Bonjour à tou(te)s !
J'espère que tout le monde va bien ! :)
Alors… je ne sais pas si cela est lié à la publication du chapitre le jour de la St Valentin ou bien s'il a déplu mais le précédent a été moins commenté qu'à l'accoutumée. J'espère que ça ne traduit pas une déception de votre part. :/ Si c'était le cas, je vous encourage à m'écrire pour m'expliquer ce qui a pu vous déplaire/décevoir.
En parallèle, je remercie bien évidemment et du fond du cœur les lecteurs qui ont pris le temps de reviewer ! Z'êtes au TOP ! ^^
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Avant de passer aux RàRs anonymes, je vous informe que j'ai publié un tout nouveau texte (un OS à l'occasion de la St Valentin. Autrement dit, un OS « lemonesque ») qui se nomme « Freedom tastes like us » et qui est à retrouver depuis ma bio ! :)
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RàRs Anonymes :
Guest : Hermione a mené Drago en bourrique toute la journée mais bon… Drago n'a pas non plus été particulièrement agréable. Et puis il se doutait un peu qu'il « subirait » cette journée. ^^
Merciiiii pour ta nouvelle review ! *-* J'espère que ce nouveau chapitre te plaira et je te souhaite également une excellente semaine !
Mimi896 : Merci infiniment pour cette magnifique review et ces superbes compliments ! *-* J'espère que l'histoire continuera de te plaire. Merci, merci, merci. A très bientôt !
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Voilà ! Je vous laisse à présent avec le nouveau chapitre. Un chapitre qui devrait (je pense...) satisfaire les fanatiques de Scorpinou…
Je vous souhaite une excellente lecture et je vous dis à tout à l'heure avec la note de fin. :)
Comme toujours, seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR.
Chapitre 54 : Scorpius rentre à la maison
- Qu'est-ce que tu vas faire pendant les vacances ?
Scorpius haussa les épaules.
- Sais pas. J'espère faire des trucs avec Hermione et mon père et voir ma grand-mère aussi. Et toi ?
- Mes parents et moi allons passer les vacances chez mes grands-parents maternels.
- Ah d'accord, c'est cool. Ils habitent où déjà ?
- A côté de Cambridge, répondit Hélène en collant son visage contre la vitre du train pour regarder à l'extérieur.
Scorpius sourit en la voyant faire.
- Tu sais que nous ne sommes pas supposés arriver avant encore trente minutes, dit-il.
- Je sais, assura son amie en haussant les épaules à son tour.
- Tu as bien emprunté les bons livres pour faire tes devoirs de vacances ?
- Oui Scorp', rigola la jeune fille. Tu les as toi-même choisis hier à la Bibliothèque.
- Ouais je sais, mais bon…
Hélène leva les yeux au ciel avant de se rasseoir sur la banquette du Poudlard Express. Daniel poussa un grognement à côté d'eux et les deux amis échangèrent un regard amusé.
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A quinze minutes de l'arrivée, Scorpius secoua légèrement son camarade de maison pour qu'il se réveille.
- Eh les gars… euh enfin le gars et la fille, se reprit Daniel en voyant les sourcils froncés d'Hélène. On s'envoie des hiboux pendant les vac', hein ?
- Ouais, t'inquiète pas.
- T'as plutôt intérêt à me répondre, Malefoy, parce que cette dissertation que le vieux Slug' nous a donné me paraît INFAISABLE et je vais avoir besoin de tes talents de Mr-j'ai-toujours-la-réponse.
Scorpius roula des yeux.
- Hum, dis-moi Daniel ?
- Ouais ?
- Tu es au courant que tu es supposé être à Serdaigle ? se moqua Hélène.
- Ouais mais le vieux Choixpeau doit vraiment déconner.
- Tu m'étonnes…, souffla Scorpius ce qui fit rire Hélène.
- Qu'est-ce t'as dit, Malefoy ?
- Rien et arrête de m'appeler comme ça !
- Bah c'est ton nom, non ?
- Ouais mais « Malefoy », c'est mon père, pas moi.
Son ami lui adressa un regard sceptique. Scorpius fit signe de laisser tomber alors qu'Hélène recollait son nez contre la vitre, visiblement très impatiente de revoir ses parents.
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- On entre en gare ! s'exclama-t-elle au bout de quelques minutes et en sautillant à moitié sur place tandis que les deux garçons échangeaient un regard entendu.
Scorpius et Daniel se levèrent et entreprirent de faire descendre leurs imposantes valises, et autres cages d'animaux, des emplacements prévus à cet effet, lorsque Hélène les interpella.
- Scorp' regarde ! On dirait ton père ! Et… attend mais ce n'est pas Hermione Granger, ça ?! s'écria-t-elle en pointant deux personnes qui patientaient sur le quai de la gare.
- Quoi ?! Fais voir !
Scorpius colla à son tour le nez sur la vitre qui était pleine de buée. Il frotta avec la manche de son blouson et parvint à distinguer deux silhouettes qu'il reconnaîtrait entre mille.
- Je n'en reviens pas ! dit-il dans un souffle.
- Bah quoi ? Ton père ne devait pas venir te chercher ? l'interrogea Hélène, surprise par sa réaction.
- Mon père si… Mais je ne savais pas qu'Hermione serait là aussi, répondit-il en observant une deuxième fois le couple pour être bien certain qu'il ne se méprenait pas.
- Et c'est un problème ? Je croyais que tu aimais beaucoup Hermione…
- Un problème ? Mais tu rigoles ?! Ça déchire un max, ouais ! Je vais passer de SUPER MÉGA GÉNIALISSIMES VACANCES !
- Wow Malefoy, baisse d'un ton. Tu vas ameuter les préfets !
- Tu dis n'importe quoi, Dan' ! Allez, pousse-toi de là !
- Eh ! Mais qu'est-ce qu'il te prend ?! beugla Daniel alors que Scorpius le faisait retomber sur la banquette.
Mais le blond ne répondit pas. Il attrapa sa valise dans une main, la cage de Bathilda dans l'autre et se précipita vers la sortie.
- À plus, passez de bonnes vacances ! s'exclama-t-il à la cantonade.
Il entendit Dan' grommeler tandis qu'Hélène riait en lui souhaitant également de bonnes vacances.
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Scorpius dépassa plusieurs personnes puis mit enfin les pieds sur le quai de la gare. Automatiquement, il porta son regard sur la gauche et se mit à marcher à pas précipités, sa valise produisant un bruit assourdissant derrière lui. Arrivé en vue de son père et d'Hermione, il en lâcha carrément la poignée, déposa avec un peu plus de délicatesse la cage de sa chouette - qui hulula tout de même d'indignation - sur le sol puis se précipita vers eux.
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Hermione était en train de discuter avec Harry, Drago se tenant à sa droite et scrutant les visages des enfants qui sortaient à flux constants du train.
- Je crois que je viens de l'apercevoir, annonça le Serpentard tandis que le fils d'Harry se présentait devant son père.
Hermione reporta son attention devant elle mais n'eut pas le temps de voir la bombe blonde qui leur fonça littéralement dessus. Scorpius les enlaça tous les deux en même temps pendant de longues secondes alors que Drago et elle échangeaient un regard puis enlaçaient le Serdaigle à leur tour.
- Eh bien, en voilà au moins un qui est heureux de rentrer chez lui pour les fêtes, commenta Harry en jetant un regard lourd de sens à son fils.
- Oh oui ! C'est trop, trop, trop, tro… Oh, bonjour Mr Potter, se reprit Scorpius en regardant dans la direction de la personne qui avait parlé.
- Salut Scorpius. Tu disais quoi ? demanda Harry qui lui fit un clin d'œil.
- Que c'était trop méga top que vous soyez là tous les deux ! répondit l'enfant en se retournant vers Drago et elle avant de leur sourire.
- Bon… je crois que nous allons rentrer. A bientôt Hermione. Malefoy.
- A plus Harry. Tu m'excuses, Gin' mais je suis un peu prise, on remet l'étreinte à plus tard ?
- Oui, rit la rousse. Rentrez bien.
- Merci Gin'.
- Potter, Weaslette, les salua sobrement Drago.
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- T'es ami avec les Potter ? demanda Scorpius en regardant son père, sceptique.
- Certainement pas ! se récria le Serpentard. Comment vas-tu ? poursuivit-il sans tenir compte de l'expression amusée d'Hermione et en allant récupérer la valise abandonnée de son fils.
- Ça va, ça va. Et toi Papa ? Et toi Hermione ? Et Grand-Mère ? Oh Merlin ! s'exclama-t-il subitement.
Hermione eut à peine le temps de faire un pas qu'elle se retrouva de nouveau immobilisée. Scorpius venait de nouveau de la prendre dans ses bras en lui répétant des « Merci Hermione d'avoir sauvé Grand-Mère ». Déstabilisée, la jeune femme lui caressa doucement les cheveux, lui répondant qu'il n'avait pas à la remercier. Hermione croisa le regard de Drago qui lui adressa un mince sourire en comprenant son malaise.
- Scorp' ?
- Ouais ? demanda l'enfant en se détachant finalement de la Gryffondor après un dernier « Merci ».
- Ça te dirait qu'on aille rendre visite à ta grand-mère avant de rentrer à la maison ?
- Bien-sûr ! Mais euh… tu viens avec nous Hermione… hein ?
La jeune femme échangea un regard avec son amant.
- Si tu veux.
- COOOOL !
Drago leva les yeux au ciel devant l'exubérance de son fils mais ne put dissimuler son sourire.
Scorpius remarqua ensuite que ses amis, Hélène et Daniel, étaient toujours sur le quai et fit donc les présentations. Hélène rougit excessivement et manqua l'apoplexie lorsqu'Hermione lui serra la main, en lui affirmant qu'elle avait beaucoup entendu parler d'elle par le biais de Scorpius. Après l'échange de quelques civilités supplémentaires, la Gryffondor, le Serpentard et le Serdaigle, finirent par se diriger vers la sortie de la gare.
- Au fait Scorp'…
- Ouais ?
- Tu es au courant que tu n'es plus avec tes amis, là ? cingla Drago sur un ton autoritaire.
- Pardon Papa. Oui ? se reprit le garçon.
- J'ai deux surprises pour toi.
Le jeune blond arrêta de marcher et leva les yeux vers son père.
- Des surprises ? Tu veux dire des cadeaux de Noël ?
- Non. De vraies surprises.
Scorpius fronça légèrement les sourcils tandis que son regard passait successivement de son père à Hermione pour finalement se poser sur Drago.
- Non, Scorpius, pas ça, soupira le Serpentard levant les yeux au ciel.
- Mais…
- J'ai dit « pas ça ».
Le jeune sorcier parut déçu alors qu'Hermione rosissait à vue d'œil et baissait le regard sur le sol.
- Alors c'est quoi ? demanda le gamin.
- Eh bien, premièrement… nous n'allons pas passer Noël que tous les trois cette année…
Scorpius fronça les sourcils avant de dévisager son père, les yeux écarquillés. Il pivota ensuite vers Hermione.
- Tu veux dire que…
- Oui, répondit Drago.
- GÉNIIIIIIAL ! Merci Hermione !
Et pour la troisième fois de la journée, Hermione se retrouva avec un jeune Malefoy dans les bras. Elle ne put réprimer un tendre sourire en voyant le bonheur sur le visage de l'enfant qui avait les yeux légèrement brillants. Elle releva la tête et échangea un regard avec Drago.
- C'est quoi la seconde ? De toute façon, ça ne peut pas être mieux que ça !
- Eh bien…, reprit-il en jetant un dernier coup d'œil à Hermione avant de reporter son attention sur son fils. Nous partons une semaine en vacances en Islande.
La bouche de Scorpius manqua de se décrocher.
- C'est sérieux ?
- Très sérieux, assura Drago, amusé par la réaction de son fils.
Scorpius eut un grand sourire. Un grand sourire qui se fana toutefois très rapidement.
- Attend… quand tu dis « nous » …
- Je veux dire moi, toi et…
- Et ?! le pressa l'enfant.
Hermione vit deux regards étrangement identiques se lever vers elle. Elle prit une profonde inspiration et, en définitive, ne réfléchit même pas avant de répondre.
- Et moi. Enfin si tu en as envie.
- Si j'en ai envie ?! Mais évidemment que j'ai envie que tu sois là ! De toute façon, je ne serais pas parti si tu n'étais pas venue avec nous, assura vivement Scorpius.
Drago ricana.
- Tu vois, Granger, je t'avais dit qu'il dirait ça.
Hermione ouvrit la bouche pour répondre mais fut interrompue par Scorpius qui les regarda alternativement en croisant les bras sur sa poitrine.
- Attendez… il est hors de question que je parte avec vous si vous continuez à vous appeler par vos noms de famille.
Un sourire amusé étira les lèvres des deux amants. Ce fut Hermione qui rassura Scorpius.
- Ne t'en fais pas, nous avons arrêté ça. Mais disons que, parfois, les habitudes ont la vie dure…
- Oh, je vois. Quand Papa fait ou dit des bêtises, tu l'appelles « Malefoy » ?
- C'est ça.
- Hum, je vois, répéta-t-il avant de se tourner vers son père. Mais toi, Papa, je ne vois pas pourquoi tu devrais appeler Hermione par son nom de famille. Ce n'est pas comme si elle faisait ou disait des bêtises…
Hermione ne put se retenir d'exploser de rire devant l'expression outrée et légèrement vexée de Drago.
- Je vois que Poudlard ne t'a pas changé, mon fils…
- Pourquoi, ça aurait dû ?
Le Serpentard ne répondit pas, mais Scorpius ne se formalisa pas du visage irrité de son père. Il préféra se retourner vers Hermione et lui adresser un grand sourire avant de se mettre à bavarder avec elle de leur sujet de prédilection : les cours.
OoOoOoO
- Bonjour Grand-mère ! s'écria Scorpius en courant presque pour serrer Narcissa dans ses bras.
- Bonjour mon chéri ! Comment vas-tu ?
- Très, très bien. Et toi ? Tu n'as pas été de nouveau malade j'espère ? s'inquiéta-t-il soudainement en se détachant d'elle avant de l'inspecter longuement.
Amusée, Narcissa eut un petit rire.
- Non Scorp', je n'ai pas été de nouveau malade et, oui, je vais parfaitement bien. Grâce à Hermione.
Le Serdaigle fut très surpris d'entendre le prénom de leur sauveuse dans la bouche de sa grand-mère mais son visage s'illumina bientôt d'un splendide sourire.
- Resterez-vous pour le thé ? proposa la maîtresse de maison en regardant alternativement son fils, Hermione et lui-même.
- Oh oui ! S'il-vous-plaît. Je veux tout savoir sur comment tu as fait pour guérir Grand-mère, les supplia Scorpius en se tournant vers son père puis vers Hermione.
Les deux adultes échangèrent un regard puis la Gryffondor donna son assentiment.
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Ils restèrent près de deux heures dans la demeure de Narcissa, Hermione expliquant dans les moindres détails à Scorpius comment elle avait fait pour sauver sa grand-mère. Puis ce fut au tour du jeune sorcier de répondre aux questions des deux femmes sur sa scolarité et ses relations sociales. Son père, en revanche, resta étonnamment silencieux mais il ne paraissait ni triste ni agacé. Il semblait tout simplement écouter la conversation avec intérêt.
Au bout d'un moment, Drago proposa à Scorpius de rentrer au Manoir. Le garçon retrouva donc son ancienne chambre exactement comme il avait pu la laisser quelques mois plus tôt ainsi que Micky, l'elfe de maison, qu'il salua chaleureusement.
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Scorpius était occupé à observer le parc qui entourait le Manoir par la fenêtre de sa chambre lorsque de légers coups furent donnés contre sa porte. Il se retourna avant d'inviter son père à entrer.
- Tu n'as pas défait ta valise ? s'étonna Drago.
- Non.
- Pourquoi ?
- Papa ? l'interpella-t-il, faisant fi de sa question.
- Oui ?
- Pourquoi Hermione n'est pas rentrée avec nous ?
Le Serpentard croisa les bras sur sa poitrine avant de s'appuyer contre le chambranle de la porte.
- Je le lui avais proposé mais elle m'a répondu qu'elle ne voulait pas s'imposer que tu préfèrerais certainement passer du temps seul avec moi. D'autant plus maintenant que tu sais qu'elle sera avec nous pour Noël et pendant notre semaine en Islande, expliqua-t-il très calmement.
Scorpius hocha la tête avant de s'asseoir sur son lit, jouant avec sa baguette qu'il n'avait plus le droit d'utiliser. Il ne répondit rien et sentit bientôt son lit s'affaisser un peu, signe que son père y avait pris place également.
- Je pensais qu'on aurait peut-être pu aller voler un peu tous les deux avant le dîner. J'ai demandé à Micky de préparer son ragoût de bœuf puisque je sais que c'est ton préfér…
- Papa ? le coupa Scorpius.
- Oui ?
- Est-ce qu'on pourrait aller dîner chez Hermione ? Ou lui demander de venir ici ?
Son père fronça imperceptiblement les sourcils.
- Est-ce que tu m'en veux encore pour ce qu'il s'est passé avec Hermione la dernière fois que nous nous sommes vus ? l'interrogea Drago.
- Non, répondit sincèrement le blond en regardant son père dans les yeux.
- Alors pourquoi le fait de passer du temps avec moi te pose-t-il un problème ?
- Tu es jaloux d'Hermione ? demanda Scorpius, surpris par la question de son père.
- Ne dis pas de bêtises, Scorp'. Je veux seulement savoir pourquoi tu tiens tellement à l'inviter pour le dîner ou même à t'inviter tout seul chez elle.
- Il y a un problème avec Hermione ?
Le Serpentard parut agacé qu'il réponde à ses questions par de nouvelles questions mais prit tout de même la parole.
- Non, Scorp', je n'ai aucun problème avec Hermione.
- Je ne t'ai pas demandé si tu avais un problème avec Hermione, Papa. J'ai demandé s'il y avait un problème avec Hermione.
Drago ferma les yeux avant de soupirer.
- J'avais oublié à quel point du pouvais être agaçant, mon fils, dit-il d'une voix faussement irritée.
- Merci Papa, rétorqua le gamin en adressant un grand sourire à son père. Tu peux me répondre maintenant ?
Le Serpentard leva les yeux au ciel mais finit par ouvrir la bouche.
- Eh bien, disons qu'Hermione ne se sent pas très bien en ce moment, révéla-t-il.
- Elle est malade ? s'inquiéta immédiatement le Serdaigle.
- Non. Elle est triste.
- Triste ?
- Oui. Nous approchons de la période des fêtes de fin d'année et je pense – ou plutôt je sais – que sa famille lui manque énormément.
- Oh…
Scorpius baissa les yeux, attristé par les révélations que lui faisait son père.
- Alors c'est elle qui ne veut pas nous voir ? demanda-t-il finalement.
- Je pense qu'elle doit avoir besoin de temps seule. Surtout si elle passe une partie de Noël avec nous puis une semaine entière.
- Mais… ce n'est pas logique !
- Comment ça ? l'interrogea Drago avec patience.
- Eh bien… Tu dis qu'elle est triste parce qu'elle n'est pas avec sa famille… Mais qu'en même temps, tu penses qu'elle a besoin d'être seule… C'est totalement contradictoire !
- Nous ne sommes pas sa famille, Scorp' et tu le sais…
- Oui je sais, répondit-il en balayant son argument d'un revers de la main. Mais je pense justement que c'est parce que sa famille lui manque qu'il ne faut pas qu'elle reste seule !
- Scorp'…
- Papa, s'il-te-plaît !
- Mais Scorp'…
- Ne me dis pas que tu n'as pas envie d'être avec elle !
- Je n'ai pas dit ça. Mais la forcer n'est pas une bonne chose non plus, expliqua son père.
- Mais on ne va pas la forcer ! On va seulement lui poser la question.
- Scorpius, tu connais Hermione… Si tu le lui demandes, elle ne dira jamais non…
- C'est pour ça que c'est toi qui va lui poser la question, rétorqua le Serdaigle en adressant un large sourire au Serpentard.
- Je ne crois pas que ce soit une bonne idée non plus…
- Oh allez Papa ! Je sais que tu en as envie aussi !
En face de lui, Drago arqua un sourcil.
- Et pourrait-on savoir comment tu penses détenir une telle information ?
- Je te connais, répondit simplement le garçon sur un ton très sérieux.
Son père explosa de rire. Merlin que cela faisait du bien de le voir rigoler. Scorpius ne put réprimer un sourire tandis que Drago l'attirait dans ses bras.
- Tu m'as manqué, mon fils.
- Toi aussi Papa.
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Ils restèrent sans parler pendant quelques minutes puis Drago se détacha de lui et se leva du lit.
- Allez viens ! Allons voler un peu, dit-il.
- Et ensuite nous irons voir Hermione ? demanda Scorpius tout en se levant à son tour.
Son père eut un mince sourire, amusé devant tant d'opiniâtreté.
- Oui, nous irons la voir et lui demander si elle veut se joindre à nous pour le dîner.
- Pour le dîner et pour toujours, aussi…, ajouta Scorpius dans un murmure tandis que son père partait revêtir sa tenue de Quidditch.
OoOoOoO
Hermione être prête à s'attabler devant son demi-sandwich au thon préparé à la va-vite, puisqu'elle n'avait vraiment pas faim ce soir-là, lorsque l'on toqua à la porte d'entrée de son appartement. Jetant un coup d'œil à son horloge murale, la Gryffondor fut surprise de recevoir de la visite à cette heure-ci. Elle déposa néanmoins son assiette sur le bar avant de s'avancer à pas lents. Elle ne jeta même pas un regard au judas et se contenta d'ouvrir la porte, une expression faussement avenante collée sur le visage. Cette dernière s'effaça d'un coup lorsqu'elle vit son amant sur le pas de sa porte.
- Il y a un problème ? Où est Scorpius ?
- Juste là, répondit le jeune blond en se dégageant de derrière son père avant de lui faire un coucou de la main.
Perplexe, Hermione lança un regard un peu perdu à Drago.
- On pourrait entrer ? Nous… enfin j'ai un truc à te demander.
A présent perplexe et décontenancée, Hermione resta interdite quelques secondes puis finit par s'effacer de devant la porte pour les laisser pénétrer dans son salon. Elle fit signe à Drago de prendre place sur le canapé tandis que Scorpius naviguait dans l'appartement.
- Alors, que se passe-t-il ? l'interrogea la sorcière en s'asseyant à ses côtés.
- Eh bien… euh…
- Oui ? l'encouragea Hermione, de plus en plus inquiète.
- Est-ce que… tu voudrais dîner avec nous ? demanda-t-il finalement.
La Gryffondor fut si surprise qu'elle le dévisagea sans rien répondre. Elle ouvrit la bouche mais fut interrompue par Scorpius qui l'interpella.
- Oui ? demanda Hermione après s'être éclairci la gorge.
Le gamin revint vers elle, son assiette dans laquelle se trouvait son-demi sandwich entre les mains.
- C'est ça ton dîner ? se scandalisa-t-il.
- Euh…
Elle vit que Drago avait jeté un rapide coup d'œil au contenu de son assiette avant de reposer un regard désapprobateur sur elle.
- … oui.
Le Serpentard échangea un regard avec son fils avant de se lever d'un bon.
- Oublie ma question, Granger, ce n'en est plus une. Nous allons dîner avec toi.
- Mais…
- Micky ! appela-t-il soudainement.
La petite elfe se matérialisa dans l'appartement.
- Le Maître a appelé Micky ? demanda-t-elle en s'inclinant.
- Oui. Pourrais-tu apporter ton ragoût ici ? Et une bouteille de Margaux aussi s'il-te-plaît.
- Bien Maître, tout de suite Maître, assura-t-elle avant de s'incliner et de disparaître.
Hermione rouvrit la bouche mais n'eut pas le temps d'en placer une.
- Scorpius, mets la table s'il-te-plaît.
- Yep !
Il trottina jusqu'à la cuisine, un grand sourire aux lèvres.
- Et toi, reprit le blond en se tournant vers elle. Explique-moi ce que c'est que ça ?
Il pointa l'assiette abandonnée sur la table basse par son fils. Surprise par son ton profondément agacé, Hermione écarquilla les yeux.
- J'attends, Granger, s'impatienta le Serpentard en croisant les bras sur sa poitrine.
En le voyant ainsi, la Gryffondor sentit sa propre irritation poindre le bout de son nez.
- Je n'ai pas à me justifier, répondit-elle.
- Dis-moi ce que c'est que ça ! s'entêta Drago.
- Comme si ça ne se voyait pas, rétorqua-t-elle en se levant à son tour du canapé.
- Eh bien, de mon point de vue, cela ressemble vaguement à un casse-croute mais je ne vois pas pourquoi tu en aurais besoin alors qu'il est l'heure de dîner, répliqua-t-il, acide.
Hermione ne sut quoi répondre à cela et soutint simplement son regard.
- Alors, ton explication ?
- Je n'avais pas faim ! cracha la jeune femme.
- Pas faim ? Mais dis-moi, Granger, as-tu déjeuné à midi ?
Cette fois-ci, la jeune femme ne parvint pas à le regarder dans les yeux et baissa un peu la tête avant de répondre par l'affirmative.
- Tu mens. Depuis que nous sommes rentrés de Paris tu recommences à ne plus manger.
- Ce n'est pas vrai…
- Bien sûr que si ! Tu crois que parce que nous ne passons pas tout notre temps ensemble je ne le vois pas ?
- …
- Pas plus tard qu'hier, Potter est venu me voir dans mon bureau en me demandant si tu étais malade car il te trouvait - je cite - « étrangement pâle et faible en ce moment ». Et lorsque je lui ai répondu que non, il m'a plus ou moins engueulé parce qu'apparemment, tu passerais tous tes déjeuners avec moi et que tu avais décliné toutes ses invitations. Or, toi et moi savons parfaitement que ce n'est pas le cas puisque tu m'as servi le même mensonge.
Hermione baissa les yeux sur le parquet, l'air coupable, tandis que le Serpentard continuait de la réprimander.
- Je ne t'en ai pas parlé avant car j'ai voulu te donner le bénéfice du doute mais maintenant que je vois que tu recommences à ne pas te nourrir correctement…
- Je me nourris correctement, rétorqua-t-elle d'une voix faiblarde.
- Arrête de me mentir ! Écoute, reprit-il d'une voix plus douce, je sais que tu ne vas pas bien en ce moment et… enfin peut-être qu'il faudrait que… peut-être que ça serait bien que tu ailles…
- Voir un Psychomage ? termina la jeune femme sur un ton sarcastique en plantant son regard dans le sien. Pitié Drago, on croirait entendre Molly Weasley !
Le blond se tendit en face d'elle.
- Parfait, ne vois personne si tu n'en as pas envie. Mais il est hors de question que tu recommences à te sous-nourrir.
- On dirait encore Molly Weasley…
- Rien à foutre.
Et il la planta là pour rejoindre son fils dans la cuisine. Agacée, énervée, abattue et triste, Hermione retomba dans le canapé. Elle se laissa aller contre le dossier avant de fermer les yeux et de se prendre le visage dans les mains.
Bien-sûr qu'elle avait conscience de ne pas se nourrir suffisamment. Et elle avait évidemment conscience que ce n'était pas bon pour elle et que cela ne l'aiderait certainement pas à se sentir mieux. La preuve en était que, le matin même, elle n'avait presque pas eu la force de se lever de son lit et avait été contrainte d'ingurgiter plusieurs potions pour être apte à se rendre au ministère avant d'accompagner Drago sur la voie 9 ¾. Même la nuit Hermione devait prendre des potions, ses cauchemars ayant fait leur grand retour et l'assaillant sans cesse. Elle n'avait que très peu vu Drago depuis qu'ils étaient rentrés de Paris mais les seuls instants où ses cauchemars la laissaient d'eux-mêmes en paix étaient lorsqu'elle dormait dans ses bras… Ce qui la conduisait, au petit matin, à exploser en sanglots. Elle se sentait faible à nouveau. Faible au point d'avoir besoin de Drago Malefoy pour passer une nuit décente… Chose qu'elle avait de plus en plus de mal à accepter. Pourtant, elle n'arrivait pas à s'empêcher de suivre les pulsions de son… corps lorsqu'elle était près de lui. Elle se laissait réconforter puis finissait par se sentir coupable d'être devenue aussi dépendante.
- Hermione ? l'appela doucement une voix, coupant court à ses réflexions.
La jeune femme ôta sa main de sur ses yeux puis rouvrit les paupières. Scorpius se tenait devant elle et arborait un regard inquiet.
- Oui ?
- Est-ce que tu es fâchée que nous soyons là ? demanda-t-il, ennuyé.
Hermione sourit, presque tristement.
- Non.
- Tu veux qu'on s'en aille ? Je sais ce que Papa a dit mais…
- Tu veux t'en aller ?
- Non. C'est moi qui ai demandé à Papa de venir, répondit-il avant de s'asseoir sur le canapé à côté d'elle.
- Pourquoi ?
Scorpius baissa les yeux, comme s'il hésitait à répondre. Il finit par relever la tête et planta ses prunelles gris/bleu dans celles d'Hermione.
- Papa… il m'a dit que… que tu n'allais pas très bien en ce moment.
Hermione fut surprise par sa révélation et arqua un sourcil.
- Et…, poursuivit l'enfant, - enfin je le lui aurais demandé de toute façon - mais après qu'il ait dit ça bah… j'avais encore plus envie de venir te voir.
- Qu'est-ce que t'a dit ton père ? demanda la jeune femme.
- Que ta famille te manquait, répondit sincèrement le jeune blond.
Hermione ne dit rien.
- Je sais qu'on ne peut pas remplacer ta famille mais… Enfin, je suis pas sûr que rester toute seule ce soit très bien non plus, bredouilla le gamin. Ce que je veux dire c'est qu'on veut tous que tu ailles bien et je sais que moi, quand je ne vais pas bien bah… Je n'aime pas rester tout seul. Et puis toi, tu as été là pour notre famille à chaque fois que ça n'allait pas alors… nous aussi on doit faire ça pour toi. Enfin… je sais que mon père essaye de bien faire mais bon… il n'est pas très doué, mais je crois que tu le sais.
La Gryffondor ne put réprimer un mince sourire.
- Tu sais, Papa, il est vraiment inquiet pour toi. Il veut vraiment que tu ailles mieux et moi aussi et je pense vraiment que tu ne dois pas rester toute seule.
- Je ne veux pas gâcher tes vacances et m'imposer entre toi et ton père, dit Hermione en regardant ses mains.
Contre toute attente, Scorpius explosa de rire. Surprise, la jeune femme tourna la tête vers lui.
- Vous autres, les adultes, vous dites vraiment n'importe quoi parfois ! Je ne vois pas en quoi tu gâcherais mes vacances. Pour la première fois, je vais avoir un vrai Noël et puis aussi partir en vacances avec ma… enfin avec mon père et toi.
- Oui mais…
- « Mais » rien du tout, la coupa-t-il en lui faisant un clin d'œil.
Les lèvres d'Hermione s'étirèrent en un léger sourire.
- Tu m'avais manqué, dit-elle sincèrement.
- Toi aussi Hermione.
- Mais, tu sais… je veux vraiment que tu me le dises si je m'impose trop…
Scorpius l'observa un moment sans piper mot puis dit :
- Tu ne t'imposeras jamais trop, Hermione.
La Gryffondor fut profondément chamboulée par ses paroles mais essaya de ne pas le montrer.
- Et peut-être que ton père préfèrerait également passer du temps seul avec toi, reprit-elle plutôt.
- Mais ça ne m'empêche pas de faire des choses avec lui. Et je sais que Papa se sentira mieux si on reste avec toi.
Hermione poussa un bref soupir.
- Je suis vraiment désolée… Ton retour n'aurait pas dû se passer comme ça…
Le blond leva les yeux au ciel.
- Hormis le fait que tu te sentes mal et que tu sois toute triste, mon retour n'aurait pas pu être meilleur. Que vous soyez venus me chercher tous les deux, que Grand-mère soit guérie pour toujours, qu'on passe Noël tous les quatre et qu'en plus on parte en vacances pendant une semaine… C'est le meilleur retour à la maison de la planète ! affirma-t-il avec un grand sourire. Quand je vais raconter ça à Hélène et Dan'…
Hermione lui sourit en retour et s'apprêtait à lui demander davantage de nouvelles de ses deux amis lorsque Drago réapparut dans leur champ de vision.
- Scorp' ? Tu peux aller finir de mettre à table ?
L'enfant acquiesça avant de s'éloigner. Drago tendit alors une main en direction d'Hermione qui la saisit. Il la tira un peu en avant et elle se retrouva juste devant son amant.
- Excuse-moi, marmonna-t-il.
Elle dodelina doucement de la tête.
- Tu veux qu'on parte ?
- Non.
Il acquiesça avant de la prendre dans ses bras et Hermione se laissa aller contre son torse. Elle ferma les yeux et respira son odeur qui avait le pouvoir de l'apaiser en toute circonstance.
}{
Scorpius s'était assis de telle façon qu'il pouvait voir son père et Hermione. Un large sourire éclaira son visage lorsque Drago fit un câlin à la Gryffondor. Il intercepta le regard de son père alors qu'il les fixait et, contre toute attente, ce dernier lui fit un clin d'œil. Le sourire de Scorpius s'étira encore davantage et il répondit à son père de la même manière. Il s'agissait de son premier retour de Poudlard mais Scorpius douta qu'il puisse un jour vivre un retour à la maison plus satisfaisant que celui-ci. Enfin si… Il y aurait celui où, après qu'il soit descendu du train, Hermione et son père lui annonceraient qu'ils se mariaient et, bien entendu, celui où il pourrait enfin appeler Hermione « Maman »…
OoOoOoO
- Tu avais ça dans ton frigo ? s'étonna Scorpius en avisant le plateau de mini-desserts que son père déposait à présent entre eux.
- Non, répondit Hermione en jetant un regard étonné à Drago.
- Je suis allé les acheter pendant que vous discutiez, révéla-t-il en reprenant place sur sa chaise de bar.
Les yeux de Scorpius pétillèrent de gourmandise et il remercia son père, la bouche déjà pleine de gâteau. Les deux adultes échangèrent un rire moqueur.
- On fait quoi demain ? demanda le gamin tandis que Drago et Hermione se servaient à leur tour.
- Ce que tu veux, répondit le Serpentard.
Scorpius réfléchit quelques secondes avant de regarder Hermione.
- Est-ce qu'on pourra travailler un peu ?
- Dès demain ?
Il acquiesça.
- Eh bien, si tu veux, lui sourit-elle. Tu as un devoir de potion pour la rentrée ?
- Oui. On pourrait travailler le matin et faire quelque chose tous les trois demain après-midi, proposa-t-il.
- Bien sûr. On fera tout ce que tu veux, répéta Drago.
OoOoOoO
Hermione dormait à poings fermés, entourée de la chaleur que propageait le corps de Drago, lorsque tous les deux furent tirés de leur sommeil par de petits coups donnés contre la porte de leur chambre. Drago grogna, raffermissant sa prise autour d'Hermione tandis que cette dernière papillonnait des yeux. Les coups contre la porte se firent un peu plus pressants.
- Et c'est moi qui, hier, disait qu'il m'avait manqué…, ronchonna le Serpentard.
Hermione ne parvint à réprimer un rire léger.
- Qu'est-ce que tu veux ? s'enquit Drago d'une voix forte à l'adresse de son fils.
- Il faut vous réveiller ! beugla Scorpius de l'autre côté du panneau de bois.
- Et on pourrait savoir pourquoi ?
- Réveillez-vous, c'est tout !
- Aucun doute, c'est bien ton fils, commenta Hermione, amusée par la répartie du Serdaigle.
Drago eut un haussement de sourcils significatif, n'ouvrant toujours pas les yeux.
- Je peux l'autoriser à entrer ? lui demanda-t-il.
- Oui, répondit Hermione.
- Entre !
Le gamin ne se fit pas prier. Il actionna la poignée et poussa rapidement la porte. En le voyant débarquer, Hermione ne put se retenir d'exploser de rire. Scorpius n'était pas seulement réveillé. Il était réveillé et habillé. Un gros blouson sur le dos, une écharpe enroulée autour du cou et un épais bonnet vissé sur la tête. En l'entendant s'esclaffer, Drago avait finalement ouvert les yeux et détaillait à présent l'accoutrement de Scorpius, un air affligé plaqué sur le visage.
- Laisse-moi réfléchir… Il neige dehors et c'est pour ça que tu as cru bon devoir venir nous réveiller à six heures et demie du matin.
- C'est ça, confirma le garçon en conservant son sourire.
- Merlin…, soupira Drago.
- Hermione ?
- Oui ?
- Est-ce qu'on pourrait travailler cet après-midi au lieu de ce matin ?
- Bien sûr.
- Cool. Papa ?
- Quoi ?
- On peut aller dehors ?
- Dehors ?
- Ouais ! Au Manoir ou dans un parc ! Je voudrais trop, trop, trop faire un bonhomme de neige.
- Tu es au courant que tu as onze ans et demi, mon fils ?
- Ouais et alors ?
Hermione vit Drago fermer les yeux avant de prendre une profonde inspiration.
- Laisse-nous au moins quelques minutes de sommeil supplémentaires, quémanda Drago.
- Mais Papa ! Il ne neigera peut-être plus dans quelques minutes !
- Mais si, mais si…
- Et comment tu peux savoir ça ?
- Je le sais, c'est tout.
- Tu ne sais rien du tout. Je vous laisse quinze minutes pour vous préparer.
- Pardon ?!
- Non, désolé, se reprit Scorpius. Papa, tu as quinze minutes pour te préparer. Hermione, toi, tu peux rester dormir si tu as envie, ajouta le Serdaigle en adressant un grand sourire à la jeune femme.
- Et on pourrait savoir pourquoi Hermione à le droit à un traitement de faveur ? s'agaça Drago.
- Parce qu'Hermione est gentille, elle. Elle n'a pas l'air ronchon dès le matin et elle ne s'est pas plainte, contrairement à toi.
- Merlin, ce gamin va me tuer ! Trente minutes, marchanda-t-il.
- Quinze.
- Vingt-sept.
- Quinze.
- Vingt-cinq.
- Quinze.
- Vingt-quatre.
- Quinze.
- Vingt !
- Quinze !
- Vingt et je te fais un vrai petit-déjeuner.
- Quinze et j'ai déjà petit-déjeuné.
- Merlin mais tu es réveillé depuis qu'elle heure ?
- Depuis quinze minutes.
- C'est pas vrai, se plaignit le blond. Ok, quinze minutes ! Déguerpis avant que je ne change d'avis et que je décide de rester au lit.
- Merci Papa ! fanfaronna Scorpius avant de quitter la chambre, un sourire victorieux aux lèvres.
- Putain…, jura Drago, faussement las.
Hermione lui sourit. Elle l'embrassa ensuite sur les lèvres et le poussa hors du lit.
- Non mais c'est quoi, ça ? Un coup monté ? Vous allez vous allier contre moi comme ça souvent ?
- Drago…, soupira la jeune femme en se levant à son tour.
- Qu'est-ce que tu fais ?
- Je me lève.
- Oui, ça, je le vois. Mais pourquoi ? Tu as le droit de rester au lit, toi.
Hermione haussa les épaules avant de se diriger vers la salle de bain.
- J'aime bien la neige, répondit-elle.
Drago afficha l'air le plus blasé de la Terre avant de se trainer à son tour dans la salle de bain.
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Quinze minutes plus tard, ils se regroupaient sur la petite place devant laquelle se trouvait l'appartement d'Hermione. Une bonne vingtaine de centimètres était tombée au cours de la nuit et il continuait de neiger si bien que les bonnets de la Gryffondor et du Serdaigle – le Serpentard ayant catégoriquement refusé d'en porter un - furent bientôt tout aussi blanc que ce qui les entourait. Scorpius se mit à trottiner autour de la fontaine qui se dressait en face d'eux et dont l'eau avait gelée, avant de se baisser et de se mettre à ramasser un gros tas de neige.
- Je croyais que tu voulais aller dans un parc ? l'apostropha son père en baillant avant de se frictionner les bras.
- Ouais mais on peut déjà faire un bonhomme de neige ici ! Tu m'aides Hermione ?
- Ok, répondit-elle avec entrain.
Elle s'approcha de lui et se mit à genoux avant de ramasser autant de neige qu'elle le pouvait. En face d'elle, le l'enfant se mit rapidement à claquer des dents.
- Tu as froid ?
- Ce sont mes gants, fit-il. Ils sont pas vraiment hermétiques.
Hermione rigola.
- « Imperméables » convient davantage ici, le reprit-elle gentiment avant de demander à Drago de lui prêter sa baguette puisqu'elle avait laissé la sienne dans l'appartement.
Elle jeta le sortilège adéquat puis la lui rendit sous le regard étonné de Scorpius.
- Papa te prête sa baguette ?
- Euh…
- Papa !
- Quoi ?
- Tu prêtes ta baguette à Hermione alors qu'à moi, tu m'as dit que jamais tu ne me la prêterais quand je serais majeur ?
- J'ai dit ça, moi… ? demanda Drago sur un ton innocent.
- Oui ! Tu m'as dit « je ne prête et ne prêterai jamais ma baguette à quiconque, rappelle-t'en mon fils », assura le gamin en prenant la voix de son père.
- Ça ressemble en effet à quelque chose que j'aurais pu dire…, concéda le Serpentard en regardant partout sauf dans la direction de Scorpius.
- Que tu as dite ! Alors j'aurais le droit de t'emprunter ta baguette quand je serais majeur ? reprit l'enfant sur un ton enjoué.
- Pourquoi voudrais-tu emprunter ma baguette ? Je croyais que c'était toi qui avait une baguette « super, super, super rare »…
- Ouais mais j'aimerais bien essayer la tienne, s'il-te-plaît.
- J'ai dit non ! s'exclama brusquement le Serpentard d'une voix rude en mettant les mains dans ses poches et en s'éloignant à grands pas.
Scorpius haussa les sourcils devant l'attitude de son père avant de se retourner vers Hermione.
- Je ne vois vraiment pas ce que j'ai fait…
- Reste ici, lui dit-elle en souriant.
Il opina, s'accroupit et se remit à rassembler de la neige pour former le corps de son bonhomme. Hermione, elle, se releva et suivit les traces de pas laissées par son amant. Elle le retrouva un peu plus loin. Il était de dos mais Hermione pouvait voir que ses bras étaient croisés sur sa poitrine. La jeune femme s'avança lentement vers lui avant de placer une main sur son épaule.
- Drago ?
Il ne répondit pas et elle le contourna pour se placer face à lui. Il avait le regard dur et les sourcils froncés. Seuls les flocons qui s'étaient accrochés dans ses cheveux adoucissaient quelque peu l'image qu'il pouvait renvoyer.
- Drago ? répéta-t-elle.
- Quoi ? fit-il d'une voix cassante, en plantant ses prunelles dans les siennes.
- Qu'est-ce que tu as ? demanda-t-elle doucement.
- Je ne veux pas qu'il touche à ma baguette. C'est pourtant clair, non ?!
- Très clair. Mais pourquoi ?
- Tu sais pourquoi !
Hermione eut un sourire triste.
- Drago…
- Ne dis rien, la coupa-t-il.
- Mais tu sais que ça ne…
- Il n'y touchera pas, un point c'est tout ! Jamais.
Elle vit sa mâchoire se contracter très fortement alors qu'il avait décroisé les bras et serrait à présent ses poings. Hermione leva une main vers lui et la déposa sur sa joue. Il ferma les yeux à son contact.
- Il ne comprend pas pourquoi tu refuses, expliqua-t-elle.
- Mais, toi, tu comprends.
- Oui.
Il rouvrit les paupières et plongea ses prunelles dans les siennes.
- Jamais je ne le laisserai approcher de près ou de loin de la Magie Noir. Jamais !
- Je sais, souffla-t-elle d'une voix apaisante.
Il l'attira dans ses bras. Hermione se laissa faire. Ils restèrent ainsi quelques minutes puis le blond s'écarta légèrement avant de se pencher et de lui donner un long baiser. La jeune femme lui sourit et lui prit la main.
- Allez viens, nous avons un bonhomme de neige à confectionner.
- Tu veux dire un premier bonhomme de neige à confectionner…, dit-il d'une voix faussement peinée.
Elle fut prise d'un petit rire et l'entraîna à sa suite. Ils finirent par retrouver Scorpius, qui avait bien avancé, mais qui accueillit tout de même leur aide avec un plaisir non dissimulé. Il s'excusa auprès de son père et ce dernier lui fit comprendre qu'il n'était pas nécessaire de parler de cela plus longtemps.
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- Fini ! On va en faire un autre dans un parc maintenant ? requit le jeune sorcier au bout d'un moment.
Hermione et Drago échangèrent un regard – amusé pour l'une, faussement agacé pour l'autre – et ils acquiescèrent de concert tandis que Scorpius poussait un petit cri de victoire et attrapait leurs deux mains afin qu'ils transplanent.
Et voilà, notre petit Scorpinou-adoré est enfin de retour ! :) J'espère que ce chapitre ainsi que son retour à la maison auront été à la hauteur de vos attentes !
Sinon, Hermione a fini par accepter de partir en vacances en Islande mais nous constatons qu'elle n'est toujours pas remise d'aplomb... Bien au contraire. Espérons que les Malefoy parviendront à lui changer les idées et la faire se sentir mieux.
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Comme chaque semaine, j'attends vos reviews avec beaucoup d'impatience ! Ce qui serait encore plus génial serait que les lecteurs qui suivent assidûment cette histoire (parfois en l'intégrant à leurs favoris) mais qui n'ont jamais commenté, m'écrivent un petit mot pour me confier leurs impressions. :)
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Je vous des bisous, je vous dis à la semaine prochaine avec le chapitre cinquante-cinq et à samedi soir pour découvrir quel sera son titre.
Chalusse
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PS : Je rappelle pour les intéressés que MON NOUVEAU TEXTE EST A RETROUVER DEPUIS MA BIO ! (Ou depuis la page FB comme vous le souhaitez.) ^^
