Bonjour à tou(te)s !
Ça va chez vous ? J'espère que oui !
Moi ça va… EXTRÊMEMENT BIEN ! Je ne m'y attendais pour le coup pas du tout mais MST vient de célébrer un nouveau reviewersaire ! Son sixième ! *-* Comme j'ai pu en faire mention sur FB, je tiens à re-remercier trèèèèès chaleureusement P'tites Bidouilles pour avoir fait franchir un nouveau cap à cette fic'. Je remercie également (comme chaque semaine mais encore un peu plus aujourd'hui), l'ensemble des autres revieweurs/euses pour m'avoir laissé leur(s) avis sur mon histoire. C'est très précieux pour moi, bien au-delà des simples « reviewersaires » donc merci infiniment ! Je remercie également et bien entendu, les lecteurs qui continuent à ajouter cette fic' (ou moi) à leurs listes de favoris/follows ! ^^
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Bien alors… petite annonce qui peut potentiellement en décevoir certain : IL RESTE DIX CHAPITRES AVANT LA FIN DE CETTE FIC' ! Celui de cette semaine étant comptabilisé comme l'un d'entre eux. Voilà. Je ne pense pas vous faire de rappel chaque semaine à ce sujet avant que les cinq dernières publications ne débutent. BREEEEF !
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RàR Anonyme :
Guest : :D Je suis ravie que les cadeaux de Noël t'aient plu ! C'est génial ! Vive Scorpinou ? Voilà qui va lui faire plaisir. Merci beaucoup pour ta nouvelle review. Ta fidélité et ta promptitude me touchent énormément. Merci et bonne semaine à toi aussi ! Bisous.
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Alors… certains d'entre vous attendaient ce moment avec impatience… Je vous propose donc aujourd'hui de prendre un Portoloin et d'accompagner nos Handicapés des Sentiments ainsi que Scorpinou en… Islande ! J'espère sincèrement que ce nouveau chapitre vous plaira.
Je vous souhaite une excellente lecture et je vous dis, comme toujours, à tout à l'heure avec la note de fin. :)
Seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR.
Chapitre 57 : Les Malefoy-Granger partent en Islande
- Papa ?
- Oui ?
- Est-ce que tu savais qu'en Islande, la communauté magique était si restreinte qu'elle ne vivait que dans un tout petit quartier près de leur ministère de la Magie à Reykjavik ?
- Non, Scorp', je ne savais pas, dit Drago en continuant à observer le flot de sorcières et sorciers qui se pressaient dans l'Atrium du ministère.
- Et Papa ?
- Oui ?
- Est-ce que tu savais qu'il y a un proverbe Islandais qui dis que « si le temps qu'il fait maintenant ne te plait pas, attends cinq minutes et tu verras » ?
- Non, Scorp'… je ne savais pas.
- Et Papa ?
- Quoi ? soupira Drago tandis qu'à sa droite, Hermione peinait à réprimer un ricanement.
- Est-ce que tu savais qu'il faut trois circonstances météorologiques pour que des aurores boréales puissent se produire ?
- Non, Scorp'… je ne savais pas.
- Eh bien si ! En fait, il faut : un – il leva un doigt en direction de son père – que le ciel soit très dégagé deux – il leva un nouveau doigt – une température atmosphérique adaptée et, trois – il leva un dernier doigt -, l'émanation d'un gaz en provenance du soleil.
- Ah oui ? demanda Hermione.
- Hum, hum, confirma Scorpius en hochant la tête. J'espère qu'on arrivera à en voir…
- Moi aussi, avoua la jeune femme en lui souriant.
- Et Papa ?
- Quoi, encore ?! s'agaça réellement Drago, cette fois-ci.
Hermione fronça légèrement les sourcils, l'incitant à conserver son calme face à son fils qui n'exprimait que de l'enthousiasme à l'idée de partir pour la première fois en voyage. Drago leva les yeux au ciel mais reporta tout de même son attention sur Scorpius en l'encourageant à lui faire de nouveau part de son savoir.
- Est-ce que tu savais que la vie en Islande est très, très chère ?
- C'est donc une chance que nous soyons riches, commenta son père.
- Vous oui, moi non, intervint Hermione.
Le Serpentard se tourna vivement vers elle.
- Ah parce que tu comptais dépenser tes Gallions ou ton argent Moldu pendant que nous serons là-bas ?
- Bah euh…
- Ne réponds pas à la question. Je t'ai dit que je t'invitais et je le pense véritablement. Autrement dit, tu ne débourses pas une seule Noise pendant une semaine.
- Mais…, commença la Gryffondor.
- On verra quand tu seras devenue sous-secrétaire d'Etat ou même Ministre de la Magie… Là j'accepterai, peut-être, de te laisser payer quand nous partirons en vacances.
Hermione eut un moment d'absence… Venait-il réellement de dire « quand nous partirons en vacances ? ». Faire l'autruche ! Tout de suite !
- Euh… tu sais que ce que tu dis est affreusement sexiste ?
Bravo Hermione !
Le blond tourna la tête vers elle.
- M'en fous.
- Je te déteste et je « dépenserais mes Gallions » si j'en ai envie.
- Je te déteste aussi et mieux vaut pour toi que tu ne le fasses pas.
- Je suis ravie d'apprendre que tu me détestes et pourquoi cela ? Comme si tu allais me surveiller…
- Également et bien sûr que je vais te surveiller !
- Tu n'es qu'un Serpentard arrogant, imbu de lui-même et sexiste et tu ne vas certainement pas me surveiller. D'ailleurs, tu ne seras pas toujours avec nous…
- Et toi, tu n'es qu'une Gryffondor têtue, avec une fierté mal placée et agaçante au possible et je demanderai à Scorpius de te surveiller quand je serai en rendez-vous.
- Tu es aussi têtu, agaçant et avec une fierté mal placée que moi ! Et je ne suis pas certaine que Scorpius t'écouteras…
- Oui bon… Et si ! Je suis son père, il doit m'écouter !
- Tu veux parier ?
- Tu paries quoi ?
Hermione se pencha à l'oreille de Drago et lui murmura quelque chose qui fit naître un sourire sur leurs deux visages.
- Tenu.
La Gryffondor adressa un rictus avant d'ouvrir la bouche de nouveau.
- Scorp' ? appela-t-elle.
L'enfant leva les yeux de son livre « L'Islande, de la magie pour les yeux ».
- Oui ?
- Dis-moi, si ton père te demandait de me surveiller pour ne pas que je dépense d'argent pendant les vacances, tu accepterais ? l'interrogea-t-elle.
Le garçon se perdit dans la contemplation du sol et fronça les sourcils, réfléchissant à la question.
- Non… - Hermione eut un grand sourire – Non, je ne pense pas. Mais ce n'est pas pour ça que je ne te dirais pas moi-même que tu n'as rien à payer.
Hermione perdit quelque peu son sourire tandis que Drago reprenait des couleurs.
- Mais il a dit que « non, il ne me surveillerait pas », argumenta-t-elle en comprenant que Drago allait discuter les paroles de son fils.
- Non, non, fit-il en secouant la tête. Il a dit qu'il ne te surveillerait pas à ma demande. Mais il a clairement dit qu'il te surveillerait de lui-même.
- Tu dis n'importe quoi ! s'agaça Hermione.
- Non.
- Si.
- NON !
- SI !
- Granger…
- Malefoy…
Il leva les yeux au ciel.
- Ok, personne n'a gagné et personne n'a perdu ? suggéra-t-il.
- Ok.
- Je suis tout de même déçu…
- Et moi donc !
- Si personne n'a gagné et personne n'a perdu, on peut peut-être partager le pari, proposa-t-il.
Hermione sentit ses lèvres s'étirer d'elles-mêmes en un sourire dont les sous-entendus n'étaient absolument pas équivoques. Elle acquiesça et la même expression naquit sur le visage de son amant. Il se pencha pour lui voler un baiser alors que, dans leur dos, une voix nasillarde s'élevait.
- Famille Malefoy ?
- Malefoy-Granger, oui, c'est nous, répondit Scorpius le plus naturellement du monde.
Aussitôt, Hermione et Drago se figèrent. Une seconde s'écoula puis le blond se détourna d'elle tandis qu'Hermione tentait tant bien que mal de se remettre à respirer correctement.
- Vous n'aviez pas quelque chose d'autre ?! apostropha Drago en jetant un regard dégouté au vieux sous-vêtements crasseux que lui tendait l'employé du Ministère et qui s'avérait être leur Portoloin.
L'homme lui lança un regard étrange mais s'abstint de tout commentaire. Voyant que son amant ne bougeait pas, Hermione leva les yeux au ciel avant de tendre la main et d'attraper le Portoloin. Elle regarda sa montre.
- Attrapez-ça, il nous reste moins d'une minute avant qu'il ne s'active, annonça-t-elle.
Paniqué à l'idée de rester tout seul, Scorpius s'empressa d'attraper un bout du tissu, tenant fortement sa valise dans son autre main.
- Drago ?
- Hein ?
- Attrape le Portoloin, nous allons partir.
Le blond lui adressa un regard un peu perdu mais finit par acquiescer et faire ce qu'elle demandait.
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Quelques secondes plus tard, ils disparaissaient pour se matérialiser dans un tout autre bâtiment.
- Arrivée du neuf heures en provenance de Londres, ministère de la magie, s'exclama une voix en islandais.
Hermione leva les yeux et ne put s'empêcher de souffler d'admiration. Le ministère de la Magie islandais n'avait absolument rien à voir avec celui de leur pays ou encore le français. Ici, tout était très, très clairs et l'architecture semblait former un dôme tout en verre ce qui permettait une vue imprenable sur l'extérieur. Un extérieur qui donnait directement sur la mer…
- Wahou ! s'exclama Scorpius.
Hermione adressa un sourire à l'enfant. Drago, quant à lui, semblait toujours plongé dans ses pensées.
- Allons… allons-nous changer, dit-il d'une voix étrangement plate.
Les deux autres hochèrent la tête tandis que le blond demandait, en anglais, la direction des cabines destinées aux touristes qui ne venaient pas d'un Etat affichant les mêmes températures… Quinze minutes plus tard, ils étaient de retour dans l'Atrium. Étrangement, il ne leur fallut ni mettre les pieds dans une cuvette de toilette, ni emprunter une fausse cabine d'essayage, ni même pénétrer dans une cheminée pour ressortir. Ils quittèrent tout simplement le bâtiment en passant par deux imposantes portes en verre qui s'ouvrirent magiquement à leur approche. A peine furent-ils dehors que tous les trois frissonnèrent. Comme ils se trouvaient toujours dans le quartier sorcier, Hermione se permit de sortir sa baguette et de leur jeter à tous un sortilège pour les réchauffer continuellement.
Les deux Malefoy la remercièrent puis la Gryffondor et Scorpius se tournèrent vers Drago, attendant qu'il leur explique ce qu'ils devaient faire.
- Je n'ai pas fait de réservation dans un hôtel, releva-t-il. J'ai préféré louer une maison pour la semaine.
Hermione et Scorpius hochèrent la tête, tous les deux excités à l'idée de visiter leur nouveau « chez eux ».
- Nous allons vivre du côté Moldu ? demanda Scorpius tandis que Drago se mettait en marche.
- Non, j'ai loué dans le quartier sorcier pour plus de praticité.
Les deux autres opinèrent une nouvelle fois et le suivirent. Ils jetèrent des coups d'œil aux maisons qui les entouraient. Certaines ressemblaient à ce que l'on pouvait trouver dans le Londres sorcier mais la plupart avaient…
- C'est vraiment drôle, tous ces toits et ces façades colorés ! commenta Scorpius.
- Je pense que c'est pour leur apporter un peu de joie de vivre pendant l'hiver où les jours sont beaucoup plus courts, commenta Hermione.
- T'as raison, ça doit vraiment être déprimant de ne pas voir le soleil pendant une bonne partie de la journée. C'est comme leur ministère qui est fait tout en verre, ça doit être pour pouvoir profiter au maximum de la lumière du jour, supposa l'enfant.
- Oui… D'ailleurs, j'ai lu que la nuit allait tomber vers quinze heures.
- Oui, je l'ai lu moi aussi.
Ils bavardèrent encore quelques minutes jusqu'à ce que Drago s'arrête devant une maison qui ne payait pas de mine. Il tira des clés de sa poche et les inséra dans la serrure tout en pointant sa baguette dessus et psalmodier un sortilège.
- Regarde Hermione ! Il commence à neiger ! s'exclama un Scorpius surexcité en attrapant un flocon avec son gant.
- Eh bien, il semblerait que ton proverbe soit exact, rit-elle alors que quelques minutes plus tôt encore, un grand soleil prédominait.
Pendant ce temps-là, Drago avait ouvert la porte et pénétrait à présent dans la maison. N'ayant toujours pas prononcé un mot depuis qu'ils s'étaient mis en quête de cette dernière, il leur fit signe de le suivre tandis que Scorpius grommelait puisqu'il voulait rester sous la neige.
- Tu auras tout le temps d'en profiter, ne t'en fais pas, lui assura Hermione.
Ils arrivèrent directement dans un salon qui était d'une taille plus que raisonnable. Le Serdaigle ôta rapidement son bonnet avant de partir à la découverte du reste de la maison tandis qu'Hermione observait la décoration. C'était très… nordique. Une grande cheminée, beaucoup de bois clairs et de blanc. En fait… ça lui faisait un petit peu penser à…
- Ça ressemble à la décoration de ta maison de France, dit-elle pendant que Drago jetait un coup d'œil au duplicata du contrat magique qui était posé sur une petite table.
- Hum, répondit-il distraitement.
Hermione haussa un sourcil. Elle sortit leurs trois valises de la poche de son manteau avant de leur rendre leur taille originelle. Elle ôta ensuite son vêtement et le déposa au porte-manteau prévu à cet effet puis s'approcha de son amant qui lisait toujours. Elle posa une main sur son bras.
- Drago ?
- …
- Drago ?
Il se retourna lentement vers elle.
- Il y a un problème ? l'interrogea-t-elle.
- Non…
- Ok, laisse-moi reformuler : quel est le problème ?
Il eut un mince sourire.
- Il n'y a aucun problème, Granger, assura-t-il en l'embrassant sur le front. Viens, allons visiter.
Avant qu'elle n'ait pu répondre quoique ce soit, il s'empara de sa main et l'entraîna à sa suite. Derrière un immense canapé gris, se trouvait une large table en bois de chaque côté de laquelle deux bancs étaient disposés. Un peu plus loin, ils découvrirent une porte ouverte menant à une cuisine dont la décoration n'était pas de première jeunesse mais qui conviendrait parfaitement. Drago la conduisit ensuite dans un couloir, perpendiculaire à la pièce à vivre. Là, ils trouvèrent une petite salle de bain ainsi que…
- Ça, c'est ma chambre, annonça Scorpius en arrivant derrière eux.
Il semblait déjà avoir fait le tour du propriétaire au moins trois fois et avait même été récupérer sa valise pendant qu'ils visitaient la cuisine. Il pénétra dans la pièce comme s'il était déjà chez lui et se mit à sortir ses vêtements tandis que son père levait les yeux au ciel et qu'Hermione l'observait, attendrie.
- J'espère bien que tu la considères comme étant ta chambre, tu ne pensais tout de même pas que nous allions dormir dans un petit lit, répliqua son père en s'approchant de la fenêtre pour observer la vue.
Le Serdaigle haussa les épaules, estimant sans doute que ce genre de remarque n'appelait à aucune réponse et continua de remplir la penderie vide avec ses pantalons d'hiver et autres pulls bien chauds. Les adultes le laissèrent là et firent demi-tour. Ils traversèrent de nouveau le séjour avant de s'engager dans un second couloir. Là, une seule porte était visible. Le blond l'ouvrit puis lui fit signe d'entrer. Le regard de la Gryffondor aurait pu s'arrêter sur le grand lit immaculé, la cheminée qui lui faisait face, la porte de bois clair un peu plus loin ou encore à la fenêtre panoramique qui offrait une splendide vue sur la mer mais, non… ce fut bien sur la magistrale peau de bête qui trônait au pied du lit qu'il se posa en tout premier lieu. Hermione ne put s'empêcher de rire et de se tourner vers Drago.
- La praticité du quartier sorcier ? Tu parles… C'est juste parce qu'il y avait une peau de bête que tu as choisi cette maison, railla-t-elle.
- Je ne vois absolument pas de quoi tu parles, dit-il en ouvrant la seconde porte pour inspecter leur salle de bain.
Mais la jeune femme avait bien vu le rictus qu'il avait tenté de dissimuler. Elle leva les yeux au ciel et le rejoignit dans la pièce d'eau.
OoOoOoO
- Alors, qu'est-ce qu'on fait maintenant ? demanda vivement Scorpius en enfilant son écharpe.
Hermione jeta un coup d'œil à Drago qui haussa les épaules, lui faisant comprendre qu'il les laissait décider.
- Eh bien, je pense qu'avant toute chose, nous devrions aller acheter de quoi remplir le réfrigérateur et les placards de la cuisine, proposa-t-elle.
Les deux autres approuvèrent et se vêtirent pour affronter le froid et la neige qui avait déjà recouvert le sol de même que le toit des maisons.
- Je sais qu'il y a un commerce alimentaire un peu plus loin, dit Drago en prenant les devants.
- Bien. Quand ont lieu tes rendez-vous d'affaires ? se renseigna la jeune femme tandis que Scorpius naviguait autour d'eux.
- Demain et le trente, dit-il en bifurquant sur la droite.
- D'accord et combien de temps penses-tu qu'ils dureront ?
- Je ne sais pas, avoua le Serpentard. Demain, j'ai rendez-vous à huit heures du matin au ministère mais je suppose que je ne serais pas rentré avant le début de soirée si tout se déroule tel que Zabini et moi l'avons prévu.
Hermione hocha la tête.
- Est-ce que ça te dérange de rester avec Scorp' toute seule ? l'interrogea-t-il au bout d'un moment alors que le jeune sorcier avait pris de l'avance.
La jeune femme s'arrêta de marcher avant de tourner la tête vers lui et de lui sourire.
- Pas du tout, répondit-elle très sincèrement.
Il fronça les sourcils, comme s'il n'était pas très convaincu.
- Drago, je te promets que ça ne me dérange pas, répéta-t-elle. Je l'ai déjà fait et je savais à quoi je « m'engageais » en acceptant de venir.
Il finit par dodeliner de la tête et ils reprirent leur marche.
OoOoOoO
- Scorp' ? l'appela Hermione.
- Ouaip ?
- Scorpius ! le reprit son père.
- Désolé. Oui, Hermione ?
- Ce n'est rien, le rassura-t-elle en jetant un regard en biais à Drago.
Celui-ci haussa les épaules avant de s'emparer d'un paquet de riz qu'il plaça dans le chariot magique qui flottait derrière eux.
- Je me disais, reprit la jeune femme en reportant son attention sur l'enfant. Comme ton père n'est pas avec nous demain, nous aurions pu aller visiter ce que nous avions prévu.
- Oh ouais ! Mais tu penses qu'on aura le temps de tout visiter ?
- Non, bien-sûr. Mais comme il a un second rendez-vous vendredi, nous pourrons visiter la fin ce jour-là.
Scorpius acquiesça frénétiquement avant de demander s'il pouvait acheter un paquet de bonbons islandais ce que son père lui refusa en arguant qu'il savait parfaitement qu'une bonne partie de sa valise était déjà remplie de ceux que lui avait offert son parrain la veille.
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Une fois leurs achats effectués, ils rentrèrent dans leur maison de vacances en transplanant. Ils rangèrent la nourriture dans les placards et le réfrigérateur avant de déjeuner sur le pouce et de ressortir de la maison pour profiter des dernières heures de luminosité de la journée.
- J'avais pensé que nous aurions pu aller à Geysir, suggéra Drago.
- Oh ouais ! T'es d'accord Hermione ?
- Bien sûr, il était de toute façon hors de question que nous n'allions pas voir de vrais geysers !
OoOoOoO
- ÉNORME ! s'émerveilla Scorpius tandis que le Strokkur crachait une colonne de vapeur bouillante sur près de vingt mètres de hauteur.
Autour d'eux, d'autres touristes s'extasiaient ou prenaient des photos. En les voyant faire, Hermione se souvint qu'elle-même avait apporté son propre appareil et elle fouilla dans son sac-à-main magiquement agrandi. Elle dut demander à Drago de le tenir le temps qu'elle parvienne à le trouver au vu de la quantité de choses qu'elle transportait constamment avec elle. Ceci fait, elle remercia son amant et commença un mitrailler le panorama en attendant les quelques minutes nécessaires au geyser pour se manifester de nouveau. Comme la première fois, Scorpius fit un bon en arrière, surpris, ce qui fit ricaner son père tandis qu'Hermione prenait la manifestation géologique en photo.
Dix minutes plus tard, il se remit à neiger mais cela ne les découragea pas pour autant. Tous les trois poursuivirent leur chemin, admirant les paysages tout bonnement somptueux. Ils s'émerveillèrent devant le champ géothermique de Geysir puis retournèrent, à la demande de Scorpius, observer le Strokkur tandis que le soleil se couchait à l'horizon.
- C'est vraiment beau, dit Hermione en s'appuyant contre Drago.
- Oui…, répondit-il dans un souffle.
Ils restèrent ainsi quelques minutes jusqu'à ce que Scorpius revienne vers eux.
- Hermione ?
- Oui ?
- Je commence à avoir froid… Tu pourrais me rejeter un sortilège s'il-te-plait ? dit-il en frictionnant ses gants l'un contre l'autre.
- Bien sûr, répondit-elle en souriant.
Elle vérifia qu'il n'y avait plus de Moldus autour d'eux et sortit sa baguette. Elle la pointa ensuite sur l'enfant, psalmodia puis se retourna pour en faire autant pour son amant ainsi qu'elle-même.
- Qu'est-ce qu'on fait… maintenant ? s'enquit Scorpius en se faisant surprendre une nouvelle fois par le geyser.
- Ce que tu veux, répondirent les deux adultes d'une même voix.
Ils échangèrent un regard puis Drago reprit la parole.
- Oui, ce que l'un d'entre vous veux mais, ce soir, je vous emmène dîner au restaurant.
Deux réactions totalement contraires découlèrent alors de son annonce. Scorpius s'écria, pour la énième fois, qu'il s'agissait des meilleures vacances du siècle tandis qu'Hermione marmonna dans son écharpe. En la voyant faire, Drago fut pris d'un ricanement moqueur et se colla à elle.
- Arrête de ronchonner, dit-il en approchant son visage du sien.
- Je ne ronchonne pas…
- Ah oui ?
- Oui…
- Hum… Scorp', qu'en penses-tu ?
- Désolé Hermione mais… tu ronchonnes…, avoua l'enfant, l'air profondément mal à l'aise de devoir « trahir » son amie pour répandre la vérité.
- Merci, mon fils. Et que dit-on à une Hermione qui ronchonne ?
- Euh… ça, je sais pas…
- On lui dit : ça ne sert à rien de ronchonner, tu sais que c'est toujours Drago Malefoy qui a le dernier mot de toute façon.
Hermione ouvrit la bouche, indignée par ses paroles.
- Tu dis n'importe quoi ! Tu n'as jamais le dernier mot !
- Ah oui ? Et rappelle-moi ta réaction lorsque je t'ai parlé de ce voyage la première fois ? rallia-t-il.
Elle fronça les sourcils avant de baisser les yeux.
- C'est bien ce que je disais…
- Ça n'a rien à voir, contra Hermione en relevant la tête avant de plonger ses prunelles dans celles, moqueuses, de son amant.
Ce dernier ouvrit la bouche mais fut coupé dans son élan par Scorpius qui avait posé les mains sur ses hanches autant que son gros blouson le lui permettait et les observait, visiblement très mécontent.
- Vous n'allez jamais arrêter de vous disputer ?
Son père détacha ses yeux d'Hermione avant de les poser sur son fils en arquant un sourcil.
- Je te demande pardon ?
- Vous ne faites que de vous disputer depuis que je suis rentré. C'est nul !
- Excuse-moi, jeune homme, mais je ne pense pas que cela soit à toi de décider de ce que nous pouvons ou ne pouvons pas faire, dit-il d'un ton autoritaire. D'autant plus lorsqu'il s'avère que tes accusations sont infondées.
- Quoi ?
Le blond roula des yeux.
- Rien…
- J'ai bien compris ce que tu as dit mais mes accusations ne sont pas infondées, reprit Scorpius, n'en démordant pas.
- Bien sûr que si, soupira son père.
- Non, non. Ce matin, vous vous êtes fâchés parce qu'Hermione avait accidentellement laissé ta tartine cuire un peu trop longtemps, ensuite c'est elle qui s'est mise en colère contre toi parce que tu as décidé, au dernier moment, de reprendre une douche au risque de nous faire rater le Portoloin et…
- Oui mais nous sommes arrivés à l'heure et même en avance, le coupa son père en jetant un regard en biais à Hermione qui ferma les paupières avant de soupirer.
- Et, reprit Scorpius comme si son père n'avait pas parlé, vous vous êtes encore une fois disputés au magasin tout à l'heure parce qu'Hermione voulait acheter du Lipton alors que toi tu voulais du Twinings !
- Et nous avons finalement pris les deux comme ça, il n'y aura plus de dispute à ce propos.
Hermione appuya sa déclaration avec un hochement de tête affirmatif tandis que Scorpius les observait, pas convaincu pour une Noise.
- Et puis, tu sais, reprit la jeune femme d'une voix douce, on ne se dispute pas vraiment…
- Ah bon ?
- Non, tu sais bien comment est ton père lorsqu'il se dispute et…
- Qu'est-ce que ça veut dire ?! la coupa Drago en croisant les bras sur sa poitrine, imitation parfaite de son fils de onze ans et demi.
Hermione ne put s'empêcher de soupirer. Les Malefoy…
- Rien, laisse tomber. Mais on ne se dispute pas vraiment, Scorp'. C'est plutôt comme…
Elle chercha ses mots mais l'enfant fut plus rapide.
- Comme quand je me prends la tête avec Dan' parce qu'il mâche des Ballongommes à la bibliothèque et que ça m'agace ?
- Euh… oui… on peut dire ça, répondit Drago en jetant un rapide coup d'œil à Hermione qui lui adressa un haussement de sourcils éloquent.
Elle aussi détestait lorsque son amant mâchait des Ballongommes alors qu'elle tentait de lire son roman et que lui feuilletait un magazine de Quidditch quelconque lorsqu'ils étaient au lit, le soir.
- Je vois... C'est bizarre… Je ne pensais pas que les adultes qui s'aimaient se disputaient autant. Ceux qui ne s'aiment pas, comme Papa et Astoria quand on vivait encore ensemble, je peux comprendre. Mais vous, c'est vraiment trop bizarre, commenta-t-il l'air de rien avant de se remettre à marcher dans la neige, ni voyant plus grand-chose.
Restés derrière, Drago et Hermione étaient immobiles comme deux statues. Le froid finissant par les engourdir, ils pivotèrent dans l'autre sens avant de suivre l'enfant, non sans s'être assurés de se tourner consciencieusement le dos pendant le processus afin de ne pas avoir à échanger le moindre regard.
OoOoOoO
- Miam, s'exclama Scorpius en faisant claquer sa langue contre son palais – ce qui lui valut un regard en biais de la part de son père -. Les langoustines, c'est vraiment super bon !
- Tu n'as jamais aimé ça avant aujourd'hui, lui rappela Drago, septique.
- Ah oui c'est vrai… Bah ça doit être parce qu'ils savent mieux les préparer que toi, dit le garçon en haussant les épaules avant d'attraper une nouvelle langoustine dans l'énorme plat qui avait été déposé au milieu de leur table.
Hermione vit que Drago s'apprêtait à lui répondre quelque chose qui ne serait, de toute évidence, pas un éloge à la cuisine Islandaise - tout au moins dans l'immédiat - et lui adressa une œillade pour l'en dissuader. Il fronça les sourcils dans sa direction mais s'abstint finalement de tout commentaire.
- En tout cas, moi, je suis d'accord avec toi. C'est vraiment excellent alors je pense qu'on peut remercier ton père de nous avoir invité au restaurant ce soir, dit Hermione en tenant d'apaiser les choses.
Scorpius releva les yeux de sa langoustine avant de sourire et de tourner la tête vers son père qui dînait à côté de lui tandis qu'Hermione se trouvait de l'autre côté, face à son amant.
- Merci Papa.
- Hum…, grogna celui-ci en attrapant la pince qui lui permit de se servir un nouveau crustacé.
Hermione se retint de se pincer l'arête du nez, désabusée par le caractère des Malefoy et ferma simplement les yeux avant de pousser un léger soupir.
- Hermione, tu as un problème ? s'enquit vivement Scorpius.
La jeune femme rouvrit les yeux. En face d'elle, le père et le fils avaient reposés leurs couverts et la dévisageaient, une lueur légèrement inquiète dans leurs prunelles grises pour l'un et aux notes bleutées pour l'autre. Cette fois-ci, c'est un sourire presque attendri qui étira ses traits. Ils étaient peut-être tous les deux insupportables, à leur manière, ils n'en étaient pas moins terriblement attachants… à leur manière également.
- Non, Scorp', tout va très bien, assura-t-elle sans se départir de son sourire.
- Tu es sûre ? Tu es… étrange, observa Drago.
- Oui je suis certaine. Tout va parfaitement bien.
Les deux Malefoy échangèrent un regard puis haussèrent les épaules au même moment avant de recommencer à manger.
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Une demi-heure plus tard, ils ressortaient du restaurant.
- Oh non, gémit Hermione en avisant l'épaisse couche de neige qui recouvrait à présent la route et les trottoirs. Tu vois, je n'aurais jamais dû t'écouter lorsque tu m'as dit de mettre mes escarpins !
- Pardon ?! Comme si c'était de ma faute s'il a neigé, se récria le Serpentard, à moitié amusé.
- C'est de ta faute ! On ne peut pas transplanter ici et je ne peux même pas sortir ma baguette pour métamorphoser mes chaussures, il y a beaucoup trop de Moldus, dit-elle à voix basse.
Le blond leva les yeux au ciel tandis que Scorpius les observait, redoutant manifestement qu'une nouvelle « dispute » éclate.
- Vous n'avez qu'à rentrer à la maison, je vais attendre ici. Un taxi finira bien par passer, reprit finalement Hermione, agacée. Mais tout ça, c'est bien de ta faute, Drago Malefoy !
- Non mais franchement, ce qu'il ne faut pas entendre, Scorp', j'te jure…
Le jeune blond ne répondit pas, ne souhaitant pas se mettre Hermione à dos ni contredire son père.
- Bref ! Hors de questions que nous rentrions sans toi alors accroche-toi bien, Granger.
- Qu…
Mais elle n'eut pas le temps d'en dire plus que le blond se baissait légèrement avant de l'attraper au niveau de la taille et de la porter sur son épaule telle un vulgaire sac de pommes de terre.
- Malefoy ! s'écria Hermione, sa voix montant dans les aigües. Repose-moi, IMMÉDIATEMENT !
- Tu as entendu quelque chose, Scorp' ?
- Euh…
- Moi non plus. Allez viens, allons trouver un endroit tranquille pour transplaner, dit son père avant de se mettre à marcher.
- Drago repose-moi ! En plus, je suis en robe !
Le blond plaqua immédiatement sa main au niveau du haut de ses cuisses pour rabattre sa robe sur ses jambes recouvertes d'un épais collant.
- Là, plus besoin de s'inquiéter, la rassura-t-il sur le ton de la conversation. De toute façon, je tue le premier qui pose les yeux sur toi.
- Non mais ça va pas ! Et je te signale que tout le monde nous regarde déjà ! s'exclama-t-elle, ne sachant plus où se mettre.
- Bon bah alors je vais devoir tous les tuer… C'est vraiment dommage pour eux, ils ne sont déjà pas très nombreux, ces islandais…
- Drago ! siffla Hermione tandis qu'un Moldu les dévisageait, presque paniqué.
- Oui ? fit-il comme si de rien était.
- Arrête ça !
- Oh non, c'est bien trop drôle de te voir t'agiter comme un Veracrasse devant de la salade et hurler comme une Harpie.
- C'est moi où tu viens de me comparer à deux créatures totalement répugnantes ?! s'offensa la jeune femme.
- Enfin Granger… ne dis pas ça… c'est totalement discriminatoire vis-à-vis des Veracrasses et des Harpies ! Et c'est toi qui, fut un temps, défendais la cause des créatures magiques ? Humph, dit-il avec sarcasmes.
- Scorpius ?
- Oui Hermione ?
- Rappelle-moi de tuer ton père lorsque nous arriverons à la maison.
- Euh…
- Merci Scorpius.
- Arrête de te servir de mon fils de la sorte !
- Tu te moques de moi, là, j'espère ?!
- Absolument pas, répondit-il avant de tourner dans une ruelle mal éclairée.
Là, Drago consentit enfin à la laisser poser les pieds au sol, avant d'attraper sa main ainsi que celle de Scorpius pour les faire transplaner.
.
Une fois rentrés, ils se débarrassèrent de leurs manteau, écharpe et autres bonnets puis Hermione annonça qu'elle allait revêtir quelque chose de plus confortable que sa robe. Lorsqu'elle revint dans le salon, son amant et le fils de ce dernier étaient en train de manger des bonbons sur le canapé.
- C'est une blague ? On vient de finir de dîner ! s'exclama-t-elle, les mains sur ses hanches mais tout de même amusée.
Les deux blonds lui firent leur plus beau sourire et Hermione se demanda franchement lequel était le père et lequel était le fils entre les deux.
- Ferme ta jolie bouche, Grangie et viens poser tes fesses sur ce canapé. Scorp' à un jeu à nous proposer, dit alors Drago en se poussant légèrement pour lui faire de la place.
Ah oui… Le père était celui qui était le plus immature des deux.
Hermione leva les yeux au ciel mais finit par prendre place à son tour. Elle plongea la main dans le paquet de dragées surprises de Scorpius.
- Ah bah tu vois que tu vas en manger aussi. Pas besoin de nous faire la morale, commenta le Serpentard en reprenant une nouvelle dragée qui le fit grimacer.
- Oh mais je ne compte pas les manger, affirma Hermione.
Le blond se tourna vers elle, sceptique.
- Et qu'est-ce que tu comptes faire avec ?
- Ça.
Elle lui lança une dragée au visage. N'anticipant pas son geste, Drago ne parvint pas à l'attraper à temps et elle lui frappa le front avant de tomber sur ses cuisses.
- Très mature Granger… Très, très mature…, maugréa-t-il.
- Merci, répondit simplement la jeune femme avant de lui lancer une nouvelle dragée pendant qu'il ramassait la précédente.
- Hermione…, la menaça-t-il alors que Scorpius pressait ses lèvres l'une contre l'autre pour se retenir de rire.
- Oui Drago ? pépia-t-elle.
- Arrête ça !
- Non Drago.
Et elle lui lança une nouvelle dragée. Sauf que, cette fois-ci, le Serpentard avant anticipé son geste grâce à ses réflexes d'attrapeur. Il releva vers elle un regard menaçant mais Hermione se contenta de hausser un sourcil. Il mit la dragée dans sa bouche, la mâcha quelques instants avant de grimacer de nouveau. Puis, soudainement, il fit un bon en avant et enserra les épaules de la jeune femme avec ses mains. Surprise, Hermione n'eut aucune réaction alors qu'il plaquait soudainement sa bouche sur la sienne.
Elle se mit à se débattre furieusement puis il la relâcha finalement, explosant de rire.
- Tu es tout bonnement immonde, Malefoy ! Œufs pourris en plus ?! C'est le pire ! JE TE DÉTESTE !
Le Serpentard haussa les épaules tandis que Scorpius se mettait également à rigoler en comprenant ce que venait de faire son père.
.
- Fallait pas t'en prendre à plus fort que toi, Grangie, dit finalement Drago quand la jeune femme revint de la cuisine où elle était allée se rincer la bouche pour ôter le goût répugnant de la dragée.
- Prends ta baguette, Malefoy, on va voir qui est le plus fort entre nous deux, le défia-t-elle en se postant près du canapé.
Le blond haussa un sourcil.
- C'est sérieux ?! s'exclama soudain Scorpius qui semblait très intéressé.
- Très sérieux. Prends ta baguette, Malefoy, répéta Hermione.
- Granger…
- Ta baguette, maintenant !
Le blond fit ce qu'elle demandait, se mettant debout après avoir reposé le paquet de dragées sur la table basse. Pendant ce temps, Hermione repoussa magiquement les meubles contre les murs, leur créant une sorte d'allée traversant toute la pièce à vivre. Scorpius resta assis sur le canapé, maintenant face à eux. La Gryffondor jeta plusieurs sortilèges de protection sur lui ainsi que sur le reste du mobilier.
- Tu es vraiment sérieuse à propos de ça, Granger ? s'étonna Drago.
- Très sérieuse, répéta-t-elle. Tu mérites une bonne leçon et je n'ai pas eu l'occasion de m'entraîner depuis longtemps.
- Tu es au courant que j'ai été un Mangemort ? railla-t-il en faisant quelques mouvements d'épaules destiner à échauffer ses muscles.
Pourquoi faisait-il cela ? Hermione n'en savait fichtrement rien du tout… Une réaction de futur perdant, sans doute…
- Parfaitement. Et je te rappelle que j'ai moi-même tué les Carrow pendant la bataille finale, répliqua la jeune femme.
- Oh pitié, même Scorpius aurait pu les tuer… Ils étaient deux empotés incapables de se servir de leur baguette pour faire autre chose que de jeter des Doloris !
Hermione ne répondit pas et se plaça face à lui.
- Un duel sorcier dans les règles de l'art ? proposa-t-elle.
Il acquiesça.
- Tous les sortilèges sont acceptés ?
Hermione réfléchit quelques secondes avant de finalement acquiescer.
- Magie Noir comprise ?
Elle hocha la tête.
- Impardonnables ?
Nouveau hochement de tête.
- Tous sauf l'Avada, rectifia-t-elle.
- Comme si j'allais te le lancer, répondit le blond en levant les yeux au ciel.
- Toi peut-être pas mais moi…, fit-elle en lui adressant un petit sourire amusé.
- Humph…
- Alors, prête à te retrouver à genoux en moins de deux, Granger ?
À la surprise générale, Hermione explosa de rire.
- Merci pour ce moment de franche rigolade, Malefoy, reprit-elle finalement d'une voix sèche. Peut-on passer aux choses sérieuses ?
Le blond haussa un sourcil, visiblement étonné par son ton sérieux alors que lui prenait de toute évidence l'exercice pour un jeu.
Ils se placèrent l'un face à l'autre puis se saluèrent, Drago lançant un clin d'œil aguicheur à son adversaire pour la déstabiliser tandis que cette dernière restait impassible. Ils levèrent ensuite leur baguette devant eux.
- Scorpius, tu veux bien compter jusqu'à trois ?
- Ok. Un… Deux…
- Expulso ! s'exclama Hermione.
Le Serpentard, qui comptait de toute évidence attendre la fin du décompte, fut pris de court et ne parvint pas à bloquer son sortilège. Face à la puissance de ce dernier, il fut projeté sur plusieurs mètres avant d'atterrir lourdement sur les fesses ce qui fit exploser de rire Scorpius et dessiner un petit sourire satisfait sur les lèvres d'Hermione. Le blond releva les yeux vers elle, noirs de rage.
- Tu n'es qu'une…
- Serpentard ? présuma-t-elle en pointant de nouveau sa baguette sur lui.
Il ne répondit pas mais se releva rapidement tout en adoptant la même posture qu'elle.
- Protego ! Espèce de serpent ! siffla-t-elle en se protégeant de son sortilège informulé. Stupefix !
- Stupefix ? Sérieusement Granger ? ricana-t-il en bloquant aisément le sortilège.
Mais il perdit bien vite son sourire lorsqu'un Confringo passa juste à côté de son oreille droite. Il lui lança un nouveau sortilège informulé et Hermione fut propulsée en arrière.
- Alors c'est ça qu'on leur a appris aux Mangemorts ? A jeter des sortilèges informulés à tout va ? ragea-t-elle. Diffindo !
Son sortilège jaillit en direction de Drago qui se protégea trop tard. Une large entaille apparut sur sa cuisse et son pantalon se tacha rapidement de sang. Il lui lança un sort qu'Hermione eut énormément de mal à parer et qui permit par la suite au blond de lui en lancer un second qui l'atteignit en pleine poitrine, la rejetant au sol avec violence. Le souffle coupé et l'impression que toute ses côtés venaient de se briser, Hermione sentit une rage sourde s'emparer d'elle. Elle se releva difficilement tandis que Malefoy lui adressait un sourire sadique.
- Sectumsempra !
- Impero ! psalmodia-t-il au même moment.
Les deux sortilèges se percutèrent, créant des éclairs qui se diffusèrent partout autour d'eux et Hermione se félicita d'avoir si bien protégé Scorpius et le mobilier. Se souvenant soudainement de la présence de l'enfant, elle tourna la tête vers lui. Son moment de faiblesse lui valut de recevoir un sort cuisant qui lui rappela un peu trio bien le Doloris. Allongée au sol, elle releva un regard de haine pure à l'encontre du blond. Ce dernier s'était rapproché d'elle. Il lui tendit la main. Le défiant toujours du regard, Hermione accepta et il l'aida à se redresser. Il plongea ses prunelles dans les siennes alors que le souffle d'Hermione se faisait toujours aussi saccadé.
- Laisse-la sortir. Ta rage. Laisse-la sortir, j'encaisserai. Scorpius, quitte la pièce !
- Quoi ? Mais…
- Sors d'ici !
Il y eut un moment de latence puis l'enfant se leva du canapé avant de marcher vers la sortie. Drago reporta soudainement son attention sur elle et Hermione le vit lever sa baguette une nouvelle fois.
- Impero, souffla-t-il.
La Gryffondor ne se protégea pas à temps. Elle se sentit soudain étrangement légère et vide, comme si elle se trouvait dans une sorte de rêve. Elle se sentit irrésistiblement attirée en avant et tenta tout pour se défaire de l'emprise du sortilège de Drago. Ce dernier la fit atterrir dans ses bras.
- Alors, qu'allons-nous bien pouvoir te faire faire ? fit-il en dodelinant de sa tête. Premièrement tu vas me soigner.
Hermione sentit sa main qui tenait sa baguette se lever d'elle-même. Elle tenta de résister mais sentit ses lèvres murmurer un sort de guérison. La plaie du Serpentard se referma, lui arrachant un sourire de satisfaction.
- Bien alors que pouvons-nous faire, maintenant ? … Il faudrait quelque chose qui te donne envie de résister… de briser le sortilège, dit-il, plus pour lui-même, tout en réfléchissant.
Rapidement, un sourire sardonique étira ses lèvres.
- Hermione, dis-moi pourquoi tu as tenu à venir avec nous en vacances, ordonna le Serpentard.
Merlin non, tout sauf ça…
- Parce que… - la Gryffondor essaya de repousser le sortilège de toutes ses forces – vous – Merlin, Hermione, concentre-toi ! – parce que vous… - Inspire, expire, inspire, expire – vous …
- Repulso ! cria-t-elle soudainement.
Le blond fit un nouveau vol plané mais Hermione ne le laissa pas se relever. Elle voyait rouge.
- Sectumspempra !
Il bloqua le sortilège mais la Gryffondor lui en lança un second d'une autre nature qui le fit tressaillir. Alors comme ça, Mr Malefoy ne criait pas lorsqu'on lui lançait des Doloris ? Eh bien soit… Hermione allait se faire une joie de tester sa résistance.
- Endoloris ! clama-t-elle une seconde fois.
Le Serpentard ne tenta même pas de contrer le sortilège mais ne réagit pas plus que la fois précédente. Alors Hermione recommença, encore, encore et encore. Sous ses yeux, elle ne voyait plus Drago, elle voyait Lucius et Astoria Malefoy. Elle ne contrôlait plus rien, pleurant tout en hurlant les sortilèges qui pleuvaient sur le corps de Drago qui était de plus en plus souvent secoué de spasmes. Hermione sentait ses yeux se brouiller, ses joues s'humidifier mais elle continuait. Elle continuait de torturer le Serpentard. Un Malefoy dont une bonne partie de la famille avait décimé la sienne, l'homme qui avait pourtant tourné le dos à son Mangemort de père et à sa femme, l'homme qui était devenu son amant, l'homme qu'elle avait appris à apprécier malgré ses défauts, l'homme qu'elle avait appris à…
Il poussa sa toute première plainte et cela eut un effet immédiat sur Hermione. Elle prit soudainement conscience de ce qu'elle faisait et, surtout, de la personne sur laquelle elle le faisait. Elle lâcha brusquement sa baguette avant de s'effondrer lourdement au sol.
OoOoOoO
Lorsqu'Hermione se réveilla, elle n'était pas étendue sur le parquet froid du salon de leur maison de vacances comme elle l'avait tout d'abord envisagé. Non, Hermione était allongée sur le grand lit aux draps blancs, sa tête reposant sur l'un des oreillers. Encore groggy, elle mit quelques secondes avant de se rappeler pourquoi elle présupposait, justement, qu'elle aurait dû se trouver, non pas dans la chambre qu'elle partageait avec Drago, mais plutôt sur le parquet du salon…
Drago…
Soudainement, toutes ses méninges se réimbriquèrent à la perfection dans son esprit et la jeune femme fut prise d'une violente envie de vomir. Elle se dégagea brusquement des draps dans lesquels son corps était enveloppé avant de sauter à bas du lit. La tête lui tourna légèrement mais elle n'y prêta aucune attention, se ruant sans ménagement sur la porte en bois clair qu'elle ouvrit à la volée. Merlin… qu'avait-elle fait ?!
.
Elle se précipita dans le couloir, courant à moitié en direction du salon mais s'arrêta net en entendant la voix de Drago s'élever un peu plus loin. Il semblait discuter avec Scorpius. Une vague de soulagement déferla sur elle et elle soupira longtemps. La jeune femme ne se montra pas à eux, restant dans l'ombre que créait le contraste entre les lumières du salon et la noirceur du corridor et tendit l'oreille.
- Est-ce que tu as eu peur ? demandait la voix grave et sérieuse de Drago.
Un léger blanc s'installa puis le timbre de Scorpius se fit entendre.
- Au début non, dit-il posément. Au début c'était juste… vraiment très, très impressionnant, surtout quand les sortilèges rebondissaient les uns sur les autres. Mais après… Tu m'as demandé de sortir mais… mais j'ai pas pu m'empêcher de regarder et Hermione a commencé à te jeter tous ces sortilèges de tortures et je voyais bien qu'elle ne se contrôlait pas vraiment. Son visage était bizarre et elle pleurait beaucoup. C'est là que j'ai commencé à avoir peur. Mais… le… pire – le silence s'installa comme s'il se retenait de pleurer ou bien qu'il réfléchissait à ce qu'il allait dire – le pire c'est quand elle est tombée. J'ai… crus que tu l'avais…
Il ne termina pas sa phrase et son père dut le faire pour lui :
- Tuée ?
- Oui…, avoua l'enfant d'une petite voix.
Il y eut un nouveau silence, plus pesant que les précédents.
- Je ne l'aurais pas tuée, repris Drago d'une voix lente. Jamais je ne l'aurais tuée. Je ne tuerai plus jamais personne. Tu le sais.
- Mais… pourquoi tu ne l'as pas arrêtée ? l'interrogea son fils. J'ai vu que tu tenais toujours ta baguette dans ta main.
- Parce qu'elle en avait besoin, répondit simplement son père.
Scorpius ne renchérit pas et Hermione décida de se montrer. Ses joues étaient à nouveau baignées de larmes maintenant qu'elle avait eu la confirmation qu'elle n'avait pas rêvé ce qu'il s'était passé et qu'elle avait réellement torturé Drago Malefoy tandis que ce dernier s'était laissé faire. Horrifiée, mortifiée et affreusement honteuse, la jeune femme fit quelques pas en avant.
Elle fut aussitôt repérée par Scorpius qui se leva du canapé sur lequel il était assis avec son père mais ne fit aucun pas dans sa direction. En voyant faire son fils, Drago se redressa à son tour. Il pivota vers elle avec une lenteur presque exagérée et Hermione fut prise d'un nouveau haut-le-cœur. Comment avait-elle pu perdre le contrôle d'elle-même au point de torturer l'homme qui se tenait à présent devant elle et ce pendant de longues minutes ? Et, surtout, comment avait-elle pu perdre le contrôle au point de ne plus le voir et de visualiser, tour à tour, les visages de Lucius puis d'Astoria Malefoy ? Totalement désemparée, Hermione explosa soudainement en sanglots.
Cela sembla tirer les Malefoy de leurs pensées puisque tous les deux amorcèrent un pas dans sa direction. Drago fut le plus rapide et la plaqua bientôt contre son torse dans une étreinte qui n'avait rien de délicate mais qui permis, au moins, à la Gryffondor de ne pas s'effondrer une nouvelle fois. Ses doigts s'accrochèrent à la chemise du blond comme si sa vie en dépendait tandis que ce dernier lui murmurait des paroles destinées à l'apaiser. A la seconde même où elle fut de nouveau en mesure d'ouvrir la bouche pour prononcer autre chose qu'un cri ou un borborygme tout bonnement incompréhensible, Hermione commença à se muer en excuses.
- Merlin… je suis te… tellement déso-désolée, bredouilla-t-elle. Je ne sais pas-pas ce qu'il… ce qu'il s'est passé ! J'ai… perdu… contrôle… Merlin… aurais… pu… te… tuer…
Un nouveau sanglot secoua tout son corps et l'empêcha de parler, permettant au Serpentard de la rassurer.
- Calme-toi, je sais que tu as perdu le contrôle. Ce n'est pas grave, dit-il d'une voix lente et calme tout en lui caressant doucement les cheveux.
- Pas gave ? Pas grave ?! s'étrangla-t-elle en le repoussant. J'aurai pu te tuer ! Et toi, tu étais là à ne rien faire ! Pourquoi tu n'as rien fait ?!
Elle lui hurla dessus comme s'il était responsable de tout ce qui s'était passé mais il ne brocha pas, attendant qu'elle déverse, une nouvelle fois, sa colère sur lui. En se rendant compte de ce qu'elle faisait, Hermione se prit la tête entre les mains, s'arrachant pratiquement les cheveux. Elle se mit à murmurer des excuses telle une litanie, ses larmes inondant toujours ses joues. Doucement, Drago se rapprocha d'elle et la serra momentanément contre lui, à nouveau, avant de l'attirer vers le canapé.
Il s'y assit le premier, la plaçant à ses côtés tandis que Scorpius prenait place un peu plus loin. Le Serpentard attira Hermione dans ses bras, cette dernière lui chuchotant toujours combien elle était désolée. Au bout d'un moment, ses larmes finirent par se tarir mais elle resta tout de même accrochée à la chemise noire de son amant, ce dernier n'ôtant pas le bras qu'il avait passé autour de ses épaules.
- Scorp' ?
- Oui Papa ?
- Je pense qu'on aurait tous besoin de l'un de tes chocolats chauds réconfortants…
- Je vais en préparer.
Il les abandonna, se précipitant vers la cuisine. Drago se redressa alors et Hermione s'écarta légèrement de lui, les yeux baissés sur le tissu grisé du canapé. Il lui remonta, comme il en avait pris l'habitude maintenant, le visage d'une légère pression sous le menton mais la Gryffondor ne parvint pas à le regarder dans les yeux. Elle se sentait bien trop honteuse pour cela.
- Je ne te poserai qu'une question et je veux que tu y répondes le plus sincèrement possible. On est d'accord ?
Hermione resta silencieuse mais finit par dodeliner de la tête.
- Est-ce que ça t'a fait du bien ?
Est-ce que ça lui avait fait du bien de laisser s'exprimer sa colère et sa rage dans un duel de sorcier qui n'avait absolument rien de conventionnel ? Est-ce que ça lui avait fait du bien de mettre son « ennemi » à terre ? Est-ce que ça lui avait fait du bien de lui lancer un premier Doloris puis un deuxième et ainsi de suite jusqu'à en perdre le compte ?
- Oui…, souffla-t-elle.
Mais est-ce que ça lui avait fait du bien de torturer Drago ? De se souvenir, maintenant que les visages de Lucius et d'Astoria n'étaient plus aussi imprimés dans son esprit, de son corps, secoué de spasmes sur le sol ? De son visage tiraillé par la douleur ? De la seule et unique plainte qui était sorti de sa bouche ? Est-ce que ça lui avait fait du bien ? Certainement pas.
- Mais…
- Mais rien, Hermione, la coupa-t-il.
- Si « mais » ! Je t'ai torturé, Drago ! Sous les yeux de ton fils. Oh Merlin, s'écria-t-elle. Je suis comme eux ! Je suis comme eux !
Elle regarda soudainement ses mains, horrifiée par son acte mais le blond ne lui laissa ni le temps d'ajouter quelque chose, ni celui de s'enfuir en direction de la chambre. Il prit ses mains dans les siennes et l'obligea une nouvelle fois à le regarder.
- Tu n'es pas comme eux. Tu es tout leur contraire.
- Mais j'ai… Putain, je t'ai torturé ! Tu devrais être en train de me faire la même chose, de me hurler dessus mais… tout ce que tu fais c'est me réconforter ! C'est n'importe quoi ! Tu…
- Ça suffit !
Sa voix claqua comme un fouet, clouant le bec d'Hermione qui releva les yeux vers lui, très mal à l'aise.
- Tu vas arrêter de raconter n'importe quoi, c'est clair ?
- …
- C'est clair ?!
- …
- GRANGER !
- Oui…, bredouilla-t-elle.
- Bien ! Maintenant écoute-moi. Je ne t'en veux pas de ce que tu as fait parce que je sais que ce n'était pas conscient… Enfin si, ça l'était mais… Enfin tu comprends. Bref, ce dont tu as besoin, c'est de laisser sortir toute cette colère et cette rage alors, non, je ne vais pas te torturer ou te hurler dessus mais je vais plutôt te proposer de recommencer.
- Pardon ?! s'égosilla Hermione en le regardant comme s'il était devenu fou à lier.
- Je ne parle pas d'Impardonnables. Je parle seulement de duels de temps en temps, voire d'entrainements physiques. Je peux t'aider à laisser tout ça sortir.
Hermione l'observa, silencieuse. Lentement, elle leva une main dans sa direction. Elle déposa ses doigts puis sa paume contre sa joue pâle et il ferma les yeux, emprisonnant sa main dans la sienne avant de la porter à ses lèvres pour y déposer un baiser.
- Je… Je ne pourrai pas faire ça avec toi. Plus jamais, murmura-t-elle finalement.
Un mince sourire étira les traits de son amant qui ouvrit les yeux, plongeant ses prunelles dans les siennes.
- Tu es sûre ?
Elle opina, sans hésitation.
- Alors je pourrais en parler à Blaise. Il n'était peut-être pas un Mangemort mais il demeure un très bon duelliste et je sais que, si tu le lui demandes, il ne prendra pas de gants avec toi.
Incapable de répondre, Hermione acquiesça une nouvelle fois. Drago l'attira à lui, la bloquant dans une étreinte beaucoup plus tendre que les précédentes.
- Merci, souffla la jeune femme contre son cou.
Il ne répondit pas mais ne se détacha pas d'elle pour autant.
- Je ne sais pas si c'est un lot de consolation ou même une bonne chose – ça ne l'est d'ailleurs certainement pas -, dit-il au bout d'un moment. Mais tu as été la seule à parvenir à m'arracher une plainte en dehors du Seigneur des Ténèbres lui-même.
Hermione frissonna, non pas parce que Drago avait parlé de Voldemort mais plutôt parce qu'il l'avait associé à elle.
- Ce n'est ni un lot de consolation, ni une bonne chose, confirma-t-elle, un mince sourire naissant tout de même sur ses lèvres.
- Tu as raison, je suis vraiment nul pour les réconforts, répondit-il en souriant à son tour. Une fois, Scorp' avait fait un cauchemar à propos d'une créature quelconque alors que nous dormions tous les deux dans ton appartement. Et la seule chose que j'ai été capable de lui dire c'est qu'il n'avait aucune raison d'avoir peur de ce genre de « monstres » quand on savait le nombre de créatures bien pire que celle dont il m'avait parlé qui rodaient dans le monde des sorciers.
- Tu n'as pas fait ça ? se récria Hermione en partant d'un petit rire.
- Si, confirma une voix derrière eux.
Scorpius arriva sur ces entrefaites en portant un plateau sur lequel trois tasses de chocolat fumant ainsi que quelques gâteaux et bonbons étaient disposés. Hermione perdit instantanément son sourire en le voyant entrer dans son champ de vision et s'asseoir à ses côtés. Il se pencha pour attraper les mugs mais la Gryffondor le coupa.
- Scorpius… je suis… tellement désolée, bredouilla gravement la jeune femme.
L'enfant se tourna vers elle, plongeant son regard dans le sien.
- Je sais Hermione. Je ne t'en veux pas, assura-t-il avec sincérité et sérénité.
- Mais…
- Je comprends pourquoi tu as fait ça et je sais que tu ne le referas plus. Je n'ai pas peur de toi, conclut-il avant de prendre par l'anse une tasse qu'il lui tendit.
Incapable de répondre, la Gryffondor l'attrapa en le remerciant du bout des lèvres tandis que Drago prenait la sienne et que Scorpius en faisait autant.
- Plus jamais de duel de sorcier à la maison ? demanda-t-il en levant sa tasse devant lui.
- Plus jamais de duel de sorcier à la maison, répondirent les deux adultes avant de boire une gorgée de leur chocolat.
.
Ils demeurèrent silencieux, chacun s'abîmant dans la contemplation de la cheminée qui se tenait face à eux et dans laquelle Drago finit bientôt par faire ronfler un bon feu qui projeta plusieurs ombres sur leurs visages fermés. Au bout d'un moment, Scorpius se déplaça et alla s'asseoir près de son père, le serrant brusquement contre lui. Drago ne dit rien mais lui rendit son étreinte, son autre bras passé autour des épaules d'Hermione qui avait posé la tête contre l'épaule de son amant. L'enfant se plaça dans la même position qu'elle, contre l'épaule droite de son père et ils se regardèrent. Tout d'abord sérieux, les traits de leurs visages s'étirèrent rapidement en un mince sourire presque complice. Le jeune blond ferma alors les yeux, poussant un léger soupir qu'Hermione identifia comme du bienêtre - voire peut-être du bonheur ? Elle-même finit par fermer les paupières quelques instants, profitant de la quiétude qui s'était installée et de la chaleur du corps de Drago contre le sien, toujours glacée de ce qu'elle avait pu faire un peu plus tôt.
OoOoOoO
Drago resta parfaitement immobile pendant de longues minutes – heures ? Au début, son regard resta perdu sur les flammes qui crépitaient dans l'âtre de la cheminée, juste devant lui. Puis, ses yeux se baissèrent sur les deux personnes qu'ils tenaient entre ses bras et qui s'étaient toutes deux endormies. Son fils, tout d'abord, puis Hermione. L'un bavant à moitié sur sa chemise tandis que les doigts de l'autre en serraient fortement le tissu. Il eut un sourire. Un sourire qui traduisit le sentiment d'intense satisfaction qui naquit en lui à ce moment-là mais également une forte dose d'ironie. Le jeu auquel s'adonnait Merlin à ses dépens continuait décidément de lui réserver des surprises. Pourtant, cela n'empêchait pas Drago de continuer à l'aimer chaque jour davantage.
Il ferma les paupières, profitant simplement de l'instant présent. Puis, avec beaucoup de lenteur et de délicatesse, il ôta son bras des épaules d'Hermione. Il eut un rire léger en la voyant resserrer sa prise sur sa chemise mais parvint tout de même à se dégager sans la réveiller. Il déposa un baiser sur son front en l'allongeant sur le canapé puis il prit son fils, qui ne se réveilla pas non plus, dans ses bras. Il le porta jusqu'à sa chambre où il le déposa dans son lit après avoir déplacé les couvertures. Il borda Scorpius, passa une main dans les cheveux et s'apprêtait à le quitter quand l'enfant bredouilla.
- Papa ?
- Oui ?
- Je t'aime.
- Moi aussi Scorp'. Dors maintenant.
- Papa ?
- Oui ?
- Est-ce que tu penses qu'Hermione voudra bien que je l'appelle Maman, un jour ?
Le Serpentard se statufia littéralement. Il resta ainsi de longues secondes puis se pencha pour souffler une réponse à l'oreille du Serdaigle. Une réponse qu'il n'entendit pas car il s'était déjà rendormi.
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Lui adressant un dernier regard, Drago ferma la porte de sa chambre puis retourna dans le salon. Il prit Hermione dans ses bras de la même façon qu'il l'avait fait quelques instants plus tôt avec Scorpius et la mena jusqu'à leur chambre. Là, il la déposa dans le lit dont les draps et couvertures étaient totalement froissées. Il se rendit ensuite dans la salle de bain où il se brossa les dents et se débarrassa de ses vêtements, préparant ceux du lendemain – ou plutôt ceux pour plus tard puisqu'il était déjà près de deux heures du matin… - pour ne pas déranger Hermione puis alla se glisser dans son lit. Il régla son réveil, éteignit les lumières et s'apprêtait à coller son corps contre le dos de la jeune femme lorsque celle-ci se retourna, déposant ses lèvres sur les siennes. Il lui rendit son baiser.
- Je suis désolée, souffla-t-elle quelques secondes plus tard, se pelotonnant contre lui.
Il passa une main dans son dos.
- Je ne t'en veux pas, répondit-il sur le même ton.
- Je sais mais je suis désolée quand même.
- Je sais, répéta-t-il. Dors Hermione.
- Bonne nuit.
- Bonne nuit.
- Drago ?
- Oui ?
- Tu vas nous manquer demain. Rentre vite.
- Le plus tôt possible, c'est promis.
Il déposa un dernier baiser dans ses cheveux puis plongea dans les bras de Morphée.
Ahem alors euh... pour ceux qui veulent porter plainte contre l'auteure pour sadisme doublé d'arrêt cardiaque sur ses lecteurs, c'est au fond du couloir à gauche.
Et pour ceux qui sont tout de même reconnaissants envers l'auteure de ne pas avoir stoppé le chapitre après « Elle lâcha brusquement sa baguette avant de s'effondrer lourdement au sol. », c'est également au fond du couloir à gauche. Celui-ci vous mènera jusqu'au petit carré blanc juste au-dessous où vous pourrez déposer votre plainte/faire part de votre reconnaissance par écrit ! :D
J'attends vos réquisitoires ou vos remerciements avec beaucoup d'impatience alors n'hésitez pas à me dire tout ce qui vous passe par la tête ! ;)
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Je vous fais plein d'ééééénormes bisous et je vous dis à très vite avec le prochain chapitre ! (Titre de chapitre dévoilé, comme chaque semaine, samedi soir sur FB !)
Chalusse
PS : Je sais que cette histoire n'est pas lue qu'en France ou même en Europe (j'en ai d'ailleurs des palpitations rien qu'en y pensant ! *-*). Il ne me semble pas que ce soit le cas mais si jamais ce chapitre était lu par un(e) islandais(e), je lui serais éternellement reconnaissante de me dire ce qu'il/elle a pu penser de la vision que je peux avoir de son pays avec ce chapitre (qui n'est qu'une première approche). Dans une review, un MP ici ou sur FB, par hibou, chouette, pigeon voyageur ou tout ce qu'il/elle souhaitera. Ou même quelqu'un qui aurait visité cet Etat où je rêve moi-même de me rendre un jour. Voilà ! A vot' bon cœur ! :)
