivre.
- Ça n'a rien à voir..., répéta James d'une voix monocorde.
- Et mon père ? poursuivit Louis d'une voix dure. Il aurait pu sombrer après avoir vu le visage que lui avait défiguré Greyback. Pourtant il rit aujourd'hui. Il rie aux éclats. Pourquoi ? Parce qu'il s'est appuyé sur ma mère. Parce que savait que jamais elle ne l'abandonnerait.
- Ça n'a...
- Tout comme NOUS ne t'abandonneront jamais ! Ni moi ni personne. Personne ! Personne n'existe pas. Tu n'es pas Personne !
- Vous devriez...
- Et Sirius ? explosa le fils de l'aîné Weasley en abattant sa dernière carte qui, à son plus grand espoir, fit tressaillir James. Douze ans à Azkaban l'ont miné mais ne l'ont pas tué. Et pourtant il était seul !
- Arrête..., gémit son cousin en songeant à son homonyme.
- C'est pour que, comme eux tous, tu guérrises que je te demande de partir avec moi. Tu me connais James. Je suis farceur quand je peux, présent quand il faut, si seulement on m'en laisse l'opportunité. Il se rapprocha du lit où son cousin était recroquevillé et s'y assit. Laisse-moi t'aider James.
- Je ne suis pas James, sanglota l'aîné Potter. Je ne veux pas l'être...
- Alors viens avec moi, répéta doucement Louis. Et...
- Je ne veux plus m'appeler James..., souffla-t-il.
- Jimmy. C'est comme ça que tes parents t'appellent, comme ça que souvent les enfants t'appellent. Viens avec moi, avec ce nouveau nom dans tes bagages. Ne sois plus jamais James Sirius ni Jamesésirius. Juste... juste Jimmy Potter.
Louis se leva, désirant laisser réfléchir son cousin. Il en avait besoin et de toute façon il ne s'était jamais attendu à ce qu'il lui donne immédiatement une réponse positive. James était trop enfermé dans sa douleur pour y voir la main qu'il lui tendait.
Partir en Inde ? Il en avait le projet depuis des mois. Il y aurait volontiers renoncé pour aider son cousin... mais il lui semblait justement qu'un pays nouveau et différent pouvait aider le jeune homme à se reconstruire.
Il songeait à cela, se souvenait que de toute façon, les parents de James l'appuyaient, qu'ils sauraient peut-être convaincre leur fils.
- Mais qu'irais-je faire là-bas ? murmura soudain l'aîné Potter.
Louis en faillit trébucher. Car si cette phrase semblait encore exprimer sa résistance, elle lui soufflait qu'il se mettait à envisager l'idée. Et alors qu'il lui répondait, un large sourire s'étendant sur ses lèvres. Finalement, peut-être qu'il n'aurait pas à espérer que Ginny et Harry convainque James. Ou plutôt... Jimmy.
