Bonjour à tou(te)s !
A l'instar de chaque semaine, je commence cette note en remerciant des millions de fois mes revieweurs/euses d'amour. Vous êtes tou(te)s au TOP DE LA TOPITUDE DU TOPISSIMES ! Merci pour vos adorables commentaires. :) Merci beaucoup aux lecteurs qui continuent à mettre cette fic' en fav'/alerte également !
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Par ailleurs, j'ai créé un sondage sur ma page FB la semaine dernière qui vous est exclusivement réservé. J'aimerais savoir si vous seriez intéressés par une annonce anticipée des titres de chapitres de cette fic'. C'est quelque chose que j'avais l'habitude de faire avec l'autre site. Très concrètement, le principe serait que je dévoile le titre du chapitre à venir les samedis soir (sur FB, donc) tout en conservant des publications le mercredi. Vous pouvez retrouver le lien de ce sondage depuis ma « bio » et donc depuis ma page FB pour me donner vos avis. Selon les résultats obtenus, le titre du chapitre cinquante-deux pourrait ainsi vous être dévoilé dès samedi.
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RàRs Anonymes :
Guest : Pour toi, la dernière réplique de Drago s'apparentait à une véritable déclaration ? Eh bien… cela en a tout l'air, en effet. Après tout, Narcissa et Scorpius sont les seules personnes que Drago n'ait jamais aimé jusqu'à présent. Excepté depuis son fameux retour chez Hermione après l'opération de sa mère. Ce soir-là, il a clairement pris conscience qu'il était… eh bien amoureux de la petite Grangie. ^^ Le souci c'est que, si tu veux mon avis, il n'avait ABSOLUMENT PAS l'intention de lui annoncer les choses ainsi… Et Hermione n'est certainement pas prête à se l'entendre dire, même de façon détournée. Alors comment gèreront-ils cette « déclaration » ? Suspens, suspens ! Je te remercie chaleureusement pour ta nouvelle review et j'espère que ce nouveau chapitre te plaira ! :) Bonne soirée et bonne semaine à toi également !
Bellasidious : Tu trouves que Drago est sexy dans son rôle de « preux chevalier saoul » ? Mais lol ! Personnellement, je trouve que le pauvre se dénigre complètement. Un peu alcoolisé, je trouve que ça ajoute quelque chose à son charme. Mais complètement bourré… Mouais (*Chalusse qui grimace. ^^*). Enfin s'il recommence, je saurais maintenant vers qui l'envoyer pour faire profiter de son état. ;)
Sinon, je suis ravie que ce chapitre t'ait amusée car c'était le but. Après le précédent qui était somme toute plutôt sérieux voire « dramatique » vers la fin, j'avais envie que celui-ci soit nettement plus léger.
Tu trouves qu'un bébé a sa place dans les bras de Drago ? C'est vrai que, sur ce point, je ne te démentirai pas. Après, de là à ce que ça leur donne des envies, à Hermione et lui… Bof, bof. La mort de Rose est toujours très présente dans son esprit et Hermione vient à peine de comprendre que cela sera toujours ainsi/ qu'elle devra apprendre à vivre en supportant le poids continuel de son décès sans ne jamais réellement faire son deuil. Il semble très peu probable qu'elle envisage d'avoir un second enfant avec un homme dont elle n'est pas amoureuse d'autant plus… Mais bon, nous verrons bien. ^^
Voilà ! Je te remercie du fond du cœur pour ta nouvelle review ! :) Cela me touche beaucoup que tu prennes autant de plaisir et ressente autant de joie à me lire. Vraiment merci. J'espère que ce nouveau chapitre te plaira. En attendant, je te remercie encore et je te fais des bisous ! A très bientôt. :)
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Voilà ! Bon, bon, bon… nous avions lâchement abandonné (ma faute ? Comment ça « ma faute » ? N'importe quoi ! Mauvaise foi Serpentardienne quand tu nous tiens... AHEM !) nos petits Handicapés des Sentiments dans leur dodo (^^) après une déclaration plutôt excessivement maladroite de notre Drago-chéri. Comment vont-ils appréhender le lendemain matin ? Eh bien c'est ce que je vous propose de découvrir dès à présent !
Je vous souhaite une très bonne lecture et je vous dis à tout à l'heure avec la note de fin. :)
Comme toujours : seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR.
Chapitre 51 : Cachoteries, prévisions et... Paris
Lorsqu'Hermione se réveilla le lendemain matin, elle ne sentit que le vide à côté d'elle. Surprise et légèrement angoissée après les paroles qu'avait prononcées Drago la veille au soir et auxquelles elle n'avait jamais répondu, la Gryffondor se redressa vivement. Elle jeta un regard circulaire à la pièce. Drago n'était en effet plus dans le lit mais le bruit de la douche la rassura immédiatement. Elle remarqua également que l'aspirine qu'elle avait déposée sur la table de chevet du Serpentard avait disparu.
Prenant le temps de refermer les paupières et de soupirer, Hermione finit par se lever de son lit au moment où Drago réapparaissait dans la chambre, simplement vêtu d'une serviette nouée autour de sa taille.
- Salut, lâcha-t-il d'une voix quelque peu embarrassée.
Hermione sentit son cœur s'accélérer dans sa poitrine.
- Salut, dit-elle sur le même ton.
- Tu vas te doucher ?
- Oui, répondit-elle, profitant de la porte de sortie qu'il lui offrait.
Ce n'était pas un comportement très « Gryffondor » mais tant pis.
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L'eau chaude n'eut pas vraiment l'effet apaisant recherché tant le cerveau d'Hermione était au bord de l'implosion. Pourquoi avait-il fallu qu'il ouvre la bouche et dise ça ?! Ne pas y penser. Ne pas y penser. Ne pas réfléchir. « Se doucher, sortir de la cabine, s'habiller, aller prendre son petit-déjeuner, ne plus penser à ce que Malefoy avait pu dire. » Voilà un programme parfait… qui ne fut absolument pas respecté. Avant qu'Hermione ne rejoigne Drago dans le séjour pour le petit-déjeuner, ce fut plutôt : « se doucher, penser à ce que Drago avait dit, réfléchir à ce que Drago avait dit, sortir de la douche, réfléchir encore un peu, se faire plein de nœuds au cerveau tout en défaisant ceux de sa tignasse brune, se vêtir, sentir son ventre se contracter à l'idée de franchir la porte de sa chambre pour le rejoindre, se regarder dans le miroir, se dévisager, repenser à ce qu'il avait dit, réfléchir à ce qu'il avait dit, se dire que cela ne changeait rien, que ce n'était rien, prendre une profonde inspiration, rouvrir les paupières qu'elle avait momentanément closes, prendre son courage à deux mains, tourner les talons, poser la main sur la poignée de la porte, repenser encore et encore à cette phrase « Tu sais, j'le tuerais vraiment. J'turais pour toi, comme j'turais pour Scorp' ou pour Mère. », se fustiger, prendre une nouvelle inspiration, ne plus y penser, actionner la poignée, avoir une dernière hésitation, endosser le costume de la parfaite Gryffondor, refermer la porte, marcher vers le salon, marcher vers lui ».
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Hermione s'installa sur l'une des chaises de bar en face du Serpentard qui avait une mine affreuse. Il avait le regard perdu dans le vide et son petit pain tartiné de marmelade pendait négligemment au bout de sa main. Prenant sur elle, Hermione se servit un verre de jus de fruit avant de commencer à étaler, à son tour, de la marmelade l'un des petits pains que Drago avait fait griller à son attention.
Elle mâchonnait distraitement, regardant, comme si elle les trouvait particulièrement intéressantes, les miettes qui tombaient progressivement sur le bar, lorsque Drago reprit – ou plutôt prit – la parole d'une voix rauque.
- Désolé pour hier soir.
Hermione releva les yeux vers lui, plus par instinct qu'autre chose. Il avait reposé sa tartine et l'observait intensément. Hermione posa à son tour son petit-déjeuner avant d'inspirer profondément, comme pour se donner du courage, et de relever les yeux vers lui.
- Pourquoi tu t'excuses ?
Il resta silencieux quelques secondes.
- De toute évidence, j'ai fait quelques choses qui t'as déplu et je m'en excuse, répondit-il d'une voix très sérieuse.
Hermione fronça les sourcils.
- Comment ça « de toute évidence » ? demanda-t-elle en lui lançant un regard un peu dérouté.
Il ferma momentanément les paupières.
- Je… ne me souviens plus vraiment de… tout ce qu'il a pu se passer hier soir… révéla-t-il presque anxieusement.
Le cœur d'Hermione manqua un battement.
- Définit « tout », s'il-te-plaît, ordonna-t-elle rapidement.
- Oh… Eh bien je me souviens avoir gagné contre Blaise, Blaise qui est parti vomir et Potter qui annonçait qu'il rentrait chez lui avec sa femme et sa fille. Et après…
- Et après… ?
- … plus rien.
Hermione eut subitement envie de se lever de sa chaise, de le prendre dans ses bras, de l'embrasser et de faire une danse de la joie au milieu du salon ! Merlin merci, il ne se souvenait pas ! Il ne se souvenait pas ! Le soulagement qu'éprouva la Gryffondor dut se traduire sur son visage car Drago fronça les sourcils avant de reprendre la parole.
- Pourquoi tu fais cette tête ?
- Quelle tête ? demanda-t-elle innocemment avant de recommencer à manger.
- Cette tête, là. Dis-moi ce qu'il s'est passé… Ce que j'ai fait.
- Pourquoi crois-tu avoir fait quelque chose de particulier ?
- Parce que sinon, tu ne m'aurais pas fui de la sorte tout à l'heure…
« Merde ! »
- Tu sais, j'ai également bu hier. J'avais seulement un peu la gueule de bois, c'est tout. Désolée si tu as pensé que je te fuyais, ce n'étais pas le cas.
Elle sourit légèrement pour appuyer son mensonge mais le blond ne sembla pas y être particulièrement sensible.
- Raconte-moi ce qu'il s'est passé après le départ de Potter.
- …
- Hermione… fit-il d'une voix menaçante.
- D'accord, d'accord. Harry est parti puis ensuite Blaise. Tu t'étais endormi sur le canapé et Blaise a emporté toutes les fioles de potion anti-gueule de bois avec lui mais je pense que tu t'en es rendu compte ce matin – hochement de tête affirmatif. Bref… j'ai tenté de te ramener dans la chambre mais tu n'étais pas très coopératif.
Il se tendit sur sa chaise.
- Mais j'ai fini par réussir à te traîner jusque-là bas. Ensuite, je t'ai déshabillé et on s'est mis au lit.
- Et on s'est endormi ?
- Oui.
- Tu mens.
- Je ne…
- Si, tu mens. Qu'est-ce que j'ai dit ?
« Merde, merde et triple merde ! ». Et s'il s'agissait d'un test ? Qu'en fait, il se souvenait de tout mais voulait voir si elle allait tout lui recracher ou si elle allait continuer à lui mentir ? Mais non… le regard presque paniqué qu'il avait posé sur elle ne pouvait être feint. Alors elle se décida à lui dire la vérité – tout au moins une bonne partie de la vérité…
- Tu ne tenais pas de propos très cohérents. Tu m'as demandé si tu avais gagné, si Harry était parti, ainsi que ta mère. Ensuite, nous sommes entrés dans la chambre et tu as vu… la boîte de mouchoirs sur le lit.
- La boîte de mouchoirs ?
- Celle que tu m'avais donnée après que Percy soit parti.
- …
- Enfin bref, tu l'as vu et là… tu m'as enlacée en me demandant s'il était revenu.
- Qui ?
- Percy Weasley.
- Et il est revenu ?! s'exclama-t-il d'un ton brusque.
- Non, le rassura immédiatement Hermione. Comme tu as vu les mouchoirs et que tu t'étais endormi quelques minutes, tu as imaginé des choses.
- Hum… Et après ?
- Après, je t'ai assuré qu'il n'était pas venu et tu as fini par me lâcher et, comme je te l'ai dit, je t'ai ensuite ôté ta chemise et ton pantalon puisque tu n'étais pas en mesure de le faire seul et nous nous sommes couchés, termina la jeune femme.
- Et c'est tout ?
- Oui.
- Hum, fit-il, pas vraiment convaincu.
Se souvenant d'un autre passage, Hermione reprit la parole, espérant que cela le convaincrait qu'elle disait la vérité.
- En fait, tu as ajouté autre chose…
- Quoi ? demanda-t-il, de plus en plus anxieux.
- Tu t'es excusé…
- Excusé ?
- Oui… Tu t'es excusé pour ne pas être – je cite – « en mesure d'assurer la soirée qu'on avait prévue ».
Hermione ne put réprimer le petit sourire moqueur qui prit place sur ses lèvres.
- Par Merlin je n'ai quand même pas dit ça ?! se mortifia le Serpentard.
- Si, rigola-t-elle en avisant son visage défait.
- C'est pas possible ! Ne me laisse plus jamais boire !
La Gryffondor leva les yeux au ciel.
- Je ne vois pas ce qu'il y a de grave… Tu aurais pu dire des choses bien pires que cela…
- Rien de grave ?! Non mais est-ce que tu te rends compte que je me discrédite moi-même ? s'insurgea le blond. Imagine si j'avais été avec une femme qui ne connaissait rien de mes prouesses sexuelles et que je lui sorte une phrase de ce genre… Aucun moyen pour la récupérer après ça, se lamenta-t-il.
La Gryffondor, quant à elle, perdit instantanément son sourire. Elle se leva rapidement et apporta son verre vide dans l'évier avant de nettoyer.
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- Hermione ?
- …
- Hermione ?
- …
- Eh ! Granger ?
- Quoi, Malefoy ?! s'agaça la jeune femme alors qu'il l'avait attrapée par le poignet tandis qu'elle essayait de rejoindre le salon.
Il parut surpris par sa virulence.
- Qu'est-ce qu'il se passe ?
- Oh je n'en sais rien, Malefoy ! Tu devrais réfléchir deux secondes, je suis certaine que tu finiras par trouver !
Elle se dégagea de son emprise et partit en direction de son bureau. Hermione resta seule environ cinq minutes, le temps pour elle de rédiger un rapide message qu'elle attacha à la patte de Bacchus. Elle s'apprêtait à laisser l'oiseau s'envoler lorsque la porte s'ouvrit.
- A qui as-tu envoyé une lettre ?
- Ça ne te regarde pas, répliqua-t-elle avant de tenter de sortir de la pièce.
Cette fois-ci ce fut au niveau du biceps qu'il l'attrapa.
- Tu es agacée à cause de ce que j'ai dit ?
- J'en sais rien… Tu dis tellement de choses qui m'agacent. De laquelle parles-tu spécifiquement ?
Le Serpentard la fusilla du regard.
- A propos de mes prouesses sexuelles et d'une autre femme, répondit-il finalement.
- A ton avis, ce genre de remarques aurait-elle pu m'agacer de la sorte ?
- Euh… eh bien oui.
- Alors tu n'as pas besoin que je te donne une réponse.
Elle tenta de se dégager mais il resserra quelque peu son emprise sur elle.
- Eh, je suis désolé, ok ? reprit-il d'une voix plus douce. Je n'ai pas réfléchi, excuse-moi.
Hermione lui lança un regard assassin auquel il répondit par un sourire presque penaud. Il ne la lâcha pas pour autant et se rapprocha même d'elle jusqu'à poser une main sur sa joue qu'il caressa doucement. La jeune femme essaya de ne pas ciller mais il dut se rendre compte qu'elle se retenait de réagir à son contact car un sourire plus assuré naquit sur ses lèvres. Il se pencha alors doucement en avant et l'embrassa avec délicatesse. Puis il s'écarta avant de caresser une dernière fois sa joue et de la relâcher totalement.
- Je suis désolé, répéta-t-il.
- Hum…
- Tu me pardonnes ?
- On verra.
- Comment ça « on verra » ? s'insurgea-t-il, considérant très certainement que s'excuser deux fois était largement suffisant pour gagner son pardon.
- Tu me dois toujours une « nuit de folie », on verra donc après ça.
- Une « nuit de folie » ? ricana-t-il.
Elle rosit.
- Oui… bon… si tu as un autre nom : je t'en prie.
- Hum, fit-il mine de réfléchir. Je dirais plutôt une nuit à te faire l'amour comme un fou jusqu'à ce que tu en tombes de fatigue, murmura-t-il d'une voix lascive.
Automatiquement, la peau d'Hermione se couvrit de chair de poule.
- Et puis, continua le Serpentard, qui a dit que cela devait être une « nuit » ?
Hermione sourit.
- Personne. Mais si tu veux que cela ait lieu avant demain, ce sera une « nuit à me faire l'amour jusqu'à ce que je tombe de fatigue ».
- Et on pourrait savoir pourquoi ? Je trouve que cette matinée est parfaite pour commencer à « tomber de fatigue », dit-il en se rapprochant d'elle jusqu'à enserrer sa taille.
Hermione posa les mains sur son torse.
- Oui, peut-être, mais là tout de suite je vais chez les Potter. Ginny et moi allons au restaurant ce midi.
- Et comment se fait-il que je ne sois pas au courant de cela ?
- Ça, c'est parce que tu étais bien trop occupé à bercer la petite Lily afin qu'elle s'endorme dans tes bras pour entendre Ginny me le proposer hier soir, répondit-elle en lui faisant un clin d'œil avant de l'embrasser.
Le Serpentard fit la moue et ne répondit pas à son baiser.
- Et moi, je suis supposé faire quoi pendant ce temps-là ? Le ménage ?
- C'est une très bonne idée ! Il y a un balai dans…
Il lui lança un regard assassin qui fit éclater de rire la jeune femme.
- Ou alors, reprit Hermione avec diplomatie, tu pourrais peut-être aller voir Blaise et lui demander de bien vouloir te rendre le stock de potion anti-gueule de bois.
- Hum…
- Et peut-être faire un peu de Quidditch… Je sais que tu aimes faire du sport le lendemain d'un dîner.
- Tu n'as qu'à dire que j'ai grossi, pendant que tu y es ! se récria Drago en croisant les bras sur sa poitrine.
- Oh mais oui ! Attends, ce n'est pas l'éclair au chocolat que tu as mangé hier soir que je vois là ? se moqua-t-elle en appuyant son doigt contre son ventre, très tonique.
- Arrête ça ! s'exclama-t-il en levant sa chemise
Hermione s'esclaffa et profita que Monsieur soit occupé à vérifier que tous ses abdominaux adorés étaient toujours bien visibles pour sortir de la pièce.
OoOoOoO
- Hermione ! Alors, tout s'est bien passé après que nous soyons partis hier soir ? l'interrogea vivement Ginny ouvrant la porte de chez elle, Lily dans ses bras.
- Bonjour Ginny. Oui, tout s'est bien passé, répondit la jeune femme, amusée.
La rousse s'écarta de la porte afin qu'Hermione puisse entrer.
- Je suis presque prête, il faut juste que je remette ce bébé très colérique dans les bras de son papa, dit-elle en embrassant le crâne presque chauve de sa fille.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
- Oh, trois fois rien… La jeune Lily Rose Potter que tu vois ici a entrepris de hurler à plein poumons dès que nous la déposons dans son lit et ce depuis que nous sommes rentrés hier soir.
Hermione eut un petit sourire amusé en voyant le regard dépité de la maman de la « jeune Lily Rose Potter ».
- Tu crois que Malefoy accepterait de faire la baby-sitter de temps à autres ? poursuivit Ginny très sérieusement en entrant dans sa cuisine, Hermione à sa suite.
- Euh…
- Hermione !
- Salut Harry.
- Tu vas bien ? Pas trop de soucis avec les Serpentard hier soir ?
- Aucun. Je vais bientôt pouvoir obtenir un diplôme, je crois, marmonna la jeune femme.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Rien, lui sourit la jeune femme alors qu'Harry prenait sa fille dans ses bras.
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Cinq minutes plus tard, les deux jeunes femmes transplanaient dans le Londres Moldu pour se rendre à leur restaurant favori depuis de nombreuses années. Elles commandèrent puis Ginny demanda des détails sur le « comportement » des Serpentard après son départ.
- Oh… eh bien, j'ai plus ou moins dû obliger Zabini à rentrer chez lui pendant que Drago ronflait sur le canapé.
- Il ronflait ?! rit Ginny en recrachant presque sa gorgée de cocktail.
- Oui ! Je l'ai même pris en photo, si tu veux tout savoir.
- Je veux voir ça !
- J'en développerai une deuxième. J'ai envoyé la première à Scorpius, le fils de Drago, révéla la jeune femme.
- Oula ! Malefoy risque de criser en apprenant ça…
Hermione haussa les épaules avant de prendre une gorgée de son propre cocktail.
- Bref, tu as fait quoi après que Zabini soit parti ? Tu l'as laissé dormir sur le canapé ?
- Non. Même si, en définitive, ça aurait très certainement été la meilleure chose à faire, dit-elle d'une voix morne.
Hermione vit que son amie s'apprêtait à demander des explications mais elle fut interrompue par un serveur qui apporta leur déjeuner tout en jetant un regard presque aguicheur à la brune. Cette dernière fronça les sourcils tandis que Ginny explosait de rire après que l'homme d'une vingtaine d'années se soit éloigné.
- Eh bien ! Il faut croire que tu fais de l'effet aux petits jeunes.
- Oh ça va ! rigola la Gryffondor en piquant dans ses légumes.
- Mieux vaut que Malefoy n'en entende pas parler… Il m'a l'air… plutôt jaloux.
- Plutôt en effet…
Ginny rigola devant l'expression d'Hermione.
- Au fait, j'ai failli oublier ! Avec Harry, nous avons décidé de faire Noël chez nous cette année. Et tu es invitée, bien entendu, ajouta Ginny.
Hermione prit le temps d'avaler sa bouchée avant de reposer sa fourchette et de relever les yeux.
- Je ne pense pas que ce soit une très bonne idée, Gin'…
- Ne dis pas n'importe quoi. Nous avons reçu un hibou de Percy ce matin. Il part célébrer Noël dans la famille d'Audrey. Donc tu n'as aucune excuse !
- Hum…
- Malefoy est invité également… Enfin si tu le souhaites, évidemment, ajouta la jeune femme.
- Je pense qu'il va fêter Noël avec sa famille mais merci, j'apprécie beaucoup le geste.
La rousse ne répondit pas et elles recommencèrent à déjeuner en silence. Finalement, Hermione accepta l'invitation et Ginny fut enchantée. Le serveur vint leur apporter leur dessert, n'oubliant pas, au passage, de reluquer Hermione qui commençait à s'agacer de cette attitude si peu professionnelle, lorsque sa meilleure amie reprit la parole.
- Pourquoi tu as dit ça, tout à l'heure ?
- Dis quoi ? demanda la Gryffondor en plongeant sa cuillère dans son pudding.
- Ce truc à propos de Malefoy et du canapé.
- Oh… pour rien, répondit la jeune femme en baissant le regard.
Mais Ginny ne fut pas dupe.
- Hermione…
- C'est rien, Gin'.
- Excuse-moi de ne pas croire à ce mensonge.
- Je ne veux pas en parler.
- Il s'est passé quelque chose ? Vous vous êtes engueulés ?
- Non.
- Alors quoi ? Il t'a dit quelque chose ?
- …
- Ne me dis pas qu'il t'a dit ce que je pense qu'il t'a dit ! s'écria-t-elle presque, mi-anxieuse, mi-ravie.
Hermione lui jeta un regard surpris et perplexe.
- Et qu'est-ce qu'il aurait dit que tu penses qu'il aurait pu dire ?
- Qu'il t'aimait, bien-sûr ! répondit-elle comme si c'était la chose la plus évidente du monde.
Hermione hoqueta violemment ce qui la conduisit à avaler sa bouchée de gâteau bien trop rapidement et à se mettre à tousser bruyamment. Ginny lui servit immédiatement un verre d'eau. Sa quinte de toux redoubla et la Gryffondor crut s'étouffer. Finalement, au bout de longues minutes, elle parvint à reprendre une respiration moins saccadée et jeta un regard noir à celle qui lui servait de « meilleure amie ». Cette dernière s'excusa du bout des lèvres, tout de même amusée par la réaction qu'elle avait provoquée.
- Tu trouves ça drôle ?! l'incendia Hermione.
- Plutôt, oui.
La jeune femme lui adressa une œillade digne de Drago Malefoy lui-même ce qui fit sourire encore davantage Ginny.
- Bon… reprit cette dernière au bout d'un moment. J'en conclus que ce n'est pas ce qu'il t'a dit.
Hermione lui jeta un coup d'œil éloquent.
- Tu ne veux pas me dire de quoi il s'agit ?
- Non.
- Bon, bon… Je suis là si tu as besoin de parler…
- Hum… grogna Hermione.
En face d'elle, Ginny explosa de rire.
- Qu'est-ce qui te fais rire, encore ?!
- Mais toi Hermione !
- Je te demande pardon ?!
- C'est tellement drôle la façon que tu as de t'approprier ses expressions et lui les tiennes ! expliqua Ginny.
La jeune femme préféra ne pas répondre et elles finirent leur repas en silence. Comprenant qu'Hermione avait besoin de se détendre, Ginny lui proposa ensuite de se rendre dans Hyde Park, qui était tout proche, pour prendre l'air et marcher un peu. A quatre heure et demie, les deux jeunes femmes transplanèrent en direction de Godric's Hollow pour prendre le thé, l'atmosphère s'étant nettement allégée depuis de Ginny avait compris qu'Hermione ne souhaitait pas aborder le sujet de ce qu'il s'était passé la veille au soir.
Une heure plus tard, Hermione rentrait chez elle. Elle transplana dans son salon et eut la bonne surprise de constater que Bacchus était revenu avec la réponse de Scorpius. La jeune femme ouvrit à son hibou puis parcourut la missive des yeux. Elle rigola en lisant les propos moqueurs du jeune Malefoy à l'égard de son père puis apporta son hibou dans sa cage afin qu'il se restaure et se repose.
OoOoOoO
- Tu te souviens de ce dont tu m'avais parlé, il y a deux jours ?
- Oui… répondit Blaise Zabini, mi-suspicieux, mi-curieux.
- J'accepte.
Le noir plissa les yeux et croisa les bras sur sa poitrine dans une attitude nonchalante.
- Et si j'ai changé d'avis ?
- Eh bien je peux toujours t'y contraindre…
Le Serpentard haussa un sourcil mais son interlocuteur soutint son regard sans ciller, lui démontrant qu'il était très sérieux.
- D'accord, c'est bon.
- Je m'attendais à plus de combativité de ta part après ce qu'il s'est passé, avoua l'homme.
Blaise haussa les épaules.
- Je me doutais que tu finirais par me donner cette réponse et, de toute façon, ça tombe assez bien puisque je vais très rapidement avoir besoin de toi, reprit-il finalement. Je te tiens au courant ?
L'homme en face de lui opina avant de se lever de son siège.
OoOoOoO
- Tu es rentrée depuis combien de temps ?
- Une petite demi-heure, répondit Hermione.
- Tu as passé une bonne journée ? se renseigna Drago avant de prendre place près d'elle sur le canapé.
La Gryffondor marqua sa page et referma son livre avant de le poser sur la table.
- Oui, et toi ?
- Ça a été ?
- Tu as fait quoi ?
En face d'elle, le blond haussa les épaules avant de prendre sa baguette et de fouiller dans la poche intérieure de sa veste. Il en ressortit des fioles miniatures et leur redonna leur taille normale.
- Je vais les ranger, annonça-t-il.
Hermione n'eut même pas le temps d'acquiescer qu'il avait déjà quitté la pièce.
OoOoOoO
Drago ayant proposé de passer la soirée dans son Manoir, Hermione et lui étaient en ce moment-même attablés dans sa salle à manger et dégustaient le pâté en croûte de Molly Weasley dans le silence le plus total. La Gryffondor était en train de boire une gorgée d'eau – puisqu'ayant refusé que son amant lui serve du vin – lorsque ce dernier prit la parole.
- Est-ce que tu voudrais passer Noël avec nous ? demanda-t-il brusquement.
Hermione manqua de s'étouffer pour la deuxième fois de la journée et toussa encore pendant de longues secondes avant de parvenir à avaler une nouvelle goulée d'air.
- Qu-quoi ?! bredouilla-t-elle finalement, n'étant pas certaine d'avoir correctement entendu.
Drago Malefoy lui proposait-il de passer Noël… avec sa famille ?
- Est-ce que tu voudrais passer Noël avec Scorpius, ma mère et moi ? répéta-t-il plus lentement.
Eh bien, apparemment, c'était en effet ce qu'il demandait….
Il avait déposé ses couverts et joint ses mains au niveau de son visage, dardant sur elle un regard si intense que la Gryffondor finit par baisser les yeux sur son assiette, mal à l'aise.
- Euh… C'est-à-dire que… Ginny m'a proposé de le passer chez eux, à midi… Et j'ai… enfin je ne savais pas que tu allais me proposer ça… J'ai accepté, balbutia-t-elle.
Elle garda la tête baissée sur son dîner et ne vit donc pas le Serpentard se lever de table et s'approcher doucement d'elle, aussi furtif qu'une ombre. En moins de cinq secondes il était près d'elle et Hermione vit une main pâle entrer dans son champ de vision. Lentement, elle remonta ses yeux, passant de sa main à son bras puis finalement à son visage. Surprise, elle attrapa la main qu'il lui tendait et le laissa la tirer vers lui. Il déposa ensuite son index sous son menton pour garder ses prunelles vrillées dans les siennes.
- Tu pourrais peut-être passer le vingt-quatre chez les Potter et le vingt-cinq avec nous ? suggéra-t-il doucement.
Hermione fut si surprise par sa proposition qu'elle écarquilla les yeux et ne répondit pas. Elle ne pensait pas que le Serpentard soit sérieux au point de lui demander de se partager entre les Weasley-Potter et sa famille…
Mais le blond interpréta son silence autrement et un voile de colère - et de tristesse ? - passa dans son regard, déroutant encore plus la jeune femme qu'elle ne l'était déjà. Il s'écarta brusquement d'elle et quitta la pièce sans un mot supplémentaire. Mortifiée, Hermione resta interdite pendant quelques secondes puis se fustigea mentalement avant de s'élancer à son tour vers les escaliers, où elle l'avait vu s'éloigner. Elle monta rapidement les marches avant de pénétrer dans la chambre du Serpentard. Elle entendit l'eau de la douche couler.
Ni une ni deux, Hermione se dirigea vers la salle de bain. Elle se débarrassa rapidement de ses vêtements avant de se présenter face à la cabine. Elle pouvait voir Drago en transparence. Il était de dos et avait la tête baissée. Arrêtant de tergiverser, Hermione ouvrit doucement la porte vitrée. Le blond ne se retourna pas, ni même ne bougea d'un millimètre. Faisant appel à son âme de « Gryffondor courageuse », Hermione posa doucement une main sur le bras du Serpentard.
- Drago ?
Il ne répondit pas et tenta de se dégager d'un mouvement d'épaule. Hermione n'en fut pas blessée, elle commençait à le connaître. Aussi, ôta-t-elle sa main mais l'appela une nouvelle fois.
- Quoi ? siffla-t-il entre ses dents.
- Excuse-moi. J'ai seulement été surprise par ta proposition.
- Ça, je l'ai bien compris, merci !
Il ferma alors les robinets d'eau et se retourna vers elle. Il essaya de passer pour sortir mais Hermione ne bougea pas.
- Laisse-moi sortir.
- Non. Ecoute-moi.
- Pas besoin de parler, j'ai compris.
Hermione émit un soupir mêlé à un raclement de gorge agacé.
- Ne dis pas n'importe quoi !
- Je ne dis pas n'importe quoi !
- Arrête ça, Drago ! le prévint-t-elle, de plus en plus irritée par son comportement puéril.
Il croisa les bras sur son torse en la fusillant du regard.
- Merci ! reprit la jeune femme.
Il grogna quelque chose d'incompréhensible. Hermione préféra ne pas répondre à ses attaques et rassembla plutôt ses pensées.
- Ecoute, tu m'as surprise, c'est tout. Je ne m'attendais absolument pas à ce que tu me proposes ça mais… enfin… je devrai en parler aux Potter avant mais je… je serais heureuse de venir passer le vingt-cinq avec… vous… bredouilla-t-elle en baissant les yeux.
Un silence pesant s'installa dans la cabine alors qu'Hermione frissonnait de froid. Elle vit Drago se détourner d'elle quelques secondes puis l'eau chaude se remit à cascader sur leurs deux corps. Ils restèrent ainsi, debout l'un face à l'autre, laissant l'eau couler sur eux, pendant encore plusieurs minutes puis le blond tendit presque timidement une main vers elle. Sans hésitation, Hermione s'en empara et il l'attira dans ses bras. Elle croisa les mains derrière sa nuque et posa la joue contre son pectoral gauche.
- Je ne veux pas que tu te sentes obligée, murmura finalement le Serpentard en caressant lentement son dos.
- Je ne me sens pas obligée, répondit-elle en souriant.
Elle se détacha doucement de lui avant de plonger ses prunelles dans son regard d'acier.
- Je serais vraiment heureuse de venir passer Noël avec vous.
Il ne répondit pas mais l'attira une nouvelle fois vers lui pour une tendre étreinte.
- Merci, souffla-t-il finalement.
Cette fois-ci, ce fut la Gryffondor qui ne répondit pas.
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- Hermione ?
- Oui ?
- Tu te souviens quand je t'ai dit que nous n'avions pas visité toutes les pièces du Manoir ?
- Oui…
- Eh bien…
- … Nous n'avons pas réellement visité cette cabine de douche… termina-t-elle.
- Tout à fait, répondit le Serpentard en lui adressant un sourire complice auquel Hermione répondit immédiatement.
Lentement, tel un prédateur, il s'approcha d'elle mais Hermione le prit de court et plaqua d'elle-même ses lèvres contre les siennes. Il laissa échapper un léger ricanement moqueur contre sa bouche mais la Gryffondor l'étouffa rapidement. Chose qu'il ne sembla absolument pas lui reprocher à en juger par ses mains qui devinrent de plus en plus baladeuses.
OoOoOoO
Hermione jetait un regard rapide et dépité aux propositions d'emplois répertoriées dans La Gazette du Sorcier lorsque sa cheminée se colora en vert émeraude.
- Salut, dit-elle d'une voix morne. Comment s'est passée ta journée ?
- Épuisante, la tienne ?
- Ennuyante.
Drago arrêta de se dévêtir et lui adressa une œillade presque désolée avant de finir de déboutonner son manteau noir et de l'accrocher au porte-manteau. Il retira également sa veste de costume qu'il déposa négligemment sur le canapé puis releva les manches de sa chemise tout en continuant à s'avancer vers elle. Il s'arrêta juste à côté de la chaise de bar sur laquelle était assise Hermione avant de se pencher et de lui donner un long et langoureux baiser.
- C'était pour quoi, ça ? demanda la jeune femme en arquant un sourcil une fois qu'il se fut détaché d'elle.
- Pour rendre ta journée un peu moins ennuyante, répondit Drago avec arrogance.
Hermione leva les yeux au ciel tout en souriant. Le blond lui répondit par un sourire en coin et partit se doucher pendant que la Gryffondor préparait le repas.
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Ils étaient en train de dîner lorsque Drago reprit la parole, le plus innocemment du monde.
- Au fait, demain soir, nous partons pour Paris.
Hermione prit le temps de mâcher calmement, posément, d'avaler sa bouchée, d'afficher un mince sourire avant de lui demander de répéter.
- Demain soir, nous partons pour Paris.
D'accord… Elle avait donc parfaitement compris la première fois. Rester calme. Il y avait forcément une explication rationnelle.
- Juste pour la soirée ?
- Non. Jusqu'à dimanche soir, répondit-il simplement avant de boire une gorgée de vin.
Hermione, elle, se pinça l'arête du nez et ferma momentanément les paupières.
- Tu es au courant que je dois travailler vendredi ?
- Plus maintenant.
Cette fois-ci, Hermione perdit véritablement contenance et rouvrit brusquement les yeux.
- Comment ça ?
- Eh bien tu ne travailles pas vendredi et moi non plus.
- Et je pourrais savoir comment une telle chose a pu se produire ?
- Je pense que ce que tu veux me faire dire c'est « comment ai-je fait pour t'obtenir une journée de congé après tous ceux que tu as déjà dû prendre pour soigner ma mère… »
- En effet.
- Eh bien j'ai simplement rappelé à ce cher Arthur Weasley les agissements de son fils l'autre jour. Ça a été plutôt rapide, expliqua-t-il calmement.
En face de lui, Hermione ouvrit la bouche, médusée, avant de la refermer et de froncer les sourcils.
- Tu n'as tout de même pas fait ça ?! s'insurgea-t-elle.
- Si.
- Non mais ça ne va pas la tête ! De quel droit te permets-tu ?!
- Oh ça va… grommela-t-il en levant les yeux au ciel.
- Et puis d'ailleurs, c'est quoi cette idée ? Pourquoi Paris ? Pourquoi de jeudi à dimanche ?
- Ah ! Enfin quelques questions pertinentes !
Hermione ne répondit pas à sa pique et croisa les bras sur sa poitrine, attendant qu'il s'explique.
- Ne fais pas cette tête ! On dirait que je viens de t'annoncer une catastrophe !
- Il risque de t'en arriver une, une catastrophe, Drago Malefoy si tu ne me dis pas tout de suite pour quelle raison tu as fait du chantage à Arthur Weasley ! s'exclama vivement la Gryffondor.
- On fait des surprises et voilà comment on est reçu… Sympa, Granger ! railla-t-il.
- J'attends, Malefoy !
Il soupira longuement, théâtralement, avant de finalement reprendre la parole.
- J'avais pensé que nous aurions pu aller acheter nos cadeaux de Noël là-bas.
Hermione attendit la suite… Parce qu'il y avait une suite, n'est-ce pas ? Il ne pouvait pas lui faire rater une journée de travail pour… pour aller acheter des cadeaux de Noël… Eh bien, apparemment, si !
- Dis-moi que tu te moques de moi là, Drago…
Il leva les yeux au ciel.
- Attends. Je te dis que nous partons pour un week-end à Paris et pour dépenser de l'argent et toi, tout ce que tu trouves à me dire c'est : « dis-moi que tu te moques de moi là, Drago », fit-il en imitant la voix furieuse d'Hermione.
La Gryffondor vit rouge mais il ne lui laissa pas le temps de parler.
- Franchement Granger, je savais que tu n'aimais pas les surprises mais là…
- Quoi « là… » ?!
- Tu pourrais au moins faire un effort pour paraître un minimum enthousiaste, se plaignit-il.
- Oh pardon, Malefoy ! s'exclama Hermione d'une voix atrocement hypocrite.
Elle se leva même de sa chaise avant de s'approcher vivement de lui, faussement joyeuse.
- Excuse-moi, ô toi le Grand, le Magnifique Drago Malefoy ! Toi qui prends toutes les décisions à ma place et auxquelles je dois me plier sans faire d'histoires ! Excuse-moi ! Tu sais, je ne suis qu'une pauvre Gryffondor Née-Moldue qui n'y connaît pas grand-chose… Je serai absolument ravie de t'accompagner à Paris pour le week-end ! pépia-t-elle.
- C'est vrai ? demanda le blond, un large sourire aux lèvres.
- Non.
Son expression passa de « enthousiaste » à « blasée » en moins d'un quart de seconde, ce qui ne manqua pas d'amuser Hermione qui retourna s'asseoir et recommença à dîner comme si rien de s'était passé.
OoOoOoO
- Hermione ? minauda Drago en lui adressant un sourire faussement innocent.
- C'est non, Drago.
- Quoi ? Mais… pourquoi ?!
- Parce que.
- Granger !
- Malefoy !
- De toute façon, je ne te laisse pas le choix !
La Gryffondor remua dans les bras de son amant afin de pouvoir l'avoir en vis-à-vis, et arqua un sourcil.
- J'aimerais bien voir ça, persifla-t-elle, tout de même amusée par son acharnement.
- Oh tu verras… demain soir.
- Et qu'est-ce que tu comptes faire ? Me supefixer jusqu'à Paris ?
- Si c'est ce qu'il faut pour être certain que tu prendras le Portoloin avec moi, oui, répondit-il très sérieusement.
La Gryffondor roula des yeux.
- S'il-te-plaît, reprit-il alors d'une voix plus douce et surtout beaucoup plus sérieuse.
Hermione l'observa, stupéfaite.
- Tu veux tellement aller à Paris que tu es prêt à me supplier ? lui demanda-t-elle, amusée.
- Oui. S'il-te-plaît Hermione… S'il-te-plaît, répéta-t-il.
La jeune femme ferma les paupières avant de soupirer. Elle finit par rouvrir les yeux et vit que Drago l'observait, mi-anxieux, mi-impatient. Hermione soupira une nouvelle fois puis ses lèvres s'étirèrent en un mince rictus :
- Je te déteste Drago Malefoy.
Un sourire éclatant apparut sur le visage du Serpentard.
- Merci !
Il l'embrassa avec fougue ce qui fit rire Hermione.
OoOoOoO
Drago dormait encore lorsqu'Hermione sortit de la salle de bain, habillée et prête à partir, le lendemain matin. Elle hésita à se sauver ainsi mais finit par s'asseoir sur le lit avant de poser une main sur l'épaule de son amant.
- Drago ?
Il ouvrit lentement les yeux avant de se relever sur les coudes et de se passer une main sur le visage. Il posa ensuite son regard sur elle avant de laisser brusquement retomber sa main qui étouffait un bâillement.
- Qu'est-ce que tu fais ? l'interrogea-t-il vivement en l'avisant ainsi vêtue, toute trace de sommeil disparaissant de ses traits.
- Je vais seulement rendre visite aux Potter avant d'aller au ministère.
- A six heures et demie du matin ? fit-il après avoir regardé l'heure sur son réveil.
- J'ai besoin de les prévenir le plus tôt possible pour Noël, répondit calmement la jeune femme.
En entendant parler de Noël, le Serpentard se radoucit immédiatement. Il lui adressa un mince sourire.
- Ok. On se retrouve pour le déjeuner et chez toi après le travail ?
- Oui. Le Portoloin part à qu'elle heure ?
- Dix-neuf heures.
- Bien.
Il s'approcha d'elle et lui donna un chaste baiser.
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Deux minutes plus tard, Hermione transplanait. Contrairement à ce qu'elle avait pu dire à son amant, ce ne fut pas chez les Potter qu'elle se matérialisa. Elle déclina son nom, prénom, adresse et le motif de sa visite puis patienta quelques secondes avant de s'avancer vers une imposante demeure. Un elfe vint lui ouvrir.
- Bonjour Miss Granger.
- Bonjour Gilly. Je suis désolée de te déranger si tôt mais ta maîtresse est-elle réveillée ?
- Oui Miss.
- Serait-il possible de la voir ? s'enquit gentiment la Gryffondor, consciente qu'il était six heures quarante du matin et que Narcissa Malefoy avait certainement autre chose à faire que d'avoir de la visite.
- Attendez ici, Miss. Gilly va demander à sa maîtresse si Miss Granger peut entrer. Gilly revient très vite, Miss.
- Bien, merci Gilly.
La petite elfe s'inclina légèrement puis disparut. Hermione resta sur le perron de la porte pendant quelques secondes puis fut invitée à entrer. On la mena jusqu'au petit salon où Narcissa Malefoy prenait son petit-déjeuner, La Gazette du Sorcier dans une main et sa tasse de café – ou de thé – dans l'autre. En la voyant apparaître sur le seuil de la porte, la blonde tourna rapidement la tête vers elle, visiblement inquiète.
- Hermione, il y a un problème ? Drago va bien ?!
- Très bien Narcissa, ne vous inquiétez pas.
Elle poussa un bref soupir de soulagement.
- Bien, que puis-je faire pour vous en cette heure si matinale ? l'interrogea finalement la maîtresse de maison.
- Je suis véritablement navrée de venir vous déranger si tôt mais… il faut que je vous parle de Noël.
La blonde la scruta un instant avant de lui désigner la chaise près d'elle. Hermione esquissa un mince sourire et prit place.
OoOoOoO
A midi moins le quart, Hermione envoya une note de service à Drago, l'informant qu'elle ne pourrait pas déjeuner avec lui puisqu'Harry le lui avait proposé le matin même. Puis elle écrivit une seconde note de service, à destination du Survivant cette fois-ci, en l'invitant justement à déjeuner avec elle au réfectoire du ministère. Dix minutes plus tard, elle avait reçu deux réponses et c'est un sourire aux lèvres que la jeune femme quitta son bureau pour rejoindre son meilleur ami.
Ils firent la queue avec les autres employés et Hermione attendit qu'ils soient installés pour aborder le sujet pour lequel elle lui avait demandé de le rejoindre.
Étonnement, Harry prit plutôt bien le fait qu'elle ne passerait que le vingt-quatre au soir avec eux et son visage s'étira en un mince sourire. Il alla même jusqu'à réfuter ses excuses pour le changement de programme en lui expliquant qu'il était heureux pour elle.
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A dix-sept heures trente, Hermione se rendit dans le bureau de son supérieur pour y déposer ses dossiers. Elle avait voulu compenser le fait qu'elle ne se présenterait pas au ministère le lendemain et avait abattu beaucoup plus de travail que nécessaire si bien que Perkins plaisanta en lui disant que si elle faisait cela à chaque fois, elle pourrait prendre au moins deux jours de congé supplémentaires par semaine. La jeune femme lui répondit par un sourire un peu crispé puis rentra à son appartement.
A peine fut-elle arrivée, qu'elle fonça vers sa fenêtre pour ouvrir à Bathilda. Elle parcourut rapidement des yeux la missive qu'elle lui avait apporté avant de retourner le parchemin de s'emparer d'une plume afin de rédiger une réponse succincte.
La chouette repartait quand la cheminée se teinta subitement d'émeraude. Hermione fit mine de n'être qu'à peine arrivée et salua Drago en l'embrassant distraitement avant de s'en aller dans sa chambre pour faire sa valise. Le blond la suivit afin de récupérer quelques affaires qu'il avait laissé chez elle puis lui annonça qu'il rentrait au Manoir pour boucler ses propres bagages. Hermione entassa plusieurs vêtements, nuisettes et paires de chaussures dans la sienne ainsi que son nécessaire de toilette et elle n'oublia pas d'y glisser deux ou trois fioles de potion Anti-gueule de bois – juste au cas où…
Drago réapparut vers dix-huit heures trente. Il avait changé de costume, dont il n'avait pas pris le temps de revêtir la veste qu'il tenait à la main, et quelques gouttelettes d'eau parsemaient encore ses cheveux. En le voyant ainsi, Hermione rit.
- Eh bien, tu m'as l'air vraiment pressé de changer d'heure…
- Oui, répondit-il simplement avant d'enfiler sa veste.
- Mais tu sais que le Portoloin ne part que dans une demi-heure ?
- Oui.
- Tu comptes me répondre par monosyllabes pendant tout le week-end ?
- Non.
Hermione roula les yeux alors que le Serpentard lui adressait un sourire moqueur.
- Rappelle-moi déjà pourquoi j'ai accepté de venir ?
- Parce que tu sais toi aussi que tu as besoin de quelques jours loin de tout ça…
- « Tout ça » ?
- Tout ce qu'il a pu se passer.
- Tu parles de ta mère, n'est-ce pas ? demanda-t-elle avec perspicacité.
Il ne répondit pas. Hermione posa le livre qu'elle avait récupéré sur son étagère puis s'approcha de lui. Elle déposa tendrement une main sur la joue de son amant. Il ferma les yeux à son contact avant d'embrasser son poignet.
- Elle est sortie d'affaire, Drago. Elle ne craint plus rien, le rassura-t-elle d'une voix apaisante.
- Je sais, répondit-il si bas qu'Hermione peina à comprendre ce qu'il disait. Allez, reprit-il d'une voix un peu plus forte en rouvrant les paupières. Viens, nous allons être en retard.
Hermione retira sa main avant de sourire.
- Il n'est que dix-huit heures trente-trois.
Il grogna quelque chose ce qui fit rire Hermione. Elle se détourna de lui avant d'aller ranger son livre dans son sac à main magiquement agrandi.
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Drago ne tenant plus en place, ils finirent par transplaner et arrivèrent au ministère avec un quart d'heure d'avance. Tandis que la jeune femme se plongeait dans sa lecture pour faire passer le temps, le blond faisait les cent pas devant elle, attendant avec, visiblement, beaucoup d'impatience de pouvoir enfin quitter le pays.
Agacée par ses va-et-vient incessants, Hermione referma finalement son roman avant de se lever.
- Tu as dit à Scorpius que nous allions à Paris ? se renseigna-t-elle sur le ton de la conversation.
- Oui mais je ne lui ai pas dit pourquoi nous y allions, bien évidemment.
- Comme si nous ne pouvions pas acheter nos cadeaux de Noël ici… commenta-t-elle d'une voix distraite en fouillant dans son sac pour s'assurer qu'elle avait bien pris tout ce dont elle avait besoin.
- Non, répondit Drago d'une voix sèche.
Hermione n'ajouta rien et ils patientèrent encore quelques petites minutes. A dix-huit heures cinquante-huit, un vieux sorcier à l'air revêche s'approcha d'eux.
- M'sieur Malefoy ?
- C'est moi.
- V'la vot' Portoloin. Dix-neuf heures à destination d'Paris.
Il lui tendit une boîte en carton à moitié défoncée que le Serpentard prit du bout des doigts. Il ne remercia pas le sorcier qui, de toute façon, s'était déjà dirigé vers un autre couple accompagné de ses enfants et qui patientait un peu plus loin. La Gryffondor agrippa à son tour le Portoloin, sa valise dans une autre main et ils attendirent en silence.
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Soudainement, Hermione eut l'impression qu'un crochet l'avait attrapée par le nombril et la tirait en avant. Quelques secondes plus tard, elle sentait ses pieds toucher le sol à nouveau.
- Arrivée du dix-neuf heures en provenance de Londres, Ministère de la magie, s'exclama une voix en français.
Hermione rouvrit les paupières qu'elle avait fermées pendant le trajet. En face d'elle, Drago lui souriait. Ils lâchèrent le Portoloin puis le Serpentard réduisit leurs valises qu'il plaça dans la poche de son manteau. Pendant ce temps, la jeune femme jeta un coup d'œil autour d'elle. Etrangement, le ministère de la magie français ressemblait beaucoup à celui de Londres. Hermione eut à peine le temps d'observer son environnement que Drago l'attrapait déjà par la main et l'entraînait à sa suite. Ils s'arrêtèrent devant un alignement de portes toutes semblables les unes aux autres.
- Tu rentres, tu te regardes dans le miroir et tu demandes à te retrouver dehors. On se voit en haut, dit-il sans plus de cérémonies avant de pousser la porte devant lui.
Perplexe, Hermione resta interdite quelques secondes avant d'actionner la poignée de la porte qui était face à elle. Elle se retrouva dans une minuscule pièce qui ressemblait à une espèce de cabine d'essayage. Un miroir lui faisait face tandis que des porte-manteaux étaient visibles sur les murs autour d'elle. Surprise, la Gryffondor s'observa dans la glace avant de faire ce que Drago lui avait commandé. Aussitôt, elle se sentit aspirée en avant. Bizarrement, elle sembla simplement traverser le miroir. Elle se retrouva alors dans la même pièce qu'auparavant à la différence que, dans celle-ci, l'objet magique était craquelé et les murs, défraîchis.
Un peu perdue, Hermione posa la main sur la poignée, poussa la porte et sortit de la « cabine ». Elle se retrouva dans un vieux magasin de vêtements qui devait dater d'une bonne cinquantaine d'années. La seule lumière ambiante provenait des lampadaires extérieurs et donnait à l'endroit un aspect lugubre. Pas très rassurée, Hermione s'apprêtait à sortir sa baguette lorsqu'une main se posa sur son bras. Elle tourna vivement la tête vers l'intrus et soupira de soulagement en reconnaissant Drago. Elle ouvrit la bouche mais il fut plus rapide :
- C'est quand même bien moins avilissant que de mettre les pieds dans une vieille cuvette de toilettes !
Tout en parlant, il l'avait entraîné vers une porte close à double battant qui devait à l'origine être blanche mais qui avait viré au jaune sale.
- Euh Drago… on va…
- Continue de marcher, ça fonctionne comme le portail de la voie 9 ¾.
Il se retrouvèrent effectivement sur un trottoir, moins de deux secondes plus tard, et ce, sans avoir touché à la poignée. Le Serpentard lui lâcha la main avant de se retourner vers elle, un large sourire sur le visage.
- Bienvenue à Paris, dit-il en français.
Il se pencha en avant et lui donna un long baiser qui laissa Hermione légèrement pantelante.
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Ils se mirent ensuite en route, Drago prenant, bien évidemment, le leadership pendant qu'Hermione marchait à sa hauteur, la main dans la sienne. Il faisait nuit à cette heure, en ce début de décembre, mais cela ne dérangea absolument pas la Gryffondor qui s'émerveillait de voir les illuminations accrochées en prévision des fêtes de fin d'année.
Soudain, Drago s'arrêta, obligeant Hermione à piler pour ne pas lui rentrer dedans, puisqu'évoluant derrière lui sur ce trottoir plus étroit que les autres. Il pivota vers elle, les yeux pétillants de malice. La Gryffondor fronça légèrement les sourcils.
- Ferme les yeux.
- Quoi ?
- Ferme les yeux, fais-moi confiance.
Perplexe et légèrement angoissée, Hermione fit ce qu'il demandait. Il lui attrapa la main et lui demanda de s'agripper à son bras tandis qu'il se remettait à avancer.
- Ne triche pas, nous n'avons que quelques mètres à faire, souffla-t-il.
Résistant à la tentation, la Gryffondor rongea son frein. Ils marchèrent lentement avant que le blond les dirige soudainement sur leur droite. Ils continuèrent ainsi pendant quelques secondes puis Hermione sentit son guide ralentir. Ils devaient paraître bien curieux aux yeux des Moldus que la jeune femme pouvait entendre déambuler autour d'eux. Mais, de toute évidence, Drago n'en avait cure. Il demanda à la jeune femme de le lâcher, ce qu'elle fit, puis il se plaça dans son dos.
- Tu peux ouvrir les yeux, murmura-t-il à son oreille.
Hermione ne se fit pas prier et dut battre plusieurs fois des paupières pour s'acclimater à l'éclairage qui lui agressa la rétine. En face d'elle, des dizaines d'arbres décorés de guirlandes lumineuses blanches et dorées scintillaient de mille feux. La jeune femme tourna la tête vers la droite. De l'autre côté de la route, le même type d'arbres étaient également alignés. Elle tourna la tête vers la gauche. Ils se trouvaient devant un splendide bâtiment blanc qui devaient posséder cinq ou six étages et dont la façade était percée de portes-fenêtres donnant sur des balcons. Reportant son attention sur ce qu'elle avait en face d'elle, Hermione se pencha quelque peu, pas certaine de voir ce qu'elle pensait avoir sous les yeux. Comme cela ne changeait pas son point de vue, elle s'approcha de la route. Elle dépassa l'arbre qui lui faisait face puis tourna la tête à gauche. Une immense arche en pierre au centre de laquelle flottait un large drapeau aux couleurs bleues, blanches et rouges était visible. Voulant être sûre de ce qu'elle avançait avant d'ouvrir la bouche, Hermione tourna la tête de l'autre côté. Et, oui, elle vit bien une grande roue qui, à cause de la distance, paraissait minuscule mais qui était bien là, toute aussi décorée que le reste de l'avenue des Champs-Élysées.
La Gryffondor se retourna vers Drago qui était resté un peu en retrait et lui adressa un splendide sourire.
- C'est magnifique, s'émerveilla sincèrement la jeune femme en ne pouvant s'empêcher d'admirer les décorations.
Le blond lui retourna son sourire avant de s'approcher un peu d'elle.
- Alors, tu veux toujours retourner à Londres ?
Hermione hocha vivement la tête de gauche à droite et Drago ricana.
- Allez viens, rejoignons notre hôtel.
- Oh attend, j'aimerais prendre une photo, dit Hermione en fouillant dans son sac à main.
Mais le blond arrêta son geste.
- Ne t'inquiète pas, tu pourras prendre autant de photos de l'avenue que tu le souhaites, dit-il sur un ton mystérieux.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
Il ne répondit pas mais lui pointa le dernier étage du bâtiment devant lequel ils s'étaient arrêtés quelques minutes plus tôt. Aussitôt, Hermione perdit toutes ses couleurs.
- Tu rigoles là, n'est-ce pas ?
- Absolument pas.
- Merlin Drago mais…
Il posa un doigt sur ses lèvres avant de le remplacer par sa propre bouche. Lorsqu'il s'écarta d'elle, Hermione nageait en plein trouble. Profitant du fait qu'elle était bien trop choquée pour parler, le Serpentard lui attrapa de nouveau la main et l'entraîna à sa suite. Deux portiers les saluèrent avant d'ouvrir les portes vitrées. Hermione jeta un rapide coup d'œil au nom de l'hôtel qui brillait sur la devanture du bâtiment.
« L'enchanteur ».
- C'est un hôtel sorcier ? demanda la Gryffondor, alors qu'ils étaient accueillis en grandes pompes.
Drago hocha la tête et Hermione regretta aussitôt de ne pas s'être mieux vêtue. Elle aurait dû s'en douter pourtant… Ce n'était pas comme si Drago Malefoy avait l'habitude de faire dans le milieu de gamme… Et bien qu'elle trouve ce genre de choses de plus en plus agaçant, Hermione ne pouvait empêcher une partie d'elle-même d'être totalement émerveillée par tout ce qu'il se passait autour d'elle. Elle se sentait l'âme d'une petite fille qui voyait des illuminations pour la toute première fois et restait pantoise devant tant de luxe et de raffinement. Elle tourna la tête dans tous les sens, voulant capter les moindres détails pendant que Drago réglait les derniers détails de leur séjour. Il revint ensuite vers elle, sans se départir de son sourire, puis ils suivirent un homme qui les mena jusqu'à un large ascenseur. Ils n'en ressortirent qu'au sixième et dernier étage. Le sorcier les précéda et s'arrêta finalement devant une porte somptueusement sculptée qu'il ouvrit grâce sa baguette avant de leur faire signe.
- Si Madame et Monsieur veulent bien se donner la peine.
« La peine ? Tu parles d'une peine ! ». Hermione s'arrêta au milieu de la pièce tandis que Drago discutait encore quelques instants avec le majordome. Détaillant son environnement, la Gryffondor vit qu'elle se trouvait dans un petit salon à la décoration très chargée sans pour autant paraître lourde ou excessivement ostentatoire. Les tissus, broderies, bois, et matériaux en général transpiraient quoi qu'il en soit le luxe et Hermione sentit une pointe de colère s'emparer d'elle. Elle n'osa même pas passer dans la pièce d'à-côté et se retourna avant de fusiller Drago du regard en entendant la porte se refermer derrière elle.
- Tu dois arrêter ça ! l'attaqua-t-elle avec virulence.
Le blond écarquilla les yeux, ne s'attendant de toute évidence pas à ce genre de réaction.
- De m'emmener dans des endroits pareils ! reprit-elle. Tu dois arrêter !
- Pourquoi ?
- Parce que c'est beaucoup trop, Drago !
- Pas pour moi.
Hermione haussa les yeux au ciel.
- Si tu étais milliardaire je pourrais encore comprendre – quoique… Mais tu dois arrêter ça !
- Millionnaire, ça marche aussi ?
- Pardon ?! s'exclama la Gryffondor.
- Rien…
- Mais…
- Pas de « mais ». Dis-moi ce qui te dérange, reprit-il d'une voix un peu plus douce en s'approchant d'elle.
- Tout. Tout ça, fit-elle en désignant la pièce d'un geste vague. C'est beaucoup trop et tu sais que ce n'est pas pour ça que…
Elle s'interrompit, pas vraiment sûre de ce qu'elle voulait ajouter.
- Je sais. Et je sais aussi que, parfois, je suis un peu excessif…
- Un peu ? ironisa la Gryffondor.
- Oui bon… peut-être un peu beaucoup, admit-il. Mais, s'il-te-plaît, ne me le reproche pas. Tu sais, j'ai toujours vécu dans le luxe. Ça – il reproduisit son geste de la main pour englober la pièce – c'est normal pour moi.
Hermione se tut, prenant le temps de la réflexion.
- Je… comprends. Enfin je crois… répondit-elle au bout d'un moment.
- Je ne veux pas que tu penses que j'essaie de t'acheter ou quoique ce soit. C'est juste que, comme pour moi, je veux ce qu'il y a de mieux pour toi, ajouta-t-il en posant son regard intense sur elle.
Assez perplexe vis-à-vis de ce qu'il venait de dire et surtout très mal à l'aise, la Gryffondor baissa les yeux. En quelques pas, Drago était devant elle et lui relevait le visage d'une pression du doigt contre son menton. Il caressa ensuite doucement sa joue avant de se pencher vers elle. Il l'embrassa et approcha sa bouche de son oreille.
- Que dirais-tu que je te fasse l'amour pour célébrer notre arrivée à Paris ? Ensuite, nous pourrons dîner ici ou descendre au restaurant de l'hôtel ou bien sortir, comme tu le souhaites.
Les lèvres d'Hermione s'étirèrent en un mince sourire sensuel et elle l'attira à elle, lui faisant implicitement part de son assentiment par le biais d'un long baiser.
Et voilà ! Hermione et Drago sont désormais... à Paris ! Je suis certaine que personne ne s'attendait à un tel changement d'environnement.
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Je propose quelques petites questions pour aiguiller les reviews de ceux qui ne sauraient pas forcément quoi m'écrire :
Avez-vous été surpris ? Positivement ? Négativement ?
Que penser de la « surprise » de Drago ?
De leur discussion à propos de Noël ? Et de la décision que prend Hermione de ne pas révéler à Drago la « déclaration » qu'il a pu faire le soir du dîner avec les Weasley-Potter-Zabini ?
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Comme chaque semaine, j'attends vos reviews avec beaucoup d'impatience pour savoir ce que vous avez pensé de ce chapitre et des évolutions qui peuvent se profiler. Alors…
À vos claviers, TOUS AUTANT QUE VOUS ÊTES ! :)
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Et n'oubliez pas de passer sur ma bio/page FB afin de me donner votre avis sur les éventuelles annonces de titres de chapitres. Merciiii !
Je vous fais de gros bisous et je vous dis donc à la semaine prochaine avec le chapitre cinquante-deux et peut-être à samedi sur FB pour la publication de son titre !
Chalusse
