Bonjour à tou(te)s !

Comme chaque semaine, je débute en remerciant à nouveau et du fond du cœur mes revieweurs/euses d'amour pour m'avoir laissé des avis tous plus géniaux les uns que les autres. :) Merci beaucoup à vous ainsi qu'aux lecteurs qui continuent à mettre cette fic' en fav'/alerte. *-*

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Comme les RàRs anonymes sont assez longues, je ne m'étendrai sur la note de début aujourd'hui. Je prends seulement le temps de féliciter et remercier NeverForgeett pour avoir offert et posté la 500e review de cette fic'. Elle remporte donc la nuit « enchanteressement lemonesque » avec son personnage favori. Merci, merci, merci à toi ! Et... JOYEUX CINQUIÈME REVIEWERSAIRE M.S.T. ! *-*

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RàRs Anonymes :

Guest : Percy, un enfoiré ? Ohhh, je ne vois ABSOLUMENT PAS de quoi tu parles… ^^ Que veux-tu ? Il a toujours eu un esprit plutôt étriqué et en dépit de sa prise de conscience pendant la guerre, eh bien… chasser le naturel, il revient au galop comme on dit.

En ce qui concerne Hermione, il est vrai qu'elle a Drago pour la soutenir plus que jamais et cela peut faire une grosse différence dans la façon dont elle va gérer l'impact qu'ont/qu'auront les propos de Percy. Drago semble déterminé à l'aider alors espérons qu'elle le laissera faire. Si tant est qu'elle en ait besoin. ^^

Sinon, je suis ravie que le rétablissement de Narcissa te fasse plaisir. :)

J'espère que ce nouveau chapitre te plaira ! Je te remercie des milliers de fois pour ta nouvelle review, je t'embrasse et je te souhaite une excellente semaine également !

Simone2leretour : C'est un plaisir de te retrouver, très chère lectrice fantôme de cette fic'. ^^

Je commence par te remercier chaleureusement d'être venue découvrir cette histoire également. (Peut-être la suivais-tu lorsque tu as reviewé SE, je ne sais pas, mais dans le doute…) Ensuite, j'espère que tes partiels se sont bien déroulés. Je croise les doigts de mains et de pieds pour toi (et pour tous ceux qui sont en attentes de leurs résultats). Troisièmement, tu n'as ABSOLUMENT PAS à me remercier pour ma réponse sur SE ! Comme je le répète souvent, il est tout à fait normal que je prenne le temps de répondre à l'ensemble de mes revieweurs puisqu'ils prennent le temps de m'écrire. Je sais que ce n'est pas la philosophie de tous les auteurs de FF mais c'est la mienne. Ou plutôt, pour moi, il s'agit de la normalité. ^^

Concernant cette fic' en particulier, je suis ravie que tu adhères à l'écriture, au scénario, à la psychologie des personnages, à ma vision des relations amoureuses (je ne parviens tout simplement pas à me représenter des Dramione baignant dans la guimauve. Pour moi, leur caractère fait qu'il y a nécessairement une part de « lutte ». Un Drago-guimauve, c'est pareil : je ne le conçois pas) et aux notes d'humour qui sont très importantes de mon point de vue également. :)

Je suis très touchée que tu emploies le terme « passionnant » pour qualifier mon « travail » et tes compliments sur mes « qualités d'auteure » me donnent carrément des frissons. Merciii ! *-* Pour te répondre : non, je n'écris pas à côté. Tout au moins, je n'avais jamais rien écrit (hormis des travaux scolaires) lorsque j'ai commencé à rédiger « Me sauveras-tu ? ». Depuis, j'ai écrit d'autres FF que je vous proposerai ici par la suite, mais quasiment rien (exceptées quelques tournures de phrases un peu trop alambiquées) n'a été modifié entre le moment où j'ai écrit cette fic' (il y a un an-un an et demi) et celui où je la poste ici (puisque j'ai commencé à publier sur un autre site avant de venir sur « Feufeu »). Peut-être n'ai-je pas lu suffisamment de FF pour périr, ensevelies sous les clichés…

En ce qui concerne les personnages, je pense (je dis bien « je pense ») que c'est justement parce que je ne les considère pas comme des personnages que je leur donne cette profondeur. Je suis ce genre de personnes super barrées qui considèrent « ses » persos comme de réelles personnes…

Et pour l'orthographe, j'ai fini par faire beaucoup de progrès (et demander l'aide d'une bêta pour la fin) donc je serai bientôt en mesure de vous proposer des chapitres (presque) sans la moindre phôteux. ^^

Voilà ! Je te remercie du fond du cœur pour ta magnifique review qui m'a fait immensément plaisir de la mort qui tue (oui, tout ça !) et tes compliments qui déboîtent ! ^^ J'espère que ce nouveau chapitre te plaira. Bisous et peut-être à bientôt. Tendresse et Chocogrenouilles également !

Mimi896 : Je suis ravie de te retrouver et surtout très heureuse d'apprendre que cette fic' te plait toujours autant. Merci pour tes magnifiques compliments. *-*

Tu as cru que je laisserai Narcissa mourir ? Non, je te rassure, cela n'a jamais été une option. Je l'aime beaucoup trop et elle est bien trop précieuse à cette histoire. :)

C'est génial que le personnage de Blaise ainsi que la touche d'humour qu'il apporte te plaisent. L'objectif était effectivement de « dédramatiser » certaines situations. Les Dramione sont prompts à créer ou attirer le drame et Blaise est ici pour détendre un peu l'atmosphère. ^^

Ravie que l'attitude d'Hermione vis-à-vis de Percy t'ait plu également.

En effet, déjà 50 chapitres pour cette fic' qui est pas encore terminée. Elle est très longue, pas nécessairement en nombre de chapitre mais surtout en nombre de mots/longueur des chapitres. Enfin bref ! Je te remercie très chaleureusement pour cette nouvelle review et j'espère de tout cœur que la suite du repas « Weasley-Potter-Zabini-Malefoy-Granger » te plaira ! Je t'embrasse et je te dis à bientôt ! :)

Bellasidious : Ne t'excuse surtout pas de ne pas avoir reviewé chaque chapitre ! Comme je l'ai déjà expliqué, je comprends parfaitement que tous les lecteurs n'aient pas nécessairement le temps (ou l'envie) de reviewer à chaque fois. Pour le coup, j'espère sincèrement que tu ne t'es pas senti « visée » par les différents messages que j'ai pu laisser à l'attention des lecteurs fantômes car ils ne ciblaient véritablement que ces derniers. :)

Je suis ravie que l'évolution de Drago te plaise ainsi que celle de son « couple » avec Hermione. Je trouve aussi qu'ils deviennent de plus en plus mignons. ;)

Je suis très heureuse d'avoir voyagé par procuration à Orlando et avoir visité The Wizarding World avec toi ! *-* C'est trop cool ! Ton engouement pour ma fic' me touche énormément. Merci, merci, merci vraiment pour tes magnifiques compliments à son sujet. J'espère qu'elle continuera à te plaire. Je te remercie encore du fond du cœur pour ta splendide review et je te fais plein de bisous ! A bientôt !

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Bon, bon, bon… Nous avions laissé une Hermione en pleure dans sa chambre et un dîner qui n'avait même pas eu le temps de débuter. Hermione surmontera-t-elle le nouveau coup dur infligé par Percy Weasley ? Les invités se seront-ils faits la malle ? C'est ce que je vous propose de découvrir avec ce nouveau chapitre !

Je vous souhaite une très bonne lecture et je vous dis à tout à l'heure avec la note de fin. :)

Comme toujours : seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR.


Chapitre 50 : Après la tempête... vient le dîner Weasley-Potter-Zabini-Malefoy-Granger (Partie 2)

Hermione prit une profonde inspiration puis… se prit de nouveau le visage entre les mains. La jeune femme se fustigea mentalement. Elle devait être forte. Elle n'avait pas fait tout ce chemin pour se laisser miner le moral par un abruti pédant comme Percy Weasley. Il ne savait rien, n'avait aucune idée de ce qu'elle pouvait ressentir, des raisons pour lesquelles Drago et elles étaient ce qu'ils étaient… Il ne savait rien du tout ! Et Hermione avait parfaitement conscience qu'elle ne devait pas se laisser atteindre par ses paroles venimeuses. Pourtant, ses démons étaient très tenaces et profitaient de la moindre occasion pour faire leur grand retour et reprendre une place dans sa vie.

- Non, Hermione ! Tu dois te battre, ne pas te laisser affaiblir par cet imbécile. Alors tu vas sécher tes larmes, souffler un bon coup et franchir cette porte. Et, ensuite, tu aviseras. Mais tu ne resteras pas là à te morfondre une minute supplémentaire ! hurla-t-elle presque à son reflet dans le miroir de sa salle de bain.

Forte de ses nouvelles résolutions, la Gryffondor fit ce qu'elle s'était imposé et n'hésita qu'un dixième de seconde avant poser la main sur la poignée de la porte de sa chambre et de l'enclencher. Aucun bruit ne provenait du salon… Tout le monde était-il parti ? Et si Drago avait eu tort et que la famille Weasley la tenait pour responsable de ce qu'il s'était passé ? Inquiète, Hermione franchit les derniers mètres qui la séparait de son salon. Elle jeta un coup d'œil circulaire à la pièce puis se statufia, ses yeux s'élargissant progressivement.

Hermione s'était à peu près attendue à tout… A tout, sauf à ça : tous ses invités, assis autour de la table, leur verre d'alcool devant eux. Drago et Blaise parlant à voix basse et précipitée, le noir faisant de grands gestes brusques. Ginny, sa fille dans les bras et le regard flamboyant de rage. Harry, Audrey, Angelina et même George les yeux baissés sur leur assiette vide, de toute évidence perdus dans leurs pensées. Molly Weasley, les larmes aux yeux qui était réconfortée par son mari… et, surtout, Narcissa Malefoy qui lui tapotait un peu gauchement le dos de la main.

Drago, assis en face d'elle, fut le premier à la voir et s'arrêta immédiatement de parler. Ce qui conduisit Blaise à porter, à son tour, son attention sur elle et, bientôt, toute la tablée la dévisageait. Elle vit que le blond s'apprêtait à se lever, tout autant qu'Harry, mais Molly fut plus rapide. Elle bondit littéralement de sa chaise et vint serrer Hermione dans ses bras en prononçant des paroles sans queue ni tête.

- Molly, calmez-vous, dit Hermione en lui frictionnant gentiment le dos.

- Oh ma chérie ! Ma chérie ! Si tu savais comme je suis désolée !

- Désolée ? Mais vous n'avez rien fait Molly, vous n'avez pas à vous excuser !

- Je… Si j'avais parlé à… peut être que j'aurais pu parler… Percy… bafouilla-t-elle.

Hermione ne répondit rien. Elle se sentait terriblement embarrassée et le reste des invités dut s'en rendre compte car tous se levèrent au même moment. Ginny vint rassurer sa mère tandis qu'Harry prenait Hermione dans ses bras.

- Je suis désolé, Hermione !

- Tu n'as pas à t'excuser, Harry, répéta la jeune femme d'une voix monotone.

- Si ! J'aurais pu… j'aurais dû… ! Rah ! Je ne sais pas mais…

- « Mais » rien du tout, Harry. Je suis seulement soulagée de constater que vous n'êtes pas partis.

- Partis ? Pourquoi voudrais-tu que nous soyons partis ? demanda-t-il, réellement surpris.

- Eh bien… Après ce qu'il s'est passé… J'ai été vraiment loin avec Percy et Drago… ce qu'il a pu dire… Ce que j'ai pu dire et faire…

Harry s'écarta quelque peu avant de plonger ses prunelles vertes dans les siennes.

- Rien de ce que toi ou Malefoy, auriez pu dire ou faire nous aurait davantage fait comprendre que tout ce que Percy a affirmé n'est qu'un ramassis de conneries, affirma-t-il d'une voix lente et posée.

Hermione fut si surprise par ses paroles qu'elle resta de longues secondes sans rien dire, ni même bouger, jusqu'à ce qu'elle sente un bras lui enserrer la taille et quelqu'un déposer un baiser sur sa tempe. La jeune femme scruta son meilleur ami avant de tourner lentement les yeux vers son amant, craignant la réaction du premier face à la marque d'affection du second. Mais, comme pour appuyer ses précédents propos, Harry adressa un mince sourire à Hermione avant de tendre la main vers Drago. Ce dernier parut étonné de son geste mais se reprit bien vite et serra la main du Survivant.

Un silence presque gêné s'installa jusqu'à ce qu'Audrey, l'épouse de Percy, ne se fraye un chemin jusqu'à eux.

- Hermione, si tu savais comme je suis désolée et mortifiée par son comportement. Je-je ne sais même pas quoi dire… C'est inexplicable, inqualifiable et je…

- Audrey, la coupa gentiment Hermione. Tu n'as pas à t'excuser, je sais que tu ne penses pas comme ton mari.

- Je sais que tu le sais mais, quand même… Je suis tellement désolée. Je n'ose imaginer ce que cette soirée devait représenter pour toi… pour vous, se reprit-elle en tournant le regard vers Drago. Et que ça se soit terminé de cette manière… je…

- Mais qui a dit que la soirée était finie ? coupa une voix enjouée qu'Hermione reconnue aussitôt comme étant celle de George Weasley.

- Bien dit, Weasley ! Reprit Blaise Zabini. D'autant plus que je tiens de source sûre que c'est Drago qui a cuisiné et j'ai vraiment hâte – ou pas… Merlin seul le sait – de goûter ça !

- Malefoy ? Cuisiner ?! Impossible !

- Et si, mon bon vieux Weasley ! Que veux-tu ? C'est ça de passer son temps à roucouler avec sa belle ! Hermione lui ferait faire n'importe quoi, ricana le noir.

Le silence s'abattit sur l'assemblée mais un sourire naquit tout de même sur tous les visages.

OoOoOoO

Quelques minutes plus tard, Hermione était dans la cuisine et aidait Drago à dresser les entrées.

- Vous avez besoin d'aide les enfants ? demanda Molly Weasley.

- Non Molly, tout va bien. Allez-vous asseoir, nous arrivons très bientôt, sourit la jeune femme en tendant une assiette à son amant.

- Bon… d'accord, répondit la matriarche, l'air quelque peu déçu de ne pas pouvoir aider.

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- Ça va ? l'interrogea Drago après que Molly fut sortie de la cuisine.

- Ça va, répondit la jeune femme.

Elle lui sourit légèrement et il l'imita avant de se pencher en avant pour l'embrasser.

OoOoOoO

- Merlin, Malefoy, mais tu cuisines comme un Dieu ! lâcha Ginny Weasley en plein milieu du plat de résistance : une papillote de poisson et ses petits légumes.

Toutes les têtes pivotèrent vers elle mais la Gryffondor n'y prêta aucune attention et continua de manger.

- C'est très gentil pour moi… grommela Harry qui était assis à côté de sa femme.

Ginny s'apprêtait à répondre mais Drago fut plus rapide.

- Eh oui, Potter ! Que veux-tu ? On est bon… ou on ne l'est pas… Et de toute évidence, tu ne l'es pas alors je comprends que tu sois jaloux mais…

- Je ne suis pas jaloux, Malefoy.

- Si ça te fait plaisir de le croire. Quoiqu'il en soit, je te remercie pour le compliment, ma très chère Ginny, poursuivit le Serpentard avec un excès de zèle sous le regard ombrageux du Survivant.

La rousse ne répondit pas mais parut amusée. Ce qui ne plut, visiblement, que très moyennement à son mari. Comme si elle voulait manifester sa colère de voir ses parents se brouiller, c'est le moment que choisit Lily pour pousser un hurlement sonore.

- Je vais la chercher, c'est l'heure de son biberon, dit précipitamment Ginny en voyant le regard noir de son mari qui signifiait très clairement qu'il ne comptait pas bouger de sa chaise.

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Deux minutes plus tard, elle était de retour de la chambre de Scorpius, sa fille dans ses bras. La petite Potter poussa des hurlements qui firent grimacer Drago et Blaise jusqu'à ce que sa mère lui présente un biberon plein de lait tiède. Le dîner se poursuivit alors, les conversations redémarrant doucement, jusqu'à ce que Ginny reprenne la parole d'une voix un peu plus forte.

- Dis donc, Malefoy, tu ne voudrais pas arrêter de faire du charme à ma fille ? Elle ne veut même pas terminer son repas.

Surprise, Hermione regarda l'autre extrémité de la table. Lily, dans les bras de sa mère qui dînait à la droite de Drago, regardait en effet ce dernier avec de grands yeux, comme si elle était émerveillée.

- Ah… c'est le charme des Malefoy, ça ! Nous captons l'attention de toutes les demoiselles et, ce, même depuis le berceau.

- Et ton ego surdimensionné, tu l'as depuis le berceau aussi ?! grommela Harry avec humeur et suffisamment distinctement pour que toute la table l'entende.

- Malheureusement oui, Mr Potter, répondit alors Narcissa d'une voix faussement accablée et au grand étonnement des convives, mais surtout de son fils.

- Mère ! s'indigna ce dernier.

- Oui ? répondit-elle en reprenant une bouchée de son repas.

- Mais enfin ! Depuis quand dénigres-tu ta famille ainsi ?!

- Très bon ton poisson, Drago, tu me donneras la recette ?

Le blond parut outré ce qui fit rire Hermione. Comprenant qu'elle aussi se moquait de lui, le Serpentard lui lança un regard noir.

- Puisque l'on parle de dénigrement… Connaissez-vous l'histoire de « Drago Malefoy : la fouine vomissante », Mrs Malefoy ? l'interrogea brusquement Harry.

- Potter ! siffla le blond.

- Non, mais j'aimerais beaucoup l'entendre, répondit sa mère au même instant.

- Mère !

- Drago, siffla à son tour Hermione en lui intimant de rester calme.

- Tu me paieras ça, Potter ! cracha le Serpentard avant de boire cul-sec le reste de son verre de vin comme si cela pouvait empêcher ce qui allait se produire.

Malheureusement pour lui, ce ne fut pas le cas et, trois minutes et sept secondes plus tard très précisément, toute la table éclatait de rire.

- Tout ça c'est de ta faute, ta faute et ta faute ! s'agaça le blond en regardant successivement les trois personnes qu'il tenait pour responsable de son humiliation.

- Eh ! Pourquoi moi ? J'ai rien avoir là-dedans, se récria Blaise en tentant d'arrêter de rire.

- Si ! Si tu n'avais pas organisé ta stupide soirée, la délicieuse Hermione n'aurait pas eu cette brillante idée et je n'aurais pas été la risée de tout le monde.

- Oh, tu sais, coupa l'intéressée alors que Blaise ouvrait la bouche. La délicieuse Hermione n'aurait certainement pas eu à proposer cette… contrepartie si le délicat Malefoy n'avait pas fait ce qu'il a fait…

Ils s'affrontèrent du regard pendant un quart de seconde jusqu'à ce que George demande :

- Et qu'est-ce qu'il a fait ?

- Rien, répondirent les deux amants au même moment.

Ils se sourirent finalement, tandis que George marmonnait dans sa barbe.

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- Bon, ce n'est pas que j'ai envie que vous arrêtiez de vous moquer de Malefoy mais je crois que je vais avoir besoin de lui alors… plus de blague pendant les quinze prochaines minutes, s'il-vous-plaît, intervint Ginny.

- Et on pourrait savoir pourquoi tu aurais besoin de moi, Weaslette ? demanda le concerné, étonné.

- Pour donner la fin de son biberon à Lily, répondit-elle très sérieusement.

- Je te demande pardon ?! s'exclamèrent deux voix.

- Lily n'arrête pas de te fixer et ne termine pas son biberon, ni ne s'endort. Alors j'espère bien parvenir aux deux en te la confiant.

- Tu donnerais ta fille à un ex Mangemort ? Tu n'as vraiment pas froid aux yeux ! railla Drago.

- Oui c'est vrai, ça ! intervint Harry. En plus, ce n'est pas comme si Lily avait un père ! Un père qui dîne juste à ta droite, ajouta-t-il avec sarcasmes.

- Ne dites pas de bêtises. Harry, Lily ne te regarde pas mais elle regarde Malefoy. Et, Malefoy, je sais que tu ne lui feras rien alors tais-toi, prend ma fille et donne-lui son biberon. S'il-te-plaît, ajouta-t-elle tout sourire, avant de lui tendre Lily.

La petite fille s'agitait vivement, de toute évidence ravie de changer de bras, surtout si c'était pour aller dans ceux de Drago. Très mal à l'aise, le blond jeta des coups d'œil à Harry, sa mère et Hermione, cherchant un quelconque soutien. Mais tous gardèrent le silence, attendant de voir ce qu'il allait faire. Constatant que Ginny n'en démordait pas, Drago finit par prendre la petite Lily dans ses bras avant de reculer sa chaise.

La mère déposa le biberon à peine entamé sur la table, devant le blond, tandis que ce dernier installait confortablement le bébé dans ses bras, sous les regards surpris de la plupart des invités – c'est-à-dire tous excepté Narcissa. Puis il attrapa le biberon et commença à nourrir Lily.

Le silence régnait en maître jusqu'à ce que la nourrisse de fortune, apparemment plutôt à l'aise dans sa gestuelle, ne relève la tête vers eux.

- Je vous rappelle quand même que j'ai un fils… Scorpius Malefoy, onze ans, blond, Serdaigle… ça vous dit quelque chose ?

- Désolé vieux mais je crois parler au nom de tout le monde en disant ça mais... « Merlin, Drago Malefoy sait pouponner ! », dit Blaise avant d'exploser de rire.

- Encore une chose que je sais faire et toi pas, Zabini, répondit simplement le blond. Maintenant, arrêtez de me fixer comme ça où je vous promets de tous vous ôter vos souvenirs avant que vous ne sortiez de cette pièce. Alors si vous voulez avoir un nouveau sujet de moqueries pour les prochaines fois, je vous suggèrerais de vous taire et de manger !

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Seule Hermione continua à l'observer, n'ayant elle-même plus très faim depuis ce qu'il s'était passé avec Percy. Elle regarda le blond alors qu'il s'assurait que Lily buvait correctement son biberon. Le voir ainsi, assis en face d'elle, tous leurs amis et famille autour d'eux et un bébé dans les bras secoua profondément Hermione. Immanquablement, son esprit commença à dériver et elle visualisa Ron à la place de Drago. Ron lorsqu'il tenait leur bébé entre ses bras, lorsqu'il lui donnait son biberon alors qu'ils étaient tous au Terrier pour un quelconque repas de famille. Etrangement, ce souvenir ne peina pas autant la jeune femme qu'elle l'avait tout d'abord envisagé. Elle avait envie de fondre en larmes, s'était indéniable mais… pas pour les raisons qu'elle aurait pu imaginer. Lorsqu'elle se visualisait cette scène : Rose, Ron et elle à un repas de famille, Hermione ne ressentait de peine que vis-à-vis de sa fille. Rose lui manquait terriblement. Affreusement. Viscéralement. Elle voyait son beau visage s'illuminer du sourire qu'elle avait toujours aimé, qui l'avait toujours fait fondre. Mais… mais elle ne ressentait pas de réelle peine vis-à-vis de… Ron.

Alors que le visage de Rose restait bien vivant dans son esprit, alors qu'elle aurait pu en tracer tous les contours n'importe où… Celui de Ron s'effaçait, progressivement, perdant de ses détails, comme si le temps faisait son œuvre et emportait petit à petit ses souvenirs, n'en laissant qu'une pâle représentation.

Terriblement confuse, Hermione ne perçut pas tout de suite le regard que Drago avait posé sur elle. Lorsqu'elle leva finalement les yeux vers lui, la jeune femme se sentit encore plus secouée. Il la regardait comme s'il savait parfaitement ce à quoi elle pensait en cet instant et qu'il s'en excusait. Il avait cet étrange regard qu'elle ne lui avait que très rarement connu. Celui qui laissait exprimer sa culpabilité et sa douleur.

Cela dura si peu de temps qu'Hermione crut tout simplement qu'elle avait imaginé la scène lorsqu'elle battit des paupières et se rendit compte qu'il ne la regardait déjà plus et qu'il avait engagé la conversation avec Blaise.

OoOoOoO

- Ton dîner a véritablement fait un malheur, commenta Hermione d'une voix neutre alors qu'elle débarrassait les assiettes dans la cuisine et qu'elle sentit deux bras puissants glisser de sa taille jusqu'à son ventre.

- Hum…

Drago se colla à elle et posa sa joue sur le sommet de sa tête. La Gryffondor arrêta ses gestes et profita simplement de son contact. Le blond commença à tracer de petits cercles sur son ventre, par-dessus sa blouse et Hermione ferma les paupières. Elle reposa l'assiette et laissa ses bras retomber le long de son corps. Lentement, Drago quitta son ventre pour venir caresser ses mains, ses poignets puis remonter le long de ses bras. Lorsqu'il arriva au niveau de ses épaules, la peau de la jeune femme était déjà couverte de chair de poule. Délicatement, il écarta ses cheveux et vint embrasser son cou, faisant glisser son nez le long de sa carotide. Hermione sentit son ventre se contracter alors que les mains de son amant amorçait le chemin inverse. Il embrassa sa mâchoire tout en passant les doigts sous sa blouse. La Gryffondor plaça instinctivement ses paumes par-dessus tandis qu'elle penchait un peu plus la tête sur le côté pour lui donner un accès illimité à son cou. Elle sentit Drago sourire contre sa peau. Il déposa un nouveau baiser, juste au-dessous de son oreille, avant de lui murmurer d'une voix rauque :

- J'ai envie de toi.

- Ah oui ? Je n'avais pas remarqué… répondit Hermione sur le même ton et sans ouvrir les paupières, un sourire étirant ses lèvres.

- Hum… Nous pourrions peut-être transplaner dans ta chambre pour poursuivre cette conversation…

- Drago…

- Ou chez moi…

- Drago…

- Ou rester là…

- Drago !

- Quoi ?

- On ne peut pas…

Hermione réprima un gémissement alors que les mains de son amant se faisaient un peu plus entreprenantes.

- Et pourquoi cela ?

- Ils sont encore… tous dans le… salon.

- Et alors ? Nous n'avons pas besoin de nous éclipser pendant très longtemps, dit-il d'une voix suave tout en mordillant le lobe de son oreille.

- Drago arrête… Ce n'est pas… raiso-raisonnable…

- Et alors ? répéta-t-il.

Prenant sur elle au maximum, Hermione repoussa doucement ses mains avant de se retourner vers son amant tout en conservant une « distance minimale de sécurité » entre eux, comme elle aimait l'appeler.

- Ok… je connais ce regard, marmonna le Serpentard en levant les yeux au ciel.

Hermione sourit.

- On ne peut pas… Tout au moins pour le moment.

Une lueur de pur désir traversa les pupilles de son amant. Il avança vers elle et Hermione le laissa faire. Il se pencha et murmura.

- Tu sais que tu as intérêt à te faire pardonner cet affront, Granger.

- Je sais, Malefoy, répondit-elle d'une voix sérieuse mais en souriant toute de même.

- Hum… Tu sais… j'aime vraiment beaucoup cette table que tu as installé dans le salon…

- Accordé.

- Et je t'imagine parfaitement assise sur ce plan de travail… continua-t-il en posant sa main sur le plan de travail juste derrière elle.

- Accordé, souffla la jeune femme.

- Oh et… il reste beaucoup de pièces au Manoir que nous n'avons toujours pas visitées…

- Accordé, répéta-t-elle pour la troisième fois.

Le blond lui fit un sourire sardonique avant de s'approcher encore un peu plus d'elle. Ses lèvres se déposèrent avec volupté sur sa joue, puis sur sa mâchoire et, alors qu'il allait l'embrasser, il se retira brusquement. Surprise mais surtout agacée de ne pas pouvoir céder à, au moins, l'une de ses pulsions, Hermione fronça les sourcils. En face d'elle, le Serpentard arborait son sourire en coin.

- Je ne vois pas pourquoi je devrais être le seul à me sentir frustré pour le reste de la soirée. Ravi d'avoir fait affaire avec toi, Granger.

Et il repartit, les assiettes à dessert dans les mains.

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Hermione maugréa quelques temps contre l'imbécile qui lui servait d'amant puis finit par sortir de sa cuisine. Elle apporta les différents desserts que son – toujours – imbécile d'amant avait été acheter au cours de l'après-midi dans une pâtisserie française très réputée. Bien évidemment, ils eurent un francs succès et Angelina, Ginny ainsi que Molly passèrent commande au blond pour qu'il leur en rapporte la prochaine fois qu'il irait à Paris. Hermione proposa ensuite une tasse de thé que Narcissa, Molly et Audrey acceptèrent bien volontiers. Une demi-heure plus tard, Molly, Arthur et la femme de Percy annonçaient qu'ils rentraient chez eux.

- Merci d'être venu, dit Hermione en rendant son étreinte à sa belle-mère.

- Merci de nous avoir invité ma chérie. Je sais que tout ne s'est pas passé… comme prévu mais je suis heureuse de te voir ainsi.

Hermione haussa un sourcil.

- De te voir heureuse, peu importe avec qui, l'éclaira Molly en lui souriant doucement.

- Me-merci Molly, bredouilla la jeune femme. Je suis tellement… tellement désolée pour ce qu'il a pu se passer avec Percy.

- Ne t'excuse pas, Hermione, la coupa Arthur qui venait de serrer la main de Drago. C'est à nous de nous excuser pour le comportement de notre fils. Nous ne savions pas qu'il réagirait ainsi et je vous prie d'accepter nos excuses, tous les deux.

- Il n'y a pas à s'excuser, murmura Hermione.

- Elle a raison. Je suis bien placé pour savoir que les enfants et leurs parents ne partagent pas toujours le même jugement.

Arthur acquiesça.

- Toutefois, je me dois de vous prévenir que si votre fils ose encore une fois m'insulter ou insulter Hermione de la sorte, je serais contraint de répliquer… poursuivit Drago.

- Je comprends, c'est votre droit et sachez que cela ne changerait pas l'opinion que nous nous sommes faite de vous au cours de ces derniers mois.

Drago hocha la tête. Molly serra une dernière fois Hermione dans ses bras, lui faisant promettre de bien manger, et à Drago de lui faire de bons petits plats pour qu'elle reprenne un peu de poids, puis ils partirent. Audrey, à l'image de ses beaux-parents s'excusa une nouvelle fois du comportement qu'avait eu son époux. Elle assura à Hermione qu'elle allait tout faire pour qu'il vienne s'excuser en personne et qu'il accepte sa relation avec Drago. La jeune femme se contenta de lui demander de prendre soin d'elle et la serra dans ses bras en la remerciant de sa présence.

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- Hermione ?

- Oui ?

- Je vais raccompagner ma mère.

- Bien sûr. Au revoir Narcissa, à très bientôt et merci beaucoup d'être venue. – La Gryffondor jeta un regard à la dérobé à son amant qui se tenait près d'elle avant d'ajouter – Cela nous a véritablement fait très plaisir que vous soyez là ce soir.

La blonde se contenta de lui adresser un sourire sincère pendant que Drago l'embrassait sur la tempe en lui soufflant un « à tout de suite ». Il posa ensuite la main sur l'épaule de sa mère et tous les deux disparurent.

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Pendant ce temps-là, Hermione finit de débarrasser, aidée par Angelina et Harry alors que Blaise et George discutaient des produits que ce dernier proposait dans son magasin, et que Ginny était partie recoucher sa fille dans la chambre de Scorpius. La Gryffondor jeta quelques sortilèges pour que la vaisselle se lave, se sèche et se range toute seule puis retourna dans son salon où elle rapetissa un peu la table afin de pouvoir replacer le canapé et les fauteuils autour de la table basse. Elle était justement en train d'agrandir son canapé afin que ses invités puissent plus confortablement s'installer, lorsque Drago réapparut.

- Tout s'est bien passé ? se renseigna la jeune femme.

- Très bien. Ma mère était seulement un peu fatiguée, c'est tout.

Hermione hocha la tête. Le blond plaça une main autour de sa taille si bien qu'Hermione arrêta de faire ce qu'elle était en train de faire avant de lever un regard interrogateur vers lui.

- Merci à toi de l'avoir invitée, souffla-t-il.

Hermione ne répondit pas mais lui fit signe qu'il n'avait pas à la remercier pour cela. Drago s'approcha alors un peu plus doucement jusqu'à déposer ses lèvres sur celles de son amante pour un doux baiser.

- Merlin, c'est pas vrai qu'ils sont encore en train de roucouler ?! beugla Blaise Zabini.

Ce à quoi répondit son meilleur ami par un geste des plus obscènes sans mettre fin au baiser qu'il échangeait avec Hermione qui ne put s'empêcher de rire contre sa bouche.

- Ok ! Assez rigolé ! Il est temps de passer aux choses sérieuses, reprit alors le Serpentard d'un ton enjoué qui fit craindre le pire à Hermione.

A contre cœur, elle se détacha des lèvres de Drago et se tourna vers Blaise.

- Et on peut savoir ce que tu entends par « choses sérieuses », Zabini ?

- Je me disais qu'un petit jeu aurait pu être divertissant… répondit-il sans se départir du sourire vicieux qui était collé sur ses lèvres.

- En quoi consiste ce « jeu » ? demanda Ginny Weasley tandis que son mari perdait un peu de couleurs.

- Jeu d'alcool, ma chère.

- Hors de question, Zabini ! intervint Harry.

- Ok, j'en suis, répondit sa femme au même moment.

- Enfin ! Ginny ! se récria Harry.

- Quoi ? Lily dort, c'est la première soirée que nous passons entre adultes depuis des lustres et j'ai envie de m'amuser. En plus, tu es là pour m'arrêter ou me ramener à la maison…

- Ah parce que tu comptes « jouer » jusqu'à ne plus être en mesure de rentrer toute seule ?!

- Euh… Eh bien… disons que… j'anticipe… répondit-elle en lui adressant un grand sourire innocent.

- Hum…, grogna Harry avant de se tourner vers Blaise. Bon, en quoi ça consiste ton « jeu » ?

- C'est très simple : tu bois jusqu'à déclarer forfait, vomir ou faire un coma éthylique. Le dernier qui reste dans un état « normal » a gagné.

- Pardon ?! Hors de question que tu participes à ça, Gin' ! beugla Harry.

- Oh, détends-toi Potter ! Et puis je croyais que Mrs Potter, ici présente, avait comme l'intention de faire une petite descente dans la réserve d'alcool de Drago…

- Très juste, Zabini ! affirma la jeune femme. Oh, arrêtes de faire cette tête, Harry ! Tu fais ce que tu veux mais, moi, je joue.

Blaise inclina légèrement la tête avant de se tourner vers le reste des convives.

- Angelina ?

- Non merci, déclina poliment la jeune femme.

- George ?

- Avec grand plaisir !

Harry grimaça lorsque sa femme le pinça en lui faisant remarquer qu'Angelina, elle, n'essayait pas d'empêcher son mari de participer.

- Grangie ? continua Blaise comme s'il ne s'était rien passé.

- Non merci, Zabini. Pas ce soir, répondit la jeune femme qui était toujours dans les bras de Drago et observait la scène avec amusement.

- Comment ça « pas ce soir » ?

- Grangie ne t'as pas raconté, Potter ? s'exclama Blaise qui jubilait littéralement.

- Non… qu'aurait-elle dû me raconter ? demanda le Survivant en lançant un regard suspicieux à Hermione.

- Qu'elle était une « pro » de ce petit jeu…

- Comment ça une « pro » ?

- Eh bien disons que… commença-t-il, faisant de toute évidence durer le plaisir. La douce Grangie ici présente n'est pas aussi coincée qu'elle peut le laisser paraître…

- Ce qui veut dire ?

- Que lors d'une soirée, elle a défié Pansy Parkinson…

- …

- Et qu'elle a gagné, termina Drago.

- Pardon ?! Hermione a gagné contre cette débauchée de Pansy Parkinson ? intervint Ginny qui avait les yeux écarquillés et regardait Hermione comme si c'était la première fois qu'elle la voyait.

- Eh oui, Weaslette ! Granger ici présente a bien réussi à détrôner la reine… Elle est d'ailleurs invitée à toutes les « soirées Serpentard » depuis ce jour, commenta Drago sur un ton presque fier.

Les Weasley-Potter la dévisagèrent longuement.

- Bref… Malefoy, tu en es ? reprit Blaise.

Le Serpentard jeta un coup d'œil à Hermione avant de sourire.

- Je suis, en effet, très tenté de détrôner le « roi », Zabini, alors compte sur moi également, répondit-il finalement.

Le noir acquiesça et prit la direction de la réserve de Drago et du bar comme s'il était chez lui.

- C'est étrange mais ça ne m'étonne absolument pas que Zabini soit le « roi » de ce jeu, dit Hermione avec sarcasmes.

- Il n'en est pas seulement le « roi », il en est également l'inventeur…

- J'aurais dû m'en douter… Tu penses pouvoir le battre ?

- Je ne sais pas. Ça fait longtemps que je n'ai pas fait ça…

- Alors quoi ? Roucouler avec la délicieuse Granger t'as rouillé, Malefoy ? ricana Blaise depuis le bar.

- Ta gueule Zabini.

C'était Hermione qui avait parlé, ce qui fit rire Drago. De toute évidence, les Gryffondor n'étaient pas habitués à la voir réagir ainsi car ils la dévisagèrent très étrangement.

OoOoOoO

Dix minutes plus tard, ils se retrouvaient tous autour de la table basse. Hermione, Drago, Angelina et George étaient assis sur le canapé tandis que Ginny, Harry et Blaise avaient pris place dans des fauteuils.

- Ok, on mise quoi ?

- Parce qu'il faut miser quelque chose, en plus ? se récria Harry.

- Normalement oui. Mais je pense qu'on ne va pas s'attarder sur cette règle, intervint Drago alors que Blaise s'apprêtait à répondre.

Ce dernier ronchonna quelques temps mais ne chercha pas à discuter.

- Bien, Messieurs, je pense qu'en tant que gentlemen…

- Toi ? Un gentleman, Zabini ? le coupa Hermione.

- Oui bon… Enfin bref… nous allons laisser la Dame choisir l'alcool, termina-t-il.

- Euh… J'ai le choix entre quoi ?

- Tous les alcools Moldus et sorciers que notre très cher Drago a dans sa réserve.

- Ok, je veux ce truc que j'ai goûté tout à l'heure.

- De la vodka ? Intéressant… Drago, tu en as assez ?

- Oui, attends.

Il se leva du canapé et se dirigea vers sa réserve. Une minute plus tard, il revenait, plusieurs bouteilles entre les mains. Il en déposa quatre de vodka sur sa table puis en tendit une de Whisky-Pur-Feu que Blaise avait apporté à Hermione avant de se rasseoir près d'elle.

- Pourquoi tu me donnes ça ? demanda-t-elle.

- J'avais pensé que tu aurais peut-être besoin d'un verre, sourit-il. Et même si ce n'est pas le cas, je ne pense que Potter, lui, ne dirait pas non, ajouta-t-il un peu plus bas pour que seule la jeune femme l'entende.

Il lui désigna Harry d'un mouvement du menton et Hermione tourna la tête vers son meilleur ami. Elle faillit exploser de rire. Harry arborait un visage fermé et était, manifestement, angoissé de voir sa femme « jouer » face à son beau-frère et deux Serpentard dont la réputation n'était plus à faire.

- Harry ? Un petit verre ? proposa alors Hermione en ouvrant la bouteille de deux litres.

Elle n'attendit même pas son assentiment et poussa un verre contenant une bonne dose d'alcool vers lui. Elle s'en servit un à son tour alors que Blaise préparait ceux pour le « jeu ».

- Étant donné que nous sommes quatre et que certains d'entre nous n'ont, assurément, pas la même endurance que d'autres… Je propose que nous commencions par y aller doucement.

- C'est quoi « doucement » ?

- Un verre cul-sec toutes les deux minutes.

- Toutes les deux minutes ?! Mais t'es complètement malade ! Ils seront littéralement morts dans une demi-heure ! s'énerva Harry.

- T'es vraiment une petite nature, Potter. Quand Grangie a joué, il n'y avait pas toutes ses « règles » et elle ne s'est pas plainte, elle.

- C'était quoi le délai pour toi ? demanda Harry en se tournant vers sa meilleure amie.

- Pas de délai, on enchaînait directement.

- Pardon ?!

- Eh ouais ! La petite Granger a enchaîné onze verres avant de titiller notre amie Pansy – très ingénieux au passage – qui s'est énervée, s'est levée et s'est vomi dessus, raconta Blaise avec un amusement non feint comme s'il rejouait la scène dans son esprit.

- Onze… Merlin !

Hermione adressa un sourire à Harry.

- Sans compter l'alcool qu'elle avait pu ingurgiter avant…

- Eh ! Arrête de me faire passer pour une dépravée ! s'exclama Hermione à l'adresse de son amant, tout de même amusée.

- Mais tu es une dépravée, assura-t-il avant de se pencher vers elle et de lui voler un baiser ce qu'il fit rire la jeune femme.

- Ok, si ces Messieurs-Dames ont fini d'échanger leur salive, nous pourrions peut-être passer aux choses sérieuses, s'agaça Blaise en poussant un verre devant chaque participant.

- C'est bon, Zabini.

- Bien. Prête, Weaslette ?

- Oui.

- Weasley ?

- Prêt.

- Ok, allons-y. Grangie, le chronomètre s'il-te-plaît.

Ils prirent leur verre en main pendant qu'Hermione jetait un sortilège sur un petit minuteur magique. Drago se tourna alors vers elle en avançant sa main. Amusée, Hermione vint trinquer en approchant son propre verre de Whisky du sien alors que Zabini donnait le coup d'envoi.

.

- Au fait, Hermione, qu'est-ce tu as dû miser lorsque tu as joué ? l'interrogea Angelina alors que les quatre « joueurs » avalaient leur troisième verre.

La jeune femme jeta un petit coup d'œil à Ginny qui commençait déjà à se sentir mal avant de se tourner vers Angelina.

- Eh bien, Parkinson voulait passer une nuit avec Drago.

- Et toi ? l'interrogea brusquement Harry.

- En fait, ce qu'il faut savoir c'est qu'il ne s'agit pas de « mises » comme au poker Moldu par exemple. Là, tu es lié par un sortilège et tu dois tenir ta parole à la fin du « jeu ». Donc, si je perdais, j'avais obligation de lui « laisser Drago » pour une nuit. Quant à moi, eh bien je lui ai dit qu'elle n'aurait plus le droit de l'approcher à moins de cinq mètres ni de le regarder sous peine d'être prise de vomissements incontrôlables.

- Tu as vraiment fait ça ? s'étonna le Survivant.

- Oui ! Et son sortilège tient toujours, commenta Drago en embrassant Hermione sur la joue alors qu'il venait d'avaler son quatrième verre.

.

Harry s'apprêtait à répondre quelques choses mais Ginny l'interrompit.

- Oh Merlin ! s'exclama-t-elle en se mettant une main devant la bouche. Je crois que je vais…

Elle ne termina même pas sa phrase et se précipita en direction des toilettes. Les deux Serpentard se mirent à ricaner. Hermione leur lança un regard réprobateur avant de se lever et de rejoindre son amie pour s'assurer qu'elle allait bien.

- Gin' ? Tu as besoin d'une potion ? demanda-t-elle d'une voix forte depuis le couloir.

- Je pense que… que oui ! dit-elle avant de se remettre à vomir.

Hermione se rendit dans sa salle de bain puis revint quelques secondes plus tard. Elle toqua à la porte puis passa son bras afin de donner une potion anti-gueule de bois à Ginny ce qui aurait également des effets sur ses nausées.

- Merci, souffla la jeune femme en ressortant des toilettes quelques minutes plus tard. Très efficace ta potion !

Hermione lui fit un clin d'œil avant de se rendre dans le salon, suivit de la jeune femme.

- Où vas-tu Gin' ? demanda Harry en la voyant s'approcher de la porte d'entrée.

- Je rentre me brosser les dents et je reviens, répondit la Gryffondor avant de sortir pour transplaner.

- Tu lui as donné une potion, Granger ?!

- Eh bien oui, Zabini… pourquoi cela ?

- La règle c'est « pas de potion » quand on perd !

- On s'en fiche…

- Vous n'êtes vraiment que des petites natures, vous, les Gryffondor ! fit-il avant d'avaler un nouveau verre de vodka.

.

- À combien en êtes-vous ? se renseigna Hermione auprès de son amant.

- Six, répondit-il avant de se laisser aller contre le canapé pendant ses deux minutes de « pause » et d'attirer la jeune femme dans ses bras.

- Et ça va ? l'interrogea-t-elle en le laissant faire.

- Parfaitement bien.

- Hum…

- Quoi ?

- Rien…

- Tu ne me crois pas ?

- Si, si, se moqua-t-elle.

Il grommela quelques secondes. Hermione sortit alors sa baguette et donna un petit coup en direction de sa Chaîne Hifi qui diffusa rapidement une musique plutôt entraînante. Aussitôt, elle échangea un regard avec son amant et tous deux se sourirent. Hermione repensa immédiatement à la toute première « soirée de dépravation » qu'ils avaient passés tous les deux dans cet appartement, après l'anniversaire d'Harry, et elle était persuadée qu'il pensait exactement à la même chose.

OoOoOoO

- Et de deux ! s'exclama bruyamment Blaise en partant d'un rire goguenard lorsque George se précipita vers les toilettes, à l'image de sa sœur quelques minutes plus tôt.

- Décidément, les Gryffondor sont vraiment des faiblards…

- Eh ! se récria Hermione en frappant Drago à l'épaule.

- Enfin tous sauf toi, bien sûr… se reprit-il en lui adressant un large sourire innocent.

- Hum… Fait attention à toi, Malefoy… menaça Hermione.

- Ouhh ! Elle sort les griffes la petite lionne. Fais gaffe, Drago, tu pourrais bien finir sur le canapé ce soir, se moqua Blaise.

- Alors ça, ça m'étonnerait beaucoup. Elle aime beaucoup trop que je sois dans son lit… Aie ! Arrête de me frapper.

- Alors arrête de dire des choses comme ça !

- Mais quoi ?! C'est la vérité ! Tu ne vas pas nous faire croire que tu n'aimes pas quand je te humph…

Hermione plaqua brusquement ses mains sur la bouche du Serpentard, ce qui fit exploser de rire Blaise, tandis qu'elle jetait un regard d'excuses aux Weasley-Potter. Toutefois, hormis Harry qui donnait l'impression d'avoir avalé un bol d'acide, les trois autres ne paraissaient pas choqués outre mesure et George arborait même un petit sourire amusé.

- Bon, Grangie, tu veux bien lâcher ton mec pour qu'on puisse continuer de se soûler la gueule… Tiens d'ailleurs, Malefoy, puisque nous ne sommes plus que nous deux…

- Oui, Zabini ? demanda ce dernier qui avait finalement été relâché par Hermione.

- Et si on en revenait aux vraies règles ?

Le blond resta silencieux quelques secondes puis accepta.

- Génial ! jubila le noir. Grangie ? Le sortilège s'il-te-plaît.

Hermione se leva pendant que les deux amis prenaient place l'un en face de l'autre tout en restant assis – puisque suffisamment alcoolisés pour ne pas parvenir à rester debout et droit pendant le processus.

- Ok, que veux-tu, Zabini ?

- Granger. Pour une nuit… Tu n'as pas le droit de nous retrouver et elle n'a pas le droit de partir.

- Hors de question ! s'exclamèrent deux voix.

Hermione haussa un sourcil alors que les têtes pivotaient tout d'abord vers Drago puis vers Harry.

- Ok… ok… Granger pour une heure, mêmes conditions.

- Je ne suis pas un objet, Zabini… siffla la jeune femme.

- Oh, ne t'inquiète pas ma petite Grangie-chérie, je ne compte absolument pas te traiter comme un objet pendant cette heure… susurra-t-il d'une voix aux accents pervers.

Hermione lui lança un regard noir avant de se pencher vers Drago pour lui murmurer quelques paroles à l'oreille. Lorsqu'elle se redressa, Drago arborait un sourire en coin qui fit quelque peu perdre son assurance à Blaise.

- Ok. Et si tu perds, tu devras faire tout ce qu'Hermione ou moi, te demandons jusqu'à ce que l'un de nous lève le sortilège, annonça le Serpentard sur un ton presque prétentieux.

- Si vous voulez un toutou, allez-vous en acheter un à la Ménagerie Magique, bande de roucouleurs dépravés !

- Je prends ça pour un oui, Zabini. Hermione, le sortilège s'il-te-plaît.

.

- Plus de contrainte de temps, on enchaîne l'un après l'autre, Malefoy.

- Bien. Prêt à rendre la couronne ?

- Rêve mon vieux ! C'est pas parce que ta meuf a battu cette idiote de Parkinson que je vais me laisser avoir de la même façon.

- C'est ce qu'on verra.

.

- Ne perd pas, murmura Hermione à l'oreille du blond, comme il l'avait fait avec elle lorsqu'elle avait « joué » contre Parkinson.

- Je n'en ai pas l'intention, répondit-il en lui faisant un clin d'œil.

Et ils commencèrent – ou plutôt recommencèrent. Comme Blaise avait proposé le jeu, c'était lui qui buvait en premier. Au bout du cinquième verre, Hermione constata que tous les deux commençaient très sérieusement à souffrir des effets secondaires de l'alcool. Alors que Zabini buvait cul-sec son sixième verre de Whisky – ils avaient changé d'alcool en rétablissant les « vraies règles » - et grimaçait très fortement, Hermione s'approcha de Drago et lui murmura à l'oreille.

- Tu te souviens de nos conversations dans la cuisine tout à l'heure ?

Il acquiesça.

- Eh bien, si tu gagnes, je suis prête à accéder à toutes tes demandes…

Il la regarda étrangement avant d'avaler son sixième verre sans vraiment s'en rendre compte. Et, tandis que Zabini remplissait son septième, Hermione susurra :

- J'irais même acheter la peau de bête si tu veux…

- Eh, Granger ! Arrête de lui raconter vos futurs plans culs pour qu'il gagne !

Hermione haussa un sourcil, faussement surprise.

- Je ne vois pas de quoi tu veux parler, Zabini.

- C'est ça !

- Peut-être voudrais-tu que George te murmure des paroles salaces à l'oreille pour te détendre également, Blaise ? suggéra Hermione.

Aussitôt, tous les invités explosèrent de rire. Enfin… tous sauf Zabini qui la fusilla du regard.

- Tu crois que je sais pas ce que tu fais ?! Espèce de Serpentard !

Hermione lui fit un clin d'œil avant de prendre une gorgée de son propre verre et de lui adresser un haussement de sourcil suggestif.

- Putain, Malefoy, c'est pas possible !

- Que se passe-t-il, Zabini ?

Ce dernier ne répondit pas mais avala son huitième verre puisque Drago l'avait rattrapé pendant les frasques d'Hermione.

- Bordel Granger, arrêtes ça !

- Arrêter quoi, Blaise ? Je ne comprends pas… s'offusqua la jeune femme sur un ton innocent à souhait.

- Arrête de faire ça !

Hermione lui adressa un petit sourire en coin.

- Mais je croyais que c'était toi qui voulais la jouer « à la Serpentard » …

- Pas avec toi !

- Zabini, intervint Drago, tu bois ou tu seras déclaré forfait.

- Maudite Serpentard dans le corps d'une Gryffondor ! siffla Zabini avant d'avaler son verre.

Drago l'imita avant de se pencher vers Hermione.

- Il y est presque, attend le onzième et fais-le.

Cette dernière acquiesça puis l'embrassa sur la joue pour faire illusion. Zabini but son dixième verre alors qu'Hermione prétendait avoir chaud et ôtait sa veste. Le Serpentard lui lança un regard appréciateur alors que la jeune femme se réinstallait sur le canapé. Drago avala son dixième verre également avant de fermer les yeux. Hermione craignit qu'il ne se mette à vomir mais il finit par rouvrir les paupières. Il tourna un regard atrocement vitreux vers elle. Hermione attrapa son verre de Whisky qu'elle levait à la hauteur de ses lèvres. Puis, en constatant que Drago avait posé les yeux sur elle, la jeune femme dévia son regard et fit mine de renverser sa boisson sur sa blouse qui s'humidifia immédiatement, attirant le regard de Blaise. La jeune femme plaqua une main devant sa bouche avant d'attraper, non pas sa baguette, mais une serviette en tissu qui se trouvait devant elle. Elle entreprit alors de se tapoter la poitrine.

- Oh Merlin ! Je suis tellement maladroite ! s'exclama-t-elle en affichant une expression mortifiée au moment où Drago prévenait son adversaire qu'il ne lui restait plus de dix secondes pour boire s'il ne voulait pas être déclaré perdant.

Mais le Serpentard, bien trop obnubilé par la poitrine d'Hermione, ne l'entendit pas, si bien que le minuteur magique sonna sans qu'il n'ait bu son onzième verre. Un sourire victorieux apparut sur les lèvres de la jeune femme et de son amant et elle attrapa sa baguette pour se sécher pendant que Zabini écumait de rage.

- VOUS AVEZ TRICHÉ ! BANDE DE SERPENTARD !

Il se leva d'un bond avant de contourner la table pour se diriger vers Drago – ce dernier restant parfaitement calme – mais n'atteignit jamais son objectif. Il s'arrêta en plein milieu du chemin et se précipita alors en sens inverse. Il réussit à se rendre aux toilettes à temps mais ne ferma pas la porte derrière lui, si bien que tous les convives purent profiter du son atrocement répugnant de ses vomissements.

- Bon, nous, on va se sauver, hum ? intervint Ginny en rigolant tandis que son mari courait presque pour récupérer sa fille.

Hermione acquiesça et se leva. Elle serra ses amis dans ses bras puis se retourna pour voir si Drago l'avait suivie et rigola presque en le voyant avachi dans le canapé, une main devant les yeux. Elle s'excusa pour lui auprès des Weasley-Potter qui lui firent signe qu'ils comprenaient.

- Merci pour cette soirée Mione, c'était très… intéressant, lui glissa Ginny en l'enlaçant une dernière fois. A demain.

Hermione sourit et la rousse lui fit un clin d'œil.

- A demain, Hermione. Tu es certaine de ne pas avoir besoin d'aide avec ces deux-là ? l'interrogea Harry, visiblement inquiet, en jetant un coup d'œil derrière la jeune femme.

- Oui Harry, je suis certaine, répondit la jeune femme avec amusements. Et puis je te rappelle que Blaise a perdu et qu'il doit dorénavant m'obéir au doigt et à l'œil.

- C'est ce qu'on… ve… verra, Granger ! s'exclama une voix depuis le salon.

La jeune femme leva les yeux au ciel avant d'assurer à Harry que tout se passerait bien pour elle et qu'il pouvait rentrer dormir.

- Hum… bon… si tu le dis. Je suis encore navré pour ce qu'il s'est passé avec Percy…

- Arrêtez de vous excuser à tout bout de champ, soupira la jeune femme. Je vais bien et je suis heureuse que cette soirée – hormis pour ce qui est du « petit » incident – se soit bien passée.

Harry marmonna quelque chose avant de la prendre dans ses bras et de rejoindre sa femme et sa fille qui avaient déjà transplané chez eux.

.

Hermione ferma la porte de son appartement avant de se retourner. Zabini était avachi dans un fauteuil et Drago… eh bien Drago ronflait sur le canapé. Hermione esquissa un sourire amusé avant de s'approcher de Blaise.

- Il est temps que tu rentres chez toi mon cher Zabini-sans-couronne, se moqua la Gryffondor.

Aussitôt, le Serpentard releva la tête vers elle et planta un regard assassin dans ses prunelles. Hermione vit immédiatement qu'il n'avait pas, lui non plus, respecté ses propres règles puisque son visage ne portait plus aucune trace de tout l'alcool qu'il avait pu ingurgiter pendant deux bonnes heures.

- Je croyais que le perdant n'avait pas le droit à une potion ? railla Hermione en croisant les bras sur sa poitrine.

- Ouais bah il n'est pas non plus dit que le gagnant doit gagner en trichant !

- N'importe quoi… Tu as perdu ton statut de « roi » et puis c'est tout !

Zabini se renfrogna encore davantage, renifla et jeta un regard peu amène à Drago.

- Eh bah il est beau le nouveau roi ! cracha-t-il

Hermione réprima un petit rire moqueur. Ces Serpentard et leur jalousie maladive…

- Allez Zabini, fiche le camp de chez moi. Je dois encore m'occuper de sa toute nouvelle Majesté !

- Humph… Et le pire c'est que je ne peux même pas essayer de rester puisque je dois faire tout ce que ces Seigneurs de la dépravation m'imposent, se plaignit-il en attrapant sa veste avant de s'avancer vers la porte d'entrée.

- Eh oui, c'est ça de vouloir jouer au plus malin mon cher sujet !

- Serpentard !

- Moi aussi je t'aime Zabini, à très vite ! répondit la Gryffondor d'une voix faussement enjouée avant de lui claquer la porte au nez.

Plus amusée qu'énervée, Hermione lâcha un petit rire avant de se tourner vers Drago qui ronflait toujours dans le canapé. Il avait glissé et tout le haut de son corps était à présent allongé tandis que ses jambes restaient pliées et que ses pieds demeuraient au sol. La Gryffondor ne put s'empêcher de se rendre dans son bureau, de ressortir son appareil photo de l'un de ses cartons et de mitrailler le Serpentard. Ceci fait, elle rangea les bouteilles d'alcool puis envoya les verres se nettoyer tout seuls avant de refermer les volets de son salon. Elle partit en direction de sa salle de bain et revêtit sa nuisette avant d'ouvrir son armoire à pharmacie.

- Le serpent ! siffla-t-elle.

Blaise avait profité qu'elle discute avec Harry pour fureter et emporter tout son stock de potion Anti-gueule de bois, s'assurant ainsi que Drago – et par extension Hermione – passe une très mauvaise nuit et un très mauvais réveil le lendemain matin. Furieuse, la Gryffondor referma la porte de son placard après avoir attrapé un petit tube, sortit de la salle de bain et se rendit dans le salon.

.

- Drago ? murmura-t-elle en le secouant légèrement.

- …

Ça partait mal...

- Drago ? répéta-t-elle un peu plus fort.

- Huuum, grogna le Serpentard.

Ok… garder son calme.

- Drago, réveille-toi.

- Huuuuuuum.

Merlin qu'elle avait envie de tuer Blaise Zabini !

- Malefoy ! Debout ! hurla alors la jeune femme.

- Hein ?! s'exclama ce dernier en se redressant brusquement.

Si elle n'avait pas été aussi énervée contre Zabini, elle aurait probablement explosé de rire. Drago avait les yeux injectés de sang et arborait le regard le plus hagard qu'elle ne lui avait jamais connu. Il ouvrit un peu la bouche avant de se passer une main sur le visage.

- Potion… marmonna-t-il d'une voix grave.

- Désolée Drago mais Zabini les a emportées avec lui. Je n'ai que ça à te proposer, dit-elle en lui présentant deux cachets blancs.

- Qu'est-ce... c'est ?

- De l'aspirine. Pour ton mal de crâne.

- Pas mal… crâne.

La jeune femme haussa un sourcil.

- Tu veux quelque chose pour les nausées ?

- Pas nausées.

La Gryffondor fut d'autant plus surprise mais n'insista pas. Elle se rendit dans sa cuisine, attrapa un verre qu'elle remplit d'eau, alla le déposer sur la table de chevet du Serpentard – au cas où – puis retourna chercher ledit Serpentard. Heureusement pour elle, il ne s'était pas rendormi mais elle était arrivée au bon moment puisque ses paupières se refermaient et qu'il commençait très sérieusement à tanguer sur le canapé.

- Drago ?

- Hum ?

- Viens, nous allons nous coucher.

- Coucher ? répéta-t-il en relevant la tête vers elle.

Hermione ne put réprimer un éclat de rire.

- Non, Drago, nous allons dormir ! précisa-t-elle en lui tendant une main.

Il l'attrapa mais ne fit aucun mouvement pour se lever.

- Ai gagné ?

- Oui, bravo, tu es le « Roi » ! Allez-viens, dit la jeune femme en tirant un peu sur sa main.

Il afficha un large sourire avant de se mettre à rire.

- Blaise doit êt' supeeerrrr furax ! ricana-t-il.

- Il n'a, en effet, pas vraiment apprécié que tu lui piques sa couronne, répondit la jeune femme alors que le blond se levait enfin.

Il tangua violemment alors elle passa un bras autour de sa taille et se mit à marcher doucement en direction de leur chambre. Drago continuait de rire lorsque, brusquement, il s'arrêta. De rire… et de marcher, obligeant Hermione à se retourner vers lui, un sourcil haussé.

- Com' ça j'suis l'roi et toi la reine !

- Oui. Allez viens, je suis fatiguée.

- Potter ? demanda-t-il en faisant fi de sa remarque.

- Quoi « Potter » ?

- Est parti ?

- Oui, tous les invités sont partis, répondit patiemment la Gryffondor en parvenant à le faire avancer de deux nouveaux pas.

Elle avait l'affreuse sensation d'avoir en face d'elle un enfant d'un an à peine et, même si cela aurait pu être attendrissant en d'autres circonstances, ça l'était beaucoup moins à trois heures du matin et surtout lorsque l'enfant en question était en réalité son amant qui avait… Trente-et-un ans !

- Mère ?! s'exclama-t-il tout aussi soudainement, les sourcils froncés.

- Ta mère est chez elle, Drago. Tu l'as toi-même raccompagnée il y a deux heures et demie, soupira Hermione.

- Bien, se contenta-t-il de répondre.

Ils parvinrent jusqu'à la chambre sans autres interruptions et Hermione crut enfin pouvoir se coucher lorsque le Serpentard s'immobilisa une nouvelle fois. A présent agacée, la Gryffondor se retourna vivement vers lui.

- Qu'est-ce que tu as, encore ?!

Il pointa quelque chose sur le lit. Hermione tourna la tête. Il s'agissait de la boîte de mouchoirs qu'il lui avait gracieusement « offerte » quelques heures plus tôt pour sécher la crise de larmes qu'elle avait eu après le départ de Percy Weasley. Et, comme s'il percevait ses pensées, Drago demanda d'une voix beaucoup plus sérieuse qu'auparavant :

- Weasley est r'venu ?

Il ne lui laissa même pas le temps de répondre et posa ses deux mains sur son visage avant de se baisser et de l'inspecter scrupuleusement, comme s'il cherchait quelque chose. Surprise, Hermione ne bougea pas avant de, finalement, comprendre ce qu'il faisait et ce qu'il cherchait. Ses lèvres s'étirèrent en un mince sourire et elle recouvrit ses mains des siennes afin de lui faire lâcher prise tout en répondant :

- Non il n'est pas revenu et je n'ai pas pleuré. Tu sais, tu n'as dormi que quelques minutes.

- Hum…

- Drago, lâche-moi s'il-te-plaît, j'ai envie d'aller me coucher et tu dois dormir aussi.

Elle planta ses pupilles dans les siennes mais il ne semblait pas vouloir la laisser partir. Comme pour appuyer cela, il laissa retomber ses mains avant de les faire glisser autour de sa taille et de la plaquer contre lui dans une étreinte maladroite. Ils restèrent ainsi quelques secondes puis le blond se pencha doucement vers elle, jusqu'à ce qu'Hermione sente son souffle contre son oreille, ce qui la fit instinctivement frissonner.

- S'il revient t'parler, j'veux que tu m'le dise. J'le tuerais.

Surprise, Hermione hoqueta avant de se dégager de lui et de planter son regard dans le sien.

- Ne dis pas ça, tu ne réfléchis pas rationnellement. Allons-nous coucher.

Elle s'apprêtait à s'éloigner et à contourner le lit mais il la rattrapa par le poignet.

- J'le tuerais, répéta-t-il. S'il t'fais encore pleurer, j'le tuerais !

Il avait dit cela sur un ton glacial et une lueur de rage flottait au fond de ses yeux.

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Prenant sur elle, la jeune femme ne répondit rien et reprit sa main afin de l'attirer vers le lit. Étonnement, le blond n'opposa aucune résistance. Pas plus qu'il ne se rebella lorsque la Gryffondor le débarrassa de sa chemise et de son pantalon. Elle crut même qu'il s'était encore assoupit en position assise mais, non, il l'observait seulement d'un regard vitreux et plutôt étrange que la Gryffondor ne parvint pas à définir. Une fois qu'il fut en boxer, elle contourna le lit et se glissa sous les couvertures avant d'éteindre la lumière. Aussitôt, le blond vint se coller dans son dos. La Gryffondor ferma les paupières mais lui ne semblait pas prêt à s'endormir encore.

- H'rmione ?

- Oui ?

- Désolé…

- Pour quoi ? demanda-t-elle, surprise.

- Pas en mesure d'assurer la soirée qu'on avait prévu, répondit-il d'une voix sincère et presque douloureuse.

Hermione ne put s'empêcher de rire.

- Ce n'est pas grave, Drago, dit-elle d'une voix douce mais tout de même empreinte d'une légère moquerie.

- Si. J'me f'rai pardonner d'main. Promis.

- Si tu veux. Maintenant, dors.

La jeune femme ferma elle-même les paupières mais fut de nouveau interpellée par son amant. Elle retint difficilement un soupir d'agacement.

- H'rmione ?

- Oui, Drago ? demanda-t-elle d'une voix où perçait une pointe d'irritation.

- Désolé. J'voulais juste dire que j'veux que tu promettes d'me dire si l'autre connard r'vient t'parler.

- Drago…

- Promet !

- Mais…

- Pas « mais ». Promet.

- Si je promets, tu me laisseras dormir ?

- Oui.

- Ok. Je promets.

- J'te crois pas !

- Merlin c'est pas possible !

Agacée, Hermione se redressa brusquement, alluma la lumière, se retourna et plongea son regard dans celui du Serpentard qui battait vivement des paupières, surpris par la clarté soudaine de la pièce. La Gryffondor attendit qu'il fixe ses prunelles dans les siennes avant de reprendre la parole.

- JE TE PROMETS DE TE LE DIRE SI PERCY WEASLEY REVIENT ME PARLER DE CHOSES COMME CELLES DE CE SOIR, articula-t-elle avant de froncer les sourcils.

Le blond la scruta quelques secondes, jaugeant de toute évidence sa parole, mais finit par acquiescer. Hermione le fusilla du regard puis se retourna et éteignit de nouveau les lumières avant de se pelotonner sous les draps. Bien évidemment, le Serpentard se colla de nouveau à elle. Il passa une main sous son oreiller, l'autre sur sa taille et l'attira un peu plus à lui avant d'enfouir son visage dans ses cheveux. Et alors que la jeune femme pensait enfin parvenir à s'endormir, la voix très sérieuse de Drago résonna une dernière fois.

- Tu sais, j'le tuerais vraiment. J'tuerais pour toi, comme j'tuerais pour Scorp' ou pour Mère.


S'iouplait, ne me tuez pas pour m'être arrêtée ainsi... S'iouplait, s'iouplait, s'iouplait ! :( (

De toute façon, vous pouvez pas me tuer sinon vous n'aurez jamais la suite ! Et BIM ! Alors on est gentil dans sa review, d'accord ? *-*

Sinon eh bien euh... bah... j'espère que vous avez apprécié cette petite soirée Weasley-Potter-Zabini-Malefoy-Granger !

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Comme chaque semaine, je vous invite toutes et tous à me faire part de votre ressenti sur ce chapitre. Positif, négatif, mi-figue mi-raisin (ça y est, j'ai faim…) ?

De même qu'à me faire part de votre interprétation des différents événements et notamment de la dernière phrase ou bien tout simplement à me soumettre une conjecture pour la suite.

TOUS A L'ASSAUT DU PETIT CARRÉ BLANC AU-DESSOUS ! *-*

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Je vous fais tout plein de gros bisous et je vous dis à mercredi prochain avec un nouveau chapitre !

Chalusse