Bonjour à tou(te)s !
J'espère que vous allez bien ! Moi ça va niiiiiickel !
Comme toujours, je commence par remercier trèèèèès chaleureusement mes revieweurs/euses d'amour. Vous êtes tou(te)s au TOP DE LA TOPITUDE DU TOPISSIMES ! Merciiiiii. :) Merci beaucoup aux lecteurs qui continuent à mettre cette fic' en fav'/alerte également. J'aimerais aussi vous remercier dans votre globalité. Vous êtes de plus en plus nombreux à suivre cette fic' et c'est GÉNIAL donc MERCI à vouuuus tous !
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Sinon et pour reprendre ce qui avait été proposé la semaine dernière : LES TITRES DES CHAPITRES DE CETTE FIC' SONT DÉSORMAIS CONSULTABLES CHAQUE SAMEDI SOIR SUR FB. Voilà ! :)
Passons aux RàRs Anonymes !
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RàRs Anonymes :
Guest : Merci infiniment d'avoir à ce point apprécié le précédent chapitre ! *-* Je suis très touchée que tu l'aies adoré d'autant plus que je le considère plutôt comme « transitionnel ». Enfin bref : merci, merci, merci pour ta super review ! J'espère que ce nouveau chapitre te plaira tout autant. A bientôt ! :)
TheWhiteFerret : Je suis toujours en big love sur ton pseudo ! *-* Enfin bref !
Ça me fait super plaisir que tu apprécies la direction que prend cette histoire et qu'elle te soit toujours agréable. :) J'espère que cela continuera ainsi jusqu'à la fin. Merci pour ton magnifique compliment, et ta review ! A très vite ! :)
Sandy1404 : Je tiens tout d'abord à te remercier d'avoir tenu à me laisser ton avis sur ma fic'. C'est toujours un grand plaisir de faire la « connaissance » de nouveaux/elles revieweurs/euses donc merci à toi. Et merci pour la sincérité de ton commentaire. Je vais reprendre chacun de tes points afin de t'apporter mes explications/mon point de vue.
Premièrement : merci pour ce très beau compliment sur l'histoire dans sa globalité. Je suis ravie qu'elle te plaise et qu'elle te paraisse aussi « réaliste ».
Deuxièmement : l'orthographe. Je sais qu'il reste des TAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAS mais des TAS DE TAS DE TAS DE TAS de fôteux… ^^ C'est l'un de mes plus gros défauts, j'en ai pleinement conscience et c'est pour cela que j'ai fini par m'associer à une bêta. (YOUHOU !) D'ici peu, les chapitres proposés auront donc nettement moins de fautes qu'au début. Ceux que j'ai pu proposer jusqu'alors n'ont subi que de maigres corrections/re-corrections tout simplement car c'est un travail qui demande beaucoup de temps. Ce n'est pas une excuse pour présenter un texte truffé de fautes, j'en ai pleinement conscience mais malheureusement, je ne peux pas passer autant de temps que je le souhaiterais à retravailler cette FF. Mais dès que j'en aurai l'opportunité, il est prévu que je le fasse.
Ensuite : je dois avouer ne pas véritablement savoir quoi répondre au fait que ma rédaction soit trop « personnelle ». Je mets une part de « moi » dans tous mes textes et c'est une chose à laquelle je tiens énormément donc si c'est cela qui est « dérangeant », j'ai bien peur que cela reste un « défaut » jusqu'au bout. Concernant l'emploi de certains termes « parasites » récurrents, c'est comme pour l'orthographe : je sais qu'il y a répétitions. Encore une fois, je n'avais personne pour me les pointer du doigt donc je comprends parfaitement que tu relèves ce point.
Après, ce qu'il ne faut pas non plus perdre de vue (encore une fois, ce n'est pas une excuse mais plutôt une explication) c'est qu'il ne s'agit « que » de mon premier pas dans le monde de la FF et dans celui de l'écriture en général. Avant cette FF, je n'avais jamais écrit autrement que dans le cadre scolaire. Cette FF présente donc énormément de lacunes a beaucoup de niveaux mais… il faut bien débuter quelque part. )
Quatrièmement : je n'ai omis aucun « détail important » du point de vue de la cohérence de cette FF avec le canon. J'ai juste fait le choix de ne pas respecter l'épilogue (et « L'enfant Maudit », off course !) et je n'ai jamais laissé entendre que je plaçais cette FF dans sa continuité. Concernant l'âge de la next-gen, j'ai précisé dès la première publication (il me semble) qu'elle ne concorderait pas avec celle présentée par J.K. Rowling. Les différents mariages et naissances sont intervenus biiiiiiien plus tôt que dans le canon mais c'est un choix qui m'a permis de mettre mon histoire en place de la façon dont je le souhaitais. D'ailleurs, il n'y a pas que cela qui diffère puisque, par exemple, « ma » Hermione a été Médicomage et ne brigue absolument pas le poste de Ministre.
La psychologie des personnages originels que je prends en compte s'étend donc sur toute la « période Poudlard » et non au-delà.
Voilà pour les points négatifs que tu as pu soulever. :) Passons au positif !
Je suis ravie que l'idée du changement de POV à l'intérieur même des chapitres ainsi que les indicateurs de changements de périodes te plaisent. Pour moi, ces derniers sont indispensables à la compréhension de l'histoire donc c'est parfait si nous partageons le même avis. Et en ce qui concerne le changement de POV, je pense que l'ensemble de la FF aurait été beaucoup trop « pauvre » sans eux. :)
Enfin : je suis TRÈÈÈS heureuse que tu prennes plaisir à lire cette FF en dépit de ses points négatifs. C'est génial et j'espère sincèrement que les chapitres à venir te plairont également. Voilà ! Je te remercie vraiment très, très, très chaleureusement pour ta review. Comme je l'ai déjà dit, j'ai apprécié ta sincérité et c'est promis : je trouverai le temps (même si c'est dans cinq ans ^^) d'apporter une correction (orthographe + répétitions) digne de ce nom à mon texte. :) Encore merci et peut-être à une prochaine fois !
Vera : Je commence par te remercie très chaleureusement d'avoir pris le temps de me laisser tes impressions sur mon texte. Comme j'ai pu le mentionner un peu plus haut, c'est toujours un immense plaisir pour moi que de faire la « connaissance » d'une nouvelle revieweuse. Je suis ravie que cette fic' t'ait autant plu et j'espère que tu continueras à passer un agréable moment de lecture. :) Encore merci pour ta review et peut-être à bientôt !
PS : serais-tu la même « Vera » que celle qui a laissé la toute première review « anonyme » sur mon OS « Sans équivoque » ? Si oui, je t'en remercie encore et si non eh bien… je te remercie malgré tout ! )
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VOILÀÀÀ ! Alors, alors, alors ! Nos petits Dramione-chéris sont à Paris le temps d'un week-end afin de faire des achats de Noël. Je sais que certains d'entre vous se demandent « pourquoi Paris ? ». Peut-être en aurez-vous une explication dans ce nouveau chapitre… Peut-être pas. :D Quoi qu'il puisse s'y passer, j'espère qu'il vous plaira.
Je vous souhaite donc une très bonne lecture et je vous dis à tout à l'heure avec la note de fin. :)
As always : seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR.
Chapitre 52 : Achats de Noël et dîner dans la capitale
- Alors, quel est le programme des prochains jours ? demanda Hermione en s'étirant longuement sur le lit avant de piocher dans les mini-mignardises qui leur avait été magiquement apportées un peu plus tôt.
Après avoir « célébré » une première fois leur arrivée à Paris, Drago et elle avaient dîné sur le balcon de leur hôtel – qui était ensorcelé pour les protéger du froid ambiant -, en faisant appel au roomservice magique. Mais alors que la jeune femme contemplait les illuminations en contrebas, son amant s'était levé de table avant de s'approcher d'elle et de tirer légèrement sur le peignoir immaculé qu'elle avait revêtu un peu plus tôt. Il avait déposé un baiser prometteur sur son épaule et, quelques minutes plus tard, ils célébraient une seconde fois leur arrivée dans la Capitale française, avant même d'avoir touché à leur dessert.
- Eh bien…, commença le Serpentard en revenant vers elle avant de subtiliser un petit éclair au café. J'avais pensé que, demain matin, tu aurais pu m'accompagner pour acheter le cadeau de Scorpius, qu'ensuite nous aurions pu déjeuner ensemble puis que nous nous serions occupés de nos cadeaux respectifs chacun de notre côté avant de nous retrouver ici.
Hermione s'arracha à la contemplation d'une minuscule tartelette au citron meringuée qui lui faisait de l'œil depuis quelques minutes et posa son regard sur Drago qui venait de s'asseoir sur leur lit.
- Hum…, répondit-elle. Je veux établir des règles.
- Des règles ? répéta-t-il sans comprendre.
- A propos de nos cadeaux respectifs.
- Oh…
- Pas plus de six Gallions, annonça-t-elle.
Le blond se mit à réfléchir quelques secondes.
- Sept, négocia-t-il.
Surprise qu'il accepte aussi facilement de ne pas faire de cadeaux outrageusement chers, la Gryffondor lui accorda cette faveur.
- Au fait ?
- Hum ? marmonna-t-il en engloutissant un nouveau mini-dessert.
- Que vas-tu offrir à Scorpius ? l'interrogea la jeune femme.
Le Serpentard arrêta de loucher sur le plateau de mignardises et releva un regard malicieux vers elle.
- Tu verras demain, ce contenta-t-il de répondre.
La Gryffondor roula des yeux avant de reprendre la parole.
- Tu sais…
- Oui ? l'encouragea-t-il.
- Je… Je n'ai pas vraiment d'idée pour son cadeau, avoua Hermione, ennuyée. J'avais, bien entendu, pensé à un livre mais…
- Tu n'es pas obligée de lui offrir quoique ce soit.
- Ne dis pas n'importe quoi, Drago. C'est Noël et je veux lui offrir quelque chose, je ne sais juste pas quoi…, ajouta-t-elle alors qu'il ouvrait la bouche pour répondre.
Il resta silencieux quelques temps puis suggéra :
- Tu pourrais peut-être participer au miens…
- Tu veux dire en financer la moitié ?
- Euh… plutôt une partie, mais oui, c'est l'idée.
Hermione fronça les sourcils.
- Comment ça « une partie » ? Je ne roule peut-être pas sur l'or comme toi, Malefoy, mais…
- Crois-moi, Hermione, une partie sera déjà très bien, la coupa-t-il en lui adressant un mince sourire.
Sceptique, la jeune femme l'observa quelques secondes.
- Mais qu'est-ce que tu comptes lui acheter ?
- Ta-ta-ta Grangie, arrêtes de me poser la question, je t'ai dit que tu verrais demain, répondit-il, amusé par son entêtement.
Hermione se renfrogna. Elle était de nature très curieuse et détestait par-dessus tout lorsqu'elle n'avait pas la réponse à une question. En la voyant croiser les bras sur sa poitrine, Drago éclata d'un rire goguenard ce qui agaça prodigieusement la Gryffondor qui lui lança un regard noir.
- Bon, puisque tu ne veux pas répondre à cette question, répond à celle-ci : pourquoi m'as-tu menti au début de… de notre… hum…de notre… « relation » à propos de tes « soi-disant » problèmes d'argent ?
- Je ne t'ai pas menti.
- C'est ça… Tu vas me faire croire qu'avec ton salaire, tu es parvenue à redevenir riche à - si j'ai bien compris - millions en moins de cinq mois ? Désolée Malefoy mais…
- Je n'ai pas dit que cela avait quelque chose à voir avec mon salaire.
Hermione fronça les sourcils, totalement perdue. Le blond eut un sourire amusé.
- Avant de nous exiler en France, Scorpius, ma mère et moi, j'ai pris tout ce que je possédais à Gringotts. Faire construire une maison et subvenir à nos besoins pendant près de deux ans m'a pratiquement laissé à sec. D'autant plus puisque ni ma mère ni moi ne voulions prendre le risque de rétablir le contact avec la banque pour récupérer ce que nous avions pu laisser et l'argent qu'avaient pu me rapporter mes actions sorcières, expliqua-t-il.
- D'accord mais ça ne m'explique pas comment tu fais maintenant pour payer ça, répliqua Hermione en désignant la pièce d'un geste vague de la main.
- J'y viens. Après que nous soyons rentrés, j'ai immédiatement recommencé à investir et placer le peu qui me restait pour le faire fructifier. Pendant ce temps-là, et grâce à la mort de mon père, ma mère a enfin pu avoir accès à l'ensemble du patrimoine et… eh bien disons que ce cher Lucius nous avait caché l'existence de quelques petits comptes offshores sorciers et Moldus – eh oui ! Pas si sectaire que cela les Mangemorts, finalement... Mais bref, le temps que ma mère s'occupe de tout cela et que mes actions me rapportent quelque chose, j'ai cherché un travail.
- D'accord… Excuse-moi de te demander ça mais… pourquoi travailles-tu dans ce cas ? Je veux dire… tu es riche, ce n'est pas comme si ça t'était toujours indispensable.
Le Serpentard prit le temps de la réflexion avant de répondre.
- Ça peut peut-être te surprendre mais j'aime travailler. Avant, quand Scorp' était petit et que je vivais avec Astoria, je n'avais rien à faire de mes journées alors je sortais tout le temps, je traînais dans des bars, je dilapidais idiotement mon argent. Ensuite, quand nous avons dû quitter le pays, je n'ai pas non plus travaillé mais comme il n'y avait que mon fils et ma mère, c'était différent. Alors qu'avec Astoria, je n'aspirais qu'à quitter la maison, là, je voulais rester avec eux. Rattraper le temps que j'avais perdu avec mon fils, en quelques sorte, et me rapprocher encore davantage de ma mère. Quand nous sommes rentrés en Angleterre et que j'ai trouvé du travail, je ne me suis pas vraiment posé la question. Même si c'était difficile pour moi de laisser mon fils après avoir passé près de deux ans avec lui presque vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Mais, maintenant qu'il est à Poudlard, eh bien… disons que ça me fait du bien d'avoir quelque chose qui occupe mes journées.
- Je comprends, souffla doucement Hermione.
Il lui adressa un mince sourire.
- Je sais que je n'en ai pas besoin financièrement parlant mais psychologiquement c'est autre chose. Je ne veux pas redevenir l'homme que j'étais lorsque je vivais avec mon ex-femme. Sortir, boire jusqu'à oublier qui je suis, coucher avec n'importe qui… Tout ça, ça ne m'intéresse plus à présent, ajouta-t-il, le regard dans le vide.
Hermione hocha lentement la tête, assimilant ses paroles, tandis que le silence s'installait entre eux.
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- Est-ce que… Est-ce que tu as déjà imaginé ce qu'aurait pu être ta vie si Voldemort n'avait jamais existé ? demanda soudainement la Gryffondor.
Il reporta son attention sur elle en arborant une expression neutre.
- Non. Ce que je vais te dire va probablement te sembler extrêmement égoïste – après tout c'est ce que je suis – mais, sans le Seigneur des Ténèbres, mon père n'aurait pas été en prison, n'aurait pas organisé cette mascarade avec Astoria et je n'aurais pas eu mon fils. Alors, non, je n'ai jamais imaginé ce qu'aurait pu être ma vie sans lui pour la simple et bonne raison que la personne que j'aime le plus sur cette foutue planète, celle pour laquelle je me damnerais encore plus que je ne lui suis déjà, est entrée dans ma vie grâce à lui.
Perdue dans la contemplation du couvre-lit, Hermione acquiesça très lentement pour la seconde fois. Ses yeux la picotaient fortement et c'est lorsque Drago s'approcha d'elle et lui essuya les joues avec ses pouces qu'elle se rendit compte qu'elle pleurait. Doucement, il lui releva le visage jusqu'à pouvoir plonger ses prunelles dans les siennes.
- Je suis désolé, souffla-t-il si bas que la jeune femme eut du mal à l'entendre.
Elle ne répondit pas mais les larmes coulèrent un peu plus fortement. Soudainement, mais tout de même assez tendrement, il l'attira à lui. Hermione s'accrocha instinctivement à sa chemise tandis qu'il passait une main apaisante dans ses cheveux. Ils restèrent ainsi de longues minutes.
- Elle me manque tellement, si tu savais comme elle me manque…, bredouilla la Gryffondor alors que les larmes brouillaient de nouveau sa vue.
Drago la serra un peu plus fortement.
- Chut, calme-toi… calme-toi.
- C'était mon-mon bébé… mon bébé, elle… elle comptait sur moi et… et moi-moi je n'ai pas… je n'ai pas pu la sauver. Elle-elle est morte à cause de moi ! C'est à cause de moi qu'ils sont venus la chercher… à cause de qui nous étions R-Ron et moi… C'est de ma… ma faute ! Tout ce qu'il s'est passé c'est… de ma faute !
- Chut, Hermione, calme-toi. Arrête de te faire du mal, ça ne sert à rien, dit-il d'une voix douce en se décalant légèrement.
Il la dévisagea quelques secondes, essuyant ses larmes comme il l'avait fait un peu plus tôt.
- Regarde-moi, exigea-t-il.
Elle releva un regard douloureux vers lui.
- Tu ne dois pas te sentir coupable. Rien de tout cela n'est ta faute. Potter le sait, la famille Weasley le sait, ton défunt mari le savait et ta fille aussi.
- Tu-tu n'étais pas là… tu n'as pas vu son regard. Elle comptait sur moi ! Elle pensait que j'allais la sauver… mais j'ai... Astoria… je… n'ai… pas… réussit… trop vite… même pas pu… dire au revoir… pourrais plus-plus jamais… jamais entendre-entendre sa voix… jamais. Mon bébé…
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Hermione ne sut pas vraiment comment elle se retrouva sous les draps de leur lit, le corps diffusant une agréable chaleur de Drago serré contre le sien, ses mains traçant des sillons apaisant dans son dos et sa bouche lui parlant doucement. Elle avait atrocement mal à la tête mais n'arrivait pas à bouger. Quelque part, elle méritait de souffrir, au moins de cette façon. Alors elle resta ainsi, flottant entre le conscient et l'inconscient durant de longues heures. Elle ne sut, non plus, lorsque Drago s'endormit mais il la serait toujours contre lui lorsqu'elle tomba, finalement, elle-même de fatigue.
OoOoOoO
Hermione avait l'impression qu'un troupeau d'Hippogriffes enragés lui avait marché dessus toute la nuit. Passant une main sur ses yeux, la jeune femme finit par se relever doucement sur les coudes. Drago n'était plus dans le lit mais deux fioles de potion – une bleue et une transparente – étaient visibles à sa place. Ne réfléchissant pas plus de deux secondes, la jeune femme les attrapa avant de les déboucher et d'en avaler le contenu, cul-sec. Se sentant instantanément mieux, Hermione plaça sa main devant sa bouche avant de bailler longuement. Elle posa ensuite un regard circulaire sur la chambre. Se levant, Hermione s'étira quelque peu et se dirigea vers la salle de bain attenante. Pas de Drago non plus. Fronçant les sourcils, elle revint sur ses pas et entra dans le petit salon de leur suite. Non, Malefoy avait disparu. Ou, tout au moins, il n'était plus là. Un peu perdue, Hermione retourna dans la chambre et se rassura en remarquant que la valise de son amant était toujours dans le placard où il l'avait rangée la veille au soir.
Attrapant quelques vêtements et son nécessaire de toilette, la Gryffondor se rendit pour la seconde fois dans la salle de bain. Elle s'empara son gel douche et son shampoing puis pénétra dans la douche à l'italienne. L'eau chaude sur les muscles contractés de ses épaules lui fit un peu de bien mais rien de comparable avec… les mains de Drago.
- Où étais-tu ? demanda-t-elle en le sentant se placer dans son dos puis pétrir ses épaules.
Il ne répondit pas tout de suite, déposant un baiser dans son cou.
- J'avais besoin d'aller courir.
Hermione acquiesça, le laissant la délasser quelques minutes supplémentaires avant de se retourner. Elle leva vers lui un regard un peu penaud.
- Je suis désolée pour hier, j'ai…
Il plaça un doigt sur ses lèvres pour la faire taire.
- Tu n'as pas à t'excuser de quoique ce soit. Dis-moi seulement que tu vas mieux.
Hermione fut surprise mais répondit tout de même.
- Ça va.
- Hum…
- Je n'ai même pas regardé l'heure. J'espère que la matinée n'est pas trop entamée, dit-elle soudainement en se souvenant du programme qu'ils avaient prévu.
- Non, il n'est que neuf heures. Mais si tu souhaites dormir encore, ce n'est pas…
- Non. J'ai besoin de prendre l'air, le coupa-t-elle en lui adressant un mince sourire.
Il la dévisagea.
- D'accord, répondit-il finalement.
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Ils se lavèrent puis allèrent prendre leur petit-déjeuner sur le balcon tout en observant la circulation, les badauds et les autres Moldus - ou sorciers - qui se pressaient sur les larges trottoirs pour se rendre au travail.
- Le cadeau de Scorpius se trouve-t-il du côté Moldu ? se renseigna Hermione en avalant une gorgée de son jus d'orange pressé.
- Tu verras.
- Mais…
- Pas la peine d'essayer de m'extorquer des informations, Grangie, je ne te dirai rien, ricana le blond en engloutissant la fin de son croissant au beurre.
- Ne m'appelle pas comme ça, maugréa la jeune femme.
- Comment ? « Grangie » ?
- Oui. Ça me fait beaucoup trop penser à cet imbécile de Zabini, marmonna-t-elle.
Le blond grimaça mais ses prunelles traduisirent son amusement. Ils finirent de petit-déjeuner puis revêtirent leur manteau et quittèrent leur chambre.
- Il y a un point de transplanage près de la réception, l'informa Drago tandis qu'ils pénétraient dans un ascenseur que venait d'appeler pour eux un majordome en redingote.
Hermione acquiesça. Quelques secondes plus tard, ils entraient dans une pièce devant laquelle se tenait deux gardes du corps baguettes à la main – certainement pour empêcher les intrusions – et qui était dénuée de tout mobilier. Ils s'avancèrent au centre, le Serpentard attrapant sa main. Il lui fit un clin d'œil puis Hermione sentit les effets du transplanage sur son corps.
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Ils apparurent dans une toute petite ruelle et, spontanément, le blond se mit en marche, conservant sa main dans la sienne.
- Nous sommes dans le onzième arrondissement, l'informa-t-il alors qu'ils débouchaient dans une rue un tout petit plus grande et qui ne reflétait clairement pas le « charme parisien » que pouvaient rechercher les touristes.
Aucun commerce n'était visible à proximité et Hermione se demandait bien quel genre de cadeau Drago pouvait vouloir acheter à son fils dans cet endroit…
- Euh… tu es certain que tu ne t'es pas trompé d'endroit ? demanda-t-elle alors qu'ils s'approchaient de la devanture d'une boutique qui semblait totalement désaffectée.
Pour toute réponse, le Serpentard leva les yeux au ciel et continua à avancer. Hermione était de plus en plus perplexe lorsque, soudainement, la devanture se métamorphosa sous ses yeux. De boutique vétuste et désaffectée, elle devint librairie sans âge et magnifiquement attrayante. Au moins, à présent, elle était fixée : Drago comptait offrir à son fils quelque chose qui provenait de leur monde. Entièrement boisée, un peu à l'image de la boutique de Mr Ollivander le fabriquant de baguette sur le Chemin de Traverse, celle-ci ne semblait pas payer de mine mais le seul fait de pouvoir lire le terme « Librairie » sur la devanture et d'aviser des dizaines et des dizaines de livres par les larges fenêtres qui donnaient sur l'intérieur, incitèrent immédiatement Hermione à y pénétrer.
- Tu vas lui offrir un livre ? s'étonna-t-elle.
- Tu verras, répondit-il énigmatiquement avant de lui adresser un clin d'œil et de lui faire signe d'entrer dans la boutique.
La jeune femme avisa un écriteau apposé au-dessus de la porte d'entrée. « Messieurs FRANÇOIS François, libraires de père en fils depuis 507 avant J-C ». De plus en plus intriguée, Hermione poussa la porte ce qui actionna un petit carillon. Une forte, mais très agréable, odeur de vieux parchemins vint quérir la Gryffondor qui ferma presque les yeux de ravissement. Même si de l'extérieur la boutique paraissait plutôt étriquée, il n'en était rien à l'intérieur. Elle n'était effectivement pas très large mais s'allongeait en revanche sur des dizaines de mètres devant elle et était divisée en cinq rayonnages, un peu à la manière d'une bibliothèque. A quelques pas, en plein milieu, un splendide comptoir en bois sculpté était visible. En sommes, tout était parfaitement rangé et cela n'avait absolument rien à voir avec « Fleury et Bott », la librairie du Chemin de Traverse. Ici, une ambiance très spéciale régnait, presque mystique. Et, contrairement à Drago qui ne se sentait apparemment pas très à l'aise, la jeune femme, elle, avait tout simplement l'impression d'être « comme à la maison ». C'était une sensation vraiment très étrange. Ils s'avancèrent vers le comptoir sur lequel une petite sonnette en or était visible. Hermione jeta un coup d'œil en arrière-plan en tentant de lire quelques titres d'ouvrages tandis que Drago approchait sa main de la sonnette afin de signaler leur présence au propriétaire. Toutefois, il n'eut pas le temps de le faire. Une voix austère s'éleva dans leur dos.
- Mr Malefoy.
Surpris, les deux sorciers pivotèrent, Hermione plaçant une main sur son cœur. Elle leva alors les yeux sur l'homme qui se tenait devant eux. Austère était un adjectif qui ne convenait pas uniquement à sa voix mais bien à tout son physique en général. Très grand - il devait peut-être atteindre les un mètre quatre-vingt-quinze - et très maigre, l'homme était entièrement vêtu de noir. Les cheveux coupés courts, il semblait sans âge. Sa peau était pâle et donnait, ironiquement, l'impression d'avoir avoir la texture du parchemin. Il ne souriait pas et semblait tout simplement s'ennuyer.
- Mr François, le salua Drago à son tour.
L'homme porta alors ses pupilles sombres, qu'il avait auparavant vrillé sur le Serpentard, sur elle et Hermione eut soudainement l'impression de rapetisser, écrasée par ce regard qu'elle ne parvenait pas à définir. Finissant par reprendre contenance et constatant qu'il avait toujours les yeux posés sur elle, elle tendit alors une main dans sa direction et se présenta.
- Hermione Granger.
Il regarda sa main et remonta les yeux jusqu'à son visage.
- Mlle Granger, salua-t-il.
Et il les contourna sans plus de cérémonies. Stupéfaite, Hermione laissa retomber sa main avant de jeter un regard à Drago. Ce dernier semblait profondément agacé mais pas particulièrement surpris, comme s'il était habitué à ce genre de comportement. Les deux sorciers se retournèrent tandis que Mr François joignait ses mains devant lui, sur le comptoir, et reposait une nouvelle fois ses yeux noir sur Drago, semblant attendre quelque chose.
- Avez-vous ce que je vous ai commandé ? l'interrogea le Serpentard.
- Bien évidement puisque c'est moi qui vous ait demandé de revenir aujourd'hui, répondit-il en français et d'une voix où ne transparaissait aucune chaleur ou bienveillance.
Hermione vit que Drago faisait beaucoup d'efforts pour garder son calme devant ce personnage qu'il n'appréciait de toute évidence que très modérément. Ils restèrent ainsi quelques secondes puis le libraire reprit la parole.
- Restez ici, et ne touchez à rien.
Il les quitta sur ces paroles. Hermione se tourna vers Drago dont tous les traits du visage étaient contractés à l'extrême. Elle ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais fut interrompue par le retour de Mr François.
- Voilà. Autant vous dire que j'espère ne plus jamais vous voir revenir dans ma boutique pour ce genre de chose, Monsieur, dit-il en tendant un livre à Drago par-dessus le comptoir.
Un livre qu'Hermione reconnut aussitôt comme étant l'ouvrage d'Histoire qui avait été saccagé par James Potter et Ted Lupin et qu'elle n'était pas parvenue à restaurer puisque protégé par des sortilèges complexes dus à son grand âge. Pour toute réponse, Drago attrapa le livre et le cala sous son bras.
- Vous avez l'autre ? demanda alors le blond d'une voix glacial.
De l'autre côté du comptoir, l'homme l'observa un instant avant de déclarer :
- La patience n'est vraiment pas votre fort, Mr Malefoy. Restez ici et ne touchez à rien.
Et il repartit de là où il venait. Hermione était totalement décontenancée. D'autant plus qu'elle trépignait véritablement de pouvoir aller jeter un coup d'œil aux ouvrages qui étaient parfaitement rangés derrière le comptoir.
Moins de quinze secondes plus tard, le libraire était de retour et faisait léviter un livre devant lui. Il le regardait comme s'il risquait de se briser sous ses yeux, ce qui attisa instantanément la curiosité d'Hermione. La jeune femme crut faire une crise d'apoplexie lorsque Mr François déposa l'ouvrage sur le comptoir. Même s'il était à l'envers, Hermione parvint sans mal à en déchiffrer le titre. « L'Histoire de Poudlard ». Mais celui-ci n'avait absolument rien à voir avec ceux que l'on pouvait trouver chez « Fleury et Bott » ou même celui qu'elle possédait depuis quelques années maintenant. Non, celui-ci semblait être…
- Attendez, ne me dites pas qu'il s'agit d'une édition originale…, souffla-t-elle, hébétée.
En face d'elle, le libraire lui lança un regard torve.
- Ceci, Mademoiselle, fit-il d'une voix aigrie en caressant doucement la couverture du livre, est L'édition originale de « L'Histoire de Poudlard », le manuscrit écrit par Monsieur Garius Tomkink lui-même en 1776.
Hermione ouvrit lentement la bouche, fixant le livre comme si elle ne pouvait pas croire ce qu'elle venait d'entendre. Puis, soudainement, son esprit se remit à tourner à plein régime et elle fit un quart de tour vers la gauche, dévisageant Drago qui n'avait pas bougé.
- Attend… ne me dis pas que… que tu vas acheter ce livre ?! s'exclama-t-elle, estomaquée.
Lentement, le blond se tourna vers elle et ses lèvres s'étirent en un sourire malicieux.
- Non…, dit-il.
Hermione s'apprêtait à pousser un soupir de soulagement mais manqua littéralement de s'étouffer lorsqu'il reprit la parole et ajouta :
- Nous allons acheter ce livre.
- Je te demande pardon ?! s'écria-t-elle d'une voix suraiguë.
Drago s'apprêtait à répondre mais le libraire fut plus rapide.
- Votre… - de toute évidence - amant, si j'en juge par les regards destinés à le faire fantasmer lui-même dans son esprit qu'il vous lance à longueur de temps, Mademoiselle, s'apprête effectivement à acheter cette œuvre. Je me fiche de savoir si vous débourserez également la moindre noise mais il est absolument hors de question que je vous écoute vous crêper le chignon telles des chiffonnières dans ma librairie une seule seconde supplémentaire. Donc, si c'est ce que vous comptez faire, vous êtes priés de sortir. En attendant, reprit-il seulement à l'adresse de Drago, je garde l'œuvre avec moi.
Mortifiée et tandis que le Serpentard prenait apparemment sur lui pour ne pas jeter un Impardonnable au gérant, Hermione se retourna vers Mr François et s'excusa d'une toute petite voix. Elle avait l'impression d'être retournée à Poudlard et d'entendre Mrs Pince réprimander les élèves qui dérangeaient la quiétude de la Bibliothèque… Sauf que, à l'époque de Poudlard, elle, Hermione Granger, élève toujours très studieuse, n'avait jamais fait l'objet de telles remontrances.
Ses pensées furent brusquement interrompues par Drago dont la voix claqua comme un fouet.
- Je vais régler. Faites-moi le total avec la restauration.
Le libraire le fixa quelques instants avant de prendre un petit bout de papier devant lui et d'y inscrire un nombre. Un long nombre à en juger par la quantité de fois où son poignet reproduisit le chiffre « 0 ». Il tourna ensuite le papier et le présenta à Drago qui ne cilla pas. Ce dernier plongea alors sa main dans l'intérieur de son manteau et en ressortit une petite bourse qui ne payait pas de mine mais qui, Hermione le découvrit, avait était magiquement agrandi – voir même très agrandit. Il sortit les pièces par paquets, les déposant sur le comptoir au fur et à mesure que le libraire les comptait et les rangeait. Hermione avait l'impression de ne jamais avoir vu autant d'argent de sa vie. Elle n'osa même pas calculer et se contenta d'essayer d'observer les livres en arrière-plan. Au bout de dix minutes et tandis que Drago continuait à lancer des « Accio » pour ne pas avoir à lui-même plonger dans sa bourse pour récupérer ses Gallions, Hermione commença à se lasser et demanda :
- Mr François ? Hum… est-ce que… euh… est-ce qu'il me serait possible d'aller…
- Non, répondit-il simplement et d'une voix sans appel avant de recommencer à compter son argent.
Hermione fit la moue mais ne commenta pas. Cependant, Drago, lui, ne se montra pas aussi conciliant.
- Je pense qu'après tout ce que je viens de vous donner vous pouvez, au moins, autoriser ma… Miss Granger à lire les titres des livres devant lesquels elle bave depuis que nous sommes arrivés dans votre détestable boutique, cracha-t-il.
Le libraire lui lança un regard venimeux avant de reposer son regard sur Hermione qu'il détailla longuement.
- Trois questions. Si vous y répondez correctement, vous pouvez y aller mais vous avez interdiction de toucher à quoique ce soit, suis-je clair ?
- Parfaitement clair, répondit la jeune femme dont le cerveau était déjà en train de s'échauffer.
- Très bien. Comment est décédée la très talentueuse Bathilda Tourdesac ?
- Assassinée par Nagini, le serpent de Lord Voldemort, répondit-elle tandis qu'à ses côtés, Drago se tendait imperceptiblement.
Le libraire ne cilla même pas, continuant de ranger les Gallions que présentaient Drago.
- A qui doit-on la fontaine du parc de Beauxbâtons ?
- Nicolas et Pernelle Flamel, répondit Hermione du tac au tac.
- Bien. Troisième et dernière question : pourquoi voulez-vous passer de l'autre côté ?
Hermione fut décontenancée par sa question et resta silencieuse quelques secondes. Elle hésita entre deux réponses puis donna la plus honnête des deux, ayant comme l'impression que cet homme ne serait pas vraiment sensible à la flatterie.
- J'aime les livres et je ne vois pas l'intérêt de rester ici à vous regarder compter vos Gallions alors j'aimerais passer pour pouvoir faire quelque chose de plus constructif comme, par exemple, comparer votre collection avec celles que nous pouvons trouver en Grande-Bretagne.
Mr François releva les yeux de son argent, vrillant ses pupilles noires et glacées dans celle de la jeune femme qui soutint son regard.
- Vous prouvez passer. Votre… on-ne-sait-quoi puisque vous-même ne semblez pas vous être mis d'accord sur ce point, reste là, dit-il en désignant Drago d'un petit coup de menton.
- Je n'ai pas le droit de passer le test moi aussi ? demanda le Serpentard, faussement peiné.
- Non, répondit-il laconiquement. Maintenant, hâtez-vous, je n'ai pas que ça à faire. Et vous – il regarda de nouveau Hermione dans les yeux alors qu'elle contournait le comptoir – ne touchez à rien.
Elle acquiesça.
- Prends ton temps, je t'attendrai dehors, lui dit alors Drago en lui adressant un sourire complice.
Hermione opina une nouvelle fois.
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Dix minutes plus tard, elle ressortait de la boutique. Elle retrouva son amant et tous les deux ne purent se retenir d'exploser de rire.
- C'était quoi ça ? rigola la jeune femme en essuyant la larme qui menaçait de s'échapper de son œil.
- Aucune idée ! Ce mec est définitivement le plus bizarre et le plus détestable que je n'ai jamais rencontré. Tu as vu quand il m'a remis le livre ? J'ai cru qu'il ne le lâcherait jamais !
Aussitôt, Hermione perdit son sourire.
- Je n'ai pas rêvé, tu comptes vraiment offrir l'édition originale de « L'Histoire de Poudlard » à ton fils pour Noël ?
- Oui et toi aussi si tu souhaites toujours participer au cadeau…
- Drago… tu sais que j'adorerais, je t'avais dit oui mais c'est beaucoup tr…, commença Hermione.
- Donne-moi cinq Gallions et je lui dirai qu'il vient de notre part à tous les deux, la coupa-t-il.
Hermione le regarda étrangement.
- Oh et, bien sûr, tu pourras le garder jusqu'à Noël, ajouta Drago.
- Pardon ?!
- Ne crois pas que je ne sais pas qu'il s'agit de ton livre préféré. Pour tout te dire, c'est à toi que je voulais l'offrir mais… Eh bien je pense que tu le l'aurais jamais accepté donc…
- Évidemment que je ne l'aurais jamais accepté ! se récria la Gryffondor.
Le blond eut un sourire.
- Alors je te laisse en profiter jusqu'à Noël et puis je suis certain que Scorp' seras ravi de te le prêter à chaque fois que tu le lui demanderas.
Encore une fois, Hermione ne sut quoi répondre. Dire « merci » ne semblait pas suffisant et pourtant, elle avait envie de frapper Malefoy en même temps… C'était une sensation très étrange. Aussi ne remua-t-elle-même pas le petit orteil lorsqu'il lui annonça qu'il transplanait rapidement à leur hôtel pour déposer les livres et qu'il revenait. Lorsqu'il réapparut, Hermione avait toujours le regard perdu dans le vide et ses pensées formaient un énorme sac de nœuds.
- Tu viens ? lui demanda doucement le blond en attrapant sa main.
Hermione releva les yeux vers lui, toujours aussi abasourdie, mais se laissa lentement attirer vers l'avant.
- Pitié, dis-moi que tu n'es pas encore furax contre moi ou quelque chose dans la même veine ? dit-il, mi-amusé mi-exaspéré en l'enlaçant.
Hermione le regarda quelques secondes avant d'ouvrir la bouche.
- N… Non, dit-elle après s'être éclaircit la voix. Je suis… surprise, très surprise c'est tout.
Le blond lui adressa un mince sourire avant de se pencher pour lui voler un baiser.
- Allez viens, nous avons encore pleins de choses à faire.
Et il l'entraina à sa suite dans les rues parisiennes.
OoOoOoO
- Et si on déjeunait ici ? proposa le Serpentard en s'arrêtant devant un petit bistrot du quartier des Halles dans le deuxième arrondissement de la Capitale.
La devanture rouge et très pittoresque du « Tir Bouchon » séduisit immédiatement la jeune femme qui acquiesça vivement.
OoOoOoO
- Alors, que vas-tu m'offrir ? demanda Drago tandis que le serveur s'éloignait avec leur commande.
Hermione attrapa une cacahuète et ne répondit bien évidemment pas à sa question.
- Et toi, que vas-tu offrir à ta mère ? l'interrogea-t-elle plutôt.
- Scorpius et moi lui offrons un voyage, dit-il en attrapant une olive avec une petite pique.
- Un voyage ?
- Oui. Une croisière dans les îles grecques. Une croisière sorcière, bien entendu.
- C'est une très bonne idée. Ta mère sera certainement ravie. Et les îles grecques en plus…
- Tu y es déjà allée ?
- Non. Mais c'est vraiment quelque chose que j'aimerai voir, dit-elle sur un ton neutre.
Le blond avait les yeux fixés sur elle alors qu'Hermione observait distraitement les gens qui passaient dans la rue.
- Je suis vraiment nulle, dit-elle au bout d'un moment, mais… euh… tu penses qu'il serait également possible que je participe à votre cadeau ? Pour ta mère, je veux dire. Je n'ai pas davantage d'idées que pour Scorpius et…
- Tu n'as pas à faire ça, Hermione. Personne ne s'attend à ce que tu lui offres quoique ce soit de plus, la coupa-t-il d'une voix douce.
Hermione le dévisagea, surprise par ses paroles.
- Sa vie, répondit-il à sa question silencieuse. Tu lui as déjà offert sa vie et, crois-moi, c'est l'un des plus beaux cadeaux que tu ne pourras jamais faire à notre famille. Nous n'attendons rien de toi. Enfin, sauf moi, reprit-il, parce que j'adore vraiment les cadeaux.
- Ce que tu peux être bête, rigola la Gryffondor avant de reprendre un ton plus sérieux. Mais je veux vraiment faire quelque chose pour eux également. Je ne peux décemment pas me présenter le vingt-cinq sans présents ! s'obstina-t-elle.
- Mais ce que tu as fait pour nous vaut plus que tous les cadeaux de la…
- Drago ! S'il-te-plaît, se radoucit-elle immédiatement.
- Bon, très bien. Alors tu peux participer au voyage avec nous si tu en as envie. Donne-moi huit Gallions pour le tout et…
Mais Hermione ne l'écouta absolument pas. Elle sortit son porte-monnaie, s'assura qu'aucun Moldu ne les regardait, puis récupéra quinze Gallions qu'elle déposa devant le Serpentard.
- Granger…
- Chut, c'est ma participation pour les cadeaux de Scorpius et Narcissa. Alors tu prends ça ou bien je finirais par leur trouver des présents par moi-même.
Drago fronça les sourcils, leva les yeux au ciel mais finit par prendre son argent.
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Le serveur déposa leur plat devant eux et ils commencèrent à déjeuner en silence.
- Et pour les Potter, tu vas acheter quoi ? demanda Drago au bout d'un moment.
- Aucune idée, répondit sincèrement la jeune femme après avoir bu une gorgée d'eau. Je comptais justement profiter de cet après-midi pour trouver leur cadeau.
Il acquiesça puis reprit la parole.
- Écoute, je ne veux pas que tu te mettes à criser ou que tu montes sur tes grands Hippogriffes mais…
- Mais…, l'encouragea Hermione qui avait déjà froncé les sourcils.
- Mais j'aimerais t'inviter à diner ce soir…
- Tu m'invites déjà à déjeuner à midi, c'est suffisant, répondit Hermione.
- Non… je veux dire… t'inviter dans un « vrai » restaurant, nuança-t-il.
- Tu veux dire un truc qui va encore coûter les yeux de la tête et où je vais me sentir mal à l'aise pendant toute la soirée ?
- Euh…
- C'est non, Drago.
- Mais…
- Pas de « mais », je t'ai déjà dit ce que je pensais de tout ça !
- Ecoute Granger, on est à Paris, le temple de la gastronomie. Il n'y a absolument aucun moyen pour qu'on reparte sans avoir été au moins une fois dans un restaurant haut de gamme, se borna le blond.
- On loge déjà dans un établissement haut de gamme.
- Rien à voir.
Hermione ferma imperceptiblement les paupières avant de soupirer. Était-ce l'air de Paris qui le rendait encore plus agaçant qu'à l'accoutumée ?
- De toute façon, je n'ai rien à me mettre qui conviendrait à ce genre d'endroit alors c'est non, reprit-elle.
- Ça, ce n'est pas un problème. Je peux te donner de quoi t'acheter une robe cet après-midi et…
Hermione faillit exploser de rire.
- Tu te crois dans « Pretty Woman » ? Je ne suis pas Julia Robert et tu n'es définitivement pas Richard Gere…
- « Pretty Woman » ? C'est quoi ? Et qui sont ces gens dont tu parles ? Merlin, Granger, arrête de glousser et réponds-moi ! s'agaça le Serpentard en lui jetant un regard noir tandis qu'elle se mettait véritablement à pouffer de rire.
La jeune femme essuya ses yeux qui manquaient une nouvelle fois de déborder. Si Paris le rendait, lui, agaçant, elle, elle ne faisait que de pleurer...
- Désolée, Malefoy, mais… tu ne connais pas « Pretty Woman » ?!
- Eh bien… je connais des « Pretty WomEN » mais ce n'est apparemment pas ce dont tu parles… (1)
Hermione leva les yeux au ciel.
- « Pretty Woman » est un film Moldu très connu. Toi qui a vécu chez les Moldus pendant deux ans, je m'attendais à ce que tu connaisses au moins ça, se moqua-t-elle.
- Je n'ai pas vécu chez les Moldus !
- Tu avais une télévision !
Drago leva les yeux au ciel.
- Bref, pour ce soir…
- C'est non.
- Bordel, Granger, arrête de vouloir me faire faire des économies ! Ça suffit maintenant !
La Gryffondor fut stupéfaite par sa véhémence. Il sembla se rendre compte qu'il était allé trop loin car il se radoucit très rapidement.
- S'il-te-plaît, accepte. Tu pourras mettre ce que tu veux, je m'en fiche mais s'il-te-plaît… Et je te promets que demain, nous ferons tout ce que tu veux.
Hermione plissa les yeux, le jaugeant du regard. Elle reprit une bouchée de son plat, but une gorgée d'eau, s'essuya les coins de la bouche avec sa serviette de table puis la reposa sur ses genoux avant de relever le regard vers le blond qui patientait.
- Tout ? demanda-t-elle, suspicieuse.
- Absolument tout, je te le promets, dit-il avec force de sincérité.
Hermione l'observa quelques secondes supplémentaire, ses méninges tournant à plein régime.
- D'accord, lâcha-t-elle finalement.
- Vraiment ?
- Oui. Mais on fait tout ce que je veux demain.
- Tout ce que tu veux, confirma-t-il alors qu'un grand sourire prenait place sur ses lèvres.
Hermione le lui rendit mais elle souriait surtout au programme plus qu'alléchant qu'elle lui préparait pour le lendemain…
OoOoOoO
- As-tu besoin que je te fasse crédit d'argent Moldu ? l'interrogea Drago tandis qu'ils sortaient du restaurant.
- Non. Je suis passée à Gringotts pour faire du change avant d'aller au ministère hier matin, mais merci.
Il acquiesça.
- On se retrouve vers dix-huit heures à l'hôtel ?
Elle hocha la tête tout en resserrant son manteau autour d'elle.
- Bien. Bon shopping. Tu m'envoie un Patronus s'il y a un problème.
Il ne s'agissait pas d'une question.
- Oui Drago… Bon shopping, répondit-elle, presque amusée.
Le Serpentard leva les yeux au ciel avant de se pencher vers Hermione. Il lui donna un long baiser et eut un petit sourire satisfait en voyant qu'elle avait le souffle court. Il lui murmura un dernier « au revoir » puis s'éloigna.
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Il savait parfaitement où il devait aller. Premièrement, il transplana pour aller confirmer sa réservation pour leur dîner. Ceci fait, il transplana une nouvelle fois et se mit à la recherche de la boutique devant laquelle ils étaient passés le matin même et qui avait attiré son regard sans, bien entendu, qu'il n'en fasse mention à Hermione. Il en ressortit dix minutes plus tard avant de se diriger vers l'endroit que le commerçant lui avait indiqué. Il lui fallut encore quinze minutes de marche puis il pénétra chez le graveur. Drago était plus que satisfait. Il avait enfin le cadeau d'Hermione et il était même parvenu à respecter le budget qu'elle avait fixé… Enfin presque…
OoOoOoO
Hermione regarda Drago pivoter sur ses talons puis tourner à un angle de mur. Légèrement agacée par ses hormones en ébullition depuis que le Serpentard l'avait embrassée, la jeune femme leva les yeux au ciel avant de se fustiger puis de se diriger vers l'allée sorcière du deuxième arrondissement pour acheter le cadeau de Drago. Bien évidemment, elle aurait très bien pu le faire à Londres mais autant profiter de cet après-midi. Hermione se faufila entre les badauds puis se mit à la recherche de la boutique de Quidditch. Elle la trouva plutôt rapidement et poussa la porte tandis qu'un carillon annonçait son arrivée. Heureusement pour elle, il n'y avait absolument personne et elle put demander conseil sans tarder. Quinze minutes plus tard, la jeune femme ressortait, un grand sourire aux lèvres. Avisant une librairie un peu plus loin, Hermione ne put s'empêcher d'aller jeter un coup d'œil à la devanture. Contrairement à celle dans laquelle ils avaient pénétré, Drago et elle, le matin même, celle-ci était un bazar indescriptible. Mais cela n'arrêta nullement la jeune femme qui se mit à déambuler entre les étalages et les rayonnages. Et, alors qu'elle allait ressortir, un ouvrage attira son attention. Un peu surprise par ce qu'elle voyait sur la couverture, Hermione s'en approcha et déchiffra le titre qui était écrit en français. Quelques minutes après cela, Hermione achetait le livre. Et voilà qu'elle avait trouvé les cadeaux de Drago et d'Harry.
Hermione transplana de nouveau dans le quartier des Halles puis se mit en quête d'une robe pour le soir. Elle entra dans une friperie et se mit à fouiller parmi les vêtements. Ce genre d'endroit pouvait être une véritablement mine d'or si l'on prenait le temps de chercher un peu. Des vêtements griffés de couturiers tels qu'Yves Saint Laurent, Hermès ou encore Chanel et Dior défilaient sous ses yeux. Drago aurait certainement bondi en la voyant dans une telle boutique et aurait certainement fait des pieds et des mains pour l'emmener dans les « vraies » mais la Gryffondor tenait à acheter ses vêtements seules et, malheureusement pour elle, elle n'avait pas gagné au grand loto du ministère au cours de la nuit… La jeune femme passa près de trois heures dans l'immense magasin. Elle désespéra de trouver quelque chose pour elle mais fut plutôt satisfaite en dénichant une magnifique robe prune et qui ferait sans nul doute très plaisir à Ginny pour Noël.
La Gryffondor poussa un petit soupire de déception. Elle devrait bientôt rejoindre Drago et elle n'avait rien à mettre pour… Son regard se posa soudainement sur une pièce qu'une vendeuse était en train de mettre en rayon. Ni une ni deux, Hermione bondit en avant.
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Elle ressortit dans la rue, qui était à présent illuminée par les décors de Noël, pleinement satisfaite. Il n'était que 17h30 alors la Gryffondor décida de faire du lèche vitrine pendant encore quelques minutes avant de transplaner à l'hôtel. Elle passait devant une boutique qui vendait des portes clés en tout genre lorsqu'elle eut subitement une idée. Elle en acheta un puis se mit en quête d'un magasin de jouets pour enfants, espérant trouver son bonheur. Elle dut retenter sa chance dans une seconde mais, trente minutes plus tard, elle transplantait à l'hôtel, très satisfaite de ses achats.
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C'est ainsi qu'elle trouva Drago qui sortait de la douche, les cheveux totalement ébouriffés après qu'il les ait très certainement essorés dans une serviette. Elle dissimula ses présents avant d'aller les ranger au fond de sa valise qu'elle scella d'un sortilège complexe pour que le Serpentard, qui pourrait être pris d'une pulsion fouineuse, ne puisse pas les récupérer.
- Tu as pu trouver tout ce que tu cherchais ? se renseigna-t-il en ouvrant un placard du dressing à la recherche de ses vêtements.
- Absolument tout Absolument tout, assura-t-elle. Et toi ?
- C'est bon aussi.
- Bien. Je peux te piquer la salle de bain ?
- Tu peux, répondit-il, un sourire aux lèvres.
Hermione attrapa sa robe et les chaussures qu'elle avait acheté et les cacha du mieux qu'elle le put avant de se réfugier dans la pièce d'eau. Elle se doucha puis tenta de discipliner ses cheveux en un chignon bas d'où elle fit s'échapper quelques mèches afin que le rendu ne soit pas trop strict. Elle appliqua ensuite un léger fard sur ses paupières, du mascara puis peignit ses lèvres d'un rouge sanguin. Elle jeta un sortilège sur son visage pour ne pas que son maquillage ne s'estompe ni ne coule puis enfila sa robe. Drago toqua alors à la porte.
}{
- Hermione ? Tu es bientôt prête ? demanda-t-il tout en nouant sa cravate.
- Presque. Tu as réservé pour quelle heure ?
- Il n'y a pas d'heure, répondit-il. C'était juste pour savoir.
- Hum… c'est donc surtout parce que tu as faim, se moqua-t-elle derrière la porte.
Le Serpentard leva les yeux au ciel et ne répondit pas. Il commençait en effet à avoir un petit creux mais il avait surtout hâte de découvrir son amante. Son petit doigt lui disait que…
La porte derrière lui s'ouvrit alors qu'il repartait en direction du lit et il se retourna. Il lui fallut de longues secondes, et plusieurs battements de cils, pour s'assurer qu'il ne fantasmait pas. Il renferma lentement sa bouche qui s'était entrebâillée toute seule tandis qu'Hermione le regardait, une lueur amusée au fond des yeux. Elle semblait plutôt satisfaite de son petit effet et, franchement, il y avait de quoi.
- Tu… hum, il se mit à toussoter tant sa gorge était sèche. Tu es vraiment… magnifique.
En face de lui, les lèvres rouges d'Hermione s'étirèrent et elle lui adressa un splendide sourire avant de s'avancer dans la pièce.
- Merci Drago. Tu n'es pas mal non plus, répondit-elle, l'air de rien.
Elle déambula autour de lui attrapant son manteau, le déposant sur son bras, plaçant ses essentiels dans une pochette aussi immaculée sur sa robe avant de se retourner vers lui.
- Eh bien, je croyais que tu avais faim, lui sourit-elle.
C'est à ce moment-là que le Serpentard se rendit compte qu'il était resté totalement immobile au milieu de la pièce, les yeux posés sur son amante, détaillant son corps parfaitement mis en valeur dans cette robe blanche. Elle possédait un décolleté rond et les jambes d'Hermione étaient totalement masquées ce qui n'empêcha pas Drago de la trouver plus sexy que jamais. Sa robe, très près du haut de son corps, moulait sa poitrine et son ventre et partait ensuite en coupe droite jusqu'à quelques petits centimètres au-dessus du sol. Elle avait également de longues et amples manches qui descendaient jusqu'au bas de sa robe sans pour autant gêner la jeune femme dans ses mouvements puisque fendues. Elle ressemblait à… Drago n'aurait même pas pu dire à quoi elle ressemblait. Elle avait ce côté sexy et mutin qui faisait qu'on ne pouvait pas la comparer à un ange. Mais elle donnait, pourtant, l'impression d'être une apparition divine au milieu de la chambre. Le Serpentard referma pour la seconde fois sa bouche qui s'était malicieusement rouverte pendant qu'il admirait – il n'y avait pas d'autre mot – la Gryffondor. Merlin, il était en pâmoison devant Hermione Granger… Si quelqu'un lui avait dit ça un jour…
- Drago ? Tout va bien ? demanda-t-elle en lui lançant un regard faussement inquiet.
« Faussement » car il savait qu'elle avait parfaitement conscience de l'effet qu'elle pouvait lui provoquer.
- Serpentard…, souffla-t-il si bas qu'elle ne l'entendit même pas.
- Pardon ? Tu as dit quelque chose ? l'interrogea-t-elle, un petit sourire en coin sur les lèvres.
OoOoOoO
Hermione passa commande puis tendit son menu au serveur qui répartit après s'être légèrement incliné.
- Quand Scorpius doit-il rentrer de Poudlard ? se renseigna la jeune femme en déposant sa serviette sur ses genoux.
Le Serpentard s'apprêtait à répondre mais fut interrompu par la sommelière. Il donna son accord lorsqu'elle lui présenta la bouteille de vin rouge choisie puis ils patientèrent le temps qu'elle l'ouvre et les serve. Lorsqu'elle fut repartie, le blond prit une gorgée avant de reposer ses yeux d'acier sur Hermione.
- Il rentre le vingt-deux dans la journée et repart le cinq janvier.
- D'accord, acquiesça Hermione en goûtant, à son tour, au vin. Avez-vous prévu des activités pendant les vacances ? poursuivit-elle sur le ton de la conversation.
- A vrai dire… Nous partons le lendemain de Noël pour une semaine en Islande, dit-il en ne la quittant pas des yeux.
- Oh ! fit Hermione, surprise. Eh bien je pense que ton fils sera ravi de passer du temps avec toi, ajouta-t-elle en lui souriant. Pourquoi l'Islande ?
Le Serpentard haussa les épaules pour toute réponse.
- Je suppose que c'est une surprise et que je dois garder le silence, dit-elle.
- Oui. Mais je compte le lui annoncer dès qu'il rentrera alors tu n'auras pas à garder le secret très longtemps sur notre destination de vacances.
Hermione acquiesça distraitement en observant la magnifique salle de restaurant. Puis, soudainement, elle reporta son attention sur Drago. Quelque chose dans ce qu'il venait de dire la dérangeait mais elle ne savait pas quoi… C'était comme s'il y avait un message… caché… ?
- Drago ? Quand tu dis « notre » destination de vacances tu…
- Je parle de mon fils, de moi et…
- Et de ta mère ? la coupa-t-elle. Je suis certaine que Narcissa sera tout aussi ravie de passer du temps avec vous deu…
- Non, Hermione, pas de ma mère.
- Ah…
Elle trouva soudainement que le parquet était absolument magnifique et l'admira, tentant par tous les moyens de détourner son attention de Drago et de ce qu'il essayait, manifestement, de lui faire comprendre. Bataillant contre elle-même, la Gryffondor eut un petit sursaut lorsque les doigts glacés de son amant se refermèrent sur la main qu'elle avait déposée sur la table.
« Merlin, Hermione ! Ne JAMAIS laisser sa main sur la table ! » se fustigea-t-elle mentalement tandis qu'elle s'arrachait à la contemplation des nervures du bois. Elle posa un regard presque désespéré sur Drago. Malheureusement pour la jeune femme, toutes les prières qu'elle était en train de formuler dans son esprit ne furent pas entendues et le blond rouvrit la bouche.
- Hermione ?
- Hum… ?
- Je sous-entendais mon fils, moi et… toi. J'aimerais que tu viennes avec nous.
Si Merlin souhaite se manifester, c'est le bon moment ! Non ? Vraiment personne ? Fais chier !
- Euh… Drago… tu es vraiment certain que tu as conscience de ce que tu me demandes ? s'enquit-elle d'une voix quelque peu chevrotante.
- Oui. Je te demande de nous accompagner, Scorpius et moi, pendant notre semaine de vacances en Islande, répondit-il très calmement.
Heureusement – merci Merlin ! – leur serveur choisit ce moment pour apporter les entrées. Hermione se concentra alors très fortement sur l'assiette qu'elle avait devant elle, occultant absolument tout le reste.
- Hermione ?
- …
- Hermione ?
- …
- Granger ?!
La jeune femme releva prestement la tête.
- Pa-pardon… j'étais… perdue dans mes pensées.
- Hum, grogna-t-il. J'espère que tes pensées incluent Scorpius, toi et moi dans un paysage enneigé
- Euh… pas vraiment, non…, répondit-elle précipitamment avant de prendre une nouvelle gorgée de vin.
Le Serpentard soupira avant de reposer ses couverts.
- Dis-moi ce qui te dérange.
- Ce qui me dérange ?
- Oui.
- Comme si tu ne t'en doutais pas ? répliqua-t-elle, irritée.
- Non, je ne m'en doute pas pour la simple et bonne raison qu'encore une fois, je pensais te faire plaisir mais que, de toute évidence, Miss Granger a des expectatives bien trop élevées pour moi, cingla-t-il.
Hermione leva les yeux au ciel avant de reposer ses couverts à son tour et de le fusilier du regard.
- Ça n'a rien à voir avec mes soi-disant expectatives…
- Alors quel est le problème ?
- Tu le sais parfaitement.
- Non.
- Si.
- N.O.N.
- Merlin, Drago ! On parle de vacances, là ! On ne parle pas d'un dîner dans un restaurant ou d'une journée au bord de la plage. On parle de vacances ! Ton fils. Toi. Moi.
- Oui je sais ça. Et… ?
Hermione eut subitement envie de le gifler ou de se taper la tête contre le mur… Elle n'était pas encore très sûre. Aussi fronça-t-elle violemment les sourcils avant de siffler entre ses dents, pour ne pas attirer trop l'attention sur eux :
- On dirait que ça ne te pose aucun problème !
- Mais ça ne me pose aucun problème, affirma-t-il d'une voix très calme tout en recommençant à manger.
La Gryffondor resta muette de stupeur. Elle ouvrit puis referma la bouche trois fois de suite. Finalement, elle baissa les yeux et soupira longuement avant de se passer une main sur les yeux. Lorsqu'elle reporta son attention sur lui, Drago l'observait intensément.
- Je ne peux pas, souffla la jeune femme d'une voix soudainement lasse.
Il laissa passer quelques secondes puis reprit la parole.
- Et pourquoi ça ?
- Parce que… Parce que… Parce que, c'est tout. S'il-te-plaît, n'en parlons plus…
- Pas tant que tu ne m'auras pas donné une raison valable pour laquelle tu pourrais refuser de partir avec nous.
- Drago… arrête ça… je…
- Une seule raison, Hermione, la coupa-t-il.
- Ton fils. Ton fils voudra passer du temps avec toi et pensera que je suis de trop, répondit-elle brusquement.
En face d'elle, le Serpentard explosa de rire.
- N'importe quoi ! S'il y a une chose dont je suis absolument certain c'est que Scorpius ne me reprochera jamais ta présence. Je suis même prêt à parier que si je lui dis que tu ne viens pas avec nous, il ne voudra pas partir et préfèrera qu'on passe du temps ensemble en Angleterre.
Hermione se mordit la joue.
- Je ne peux pas rater le travail encore une fois.
- Tu seras en vacances, Hermione, réfuta-t-il.
- Comment peux-tu le savoir ?
- J'ai vérifié.
Merde !
- J'ai… pas… Je n'aime pas le froid !
- Tu mettras un pull.
- Je ne sais pas parler l'Islandais.
- Moi non plus.
- Je n'ai pas les moyens de partir en voyage.
Le Serpentard leva les yeux au ciel.
- Tu n'auras pas à débourser une noise.
- Qu'est-ce que je t'ai déjà dit à ce propos ? Je ne sais pas si tu penses me faire la charité en agissant ainsi ou…
- Laisse tomber. Ce n'est, de toute façon, pas un argument recevable, la coupa-t-il.
Hermione se renfrogna.
- Je ne veux pas venir, dit-elle en désespoir de cause.
- Tu mens.
- Non.
- Si.
- Non !
- Bien sûr que si !
- Et comment pourrais-tu savoir cela ? l'apostropha-t-elle.
- Je te connais, Hermione. Je sais comment tu fonctionnes. Tu vas préférer rester chez toi et nous laisser partir en te disant que tu as fait le bon choix, que c'est ce qu'on attend de toi, mais tu ne feras pas réellement ce que tu veux.
- Ah oui ? Et, selon toi, qu'est-ce que je veux réellement ? demanda-t-elle sur un ton sarcastique.
- Venir avec moi, avec nous.
- Je…
- Tu veux venir avec nous mais tu vas refuser juste parce que tu vas avoir peur de ce qu'on va penser de toi si on apprend qu'Hermione Granger veuve Weasley part en vacances avec Drago Malefoy et son fils. Ose me dire que j'ai tort !
Hermione baissa les yeux sur son assiette, se sentant atrocement mal. Évidemment qu'il avait raison mais…
- Ecoute, reprit le blond. Tu n'as pas à me donner de réponse définitive maintenant. Promets-moi seulement que tu y réfléchiras.
La Gryffondor finit par opiner, des larmes pleins les yeux. Elle ferma les paupières, tentant au maximum de ravaler l'énorme boule qui se formait dans sa gorge. Soudainement, elle sentit une main sur son épaule. Elle rouvrit les yeux et vit que Drago n'était plus assis en face d'elle. Elle tourna la tête. Il se tenait debout, près d'elle.
- Viens, allons prendre l'air quelques minutes.
Incapable de dire quoique ce soit, elle hocha simplement la tête et essaya de rester la plus digne possible même si elle avait envie de s'effondrer et de pleurer toutes les larmes de son corps. Le Serpentard plaça une main dans son dos et la conduisit jusqu'à un large balcon. Ils étaient seuls. Hermione s'approcha de la rambarde et s'y accrocha comme si sa vie en dépendait. Son regard se perdit sur la ville, au-dessous d'elle, alors qu'ils se situaient au cinquième étage d'un imposant bâtiment. Elle observait les décorations de Noël, les voitures Moldus, les parisiens qui se promenaient, son regard s'attachant à tout ce qui pourrait l'empêcher de penser. Elle frissonna légèrement et se rendit compte qu'elle avait oublié son manteau dans le restaurant. Elle amorça un mouvement pour se retourner à l'intérieur mais, avant même qu'elle n'ait pu ôter ses mains de la rambarde en fer forgé, Drago déposait sa veste sur ses épaules. Une sensation de chaleur accompagnée de l'effluve de son parfum l'envahirent et la Gryffondor ferma instinctivement les yeux. Etrangement, elle se sentait apaisée par son odeur. Doucement, comme s'il avait peur qu'elle s'enfuie, il replaça une main dans son dos avant de s'avancer jusqu'à se tenir à sa hauteur, sur sa gauche. Hermione murmura un vague « merci » et il remua la tête pour lui signifier qu'elle n'avait pas à le remercier. Ils restèrent silencieux, observant Paris qui s'étendaient devant eux, pendant encore quelques minutes jusqu'à ce que le Serpentard reprenne la parole.
- Je suis désolé.
Hermione eut un petit sourire triste.
- Pourquoi tu t'excuses ?
- Je ne sais pas.
Son sourire s'élargit quelque peu et elle posa la tête contre son épaule. Automatiquement, il écarta son bras encore davantage et l'attira à lui comme s'il n'avait attendu que son mouvement pour amorcer le sien.
- Ecoute… n'en parlons plus, d'accord ? Il nous reste deux jours à passer ici et…
Il s'interrompit et ne finit pas sa phrase, le silence s'imposant une nouvelle fois entre eux.
- Et tu dois faire tout ce que j'ai envie que l'on fasse demain, termina-t-elle finalement, un mince sourire aux lèvres en se tournant vers lui.
Il lui sourit en retour.
- Oui.
- Très bien, alors retournons dîner.
(1) Hermione et Drago étant anglais, « Pretty Woman » signifie pour eux « jolie femme » et Drago, ne connaissant pas la référence au mythique film Moldu, ne comprend donc pas ce dont parle Hermione. Ce qui explique pourquoi il lui répond (seulement) qu'il connait des « jolis femmes » et qu'il ne relève pas davantage. Voilà pour ceux qui n'avaient pas forcément compris ;).
ET VOILA ! Alors... que pensez-vous du début de ce petit W-E à Paris ?
Je suis certaine que vous ne vous attendiez pas à tout cela. Une Hermione qui semble à fleur de peau ; des cachoteries à propos des cadeaux de Noël (que pensez-vous qu'ils vont mutuellement s'offrir ?) ; un dîner et une NOUVELLE PROPOSITION : Drago veut qu'Hermione vienne avec Scorpius et lui en VACANCES ! J'ai hâte d'avoir vos réactions à propos de tout cela ! ;)
Et comment envisager la suite ?
Hermione va-t-elle accepter ?
Bref :
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A vos claviers ! JE VEUX SAVOIR ABSOLUMENT TOUUUUUUUUUUT CE QUE VOUS PENSEZ SUR CE NOUVEAU CHAPITRE ! :D
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Je vous fais de gros bisous tout doux (ce sont les meilleurs ceux-là ! *-*) et je vous dis à la semaine prochaine avec le chapitre cinquante-trois et (pour ceux qui sont intéressés) à samedi soir pour découvrir quel sera son titre !
Chalusse
