Hello tout le monde!
Donc comme promis j'ai essayé de réduire le laps de temps entre le précédent chapitre et celui-ci! Moins d'un mois c'est déjà pas mal... même si j'ai peur d'avoir perdu des lecteurs (déjà peu nombreux en route). Alors je voulais vraiment m'excuser du retard que je peux avoir sur mes publications mais j'espère que vous comprendrez si je vous dis que mes études me laissent peu, mais alors très peu de temps pour écrire. Alors je sais où va cette histoire, je sais par où passer et surtout vers où terminer. Mais je ne sais pas quand. J'aimerais pourtant. J'aimerais vraiment pouvoir vous donner une date, même approximative mais je ne suis pas de ceux qui promettent la Lune. Je vous promet que cette histoire aura une fin, je vous promet de faire le plus vite que je peux. La fin l'année approche, les vacances avec elles, j'espère pouvoir finir cette histoire à ce moment-là.
Alors sinon peut-être que vous trouverez que j'exagère si je vous dis que le manque de review ne m'encourage pas, mais c'est le cas: c'est toujours plus motivant d'écrire en sachant que quelqu'un le lira et prendra le temps, même une minute seulement, de se demander et de dire que ce qui lui a plu ou non. Je ne demande pas de review qui font des kilomètres de long, même si bien sûr ça me ferait plaisir, mais juste qui me dise ce qui plaît ou non. Quel est le personnage préféré? Le plus détesté? Rien que ces quelques indications m'aideraient à un point inimaginable: elles me permettraient de savoir tout simplement si ce que je veux transmettre passe comme je l'imagine ou si je suis juste à côté de la plaque!
Enfin bref, ceci n'était pas un reproche mais un appel. Et je suis certaine que celles et ceux qui écrivent sur ce site me comprendront!
Sur ce, je vous laisse avec ce chapitre qui marine depuis longtemps dans mon ordinateur et que j'ai enfin réussi à raccorder avec le reste de Sourire aux étoiles!
À très bientôt j'espère!
Hugo frissonna sous son manteau de laine, alors qu'il déambulait sur le Chemin de Traverse. Son regard passa sur les vitrines de Noël qui s'allumait depuis le début de la semaine. Novembre. Le mois de son anniversaire. C'était en fait la seule satisfaction que lui avait toujours apporté ce mois-ci. Un prétexte pour recevoir les sourires de sa famille. Il s'était toujours moqué, et éperdument des cadeaux, des embrassades aussi car elles provenaient de trop de mondes pour qu'elles soient toutes vraies. Ce qui comptait, c'était les sourires des autres. Car ceux-ci ne coûtaient rien. Pas même de l'imagination.
Mais ses dix-huit ans lui avaient semblé bien moroses, sans qu'il parvienne à se l'expliquer. L'ombre qu'il lisait dans les yeux de sa sœur semblait s'être étendue à ceux d'Albus, et Lily lui semblait plus inquiète que d'ordinaire. Alors pour une fois il avait choisi de détourner les yeux d'eux. Il s'était noyé dans les bras de sa mère, dans les éclats de rire de son père. Il les avait regardés avec admiration. Et plus encore il s'était senti vibrer face à son oncle Harry, frissonner devant George. Il y avait quelque chose qui se dégageait des survivants de la guerre. Non pas quelque chose qui fasse d'eux des héros. Cette image, il la laissait aux gens du monde extérieur. Non. Il songeait plutôt à cette force qu'ils dégageaient. Ils étaient des survivants. Des gens qui voulaient encore vivre. C'était dans cette envie de vivre qu'il avait grandi. Dans cette volonté à la fois douce et violente. Sans doute était-ce cela d'ailleurs qui le blessait dans l'attitude de Rose et qu'il méprisait si profondément chez Lysander. Cet abandon. Cet abandon de la vie alors que d'autres n'avaient pas pu vivre. Se détacher ainsi était comme oublier les morts.
Perdu dans ses pensées, il ne vit pas arriver la personne qui lui tapota l'épaule, et il mit quelques secondes à remettre un nom dessus.
- Ça fait un bail ! Et qu'est-ce que tu as grandi !
Il sourit en reconnaissant Fanny, l'ancienne meilleure amie de son frère.
- Je n'allais pas rester petit toute ma vie !
- Mais tu semblais tenir davantage d'Hermione que de Ron… Enfin ! Comment vas-tu ? Que fais-tu maintenant que tu es sorti de Poudlard ?
- Diplomatie magico-moldue, répondit-il. Faut bien des chirurgiens pour faire la liaison entre les deux mondes, grommela-t-il devant l'air surpris de Fanny qui éclata de rire.
- Et Rose ? Je sais qu'elle fait médicomage mais ça fait longtemps que je n'ai plus de nouvelles. Et je ne la croise jamais ici…
- Elle travaille à plein temps à Sainte-Mangouste, ça lui prend quand même du temps.
- Sage-femme, c'est ça ?
- C'est ça, confirma Hugo, de plus en plus mal-à-l'aise.
- Et bien… tu lui diras que j'aimerais avoir de ses nouvelles un de ces quat'. Je travaille au Chaudron Baveur les après-midis, elle pourra me trouver là-bas.
Et elle s'éloigna sans rien ajouter, laissant le jeune homme comme cloué sur place. Il resserra encore son manteau autour de lui, frissonnant plus fort encore. Et tentant d'assimiler quelque chose auquel il n'avait jamais songé. Sa sœur avait tout laissé tomber. Elle avait coupé les ponts avec le monde entier. Même Fanny qui avait pourtant passé six étés chez eux. Six étés partis en fumé.
Et alors qu'il réalisait cela, son regard sembla vouloir l'arracher à sa nostalgie. Il tomba sur la porte de Fleury et Bott, là où il avait vu s'effondrer la jeune femme qu'il avait ramené à Sainte-Mangouste. Elle avait longé la vitrine, mince et pâle, une main posée sur son ventre qui commençait à poindre sous sa robe. Sur son visage il avait lu une souffrance identique à celle qu'il avait lu sur celui de sa sœur. Et elle avait fait ce que Hugo craignait toujours que Rose fasse : elle s'était effondrée. Sans un cri, sans un gémissement, sans une main portée à son front. Elle s'était effondrée à deux pas de lui, il avait tout juste eu le temps de la retenir, et il avait transplané immédiatement à l'adresse que lui avait un jour indiquée Rose.
À présent qu'il y songeait, il lui semblait que cette jeune femme était tombée du ciel pour Rose et lui. Car ensuite il avait eu avec sa sœur la plus longue conversation qu'il ait pu avoir avec elle depuis des années. Il aurait aimé la remercier, songea-t-il avec un sourire. Et savoir comment elle allait. Rose l'avait rassuré mais il aurait aimé l'entendre dire. Il aurait aimé connaître son nom.
C'est alors qu'il sentit s'activer dans sa poche le faux Gallion le reliant à ses cousins et qu'il gardait toujours dans sa poche. Sainte-Mangouste. Soudain blême il transplana.
Une couverture douillette frôlant sa peau, Rose laissa les bras de Morphée effleurer ses membres et son visage, attendant qu'il se décide enfin à la saisir. Ce fut pourtant un picotement à son poignet qui la tira de cette douce rêverie. Elle consulta son bracelet, c'était la patiente 347 l'appelait. Elle bondit en reconnaissant le numéro de la chambre de Katleen. Depuis tout ce temps, jamais encore elle n'avait pressé le bouton. Et selon le calendrier, il n'était pas difficile de deviner la raison de son appel.
La jeune femme était redressée sur son matelas, ses deux mains posées sur son ventre rond. Ses cheveux d'un noir de jai faisaient ressortir la pâleur de son visage luisant de sueurs froides, ses grands yeux semblèrent appeler au secours lorsque Rose entra. Celle-ci s'approcha doucement pour l'examiner. Son toucher encore hésitant dérangeait les plus âgées, rassurait les plus jeunes.
- Ce n'est pas encore le moment d'aller en salle de travail,annonça-t-elle en se redressant en souriant pour la rassurer. On va attendre encore une heure ou deux.
- Je ne pourrai jamais..., balbutia la jeune femme, son corps tressaillant pour l'instant plus de frayeur que de douleur.
- Je t'assure que tu pourras, il faut juste que tu te détendes.
- Comment ?
La question était simple et lui avait été posée des milliers de fois, pourtant elle doutait encore des conseils qu'elle donnait à chaque fois : n'ayant jamais été mère, elle ignorait s'ils étaient vrais. La jeune maman l'écoutait attentivement, buvant avidement ses paroles, souriant à l'humour maladroit de sa sage-femme. Encore une fois, Rose ne put s'empêcher d'admirer le courage de Katleen mais s'aperçut vite que l'épreuve peut-être n'était pas encore surmontée : alors qu'une nouvelle contraction lui serrait le ventre, lui coupant le souffle, elle l'entendit murmurer entre ses dents:
- Je ne voulais pas... Je voulais l'avoir... même si j'avais 19 ans... Mais pas seule...
Rose perçut vaguement que le faux Gallion qui la reliait sans cesse à ses cousins s'activait, cependant elle refusa d'y prêter attention. Sa famille pouvait attendre, cette jeune femme avait besoin d'elle. Elle serra l'une des mains que Katleen crispait sur son ventre, perçut les assauts de la douleur lorsque la jeune femme lui broyait les doigts presque en rythme. Elle ne broncha cependant pas lorsqu'elle sentit l'un de ses doigts craquer un peu.
- Ce que je vais te dire peut te sembler horrible, mais au moins tu es certaine d'être seule. Tu es certaine de n'avoir personne à attendre, certaine de pouvoir en aimer un autre le jour où tu sentiras ton cœur fourmiller pour quelqu'un d'autre.
Elle se mordit les lèvres, sentant qu'elle en avait sans doute trop dit.
- Quand as-tu ressenti cela?murmura Katleen, sans doute plus intéressée par le fait d'oublier que par l'histoire de la jeune femme. Rose se permit donc d'être vague.
- Quand mon compagnon est tombé dans une sorte de coma, il y a de cela plusieurs années, j'ai d'abord songé à l'attendre... puis... il y a quelques temps, un ami m'a fait comprendre que personne n'aurait le droit de m'en vouloir si jamais je venais à en aimer un autre, si je venais à m'en éloigner.
- Est-ce arrivé ?haleta la jeune femme alors que Rose notait que bientôt il faudrait quitter la chambre.
- Ça a failli plusieurs fois, avoua la médicomage.
- Pourquoi ne pas avoir avancé ?
- Parce que... l'adolescente que je suis restée se cramponne au jeune homme que j'ai aimé, à cet ange qui illuminait le monde par un sourire - en disant ces mots elle perçut la tendresse nostalgique qui transparaissait sur les traits éprouvés par la douleur de Katleen. J'ai senti la magie passer dès que j'ai daigné le regarder, avec les autres il y a eu de l'attraction, jamais ce magnétisme.
Le sourire de la jeune maman avait un reflet de celui de Lysander. Un sourire qu'elle perdit vite lorsqu'une nouvelle contraction lui saisit le ventre. Plus longue, plus sourde, cette fois elle arracha un long gémissement à Katleen qui se plia en deux. Si Rose était parvenue à la détourner de la douleur jusqu'ici, elle sut que c'était désormais inutile. Elle appuya sur l'une des perles de son bracelet pour appeler une collègue tandis qu'elle passait sa main dans les cheveux de sa patiente. Ses supérieurs lui avaient souvent reproché ces familiarités, mais certaines femmes lui inspiraient parfois une réelle affection, et Katleen faisait partie de ces patientes. Elle appuya sa tête sur la main de Rose alors que de ses mains elle frottait nerveusement son ventre en se mordant les lèvres pour ne pas pleurer.
Elsa entra dans la chambre, aidant sa collègue à transporter la jeune femme en salle de travail, Rose la remercia et lui demanda de la laisser. Pourtant sa collègue dansa d'un pied sur l'autre, s'approcha finalement de son oreille.
- Il y a ton cousin Albus dans le couloir, murmura-t-elle.
- Qu'il attende, trancha-t-elle en aidant Katleen à se redresser.
- Je lui ai dit que tu répondrais ça...,sourit la médicomage.Mais... il m'a dit de te dire que... c'était à propos de Lys'.
La jeune femme blêmit, se figea, leva ses grands yeux bruns vers Elsa qui ignorait le sens qu'avait le nom qu'elle venait de prononcer.
- Je ne peux pas venir... Katleen…
- Vas-y Rose. Tire cette affaire au clair sinon tu ne pourras pas être concentrée, je m'occuperai d'elle d'ici là.
Et elle la poussa vers la sortie, sans qu'elle puisse même tenter de résister. Telle un pantin, elle revint jusqu'à leur salle commune, celle où les proches venaient les chercher. C'était là que Albus l'attendait. Il était pâle mais il souriait, c'est en voyant ce sourire qu'elle devina les mots qu'il allait prononcer.
- Rose... Lys' s'est réveillé. Il te demande.
Elle ne pleura pas, elle ne cria pas, elle ne bougea pas. La nouvelle la foudroya, lui broya le cœur. Et soudain tout le doute, toute la rancœur qu'elle avait pu ressentir s'empara d'elle. Soudain elle prit la peine de compter le temps qui s'était écouler depuis si longtemps. Quatre ans. Merlin, que c'était long ! quelle douleur elle avait enduré. Et ce matin seulement elle était parvenue à lui cracher ce qui l'étouffait. Et en voyant Albus la détailler du regard, elle sut qu'il percevait ce qu'elle ressentait… comme s'il avait été là. Et en fermant les yeux elle réalisa que c'était sans doute le cas.
- Qu'il attende, murmura-t-elle finalement, des larmes dans la voix.
Elle vit le pauvre sourire de son cousin qui se leva et s'approcha d'elle.
- Il a dit... il a dit qu'il comprendrait que tu ne veuilles pas venir, que tu lui en veuilles...
- Non. Il ne comprend pas,souffla-t-elle.
Il passa un bras autour de ses épaules mais elle le refusa, alla prestement à la fenêtre.
- Il me semble que tout cela n'était qu'un rêve, articula-t-elle en appuyant son front sur la vitre. Un rêve où Lys' m'aimait, où il me le disait, où il le pensait. Un rêve où je ne lui devais rien, et lui non-plus.
Elle se tourna vers lui, fixa ce visage si familier qui la regardait si doucement, sans compatir, sans juger.
- Et je me rends compte que cette nuit-là tout s'est effondré. Depuis l'espoir s'est enfui, mon rêve s'est effondré. Il m'avait promis qu'il m'aimait, mais finalement il a emmené mon innocence, mon insouciance.
Ses épaules se voûtèrent. Et aussi grande en fut son envie, Albus n'osa pas s'approcher à nouveau d'elle.
- J'ai beau rêvé qu'il revienne, je sais que c'est impossible. Car je sais que je ne suis plus la même, que le temps écoulé a tué le rêve que j'avais, que s'il est vrai que je l'aime encore, je ne saurais plus l'aimer comme avant. J'ai souffert moi aussi ; et pourtant j'ai continué à avancer. J'ai... j'ai eu un courage –pardonne-moi de dire cela mais c'est vrai – un courage qu'il n'a pas su avoir. Et je me rend compte que je lui en veux d'avoir été si lâche!
Elle se retourna vers son cousin, il vit cette fois des larmes briller sur ses joues. Et il se souvint de la chanson qu'ils avaient entendu. Dis, quand reviendras-tu? Dis, au moins le sais-tu, que tout le temps qui passe ne se rattrape guère? Que tout le temps perdu ne se rattrape plus? Il semblait qu'à force de lui parler pendant son sommeil, il soit parvenu à faire comprendre cela à Lysander.
- Alors non Albus,conclut la jeune femme en s'essuyant rageusement les yeux. Je ne viendrai pas. Pas maintenant. D'une part parce que j'ai une patiente qui a besoin de moi, d'autre part parce que je ne sais pas si je suis prête à le revoir, avec ses yeux criant des excuses... que je ne pourrai que croire sans laisser parler mon ressentiment, avec son sourire que j'en suis venue à oublier. Si j'y vais, je me jetterais dans ses bras et je le sentirai raide et froid contre moi. Il faudra du temps pour qu'il me revienne... et... et je refuse de souffrir de cela. Je m'y refuse! cria-t-elle en se plantant devant Albus. A présent, si tu me permets, Katleen m'attend, acheva-t-elle en quittant la pièce.
C'est le cœur en rage et en miette que la jeune femme revint aux côtés de sa patiente. Celle-ci sembla oublier son angoisse grandissante en voyant revenir la jolie rousse. Son soulagement fut de courte durée tandis qu'une nouvelle contraction lui tordait le ventre, et Rose put enfin sortir sa baguette et entonner l'enchantement qui liait la mère à la médicomage jusqu'à la naissance. Il permettait au médecin de transmettre ses forces à la future maman lorsqu'elle faiblissait. Et c'était cela aussi qui avait plu à Rose dans le métier : personne ne devenait médicomage sage-femme par hasard. Chacun choisissait de le devenir à cause de cette proximité avec l'autre, de cette sensation d'aider réellement, d'être utile.
- Tu es prête Katleen ? murmura-t-elle en tenant l'une des mains de la jeune femme.
Elle acquiesça, et alors tout s'effaça autour de rose. Il n'y avait plus qu'elle, cette mère et son enfant à venir. Douloureusement, lorsqu'elle sentait son esprit dériver vers Lys', un cri de douleur de la jeune femme la rappelait à la réalité, l'empêchait de sombrer. Et cela dura près de six heures. Katleen criait tandis qu'Elsa tentait par divers sort d'atténuer tant bien que mal la douleur, mais son origine n'étant pas figé, la douleur n'était pas fixe non-plus, la contrôler était donc plus délicat encore. Alors la voix douce de Rose était là pour lui rappeler pourquoi elle avait mal, pourquoi elle devait poursuivre.
La réalité rattrapa bien vite les deux femmes, lorsque la médicomage posa le nouveau-né sur la poitrine de sa mère qui referma ses bras tremblants sur lui. Elle sentit se défaire l'enchantement qui les unissait, et elle sut que pour une fois, la nouvelle maman en ressentait une pointe de tristesse. Elle avait fait ce qu'elle avait à faire, elle devait à présent s'effacer.
- Comment va s'appeler ce petit ange ?demanda-t-elle malgré tout en souriant.
- Morgan, articula Katleen, la gorge nouée.Morgan Bergon.
Rose griffonna le nom sur le bracelet de naissance qu'elle passa au poignet de l'enfant avant de laisser ses collègues emmener la nouvelle maman.
- Merci, murmura tout de même Katleen en regardant en arrière, et la médicomage ne put que sourire tant ce mot, plus encore que chez toutes ses patientes, prenait une couleur sincère dans la bouche de la jeune femme.
