Coucou tout le monde !:D
Je suis encore une fois affreusement désolée du retard... mais j'ai réellement du mal à trouver du temps pour écrire. En réalité je me trouve actuellement dans un trou de mon histoire, car j'ai ensuite plusieurs chapitres déjà écrits... il fait cependant écrire ce qui les sépare et c'est ce qui me pose actullement le plus de problème !
Mais encore une fois je vous promets de finir cette fanfic !
Au passage, je voulais remercier Luj d'avoir laissé un commentaire la dernière fois !:D Et je m'excuse encore de poster la suite aussi tard, j'espère tout de même qu'elle ne vous décevra pas ! N'hésitez vraiment pas à faire part de vos impressions ! Elles me permettent de progresser et j'y répond toujours (même si cela prend parfois du temps...)
Bonne lecture et à bientôt (j'espère!)
Vingt-et-une heure sonnèrent à la pendule de la cuisine d'Albus. Plus d'un tour de cadran qu'il n'avait vu Lorcan. Ses mains pianotaient nerveusement sur sa gazinière tandis qu'il faisait cuire le repas du soir. Son regard émeraude ne cessait d'aller et revenir vers l'horloge.
Un léger crac se fit entendre dans l'entrée, il bondit hors de sa cuisine, le jeune Scamander, plus pâle qu'un linge, s'appuyait d'une main tremblante contre le mur. Son visage était encore plus ravagé de tics qu'au matin, le jeune Potter s'approcha de lui et l'aida à s'asseoir sur une chaise.
- Je suis désolé Albus, souffla-t-il. Je n'avais pas... vu l'heure... Je n'arrivais pas à laisser Lys'.
- La prochaine fois tu iras avec moi, lui répondit doucement l'autre.
- J'ai mis tant de temps... parce que habituellement je transplane depuis la chambre de mon frère... à l'Allée des Embrumes... je ne voulais pas le faire ce soir, je te le promet !
- Je te crois, murmura Albus en souriant.
- Mais je... je n'arrivais pas à énoncer clairement une destination autre que celle-ci... je...
- Calme-toi Lorcan. C'est normal : tu as passé près de quatre ans à effectuer cet espèce de triangle : depuis chez toi jusqu'auprès de Lys', depuis Lys' jusqu'à l'Allée des Embrumes, depuis l'Allée des Embrumes jusque chez toi... c'est devenu un automatisme.
- Alors comment m'en défaire ? voulut savoir le jeune homme en relevant ses yeux injectés de sang.
- Avec le temps. Avec le temps tu verras, je te promet que tu en sortiras. Tu y es déjà parvenu ce soir...
- Ça m'a pris deux heures !
- Alors je te propose une chose : tous les jours, en revenant de chez le psychomage, nous irons voir ton frère... puis tu nous feras transplaner.
- J'en serais incapable ! s'écria Lorcan en se reculant. Je... je nous désartibulerais...
- Non Lorcan. La preuve : tu es arrivé entier ce soir alors que tu étais seul. Tous les soirs je te donnerai une destination. Jamais la même que la veille. Et tu nous y emmèneras.
Il serra doucement l'épaule du jeune homme qui acquiesça en frissonnant. Albus se redressa ensuite, remplit chacune de leurs assiettes, esquissa un sourire rassuré en le voyant manger sans rechigner... au moins il n'aurait pas à traiter un problème de plus !
C'était la deuxième fois. La deuxième fois qu'il se rendait dans cette chambre, et déjà il comprenait comment elle avait détruit Lorcan. Elle était emplie d'images, de souvenirs, de la vie qu'ils avaient eu avant... Avant que Lys' n'abandonne. Et malgré lui, c'était presque avec rancœur qu'il fixait le corps gracieusement allongé sur le lit. Ce corps murmurant des mots, ce corps murmurant des noms. Ça aussi, ça pouvait rendre fou. Fou d'espoir et de désespoir.
Une heure s'écoula avant qu'il ne se lève. Lorcan ne se redressa même pas, toujours prostré sur sa chaise, la tête posée sur le lit. Il soupira silencieusement avant de s'approcher de lui, posant sa main sur son épaule, l'autre sursauta violemment.
- Il faut y aller maintenant, murmura Albus.
- Encore... encore un moment, articula l'autre comme s'il n'avait pas parlé depuis des siècles.
- Non, répondit-il d'une voix douce. Un heure avec Lys', et le reste du temps pour vivre.
Lorcan sembla sur le point de protester, le regard émeraude du jeune Potter devait avoir un effet apaisant car il n'ajouta rien. Il se leva simplement, serra brièvement la main fine de son frère qui marmonna dans son sommeil, avant de se détourner en soupirant. Pourtant lorsqu'il fit face à Albus, il y avait cette étincelle de détermination qui brillait.
- Où? demanda-t-il simplement.
- Allée Mélusine, répondit Albus en serrant la main qu'il lui tendait.
Lorcan acquiesça en silence. Il le vit fermer les yeux, il fit de même, confiant. Et le temps s'écoula, seconde après seconde, minute après minute... Le temps s'écoula, de plus en plus long, de plus en plus lent. Il entendait la respiration du jeune Scamander, il l'entendait s'affoler, marmonnant pourtant encore et toujours les règle des Trois D suivit de l'adresse donnée. La paume qu'il tenait devenait de plus en plus moite pourtant Albus garda les yeux clos et le visage imperturbable, laissant un léger sourire errer sur sa bouche. Lorcan tarderait, il prendrait du temps. Tout le temps qu'il lui faudrait. Mais il lui faisait confiance, il savait qu'il finirait par les faire transplaner. Et lorsqu'il pivoterait enfin sur lui-même pour les éloigner de cet endroit maudit, il aurait déchiré un premier voile. Il fallait juste qu'il s'en croit capable, qu'il en sente l'envie. C'est pourquoi le jeune homme ne chercha pas à l'influencer par un mot, un regard ou un geste. C'était une statue de marbre que touchait Lorcan.
- Allée Mélusine, murmura soudain l'ancien Serdaigle en pivotant violemment sur lui-même.
Alors seulement Albus ouvrit les yeux, juste le temps de voir le corps de Lysander étendu sur le lit. Et encore une fois, une rage incommensurable lui mordit le cœur.
L'Allée Mélusine était une des ces rues où les sorciers qui avaient du temps à perdre erraient gaiement. C'étaient là-bas que l'on trouvait toute sorte de boutiques vendant des objets qui n'avaient rien d'indispensables. On y trouvait des librairies bien sûr, mais les ouvrages qu'elles vendaient n'avaient rien à voir avec des livres d'études, ni de diccionaires. Justement dans ces libraires on pouvait perdre son temps pour chercher LE bon livre, la petite perle cachée parmi toutes les autres.
Et en plus des libraires, on y trouvait toute sorte d'autres échoppes, des antiquaires qui vendaient tant de curiosités sorcières que moldues. Des objets tous plus improbables les uns que les autres. Albus avait d'ailleurs appris que c'était là-bas que Papy Arthur avait trouvé la fameuse horloge Weasley, peu avant la naissance de Bill.
La rue était bien illuminée en cette période de l'année, le soleil projetait ses rayons à l'intérieur des tavernes, Albus entraîna Lorcan dans l'une d'elles. Le jeune homme se montra un peu réticent à entrer, peinant à se défaire du cadre en lequel il s'était enfermé. Et le psychomage le sentit clairement se raidir lorsqu'il découvrit Scorpius, James et Lily assis à l'unes des tables. Le visage de la jeune fille s'illumina en les voyant arriver, et l'étreinte enfantine qu'elle leur offrit à chacun en s'élançant vers eux, un lumineux sourire aux lèvres sembla toucher l'ancien Serdaigle qui la fixa, troublé de cette spontanéité malgré ses années d'absences.
Il se sentit encore entraîné dans un tourbillon, un tourbillon hors du temps, qui niait l'existence du Temps, qui poussa Scorpius à le serrer brièvement dans ses bras, tandis que James – de qui il avait été moins proche – lui tendait une main chaleureuse qu'il serra mollement. Puis alors qu'il s'asseyait, alors qu'il les entendait le harceler de questions, tout en demeurant assez pudiques, la réalité le frappa, comme s'il avait soudain reçut un hibou avec des années de retard. Le monde de la fratrie Potter n'était pas hors du Temps. Au contraire. Au contraire ils avaient continué à avancer, avaient senti ces quatre années s'écouler, tandis que lui avait laisser sa vie s'arrêter lorsque Lysander s'était laissé partir.
Le regard d'Albus qu'il intercepta lui confirma ces pensées avec un sourire. Et ce fut presque comme s'il prenait soudain conscience des questions que l'on lui posait et il entreprit d'y répondre, ressentant malgré tout clairement sa maladresse.
- Où étais-tu passé pendant tout ce temps ? demanda finalement Scorpius d'un ton léger.
- Tu étais avec ton frère ? renchérit James.
Le crispement de machoire du plus jeune Potter n'échappa pas au jeune homme qui renonça à confirmer l'idée de l'aîné, et il se sentit coupable malgré lui. Il savait qu'Albus avait encore du mal à digérer quatre ans de mensonges... il opta donc pour une demi-vérité.
- Je... j'ai été malade, balbutia-t-il, pensant que son aspect décharné ne pourrait que confirmer ces réponse qui n'était d'ailleurs pas si éloignée de la vérité.
La jeune fille pâlit et posa sa main sur la sienne, le touchant par l'inquiétude sincère qu'il voyait au fond de ses beaux yeux bruns.
- Ça ira mieux.. ne t'inquiète pas Lily, marmonna-t-il en lui souriant maladroitement. Je n'ai juste pas eu de chance.
- Mais tu vas mieux ? s'inquiéta-t-elle.
- Il ira mieux, répondit Albus à sa place, soutenant longuement le regard de Lorcan.
- J'ignorai cela, murmura James.
- J'ai tout fait pour, répondit-il avec un pauvre sourire.
- Lysander ne l'a jamais mentionné dans ses lettres, fit remarquer Scorpius, le transperçant de ses yeux gris.
S'il n'avait pas été si épuisé, Lorcan aurait ri de se voir agiter la Vérité sous leurs yeux sans qu'ils ne la saisissent... et pourtant Scorpius venait de la frôler.
- Il n'est au courant de rien. J'espérais être guéri pour le lui annoncer... en fait je vous avouerai que s'il n'est pas revenu avant... c'était parce que je ne voulais pas qu'il me voit dans cet état.
Un éclat de rancoeur brilla dans les yeux de Scorpius, mais le Serdaigle n'y prit pas garde.
- Il va donc revenir, murmura tout de même l'ancien Serpentard.
- Je l'espère.
Il sentait ses mains trembler, craignant à tout moment que son mensonge ne s'effondre. Et soudain il prit conscience du rôle d'équilibriste qu'avait dû jouer Rose depuis toutes ces années. Le ventre noué d'angoisse et de mensonges, la langue lourde de chaque mots, le cerveau en ébullition... Elle s'éveillait chaque matin et vivait avec cette sensation. Il se sentit pâlir à cette idée.
- Que t'arrive-t-il ? s'affola Lily en voyant le peu de couleur disparaître de son visage.
- Rien..., murmura-t-il en frottant un instant ses tempes. Ce... Ça me prend parfois.
- Peut-être devrais-tu rentrer, proposa James. Je vous racompagne...
- Non ! s'écria-t-il. Non, répéta-t-il plus doucement, regrettant d'avoir élever la voix. Je... je ne vous ai pas vu depuis plus de quatre ans... laissez-moi rester encore un peu. Et racontez-moi ! Albus m'a sommairement dit que tu dansais Lily, que toi, Scorpius, tu voulais être potionniste-apothicaire et que toi James...
- Je me suis découvert une admiration pour oncle Charlie, sourit l'aîné Potter. Et puis le voyage que j'ai effectué avec Louis en Inde m'a donné cette passion du voyage... si bien que tu as de la chance de me voir car je m'en vais pour trois mois en Islande dans deux jours.
Un ange sembla passer entre eux. Un véritable ange car le silence était cette fois léger, agréable à ressentir. La question de Scorpius les fit vitre revenir sur terre.
- Et toi Lorcan ? Que vas-tu faire à présent ?
Le jeune homme ne répondit pas tout de suite. Il ressongea à ces vieux projets qui fleurissaient dans sa tête l'année de ses dix-sept ans. Il se souvenait qu'il voulait être médicomage, mais il ne s'en sentait désormais plus capable. Pas tant que le seul endroit où il verrait son frère serait un hôpital. Alors quoi ? Que lui restait-il ? Il avait vaguement envisagé une carrière de professeur, avait songé un temps à suivre ses parents avant de découvrir qu'il n'avait pas leur passion... Il ne savait pas répondre à Scorpius. Le jeune homme le savait mais comme s'il avait passé avec Albus un accord tacite dont lui-même ignorait le contenu, il le laissa réfléchir.
Il songea à ce qu'il voulait faire, mais seule l'image de son frère gisant s'imposait à son esprit. Il croisa le regard émeraude du jeune Potter, se souvint de ses promesses... et alors l'image de Lysander s'anima, il se vit se lever, lui sourire. Puis la chimère s'évanouit de son esprit. Car il ignorait ce qu'il ferait si son frère lui revenait.
- Neville, souffla-t-il finalement. J'étudierai un temps auprès de Neville, auprès de la Nature. Et je verrai ensuite.
- Il était au courant de ton état ? voulut savoir Albus, et Lorcan comprit immédiatement sa question implicite.
- Il l'était. Neville est le parrain de Lys' mais il est la même chose pour moi. Il comprendra.
Ses quatre amis lui sourirent. Et soudain il réalisa combien ces sourires lui avaient manqué. Le rire de Lily lui avait manqué, le regard doux que les trois hommes posaient sur elle – l'un amoureux, les deux autres attendris – la complicité ironique et tendre qui unissaient Albus et Scorpius, l'attitude désinvolte – et enfin vraie, Lys' aurait été heureux de le voir ainsi – de James.
L'aîné Potter semblait être le même, pourtant lorcan le voyait comme transformé. Ses gestes étaient moins théâtraux qu'auparavant mais sonnaient infiniment plus juste, son sourire autrefois large et permanent était désormias changeant, nuancé, tantôt taquin, lumineux, étonné... Face à ce visage on redécouvrait soudain quelque chose d'infiniment plus vrai.
Et il ne vit pas le soleil décliner, il ne comprit pas lorsqu'il vit Albus se lever soudain.
- Je dois aller faire un tour à Sainte Mangouste pour une heure ! Je vous retrouve chez Rose ?
- Tu n'as pas de réunion d'ordianire le samedi, fit remarquer Lily avec un sourire.
- Elle devait avoir lieu jeudi, elle a été décalée à demain. Veux-tu rester ici Lorcan ?
Le jeune homme hésita un instant avant de secouer la tête, et étrangement il crut voir un air soulagé sur le visage d'Albus qui soudain disparut.
Les draps blanc semblaient figés, comme sculptés dans du marbre. Et parfois, brusquement le drappé se mettait en mouvement, le corps qu'il recouvrait remuait dans son sommeil. C'était ainsi depuis quatre ans. Quatre ans que les visiteurs de Lysander s'approchaient pour lui parler en lui tenant la main. Albus l'avait fait aussi. Durant les dix premières minutes de cette visite en solitaire. Mais le silence et l'indifférence du jeune homme avaient soudain commencé à lui brûler les entrailles. L'impuissance lui vrillait le ventre, lui coupait le souffle.
Il lâcha alors la main du bel Endemyon, et s'assit sur le lit, continua à lui parler, de tout, de rien, de sa journée, de sa vie. Et encore une fois il ne se sentit pas assez proche de lui. Il grimpa complètement sur le mâtelat, son visage placé juste au-dessus du sien. De là il voyait encore mieux les traits figés du jeune homme, si figés qu'ils en semblaient morts, si nochalents qu'Albus sentit soudain une rage incommensurable s'empara de lui.
- Sais-tu ce que je pense réellement de cela Lys' ? murmura-t-il tout bas. Tu ne me répondras pas, alors que cela t'intéresse ou non tu ne sauras. Tu sauras tout. Je te dirai tout. Je te dirai l'épave que tu as fait de ton frère. Je te dirai que je l'ai retrouvé au fin fond d'une ruelle par-delà l'Allée de Embrumes, ivre de ses larmes. Te souviens-tu de son sourire ? Bien sûr. Puisque c'est aussi le tien. Figure-toi que celui-ci n'existe tout bonnement plus. Ni sur tes lèvres, ni sur les siennes. Sais-tu ce qu'est devenu Rose ? Sais-tu que malgré les apparences ton absence la ronge ? Elle t'aime Lys'. Elle pense que toi aussi mais avec ce que tu lui fais subir, permets-moi d'en douter. Permets-moi de croire que cet amour ne peut être vrai ! On ne peut prétendre aimer quelqu'un lorsqu'on lui impose l'image de son cadavre chaque jour et depuis qutre ans. Car si tu dors, tu sais qu'elle est là. Tu sais combien elle souffre, et tu ne veux pas te réveiller ! De quoi as-tu peur bon sang ! Personne ne te reprochera rien, si ce n'est ton absence.
« Mais je ne respecterai par ta volonté, je ne me tairai pas. Ou plutôt je les forcerai à oublier. À t'oublier s'il le faut ! Vois-tu j'aime ma cousine ! Et elle mérite le meilleur qui soit. Tu pourrais l'être Lys'- Mais pour cela tu dois te réveiller. Tu dois lui revenir. Si tu étais dans le coma je ne te ferai pas de tels reproches... mais justement Lys' : tu dors. Tu pourrais si tu le voulais ouvrir les yeux.
« Alors je te préviendrai d'une chose. Tu ne verras plus si souvent ton frère dans cette chambre – qui sait ? Peut-être qu'en ressentant un manque de sa présence tu iras toi-même à sa rencontre ? Tu ne verras plus une Rose aussi abattue. Elle réapprendra à vivre, et crois-moi que s'il le faut, ce sera sans toi.
« Alors que je te dis cela, j'avoue que je n'éprouve qu'une chose à ton égard. C'est de la haine et du dégoût. Car son sommeil est tout bonnement lâche. Tu as trop peur de devoir revenir sur les baiser que tu as volé à James ensorcelé. Elle ne t'en veut pas pourtant. Mais elle a besoin de s'expliquer avec toi. Est-ce de cela dont tu as peur ? Qu'une fois l'explication reçue elle t'abandonne ? Laisse-moi te dire qu'en attendant ainsi, il y a de forte chance qu'elle le fasse !
« Je te l'ai dit, tu les verras moins, et ce sera avec un mépris grandissant que je te verrai étendu jour après jour sur ce lit. À présent, cher Lysander, siffla-t-il entre ses dents, ses lèvres à deux centimètres de l'oreille du jeune homme, le visage crispé de rancoeur et de rancune. Car vois-tu, je dois rejoindre mes amis, ceux de Rose, ceux de ton frère, et les tiens si tu t'en donnais la peine. Si tu te réveilles, tu retrouvera en moi ce que tu as pu trouver pendant un an, bien que tu te sois davantage appuyé sur James ou Scorpius. D'ici-là, tu me verras tout faire pour éloigner ces deux personnes qui t'aimes tant, ces deux personnes que tu détruits. Mais tu verras en t'éveillant, si jamais tu en as le courage, que les autres ne seront pas les seuls à souffrir.
« Tu es lâche Lysander. Et moi rusé. Si pour rendre Rose et Lorcan heureux il faut les couper de toi, je le ferai. Petit à petit, pas à pas, jour après jour...
