Bonjour à tou(te)s !
Z'allez bien ? J'espère que oui ! :)
Moi ça va trèèès bien.
Comme toujours, je commence par remercier du fond du cœur mes merveilleux/euses revieweurs/euses pour avoir pris le temps de m'écrire ainsi que les lecteurs qui ont fait des ajouts en fav/alertes. Vous êtes plusieurs centaines à suivre cette fic' chaque semaine et ça, c'est vraiment, vraiment, vraiment TROOOOP génial ! *-* Merci, merci, merci à tous !
Je remercie également ceux qui sont venus découvrir « Freedom tastes like us » et l'ont éventuellement reviewé ! Voilà.
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RàRs Anonymes :
Guest : Je suis ravie d'apprendre que le dernier chapitre est l'un de tes préférés. C'est génial ! *-* Je me doutais que le retour de Scorp' ferait plaisir à certains lecteurs et c'est top que tu en fasses partie. Merci, merci, merci pour ta nouvelle review super positive. Je te souhaite, avec une semaine de retard, une excellente soirée en retour et j'espère que ce nouveau chapitre te plaira tout autant à présent que Scorpinou est définitivement rentré de Poudlard. :) Bisous !
Guest (2) : Je sais que, malheureusement, les e-mails informant les lecteurs de la publication du chapitre n'ont pas fonctionné la semaine dernière… :/ C'est pour cela que je prends le temps, en parallèle, de vous mettre un petit mot sur ma page FB afin de vous tenir au courant des MAJ en joignant le lien direct pour le nouveau chapitre à mon post. :) Voilà ! Je te remercie d'avoir tenu à m'informer de ce petit « problème technique ». Bises !
Flow : Merci infiniment de « sortir de l'ombre » avec cette review. Je t'en suis extrêmement reconnaissante ! Et si tu as, à côté de cela, cliqué sur le bouton « j'aime » de la page FB, je te suis doublement reconnaissante. :)
Sinon, cela me fait super plaisir que ce soit le chapitre de la semaine dernière qui t'ait « poussée » à reviewer. Je suis ravie qu'il t'ait plu et que tu adores le personnage de Scorpius. Lui, Hermione et Drago te donnent l'impression de devenir une « famille » ? Eh bien… On peut totalement avoir ce sentiment en les voyant évoluer. Mais il ne faut pas perdre de vue le ressenti et l'état d'esprit d'Hermione qui n'est, de toute évidence, pas prête à envisager cela de façon consciente (j'insiste sur ce terme) ne serait-ce que l'espace d'un instant. Alors cette image de « famille » perdurera-t-elle malgré tout… ou pas ? Il faudra lire la suite pour le découvrir !) J'espère qu'elle te plaira !
En attendant, je te remercie à nouveau d'avoir pris le temps de m'écrire cette très belle review. Merci, merci, merci et peut-être à une prochaine fois ! Bises. :)
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Je vous laisse à présent avec le nouveau chapitre. J'espère qu'il vous plaira. Je vous souhaite une excellente lecture et je vous dis à tout à l'heure avec la note de fin. :)
Comme toujours, seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR.
Chapitre 55 : Réveillon de Noël et petit mensonge en famille
Toc, toc, toc
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- Drago, tu veux bien aller ouvrir s'il-te-plaît ?
- Demande à Scorpius !
- Eh !
- Il ne peut pas, il a les mains dans la pâte à sablés, tout comme moi.
- Oui Papa, j'ai les mains dans la pâte à sablés alors va ouvrir la porte !
- Ne me donne pas d'ordres, Scorpius Malefoy.
- Hermione, tu veux bien répéter ce que tu as dit puisqu'apparemment, tu es la seule à pouvoir donner des ordres à mon père.
- Drago, va ouvrir la porte !
- Vous voudriez bien arrêter de vous allier contre moi cinq minutes, tous les deux ?!
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Toc, toc, toc
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- Drago !
- Papa !
- C'est bon, c'est bon ! Mais vous avez plutôt intérêt à ce que vos sablés soient bons et à me laisser y goûter en premier !
Le Serpentard continua de ronchonner en se dirigeant vers la porte d'entrée tandis qu'Hermione et Scorpius échangeaient un regard complice tout en poursuivant le pétrissage de la pâte destinée à confectionner des sablés de Noël.
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Après avoir passé la matinée dehors à fabriquer des bonhommes de neige dans la petite cour jouxtant son appartement, puis dans un parc londonien, Scorpius, Drago et elle étaient rentrés à l'appartement pour déjeuner. Puis la Gryffondor et le Serdaigle avaient commencé à travailler sur la dissertation de potion que le blond avait à faire pour la rentrée. Drago, qui s'ennuyait, avait alors proposé à son fils de l'aider puisque les potions étaient également sa matière de prédilection à Poudlard. Scorpius ayant accepté, Hermione avait décidé de préparer des sablés de Noël pour le goûter. Elle n'avait pas vraiment réfléchi à ce qu'elle faisait et ce fût en se rappelant qu'elle avait l'habitude de le faire tous les ans avec sa fille que la jeune femme avait recommencé à se sentir mal. Heureusement pour elle, ce moment-là avait été celui choisi par Scorpius pour annoncer à son père qu'il préférait finalement confectionner les sablés avec elle plutôt que de travailler. L'enfant l'avait donc rejointe en cuisine et Hermione était parvenue à se ressaisir et à passer outre la douleur qui lui enserrait le cœur à mesure qu'elle expliquait la recette à Scorpius. Drago, quant à lui, était resté assis dans le salon et avait offert à son fils de poursuivre ses recherches pour lui faire prendre de l'avance. Ce à quoi l'enfant avait répondu par un grand sourire et un morceau de pâte à gâteau crue.
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- Salut Weaslette.
- Malefoy ! Tu es devenu portier ?
- Très drôle, je suis plié de rire, ironisa le Serpentard.
- Hermione est là ?
- Dans la cuisine.
- Merci Malefoy.
Hermione vit sa meilleure amie pénétrer dans son appartement et s'avancer vers elle.
- Salut Gin' !
- Salut Mione ! Oh et salut Scorpius, ajouta la rousse en lui adressant un grand sourire.
- Bonjour Mrs Potter.
- Tu peux m'appeler Ginny, tu sais, rigola la jeune femme.
- Ginny, répéta Scorpius en lui souriant à son tour.
- Tu va bien Hermione ?
- Ça va, répondit-elle. Et toi ?
- Oui, assura son amie qui ne sembla pas manquer une miette du voile de tristesse qui était passé dans les yeux de la brune. Qu'est-ce que vous faites de beau ?
- Des sablés de Noël, répondit Scorpius.
- Tu as beaucoup de chance, jeune homme. Hermione n'est pas très douée en cuisine mais s'il y a une chose qu'elle ne rate jamais, ce sont ses sablés de Noël, confia Ginny en adressant un clin d'œil au jeune Malefoy.
- Sympa…, grimaça Hermione.
Ginny ouvrit la bouche pour répondre mais la voix grave de Drago qui provenait du salon la coupa dans son élan.
- Je ne peux pas encore donner mon avis concernant les sablés mais je suis d'accord avec le reste de la tirade de Weaslette.
- Malefoy ?
- Oui Granger ?
- Va te faire briser la baguette.
A côté d'elle, Scorpius et Ginny pouffèrent en silence. Le Serpentard ne répondit pas et Hermione leva les yeux au ciel. Qu'il ose venir quémander un sablé après ça !
- Bref, vous avez reçu ma lettre ? demanda la jeune femme en se tournant vers Ginny.
- Oui, c'est pour ça que je suis là.
- Alors dis-moi, que dois-je apporter pour demain soir ?
- Tu es certaine que tu veux apporter quelque chose ?
- Bien sûr !
- Eh bien voyons… Ma mère se charge de l'entrée et du plat de résistance tandis qu'Harry et moi nous occupons des desserts. Georges et Angelina apportent les petits fours alors j'avais pensé que tu aurais peut-être pu t'occuper de l'alcool ?
- L'alcool ? répéta Hermione, un peu surprise.
- Hum oui. Tu sais, tu aurais pu apporter de quoi faire ces cocktails que Malefoy avait préparé la dernière fois. Même s'il n'est pas là pour les faire, on saura bien se débrouiller.
- Ok, d'accord. J'apporterai l'alcool, sourit la jeune femme. Donc, de quoi préparer des cocktails, et peut être autre chose pour le dîner, non ?
- Je sais qu'Harry a acheté quelques bouteilles de vin et Arthur a proposé d'apporter le Whisky offert par Malefoy ainsi que de l'hydromel.
- Je ne vais pas simplement venir avec de quoi préparer trois cocktails ! se récria la jeune femme. Non, laisse-moi apporter le vin aussi.
- Si tu veux mais tu en as ? Je te rappelle que Noël est demain…
- Euh… non mais je vais me débrouiller, ne t'inquiète pas.
- Tu es sûre ?
- Oui, affirma Hermione en lui souriant.
- Bien. Oh et, j'ai failli oublier. Nous avons également invité Andromeda et Teddy.
La brune acquiesça.
- Bon, je ne vous dérange pas plus longtemps, je dois rentrer à la maison. J'ai encore un Christmas Cake à préparer, annonça Ginny en enlaçant son amie qui s'était essuyée les mains et qui lui rendit son étreinte.
Elle lui redemanda à l'oreille si tout allait bien ce à quoi Hermione répondit par un bref acquiescement. Ginny lui fit clairement comprendre qu'elle n'était pas dupe puis elle salua Scorpius.
- À demain, passez une bonne journée.
- Toi aussi Gin', embrasse ta famille.
- Je n'y manquerai pas, sourit la jeune femme. Malefoy ? appela-t-elle un peu plus fort.
- Quoi ?
- Tu m'ouvres la porte où tu es trop occupé à te prendre pour un premier année ?
- Je suis supposé répondre quelque chose à ça, Weaslette ?
Ginny fit un clin d'œil à son amie et Scorpius puis quitta l'appartement d'elle-même. Hermione jeta ensuite un sortilège pour que sa pâte n'ait pas à reposer puis elle laissa l'enfant l'étaler à la manière Moldue - puisqu'il semblait s'être pris de passion pour le rouleau à pâtisserie - tandis qu'elle allumait le four et appelait Drago.
- Oui ? fit-il tout sourire en arrivant au niveau du bar.
- Ravale ton air innocent, Malefoy. Toi comme moi savons pertinemment que tu es absolument tout sauf innocent.
Il lui fit un clin d'œil mais ne répondit pas.
- Y aurait-il moyen que tu me trouves quatre ou cinq bouteilles de vin pour demain ? Je te paierai, bien évidemment, demanda-t-elle en sortant ses emporte-pièces du placard.
- Vous allez manger quoi ?
- Je sais pas, pourquoi ?
- Tu oses me poser cette question ?!
Hermione arqua un sourcil.
- Enfin, Granger, tu…
- Ah non ! s'exclama Scorpius. Papa, son prénom c'est HERMIONE !
- Mais…
- H.E.R.M.I.O.N.E ! répéta l'enfant. Ou sinon pas de sablés.
- Déjà que tu n'en auras pas…
- Pardon ?! s'offusqua le Serpentard en vrillant ses prunelles dans celles de la Gryffondor.
- Eh oui, il ne fallait pas faire de remarques sur ma cuisine, parada-t-elle en lui adressa un grand sourire.
Le blond leva les yeux au ciel.
- On verra ça, marmonna-t-il. Bref, comment veux-tu que je te fasse une sélection si je ne sais pas ce que vous allez manger ?
- Mais moi non plus je n'en sais rien, dit-elle distraitement en ouvrant la boite des emportes pièces avant de les présenter à Scorpius qui en sélectionna plusieurs.
- De la dinde ?
- Pas le vingt-quatre.
Drago soupira de découragement.
- Ecoute, prends comme si c'était pour toi mais en moins cher. S'il-te-plait.
- Tu sais que je n'ai rien dans ma cave dont le prix te paraîtrait « raisonnable ».
Cette fois-ci, ce fut Hermione qui soupira.
- Ok. Bon, je termine ça et j'irai voir ce que je peux trouver. Il y a un caviste dans une rue un peu plus loin, dit-elle.
- Laisse, je vais te trouver quelque chose, affirma le Serpentard.
- Non, non, je ne veux pas de tes bouteilles à cent Gallions.
- Promis, pas de bouteilles à cent Gallions.
- Quatre-vingt-dix-neuf, ça ne marche pas non plus, Malefoy, le prévint Hermione.
Le blond eut un mince ricanement avant de se rediriger vers le salon pour enfiler son manteau.
- Où vas-tu ? l'interrogea la jeune femme, surprise qu'il se vêtisse pour se rendre chez lui.
- Chez le caviste. Je t'ai dit que je n'avais rien dans tes prix chez moi, expliqua-t-il en lui faisant un clin d'œil.
- Ok…
Hermione s'essuya les mains avant de se diriger vers l'entrée et d'y attraper son sac à main. Elle fouilla dedans et en ressorti sa bourse contenant son argent sorcier.
- Tiens, prend ça, fit-elle en la lui lançant.
Il la rattrapa et la mit dans la poche de son manteau.
- Oh et reprend de quoi faire ton cocktail aussi s'il y a besoin. Ginny m'a demandé d'en apporter.
- Pas besoin, il reste largement de quoi en faire ici, dit-il en mettant son écharpe.
- Ok.
La jeune femme retourna dans la cuisine et commença à placer les sablés fait par Scorpius sur la plaque du four. Drago revint vers eux quelques secondes plus tard, son manteau et son écharpe sur le dos. Il embrassa Hermione puis passa sa main dans les cheveux de son fils qui protesta vivement.
- Pas de sablés pour toi, Papa, si tu continues comme ça.
- C'est ce qu'on verra.
Hermione et Scorpius se regardèrent avant de rouler des yeux de concert tandis que le Serpentard transplanait.
OoOoOoO
- Je t'ai préparé deux bouteilles de cocktail, annonça Drago en entrant dans la salle de bain.
Hermione leva les yeux au ciel tout en continuant de discipliner ses boucles rebelles.
- Et je t'ai dit que je pouvais me débrouiller toute seule.
Le blond ne répondit pas et s'engouffra dans la cabine de douche. En ce vingt-quatre décembre, Hermione avait encore une heure devant elle avant de retrouver les Potter. Scorpius et Drago se rendraient, eux, chez leur mère et grand-mère qui avait catégoriquement refusé toute aide de leur part pour préparer le dîner du réveillon – ce qui expliquait l'humeur massacrante du Serpentard d'amant de la jeune femme…
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Une fois coiffée et tandis que Drago en faisait de même de son côté, ne cessant de se jeter de petits regards appréciateurs par le biais du miroir – ce qui manqua de faire exploser de rire la Gryffondor une bonne dizaine de fois -, elle quitta la pièce d'eau pour se rendre dans son dressing. Elle hésita alors entre une robe noire et la robe rouge qu'elle avait déjà portée lorsqu'elle s'était rendue au restaurant avec Drago. Le rouge faisait trop… Noël et Gryffondor mais, d'un autre côté, si elle portait encore du noir, les Weasley-Potter allaient encore se – et lui – poser des milliers de questions. Ce fut son amant qui mit fin à ses tergiversations.
- Met la rouge.
- Tu es sûr ?
- Oui.
- Ça ne fait pas un peu trop…
- Met la rouge, la coupa-t-il en ponctuant sa phrase d'un baiser sur sa joue.
- Bon…
Ils s'habillèrent en silence, le Serpentard revêtant, de son côté, un magnifique costume.
- Ta mère a invité d'autres personnes ? demanda la jeune femme sur le ton de la conversation alors que Drago l'aidait à fermer sa robe.
- Oui. Certaines de ses amies les plus proches avec leurs époux et je sais que l'une d'entre elle vient également avec sa fille.
- Sa fille ? répéta Hermione.
- Hum, répondit distraitement le Serpentard en mettant ses chaussures.
- Comme « sa fille de quinze ans » ou « sa fille de vingt-cinq ans » ?
Le Serpentard se releva, un sourire en coin collé sur sa bouche parfaite.
- Serait-ce de la jalousie que je perçois là, ma petite Gryffondor ?
- Je ne le sais pas encore, mon cher Serpentard, puisque tu ne m'as pas répondu, dit-elle sur le même ton.
Le blond paru amusé et s'avança doucement vers elle, tel un prédateur. Hermione ne bougea pas d'un millimètre tandis qu'il faisait glisser ses mains sur sa taille. Il se pencha et l'embrassa chastement, une première fois.
- Eh bien, Abigail a très précisément vingt-huit ans, souffla-t-il avant de l'embrasser une deuxième fois.
- Abigail ? répéta Hermione, une note d'agacement dans la voix.
- Hum, hum.
Il s'approcha pour lui voler un troisième baiser, un peu plus long.
- Et on pourrait savoir pourquoi cette Abigail n'est pas avec son mari ou son petit-ami en ce vingt-quatre décembre plutôt qu'en compagnie de sa mère pour dîner avec vous ? l'interrogea-t-elle sans se détacher de lui.
- A vrai dire – nouveau baiser – il s'avère qu'elle – encore un baiser – n'a personne – un dernier baiser.
Hermione plissa les paupières.
- Personne, dis-tu ?
- Hum…, fit-il avant de l'embrasser dans le cou.
- Et on pourrait savoir comment tu détiens cette information ?
- Parce qu'elle aime me le rappeler à chaque fois que je la vois, expliqua Drago en traçant un sillon de baisers jusqu'au creux de son oreille.
- Pardon ?! se récria Hermione en le repoussant.
Le blond eut un sourire amusé.
- T'ai-je déjà dit que la jalousie t'allait merveilleusement au teint ?
Hermione contracta la mâchoire.
- Qu'est-ce que tu entends par « à chaque fois que je la vois » ?
- Eh bien… à chaque fois que je me retrouve face à elle, elle me fait clairement comprendre que personne ne lui a passé la corde au cou…
- Ça, j'avais compris, merci ! cingla Hermione. La question est : à quelle fréquence la vois-tu ?
- Oh…
Drago fit mine de réfléchir et de compter mentalement. Hermione sentit une pointe de colère – et, non, il ne s'agissait pas de jalousie… - s'emparer d'elle.
- Deux fois, dit-il finalement.
- Deux fois ? répéta la jeune femme. Mais deux fois par mois ? Par semaine ? Par jours ?!
- Je pense que tu le saurais si je la voyais deux fois par jours, rigola-t-il.
- Oui bon…
- Deux fois… par an.
- Par an ? répéta Hermione pour la seconde fois.
- Oui, par an. Pour le vingt-quatre et pour le trente-et-un.
- Le trente-et-un ? Tu veux dire que vous passez le réveillon ensemble ?
Hermione essaya de contrôler sa voix mais cette dernière monta instinctivement dans les aiguës.
- Oui, dit-il d'un air faussement gêné. Enfin, avant que nous nous exilions.
La Gryffondor ouvrit la bouche, puis la referma, puis la rouvrit, puis la referma avant de l'assassiner du regard.
- Avec elle et peut être une bonne centaine d'autres personnes, termina-t-il, tout sourire.
Mortifiée d'être tombée dans le panneau, le même manège que précédemment recommença pour Hermione. Après avoir fusillé le blond du regard, elle se tourna vivement pour sortir du dressing en lui balançant un « je te déteste » bien senti. Mais ce fut sans compter sur Drago qui lui attrapa la main avant de la faire se retourner et de l'emprisonner dans ses bras.
- Laisse-moi partir, espèce d'imbécile !
- « Imbécile » ? Je m'attendais à un langage un peu plus fleuri de ta part, Grangie…
- Ta gueule !
- Ah ! C'est déjà mieux, rigola-t-il.
- Sérieusement, lâche-moi Malefoy où je t'émascule !
- Oh non… ce serait tellement dommage de priver le monde de mes prouesses.
- Le monde ?! explosa Hermione en se débattant dans ses bras pour le frapper.
- Eh bien oui, le monde… Tu es mon monde, Grangie-chérie, tu ne le savais pas ? dit-il sur un ton faussement romantique.
Hermione hésita entre exploser de rire et le frapper encore plus fort.
- Je te déteste, grogna-t-elle finalement.
- Je sais, tu me la déjà dit il y a cinquante-sept secondes très précisément, répondit-il avant de se pencher et de déposer un baiser dans son cou.
- Arrête de m'embrasser, je suis en train de t'engueuler, là !
- Oh désolé, ça te dérange que je fasse ça ?
Il ponctua sa question par un nouveau baiser sur sa carotide avant de mordiller légèrement sa peau.
- Espèce de serpent ! Tu n'es qu'un serpent, Drago Malefoy ! Qu'un…
Il couvrit soudain sa bouche de la sienne. La jeune femme ne put réprimer un frisson et se retrouva bientôt à croiser les bras derrière sa nuque tandis qu'il la plaquait contre le mur. Il lui donna un long et langoureux baiser qui fit instantanément grimper sa température corporelle. Alors qu'il se penchait pour déposer de nouveaux baisers dans son cou, Hermione en profita pour en faire autant avec lui mais lui infligea plutôt le plus beau suçon que la Terre n'ait jamais connue. Satisfaite, la Gryffondor se détacha de son amant alors que celui-ci la regardait, surpris.
- Reste là, l'intima-t-elle.
Elle n'attendit même pas son assentiment et gagna dans sa salle de bain, ouvrit un tiroir, s'empara de son rouge à lèvre le plus tape à l'œil et en recouvrit ses lèvres. Un grand sourire collé sur le visage, Hermione retourna dans le dressing, où son amant n'avait pas bougé d'un centimètre. Elle se planta devant lui.
- Baisse-toi.
Il s'exécuta, visiblement très intrigué. Hermione attrapa le col de sa chemise immaculée du même côté où elle lui avait fait son suçon. Elle l'écarta puis y apposa ses lèvres. Elle repositionna ensuite son col et admira son travail. Bien que très discrète, la marque de son rouge à lèvres était tout de même visible.
- Je crois qu'elle va comprendre qu'il n'est pas nécessaire qu'elle se ridiculise davantage en te parlant de sa vie sentimentale, affirma-t-elle avant de s'emparer de ses escarpins et de tourner une nouvelle fois les talons.
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Hermione déposa ses chaussures dans un coin de la chambre puis se rendit à nouveau dans la salle de bain pour finir de se maquiller. Une minute plus tard, Drago réapparaissait, une étrange expression collée sur le visage. Il inspecta son cou dans le miroir avant de lâcher un petit ricanement. Hermione le défia du regard mais il haussa simplement les épaules et sortit de la pièce.
- Au fait, dit-il depuis la chambre. Demain, nous restons également chez ma mère.
Hermione fut surprise.
- Ah oui ?
- Oui, dit-il, la jeune femme voyant son visage apparaître en arrière-plan dans le reflet du miroir tandis qu'il passait sa cravate. Nous avons décidé, ma mère, mon fils et moi qu'il serait préférable de ne pas célébrer Noël au Manoir comme nous en avions l'habitude avant… Avant que tout ce qu'il se produise… n'arrive.
Hermione arrêta d'appliquer son mascara et baissa la main. Elle observa Drago dans le miroir. Il avait également interrompu tout mouvement.
- Merci, souffla finalement la jeune femme.
Il secoua légèrement la tête, lui faisant signe qu'elle n'avait pas à le remercier.
- Quoi qu'il en soit et comme je ne sais pas quand tu nous rejoindras, j'ai demandé à ma mère de te permettre de transplaner directement et librement chez elle.
Hermione acquiesça distraitement puis se plaça une main devant la bouche, ses yeux s'agrandissant d'eux-mêmes.
- Merlin, j'ai totalement oublié de te demander si je devais apporter quelque chose ! Je suis désolée, se lamenta-t-elle avant de clore les paupières.
Elle sentit Drago avant de l'entendre. Elle rouvrit les yeux alors qu'il se plaçait dans son dos et enserrait sa taille.
- Arrête. Tu n'as rien à apporter. Enfin rien… Excepté mon cadeau, ajouta-t-il en lui faisant un grand sourire.
Hermione leva les yeux au ciel.
- Je suis sérieuse, Drago.
- Moi aussi, affirma-t-il. Ta présence est suffisante.
- Arrête de jouer au romantique, tu es nul, rigola-t-elle.
Il sourit et embrassa sa joue.
- Papa ? entendirent-ils depuis leur chambre.
- Oui ? répondit son père sur le même ton sans se détacher d'Hermione.
- Tu peux m'aider avec ma cravate ?
Drago soupira.
- Scorpius Malefoy, quand apprendras-tu enfin à faire ton nœud de cravate tout seul ?!
- Mais j'ai essayé ! Sans ma baguette, c'est impossible. Regarde ce que ça fait !
Il se présenta sur le seuil de la pièce d'eau, sa cravate formant un gros nœud autour du cou. Hermione ne put s'empêcher de rigoler tandis que Drago se passait une main sur le visage.
- T'es super belle, Hermione ! dit le garçon alors que son père attrapait sa baguette pour défaire son « nœud de cravate ».
- Merci, lui sourit la jeune femme dans le miroir. Toi aussi, tu es très beau !
- Mouais… Je vois pas pourquoi on doit s'habiller comme ça.
- Parce que, répondit laconiquement son père en nouant correctement sa cravate autour de son cou.
- Il n'y aura pas que nous ?
- Non, ta grand-mère a invité certaines de ses amies avec leur mari. Entre autres.
- Oh non, gémit-il. Attends… ne me dis pas qu'Abigail sera là ?!
Hermione sentit son estomac se contracter étrangement.
- Si…, répondit son père sur le même ton.
- Oh non ! répéta Scorpius. Je la déteste ! Elle me fait penser à Pansy ! Elle n'arrête pas de m'appeler « Scorpinou d'amour » et de me serrer contre elle dès qu'elle en a l'occasion.
Aucun des deux adultes ne répondit alors le gamin continua.
- Elle faisait même ça quand Astoria était là… Tout ça parce qu'elle est « soi-disant » amoureuse de Papa et qu'elle pensait que parce qu'elle me faisait des « soi-disant » câlins toutes les trois secondes, il s'intéresserait à elle…
- Pardon ?! s'exclamèrent deux vois simultanément.
Scorpius écarquilla les yeux face à leur réaction.
- Euh… oui. Enfin c'est ce qu'elle m'a dit y'a trois ans.
Hermione poussa un soupir d'agacement, une expression mi-exaspérée mi-dégoûtée sur le visage, tandis que Drago explosait de rire.
- Papa, tu as quoi dans le cou ? s'enquit brusquement Scorpius.
- Euh… rien, rien, dit précipitamment son père en cachant son cou avec sa main.
Mais il ne fut pas assez rapide et un grand sourire naquit bientôt sur le visage de Scorpius.
- Bien joué Hermione ! Qu'elle vienne encore nous embêter après avoir vu ça ! s'exclama-t-il, visiblement ravi.
Hermione et Drago échangèrent un regard un peu surpris.
- Tu devrais enlever ta cravate ou la desserrer, Papa, ça se verrait encore plus !
Drago eut un petit rire.
- Non Scorp', ça ira comme ça, répondit son père. Par contre…
Il se pencha pour faire une confidence à son fils, qu'Hermione n'entendit pas. Mais le visage de Scorpius s'illumina soudainement comme si on venait de lui donner son cadeau de Noël en avance.
- J'ai vraiment le droit de dire ça ?
Drago hocha la tête avant de lui faire un clin d'œil.
- COOOOL !
Le blond lui sourit.
- Allez, vas mettre tes chaussures, nous partons dans quinze minutes.
- Yep !
Et il sortit de la pièce d'eau, un sourire toujours plaqué sur les lèvres.
- Qu'est-ce que tu lui as dit ? l'interrogea curieusement Hermione en vérifiant sa coiffure.
- Discussion père/fils, désolé, répondit mystérieusement Drago avant de reprendre sa place dans son dos.
Hermione haussa un sourcil mais ne commenta pas.
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Quinze minutes plus tard, ils se retrouvèrent tous les trois dans le salon, Hermione vérifiant qu'elle n'avait pas oublié ses bouteilles d'alcool et les cadeaux de Noël, notamment ceux de ses neveux et nièces.
- Tu seras là demain matin, Hermione ? demanda Scorpius.
- J'arriverai le plus vite possible, répondit la jeune femme.
- Ça va être nul sans toi ce soir, marmonna le gamin en mettant son manteau.
Hermione baissa les yeux et Drago prit la parole.
- Mais tu devrais déjà t'estimer heureux qu'elle ait accepté de passer le vingt-cinq avec nous, Scorp'.
- C'est vrai, excuse-moi Hermione.
- Ne t'excuse pas, sourit la jeune femme.
Ils finirent de se vêtirent puis ce fut l'heure des au revoir. Hermione se pencha vers Scorpius pour l'embrasser sur la joue.
- Je compte sur toi pour surveiller ton père et cette Abigail, ce soir, lui glissa-t-elle à l'oreille.
Le garçon lui adressa un large sourire.
- Ne t'en fais pas, c'était déjà prévu.
Elle lui fit un clin d'œil alors que Drago s'approchait d'elle.
- Que lui as-tu demandé ?
- Discussion Scormione, désolée, répondit-elle comme il l'avait fait un peu plus tôt.
Le blond parut amusé par sa réponse et lui donna un long baiser.
- À demain Granger…
- A demain Malefoy…
- Ne bois pas trop de Pur Feu.
- Ne mate pas trop Abigail.
- Tu sais que je ne peux guère contrôler mes yeux lorsque tu n'es pas là pour accaparer toute mon attention.
Hermione eut un petit rire avant de secouer la tête de gauche à droite.
- Eh bien contrôle-toi.
- J'essaierai.
- T'as plutôt intérêt à réussir.
- A oui ?
- Hum, hum.
- Et sinon quoi ?
Elle se pencha vers son oreille et susurra :
- Sinon… je t'émascule.
Cette fois-ci se fut lui qui rit.
- Même si j'aimerais vraiment te voir essayer, je pense que je vais plutôt tenter de me contrôler.
- Oh tu ne vas pas tenter, tu vas le faire.
- Allez file, tu vas être en retard.
Elle l'embrassa une dernière fois, serra Scorpius dans ses bras puis transplana tandis que l'enfant attrapait la main de son père pour en faire de même.
OoOoOoO
- Salut Hermione !
- Salut Harry et salut Lily ! ajouta la jeune femme en déposant un léger baiser sur le sommet du crâne de la petite Potter qui gigotait dans les bras de son père, affublée d'une très jolie robe dans les tons bleu clair. Comment vas-tu ? demanda-t-elle en reportant son attention sur son meilleur ami.
- Bien, merci. Et toi ?
- Ça va.
Harry l'observa étrangement mais ne commenta pas.
- Je suis la première ?
- Oui. Gin' est dans la cuisine.
Hermione acquiesça et précéda le Survivant.
- Hermione ! Wow, tu es vraiment magnifique, s'exclama Ginny en s'essuyant les mains avant de venir la serrer dans ses bras.
- Merci Gin', toi aussi !
- Tu parles, c'est une vieille robe qui traînait dans mon placard, puisque mon mari ne m'en offre plus comme au début de notre relation, se plaignit la rousse en jetant un regard en coin à Harry qui leva les yeux au ciel.
- Je vous laisse… hum… papoter. Je vais aller installer les apéritifs dans le salon, annonça-t-il.
- Attends ! l'interrompit Hermione en fouillant dans son sac.
Elle en sortit les bouteilles de cocktail préparées par Drago ainsi que le vin.
- Tu n'étais pas obligée de le préparer, tu sais, lui sourit Harry en attrapant l'alcool. Nous aurions pu nous débrouiller.
- Drago a insisté.
- Qu'est-ce qu'il croit, Malefoy ? Qu'on ne peut rien faire quand il n'est pas là ? s'agaça Harry en roulant des yeux.
Hermione lui lança un regard éloquent avant d'exploser de rire. Ce genre de réflexions était effectivement digne de Drago Malefoy. Son meilleur ami lui fit un clin d'œil puis s'éloigna après avoir déposé Lily dans son transat qui se mit à se balancer tout seul sur un rythme lent.
- Tu as besoin d'aide ? proposa Hermione à l'adresse de Ginny.
- Hum… non, dit-elle. Je pense que tout est prêt. Maman ne devrait pas tarder à arriver avec le dîner et elle nous trouvera bien des corvées à ce moment-là de toute façon.
Elles échangèrent un regard entendu puis sortirent de la cuisine pour retrouver Harry.
- Oh ! Au fait, Hermione ! l'interpella ce dernier. Nous avons décidé de nous occuper de la distribution des cadeaux ce soir à minuit.
- Ah oui ? dit Hermione, surprise.
- Oui, reprit Ginny. Comme ça, tu pourras… rentrer chez toi dès ce soir.
Ses deux meilleurs amis lui adressèrent un mince sourire un peu gêné et Hermione resta muette de stupeur.
- Je ne sais pas quoi dire… Vous n'avez pas à faire ça, murmura-t-elle finalement. Je n'ai rien demandé.
- Nous le savons, Hermione mais tout le monde était d'accord lorsque nous avons proposé cela, assura Harry.
- Je ne sais pas quoi dire…, répéta Hermione, émue.
- Il n'y a rien à dire.
La jeune femme eut rapidement les larmes aux yeux et serra ses deux amis contre elle en leur soufflant des remerciements.
- Nous voulons simplement que tu passes le meilleur Noël possible, lui souffla Harry à l'oreille.
- Merci Harry. Pour tout.
- Ne me remercie pas. Après ce qu'il s'est passé entre nous un peu plus tôt dans l'année, je t'ai dit que je ferai tout pour que tu sois heureuse et je me tiendrai à cette promesse.
- Est-ce que… Est-ce que c'est Drago qui…, commença la jeune femme en peinant à retenir ses larmes.
- Non, Malefoy n'est au courant de rien. C'est Ginny et moi qui avons proposé cela aux autres et tous, sans exception, ont accepté.
S'en fut trop pour Hermione qui éclata, une nouvelle fois, en sanglots. Son meilleur ami la serra contre lui et l'entraîna un peu plus loin dans la maison au moment où leur cheminée se teintait de vert et qu'une Molly Weasley survoltée en jaillissait, des dizaines de casseroles et autres poêles en tout genre la suivant à la trace. Harry garda la jeune femme dans ses bras jusqu'à ce qu'elle se calme. Ils rejoignirent ensuite les Weasley dans la cuisine alors que les fils d'Harry descendaient de leur chambre, attirés par les bruits et l'odeur alléchante qui s'élevaient des plats préparés par leur grand-mère.
Le reste des invités arriva peu après puis tous se retrouvèrent dans le salon des Potter pour prendre l'apéritif. Le cocktail de Drago eut, une nouvelle fois, un franc succès et même George abandonna le Whisky-Pur-feu pour un bon Cosmo. La Gryffondor eut une pensée pour son amant et Scorpius et se demanda ce qu'ils étaient en train de faire en ce moment même. Ils devaient, très certainement, n'en être qu'aux apéritifs et la jeune femme se surprit à sourire légèrement en visualisant un Scorpius qui se mettait à piocher dans tous les plats à sa portée tandis que Drago lui lancerait un regard noir tout en lui faisant discrètement comprendre qu'il devait bien se comporter puisqu'il était Scorpius Malefoy et qu'il devait faire honneur à son rang, surtout en public. Son sourire s'élargit et elle reporta son regard sur les Weasley-Potter-Tonks-Lupin qui conversaient autour d'elle. Elle ressentait le besoin de les remercier pour leur geste à son égard mais hésitait pourtant à prendre la parole de peur de s'effondrer une nouvelle fois en sanglots ce qui, finalement, ne conduirait qu'à gâcher la fête. Elle capta le regard interrogateur et légèrement inquiet d'Harry et lui fit signe que tout allait bien. Il sembla s'en contenter, sans pour autant paraître totalement rassuré et la soirée se poursuivit.
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Ils dînèrent dans la bonne humeur mais Hermione n'arrivait pas à prendre réellement part aux conversations. Outre le fait que son esprit soit partagé entre la tristesse de ne pas voir la bouille de sa fille près d'elle pour les réjouissances de fin d'année et les visages de Drago et Scorpius, la jeune femme avait toujours cette impression qu'elle ne se sentirait bien qu'une fois qu'elle aurait remercié l'assemblée de ses attentions à son égard. Alors, sans tergiverser plus longuement et n'ayant absolument aucune idée de ce qu'elle allait dire, Hermione profita du fait que la plupart des enfants aient déserté la table avant le dessert pour se lever. Automatiquement, tous les regards convergèrent dans sa direction. Certains étaient surpris, d'autres anxieux et celui d'Harry était un mélange des deux.
- Hermione, ma chérie, il y a un problème ? s'enquit Molly.
- Non, Molly. Hum… je voulais juste euh… vous remercier. Tous. J'ai… Ginny et Harry m'ont expliqué pour les C.A.D.E.A.U.X., épela la jeune femme après avoir jeté un rapide regard à Roxanne Weasley, la fille de George et Angelina qui dessinait un peu plus loin. Et euh… enfin, merci. Ça me touche plus que vous ne pouvez l'imaginer alors tout simplement, merci à vous.
Elle se rassit, les joues brûlantes de gêne et la vue légèrement brouillée. Elle remarqua qu'elle n'était pas la seule. Molly avait même sorti un mouchoir et se tamponnait à présent les joues. Harry et Ginny lui adressèrent un sourire et Hermione pensait qu'ils allaient tout simplement reprendre leur dîner là où elle l'avait interrompu mais se fut sans compter sur l'intervention de George. Il se leva de la même manière qu'elle et attira encore plus de regards surpris que la jeune femme. Le sourire dont il ne se séparait pourtant jamais était totalement absent de ses lèvres et tout, dans son visage, était empreint de sérieux et de gravité… Une expression qu'Hermione et les autres convives autour de la table ne lui avaient vu qu'en de très, très rares occasions.
- Je pense parler au nom de toutes les personnes ici présentes ainsi qu'en celui de mes frères Bill et Charlie, qui passent, cette année, les fêtes dans la famille de leur épouse respective, lorsque je te dis, Hermione, que tu n'as pas à nous remercier, fit-il en se tournant vers elle.
La jeune femme ouvrit la bouche mais il poursuivit.
- Nous avons perdu beaucoup de personnes au cours de la Grande Guerre. Fred, Dora, Remus, Dumbledore, Sirius, Maugrey, et des centaines d'autres. Après cela, je pense que personne ne s'attendait à ce que l'on perde encore un membre de notre famille à cause de Voldemort. Pourtant, cette année, ce sont deux personnes qui nous ont été enlevées. Mon frère, Ron, et ma nièce, Rose. Et nous avons pleuré leur perte comme nous avions pu le faire pour tous ceux qui étaient morts avant eux et comme nous le ferons pour tous ceux qui décéderont après eux.
Il laissa passer quelques secondes avant de reprendre la parole.
- Pour autant, tout comme je connaissais parfaitement Fred, je connaissais parfaitement Ron. Et si je sais une chose c'est que, s'il avait été là en cet instant, il aurait… Bon, hormis se jeter sur le délicieux repas préparé par Maman, dit-il sur un ton moins sérieux, - quelques minces rires se firent entendre – Il t'aurait dit, Hermione, qu'il était fier de toi. Il t'aurait encouragée à continuer de te battre comme tu le fais depuis qu'il est décédé et à tout faire pour être heureuse de nouveau. Et, même si je pense que cela lui aurait - il faut bien l'admettre - tout de même légèrement écorché la bouche, il t'aurait dit que si une fouine vomissante et décolorée qui s'appelle Malefoy est ta vision du bonheur, alors soit.
Il lui fit un petit clin d'œil auquel Hermione répondit par un sourire ému.
- Et je sais, intervint alors Harry en se levant à son tour. Que Rose voudrait que sa maman soit la femme la plus heureuse du monde car elle le mérite plus que n'importe qui. Alors si, comme le dit George, nous devons faire ami-ami avec une fouine vomissante et décolorée qui s'appelle Malefoy pour assurer ton bonheur, je suis certain que chaque personne autour de cette table sera prête à le faire – hochement de tête affirmatifs de tous les convives. Ce qui passe, premièrement, par une distribution de C.A.D.E.A.U.X. bien méritée, ajouta-t-il finalement en pointant sa baguette sur l'imposant sapin de Noël qui trônait dans un coin de la pièce.
Il y eut aussitôt un gros « BOUM » qui attira l'attention de tous les enfants de la maison qui pénétrèrent dans la pièce, à grands renforts de cris perçants, lorsqu'ils remarquèrent que le Père Noël était passé légèrement plus tôt que les autres années.
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Profitant de l'effervescence générale, Hermione se rapprocha de George et le remercia chaleureusement pour ses mots, ce à quoi il répondit par un petit sourire et un clin d'œil avant de plonger à son tour vers le sapin pour trouver ses propres présents. La jeune femme pivota ensuite sur elle-même pour retrouver son meilleur ami. Mais ce fut lui qui la rejoignit en premier. Elle le serra contre elle à lui en rompre les os mais parvint à se retenir de pleurer. Harry lui frotta légèrement le dos jusqu'à ce que les enfants, qui avaient fini de trouver leurs propres cadeaux, commencent à faire une distribution générale.
La jeune femme reçut, comme de coutume, de nombreux livres mais eut également la bonne surprise de se voir offrir de quoi agrémenter la décoration de son appartement ainsi que d'autres objets qui lui seraient utiles tels qu'un meuble design et désodorisant pour chaussures, des « housses-repasses-vêtements » ou bien encore un moulin contenant pas moins de cinquante condiments différents et qui n'était pas plus gros d'une salière de taille standard. Elle fit le tour des invités pour les remercier tandis que ces derniers en faisaient de même avec elle, jusqu'à ce qu'elle arrive à la hauteur de Ginny.
- Oh Hermione, cette robe est tout simplement somptueuse ! Merci beaucoup ! s'écria la rousse en la serrant contre elle, sa nouvelle robe griffée Yves-Saint-Laurent entre ses mains.
- De rien Gin', elle vient de Paris, expliqua la jeune femme.
- Tu es allée à Paris ?
- Oui, pour un week-end avec Drago, il y a quelques semaines.
La Gryffondor parut surprise mais ne dit rien. Harry se présenta bientôt près d'elles, le livre qu'Hermione lui avait offert entre les mains.
- Il a été écrit par un auteur français, le renseigna Hermione. Je l'ai ensorcelé pour qu'il se traduise de lui-même. Lorsque je l'ai vu, j'ai encore pensé qu'il s'agissait d'une biographie post-mortem à l'image de celle écrite par Skeeter sur Dumbledore, mais pas du tout. Enfin je ne l'ai que feuilleté mais elle me semble tout à fait réaliste et… j'ai pensé que ça te ferait peut-être plaisir de lire quelque chose sur lui. Quelque chose qui retrace réellement la vérité.
Harry ne dit rien mais enlaça longuement Hermione. Il observa une dernière fois la couverture de « Severus Rogue : un sacrifice pour la paix » avant d'échanger un regard avec sa femme. Celle-ci opina et Hermione les observa, sceptique.
- Viens avec nous, dit alors Harry.
La jeune femme, de plus en plus étonnée, les suivit tandis qu'ils sortaient de l'immense séjour. Les maîtres de maison l'entraînèrent dans le bureau puis Harry fureta quelques instants avant de lui présenter un paquet qui semblait contenir un livre. Hermione fut décontenancée. Avec autant de cachotteries, elle s'était attendue à quelque chose de plus… de moins… enfin à autre chose qu'un paquet rectangulaire et qui semblait tout à fait banal. Pourtant, elle fit ce qu'Harry lui demandait lorsqu'il l'incita à s'asseoir sur la chaise de bureau. Puis il lui tendit son cadeau. La jeune femme le réceptionna, regarda ses deux meilleurs amis, qui semblaient plutôt anxieux et entreprit d'arracher le papier. Elle perdit immédiatement toutes ses couleurs lorsqu'elle comprit de quoi il s'agissait. Elle retira le reste du papier puis tint simplement devant elle, l'album photos sur lequel quelques miniatures mouvantes de sa famille lui faisaient de grands coucous.
- Je l'ai fait faire sur le modèle de celui que m'avait offert Hagrid à la fin de notre première année, expliqua Harry tandis qu'Hermione ne lâchait pas son « cadeau » des yeux.
- Nous avons demandé à toute la famille de participer pour rassembler les clichés, ajouta Ginny. Joyeux Noël Hermione.
Hermione ouvrit la première page et son cœur manqua un battement. Un Ronald plus souriant que jamais faisait virevolter autour de lui Rose qui riait aux éclats dans le jardin de leur ancienne maison. Hermione reconnaissait cette photo. Ginny l'avait prise à l'occasion du quatrième anniversaire de sa fille. Elle continua à tourner les pages retraçant la vie de sa famille alors que de grosses larmes s'échappaient de ses yeux et allaient s'écraser sur le papier glacé des photographies magiques. Il lui fallut de longues minutes avant d'arriver au terme de l'album. Enfin… elle pensait qu'il s'agissait de la fin mais…
- Il n'est qu'à moitié remplit, remarqua Hermione en levant les yeux vers ses meilleurs amis qui n'avaient toujours pas bougés.
- Oui. Le reste est là pour que tu y insères soit plus de photos de Ron et Rose ou bien tout simplement plus de photos… qui te tiendront à cœur.
L'image du cliché d'un Drago ronflant sur son canapé après le dîner qu'elle avait organisé un mois plus tôt s'imposa à Hermione qui referma son album avant se précipiter vers ses amis. Elle les remercia plus que de raison tandis qu'eux se contentaient de la serrer contre elle.
Quelques minutes plus tard, ils faisaient leur retour dans le salon. Un imposant tas de papier cadeaux jonchait le sol de la maison des Potter et les invités discutaient, buvaient, mangeaient une part du Christmas Cake ou de bûche de Noël confectionnée par Ginny, jouaient tout simplement ou bien admiraient leurs cadeaux. La rousse s'éclipsa rapidement avant de revenir, trois assiettes à desserts bien remplies dans les mains.
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- Tante Hermione ? l'interpella une voix derrière elle tandis que la jeune femme dégustait son gâteau.
- Oui ? dit-elle en se retournant sur sa chaise.
Devant elle se tenait James et Teddy était debout, derrière son meilleur ami. Le jeune Potter avait un paquet entre les mains qu'il lui tendit au bout d'un moment. Hermione fut surprise mais s'en empara tout de même avant de lever les yeux vers James.
- Papa nous a dit que tu allais voir Scorpius Malefoy alors euh… tu pourras lui donner ça, s'il-te-plaît ?
- C'est pour Scorpius ? demanda Hermione, vraiment très étonnée.
- Oui… De notre part à Teddy et moi. Scorpius… n'est pas notre ami mais euh… c'est pour nous excusez de… enfin tu sais…
Hermione acquiesça lentement.
- Il sera touché que vous ayez pensé à lui, assura-t-elle.
En face d'elle, James haussa les épaules puis repartit en sens inverse. La jeune femme le vit échanger un regard avec son père alors qu'Harry lui adressait un mince sourire.
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La Gryffondor finit de dîner puis fit ses au revoir au moment où les adultes commençaient à ouvrir les bouteilles de digestifs et que les enfants s'amusaient avec leurs cadeaux de Noël.
- Hermione ?
- Oui ?
- Je sais que tu te rends chez ma sœur. Pourras-tu lui souhaiter un Joyeux Noël de ma part, s'il-te-plaît ? A elle, à son fils et à Scorpius.
- Bien sûr Andromeda.
- Merci Hermione.
Les deux femmes échangèrent un sourire puis la Gryffondor continua de saluer les convives.
OoOoOoO
Lorsque la jeune femme transplana, elle décida de réapparaître directement dans l'entrée de la demeure de Narcissa Malefoy. Elle ne savait pas si le réveillon était, ou non, terminé chez eux et ne voulait pas déranger inutilement les elfes de maison. Mais à peine fut-elle arrivée qu'elle perçut le murmure des conversations qui lui apprirent que la fête battait toujours son plein chez les Malefoy. La Gryffondor se débarrassa de son manteau et alla elle-même le porter dans le vestiaire. Lorsqu'elle ressortit de la pièce, elle croisa Gilly qui l'accueillit avec un immense sourire et un verre de champagne. Hermione s'en empara puis suivit le bruit des babillages. Il devait y avoir, au bas mot, une cinquantaine de personnes qui discutaient debout dans la pièce principale.
Alors c'était ça que Drago appelait : « Certaines des amies les plus proches de sa mère avec leur mari » ? Hermione soupira légèrement avant de secouer la tête, plus amusée qu'autre chose. Comme personne n'avait remarqué son arrivée, la Gryffondor demeura dans l'embrasure de la porte et chercha son amant des yeux. Elle le trouva assez rapidement. Drago discutait avec un homme d'une quarantaine d'années, son propre verre de champagne à la main. Son expression était très sérieuse et il acquiesçait souvent à ce que pouvait lui dire son interlocuteur. Hermione s'abima dans sa contemplation, détaillant le moindre de ses mouvements et traits de son visage. Puis, soudain, un cri retentit, interrompant la plupart des conversations.
- HERMIONE !
La jeune femme eut à peine le temps de voir Drago tourner la tête dans sa direction, une moue surprise peinte sur le visage, que Scorpius lui fonçait dessus.
- Qu'est-ce que tu fais là ? Je croyais que tu devais passer le réveillon avec les Weasley-Potter. Ça va ? Tu es venue parce qu'on te manquait ? demanda-t-il brusquement en l'observant, les sourcils très hauts sur son front.
Hermione ne put retenir un éclat de rire face à tant d'enthousiasme.
- Alors, dans l'ordre : je viens passer la fin de la soirée avec vous c'était le cas oui et toi ? Et oui, énuméra-t-elle, amusée.
Un grand sourire éclaira soudainement le visage du blond.
- COOOOL ! Oui ça va. C'était un peu nul la soirée. Abigail a encore essayé de m'approcher, confia-t-il dans un murmure tandis que son visage se tordait en une grimace disgracieuse. Mais maintenant que tu es là, ça va beaucoup, beaucoup mieux !
La jeune femme s'apprêtait à lui répondre mais fut interrompue par un bras qui se glissait autour de sa taille. Drago déposa un baiser sur ses lèvres avant de se reculer légèrement.
- Qu'est-ce que tu fais là ? demanda-t-il, réellement surpris. Ça s'est mal passé ?
- Hermione est là pour passer la fin de la soirée avec nous, Papa. C'est trop, trop cool ! s'exclama Scorpius à sa place.
Drago se retourna vers elle, un sourcil arqué.
- C'est vrai. Et non, tout s'est très bien passé chez les Potter.
- Alors pourquoi tu n'es pas restée jusqu'à demain ?
- Parce que nous avons fait l'échange des cadeaux ce soir, expliqua-t-elle.
Il parut encore plus stupéfait.
- Ils l'ont fait pour que je puisse vous rejoindre plus rapidement, avoua Hermione.
- C'est… généreux de leur part…
- Oui, répondit la jeune femme.
- Tu vas bien ? On dirait que tu as pleuré, demanda Drago en la dévisageant.
- C'est le cas mais oui, je vais bien, assura-t-elle avec sincérité.
Il l'observa quelques secondes supplémentaires avant de déposer un baiser sur sa tempe.
- Je suis heureux que tu sois là.
Les lèvres d'Hermione s'étirèrent en un sourire tandis que Scorpius lui faisait un clin d'œil. Le garçon semblait aux anges mais son sourire s'évanouit brusquement lorsqu'il regarda autour de lui.
- Ohoh…, fit-il avant de se rapprocher un peu d'Hermione.
La Gryffondor fronça légèrement les sourcils en lançant un coup d'œil interrogateur à l'enfant. Il fit un bref signe de tête sur la droite.
- C'est Abigail qui arrive, mima-t-il.
La Gryffondor releva alors les yeux tandis que Drago resserrait sa prise autour de sa taille et se tournait de telle sorte qu'il puisse faire face à celle qui venait dans leur direction et présenter un front commun. Abigail marchait d'un pas conquérant dans leur direction et Hermione ne put s'empêcher de sourire. Dans son esprit, la Gryffondor avait imaginé - elle ne savait pourquoi - une sorte de Drago au féminin : froide, dans le style insaisissable et surtout belle à en faire pâlir de jalousie toutes les autres femmes. C'est pour cela qu'elle fut très soulagée en voyant arriver vers elle une femme qui était certes grande et aux longs et magnifiques cheveux blonds comme les blés, mais qui, en dehors de cela, n'avait rien de vraiment « magnifique ». Un nez un peu trop courbé, des yeux un peu trop petits et une bouche un peu trop large, Abigail n'était clairement pas un « canon de beauté » devant lequel Hermione aurait dû complexer. Elle accueillit donc la nouvelle venue avec beaucoup d'aplomb et d'assurance, passant également son bras autour de la taille de son amant.
- Bonjour ! clama la sorcière blonde d'une voix faussement enjouée en approchant d'eux et en tendant une main à Hermione. Je ne pense pas que nous nous connaissions. Je suis Abigail Stanford.
Hermione afficha son sourire le plus hypocrite avant de relâcher Drago pour serrer la main de la blonde qui ne quittait pas son amant du regard.
- Bonsoir Abigail, je m'appelle Hermione Granger. Je suis la… fiancée de Drago.
Trois paires d'yeux la dévisagèrent soudainement mais la jeune femme ne perdit absolument rien de son flegme.
- La… la…fian-quoi ? répéta Abigail qui semblait soudainement avoir avalé quelque chose de très, très gros.
- La fiancée, confirma Hermione en espérant que Scorpius ne se mette pas à croire qu'il s'agissait de la vérité.
Mais un coup d'œil en direction du jeune sorcier la rassura. Il arborait un sourire en coin, le même que celui de son père et qui lui donnait un adorable petit côté « Serpentard ».
- Vous excuserez mon étonnement, Miss Granger, mais Drago ne m'a jamais parlé de vous, dit la sorcière en jetant un regard faussement réprobateur à celui qu'elle convoitait.
- Oh, vous savez, il ne m'avait pas parlé de vous non plus, Miss Stanford, répondit Hermione en partant d'un rire léger comme si elle lui faisait une confidence.
Abigail afficha un sourire de circonstance mais la Gryffondor voyait bien qu'elle bouillonnait intérieurement.
- Le mariage est prévu pour quand ?
Hermione et Drago échangèrent un regard et Scorpius vola à leur secours.
- Le mois de juillet prochain pour que je puisse être rentré de Poudlard. Je ne voulais pas manquer le mariage de mes parents !
- Tu veux dire de ton père et de ta futur belle-mère…
- Non, non, affirma Scorpius sans se départir de son sourire. Je voulais dire « le mariage de mes parents ».
Abigail jeta un regard indéchiffrable à Hermione tandis que cette dernière essayait autant que faire se peut de conserver une attitude détachée et de demeurer maîtresse d'elle-même. Elle sentit la main de Drago se raffermir sur sa taille. La blonde reporta finalement un regard d'ensemble sur leur petite tribu puis un mince sourire étira ses lèvres. Le type de sourire que pouvait avoir Pansy Parkinson lorsqu'une situation tournait à son avantage.
- Je souhaitais vous demander de pouvoir admirer votre bague, Miss Granger, mais il semblerait que vous n'en ayez pas… Drago vous aurait-il demandé en mariage sans vous offrir de bague ?
« Merde ! » Hermione jeta un coup d'œil à Drago dont les mâchoires étaient contractées à l'extrême.
- Ma bague ? Euh… c'est-à-dire que…
- Hermione ! l'interpella une voix devant eux.
La jeune femme fut surprise de voir Narcissa Malefoy s'approcher dans son fauteuil flottant. Elle lui décrocha un splendide sourire avant de se rapprocher d'elle et de lui tendre quelque chose.
- Voici votre bague ma chère. Tout le monde l'a trouvée absolument splendide. Tu as vraiment beaucoup de goût mon fils, dit-il en se tournant vers lui.
- Merci Mère, répondit Drago tandis qu'Hermione baissait les yeux.
Dans sa main reposait à présent un magnifique solitaire sur lequel brillait une émeraude d'une taille conséquente mais qui ne paraissait pas, pour autant, trop « tape à l'œil ». Le reste de l'anneau était fait d'argent, ou d'or blanc - elle ne savait pas - et le bijou était tout simplement splendide. Elle le passa à son annulaire gauche et fut assez étonnée de constater qu'elle et Narcissa avait sensiblement le même tour de doigt. Rassérénée, Hermione se recomposa un visage de circonstances et releva les yeux sur Abigail qui, elle, avait de plus en plus de mal à conserver une attitude avenante et un visage impassible.
- Voilà, dit alors Hermione en lui collant l'émeraude sous le nez.
La sorcière ne l'observa pas plus de deux secondes avant de relever son regard vers Hermione qui posa la tête contre le torse de son soi-disant futur mari.
- Elle est belle, n'est-ce pas ? s'extasia la soi-disant future épouse en papillonnant des yeux vers le Serpentard. Je me souviendrais pour toujours de sa demande… Drago est siiii romantique !
- Mais c'est normal. Tu mérites le meilleur, mon amour.
Et il lui donna un baiser digne des plus grandes comédies romantiques. Hermione resta interdite quelques secondes mais finit par répondre à son baiser.
- C'est bon, elle est partie. Vous pouvez arrêter, leur souffla Narcissa tandis que des bruits de pas s'éloignaient progressivement d'eux.
Drago déposa un dernier et chaste baiser sur ses lèvres puis se recula légèrement alors qu'Hermione devenait rouge brique. Elle n'en revenait pas d'avoir menti de la sorte et qu'en plus, les Malefoy aient abondé en son sens. Mortifiée, elle ôta sa fausse bague de fiançailles avant de la tendre à sa fausse future belle-mère.
- Gardez-la jusqu'à la fin de la soirée. Il est tout à fait probable que Miss Stanford se mettre à répandre la rumeur et que l'on vienne vous demander de voir votre bague.
- Oh non… Je suis vraiment désolée, je ne sais vraiment pas pourquoi j'ai dit ça, gémit Hermione en affichant un regard penaud.
- Moi, j'ai trouvé ça super cool de mentir en famille ! En plus, maintenant, on est sûr qu'elle ne viendra plus embêter Papa. Ou moi, dit Scorpius en leur adressant un grand sourire.
- Il a raison, c'était plutôt drôle, intervint Drago.
Hermione leva un regard interloqué vers lui et il haussa les épaules. Une pensée traversa alors l'esprit de la Gryffondor.
- Narcissa ?
- Oui ? demanda cette dernière en se retournant après s'être légèrement éloignée d'eux.
Hermione la rattrapa.
- J'ai vu votre sœur ce soir. Elle m'a demandé de vous souhaiter un joyeux Noël ainsi qu'à Drago et Scorpius.
- Oh… Merci de me l'avoir dit, Hermione.
Elle paraissait véritablement surprise et repartit vers ses invités, plongée dans ses pensées. Drago et Scorpius la rejoignirent et le Serpentard repassa un bras autour de sa taille.
- Scorp', pourrais-tu venir avec moi quelques instants ? l'interrogea Hermione.
Un éclat de curiosité brilla dans son regard et il opina frénétiquement.
- Je peux venir aussi ? demanda Drago.
- Bien sûr.
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Ils rejoignirent le hall d'entrée puis Hermione alla fouiller dans la poche de son manteau. Elle en ressortit le paquet de James et Ted et le tendit à Scorpius qui parut mal à l'aise.
- Hermione… les cadeaux c'est demain, tu sais, dit-il, l'air un peu gêné en voulant lui rendre le paquet.
- Je sais, répondit-elle en lui souriant. Mais celui-ci n'est pas de moi. Il est de James Potter et Teddy Lupin.
- Quoi ? s'exclamèrent deux voix.
Hermione confirma ses dires et observa Scorpius ouvrir son premier cadeau de Noël. Il s'agissait visiblement d'un livre sur lequel avait été déposé un petit mot.
On espère que tu ne l'avais pas déjà.
Encore désolés pour ce qu'il s'est passé au début de l'année.
J. Potter et T. Lupin
Il s'agissait d'un ouvrage intitulé « Serpentard, Serdaigle, Poufsouffle et Gryffondor : une histoire de maisons ». Scorpius leva un regard vraiment surpris vers son père puis vers Hermione.
- Tu l'avais ? se renseigna la jeune femme.
- Non… Je n'en reviens pas qu'ils m'aient offert un cadeau de Noël.
- Laisse-moi voir ça, dit alors Drago en sortant sa baguette.
- Papa mais…
Le blond lui fit signe de se taire puis il jeta quelques sortilèges sur le livre. Il parut encore plus décontenancé que son fils lorsque rien ne se produisit. Il rendit son cadeau à Scorpius puis tous les trois retournèrent se mêler aux convives.
OoOoOoO
Deux heures plus tard, tout le monde était enfin parti et Hermione se retrouva dans une chambre d'ami avec Drago. Elle s'apprêtait à lui demander de l'aider avec la fermeture de sa robe lorsque le blond lui attrapa la main. Par réflexe, elle baissa les yeux dessus et se rendit compte qu'elle portait toujours sa fausse bague de fiançailles.
- Mince. J'ai complètement oublié de la rendre à ta mère, dit-elle sur un ton ennuyé en essayant de se dégager de son étreinte pour sortir de la pièce.
Mais Drago raffermit sa prise sur elle. Il s'assit sur le lit avant de l'attirer devant lui. Sa main toujours dans la sienne, il observa son annulaire sur lequel brillait avec force l'émeraude de Narcissa.
- Elle te va bien, déclara-t-il dans un souffle, comme s'il était perdu dans ses pensées.
Elle se statufia sur place.
- Euh… Je ne suis tout de même pas très à l'aise… Il s'agit de la bague que ton père a offert à ta mère. Quelque chose ayant appartenu à Lucius Malefoy ne devrait pas atterrir à mon doigt, même pour appuyer un mensonge, dit-elle, extrêmement gênée.
Étonnement, Drago eut un mince sourire. Il ne détacha pas son regard de la bague pendant de longues secondes avant de finalement remonter les yeux vers elle.
- Ce n'est pas la bague de fiançailles que Lucius a offert à ma mère. Il s'agit de celle de sa propre mère. Celle que son père Cygnus Black avait offert à son épouse, Druella Rosier, expliqua-t-il.
Hermione ne sut que répondre et préféra donc conserver le silence. Drago, lui, semblait totalement plongé dans ses pensées. Puis, soudainement, il se leva du lit. Hermione fut si surprise qu'elle n'eut absolument aucune réaction lorsqu'il attrapa son visage en coupe et l'embrassa. Sentant son désir s'éveiller en elle avec bonheur, Hermione croisa rapidement les bras derrière sa nuque.
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Cette nuit-là, Drago lui fit l'amour avec un rare degré de passion et la jeune femme finit par s'endormir dans ses bras, sa main gauche posée sur la cicatrice du Serpentard, la bague des Black toujours à son doigt.
(1) Je remercie ma bêta d'amour de m'avoir soufflée cette idée de meuble désodorisant pour chaussures ! ^^
Et voilà pour ce nouveau chapitre ! J'espère que cette « première partie » de Noël vous aura plu. Quoi qu'il en soit, je me suis beaucoup amusée à écrire la « petite » scène de jalousie d'Hermione et le mensonge en « famille » ;).
Et que dire de la réaction des Weasley-Potter ? Mais aussi, et surtout, de la bague des Black se trouvant toujours au doigt d'Hermione... ? ^^
Bref, comme toujours, j'attends vos reviews avec beaucoup d'impatience alors hop, hop on prend quelques secondes/minutes de son temps pour m'écrire un petit mot ! MERCIII ! :)
Je vous fais plein de grooooooooooos bisous et je vous dis à très vite avec le prochain chapitre ! (Titre de chapitre dévoilé samedi soir, comme chaque semaine, sur FB !)
Chalusse
