Bonjour à tou(te)s !
Je commence, as usual, par dire un (nouveau) très grand MERCIIII à mes revieweurs/euses d'amour que j'aime ainsi qu'à tous les lecteurs qui font des ajouts en fav/alertes. Vous m'avez laissé de magnifiques compliments au sujet du précédent chapitre ce qui m'a réellement fait très chaud au cœur.
Cette fic' est par ailleurs en passe d'atteindre le seuil des cinq cents reviews ce qui est énoooorme ! Merci, merci, merci ! A l'occasion du cinquième reviewersaire, je mets en jeu un lot esexptionnel. Oui, oui : esexptionnel ou plutôt lemoneptionnel puisque le revieweur ou la revieweuse qui laissera la 500e se verra offrir le droit de passer une nuit enchanteressement lemonesque (^^) avec son personnage favori ! En attendant, passons aux RàRs anonymes.
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RàRs Anonymes :
Guest : Effectivement, Narcissa est enfin sortie d'affaire ! Tout le monde peut respirer, reprendre le court normal de sa vie et nos Dramione sont effectivement libres de se rapprocher de plus en plus. Voire de prendre conscience de certaines choses… ^^ Espérons qu'ils poursuivent sur cette voie à présent. Je te remercie des milliers de fois pour ta nouvelle review ! Vraiment, merci, merci, merci d'être toujours au rendez-vous aussi promptement après la publication du chapitre. Bonne semaine à toi, bisous et… bonne lecture ! :)
Fantme : Merci infiniment pour ce très beau compliment sur le chapitre de la semaine dernière. Je suis ravie qu'il t'ait autant plu. Je te rassure tout de suite : non, nous ne sommes pas encore parvenus à la fin de cette fic'. Nous en sommes même encore assez loin puisqu'il vous reste (en comptant le chapitre publié cette semaine) dix-huit chapitres à découvrir.
Tes encouragements me touchent énormément. Vraiment, merci pour tes mots et, encore une fois, si cela peut te rassurer, sache que la fin de cette fic' ne signifie absolument pas la fin de mes publications sur ce site. J'ai encore plusieurs textes en réserve que j'ai bien l'intention de vous proposer au fur et à mesure. :) Sinon, ne t'excuse pas de ne pas avoir reviewé avant la semaine dernière. Je peux comprendre, il n'y a aucun problème. En effet et pour toutes les raisons que j'ai pu exposer dans ma « note » de la dernière fois, les reviews sont très importantes pour moi. Je te suis donc extrêmement reconnaissante de prendre le temps de m'en écrire. :) Bref : des millions de mercis ! Je t'embrasse et je te dis peut-être à très vite en espérant que tu prendras plaisir à lire ce nouveau chapitre !
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Voilà ! Il est temps de retrouver nos petits handicapés des sentiments (j'ai nommé les Dramione ^^) préférés. Narcissa à présent sauvée et notre Drago-chéri ayant pris conscience de quelques petites choses, comment cette histoire va-t-elle évoluer ? C'est ce que je vous propose de découvrir dès à présent !
Bonne lecture et à tout à l'heure avec la note de fin. :)
Comme toujours : seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR.
Chapitre 49 : Après la tempête... vient le dîner Weasley-Potter-Zabini-Malefoy-Granger (Partie 1)
Hermione et Drago se rendirent à Sainte-Mangouste dès sept heures le lendemain matin. La Gryffondor s'entretint quelques minutes avec la Médicomage référente, qui avait supervisé la nuit de Narcissa puis revint vers Drago, un grand sourire aux lèvres.
- Tout s'est très bien passé. Ta mère s'est réveillée aux alentours de cinq heures du matin pour boire et manger un peu puis elle s'est rendormie, annonça-t-elle en s'emparant du dossier médicomagique que l'infirmière lui tendait.
Mais le blond ne semblait pas particulièrement ravi ou soulagé. Il avait froncé les sourcils et Hermione lui lança un regard surpris.
- J'espère qu'elle ne m'a pas cherché, répondit le Serpentard à sa question silencieuse.
Hermione lui adressa un léger sourire avant de mettre une main rassurante sur son bras.
- Ne t'en fais pas, je suis certaine qu'elle comprendra.
- Hum, grogna-t-il.
La jeune femme n'ajouta rien et ils prirent la direction de la chambre de Narcissa. Hermione toqua puis entra, suivie de Drago. A son grand étonnement, la blonde était déjà réveillée. Et à sa surprise la plus totale – et à celle du Serpentard également, à en juger par l'expression qui s'inscrivit sur son visage – elle arbora un spectaculaire sourire en les voyant entrer tous les deux dans la pièce.
- Bonjour ! lança-elle à la cantonade.
Hermione et Drago se regardèrent, stupéfaits, puis le blond prit la parole.
- Bonjour Mère, répondit-il prudemment. Tu-tu vas bien ?
- Merveilleusement bien, mon chéri. J'espère que toi aussi. Tu as meilleur mine qu'hier soir alors je suppose que tu vas mieux, répondit-elle d'une voix enjouée.
Les deux amants se regardèrent une nouvelle fois, puis Hermione s'approcha de sa patiente.
- Mrs Malefoy, êtes-vous certaine que vous vous sentez bien ? demanda Hermione en commençant à lui jeter quelques petits sortilèges afin de vérifier son état général.
- Eh bien oui, pourquoi cette question ?
- Euh… Vous semblez vraiment très… très… commença la jeune femme, mal à l'aise.
- Étrange, le terme qu'Hermione cherche c'est « étrange », Mère, termina Drago en venant se placer de l'autre côté de son lit.
- Ne dis pas de bêtises Drago, s'il-te-plaît. Je ne suis pas « étrange », je suis heureuse, affirma Narcissa avec aplomb.
- Ah…
La blonde leva les yeux au ciel, reportant son regard sur Hermione qui poursuivait son examen matinal.
- Mère ? continua pourtant Drago.
- Oui ?
- A propos de cette nuit…
- Oui ?
- Je te demande de bien vouloir m'excuser…
- De bien vouloir t'excuser ? répéta-t-elle.
- Oui. Pour ne pas être resté avec toi, pour ne pas t'avoir veillée. Mais…
Narcissa émit un bruit très particulier, entre le soupir et râlement.
- Ne t'ai-je pas demandé d'arrêter de dire des bêtises, mon fils ?
- Si mais…
- Bon eh bien arrête.
- Mais…
- Drago !
- Mais…
- Merlin ! Miss Granger, s'il-vous-plaît, voulez-vous bien rassurer mon fils sur le fait que je ne lui en veux pas d'être parti pour vous retrouver cette nuit ? demanda-t-elle d'une voix agacée en plantant ses yeux bleus et perçants dans ceux de la jeune femme.
Cette dernière, surprise d'être ainsi intégrée à la conversation, eut un moment d'absence avant de finalement opiner, se redresser et se tourner vers Drago.
- Drago, ta mère ne t'en veux absolument pas d'être venu me… retrouver cette nuit.
La Gryffondor avait momentanément rosi mais délivra son message. En face d'elle, Drago les regardait alternativement comme si toutes les deux étaient devenues folles à lier. Hermione capta l'amusement de Narcissa et lui sourit avec complicité. Sourire que la blonde s'empressa de lui retourner.
- Drago ? l'appela Hermione.
- Hein ? demanda-t-il, visiblement perdu dans ses pensées.
- Pourquoi tu n'irais pas voir si Blaise est arrivé ? Je sais qu'il devait revenir ce matin.
- Blaise ?
- Oui Drago… Blaise. Oh et profites-en pour l'inviter, ajouta Hermione d'une voix distraite.
- L'inviter ?
- Pour samedi ! Merlin, mais qu'est-ce qu'il t'arrive ce matin ?! rigola la jeune femme.
- Rien, rien, grommela le Serpentard, manifestement mécontent de devenir une source de moqueries.
Il les quitta en bougonnant ce qui élargit encore un peu plus le sourire des deux femmes.
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Une fois seules, Hermione poursuivit ses examens tandis que Narcissa gardait le silence. Finalement, la Gryffondor rangea sa baguette dans la poche de sa blouse puis se recula légèrement.
- Je vous confirme que la maladie a été éradiquée, annonça-t-elle avec émotion.
La blonde ferma les paupières et soupira longuement, un sourire victorieux prenant place sur ses lèvres. Elle finit par rouvrir les yeux et les posa sur Hermione.
- Je n'ai pas eu l'occasion de vous remercier hier, Miss Granger…
- Vous n'avez pas à me remercier, Mrs Malefoy. D'autant plus que votre fils l'a fait pour, au moins, une bonne dizaine d'années, ajouta la jeune femme, amusée.
- Je m'en doute, mais il m'est inconcevable de ne pas le faire. Alors… merci. Sans vous, je serais probablement déjà morte, ou ma mort serait imminente et, grâce à vous, je suis vivante et j'ai la chance de pouvoir continuer à vivre presque normalement.
Hermione se mordit la lèvre.
- Je-je suis désolées, pour vos jambes… votre bassin… J'ai essayé mais…
Elle l'arrêta d'un mouvement de la main.
- Il n'est pas nécessaire de parler de cela, Hermione, et certainement pas nécessaire pour vous de vous excuser. Merlin mais qu'avez-vous, tous les deux, avec Drago, à vous excuser ce matin comme des enfants pris en faute ? fit la blonde.
Hermione eut un sourire contrit.
- C'est juste que… la journée d'hier a été très compliquée et je pense que nous sommes un peu fatigués et que l'on peine à réfléchir rationnellement.
- Hum…
- Vous savez, votre fils est resté avec vous tout le début de la nuit. Il ne m'a rejointe que vers trois heures du mat…
- Je rêve ! la coupa la blonde à la limite du désespoir. Miss Granger, il me semblait pourtant avoir été claire à ce sujet !
Hermione ouvrit la bouche pour répondre mais Narcissa ne lui en laissa pas l'occasion.
- Je n'en veux ni à vous ni à Drago de m'avoir laissée. Je sais que les elfes étaient là, ainsi que les Guérisseurs et les infirmières et je suis heureuse qu'il soit retourné vers vous.
- Ah-ah oui ? demanda Hermione d'une petite voix.
- Bien entendu ! affirma-t-elle en levant les yeux au ciel. Drago était bien mieux avec vous, chez vous, qu'ici tout seul à me regarder dormir. Je connais mon fils, vous savez, reprit-elle plus doucement. Je le connais mieux qu'il ne se connaît lui-même et je sais que s'il s'est tourné vers vous hier c'est parce qu'il devait se sentir très seul et qu'il avait besoin de soutien…
Hermione fronça légèrement les sourcils, n'étant pas certaine que cette annonce la mette réellement à son avantage… Narcissa sembla s'en rendre compte car elle poursuivit.
- Excusez-moi, je me suis mal exprimée. Ce que je voulais dire, c'est que Drago est quelqu'un qui n'aime pas montrer ses faiblesses. Pas à moi, pas à Scorpius, à personne. Et je sais que de me voir et me savoir comme je l'étais hier lui a fait beaucoup de mal et a été très dur pour lui. Si vous n'aviez pas la relation que vous avez, je suppose qu'il aurait passé son temps à boire et à me veiller en maugréant contre la Terre entière tout en ruminant son chagrin. Mais, ajouta-t-elle en insistant bien sur le terme, il ne l'a pas fait. Il est retourné vers vous. Il avait besoin de se sentir rassuré, entouré et aimé et il s'est tourné vers vous.
Elle termina son monologue en lançant un regard appuyé à la jeune femme avant de joindre ses mains sur les couvertures, devant elle.
Hermione avait l'impression que son cerveau avait fait un black-out. Elle restait là, à regarder Narcissa, la bouche entrebâillée. Pourtant, aucun mot n'en sortait. La blonde eut un sourire presque compatissant.
- Détendez-vous, Miss Granger.
- …
- Je vois… Vous n'avez jamais… abordé ce sujet avec mon fils, n'est-ce pas ?
- … non, pas vraiment, articula finalement la jeune femme.
- Je vois, répéta Narcissa.
Le silence tomba. Ne voulant pas réfléchir à ce qu'elle venait d'entendre, Hermione dit la première chose qui lui passa par la tête.
- Voudriez-vous vous joindre à nous pour dîner samedi soir, Mrs Malefoy ?
Elle haussa un sourcil.
- Définissez-le « nous », s'il-vous-plaît.
Hermione se mordit de nouveau la lèvre avant d'annoncer.
- Votre fils, certainement Blaise Zabini, Mr et Mrs Weasley, Harry et Ginny Potter, Percy Weasley et sa femme, George Weasley, son épouse et… moi.
- Des enfants ?
- Le bébé de Ginny et Harry.
- Le dîner à lieu où ?
- A l'appartement de votre fils, enfin chez moi… enfin chez… à l'appartement du Chemin de Traverse, bredouilla Hermione.
Narcissa eut un très mince sourire avant de la scruter du regard. Mal à l'aise, la jeune femme baissa les yeux. Le silence plana une nouvelle fois puis :
- D'accord.
- D'accord ? répéta Hermione, surprise.
- Qu'est-ce qui est d'accord ? demanda Drago au même instant en entrant dans la chambre, suivi de Blaise Zabini.
- Miss Granger vient de m'inviter à votre réception samedi soir et j'ai accepté, annonça-t-elle sans autre préambule.
S'en suivit un capharnaüm. Hermione et Drago se regardèrent. Il lança un « c'est sa réception, Mère », alors que la Gryffondor balbutiait un « j'espère que ça ne te dérange pas… » à l'adresse du Serpentard, et que Zabini déclarait « alors ça, c'est parfait ! On ne sera pas trop de trois pour affronter Saint Potter et tous ces rouquins coincés du cul ! ».
Finalement, ce fut Drago qui reprit la parole.
- Ça ne me dérange pas, rassura-t-il son amante. Après tout c'est sa décision…
- Tout à fait ! coupa Narcissa.
- Mais… tu penses qu'elle sera en capacité ? s'enquit Drago à l'attention d'Hermione.
La jeune femme vit Narcissa lever les yeux au ciel. De toute évidence, elle n'appréciait que très modérément les élans protecteurs de son fils.
- Oui. Vous allez rester ici pendant encore vingt-quatre heures, poursuivit Hermione à l'adresse de sa patiente. Par mesure de précaution. Puis vous pourrez rentrer chez vous.
- Bien.
- Pendant que vous êtes ici, des formulaires seront mis à votre disposition afin de faire une demande pour une aide sorcière…
- Une aide sorcière ? répéta-t-elle.
- Oui, pour vous aider dans votre quotidien…
- Je n'en ai pas besoin.
- Mrs Malefoy…
- Excusez-moi, Miss Granger, mais je ne pense pas que vous aillez votre mot à dire à ce propos, la coupa poliment, mais tout de même fermement, Narcissa.
- Mère…
- Veuillez m'excuser, se reprit plus doucement la blonde. Ce que je voulais dire c'est que je n'en ai pas besoin. J'ai toute l'aide nécessaire chez moi. Gilly m'apporte son concours dès que nécessaire et je lui fais confiance. Mon autre elfe, quant à lui, s'occupe des tâches domestiques et je suis tout de même assez mobile avec mon fauteuil alors, non, Miss Granger, je n'ai pas besoin d'une aide sorcière supplémentaire.
- Je comprends, répondit Hermione. Je vous prie de m'excuser, je ne voulais pas paraître envahissante. Je pensais seulement qu'avoir une présence humaine à vos côtés aurait pu être bénéfique, nuança-t-elle.
- Ne vous en faites pas. Maintenant que toute cette histoire est derrière moi, je compte bien reprendre contact avec certaines de mes amies et ne pas rester enfermée chez moi, si c'est ce que vous pouvez craindre.
Hermione hocha la tête, signifiant qu'elle comprenait effectivement.
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Ils discutèrent encore quelques minutes. Narcissa remercia Blaise pour l'aide qu'il avait apportée puis ils la laissèrent se reposer. Tous trois redescendirent ensuite au rez-de-chaussée pour se rendre à leur travail respectif. Blaise les quitta puis Drago et Hermione se rendirent au ministère.
- Tu vas prévenir Scorp' ? l'interrogea Hermione alors qu'ils s'arrêtaient devant la porte du Service du Serpentard.
- Oui. Attends-toi à une lettre pleine de remerciements et de « Hermione, tu assures un max ! » dans les prochaines heures.
La Gryffondor rigola. Cela ressemblait en effet à ce que le jeune Serdaigle pourrait écrire.
- Tu passes à Sainte-Mangouste ce soir ? poursuivit le Serpentard.
- Oui, je dois contrôler son état et donner mon aval pour qu'elle puisse sortir demain matin.
- Bien. On se retrouve ici vers… Tu termines à dix-sept heures trente ?
- Oui.
- Alors dix-sept heures trente, ici ?
- D'accord, souffla-t-elle.
Il lui adressa un sourire en coin auquel elle répondit. Il l'attira ensuite dans ses bras et lui donna un long baiser.
- Je n'ai pas oublié que je te dois un massage ce soir, ajouta-t-il à son oreille avant de lui faire un clin d'œil et de pousser la porte menant à son bureau.
Hermione sentit une agréable chaleur s'emparer d'elle et ce fut ravie par cette perspective qu'elle retrouva ses dossiers, étalés pêle-mêle sur son bureau, comme si la journée de la veille n'avait tout simplement pas existé. Pourtant, tout lui semblait différent. Elle se sentait différente. Elle ne savait pas ce qui avait changé mais quelque chose était différent, elle en était certaine. Elle pouvait le ressentir. Décidant de ne pas prolonger ses réflexions qui n'auraient pour but que de lui embrouiller le cerveau encore plus qu'il ne l'était déjà, elle retrouva l'ennui profond que lui inspirait le récit d'un Moldu qui s'était retrouvé en possession d'un jeu d'échec version sorcier et dont les pièces s'étaient mises à essayer de le tuer, avec un ravissement qui n'était presque pas hypocrite.
OoOoOoO
- Drago !
- Quoi ?
- Tu crois que je ne te vois pas ? Arrête de manger les petits fours !
- Mais j'ai faim ! grogna le Serpentard. Quelle idée de leur demander de venir si tard !
- Harry avait une réunion et ne finissait qu'à vingt heures trente, je n'y suis pour rien, se défendit Hermione en allumant la dernière bougie magique grâce à sa baguette. Et tu n'as qu'à boire un verre d'eau si tu as faim.
- Hum… On aurait aussi pu commencer sans Potter… maugréa-t-il. Et je t'ai dit que j'avais faim, pas soif !
Hermione ne répondit pas et alla le rejoindre près du bar. Elle l'embrassa sur la joue pour détourner son attention et emporta le plateau garni de d'amuse-gueule un peu plus loin.
- Eh ! Qu'est-ce que tu fais ? se récria Drago en affichant une moue outragée.
- Je m'assure qu'il reste à manger quand les invités arriveront, répondit-elle en plaçant le plateau dans le four avant de le refermer grâce à un sortilège complexe.
- Merlin ! Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ?! se lamenta théâtralement le blond.
La jeune femme leva les yeux au ciel.
- Tu n'as qu'à t'occuper de sortir les bouteilles d'alcool pendant que je vais finir de me préparer, suggéra-t-elle.
Il ne répondit pas et elle partit en direction de sa chambre.
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Une fois sa blouse, son pantalon à pince et son blazer noirs enfilés, Hermione s'occupa de ses chaussures. Elle retourna dans son dressing pour prendre la paire qu'elle avait achetée dans la semaine. Il s'agissait d'escarpin à hauts talons noirs et blancs avec un empiècement en tissu qui se refermaient par un lien noué sur le devant de sa cheville. Ceci fait, elle se redressa et s'approcha de son miroir afin de mettre une dernière touche à son maquillage lorsque son regard fut attiré par le reflet de Drago qui se tenait appuyé contre le chambranle de la porte. En constatant qu'elle l'avait vu, il s'approcha doucement avant de glisser ses mains sur sa taille. Hermione lui adressa un sourire par le biais du miroir auquel il répondit.
- Stressée ? demanda le Serpentard.
- Oui… avoua Hermione.
Il se pencha sur le côté et déposa un baiser sur sa joue, comme elle l'avait fait avec lui quelques minutes plus tôt.
- Ne t'en fais pas, je suis certain que tout va parfaitement bien se passer, la rassura-t-il.
- Tu crois ?
- Bien sûr…
- Hum… Je n'en suis pas si sûre.
- Ils n'auraient pas accepté s'ils avaient des doutes quant à leur réaction.
- Peut-être mais… et si ça se passe mal avec ta mère… Ou avec Zabini ?
- Ne t'inquiète pas, nous autres, Sang-Pur, avons appris à bien nous tenir en société même si les choses ne se déroulent pas comme nous les avions prévues…
- Ah oui… une leçon que tu n'as manifestement pas très bien retenue, se moqua Hermione en appliquant son mascara.
- Cela va sans dire, répondit Drago sur un ton pompeux qui fit rire la Gryffondor. Mais sois sans crainte, je saurai me tenir ce soir, reprit-il d'une voix très sérieuse.
Hermione lui sourit de nouveau et s'apprêtait à reprendre la parole lorsqu'elle entendit distinctement que l'on toquait à la porte de son appartement.
- Ce doit être Narcissa, annonça Hermione. Je lui avais demandé de venir un peu plus tôt.
- Bien. Finis de te préparer, je vais lui ouvrir.
- Merci.
Le blond leva les yeux au ciel avant de s'écarter. Il allait sortir de la pièce mais se retourna au dernier moment.
- Oh et, Hermione ?
- Oui ?
- Tu es très belle.
Un sourire naquit sur les lèvres de la Gryffondor. Elle croisa son regard dans le miroir.
- Tu n'es pas trop mal non plus, répondit-elle.
- Je sais, dit-il avant de quitter la salle de bain.
Hermione ferma momentanément les paupières en secouant la tête, désespérée par tant narcissisme, avant de finir de se maquiller. Elle se parfuma puis alla rejoindre les Malefoy dans son salon. Son canapé avait été décalé afin qu'une longue table puisse être installée. Drago et elle s'étaient mis d'accord pour que l'apéritif soit pris debout si bien qu'une extension au bar/plan de travail qui délimitait une partie de la cuisine de la pièce à vivre avait été ajoutée.
- Bonjour Mrs Malefoy ! la salua Hermione en pénétrant dans le séjour.
- Miss Granger, que vous-ai-je dis ?
- Excusez-moi, Narcissa, se reprit-elle en souriant. Mais, vous savez, ça fonctionne aussi pour vous.
La blonde la scruta quelques secondes avant de sourire à son tour.
- Bien, Hermione.
Drago observait la scène de loin, une bouteille dans les mains. Après avoir demandé à son ancienne patiente si tout allait bien depuis la veille au soir, où elle était passée lui rendre visite après le travail, Hermione se retourna vers son amant, les sourcils froncés.
- Je t'avais demandé de t'en occuper tout à l'heure, lui dit-elle sur un ton de reproche en désignant la bouteille qu'il avait entre les mains.
Le blond ouvrit la bouche pour se défendre mais sa mère fut plus rapide.
- C'est moi qui l'ait apportée. C'est un Sauternes que j'avais dans ma cave et comme je sais que c'est le préféré de mon fils, et que vous appréciez également, j'ai pensé que vous devriez l'avoir.
- Tu vois, Mère, elle est gentille avec moi ! Pas comme toi qui monte sur tes grands hippogriffes toutes les cinq secondes depuis ce matin, ronchonna le Serpentard dans la parfaite imitation d'un enfant de cinq ans et demi avant de tourner les talons.
Hermione leva les yeux au ciel avant de pivoter de nouveau vers la mère du gamin qui lui servait d'amant.
- C'est très gentil à vous, Narcissa, mais vous n'auriez pas dû.
- Ne dites pas de bêtises, répondit-elle.
- Hermione ! l'appela Drago depuis la cuisine.
- Excusez-moi.
- Mais faites, faites, je vous en prie.
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La jeune femme rejoignit le blond dans la cuisine.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Tu veux bien ouvrir le four s'il-te-plaît ?
- Pour que tu te resserves ? Certainement pas !
- Ce n'est pas pour me resservir, c'est pour aller les déposer avec le reste des apéritifs sur le bar.
- Ah…
Hermione fit la moue mais accepta de desceller le four.
- Doit-on ouvrir la bouteille apportée par ta mère pendant le repas ? l'interrogea-t-elle en lui tendant le plateau.
- Certainement pas ! cingla-t-il à son tour.
- Quoi ? Mais pourquoi ?
- Parce que cette bouteille est bien trop précieuse pour être bue ainsi, répondit-il.
Hermione lui adressa un regard sceptique.
- Mais pour quelle occasion veux-tu qu'on l'ouvre ?
- Hum… laisse-moi réfléchir, fit-il en prenant une attitude rêveuse. Toi. Moi. Aucun vêtement. Une cheminée. Une peau de bête. Oui, voilà, ça semble être une très bonne occasion.
- Une peau de bête ? répéta la Gryffondor, amusée.
- Oui. J'ai envie de te faire l'amour sur une peau de bête, ça te pose un problème ?
- Euh…
Toc. Toc. Toc.
- Oh, écoutes, de nouveaux invités ! s'écria faussement Hermione avant de s'enfuir de la cuisine et de mettre le plus d'espace possible entre elle et les fantasmes de Drago Malefoy.
Elle ouvrit la porte, un large sourire, plutôt crispé, aux lèvres.
- Eh détends-toi, Grangie-chérie ! Ce n'est que moi, annonça Blaise Zabini en entrant dans l'appartement sans même y avoir été invité.
Hermione leva les yeux au ciel. Ces Serpentard… tous les mêmes ! Enfin… elle espérait que Zabini n'avait pas le même genre de fantasmes que Drago… Non, ils devaient très certainement être bien pires…
Blaise salua Narcissa puis son meilleur ami avant de se retourner vers Hermione. Il lui tendit une impressionnante bouteille de Whisky-Pur-Feu de près de deux litres.
- En souvenir de ta soirée chez Pansy, dit-il simplement.
Hermione sourit avant d'attraper la bouteille et de la porter un peu plus loin. Deux invités, deux bouteilles… Elle avait manifestement acquis une très mauvaise réputation.
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- Alors, quand doit arriver la horde de Gryffy ? demanda Blaise en s'installant négligemment dans le canapé sans y avoir non plus été invité.
- Demande à Hermione, entendit-elle répondre Drago.
- Grangie-chérie, reprit Zabini un peu plus fort. Ils arrivent quand les rouquins ?
- Je ne sais pas et ne les appelle pas ainsi, répondit-elle au même moment où Drago répliquait : Ne l'appelle pas comme ça !
- Pourquoi ? T'es jaloux Malefoy ?
- Ta gueule Zabini.
- Oh… ne commence pas à être malpoli. Je te rappelle que ta maman est là, Drago, dit-il en prenant une voix faussement paternaliste.
- Si tu crois que ça m'arrête… Tu n'appelles plus Hermione comme ça et tout se passera bien, continua le blond alors qu'Hermione et Narcissa échangeaient un regard et un soupir consternés.
- Et sinon quoi ? Tu vas me foutre à la porte ?
- Possible.
- Pas possible, contra Blaise. Premièrement, fit-il en levant son index, tu ne peux pas puisque c'est l'appartement de Grangie-chérie et que l'on ne met pas les invités des autres à la porte. Et… deuxièmement, poursuivit-il en levant son majeur alors que Drago s'apprêtait à répondre. Tu as besoin de moi face à tous ces rouquins binoclards qui pensent que parler de cul – excusez-moi pour l'expression, Narcissa - entre le plat de résistance et le dessert est une offense à… - il pointa son index vers le plafond.
Hermione se prit le visage entre les mains. Il n'y avait absolument aucun moyen pour que ce dîner se passe sans au moins le décès d'un convive… Et si Zabini continuait ainsi, ce serait lui, et Hermione s'assurerait pour que cela arrive avant le plat de résistance !
Drago sembla capter son regard inquiet car il jeta un coup d'œil menaçant à son meilleur ami.
- Comme cette soirée est importante pour Hermione, je vais me retenir de t'éclater la tronche contre le mur jusqu'à ce que ton crâne explose et je te demanderai simplement de te tenir un minimum et de ne plus l'appeler ainsi.
Le Serpentard sembla comprendre que le blond ne blaguait plus car il acquiesça simplement.
- Euh… j'ai quand même le droit de l'appeler Grangie ou est-ce que je dois m'adresser à elle en tant que Miss-Hermione-Granger-future-Malefoy-si-ça-continue-comme-ça ? demanda-t-il finalement en arborant sa moue la plus innocente.
Un ange passa, puis :
- Grangie sera parfait ! s'écria Hermione d'une voix suraiguë.
- Oh, écoutez, il y a de nouveaux invités ! beugla Drago au même moment et en se levant brusquement du canapé.
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Dans la précipitation, ce fut lui qui alla ouvrir la porte. Un lourd silence tomba. Tout le corps d'Hermione s'était tendu et, alors qu'elle savait qu'elle devait marcher jusqu'à ses invités, elle resta plantée au milieu du salon, comme pétrifiée. Elle vit que Drago, Molly et Arthur Weasley n'étaient pas dans une meilleure posture. Finalement, le blond sembla reprendre contenance et avança une main vers Mr Weasley qui se tenait en face de lui. Ce dernier baissa les yeux, puis son regard remonta vers le visage du Serpentard, avant de redescendre une nouvelle fois. Il y eu quelques secondes de flottement puis son bras se mit également en action et ils se serrèrent la main. Drago reproduisit son geste envers Mrs Weasley. Cette dernière jeta un coup d'œil à Hermione avant d'imiter son mari. Drago laissa ensuite retomber son bras et s'effaça de devant la porte.
- Mr et Mrs Weasley, bienvenue. Je vous en prie, entrez, les salua-t-il tel un hôte parfait.
Le couple pénétra dans la pièce, jetant de petit coup d'œil à l'architecture et la décoration. Drago referma la porte. Il croisa le regard d'Hermione et, comprenant qu'elle était toujours incapable d'aligner trois mois, prit de nouveau les choses en main.
- Mr et Mrs Weasley, je vous présente ma mère, Mrs Narcissa Malefoy. Que vous connaissez déjà.
Tous les trois acquiescèrent puis, après une seconde d'hésitation, se serrèrent la main.
- Et Blaise Zabini, mon… meilleur ami.
Ce dernier s'approcha vivement de Molly et Arthur et les salua très naturellement. Ensuite, tous se retournèrent vers Hermione qui était toujours immobile et silencieuse en arrière-plan. Elle capta le regard encourageant de Drago et réussit enfin à remuer un orteil. Quelques secondes plus tard, elle se plantait devant Mr et Mrs Weasley.
- Hermione, ma chérie ! Tu es vraiment magnifique ! s'exclama Molly en la prenant dans ses bras.
Lorsqu'elle la lâcha, la Gryffondor peinait à respirer. Arthur la salua ensuite, plus modérément, alors que la jeune femme entendait distinctement Blaise dire à Drago :
- Ah bah c'est bizarre mais quand c'est pas moi qui appelle Hermione « Chérie », on l'entend moins ta grande gueule, Malefoy.
Hermione jeta un regard assassin au noir au même moment que Drago si bien que Zabini leva les yeux au ciel.
- C'est vraiment très beau ici, ma chérie, reprit Mrs Weasley, comme si rien ne s'était passé.
- Merci Molly, vous voulez visiter ? proposa la Gryffondor.
- Bien sûr ! Mais avant, tiens, je t'ai apporté ceci, fit-elle en sortant quelque chose de son sac à main à fleurs. Je ne savais pas quoi t'offrir alors je me suis dit que même si je t'en avais donné un la semaine dernière, tu apprécierais sûrement que j'en refasse puisque je sais que tu adores ça.
Elle pointa sa baguette sur une petite boîte rectangulaire afin de lui redonner sa taille normale avant de la tendre à la jeune femme. Curieuse, Hermione l'ouvrit. Un sourire prit place sur ses lèvres.
- Merci Mrs Weasley. Mais, vous savez, je crois que j'ai trouvé quelqu'un qui apprécie votre pâté en croûte encore plus que moi, lui dit-elle sur le ton de la confidence.
- Ah oui ? fit la matriarche, visiblement surprise qu'une telle chose puisse être possible.
- Oh oui, attendez.
Hermione jeta un coup d'œil vers le canapé où Drago et Blaise étaient en train de se tuer mutuellement du regard. Elle fit un clin d'œil à Molly avant d'appeler :
- Drago ?
A contre cœur, le blond tourna la tête vers elle, ce qui eut pour effet de faire sourire victorieusement Zabini. Il lui lança un regard interrogateur.
- Tu peux venir voir s'il-te-plaît ?
Le blond se leva et marcha vers eux.
- Regarde ce que Molly m'a gentiment apporté, fit Hermione en lui mettant le contenu de la boîte sous le nez.
Les yeux du Serpentard brillèrent soudainement de gourmandise.
- J'ai bien dit « M'a » apporté, Drago, continua la jeune femme en refermant la boîte.
- Mais… Hermione…
La jeune femme haussa un sourcil avant de répondre :
- J'accepterai de le partager avec toi… si Molly donne son accord.
Le blond plissa les yeux, avant de tourner le regard vers Mrs Weasley. Son regard presque suppliant fit éclater de rire Hermione et Narcissa, qui avait suivi toute la scène.
- Vous savez, Mrs Weasley, dit alors le Serpentard d'une voix séductrice. Votre pâté en croûte est véritablement une pure merveille…
Molly lança un regard surpris à Hermione. De toute évidence, elle ne s'attendait pas à ce que Drago Malefoy se mette à lui faire du charme pour gagner ses faveurs afin qu'elle lui accorde la permission de manger son pâté en croûte... Finalement, la matriarche reporta son attention sur Drago qui continuait à lui faire des dizaines de compliments sous l'œil agacé d'Arthur qui n'appréciait apparemment pas que le bellâtre finisse par réussir à faire rougir sa femme.
- Euh… eh bien… je pense que… que si Hermione veut bien le partager avec vous… Enfin je… ça ne me dérange absolument pas, bredouilla Molly.
Drago la remercia par un baisemain avant de se redresser et d'afficher un petit sourire arrogant à destination de son amante qui levait les yeux au ciel. La jeune femme alla déposer leur pâté en croûte dans le frigidaire avant de revenir dans le salon. Elle s'apprêtait à faire visiter son appartement à ses beaux-parents lorsque l'on toqua à la porte. Il s'agissait de George et Angelina ainsi que de Percy et Audrey. Les salutations ne furent guère chaleureuses entre Percy et Drago mais, dans l'ensemble, tout se passa bien. Hermione fit faire le tour du propriétaire à ses invités puis retourna dans le salon.
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- Mrs Malefoy ? commença alors Molly. Hermione nous a parlé de votre… de votre…
- De ma maladie, acquiesça la blonde.
- Oui et je voulais simplement vous féliciter pour vous en être débarrassée.
Narcissa inclina légèrement la tête en signe de remerciements avant de reprendre la parole :
- Si je suis ici, vivante, c'est grâce à Hermione alors je pense que c'est elle que vous devriez féliciter, Mrs Weasley, répondit-elle poliment.
Molly acquiesça avant de se tourner vers Hermione. Mais la Gryffondor l'arrêta avant même qu'elle n'ait ouvert la bouche. Molly parut surprise.
- Plus de remerciements ou de félicitations, s'il-vous-plaît ! pria la jeune femme. On ne cesse de me le répéter depuis lundi soir…
- A juste titre, la coupa Narcissa.
- Bien dit Mère, s'imposa alors Drago en arrivant de la cuisine.
Il se plaça dans le dos d'Hermione et l'embrassa sur la joue avant de se tourner vers les Weasley.
- Allez-y, vous pouvez la féliciter autant que vous le souhaitez, elle le mérite et, non, tu n'as rien à dire, ajouta-t-il en voyant son amante ouvrir la bouche.
Hermione grommela mais fut interrompue par de nouveaux coups donnés contre la porte d'entrée.
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Le silence tomba une nouvelle fois dans la pièce et la jeune femme alla ouvrir la porte. Bien évidemment, il s'agissait de Lily et ses parents.
- Salut Mione.
- Salut Harry.
- Coucou Mione.
- Bonjour Ginny et… bonjour Lily, ajouta la jeune femme en se penchant vers le bébé qui gigotait dans les bras de sa mère.
Les deux parents sourirent. Hermione s'effaça afin de les faire pénétrer dans son appartement.
- Nous sommes les derniers ? demanda Ginny.
- Oui. Blaise Zabini et Narcissa Malefoy sont également présents…
Les deux Gryffondor ne répondirent rien mais entrèrent dans le salon. Harry tendit un énorme bouquet de fleurs à Hermione qui afficha un sourire de circonstance avant de s'en emparer et de remercier ses deux meilleurs amis.
Les présentations ne furent pas nécessaires si bien qu'Hermione s'éclipsa le plus rapidement en direction de sa cuisine lorsque les conversations reprenaient doucement. Elle s'occupa de placer dans un vase les trois bouquets qu'on lui avait apporté lorsqu'une voix masculine qu'elle connaissait bien s'éleva dans son dos.
- Alors c'est bien ça… lorsque je t'offre un bouquet de trente splendides roses rouges tu m'envoie paître comme si j'étais un vulgaire Gnome de jardin et quand les Weasley-Potter t'apportent des fleurs à peine regardables, tu les remercies à tout bout de champ, marmonna Drago.
Hermione eut un petit rire avant de se retourner vers lui, l'un de ses bouquets « à peine regardables » entre les doigts. Elle s'approcha doucement de lui.
- Je ne t'ai pas menti, je n'apprécie pas les fleurs. Mais les Weasley ne le savent pas et Harry l'oublie tout le temps, expliqua-t-elle en continuant à avancer.
Le Serpentard grommela une nouvelle fois dans la barbe qu'il n'avait pas ce qui fit sourire Hermione. Dégageant l'une de ses mains, elle la posa sur sa nuque avant de l'attirer pour un long baiser.
- Tiens Mr-je-ne-suis-jamais-content, va porter ça sur la table s'il-te-plaît, dit-elle en lui plaçant le vase dans les mains.
Il leva les yeux au ciel et s'exécuta, mais seulement après lui avoir volé un dernier baiser. Hermione vérifia que ses préparations – ou plutôt celles de Drago – n'avaient pas brûlé puis rejoignit ses invités.
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La tension était palpable. D'un côté de la pièce, Narcissa, Blaise et Drago discutaient tandis que de l'autre, les Weasley-Potter restaient plus ou moins silencieux, visiblement mal à l'aise. Prenant sur elle, Hermione s'avança au milieu de la pièce. Tout le monde la dévisagea et la jeune femme se mit inconsciemment à s'empourprer. Une minute passa ainsi, personnes ne bougeant ou ne parlant jusqu'à ce que :
- Je ne voudrais pas casser la « bonne ambiance » mais est-ce qu'il serait possible d'avoir quelque chose à boire ?
S'il n'avait pas été le petit con libidineux qu'il était, Hermione aurait certainement bondit sur Blaise pour l'embrasser.
- Bien-sûr, répondit Drago en voyant qu'Hermione était à peu près tout aussi apte à servir un verre à quelqu'un que le porte manteau qui faisait un angle de mur. Qui veut quoi ?
Le blond prit les commandes puis se rendit au bar pour faire le service. Hermione capta le regard de Ginny. Cette dernière avait froncé les sourcils comme si elle était ennuyée ou agacée par quelque chose. Puis, soudainement, elle prit la parole.
- Malefoy ? appela-t-elle en tournant la tête vers le Serpentard.
Hermione sentit son cœur manquer un battement pour repartir de plus belle, presque affolé. Elle savait que c'était une mauvaise idée… La soirée allait tourner au fiasco le plus complet avant même qu'ils n'aient commencé à manger les petits fours. Ne voulant pas voir ce qui allait se passer, Hermione ferma les paupières et attendit.
- Oui ? répondit le blond, visiblement tendu.
- Hermione m'a dit que tu cachais une réserve d'alcools Moldus ici…
- Oui…
- On peut y goûter ?
N'en croyant pas ses oreilles, Hermione rouvrit les yeux. Elle n'était apparemment pas la seule à être surprise par l'attitude de sa meilleure amie. Les deux « clans » l'observaient, la scrutant pour voir si elle était sérieuse. Mais Ginny semblait parfaitement détendue et s'approcha même de Drago lorsque ce dernier eut ouvert le précieux sésame d'un coup de baguette et invité à faire son choix. Elle regarda les bouteilles quelques minutes puis en ressortit une qu'elle tendit vers le Serpentard pour qu'il la serve.
- Vodka ? Bon choix Weaslette, c'est l'alcool préféré d'Hermione. Après le Pur-Feu bien évidemment, commenta-t-il en s'emparant de la bouteille.
Ginny se retourna vers Hermione, un sourcil arqué auquel la jeune femme répondit par un mouvement de tête très vague. Pendant que le Serpentard prépara verres d'alcool et autres cocktails, la Gryffondor proposa à sa meilleure amie de lui faire faire le tour de son appartement puisqu'Harry était déjà venu une fois. Ginny accepta.
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- Pourra-t-on emprunter l'une de tes pièces pour faire dormir Lily un peu plus tard ? demanda son amie alors qu'elles s'engageaient dans le couloir.
- Bien sûr ! répondit Hermione. Elle pourra dormir dans le bureau, la chambre de Scorpius ou dans notre chambre, comme tu préfères.
Alors qu'elle allait, justement, ouvrir la porte de son bureau, elle vit sa meilleure amie la regarder à moitié surprise, à moitié… elle ne savait quoi. Soudainement, Hermione se rendit compte de ce qu'elle venait de dire et baissa les yeux avant de s'excuser du bout des lèvres. Contre toute attente, Ginny émit un bruit agacé.
- Enfin, Hermione, pourquoi tu t'excuses ?
- Eh bien j'ai… commença la jeune femme d'une petite voix.
- Hermione, il faut que tu arrêtes de culpabiliser. Je suis heureuse pour toi. Nous le sommes tous.
- Ah… Ah bon ?
- Bien entendu ! Nous ne serions pas ici sinon ! Mais enfin, qu'est-ce qu'il t'arrive ? Je croyais que c'était toi, la Miss-je-sais-tout au caractère impétueux ! Fréquenter Malefoy t'a autant ramolli le cerveau que cela ? se moqua Ginny en entrant dans le bureau.
Hermione ne répondit pas mais un sourire vint étirer sa bouche.
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Les deux jeunes femmes terminèrent leur visite puis rejoignirent Drago qui tendit un verre, qui contenait un cocktail à la vodka, à Ginny.
- Tu m'en diras des nouvelles Weaslette, dit-il en lui faisant un clin d'œil.
- Tu as mis quoi dans son verre ? demanda soudainement Harry en venant se placer derrière sa femme dans une attitude défensive.
- Ça, Potter, c'est un secret…
Harry fronça les sourcils mais Ginny n'y prêta aucune attention et porta rapidement le verre à ses lèvres. Tous les regards convergèrent vers elle, la moitié des invités craignant visiblement qu'elle ne tombe raide morte. Ce fut pourtant un large sourire qui naquit sur les lèvres de la rousse lorsqu'elle eut avalé sa gorgée.
- Merlin, c'est trop bon ! Harry, tu dois apprendre à faire ça ! s'exclama la jeune femme d'une voix excitée.
Harry marmonna quelque chose d'incompréhensible alors qu'Hermione se tournait vers Drago.
- C'est quoi ? demanda-t-elle en désignant le verre de son amie d'un geste du menton.
- Le cocktail Moldu que tu as bu chez Blaise l'autre jour, répondit le Serpentard en versant une bonne dose de Whisky dans un verre approprié.
- Tu as appris à le faire ? Je croyais que tu ne l'avais pas aimé.
- Mais toi si. Tu en veux un ?
- Eh bien… euh oui, d'accord, répondit la jeune femme, surprise.
Il lui sourit.
- Tu veux bien porter ça, ça et ça à Weasley père, Weasley mère et ma mère s'il-te-plaît ?
Il lui plaça trois verres sous le nez.
- Ok.
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- Merci Hermione.
- De rien Narcissa, sourit la jeune femme.
Elle allait repartir pour faire la suite du service lorsqu'elle se souvint de quelque chose.
- Narcissa, j'avais pensé que vous seriez peut-être plus à l'aise en bout de table, dit la jeune femme en faisant référence au fauteuil flottant de la blonde. Et comme Drago ne veut pas céder sa place, je vous cède bien volontiers la mienne.
- C'est très prévenant de votre part, Hermione, mais vous êtes la maîtresse de maison, vous devez être en bout de table.
- Oh… Voulez-vous que je parle à votre fils ? Je suis certaine qu'il fera un effort pour vous et vous laissera sa plac…
Narcissa la coupa en plaçant une main sur son bras.
- Non, Hermione. Je me placerai ailleurs, ce n'est pas un problème. Ne vous inquiétez pas, assura-t-elle, ses lèvres s'étirant en un très mince sourire.
La Gryffondor lui rendit son sourire, un peu ébranlée, puis termina de distribuer les boissons avant de retourner vers Drago qui lui tendit trois nouveaux verres. Afin de lui éviter des allers retours incessants, les invités s'étaient progressivement rapprochés du bar si bien qu'Hermione eut simplement à leur tendre leur consommation.
- Je ne savais pas que tu étais devenu radin sur le Pur-Feu, Malefoy, se plaignit Blaise en regardant son verre.
- Bois déjà ça et on verra après, Zabini, répondit Hermione en levant les yeux au ciel.
- A tes ordres Grangie.
Et il vida la moitié de son verre d'une seule lampée. Prenant sur elle pour ne pas faire de commentaire, Hermione se tourna ensuite vers Percy en lui tendant son verre d'elle-ne-savait-quoi. Il le réceptionna en la remerciant du bout des lèvres.
Une fois que tout le monde fut servi, Drago quitta son poste de serveur et vint se placer près d'Hermione. Personne, hormis Ginny et Blaise – qui avait déjà rempli son verre pour la seconde fois – n'avait entamé sa consommation. Un silence presque gêné tomba de nouveau sur la pièce jusqu'à ce que Drago lève son verre.
- À Hermione, dit-il avant d'abaisser son verre et de boire une gorgée.
Les invités – Hermione la première – le dévisagèrent puis, tous – hormis Hermione -, reproduisirent son geste en l'accompagnant des mêmes paroles. Enfin tous, sauf Hermione et Percy qui but simplement une gorgée. Mal à l'aise d'être ainsi le centre de l'attention, la jeune femme plongea à son tour le nez dans son verre. Son cocktail était excellent.
- Ça te plaît ? lui demanda Drago en plaçant une main dans son dos.
- Beaucoup. Il est encore meilleur que celui que j'ai goûté chez Blaise, répondit-elle sincèrement.
- Ça, c'est parce que je mets plus d'alcool. Rien à voir avec ce machin trop sucré qu'ils servaient l'autre fois.
- Eh ! Mon barman était très compétent ! se récria Blaise qui avait écouté leur conversation.
- C'est ça… marmonna le Serpentard.
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Les conversations reprirent doucement et alors qu'Hermione discutait avec Audrey et Narcissa de la façon dont elle avait éradiqué la maladie de cette dernière, on l'interpella.
- Oui ?
C'était Percy qui avait attiré son attention.
- Je me demandais… Combien loues-tu ton appartement ?
- Oh… euh… je ne le loue pas, à vrai dire, répondit la Gryffondor, prise de court.
Autour d'eux, les conversations s'amenuisèrent progressivement jusqu'à s'arrêter totalement.
- Tu en es la propriétaire ? demanda Percy, visiblement très surpris.
- Oui…
- Mais… comment est-ce possible ? Je veux dire… ce n'est pas avec ce que tu gagnes que…
- Percy ! s'exclamèrent les trois voix outrées de Molly, Ginny et Audrey.
- Quoi ? rétorqua-t-il en se tournant vers elles. Je suis curieux de savoir comment Hermione a fait pour devenir propriétaire d'un appartement aussi classieux et aussi bien placé sur le Chemin de Traverse avec le salaire qu'elle a, c'est tout !
Un silence de mort tomba entre eux.
- Je lui ai offert cet appartement pour son anniversaire, annonça alors la voix posée de Drago. Il s'agissait du mien, avant.
Toutes les têtes pivotèrent dans sa direction et Hermione sentit les problèmes poindre à l'horizon. Et, en effet, quelques secondes plus tard, Percy reprenait la parole.
- Je comprends mieux ! dit-il d'une voix presque triomphale.
- Qu'est-ce que tu comprends mieux ? interrogea Drago dont le ton était, tout à coup, devenu beaucoup moins cordiale.
- Pourquoi elle est avec toi.
- Pardon ?! s'exclama Hermione.
- Oh ça va, Hermione, on a compris. Il t'offre tout ce que tu veux, toi aussi, et voilà comment un Mangemort et une héroïne de guerre finissent par croire qu'ils pourront nous berner avec leur mascarade à deux Noises, ricana-t-il en embrassant la pièce d'un geste de la main.
Nouveau silence. Hermione était sous le choc et elle sentait Drago bouillonner de colère à sa droite. Pourtant, ce ne fut pas lui qui ouvrit la bouche en premier.
- Ahahah ! T'es un vrai petit comique, toi ! ironisa Blaise en venant se placer tout près de Percy et en posant, très peu délicatement, une main sur l'épaule du roux qui flancha légèrement. Parce que c'était une blague, n'est-ce pas ?
- …
- Tu sais, reprit Blaise. Je ne suis ni Drago, ni Hermione. Je ne suis pas de leur famille, je suis juste le meilleur pote du « Mangemort » dont tu parles. Donc, tu vois, si je te casse la gueule pour ce que tu viens de dire bah… ça n'engage que moi. Alors je ne sais pas ce que tu préfères, mon pote, mais si j'étais toi, je foutrais le camp d'ici et très rapidement. Oh et, si tu oses remettre une fois, une seule fois, leur relation en cause, je te retrouve et je te fais bouffer tes cou…
- C'est bon, Blaise, je crois qu'il a compris, intervint Drago.
- Hum… Alors, qu'est-ce que se sera ? Ton sang sur mon poing ou…
- Tu n'oserais pas ! s'offensa Percy.
- J'avais me gêner peut-être…
- Et même si, je te rappelle qu'il y a deux Aurors ici ! fit Percy en désignant sa sœur et Harry d'un mouvement du menton.
Blaise s'apprêtait à répondre mais Harry fut plus rapide.
- En fait, je suis plutôt d'accord avec Zabini. Réfléchis bien à ce que tu fais cette fois-ci…
- Comment oses-tu, Harry ?
- Et toi ?
- Elle fait honte à la mémoire de notre frère ! cracha Percy.
- Zabini ?
- Avec plaisir, Potter !
Blaise agrippa plus fortement l'épaule de Percy pour le faire pivoter vers lui et lui assena une gifle monumentale qui lui fit tourner la tête. Harry s'approcha alors de son beau-frère.
- Tu as déjà renié ta famille une fois pendant la guerre… Ça ne t'a pas suffi ?!
- Elle n'est pas ma famille ! Pas après ce qu'elle a fait et surtout avec qui elle l'a fait !
Ginny dut sauter sur son mari pour le retenir tandis que Blaise était retenu par George et qu'Hermione faisait tout pour empêcher Drago d'aller étriper Percy.
- Laisse-moi passer, je vais le tuer ! gronda Drago.
- Non, c'est ce qu'il veut ! Regarde-moi, laisse tomber. Drago, s'il-te-plaît ! s'exclama Hermione d'une voix suraiguë alors qu'il la contournait pour se placer devant Percy.
La jeune femme retenait toujours la main qui tenait sa baguette dans la sienne si bien que le blond ne put rien lui faire. Tout au moins pas avec sa baguette ou ses mains…
- Ecoute-moi, espèce de connard. Je ne te laisserai pas l'insulter ou m'insulter une seule seconde supplémentaire. Alors c'est soit tu fermes ta putain de gueule et tu te casses de chez moi, ou je te jure que j'expérimente sur toi tout ce que mes supers potes Mangemorts m'ont appris. C'est toi qui vois, lâcha le Serpentard d'une voix mesurée et calme qui faisait froid dans le dos.
Une nouvelle chape de plomb tomba sur eux et Percy se dégagea brusquement de la poigne de Zabini. Il se tourna vers ses parents.
- Et vous cautionnez ça ?! leur hurla-t-il au visage.
- Hermione est notre famille, Percy. Nous lui avons promis de lui apporter tout le soutien dont elle aurait besoin et c'est ce que nous ferons, répondit son père.
- Mais tu as entendu ce qu'il vient de dire ! C'est un Mangemort !
- Tu l'as insulté. Tu as insulté Hermione. C'est normal qu'il se défende.
Percy eut une expression comme s'il venait de se faire gifler une seconde fois. Il pivota vers sa femme.
- Et toi ?
- Quoi moi ?
- Tu ne vas pas me soutenir et me défendre puisqu'apparemment c'est ce que tout bon « conjoint » qui se respecte doit faire, ironisa-t-il.
- Non, répondit Audrey. Tu me fais honte. Tu nous fais honte à tous alors, s'il-te-plaît, si tu n'es pas prêt à accepter la situation, rentre à la maison et laisse-nous passer une bonne soirée.
- Une bonne soirée ?! ricana-t-il, sarcastique. Ce n'est qu'une mascarade et vous le savez tous parfaitement. Elle n'est avec lui que pour son fric et lui il n'est là que pour redonner un semblant d'estime à son nom de famille de merde !
- Non mais est-ce que tu t'entends, Percy Weasley ?! Ce n'est pas ainsi que je t'ai élevé ! hurla soudainement Molly.
Il se retourna vers sa mère, la défiant du regard.
- Je m'entends parfaitement et j'en pense chaque mot. Il a tué Ron et leur fille et elle fricote avec lui comme une…
- Ok. Ça suffit !
Toutes les têtes se tournèrent vers celle qui avait ouvert la bouche.
Hermione ne leur prêta aucune attention et profita du fait que Drago ne l'avait pas dans sa ligne de mire pour s'emparer de la baguette qu'il tenait dans sa main. Elle fit alors deux pas en avant et la pointa sur son beau-frère. Ce dernier se figea soudainement.
- Une quoi ? demanda alors Hermione d'une voix glaciale. Vas-y Percy, dis-moi ce que je suis selon toi…
- …
- Eh bah alors, on a perdu sa langue ?
Il lui jeta un regard venimeux au même instant qu'un sourire mauvais prenait place sur ses lèvres.
- Regarde-toi ! Tu parles comme lui, tu agis comme lui… C'est sa baguette avec laquelle tu menace un ancien membre de ta famille, Hermione. Tu t'es perdue et Ron aurait honte de toi ! Quant à ta fille…
- Oh non ! Ne viens surtout pas me parler de ma fille ! gronda furieusement Hermione en s'approchant un peu plus de lui, la baguette de Drago en avant. Tu ne sais rien ! Rien alors ne viens pas cracher ton venin. Tu n'acceptes pas ma relation ? Parfait. Tu sais quoi ?! Je m'en fous complètement ! Mais ne viens plus jamais… jamais me parler de ce que ma fille pourrait penser. Car tu ne sais rien. Rien, misérable petit con ! Maintenant sors de chez moi, espèce de lâche, ou je te jure que je te ferais regretter d'avoir ouvert la bouche en tout premier lieu !
Il amorça une réponse mais Hermione lui jeta un sortilège qui le fit reculer jusqu'à la porte. Percy lui jeta un regard presque effrayé qui fit sourire cruellement Hermione. D'un autre coup de baguette, elle ouvrit la porte d'entrée puis le jeta dehors sans ménagement. Elle claqua ensuite la porte et se rendit finalement compte de ce qu'elle venait de faire.
Mortifiée, Hermione ouvrit de grands yeux hagards avant de poser son front contre le panneau de bois.
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Inconsciemment, Drago s'était immédiatement approché d'Hermione lorsque la porte s'était refermée sur Percy Weasley. Mais, maintenant qu'il la voyait, debout et la tête appuyée tout contre, le blond hésitait quant à la marche à suivre. Il se doutait bien que la jeune femme était bouleversée mais, au vu de ce qu'il s'était passé et des mots qui avaient pu être échangés, il se demandait sincèrement s'il était la bonne personne pour aller la réconforter.
Néanmoins, à la seconde où il vit son corps être secoué d'un sanglot silencieux, Drago arrêta de tergiverser, franchit rapidement les derniers mètres qui la séparaient de son amante et posa une main sur son épaule.
- Hermione ? l'appela-t-il d'une voix qu'il tenta de rendre la plus douce possible.
Il s'était à peu près attendu à toutes les réactions. Qu'elle le repousse, qu'elle se mette à lui hurler de dessus, qu'elle le repousse en lui hurlant dessus, qu'elle se mette à pleurer encore davantage, qu'elle quitte brusquement la pièce, qu'elle quitte brusquement la pièce en se mettant à pleurer à chaudes larmes. En bref… à, à peu près tout hormis à ce qu'elle se retourne vivement, se jette dans ses bras, enfouisse sa tête contre son torse et continue de pleurer. Décontenancé, Drago resta interdit quelques secondes avant de finalement refermer les bras autour d'Hermione. Il sentait son corps être secoué de spasmes contre le sien et son désir de broyer le crâne de ce connard pédant de Percy Weasley redoubla. Le Serpentard se décala quelques peu, entraînant la jeune femme avec lui jusqu'à ce qu'il ait le reste de la pièce, autrement dit tous leurs – ses, à elle ! – invités face à lui. Ils arboraient tous des expressions faciales différentes. Allant de grimace scandalisée, à la désolation, en passant par l'énervement et la tristesse. Croisant le regard de Potter, Drago lui fit comprendre qu'il prenait la situation en main et le binoclard ne tenta même pas de parlementer.
- Viens, murmura le blond à l'oreille de la femme qu'il tenait dans ses bras.
Elle ne répondit pas mais se laissa entraîner jusqu'à sa chambre sans résister. Drago referma la porte puis s'avança dans la pièce avant de la reprendre dans ses bras. Ils restèrent longtemps sans bouger, Hermione déversant seulement sa colère, sa peur et sa tristesse tandis que, lui, tentait de réfréner ses pulsions meurtrières. Lorsqu'il la sentit flancher quelque peu sur ses jambes, il l'approcha du lit sur lequel elle s'assit. Il s'accroupit en face d'elle et écarta les mains qu'elle avait instinctivement posé sur ses yeux. Son regard était douloureusement peiné et le Serpentard sentit son cœur se contracter.
- Veux-tu que je leur demande de partir ? l'interrogea-t-il doucement.
Elle ne répondit pas, les larmes continuant de couler sur ses joues. Elle lui demanda un mouchoir.
- Tiens, fit-il en lui en tendant une pleine boîte.
- Merci, rit-elle très légèrement.
Une fois ses larmes séchées, elle posa de nouveau son regard sur lui, qui n'avait pas bougé.
- Non, répondit-elle finalement à sa question restée sans réponse.
- Tu es sûre ? Je suis certain que…
- Non. Ça va aller, mais…
- Mais…
- Tu ne penses pas qu'ils sont déjà tous partis ?
Drago fronça les sourcils, ne comprenant pas.
- Après ce que j'ai fait, je veux dire, expliqua la jeune femme.
- Tu rigoles là, j'espère ?! Ce que tu as fait ? Et lui alors ?
- Oui mais…
- Mais rien du tout ! N'importe qui l'aurait mis à la porte si tu ne l'avais pas fait – moi le premier – et tu as entendu ses parents, ils voulaient qu'il parte également.
- Je sais mais…
- Arrête. Tu n'as absolument rien à te reprocher.
Elle se mordit la lèvre.
- Ecoute, je vais aller les rejoindre et te laisser le temps de te calmer. Si tu ne changes pas d'avis, nous poursuivrons cette soirée mais je suis certain que personne ne t'en voudras si… Si tu préfères en rester là, murmura-t-il.
La jeune femme lui lança un regard presque surpris avant de secouer la tête.
- Ne dis pas de bêtises, rien n'a changé !
Il sourit. Elle avait compris le double sens de ses paroles.
Doucement, il déposa sa main contre sa joue. Le choc de température entre sa paume glacée et sa joue brûlante sembla calmer Hermione. Ou alors était-ce simplement son toucher qui avait produit cette réaction chez elle ? Il ne savait pas…
Ils restèrent ainsi quelques minutes supplémentaires puis Drago se leva, caressa une dernière fois sa peau avec son pouce puis retira sa main. Elle ne rouvrit pas les paupières et il prit la direction de la sortie.
- Drago ? l'appela-t-elle.
- Oui ?
Il se retourna, ses yeux étaient toujours clos mais un très mince sourire avait étiré ses lèvres.
- Merci, dit-elle simplement.
Il sourit à son tour, sans qu'elle ne le voie, puis quitta la pièce afin de rejoindre ses – leurs ? SES ! – invités.
Et voilà pour cette première partie de « Après la tempête... vient le dîner Weasley-Potter-Zabini-Malefoy-Granger » ! :)
Encore une fois, je n'ai pas été très « gentille » avec la pauvre Hermione et vous avez le droit de me détester, je ne vous en voudrai absolument pas (Le bureau des réclamations c'est au fond du couloir à droite ^^). Mais bon... cela faisait tout de même très longtemps que nous n'avions pas eu le droit à un petit drame familial. Tout au moins du côté Weasley-Potter !
Toutefois, vous devez reconnaitre qu'il y a des progrès indéniables depuis le début de la fic' puisque les W-P ont très clairement pris la défense de notre Hermione... Sans parler de Drago qui a pris son rôle d'amant très (trop ?) à cœur...
Que pensez-vous : de ce chapitre ? De la réaction des différents personnages, notamment de Drago, face aux propos injurieux de Percy ?
Hermione va-t-elle retomber dans la dépression après ce nouveau coup dur ?
Voilà, je vous fais des gros bisous (bah oui, je vous aime tous même si vous êtes plein à ne pas reviewer ! D'ailleurs, ceux qui sont intéressés peuvent sortir de la catégorie « fantôme » dès qu'ils le souhaitent. Pour ce faire, rendez-vous avec le carré blanc en dessous ! ;)).
A très bientôt avec le chapitre cinquante !
Chalusse
PS : Je rappelle que la revieweuse/le revieweur qui laissera la 500e review de cette fic' aura le droit de passer une nuit enchanteressement lemonesque (^^) avec son personnage favori !
