Bonjour à tou(te)s !
J'espère que vous allez tous très bien !
Comme chaque semaine, je débute cette note en remerciant du foooond du cœur mes revieweurs/euses d'amour. Vous êtes toujours tou(te)s au TOP DE LA TOPITUDE DU TOPISSIMES ! Cette fic' a presque atteint les 550 reviews et c'est géniaaaaaal ! Merciiiiii. :) Merci beaucoup aux lecteurs qui continuent à mettre cette histoire (ou moi) en fav'/alerte également. *-*
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RàRs Anonymes :
Guest : Si Hermione paraissait aller mieux ces derniers temps, elle semble à nouveau retomber dans la « dépression ». L'approche des fêtes de fin d'année est compliquée pour elle car elle pense beaucoup à Rose (et à Ron aussi, bien entendu). Avoir conscience que Drago est amoureux d'elle alors qu'elle non, le fait qu'il l'invite à partager des vacances « en famille » et le fait qu'elle ne veuille pas que les choses changent entre eux complexifie d'autant plus sa situation. ^^ Peut-être acceptera-t-elle d'aller en Islande, peut-être pas… suspens ! Quoi qu'il en soit, je suis ravie que tu comprennes Hermione car ça signifie que ses réactions/son comportement sont crédibles donc c'est parfait ! :) J'espère que ce nouveau chapitre te plaira ! Des millions de mercis pour ta review et ton indéfectible fidélité qui me touche beaucoup. Bisous et bonne soirée à toi également !
TheWhiteFerret : Ton pseudo me fait terriblement penser à Drago (ce qui est probablement voulu ^^), c'est pour cela que je l'aime autant. ;)
Il y a du « tournage autour du pot » entre les Dramione ? TU M'ÉTONNES ! C'est comme cela depuis quelques temps maintenant mais là, on semble atteindre des sommets. Leur surnom officiel n'est pas « les Handicapés des Sentiments » pour rien. ;) Je peux totalement comprendre que tu trouves leur attitude « adorable et frustrante » à la fois. D'ailleurs, c'est parfait que tu ressentes cela car c'est le but. ^^ Espérons pour nous et pour eux que ça devienne uniquement « adorable » mais au vu de la situation, il risque d'y avoir du boulot… Enfin bref ! ^^ Je te remerciiiiiie pour ta nouvelle review et j'espère que ce nouveau chapitre te plaira ! Bisous !
Doudou : Je commence par te remercier de prendre le temps de m'écrire pour la première fois. :) C'est toujours un grand plaisir de faire la « connaissance » de nouveaux/elles revieweurs/euses. Je suis très heureuse que mon histoire te plaise en dépit de la longueur de ses chapitres. Personnellement, je préfère proposer de longs chapitres et en proposer moins que d'en proposer cent-cinquante très courts. Je considère (mais il ne s'agit bien évidemment que de mon point de vue) cela plus respectueux envers les lecteurs. :)
Ensuite, en ce qui concerne les « points négatifs » que tu as pu relever : Drago fait étalage de son argent mais ça, c'est parce qu'il ne souhaite absolument pas réprimer ses pulsions dépensières. D'ailleurs, pour lui, c'est « normal ». Il veut également faire plaisir et si Hermione ne « comprend pas » cela, lui, d'un autre côté, ne « comprend pas » qu'elle n'accepte pas. Drago est comme un enfant, si on lui dit « non », il va d'autant plus s'acharner à faire le contraire. C'est ce qu'il se passe entre autres avec Hermione.
Concernant les « sentiments » d'Hermione vis-à-vis de Ron : bien évidement, il est et demeurera toujours son premier amour et il est tout aussi évident qu'elle ne l'oubliera jamais. Je n'ai jamais sous-entendu le contraire. Seulement, Hermione a fait son deuil de Ron. (Ce qui ne signifie absolument pas qu'elle « l'oublie ».) Par ailleurs, le fait qu'Hermione ne se « remémore » pas tout le temps Ron et Rose est volontaire… Cela dans le sens où l'on constate qu'elle enfouit et cherche à éviter sa douleur et sa peine plus qu'elle les vit. Ce qui semble progressivement la rattraper si on en croit les récents événements…
Enfin bref, je suis ravie que mon histoire te plaise malgré ces deux petits « points noirs » ! :) J'espère que cela continuera ainsi jusqu'à son terme. En attendant, je te remercie chaleureusement pour ta review qui m'a fait très plaisir ! Peut-être à une prochaine fois. Bises !
Ma biche : Tout comme pour la précédent(e) revieweur/euse, je commence par te remercier de prendre le temps de me laisser tes impressions pour la première fois. :) Je suis très, très, très heureuse que cette fic' te plaise autant. Merci beaucoup pour ta review et ton magnifique compliment. J'espère que ce nouveau chapitre sera à la hauteur de tes attentes. Mille mercis, gros bisous et bonne semaine à toi ! :)
inconnue 224 : Je suis navrée mais je pense qu'il y a eu un problème avec ta review. Un point d'interrogation apparaît mais rien d'autre… :/ Peut-être y a-t-il eu un bug. N'hésite pas à me réécrire à la fin de ce chapitre si tu le souhaites. Je te remercie chaleureusement pour ton attention malgré tout et j'espère que tu apprécieras ta lecture du jour. :)
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Voilà pour les RàRs anonymes !
Nous nous retrouvons en ce mercredi de la St Valentin avec un nouveau chapitre où nous allons découvrir ce qu'Hermione a prévu pour notre très cher Drago ! Comment se déroulera la deuxième journée du W-E des « Handicapés des Sentiments » à Paris ? Suspens, suspens !
Je vous souhaite une excellente lecture et je vous dis à tout à l'heure avec la note de fin. :)
Seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR.
Chapitre 53 : Un Sang-Pur chez les Moldus
En rentrant du restaurant, où Drago et elle n'avaient pas reparlé de leurs hypothétiques vacances en commun, Hermione avait investi la salle de bain. Pendant qu'elle se démaquillait, les larmes avaient commencé à couler sur ses joues. Elles s'étaient ensuite estompées lorsqu'elle avait ôté sa robe puis revêtu sa nuisette et, au moment où elle était finalement retournée dans sa chambre, c'était comme si rien ne s'était passé. Drago l'avait tendrement embrassée sur la joue avant de lui-même se rendre dans la pièce d'eau tandis que la Gryffondor se glissait sous les couvertures.
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Elle se mit sur le flanc, dos à la place de son amant, et se recroquevilla sur elle-même. Le blond la rejoignit quelques minutes plus tard mais Hermione ne se retourna pas. Elle savait parfaitement que Drago ne dormait pas mais elle ne parvenait pas à se retourner. Car si elle se retournait maintenant… elle devrait expliquer pourquoi les larmes inondaient de nouveaux ses joues et ça, elle n'était pas certaine de pouvoir le faire. Elle pleura donc en silence pendant… elle ne savait pas, peut-être trente minutes, une heure ou bien deux. Le fait était qu'elle ne devait pas être très discrète car, au bout d'un moment, le Serpentard se plaça dans son dos, enfouit son visage dans ses cheveux et la serra fortement contre lui. Aucune parole ne fut échangée mais Hermione se sentit tout de même un peu mieux. À peine en arriva-t-elle à cette conclusion qu'elle se remit à pleurer encore un peu plus.
Elle eut beau se fustiger mentalement, enfouir son visage dans son oreiller, se retourner et se presser davantage contre Drago, elle ne parvint pas à s'endormir. Agacée contre elle-même, la Gryffondor finit par se lever vers trois heures du matin. Elle sortit du lit en prenant soin de ne pas réveiller son amant qui remua seulement un peu. La jeune femme enfila le pull qu'il avait laissé traîner sur une chaise puis sortit sur le balcon. Elle prit une chaise, la plaça face à l'avenue des Champs-Elysées, s'assit et recommença à tergiverser, encore et toujours. A quoi pensait-elle ? Eh bien à, à peu près tout. Sa relation avec Drago. La proposition de Drago. Ce que son cerveau lui dictait de faire. Ce que son cœur lui dictait de faire. Son instinct maternel bien trop développé à l'égard de Scorpius Malefoy. Sa fille. La mort de sa fille. La mort de Ron. La douleur qu'elle ne ressentait plus à son égard. Le regard des Weasley-Potter. Les questions qu'avaient soulevées les paroles de Percy Weasley. Les réponses que son cerveau y apportait. Les réponses que son cœur y apportait. Son travail. Son désir de faire autre chose. Son désir de faire plus. Son désir de changer de vie. Son désir de tourner la page. Sa peur. Sa fille. Ginny. Sa fille. Harry. Sa fille. Scorpius. Sa fille. Drago. Elle. Drago. Elle. Drago. Le week-end qu'ils passaient ensemble. Le week-end qu'elle était en train de gâcher. Son envie de ne pas gâcher ces moments. Ces moments qu'elle aimait. Un peu. Beaucoup. Trop. Pas assez.
Prendre une inspiration. Fermer les paupières. Profiter de l'odeur du pull de Drago. Faire le vide dans son esprit. Rouvrir les paupières. Se lever. S'accrocher à la balustrade. Observer la rue. Prendre une décision. Sécher ses larmes. Ne plus penser. Agir. Se promettre de ne plus pleurer. Tout au moins jusqu'à la fin du séjour. Sourire à la perspective du programme du lendemain. Regarder une dernière fois Paris. Ranger la chaise. Rentrer dans sa chambre. Leur chambre. Le rejoindre. Le regarder dormir. Le trouver beau. Un peu. Beaucoup. Trop. Pas assez. Caresser sa joue du bout du doigt. Sourire alors qu'il pousse un soupir d'aise. Fermer les paupières. Le toucher. Un peu. Beaucoup. Trop. Pas assez. Ôter son pull. Se glisser sous les draps. Le regarder encore un peu. Poser la tête sur son torse. Apprécier. L'apprécier. Un peu. Beaucoup. Trop. Pas assez. Se mentir. Un peu. Beaucoup. Trop. Pas assez. S'endormir. Enfin.
OoOoOoO
A l'instar de la matinée précédente, Hermione se réveilla seule dans le grand lit. Elle se redressa doucement avant de bailler et de se frotter les yeux. Toutefois et contrairement au matin précédent, elle n'eut pas à chercher son amant très longtemps. Cinq secondes plus tard, très précisément, Drago passait l'arcade qui séparait la chambre du salon, un plateau entre les mains. Hermione dut se frotter les yeux une nouvelle fois pour être certaine de ne pas être en train de rêver. Mais non, c'était bien Drago Malefoy qui était au pied de son lit, un plateau garni d'un très alléchant petit-déjeuner dans les mains et sans aucun vêtement sur lui hormis un boxer noir qu'Hermione appréciait tout particulièrement… Elle resta totalement immobile, presque choquée, alors que le Serpentard déposait son plateau sur une chaise et s'approchait de nouveau du lit d'une démarche féline. Hermione ne le quitta pas du regard alors qu'il la rejoignait sur le matelas. Il l'embrassa une première fois sur l'épaule, puis dans le cou et enfin sur les lèvres. Hermione eut l'impression de perdre pied à peu près entre « cou » et « lèvres » et le baiser qu'il lui donna n'aida pas franchement.
- Bonjour, murmura-t-il lascivement à son oreille avant de tracer un sillon de baisers humides du creux de son oreille jusqu'à sa mâchoire.
- Bon-bonjour, bredouilla-t-elle.
Elle le sentit sourire contre sa peau, de toute évidence ravi de son petit effet.
- Eh bien voilà, je suis prêt à faire tout ce que tu désires pendant cette journée. Alors ordonne et j'exécute, dit-il.
« Respire Hermione, respire ».
- Ah… euh… bah… tu pourrais peut-être…
- Oui ? l'encouragea-t-il en déposant un nouveau baiser sur ses lèvres.
- Euh… me dire pourquoi tu m'as apporté le petit-déjeuner au lit.
« Bravo, Hermione, franchement… bravo ! ». Le Serpentard s'écarta un peu d'elle avant de la regarder, sceptique.
- Je pensais simplement que ça te ferait plaisir, dit-il sincèrement.
Hermione prit le temps de réfléchir avant de parler, cette fois-ci.
- Mer-Merci. C'est euh… gentil.
Le blond lui adressa un mince sourire auquel Hermione ne répondit pas.
- Il y a un problème ? demanda-t-il en fronçant ses sourcils blonds.
- Je ne suis pas vraiment habituée au « gentil Malefoy », c'est tout, répondit Hermione.
En face d'elle, le Serpentard eut un petit rire moqueur.
- Quoi ? l'apostropha la jeune femme.
Il ne répondit pas mais se pencha de nouveau vers elle afin de lui donner un long baiser.
- Excuse-moi, j'avais oublié que tu préférais le… Attends, comment est-ce que tu m'avais dit l'autre fois ? fit-t-il en se mettant à réfléchir. Ah oui ! Le Malefoy « imbu de lui-même, moqueur et brutal », c'est bien ça Granger ? railla-t-il.
Hermione se mit à rosir en entendant ses propres paroles.
- C'était « imbu de lui-même, railleur et violent », rectifia-t-elle finalement tandis que ses lèvres s'étiraient à leur tour d'un sourire amusé.
- C'est vrai, rit-il.
Elle ne répondit pas alors que Drago s'approchait à nouveau de son oreille.
- Et voudrais-tu le voir revenir ?
Entrant dans son jeu, Hermione sourit avant de répondre sur le même ton, faisant courir ses ongles le long de son dos.
- Hum… oui… Peut-être pendant les trente prochaines minutes…
- Les trente prochaines minutes ?! se récria-t-il faussement. Et que dirais-tu de trois heures plutôt ?
- Trois heures ? rigola la jeune femme.
- Oui… Tu lui manques beaucoup aussi, tu sais, dit-il en mordillant le lobe de son oreille.
- Je veux bien te croire mais…, elle étouffa un mince gémissement alors qu'il la faisait basculer sur le lit et glissait sa main droite le long de sa cuisse, remontant sa nuisette. Mais je nous ai prévu un pro… un programme…
- Ah oui ? Eh bien, comme je te l'ai promis, je ferai tout ce que tu veux alors si trente minutes te sont suffisantes, je ne m'y opposerais pas mais n'attends pas de moi que je ne tente pas de te donner envie de vouloir rester dans ce lit pendant un peu plus longtemps que seulement trente petites minutes, susurra-t-il en traçant des sillons de baisers de son oreille à son cou puis jusqu'à la naissance de ses seins.
Hermione ne répondit même pas, se laissant totalement envahir par les vagues de plaisir que procuraient les mains, la langue et le corps de Drago sur le sien. Comme promis, il ne donna pas vraiment dans le romantisme mais cela ne gêna nullement la Gryffondor, bien au contraire. Elle alla même jusqu'à prendre les rênes de leurs ébats, la deuxième fois, ce qui ne sembla pas, non plus, déplaire à son amant.
OoOoOoO
- Drago, laisse-moi me lever, rigola Hermione alors qu'il faisait glisser sa paume de sa poitrine à son ventre.
- Mais tu peux te lever, personne ne t'en empêche, Hermione, rétorqua-t-il tandis que sa main se faisait encore un peu plus baladeuse.
- Espèce de…
- De quoi ? demanda-t-il en passant une seconde fois son doigt sur son point le plus sensible.
- Serpe… Oh Merlin ! soupira-t-elle. Serpentard ! Espèce de Serpentard, réussit-elle à dire alors que son doigt s'insinuait un peu plus bas encore.
Il eut un petit sourire lubrique.
- Je prends ça comme un compliment, tu le sais ma belle. Donc, si j'étais toi, je réfléchirais à d'autres insult…
Elle étouffa ses paroles par un langoureux baiser.
OoOoOoO
Hermione attrapa deux plans de Paris à la réception puis retourna près de Drago.
- Alors, que fait-on ? l'interrogea-t-il tandis qu'ils quittaient leur hôtel.
- Tu verras bien, répondit Hermione en consultant successivement ses deux cartes.
Le Serpentard se renfrogna mais la jeune femme ne lui accorda aucun regard.
- Ok, fit-elle en fermant son plan. Viens.
Elle prit le leadership et ils s'éloignèrent à pieds dans le froid de cette journée d'automne.
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Ils marchèrent quelques minutes puis Drago s'immobilisa brusquement en comprenant où Hermione avait l'intention de l'emmener.
- Il en est HORS DE QUESTION, Granger !
La Gryffondor, qui s'était attendue à une telle réaction, demeura parfaitement calme.
- Je croyais que tu devais faire tout ce que je voulais aujourd'hui, rétorqua-t-elle.
- Oui, mais pas ça !
- Oh allez Malefoy, tu ne vas pas mourir parce que tu auras pris une fois le Métro dans ta vie ! s'agaça la jeune femme en levant les yeux au ciel devant son attitude puérile.
Comme pour donner raison à ses paroles, le blond croisa fermement les mains sur sa poitrine en fronçant les sourcils ce qui lui donna l'air d'un enfant de cinq ans quand auquel on aurait refusé quelque chose.
- J'ai dit non, Granger. On va prendre un taxi.
Hermione se retint de lui faire une réflexion mais tenta plutôt une autre technique. Elle prit un air détaché, lui sourit, puis dit :
- Très bien, Drago. Tu peux prendre un taxi si tu le souhaites. Nous allons au Louvre. On se retrouve là-bas. A tout à l'heure.
Et elle le planta là, pivotant sur ses talons et commençant à descendre les marches de la bouche de métro. Elle compta mentalement les marches et sentit un corps se presser quelque peu contre le siens au bout de la quinzième.
- Putain, j'en reviens pas d'être en train de te suivre là-dedans ! siffla-t-il entre ses dents.
- Je ne t'oblige pas à m'accompagner, tu peux très bien prendre un taxi, dit-elle alors qu'ils pénétraient enfin sous terre.
- Pour que tu te fasses agresser par un pauvre type, certainement pas !
Hermione eut un petit sourire qu'elle lui dissimula.
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- Bordel mais il ne va pas arrêter de te mater celui-là ! beugla presque Drago – en anglais – en envoyant un regard noir à un homme qui observait Hermione d'un peu trop près selon lui.
Malgré l'affliction qu'il lui inspirait, la Gryffondor ne put s'empêcher de rigoler devant son expression mi-furieuse, mi-dégoûtée d'être dans les transports en commun. Ils restèrent encore quelques minutes dans le métro.
- Ok, c'est ici que nous sortons.
- Merlin merci, j'ai cru que cette merde ne s'arrêterait jamais.
- Drago ! On y est à peine resté dix minutes !
- Ouais bah, c'était dix minutes de trop ! En plus, j'ai bien cru devoir foutre mon poing dans la gueule de l'autre con là-bas, renifla-t-il en jetant un dernier regard typiquement « Malefoyen » à l'homme qui avait finalement détourné les yeux d'Hermione.
Cette dernière soupira.
- Arrêter de jurer, c'est en option chez toi ?
- Désolé mais il faut bien que j'extériorise ma colère d'une façon ou d'une autre, dit-il avec philosophie.
- Non mais ce qu'il ne faut pas entendre, franchement ! Extériorise autrement ! rigola-t-elle.
Il fit mine de réfléchir tandis qu'ils remontaient à la surface.
- Eh bien… c'est soit ça, soit on rentre à l'hôtel pour que je te fasse encore l'amour et, crois-moi, je suis tellement furieux par ce que tu m'as obligé à faire que ça va pendre plus que trente petites minutes.
- Parfait, dis plein de jurons, capitula Hermione. Mais fais au moins attention à ce qu'aucun enfant ne soit à proximité.
- Qu'est-ce qu'on s'en fout ? Ils ne comprennent rien de toute façon !
Oh Merlin, quelle idée avait-elle eut là… Heureusement qu'elle le connaissait suffisamment et avait su anticiper ses réactions car, sinon, ils seraient très certainement déjà en train de se hurler mutuellement dessus.
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- Rassure-moi Granger…, commença-t-il alors qu'ils faisaient tous les deux la queue pour acheter leurs tickets d'entrée.
- Oui ?
- Tu ne comptes pas m'infliger la visite guidée j'espère…, dit-il d'une voix où des notes angoissées étaient clairement perceptibles.
Hermione se retint de rire mais ne put réprimer le sourire moqueur qui prit place sur ses lèvres.
- Non, Drago… je ne compte pas « t'infliger » la visite guidée, répondit-elle finalement.
Il soupira longuement.
- Merlin merci !
La Gryffondor leva les yeux au ciel. Ils finirent par arriver au guichet. Ils payèrent leur place puis Hermione jeta un coup d'œil au plan.
- J'aimerais bien voir tout ce qui a attrait aux antiquités grecques et égyptiennes, ça te dit ? proposa-t-elle distraitement tout en continuant de marcher.
- Franchement, je m'en fous, répondit-il très sincèrement.
- Arrête de râler ! le réprimanda-t-elle en se remettant à marcher. Nous sommes à Paris, nous ne pouvions pas partir sans voir le Louvre ! C'est tout de même le plus grand musée d'art du monde !
- Oh si, nous aurions très bien pu…
Hermione prit une profonde inspiration mais ne répondit pas.
OoOoOoO
- Oh regarde ! C'est vraiment beau toutes ces couleurs ! s'émerveilla Hermione en le tirant par la manche.
- Ouais… magnifique, répondit-il d'un ton blasé.
Comme à chaque fois qu'il ouvrait la bouche depuis qu'ils étaient arrivés dans ce putain d'endroit, la Gryffondor se retourna vers lui en lui balançant un regard noir. Pour Drago, tout était pareil : un gros tas de babioles sans intérêt tandis qu'Hermione tenait à s'arrêter devant toutes les pièces et tous les écriteaux !
- Drago ?
- Hum ?
- Tu sais ce que veut dire ce mot ? demanda-t-elle en pointant l'écriteau devant eux qui était rédigé en Français.
- Aucune idée, répondit-il sans même regarder.
- Tu n'as même pas regardé !
- Si ! Je ne sais pas ce que veut dire ce mot, c'est tout. Désolé.
Il l'embrassa dans les cheveux pour faire bonne figure alors qu'elle demandait à un visiteur un peu plus loin.
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- Oh regarde ! C'est la momie ! s'exclama-t-elle toute excitée en pointant une grande cage en verre un peu plus loin.
Merlin cette journée allait être très, très, très longue…
Granger fit, au bas mot, cinq fois le tour de la soi-disant momie. Elle interpella même une guide qui faisait faire une visite à un petit groupe de personnes pour lui demander des renseignements supplémentaires. Pendant ce temps, eh bien… Drago patientait. Encore, encore et encore. Heureusement que Granger était le meilleur coup qu'il n'ait jamais connu de sa vie ou alors il l'aurait déjà plantée là pour rentrer à Londres et ce depuis longtemps. Pourtant, il ne put empêcher le mince sourire qui étira ses lèvres en la voyant revenir vers lui, de toute évidence ravie des explications qu'elle avait eues. Il l'écouta donc babiller sur les momies alors qu'ils poursuivaient leur visite. Enfin… qu'elle poursuivait sa visite et que lui continuait de piétiner comme un idiot.
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- Oh non ! geignit-elle alors au bout d'un moment.
- Quoi ?
- Il est déjà quinze heures !
- Ah oui ? Je n'avais pas remarqué…
Quel affreux mensonge pour lui qui regardait sa montre toutes les deux minutes. Elle afficha une moue triste.
- Je crois que l'on va devoir s'arrêter là…
Merlin avait enfin écouté ses prières !
- … et directement se rendre à la section réservée aux peintures.
Ah bah non finalement…
- La section réservée à quoi ? demanda Drago qui espérait avoir mal comprit.
- Aux peintures, dit-elle en reprenant sa marche. Je veux voir « Mona Lisa ».
- Mona qui ?!
- « La Joconde », « Mona Lisa », le tableau peint par Léonard de Vinci ! C'est certainement le tableau le plus célèbre du monde Moldu.
- Ah… Et c'est une femme ?
- Oui.
- Bon et bien j'espère au moins qu'elle est nue… Ça rendra peut-être cette « visite » un peu plus divertissante.
La Gryffondor s'arrêta brusquement avant de se retourner vers lui, mi-mortifiée mi-amusée.
- Espèce de pervers.
- Oui bah… désolé mais ça fait des heures que tu marches devant moi et, franchement, … ton c… tes fesses – se reprit-il en voyant le regard lourd de sens qu'elle lui adressa – sont beaucoup plus intéressantes et attrayantes à regarder que toutes ces conneries.
En face de lui, Hermione roula des yeux avant de rire.
- Tu es irrécupérable.
Il inclina légèrement la tête comme s'il était positivement touché par ce qu'elle disait.
OoOoOoO
- Regarde, on doit être arrivé, annonça Hermione en voyant un attroupement assez important de visiteurs qui étaient rassemblés devant un large pan de mur.
- Attend c'est pour cette… cette croûte qu'on a fait tout ce chemin ?! explosa le Serpentard, faisant se retourner plusieurs visiteurs.
- Malefoy ! siffla Hermione entre ses dents alors qu'elle se dressait sur la pointe des pieds pour apercevoir le tableau.
Ils finirent par parvenir à approcher et le blond se plaça dans son dos.
- Sincèrement, Granger, tu ne vas pas me dire que ça, c'est de l'art !
- Bien sûr que si !
- Mais c'est moche ! Et puis elle n'est même pas à poil.
Hermione se passa une main sur les yeux avant de reporter son attention sur « Mona Lisa ».
- Tu es un vrai poète, Malefoy !
Il ne répondit pas jusqu'à ce qu'ils se soient quelque peu éloignés pour permettre à d'autres d'observer le tableau.
- Non mais, entre nous, c'est laid, dit-il très sérieusement. Je veux dire… ça n'a aucun intérêt d'avoir ça chez soi !
- Tu dis n'importe quoi. Et crois-moi, tout le monde rêverait d'avoir « La Joconde » chez lui !
- Oui bah ne t'attends pas à ce que je te l'offre pour ton prochain anniversaire. Hors de question que je vois un truc pareil quand je viendrai dans ton appartement !
Hermione le dévisagea, les yeux écarquillés.
- Quoi ?
- Euh… rien…
- Granger…, la menaça-t-il.
- Tu sais que ce tableau a été estimé à un ou deux milliards d'Euros ?
- Ça fait quoi en Gallion, ça ?
- Beaucoup trop pour toi, rit-elle en continuant de marcher.
Il ne répondit pas. Hermione se tourna vers lui et se rendit compte qu'il s'était arrêté, les yeux dans le vague et les sourcils froncés. Surprise, la jeune femme revint sur ses pas.
- Qu'est-ce que…
- Chut, l'intima-t-il en fronçant encore davantage les sourcils.
A présent totalement perdue, Hermione croisa les bras sur sa poitrine et attendit qu'il… qu'il fasse elle-ne-savait-quoi. Il remonta finalement les yeux vers elle tandis qu'un large sourire presque arrogant étirait ses traits. Hermione se prépara mentalement au pire et eut bien raison lorsqu'il annonça simplement :
- Tu sais, je pourrais te l'offrir.
- Qu-Quoi ?!
- Cette croûte, je pourrais te l'offrir. Ce que je ne ferai jamais, bien évidemment. C'est trop moche !
- Pardon ?!
- Merlin Granger, qu'est-ce que tu ne comprends pas ?! s'agaça-t-il.
La jeune femme le tira par la manche puisqu'il dérangeait un couple qui essayait d'observer un tableau devant lequel il était planté depuis quelques minutes maintenant.
- Je croyais que tu n'étais que millionnaire, dit-elle au bout d'un moment.
- Dans notre monde, oui. Mais le Gallion vaut beaucoup plus cher que l'Euro, dit-il simplement en affichant une expression suffisante.
Cette fois-ci, ce fût Hermione qui s'arrêta de marcher. Elle ferma les paupières, les rouvrit, les ferma encore.
- Tu sais, Granger, ce n'est pas parce que tu vas faire ça que mes Gallions vont disparaître de mes coffres, rigola-t-il en s'approchant d'elle.
Il fit glisser ses mains autour de sa taille.
- Mais… Mais… Drago…
- Mais… Mais… Quoi, Hermione ? dit-il, amusé.
- Tu…
- Oui ? Je…
Incapable de dire quoique ce soit, Hermione se contenta de le regarder, totalement perdue.
- Tu comprends maintenant pourquoi je trouve ridicule les petites crises que tu peux me faire parce que je t'emmène dans un restaurant un peu chic ou que je t'offre quelque chose d'un peu cher ?
Elle le fusilla du regard.
- Ça ne change strictement rien, siffla-t-elle. Millionnaire dans notre monde, milliardaire chez les Moldus, je m'en fiche, je ne veux plus que tu fasses autant de dépenses inconsidérées et inutiles.
- Ce n'est jamais inutile lorsqu'il s'agit de toi, Hermione, susurra-t-il sur un ton charmeur.
La jeune femme arqua un sourcil.
- Pas la peine de faire ton Drago Malefoy avec moi. Ça ne fonctionne pas. Alors plus de dépenses de ce genre.
- Ok…, capitula-t-il.
- Merci.
- … pour le moment.
- Drago…
- Chut, viens, tu as encore plein de croûte à admirer.
OoOoOoO
- Hermione ! J'ai faim ! se plaignit le Serpentard.
Hermione leva les yeux au ciel.
- Sérieusement, Malefoy, tu as quel âge ? Six ans et demi ? rigola la jeune femme.
- Non mais j'ai faim et ça fais des heures qu'on est là !
- Oui eh bien si tu as un moyen pour faire avancer la file plus vite, je t'en prie, s'agaça la Gryffondor alors qu'ils se dirigeaient, de même que des centaines d'autres visiteurs, vers la sortie.
- S'il n'y a que ça !
Il l'attrapa brusquement dans ses bras, plaçant une main sous ses genoux tandis que l'autre entourait ses épaules.
- Ferme les yeux et ne bouge plus, ordonna-t-il rapidement alors que la jeune femme poussait un cri de surprise.
- Quoi ?! Mais…
- POUSSEZ-VOUS ! MA FEMME A FAIT UN MALAISE ! PUTAIN MAIS BOUGEZ DE LA ! beugla-t-il soudainement en se mettant à marcher très rapidement, Hermione dans ses bras.
La foule se fendit immédiatement en deux, laissant un boulevard pour Drago et sa, soi-disant, femme évanouie.
- Monsieur, l'interpella un homme. Attendez… je suis médecin !
- Rien à faire, je dois la faire sortir d'ici ! répondit le Serpentard en ne ralentissant même pas.
- Mais… Monsieur !
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Cinq minutes et un sortilège de confusion plus tard, Hermione touchait de nouveau le sol. Elle se retourna vivement avant de frapper au torse son amant qui explosait de rire.
- Je n'en reviens pas que tu aies osé faire ça, Malefoy ! se récria-t-elle.
- Oh arrête de faire ta rabat-joie ! C'était trop drôle ! Tu as vu leur tête ?!
Et il se remit à rire à gorge déployé.
- Tu n'es qu'un… qu'un…, s'agaça Hermione en croisant les bras sur sa poitrine et en tentant par tous les moyens de réprimer un léger sourire.
- Un quoi ? Un Serpentard ? Un connard ?
- Oui… ça doit être un mélange des deux !
- Humph… Arrête Grangie, je vois bien que tu te retiens de rire toi aussi, se moqua-t-il.
- Tu dis n'importe quoi !
- Ah oui ?
- Oui, répondit-elle avec de moins en moins de fermeté mais en gardant les bras croisés.
- Et qui est l'enfant de six ans et demi maintenant ?
- Pff…
Elle leva les yeux au ciel avant de se détourner de lui. Mais il la rattrapa très rapidement et l'attira en arrière avant d'embrasser sa joue.
- Arrête de faire la rabat-joie. C'était drôle, tu es d'accord avec moi – ne dément pas je vois ton regard – et, franchement, c'était le moment le plus divertissant de cette journée alors ne commence pas à jouer à la petite Gryffondor outrée. N'oublie pas que je te connais, Granger… Ce petit jeu ne marche plus avec moi.
Un léger sourire vint flotter sur les lèvres d'Hermione qui se retourna dans les bras de Drago pour lui faire face.
- Tu es certain qu'il s'agissait bien du moment le plus divertissant de cette journée ? demanda-t-elle l'air de rien.
Il rit avant de se pencher pour lui voler un baiser.
- Excuse-moi. Je voulais dire le moment le plus divertissant de cette journée… depuis que je t'ai donné l'orgasme de ta vie ce matin, se reprit-il, amusé.
Hermione haussa un sourcil.
- « L'orgasme de ma vie » ? répéta-t-elle.
- Oui… Enfin non… les trois orgasmes de ta vie !
- Drago ! s'exclama-t-elle, horrifiée, alors qu'un couple avec trois enfants passait près d'eux. Baisse d'un ton !
- Quoi ? Ils finiront bien par en entendre parler à un moment où à un autre de toute façon…, dit-il en haussant les épaules, alors que, derrière eux, l'une des petites filles demandait à ses parents ce qu'était un « triorgazems ». (1)
Hermione s'empressa d'attraper son amant par le bras et de le tirer un peu plus loin, mortifiée, tandis que ce dernier explosait de nouveau de rire en avisant le regard presque apeuré des parents devant leur petite fille qui devait avoir à peine sept ans.
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- Tu es content de toi ?
- Très ! fanfaronna le blond alors qu'ils s'éloignaient du Louvre.
Hermione ne répondit pas. Elle jeta un rapide coup d'œil à son plan, s'assurant qu'elle ne se trompait pas de rue, avant de demander :
- Tu as toujours faim ?
- Très ! répéta-t-il.
- Bien.
- Où allons-nous ? Nous ne rentrons pas dîner à l'hôtel ?
- Si… Mais nous allons passer nous acheter à manger avant cela, répondit-elle distraitement en tournant à l'angle d'une rue.
Soudain, le blond s'arrêta.
- Quoi ? Tu sais que nous n'avons pas de cuisine dans notre suite…
- Oui, je suis au courant, répondit-elle tranquillement.
- Alors comment… Oh non ! C'est absolument hors de question ! explosa-t-il brusquement alors qu'ils approchaient de l'endroit où Hermione voulait acheter à dîner.
Surprise par sa réaction, cette dernière se retourna vers lui.
- Tu connais ?
- Oui ! Et il est HORS DE QUESTION que je mange cette merde ! Tu m'as bien entendu ?!
- Comment connais-tu ? demanda la jeune femme, faisant fi de ses remarques.
- Il y a de la pub pour cette merde partout chez les Moldus ! maugréa-t-il.
- Ah d'accord, répondit simplement Hermione en se retournant pour continuer de marcher.
Mais il l'agrippa fermement par le bras, l'obligeant à rester sur place.
- Ecoute moi bien, Granger, dit-il très sérieusement. Il n'y a aucun moyen pour que je mette les pieds là-dedans, c'est clair ?! fit-il en pointant du doigts le McDonald's juste en face deux.
Hermione haussa les épaules.
- Comme tu voudras.
- Merci.
- Tu n'auras juste pas à manger jusqu'à demain matin, c'est tout.
- Pardon ?!
- Tu dois faire tout ce que je veux, Malefoy, et si tu ne veux pas venir avec moi… Eh bien je t'obligerais à attendre jusqu'à demain pour manger quelque chose.
- M'en fiche, même si tu me surveilles pour le moment, je me lèverai dans la nuit.
- Je te jetterai un sortilège !
- Tu n'oserais pas !
- Essaye un peu pour voir.
- Je m'en fous, je briserai le sortilège.
- Alors ça, ça m'étonnerait beaucoup.
- Bordel Hermione, tu ne peux pas être sérieuse ?! Je ferai absolument tout ce que tu veux mais ne m'oblige pas à faire ça… s'il-te-plaît…
La Gryffondor faillit céder à sa mine de chien battu… mais faillit seulement.
- Non, Drago. Ce que je veux c'est que tu viennes avec moi, qu'on commande et qu'on rentre manger à l'hôtel.
- De toute façon, ils ne te laisseront pas passer avec ça entre les mains !
Hermione leva les yeux au ciel avant de se remettre à marcher.
- Tu vas nous faire honte ! Imagine la façon dont les gens vont nous regarder !
- Alors nous avons de la chance qu'ils ne nous connaissent pas, répondit-elle en continuant à avancer.
- Hermione, je t'en prie !
- Tu pourrais me supplier à genoux que ça ne changerait rien, Drago. Tu n'avais qu'à pas faire l'idiot tout à l'heure.
- Je n'ai pas fait l'idiot !
- Si, on aurait dit un enfant… Peut-être t'achèterais-je un Happy Meal… Tu voudrais un jouet ? se moqua-t-elle en lui adressant un sourire faussement compatissant.
- Franchement, Granger, vas te fai…, commença-t-il.
- Avec plaisir, Malefoy. Mais avant ça, nous devons entrer là, fit-elle en pointant du doigt le bâtiment derrière eux. Commander, retourner à l'hôtel et dîner.
- Maudite Serpentard dans le corps d'une Gryffondor !
- Je prends ça comme un compliment.
- Ça n'en est pas un ! répliqua-t-il, acide.
Hermione haussa les épaules avant de traverser la route pour se rendre dans le restaurant. Elle savait que le blond émettrait quelques réticences mais elle n'aurait jamais imaginé que cela puisse être si divertissant. Elle avait conscience qu'il était parfaitement capable de jeûner jusqu'au lendemain plutôt que de la suivre dans le temple de la malbouffe Moldue aussi fut-elle réellement surprise lorsqu'elle le vit traverser à son tour. Toutefois, elle ne le montra pas et lui adressa seulement un rictus mi-amusé mi-arrogant lorsqu'il arriva à sa hauteur.
- Finissons-en, Granger ! Mais je te préviens tout de suite, mieux vaut pour toi que je ne sois pas malade ou je peux te jurer que… que…
- Que ?
- Que je réfléchirais très, très, très, sérieusement à un moyen de me venger ! Tu ne t'en tireras pas comme ça, siffla-t-il.
- Mais oui, c'est ça Drago. Allez, viens réfléchir très, très, très sérieusement à un moyen de te venger à l'intérieur.
Il lui jeta un regard noir et pénétra dans le bâtiment. Il ne lui tint pas la porte mais la jeune femme ne s'en formalisa pas.
- Qu'est-ce que tu fais ? l'interrogea-t-il alors qu'elle s'approchait d'une borne tactile.
- Je vais commander.
- Comment ça tu vas commander ? Ils ne prennent pas eux même les commandes dans ce truc de merde ?!
Hermione hésita entre exploser de rire devant son air outragé, le frapper pour être aussi grossier ou tout bonnement le frapper parce que ça la démangeait de le faire depuis déjà un bon moment. Elle opta plutôt pour la diplomatie et lui expliqua le fonctionnement des bornes de commandes.
- Pour t'aider à choisir, tu peux aller regarder là-bas, l'informa-t-elle en lui montrant les panneaux explicatifs.
- Ah parce qu'en plus, il faut que je me déplace ?! s'offusqua-t-il.
- Oh arrête de faire ton Sang-Pur ! soupira-t-elle en levant les yeux au ciel.
Il lui lança un regard torve avant de s'éloigner. Hermione l'entendit marmonner quelque chose comme « qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour… » mais n'en perçut malheureusement pas la fin.
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Ils récupérèrent leur commande quelques minutes plus tard et Hermione retint un petit cri lorsque le Serpentard l'entraîna vivement à l'opposé de la sortie.
- Mais qu'est-ce que tu fais ?! se récria-t-elle.
- On va transplaner, répondit-il laconiquement avant de pousser la porte des toilettes pour hommes.
- Drago mais arrête, on ne peut pas…
Il vérifia que personne n'était présent, lança un « Collaporta » temporaire sur la porte, attrapa son bras sans plus de cérémonies et les fit transplaner dans leur hôtel. Lorsqu'il la lâcha finalement, Hermione lui jeta un regard agacé.
- On aurait au moins pu essayer de trouver une ruelle pour transplaner ! Que vont penser tous ces Moldus qui nous ont vu entrer dans les toilettes ensemble et surtout ne pas en ressortir ?!
- M'en fous.
- Dis-donc, tu ne voudrais pas ralentir un peu sur les grossièretés ? Tu n'as que ça à la bouche depuis ce matin, le réprimanda-t-elle.
- Ça c'est parce que tu m'as obligé à prendre le métro avant de me faire piétiner pendant des heures tout en te déhanchant de façon aguicheuse devant moi.
- Je n'ai pas…, le coupa-t-elle avant qu'il ne reprenne la parole à son tour.
- Que tu vas m'obliger à manger quelque chose de dangereux pour ma santé, continua-t-il à énumérer comme si elle n'avait pas parlé.
- Ce n'est pas…
- Et, qu'en plus, j'ai faim ! termina-t-il.
Hermione prit une profonde inspiration. Elle avait pensé que ce serait plutôt amusant de se divertir aux dépends du Serpentard mais elle n'était plus trop sûre de ressentir autant d'enthousiasme à présent…
- Eh bien dépêchons-nous de monter si tu as faim, dit-elle finalement et sur un ton las.
Il grogna quelque chose et la jeune femme jeta un sortilège de désillusion sur leur dîner pour ne pas que Drago se mette à lui faire une scène parce qu'un employé aurait vu qu'ils rapportaient du McDo dans leur hôtel cinq étoiles…
OoOoOoO
- Alors ? demanda Hermione.
Il ne répondit pas et lui piqua plutôt une potatoes.
- On échange ? Je préfère ça, dit-il en désignant ses potatoes d'un mouvement de tête.
- Si tu veux, accorda la jeune femme en soupirant.
Elle récupéra donc ses frites et regarda avec tristesse Drago engloutir ses potatoes.
- Tu en veux une ? proposa le blond en lui en tendant une.
La jeune femme opina puis récupéra son dû.
- Tu ne m'as pas répondue… Ce n'est pas si mal, n'est-ce pas ?
Il grogna avant de prendre une gorgée de son Coca.
- Drago ?
- Quoi ?
- Avoue que tu aimes bien la malbouffe Moldue, le taquina la jeune femme.
- Chut, mange !
Hermione rigola. Si quelqu'un lui avait dit que Drago Malefoy et elle seraient un jour dans la suite d'un hôtel cinq étoiles parisien à déguster du McDo !
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Si quelqu'un lui avait un jour dit qu'Hermione Granger parviendrait à le traîner dans un musée pendant des heures avant de l'obliger à avaler un truc plein de gras et de cochonneries et, qu'en plus, il aimerait ça…
- Dis-moi ?
- Hum ?
- Tu crois qu'on peut avoir une télévision ici ?
Il haussa un sourcil.
- Oui. Le réceptionniste m'a expliqué qu'il était possible d'en demander une. Apparemment, ça fait fureur dans les hôtels sorciers... Pourquoi ?
- Eh bien… je me disais que… pour finir cette journée… on aurait pu regarder un film…, dit-elle en lui adressant un petit sourire innocent.
- Un film ? répéta-t-il, suspicieux.
Elle opina tête avant de prendre une gorgée de sa boisson.
- Je suppose que, de toute façon, je n'ai pas le choix.
Elle pivota la tête de gauche à droite tout en continuant à boire. Drago lui trouva un air enfantin et attendrissant.
- Ok, soupira-t-il. Reste là.
Il se leva et quitta la pièce.
}{
Hermione sourit avant de terminer son IceTea et de jeter un sortilège pour réduire leurs déchets à l'état de cendres qu'elle mit à la poubelle. Elle se rendit ensuite dans la salle de bain pour passer sa tenue de nuit et se brosser les dents. Elle en sortait lorsque Drago revint.
- C'est bon. Le réceptionniste a dit que tu n'avais qu'à penser à une télévision et qu'elle apparaîtrait.
- Merci, répondit-elle en lui adressant un sourire.
- Hum… Je te laisse mettre ton film ou faire je ne sais quoi avec ta télévision, je vais prendre une douche.
- Une douche ?
- J'ai besoin de me détendre !
- N'importe quoi ! rigola-t-elle en levant les yeux au ciel. Le film va te détendre…
- Ça m'étonnerait. Je t'aurais bien réclamé un massage mais j'imagine que tu vas être trop occupée à regarder ton truc, donc je vais prendre une douche.
- Ne sois pas trop long.
- Tu n'es pas obligée de m'attendre, répondit Drago, que la perspective d'une soirée cinéma ne semblait pas particulièrement enchanter.
- Ne sois pas trop long, répéta-t-elle en faisant fi de sa remarque.
Il ne répondit pas et s'enferma dans la salle de bain pendant qu'elle faisait apparaître une télévision. Enfin… cela relevait plus du mini-cinéma qu'autre chose. Un écran d'une taille impressionnante apparut donc juste en face de leur lit et Hermione commença à rechercher le film qu'elle désirait louer. Ceci fait, parce qu'elle s'ennuyait, et surtout parce qu'elle n'avait pas eu son quota de sucre pour la journée puisque ayant sauté le dessert au dîner, elle commanda magiquement un grand pot de pop-corn. Il apparut instantanément après qu'elle eut prononcé la formule appropriée qu'elle avait trouvé sur une liste de sortilèges qui leur avait été remise à leur arrivée à l'hôtel.
Allongée sur leur lit, elle commençait à piocher dedans lorsque Drago sortit de la salle de bain. Une simple serviette blanche ceignait sa taille et des microgoutelles d'eau parsemaient ses cheveux et son torse. Hermione attrapa un deuxième pop-corn, appréciant grandement ce qui se jouait sous ses yeux. Le blond capta son regard sur lui et sa bouche s'étira en un sourire en coin. Il s'approcha doucement du lit.
- Encore du gras et du sucre ? Tu veux vraiment que je prenne des kilos ?
- Personne ne t'oblige à en manger, répondit la Gryffondor.
- Bah voyons…, ricana-t-il en continuant à s'approcher d'elle.
Il grimpa aisément sur le lit et se retrouva rapidement devant elle. Ne la quittant pas du regard, il se pencha jusqu'à attraper un pop-corn avec ses lèvres dans le pot qu'elle tenait entre les mains. Il se redressa alors doucement avant de continuer à s'approcher d'elle. Comprenant ce qu'il voulait faire, Hermione lui adressa un sourire amusé avant de croquer la moitié du pop-corn qu'il tenait toujours entre ses dents. Il en profita pour lui donner un long baiser au goût de caramel. Hermione protesta légèrement lorsqu'il se détacha d'elle. Il haussa un sourcil.
- Je croyais qu'on devait regarder ton film.
- Hum… ou peut-être plus tard…
Drago rit moqueusement.
- On verra ça plus tard, je suis toujours agacé contre toi pour m'avoir obligé à faire ce que tu m'as obligé à faire aujourd'hui…
Hermione leva les yeux au ciel alors qu'il partait enfiler un boxer. La Gryffondor ne put toutefois retenir sa main de piocher à nouveau dans le pot de pop-corn, lorsque son amant laissa tomber sa serviette au sol.
OoOoOoO
- « Pretty Woman » décrypta Drago. Ce n'est pas ce truc dont tu m'avais parlé hier ? demanda-t-il en fronçant les sourcils.
- Si, c'est ça. Et ce n'est pas un « truc » mais un film.
Le blond leva les yeux au ciel alors qu'Hermione reprenait un pop-corn et jetait un sort sur l'écran.
- C'est quoi cette image pourrie ?!
- L'image n'est pas « pourrie », c'est parce que le film est un peu vieux, c'est tout…
- Vieux comment ?
- Mille neuf cent quatre-vingt-dix.
- Hum… C'est quoi l'histoire ?
- Tu verras.
- Hum…
- …
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- Attend, c'est bien ce que je crois ?!
- Oui… Drago… Vivian est une prostituée, soupira Hermione.
- Sérieusement ?! Non mais, franchement, c'est quoi ce film ? Depuis quand les Moldus sont-ils devenus aussi pervers.
- Les Moldus ne sont pas pervers… Ce n'est, tout au moins, pas le thème de ce film…
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Rien ! Maintenant tais-toi et regarde s'il-te-plait.
- Mais…
- Ou alors je te jette un sortilège ! le menaça-t-elle en s'emparant de sa baguette posée sur la table de chevet.
Le blond maugréa quelques secondes mais finit par se taire. Il fit quelques petites remarques bien senties à certains moments clés du film mais rien qui n'obligea la jeune femme à user de la magie. Au bout de trente minutes, elle s'était laissé aller à poser la tête contre le torse de Drago qui, quelques instants plus tard, se mettait à lui caresser distraitement les cheveux. Au bout d'une heure et demie, Hermione avait passé une main autour du buste de Drago et faisait glisser ses doigts sur sa cicatrice alors que l'une de ses jambes était placée entre celles du Serpentard. Ils demeurèrent ainsi tout le reste du film, Hermione finissant par simplement poser sa main sur la cicatrice de son amant tandis que ce dernier passait toujours ses doigts dans ses cheveux.
- Tu dors ? demanda doucement le blond alors que le générique défilait sous leurs yeux.
- Non, répondit-elle sur le même ton.
Elle ne fit aucun mouvement pour se détacher de lui et il en fit de même avec elle.
- Hermione ?
- Hum ?
- Je peux te poser une question ?
Un peu surprise et, si elle devait être honnête, un peu anxieusement également, la Gryffondor rouvrit les yeux qu'elle avait momentanément clos, prit une profonde inspiration et l'invita à poursuivre.
- Où sont tes parents ?
Alors celle-là, Hermione ne l'avait certainement pas vue venir !
- Pa-pardon ?!
- Tu ne parles jamais de tes parents et je me disais… Enfin je trouve étrange que tu ne passes pas Noël avec eux… A moins qu'ils soient invités chez les Weasley-Potter ?
- N-non ils… ils ne sont pas invités…, bredouilla la jeune femme.
- Et tu ne veux pas passer Noël avec eux ? Parce que, puisque tu as accepté de passer le vingt-cinq avec nous, tu aurais peut-être pu…
- Mes parents ne sont pas en Angleterre, Drago, le coupa-t-elle difficilement.
- Pas en Angleterre ?
- Non.
- Ils ont où ?
- Aux dernières nouvelles, en Australie, répondit-elle en se rasseyant sans le regarder.
- « Aux dernières nouvelles » ? répéta-t-il, visiblement confus.
- Oui…
- Comment ça ? Tu veux dire que tu n'as plus de nouvelles d'eux ou…
- Ecoute, Drago, je n'ai pas envie de parler de mes parents, d'accord ?
- Mais…
La Gryffondor se retourna soudainement vers lui, le regard noir.
- Je t'ai dit que je ne voulais pas en parler ! siffla-t-elle avant de se lever, d'attraper un pull et de sortir sur le balcon.
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Hermione tenta absolument tout pour ne pas pleurer mais le fait était qu'à peine deux minutes plus tard, ses joues étaient de nouveau baignées de larme. Elle se perdit dans la contemplation des illuminations de Noël et ne fit aucun mouvement pour se lever de la chaise sur laquelle elle était assise lorsque Drago arriva à sa hauteur.
- Hermione ?
- …
Il lui tendit une main. Elle résista quelques secondes mais finit par s'en saisir. Il la tira délicatement en avant, obligeant la jeune femme à se mettre sur ses pieds. A peine fut-elle debout qu'il la prit dans ses bras.
- Excuse-moi.
Hermione ne répondit rien mais un nouveau sanglot secoua bientôt son corps. Drago resserra un peu son étreinte avant de la reconduire à l'intérieur. Il la fit s'asseoir sur leur lit puis se plaça face à elle.
- Dis-moi pourquoi tu ne fais que de pleurer ces derniers temps ?
- Je ne fais pas que de pleurer…
- Je t'ai entendue hier…
La jeune femme ne dit rien et baissa les yeux sur ses mains. Mais le Serpentard l'obligea à le regarder, lui, d'une pression du doigt sous son menton. Ils restèrent silencieux puis Hermione ouvrit la bouche.
- Je-je… je crois que c'est à cause de la période… C'est bientôt Noël et…ma fille et…
- Tu es certaine que c'est à cause de ça ?
- Oui.
- Je ne dis pas que ce n'est pas le cas, reprit-il. Mais il ne s'agit peut-être pas de la seule raison.
Elle lui adressa un regard interrogateur mais il ne précisa pas davantage sa pensée. Hermione resta silencieuse également puis prit une profonde inspiration. Elle releva le regard qu'elle avait reporté sur ses paumes ouvertes sur ses cuisses jusqu'à croiser les pupilles grises de son amant.
- J'ai…
Elle se mordit la lèvre, baissa de nouveau les yeux, secoua légèrement la tête.
- Dis-moi, murmura doucement Drago en plaçant une main sur son genou. Hermione, dis-moi.
La jeune femme serra ses paupières l'une contre l'autre avant de lever de nouveau la tête vers lui. Il l'observait avec intensité et une certaine anxiété.
- Peur, souffla-t-elle. J'ai… peur.
Les larmes se remirent à couler librement sur ses joues et elle se réfugia dans ses mains, se sentant aussi idiote qu'humiliée. Drago laissa passer quelques secondes avant d'attraper ses mains entre les siennes pour dégager son visage. Il planta son regard dans ses prunelles et répondit simplement :
- Je sais.
Hermione ne sut que faire de cette information.
- Et toi ? demanda-t-elle au bout d'un certain temps.
- Moi ? Est-ce que j'ai peur ?
Elle hocha la tête et continua à l'observer. Ses lèvres s'étirèrent en un mince sourire dont elle ne parvint pas à déterminer le sens. Il se leva sans répondre et prit sa baguette avant d'éteindre les lumières. Il attrapa ensuite sa main, l'invitant à se lever du lit. Désarçonnée, Hermione n'opposa aucune résistance. Il tira les draps et lui fit signe de se coucher alors que lui-même faisait le tour du lit. Il se glissa entre les draps à ses côtés tandis qu'Hermione se recroquevillait sur le flanc, ne parvenant pas à arrêter de pleurer malgré les auto-réprimandes qu'elle pouvait s'infliger toutes les dix secondes. Drago l'attira dans ses bras et, comme toujours, Hermione se sentit instantanément mieux. Dans ses bras, elle se sentait… en sécurité et…
Un nouveau sanglot secoua son corps et Drago la serra un peu plus contre lui. Il attendit qu'elle se calme quelque peu. Le silence s'installa bientôt entre eux. Un silence qu'il finit par rompre.
- J'ai peur aussi. Tout le temps. De plein de choses. Mais tu n'es pas l'une d'entre elles.
- Pourquoi ? demanda la Gryffondor dans un souffle.
- Parce que je n'ai plus peur de toi.
Elle n'eut pas le droit à plus d'explications et, en définitive, Hermione pensa que c'était certainement une bonne chose…
- Dis-moi ? reprit le blond.
- Oui ?
- Est-ce que tu viendrais avec moi sur la voie 9 ¾, le vingt-deux ?
(1) Comprenez la traduction anglaise de « trois orgasmes » francisée...
Et voilà pour cette journée « Moldue » ! :) Bon, on peut dire qu'Hermione s'est bien vengée de Drago ! Le Métro, le Louvre, un MacDo, « l'obligation » de regarder « Pretty Woman » ... Et tout ça sans que le blond ne pique « réellement » (notez l'emploi des guillemets s'il-vous-plaît ^^) une crise, je pense qu'un certain Malefoy mérite des applaudissements ! ^^ Quoique…
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Sinon... notre petite Hermione semble toujours au 36e dessous. Questionnements à propos de Drago, de ses parents, peine de ne pas avoir sa fille près d'elle en cette période de l'année... Ça fait vraiment beaucoup d'émotions pour la Gryffondor qui n'arrête pas de craquer !
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La comprenez-vous ? Faut-il « avoir peur » pour elle ?
Et que penser des révélations de Drago ? ...
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Comme chaque semaine, JE VOUS INVITE A M'ÉCRIRE TOUT CE QUE VOUS PENSEZ DE CE NOUVEAU CHAPITRE ! :D
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Voilà ! Je vous fais tout plein de gros bisous tout doux, je vous dis à la semaine prochaine avec le chapitre cinquante-quatre, à samedi soir pour découvrir quel sera son titre et… peut-être à très vite pour ceux qui me suivent… :)
Chalusse
