Bonjour à tou(te)s !

Tout va bien chez vous ? Moi ça va plutôt assez bien !

J'ai quelques petites informations à vous donner alors je commence tout de suite par remercier mes fantastiques revieweurs/euses. (Mention spéciale à Kailliana pour sa sublime review.) J'ai la chance que de merveilleuses et adorables âmes se dévouent semaines après semaines pour me laisser leur avis sur mon chapitre et ce qui serait vraiment, vraiment, VRAIMENT génial, ce serait que certains lecteurs « fantômes » sortent de l'ombre à leur tour. La fic' est presque terminée et je reçois une petite dizaine de commentaires alors que vous êtes plus de six-cents à venir découvrir le nouveau chapitre chaque semaine… 9 reviews… 600 lectures… Je vous laisse calculer le ratio…

Je remercie également les lecteurs qui continuent à ajouter cette fic' à leur liste de favoris/follows ! ^^

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Ensuite… PETITE ANNONCE FANFICTIONNALE ! J'ai publié, dimanche soir dernier, la première partie de ce qui sera une mini-mini-fic' de deux chapitres. Il s'agit d'un Dramione, la mini-mini-fic' se nomme « Réflexions post-coïtales » et est à retrouver depuis ma « bio/page d'auteure » (ou depuis ma page FB, comme toujours). J'espère que vous serez nombreux à venir découvrir mon texte et à me laisser vos impressions à son propos ! :)

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RàRs Anonymes :

Guest : Pour être « tendue », je pense que la situation l'a été, effectivement. Après, il semble que cela ait fait du bien à Hermione et que cela lui en fera d'autant plus si elle peut décompresser par le biais « d'entraînements » plus encadrés. Le personnage de Scorp' te touche ? J'en suis ravie. :) J'espère que cela continuera ainsi. Mille mercis pour ta nouvelle review ! Je te souhaite également une excellente soirée ! :)

TheWhiteFerret : Il reste encore neuf chapitres avant le dénouement et je compte bien conserver une part de suspens jusqu'au bout. ;) Je te remercie chaleureusement pour tes encouragements et ton magnifique compliment. Je suis très touchée que ma fic' te plaise autant. J'espère ne pas te décevoir avec la suite. Merci, merci, merci pour ta review et à très bientôt ! :)

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Voilà ! Alors… comment va se dérouler le quotidien des Malefoy-Granger après le dérapage de la veille ? C'est ce que je vous propose de découvrir sans plus tarder ! J'espère que ce trèèèèès long chapitre vous plaira.

Je vous souhaite une excellente lecture et je vous dis, comme toujours, à plus tard avec la note de fin. :)

Seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR.

PS : pour ceux qui apprécient lire en musique, je n'ai rien que quatre titres musicaux à vous proposer pour ce chapitre ! Les deux premiers sont de Nina Simone, il s'agit de « Feeling good » et « I put a spell on you ». (Rien de bien original me direz-vous.) Le troisième est « Keyhole » du groupe Superbus. Et le dernier est « Familiar Fire » de Yodelice. Voilà ! Comme d'habitude : les paroles avant tout même si, là, le trouve que tout correspond à la perfection, que ce soient les paroles ou la mélodie.


Chapitre 58 : Presque comme une véritable famille

Hermione mit quelques secondes avant de se remémorer l'endroit où elle se trouvait, pourquoi elle s'y trouvait et de ce qu'il s'était passé pour qu'elle s'y trouve, lorsqu'elle se réveilla en ce mardi matin. Elle se passa une main sur les yeux avant de se retourner dans son lit. Bien entendu, Drago n'était plus là. Elle avait d'ailleurs écouté son réveil sonner un peu plus tôt mais n'était pas parvenue à s'extirper suffisamment de son sommeil pour le saluer ou même répondre au baiser qu'il lui avait donné avant de partir. Par contre, elle l'avait distinctement entendu lui répéter sa promesse de revenir le plus rapidement possible et lui souhaiter une bonne journée en compagnie de son fils.

Hermione s'étira, ne parvenant pas à se défaire de cette atroce sensation de culpabilité qui lui enserrait le cœur, conséquence de ce qu'il avait pu se produire la veille. Ce malgré le fait que Drago lui ait assuré ne pas lui en vouloir. Elle secoua légèrement la tête, comme pour chasser ses soucis, puis se leva avant de se rendre dans sa salle de bain. Elle prit une longue douche qui la rasséréna quelque peu et se vêtit avant de se diriger vers la pièce à vivre. Elle y trouva Scorpius, attablé devant un petit-déjeuner très consistant et un épais volume qu'il lisait tout en croquant dans un croissant.

- Salut, dit Hermione, pas très à l'aise.

L'enfant leva prestement les yeux de sa lecture. Son visage s'éclaira d'un grand sourire, ce qui surpris légèrement la jeune femme qui craignait qu'il ne finisse par lui en vouloir de ce qu'elle avait pu faire à son père. Ce qui, au vu de son attitude aussi avenante qu'à l'accoutumée, voire même peut-être encore plus, n'était de toute évidence pas le cas.

- Coucou Hermione ! Ça va ?

- Euh… oui et toi ? demanda-t-elle en s'asseyant.

- Très, très bien. Tu as vu tout ce que Papa nous a laissé ? dit-il en désignant l'ensemble des mets qui se trouvaient sur la table d'un geste du menton, puisque ses deux mains étaient occupées.

- Oui, répondit la Gryffondor qui n'en croyait pas vraiment ses yeux. Comment a-t-il pu trouver des croissants ici ?

Scorpius haussa les épaules avant d'avaler le reste de sa viennoiserie puis de boire un peu de jus de fruit. Hermione, elle, mit quelques minutes encore avant de parvenir à ne plus tergiverser et à tout simplement apprécier ce qui se présentait devant elle. Elle attrapa alors à son tour un croissant puis se servit une tasse de café qui était resté chaud, ainsi qu'un verre de jus d'orange, à l'instar du jeune blond qui se tenait de l'autre côté de la table et qui était toujours en pyjama.

- Tu as croisé ton père ce matin ? se renseigna la jeune femme.

- Non, dit-il en secouant la tête avant de refermer son livre. Pourtant, je me suis réveillé tôt…

- Tu voulais lui parler ?

- Non, pas spécialement, mais j'arrivais plus à dormir. J'avais hâte que cette journée débute, ajouta-t-il en lui adressant un grand sourire.

- Ah oui ?

- Oh oui ! J'ai vraiment super, super hâte d'aller visiter des trucs avec toi et puis aussi de faire des balades. On pourrait peut-être aller à la plage pour faire des photos ? Oh et puis on pourrait peut-être passer voir Papa aussi !

- Tu sais, répondit posément Hermione. Ton père a un rendez-vous d'affaires. Je ne pense pas que nous pourrons le voir.

- Mais ils doivent bien prendre des pauses, non ? Même si c'est juste pour passer lui dire bonjour avant qu'il aille déjeuner, plaida le gamin.

Il lui adressa un regard si attendrissant qu'Hermione ne put qu'accéder à sa proposition.

- COOOOL ! Merci Hermione !

Il se leva de sa chaise et vint déposer un baiser sur sa joue tandis que la Gryffondor riait face son enthousiasme et sa joie de vivre.

- Bon, je vais me laver et m'habiller, annonça-t-il presque militairement. A tout à l'heure.

- A tout à l'heure, répondit-elle sur le même ton, amusée.

OoOoOoO

Après s'être chaudement couverts, ils allèrent visiter la magnifique salle de concert de Reykjavik qui, à l'image du ministère de la Magie du pays, était entièrement constituée de panneaux de verre. Ils se rendirent ensuite sur l'une des plages de la Capitale. Il y faisait tellement froid que la mer avait gelé aux abords de l'étendue de sable ce qui plut énormément à Scorpius qui se découvrit une âme de photographe. Aux environs de midi, ils dénichèrent une ruelle reculée et ombragée qui permis à Hermione de les faire transplaner. Ils arrivèrent à l'extérieur du Ministère de la Magie dont les imposantes portes vitrées s'ouvrirent d'elles-mêmes à leur approche.

Hermione et Scorpius marchèrent en direction de l'accueil. Là, la Gryffondor demanda à un homme arborant une barbe des plus impressionnantes de lui indiquer la direction des salles destinées aux rendez-vous d'affaires et, plus précisément, celle où se trouvait Drago. Il lui donna les renseignements qu'elle demandait puis la jeune femme partit avec Scorpius vers des ascenseurs qui, au premier abord, ressemblaient à ceux qu'ils possédaient en Angleterre. Toutefois, ceux-ci étaient, comme le reste du bâtiment, entièrement fait de verre. L'enfant et elle eurent une seconde d'hésitation avant de finalement pénétrer tous les deux dans la cabine. La sensation de marcher sur cette matière transparente était véritablement très étrange. Avisant le panneau de contrôle, Hermione pressa un bouton puis les portes se refermèrent. Scorpius lui jeta un regard un peu anxieux alors qu'ils s'enfonçaient soudainement dans les profondeurs de la Terre ou plutôt…

- WOW ! s'écria Scorpius en faisant un bond en arrière.

Alors que tout autour d'eux n'avait été que noirceur, ils venaient tout à coup d'être envahis par un camaïeu de bleu. Et cela… tout simplement car ils se trouvaient, à présent, en pleine mer. Scorpius colla rapidement son nez contre la vitre de leur cabine d'ascenseur tandis qu'Hermione se sentait soudainement paniquer. Elle jeta des regards angoissés partout autour d'elle, espérant que le voyage serait bientôt terminé.

- Oh regarde, Hermione ! On dirait une sorte de requin ! Hermione ?

Scorpius se retourna vers elle, surpris de ne pas l'entendre lui répondre.

- Hermione ? Ça va ?

Incapable de dire quoique ce soit, elle hocha simplement la tête, essayant de se rassurer au maximum en se disant que ces installations étaient magiques et qu'il n'y avait absolument aucun risque que le verre ne se brise. Elle avait beau être une Gryffondor, le fait était que le courage semblait lui venir beaucoup plus facilement face à une bande de Mangemorts dégénérés que dans une cage vitrée, dont l'épaisseur semblait minime, au fond de la mer.

Heureusement pour elle, après s'être latéralement déplacée sur plusieurs centaines de mètres – ou plus, elle ne savait pas et ne voulait pas savoir -, la cabine finit par s'élever de nouveau et ils furent bientôt encerclés par de la roche. Le « Ding » d'arrivée sonna comme une libération pour Hermione qui se précipita littéralement au dehors, pestant contre les employés de ce ministère qui pourraient, au moins, avoir la décence de prévenir les touristes de ce à quoi ils allaient être confrontés. A ses côtés, Scorpius, lui, ne semblait absolument pas déstabilisé et expliquait d'ailleurs avoir très envie de faire le chemin du retour pour tenter d'apercevoir, à nouveau, cet étrange requin qu'il avait croisé. Essayant au maximum de se recomposer un visage impassible - ou juste moins anxieux – la Gryffondor suivit les indications pour finalement se retrouver devant une large double porte en bois clair. La jeune femme consulta sa montre. 11H50.

- Bon… eh bien je pense qu'il ne nous reste plus qu'à patienter, dit-elle en se tournant vers Scorpius.

Le Serdaigle acquiesça avant de lui désigner deux chaises un peu plus loin. Hermione les attira à eux avec un sortilège puis ils prirent place. Scorpius demanda à pouvoir observer les photos qu'il avait fait un peu plus tôt.

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- On en fait une tous les deux ? proposa-t-il au bout d'un moment.

- D'accord, acquiesça Hermione en se rapprochant de lui.

Il plaça l'appareil face à eux puis ils sourirent et Scorpius appuya sur déclencheur. Il regarda ensuite le résultat.

- Cooool ! On est vraiment trop beaux ! s'extasia-t-il alors que la porte de la pièce dans laquelle se trouvait son père s'entrouvrait.

Plusieurs sorciers et sorcières en sortirent, tous très élégamment vêtus, discutant par petits groupes. Une chevelure blond platine apparut alors devant eux, tenant sous le bras un dossier d'une taille assez conséquente. Drago s'apprêtait à échanger quelques mots avec un homme à l'air jovial mais Scorpius l'interpella.

- Papa ?

Le Serpentard, qui ne s'était pas aperçu de leur présence, se retourna vivement. La surprise se peignit sur son visage en les avisant tous les deux, puis une légère angoisse voila ses prunelles grises.

- Veuillez m'excuser, dit-il distraitement au sorcier avant de faire quelques pas vers eux tandis qu'Hermione se levait à son tour de sa chaise. Il y a un problème ? l'interrogea Drago à brûle-pourpoint et d'une voix anxieuse en la regardant.

- Aucun, répondit la jeune femme en lui adressant un sourire rassurant. Ton fils voulait simplement passer te voir avant ton déjeuner.

- Oh…

- Et moi aussi.

- Oh…, répéta Drago, visiblement pris de court.

Il resta interdit plusieurs secondes puis un franc sourire naquit sur ses lèvres.

- Venez, je vais vous présenter, dit-il lui leur faisant signe de le suivre.

- Euh… tu es sûr ? bredouilla Hermione.

Mais Scorpius avait déjà suivi son père tout en commençant à lui raconter sa matinée. La jeune femme prit une profonde inspiration avant de s'approcher à son tour.

- Mr Ragnarsson ? Je vous présente ma… euh… compagne, Hermione Granger, et mon fils, Scorpius.

L'islandais les salua très chaleureusement, serrant la main d'Hermione puis celle du jeune sorcier qui adopta une attitude très révérencieuse à l'égard du potentiel futur associer de son père. Chose qui se confirma quelques secondes plus tard, lorsque Drago reprit la parole.

- Hermione, Scorp', je vous présente Mr Jökull Ragnarsson avec lequel je m'apprête à signer un partenariat. N'est-ce pas Monsieur ? dit Drago en lui adressant un sourire entendu mais en conservant tout de même une attitude professionnelle.

- Alors ça, ça dépendra des efforts que Mr Zabini est prêt à faire et, bien entendu, du restaurant que vous allez choisir pour le déjeuner, Mr Malefoy, répondit l'homme sur le même ton.

Drago inclina légèrement la tête alors que Scorpius prenait la parole.

- Votre prénom signifie « glacier » dans votre langue, n'est-ce pas Monsieur ?

Les trois adultes posèrent les yeux sur lui, surpris, et Scorpius rougit légèrement.

- Eh bien oui, répondit Ragnarsson au bout d'un moment. Parles-tu l'islandais ?

- Non Monsieur. J'ai simplement appris quelques mots quand mon père m'a annoncé que nous allions passer une semaine de vacances ici. J'aime bien en savoir un maximum sur les endroits que je visite.

- Eh bien, répéta son interlocuteur. Tu sembles être un véritable petit érudit mon garçon, tes parents doivent être très fiers de toi.

Il releva un regard vers Drago et Hermione. Cette dernière se tétanisa et elle sentit son amant se tendre également.

- Oh oui, ils sont fiers, n'est-ce pas Papa ?

Une seconde passa puis Drago répondit par l'affirmative.

- Bien, bien. Je vais vous laisser. Nous nous retrouvons dans l'Atrium pour aller déjeuner avec les autres, Mr Malefoy ?

- Bien sûr, Monsieur. Veuillez m'excuser, la visite de… ma… famille est plutôt inopinée, articula Drago.

- Ne vous en faites pas ! le rassura l'autre en lui adressant un petit signe de la main. Vous avez beaucoup de chance d'avoir une famille qui ne peut pas se passer de vous de la sorte. Il faut en profiter.

Et il partit sur ces entrefaites. Un silence de mort s'installa alors, bientôt rompu par Scorpius.

- On va retourner au ministère avec toi, Papa ? Parce que, tu sais, Hermione a eu peur tout à l'heure, sous la mer.

Le blond se tourna vers son amante, un sourcil haussé.

- Je n'étais pas très rassurée, c'est vrai, concéda-t-elle.

- Sérieusement ? Moi j'ai trouvé ça plutôt…

- Cool ? proposa son fils.

- Ouais, voilà, confirma Drago.

- Eh bien pas moi, répondit simplement Hermione.

- Elle était toute blanche. J'ai vraiment cru qu'elle allait faire un malaise, dit Scorpius tandis qu'ils s'avançaient tous les trois en direction des ascenseurs.

- Ah ouais carrément ? ricana le Serpentard en se tournant vers Hermione.

Cette dernière leva les yeux au ciel.

- C'est étrange mais je n'ai subitement plus du tout envie de te voir, dit la jeune femme en lui lançant un regard noir.

- Ça tombe bien, je vais devoir aller déjeuner, répondit Drago, amusé par sa réaction alors que les portes de l'ascenseur s'ouvraient.

Aussitôt, Hermione fut prise d'une légère angoisse et son visage se ferma. Scorpius échangea un regard entendu avec son père.

- Je vois, dit alors ce dernier.

Il attira Hermione, qui n'avait toujours pas bougé, en avant puis appuya sur un bouton. En sentant la cage s'enfoncer dans la mer, Hermione serra les poings.

- Merlin, Granger, où est passé ton courage de Gryffondor ? se moqua un Drago parfaitement détendu.

Hermione mima un « ta gueule » qui le fit ricaner.

- Papa, en venant, j'ai vu une espèce de requin bizarre. Tu m'aides à le retrouver ?

- Ok !

- Merlin…, soupira Hermione en fermant carrément les paupières.

- Sérieusement Granger, tu es ridicule. Cette cage a été magiquement protégée, il ne peut rien nous arriver, railla le Serpentard.

- Ça, tu n'en sais strictement rien !

- T'es vraiment bizarre tout de même. Tu n'as pas peur quand on va se baigner dans la mer pourtant, commenta le blond d'une voix distraite.

Hermione ouvrit les paupières et constata qu'il s'était mis à chercher le « requin » avec son fils. Elle referma les yeux avant de répondre.

- Me baigner quelques minutes ça va. Quoique je n'aime pas vraiment ne pas avoir pieds, mais ça… ça c'est…

Elle frissonna. Elle se sentait parfaitement ridicule mais ne parvenait véritablement pas à faire face à la situation avec dignité. C'est pour cela qu'elle se plaqua littéralement le visage contre le torse de Drago lorsque ce dernier l'attira finalement à lui.

- Tu es vraiment un paradoxe à toi toute seule, dit-il. Où est donc passée la furie qui m'a torturé pendant quinze minutes hier soir ?

Il avait dit cela sur le ton de la rigolade mais la culpabilité refit de nouveau surface dans l'esprit de la jeune femme.

- Restée à la maison, répondit-elle au bout d'un moment, ne se dégageant pas de l'étreinte de son amant.

- Hum… On arrive, tu peux me lâcher Grangie, rigola-t-il.

Hermione ouvrit les yeux avant de se reculer légèrement. Elle jeta un coup d'œil autour d'elle et fut rassurée de constater qu'ils amorçaient leur remontée.

Quelques secondes plus tard, ils sortaient tous les trois du maudit ascenseur qu'Hermione se promettait de plus jamais emprunter de sa vie. Elle tenta de se redonner contenance mais son angoisse devait demeurer bien visible sur son visage car le futur associer de Drago et Zabini lui demanda si elle se sentait bien.

- Hermione n'a pas… spécialement apprécié les ascenseurs sous l'eau, expliqua Drago.

- Ah bon ? s'enquit l'islandais, visiblement très surpris. Pourtant, tout le monde les apprécie, ici.

Hermione lui adressa un petit sourire contrit, comme pour s'excuser, alors que Scorpius prenait la parole.

- Monsieur Ragnarsson ? Pourquoi vos ascenseurs vont-ils dans la mer ? Je veux dire… pourquoi est-ce qu'on doit s'éloigner pour aller dans les autres parties du ministère ? Chez nous, tout est construit en un seul bâtiment.

- Eh bien, répondit l'homme, apparemment ravi de pouvoir en apprendre plus à l'enfant. Comme tu as certainement dû t'en douter, si nous avions voulu faire comme pour le ministère de ton pays, nous aurions dû construire des bâtiments sous la mer. Mais ici, en Islande, nous avons préféré préserver les fonds marins. C'est pour cela que nous avons également mis en place ces ascenseurs vitrés. Ils permettent aux touristes d'en profiter et cela leur donne même très souvent envie de faire de la plongée. Enfin… ça ne s'applique, de toute évidence, pas au cas de ta maman, ajouta-t-il en adressant un sourire à Hermione.

- Je vois, dit Scorpius qui ne releva pas la fin de sa tirade. Mais et si les Moldus veulent venir plonger ici aussi ?

- Des sortilèges Repousse-Moldu ont été mis en place.

- Bien sûr ! Veuillez m'excuser, Monsieur, ma question était idiote.

L'homme parut amusé de l'attitude de l'enfant.

- Ça va aller ? chuchota Drago à l'oreille d'Hermione.

- Bien sûr. Allez ! File ! Va signer plein de contrats et faire rapporter plein de Gallions à cet idiot de Zabini, répondit-elle sur le même ton en lui souriant.

Il y répondit avant de l'embrasser sur les lèvres et de passer une main dans les cheveux de son fils qui se renfrogna en remettant immédiatement de l'ordre dans sa tignasse blonde.

- À ce soir.

- À ce soir Papa.

Hermione se contenta d'un signe de la main tandis que Drago et Mr Ragnarsson rejoignaient le reste des sorcières et sorciers qui étaient sortis de la salle de réunion en même temps qu'eux.

La Gryffondor et le Serdaigle restèrent immobiles quelques instants puis l'enfant se tourna vers elle en lui demandant si elle allait mieux.

- Ça va, mais je ne retournerai plus jamais là-dedans ! rigola-t-elle tandis qu'ils prenaient le chemin de la sortie. Alors… où veux-tu déjeuner ?

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Après être rentrés dans leur location pour déjeuner, Scorpius et Hermione allèrent visiter le musée d'art de Reykjavik ainsi que le musée national. Tous les deux satisfaits de ce qu'ils avaient appris et vu, ils regagnèrent ensuite dans leur maison de vacances. Hermione prépara alors le repas, assistée du Serdaigle, et ils dînèrent seuls, Drago n'étant toujours pas rentrés malgré le fait que la petite aiguille de l'horloge se rapprochait inexorablement du neuf. Après avoir avalé leur dîner, Scorpius requit l'aide d'Hermione pour une dissertation de Métamorphose. Toutefois, l'enfant sentit rapidement ses paupières devenir très lourdes et il ne lutta pas lorsqu'Hermione lui suggéra d'aller se coucher. Il lui fit promettre de saluer son père lorsqu'il rentrerait et de s'excuser auprès de lui puis rejoignit sa chambre. Quelques minutes plus tard, la Gryffondor poussait la porte pour lui souhaiter bonne nuit et vérifier qu'il avait tout ce dont il avait besoin mais elle le trouva déjà endormi, la tête enfouie dans son oreiller et la bouche entrouverte. La jeune femme eut un sourire, éteignit la lumière qui était restée allumée puis rejoignit sa salle de bain. Elle ne l'avait pas véritablement envisagé, ni même prémédité, mais le couchage plutôt rapide de Scorpius fit naître une idée dans son esprit.

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Une bonne demi-heure passa, lui permettant de faire tout ce qu'elle avait prévu, avant que Drago ne rentre finalement de son rendez-vous. Elle l'entendit les appeler tous les deux, son fils et elle, depuis le salon, mais ne répondit pas. Il y eut un blanc, le Serpentard se rendant certainement dans la chambre de Scorpius, puis il l'appela de nouveau.

- Hermione ?

Elle entendit ses pas se rapprocher de la porte fermée de leur chambre. Elle vit la poignée s'abaisser lentement, puis le panneau de bois bougea.

- Hermione ? J'ai vu que Scorp' dormait, ça v…

Il se figea brusquement sur le pas de pas de la porte, ses yeux s'agrandissant d'eux-mêmes en avisant ce qu'il avait devant lui. Hermione réprima un sourire moqueur et se contenta de le saluer.

- Bonsoir Malefoy, ta journée s'est bien passée ?

Il ne répondit rien, la main toujours sur la poignée, une expression quelque part entre la sidération et l'hébètement peinte sur le visage. Cette fois-ci, Hermione ne se cacha pas de sourire et se leva doucement, prenant tout son temps. Elle constata que Drago ne la quittait pas des yeux alors qu'elle s'approchait lentement de lui. Il sembla enfin réagir lorsqu'elle posa une main sur son torse et la porte, derrière le Serpentard, claqua avec force. De plus en plus amusée de provoquer ce genre de réaction chez lui, Hermione posa une seconde main sur la chemise de son amant avant de les faire toutes les deux remonter jusqu'à ses pectoraux. Là, elle fit passer ses doigts sous sa veste de costume qui s'écrasa bientôt au sol dans un bruit étouffé. Voyant que le blond semblait avoir toujours du mal à comprendre ce qui lui arrivait, Hermione laissa ses mains remonter encore un peu plus jusqu'à toucher sa nuque. Elle y entrelaça ses doigts puis le regarda dans les yeux pour la première fois depuis qu'elle s'était levée de la peau de bête sur laquelle elle était allongée de façon aguicheuse. Pour l'occasion, elle avait revêtu un nouvel ensemble de sous-vêtements, tout aussi affriolants que la posture qu'elle avait affichée à son arrivée et qu'elle avait acheté au cours de la semaine précédente.

Ils demeurèrent immobiles à se regarder pendant quelques secondes tout au plus avant que Drago finisse par comprendre qu'il n'était pas en train de rêver. Il enserra brusquement le corps d'Hermione, la plaquant contre lui. En sentant ses mains dans son dos, la jeune femme frissonna. Un frisson qui était autant dû à la faible température de ses doigts sur sa peau nue que du désir qui s'empara doucement mais sûrement d'elle. Le Serpentard l'observa encore quelques instants puis captura ses lèvres pour un baiser qui réchauffa immédiatement Hermione. Joueuse, elle mordilla très légèrement la langue de son amant qui sourit contre sa bouche. Il déposa un dernier baiser, plus conventionnel, sur ses lèvres avant de s'écarter légèrement. Son regard glissa sur tout son corps et, alors qu'Hermione en aurait très certainement rougi quelques mois plus tôt, elle n'en éprouva qu'un intense sentiment de satisfaction.

Lorsqu'il remonta finalement les yeux au niveau de son visage, elle lui adressa un sourire mutin avant de se retourner et d'aller se réinstaller sur la peau de bête aussi immaculée que leur lit et sur laquelle elle avait lancé une dizaine de Récurvite avant d'oser poser ses fesses dessus. Elle releva la tête vers Drago qui n'avait toujours pas bougé de devant la porte.

- Tu ne m'as pas répondu, ta journée s'est bien passée ?

- E-Elle, se reprit-il d'une voix très rauque, ne pouvait pas mieux se terminer.

- J'en conclu que tu as signé ton contrat ? demanda-t-elle sur le ton de la conversation en sortant quelque chose de derrière le lit.

- Oui, répondit-il en faisant un pas en avant.

Il fronça soudainement les sourcils en voyant ce qu'elle avait entre les mains. Il ouvrit la bouche mais Hermione ne lui laissa pas le temps de dire quoique ce soit.

- Je suis passée la chercher chez toi avant que nous partions. Même si nous n'avions pas eu de peau de bête ici, j'espérais bien en trouver une pour que nous puissions enfin ouvrir cette bouteille, dit-elle en lui faisant un clin d'œil.

En face d'elle, le blond ferma les paupières avant de pousser un petit soupir de bien-être.

- Merlin, tu es parfaite !

Hermione ne put se retenir d'exploser de rire.

- Je suis insensible à la flatterie, Malefoy. Je croyais que tu le savais, répondit-elle en attrapant deux verres à pied qu'elle avait également soustrait à sa vue.

Il lui adressa un étrange sourire avant de finalement avancer et s'asseoir près d'elle.

- Donne-moi ça, souffla-t-il en lui piquant la bouteille de Château d'Yquem que sa mère leur avait offerte à l'occasion du dîner organisé par Hermione quelques semaines plus tôt.

Il lui vola un baiser au passage mais la Gryffondor ne protesta pas. Elle lui présenta ensuite un tire-bouchon puis le laissa œuvrer. Il versa une bonne quantité de vin dans les deux verres et en tendit un à la jeune femme qui s'en empara.

- Au meilleur retour à la maison après une atroce journée à travailler pour cet imbécile de Blaise Zabini, scanda le Serpentard en levant son verre dans sa direction.

Hermione rigola alors qu'un sourire naissait sur les lèvres de Drago également. Ils trinquèrent et elle s'apprêtait à porter son verre à sa bouche lorsque le blond se pencha une nouvelle fois pour lui donner un baiser. Ceci fait, elle put enfin goûter au liquide délicieusement ambré qui glissa de son verre jusqu'à ses lèvres avant de ravir ses papilles. Elle ferma les yeux tandis que le vin coulait dans sa gorge.

- Merlin Drago, rappelle-moi d'embrasser ta mère, souffla-t-elle comme en pleine extase.

Le blond exposa de rire.

- Ça fait toujours plaisir de savoir que tu veux embrasser ma mère plus que moi, dit-il.

Hermione rouvrit les yeux.

- Eh bien disons que, pour le moment, ce vin m'a procuré plus de plaisir que toi alors… forcément…, murmura-t-elle sur le ton de la plaisanterie.

- Voyez-vous cela…

- Hum, hum.

- Eh bien disons que tu vis un avant-goût du plaisir qui va très prochainement t'assaillir de toute part.

- M'assaillir de toute part ? rigola-t-elle en avalant une nouvelle gorgée de cet orgasme en bouteille.

- Hum, hum, répéta-il avant de lui aussi porter son verre à sa bouche.

Toutefois, à peine sa gorgée fut-elle avalée qu'il le reposa sur le sol, un peu plus loin, avant d'en faire de même avec la bouteille. Comprenant qu'il allait bientôt lui retirer le sien également, Hermione s'empressa de tremper une nouvelle fois ses lèvres dans son vin. Drago l'observa, amusé.

- Non mais regarde toi, une vraie alcoolique.

- La faute à qui ? répondit-elle sur le même ton avant de lui tendre son verre.

Il le déposa avec le reste puis revint vers elle, sans se départir de son petit sourire en coin.

- Je ne sais pas…, dit-il innocemment tout en se penchant au-dessus d'elle pour l'embrasser.

Hermione le laissa faire avant de se reculer légèrement.

- Ah oui ?

- Hum, hum.

Elle rit contre sa bouche alors qu'il la faisait basculer sous lui, plaquant l'une de ses mains au niveau de sa taille. Il déposa de nouveau ses lèvres sur les siennes avant de rapidement faire glisser sa langue jusqu'à celle de la jeune femme. Hermione ferma les yeux, ses mains trouvant, seules, le chemin du dos de Drago. Elle poussa un maigre gémissement lorsque ses doigts à lui glissèrent de sa taille jusqu'à sa cuisse qu'il caressa par-dessus ses bas avant de les remonter au niveau de ses hanches et de mordiller la lèvre inférieure au même moment. Elle le sentit sourire en l'entendant et il se recula quelque peu.

- Alors, trouves-tu toujours que le Sauternes te procure plus de plaisir que moi ? demanda-t-il avec suffisance.

- Définitivement, répondit-elle en lui adressant un grand sourire.

Il afficha une expression faussement vexée et Hermione profita de sa distraction pour se redresser. Elle échangea sa place avec la sienne et se retrouva bientôt à califourchon sur lui. Drago arqua un sourcil mais ne sembla absolument pas s'en plaindre si on en croyait la vitesse avec laquelle ses mains étaient passées de ses cuisses à ses fesses. En le sentant pétrir sa peau, Hermione ne put s'empêcher de dodeliner la tête de gauche à droite.

- Tu es irrécupérable.

- Et toi vraiment magnifique.

Elle ne répondit pas tout de suite, se penchant vers lui. Elle prit tout son temps et le regard de Drago ne parvint pas à demeurer accroché à ses prunelles très longtemps. Hermione continua de se rapprocher jusqu'à coller sa poitrine à son torse et déposa un baiser sur sa mâchoire avant de laisser son nez tracer un sillon invisible jusqu'à son cou. Elle l'embrassa puis de le mordilla, ce qui eut pour conséquence de raffermir la prise que Drago avait sur ses fesses. Elle sourit puis recommença jusqu'à atteindre le creux de son oreille. Il frissonna lorsqu'elle y laissa ses lèvres quelques instants.

- T'ai-je déjà dit que j'étais insensible à la flatterie ? susurra-t-elle en mordillant le lobe de son oreille.

Il frissonna de nouveau et elle sentit que l'une de ses mains remontait doucement dans son dos.

- J'ai effectivement déjà entendu ça quelque part, mais je pense que tu ne peux pas m'empêcher de le dire quand même, répondit-il.

Elle sourit et amorça le chemin inverse. Arrivée au niveau de sa mâchoire, elle dériva jusqu'à ses lèvres avant de se redresser légèrement. Ses mains jusque-là sagement posées sur le torse de son amant s'approchèrent des premiers boutons de sa chemise qu'elles défirent progressivement. A chaque bouton qu'elle détachait, Hermione se penchait pour déposer un baiser sur sa peau pâle. Elle sentait son regard sur elle comme s'il ne voulait, surtout, rater aucun de ses gestes et de ses baisers. Parvenue au dernier des boutons, Hermione déposa une nouvelle fois ses lèvres mais n'eut pas l'opportunité de se relever qu'il la fit basculer. Elle eut à peine le temps de prendre conscience de ce qu'il lui arrivait qu'il l'embrassa avec une certaine brusquerie, ses mains parcourant son corps. Rapidement, il quitta ses lèvres pour son cou, qu'il parsema de baiser et de légères morsures avant de descendre encore plus bas.

Il embrassa, lécha, mordilla la peau de la naissance de ses seins tandis que l'une de ses mains caressait sa cuisse. Il déposa sa bouche sur son sein, par-dessus le tissu noir de son soutien-gorge et Hermione gémit de plaisir en fermant les paupières. Il reproduisit son geste de l'autre côté, lui arrachant un second gémissement. Drago remonta ensuite au niveau de ses lèvres et, cette fois-ci, ce fut Hermione qui amorça le baiser se redressant à moitié. Le Serpentard en profita pour passer une main dans son dos. Il lui détacha habillement son soutien-gorge avant de le lui ôter, le jetant un peu plus loin dans la pièce. Aussitôt, sa main droite vint remplacer le tissu autour de son sein et Hermione hoqueta contre sa bouche.

Drago arrêta de l'embrasser, et vint placer ses lèvres tout près de son oreille, ce qui fit frémir la jeune femme lorsqu'elle sentit son souffle chaud trouver le chemin de sa peau.

- Alors Granger, où en suis-je sur l'échelle du plaisir ?

Elle rejeta la tête en arrière alors qu'il mordait le lobe de son oreille.

- Tou… toujours en dessous, souffla-t-il en plantant ses ongles dans son dos.

Le nez du Serpentard traça un sillon ardent jusqu'à sa clavicule puis jusqu'à son sein alors qu'il la repoussait pour qu'elle s'allonge totalement sous lui. Hermione ne s'y opposa aucunement.

Lorsqu'il apposa, une nouvelle fois, sa bouche sur sa poitrine, elle poussa un petit cri de plaisir qui se répercuta en échos contre les murs de leur chambre. Hermione rouvrit les paupières et regarda rapidement autour d'elle afin de repérer sa baguette. Elle la vit sur sa gauche, à sa portée et tendit la main alors que Drago passait de son sein droit à son sein gauche. Elle réprima un nouveau cri et pointa sa baguette sur la porte de leur chambre. Elle souffla un « Assurdiato » avant de lâcher le bout de bois et de se mettre à fourrager dans les cheveux de son amant dont les baisers traçaient une ligne descendante.

Elle ne sut comment il fit mais elle se retrouva bientôt totalement nue, ses porte-jarretelles, ses bas et son string volant au travers de la chambre. En constatant que Drago, lui, portait toujours beaucoup trop de vêtements, la jeune femme voulut lui rendre la pareille mais il ne lui laissa même pas le temps d'amorcer un mouvement en avant et embrassa son intimité. Elle se mordit l'intérieur de la bouche, un puissant gémissement s'échappa de sa gorge et elle s'arqua lorsque la langue de Drago dépassa ensuite la barrière de ses lèvres.

Son esprit était atrocement embrumé, elle ne parvenait plus à réfléchir à quoique ce soit. Tout son corps n'était que délice, chaleur et désir. Elle ne contrôlait tout simplement plus rien et se laissait porter par les vagues de plaisir qui irriguaient chaque partie de son être. Elle poussait des gémissements et des cris sans même prendre conscience de ce qu'elle faisait. Son dos se surélevait, ses mains se contractaient et sa bouche s'entrouvrait sans qu'elle ne les contrôle.

Brusquement, tout s'arrêta et elle sentit bientôt les lèvres au goût légèrement salé de Drago contre les siennes. Elle se colla à son corps alors que l'une de ses mains à lui glissait au niveau de sa cuisse, la remontant contre sa hanche de nouveau.

- J'ai tellement envie de toi.

Sa voix était très rauque et des accents presque désespérés l'habitait. Hermione, incapable de répondre, acquiesça l'attirant à elle pour un nouveau baiser, ne parvenant pas à se détacher de lui. La main de Drago quitta sa cuisse et en comprenant qu'il se déshabillait lui-même, la jeune femme voulut s'en charger mais il arrêta son geste.

- Une autre fois – il l'embrassa – là… - elle l'embrassa – j'ai juste envie de te faire l'amour. Maintenant.

Elle acquiesça à nouveau alors qu'il se relevait, après avoir déposé un dernier baiser sur ses lèvres. Elle l'observa tandis qu'il se débarrassait rapidement de ses vêtements.

Toutefois, il ne resta pas longtemps loin d'elle et se rallongea rapidement, l'attirant vers lui pour un nouveau baiser passionné.

- Je suis encore au-dessous sur l'échelle du plaisir ? l'interrogea-t-il, un sourire aux lèvres.

Toujours incapable de parler, Hermione hocha la tête ce qui lui arracha un rire. La jeune femme sentit sa main glisser sur tout son corps, sur son épaule qu'il effleura du bout des doigts, puis sur son sein qu'il pinça légèrement, lui arrachant un gémissement qu'il recouvrit de sa bouche et enfin sa cuisse, qu'il agrippa pour la troisième fois.

Les lèvres toujours contre les siennes, il la pénétra et Hermione cria son plaisir dans sa bouche.

.

Il lui fit l'amour avec passion, devenant presque fou lorsqu'elle prononçait son prénom. Par la suite, ce fut Hermione qui prit les choses en main et elle lui rendit chaque caresse ainsi que chaque baiser.

OoOoOoO

- Je n'avais même pas remarqué que tu avais fait un feu, commenta Drago en laissant ses doigts courir sur le dos nu d'Hermione, allongée sur le ventre à ses côtés.

Après avoir fait une troisième fois l'amour, ils n'avaient toujours pas eu le courage de se rendre jusqu'à leur lit et étaient donc restés allongés sur leur peau de bête. La Gryffondor tourna la tête vers lui puis sourit. Il déposa un chaste baiser sur ses lèvres avant de rejeter légèrement la tête en arrière et ferma les yeux.

- Ton attention a dû être attirée par autre chose à ce moment-là, répondit-elle, l'air de rien.

- De toute évidence…

Ils restèrent silencieux quelques minutes puis il finit par reprendre la parole.

- Je veux définitivement rapporter une peau de bête en Angleterre.

- Ça tombe bien, celle-ci nous appartient, dit Hermione en déposant son visage dans le creux ses bras.

- Sérieusement ?! s'exclama le Serpentard, comme si elle venait de lui offrir son plus beau cadeau de Noël.

- Oui, rit la jeune femme. Tu ne croyais tout de même pas que j'allais poser mes fesses sur quelques choses dont je ne connaissais pas la provenance et avant de l'avoir nettoyée consciencieusement.

Drago eut un petit rire et, même si elle ne pouvait pas le voir, elle savait qu'il avait levé les yeux au ciel.

- Tu as fait des folies avec mes Gallions, j'aime ça.

- Des folies ? Oh non… il ne s'agit pas d'une vraie.

- Pardon ?!

Cette fois-ci, ce fut elle qui leva les yeux au ciel.

- C'est barbare de tuer les animaux pour leur peau. Je n'allais certainement pas acheter une vraie peau. Et puis, par Merlin, ça coûte vraiment trop cher !

- Humph… Et moi qui pensais que j'allais pouvoir l'entreposer au Manoir.

- Tu le peux toujours. Ne crois pas que c'est moi qui vais la récupérer !

- Oh si c'est toi qui vas la « récupérer », comme tu dis ! Moi, je m'en achèterai une vraie avant de partir !

- Oui eh bien ne compte pas sur moi pour l'inaugurer, répondit la Gryffondor en se retournant vers lui.

- On verra ça, répondit-il avant de se pencher pour l'embrasser.

Hermione leva un sourcil avant de poser une main sur son torse pour qu'il ne s'approche pas davantage.

- C'est tout vu, Malefoy. Pas de vraie peau de bête chez toi et pas de fausse chez moi.

- Mais…

- Pas de « mais » non plus.

Et elle lui donna un long et langoureux baiser qui le fit grogner de contentement.

- Alors ? demanda-t-elle après s'être écartée de lui.

Il roula des yeux, soupira puis ouvrit la bouche.

- Ok. Pas de vraie peau de bête chez moi et pas de fausse chez toi. Mais tu as plutôt intérêt à ramener tes jolies petites fesses au Manoir pour qu'on puisse l'inaugurer très, très souvent.

Un rire franchit les lèvres de la Gryffondor.

- Tu vois quand tu veux…

- C'est bon, Granger, n'en rajoute pas, grogna-t-il, faussement agacé.

- Ce n'est pas de ma faute si tu ne peux pas me résister, parada-t-elle avec arrogance.

Drago lui adressa un regard blasé.

- Espèce de…

- Serpentard ? Oui je sais, Drago, tu me dis ça à chaque fois que je fais une réflexion que tu aurais aimé dire avant moi, le coupa-t-elle, un grand sourire aux lèvres.

- Je te déteste.

- Oui, je sais. Moi aussi je te déteste. Je te déteste même beaucoup, beaucoup !

- Hum…

- Tu veux voir comme je te déteste ?

- Vas-y…

Elle l'attira à elle pour un nouveau baiser, collant son corps contre le sien.

- Hum Granger, j'adore vraiment la façon que tu as de me détester, commenta-t-il en passant sa langue sur ses lèvres.

Elle lui fit un clin d'œil avant de se retourner. Il se plaça dans son dos, glissant un bras sous sa tête et positionna une paume sur sa hanche. Ils demeurèrent silencieux, et Hermione déposa bientôt ses doigts sur la cicatrice de Drago puisqu'elle savait que cela l'apaisait. Il lui souffla un vague « Merci » avant de passer sa main sur son ventre et d'y tracer des arabesques invisibles.

- Sinon, vous avez fait quoi de votre journée, hormis venir me voir ? l'interrogea-t-il au bout d'un moment.

Hermione lui raconta leur « tournée des musées de la ville » et le blond rigola.

- Vous vous ressemblez tellement pour certaines choses, dit-il.

- C'est vrai, souffla Hermione.

Il ne dit rien de plus et embrassa simplement son épaule.

- Il t'aime, mon fils. Vraiment.

- Je sais, répondit-elle. Moi aussi je l'aime.

- Je sais.

Hermione garda le silence mais finit par lui poser la question qui lui brûlait les lèvres.

- Et… ça te dérange ? Je veux dire…

- Non, la coupa-t-il avec douceur. Ça ne me dérange pas et ça ne me dérangera jamais.

Elle acquiesça avant de se retourner dans ses bras. Elle posa son visage contre son torse brûlant et il la serra contre lui.

- Drago ?

- Hum ?

- Je dois finalement avouer que tu me procures plus de plaisir que le vin de ta mère, chuchota-t-elle contre sa peau.

Il se mit à rire.

- Merci de finalement l'avouer, Granger, mais je le savais déjà, fanfaronna-t-il.

- Prétentieux !

- Désolé ma belle, on ne se refait pas.

Elle haussa les épaules, sentant ses yeux se fermer doucement.

- Merlin ! s'exclama-t-elle au bout d'un moment en se détachant de lui. J'ai oublié de te dire, je t'ai laissé une assiette dans le réfrigérateur si tu as faim mais euh…

Elle regarda le réveil. Il était près de minuit et demi.

- Ne t'en fais pas. Le déjeuner de ce midi s'est éternisé et je n'ai pas faim. Tout au moins pas de nourriture…

- Quoi ? Encore ?! rigola-t-elle.

Il lui adressa une moue d'excuses tout à fait adorable.

- Désolé, ce doit être l'air islandais. Ou bien la peau de bête. Ou toi…

- Merci de me placer en troisième position, s'offensa-t-elle en le frappant légèrement à l'épaule.

Il sourit.

- Excuse-moi, tu es en première position, devant tout le reste.

Elle arqua un sourcil, pas très convaincue.

- Loin devant tout le reste, renchérit-il.

Elle conserva son air sceptique.

- Très loin devant tout le reste…

- Hum… Ça passe pour cette fois…, dit-elle comme si elle lui accordait une immense faveur.

- Merci, ô toi, Hermione Granger, déesse de…

- Oui bon ça va, n'en fait pas trop non plus, rigola-t-elle.

- Que veux-tu, c'est mon côté romantique qui parle !

- Humph, toi et moi savons parfaitement que tu n'as pas de « côté romantique ». Tu te sers seulement de la flatterie pour parvenir à tes fins ou plutôt tes faims « F.A.I.M.S. », épela-t-elle.

Il rigola.

- Et ça marche ?

- Pas vraiment…

- Tu m'en vois affreusement désolé et déçu ! soupira-t-il, faussement peiné.

Un sourire amusé naquit sur les lèvres d'Hermione qui passa un bras derrière sa nuque. Elle l'attira légèrement à elle, comme pour l'embrasser, mais tourna la tête au dernier moment.

- Si tu me promets de nouveaux croissants pour le petit-déjeuner, je veux bien me montrer magnanime avec toi.

- Croissants, pains au chocolat, un hamburger de ce restaurant Moldu tout gras, tu auras tout ce que tu veux.

- Et si je te demande d'aller me pêcher un poisson dans la mer du Nord ? rigola-t-elle.

- Absolument tout.

- Bon… Je me contenterai des croissants pour demain matin mais c'est bon à savoir, dit-elle.

Il lui adressa un regard éloquent avant de se pencher pour lui donner un baiser. Mais il se recula rapidement avant de se relever. Hermione voulut lui demander ce qu'il faisait mais il ne lui en laissa pas le temps. Il se baissa, passa un bras sous ses genoux, l'autre au niveau de ses épaules et la prit dans ses bras. Il la porta jusqu'à leur lit où il l'allongea avant de se placer au-dessus d'elle. Hermione sourit, glissa une main dans ses cheveux avant de se laisser embrasser et emporter une nouvelle fois dans les méandres du plaisir.

OoOoOoO

Le lendemain matin, les deux Malefoy accompagnés d'Hermione allèrent faire une activité typiquement islandaise et Moldue : de la motoneige. Activité qui plut énormément aux deux blonds mais beaucoup moins à la Gryffondor qui refusa catégoriquement de manœuvrer elle-même l'engin, demeurant derrière son amant ou bien le moniteur. Ce dernier reçut d'ailleurs bon nombre de regards noirs lorsque Drago, qui s'amusait à ce moment-là avec son fils, observa en même temps avec quel acharnement Hermione s'accrochait à la taille de l'islandais qui ne semblait absolument pas s'en plaindre. Finalement, il fut convenu que Scorpius irait avec le moniteur et Hermione avec Drago. Et tandis que l'enfant était autorisé à conduire seul une motoneige sur plusieurs mètres et une surveillance accrue de son père, la jeune femme en profita pour prendre les splendides paysages en photographie.

Dans l'après-midi, après être rentrés dans leur maison de location pour déjeuner, Hermione et Drago partirent seuls, laissant Scorpius faire ses devoirs de vacances, pour une autre activité islandaise par excellence : la baignade dans les sources d'eaux chaudes. Ils rentrèrent deux heures plus tard puis, pour équilibrer les choses, Drago proposa à son fils de faire une activité rien que tous les deux. L'enfant parut enchanté mais hésita longuement pour choisir le programme. Il opta finalement pour un vol en balais au-dessus des contrées sauvages et inhospitalières du pays. Hermione jeta plusieurs sortilèges sur leurs vêtements puis ils partirent, lui promettant de rentrer pour le dîner. La Gryffondor, quant à elle, se balada dans le quartier sorcier puis se rendit dans la partie Moldue de la capitale pour acheter quelques souvenirs pour Harry et les Weasley. Ceci fait, elle regagna leur maison de vacances et commença à préparer le dîner.

Drago et son fils rentrèrent frigorifiés mais plutôt contents. Ils n'avaient malheureusement pas pu profiter du paysage aussi bien qu'en pleine journée, puisque le soleil s'était couché assez tôt, mais ils avaient atterri plusieurs fois avant d'éclairer magiquement l'endroit pour que Scorpius puisse prendre quelques photos avec l'appareil qu'il avait emprunté à Hermione. Cette dernière les accueillit avec un repas bien chaud et qui contenta tout le monde, même le Serpentard qui ne fit, pour une fois, aucune remarque sur sa cuisine.

- C'était trop cool aujourd'hui ! commenta Scorpius tandis qu'ils terminaient leur dessert. On fait quoi demain ?

Les deux adultes échangèrent un regard puis Drago prit la parole.

- On verra demain, pour le moment on dort !

- On dort ?! Mais c'est nul, ça ! On pourrait pas plutôt faire un jeu ?

- Euh…

- Allez, dites oui ! S'il-vous-plaîîîîît !

Il battit furieusement des paupières ce qui fit exploser de rire Hermione et grommeler son père.

- Ok, ok mais c'est toi qui débarrasse et tu fais aussi la vaisselle.

- Aucun souci !

Et il se leva de table sans plus de cérémonies avant de commencer à rassembler leurs assiettes.

- Tu sais qu'il ne nous faut que quelques secondes pour faire ça nous même avec la magie, sourit Hermione à l'adresse de Drago.

Il haussa simplement les épaules avant de l'inviter à passer au salon.

- J'avais pensé que nous aurions pu sortir rien que tous les deux demain soir, lui dit le blond en se laissant tomber sur le canapé.

Il attrapa ensuite sa baguette et un feu ronfla bientôt dans la cheminée.

- Un nouveau restaurant hors de prix ?

- Non, sourit-il. Plutôt une tournée des bars…

Hermione haussa un sourcil mais finit par accepter.

.

- Et voilà ! Vaisselle faite et tout est rangé ! annonça Scorpius en débarquant à la vitesse d'un Vif d'or avant de prendre place sur le canapé.

- Merlin, il ne se fatigue jamais ce gosse ?! ronchonna son père en se passant une main sur le visage.

- Désolé Papa mais je suis en pleine croissance, c'est pour ça que je déborde d'énergie, expliqua-t-il le plus naturellement du monde. Alors, on joue ?

Hermione ne put retenir un nouvel éclat de rire alors que Drago dévisageait son fils.

- Mouais. C'est quoi ton jeu ?

- « Action ou vérité » !

- Quoi ?

- Tu connais ce jeu ? demanda Hermione au même moment.

- Oui, oui, affirma Scorpius en hochant la tête. C'est mon amie Hélène qui me l'a appris. On y joue parfois avec elle et Dan'.

- C'est quoi ce jeu ?

- Bah, en fait, soit tu choisis « action » et tu dois faire une action, ou alors tu choisis « vérité » et tu dois…

- Laisse-moi deviner, le coupa son père avec sarcasmes, dire une vérité ?

- C'est ça !

- Et elle est où la magie, là-dedans ?

- Pas de magie, c'est un jeu Moldu.

Le blond leva les yeux au ciel.

- Ok, ok allez, commence.

- D'acc' ! Alors Papa, action ou vérité ?

- Action…

- Ok…

Scorpius fronça les sourcils, cherchant de toute évidence quelque chose à faire faire à son père qu'il ne lui aurait jamais demandé en temps normal.

- Ok, reprit-t-il. Papa, tu dois… aller dehors, courir trois fois autour de la maison et revenir.

- C'est nul, commenta le blond en se levant tout de même de mauvaise grâce.

Il commença à enfiler son manteau mais son fils l'arrêta.

- Non, non, vas-y comme ça.

- Fils ingrat !

Le jeune blond leva les yeux au ciel et s'approcha de la fenêtre pour vérifier que son père ne trichait pas. Quelques minutes plus tard, Drago était de retour, tremblotant et les lèvres bleues.

- Je… je te déteste…, souffla-t-il à l'adresse de Scorpius alors qu'il attrapait sa baguette pour se réchauffer.

- A toi Papa. Tu peux demander à Hermione ou bien à moi, de toute façon, on va tous le faire.

- Ok. Scorpius, action ou vérité ?

- Action.

- Prends le paquet de Dragées que Blaise t'a offert et mange toutes celles que l'on suspecte d'être au goût de vomi, annonça son père, une lueur de triomphe dans les prunelles.

- Oh non Papa, pitié pas ça ! Ce sont celles que je déteste le plus, c'est pour ça qu'on les a laissées de côté !

- Ça, je le sais bien !

- T'es méchant !

- Je suis un Serpentard, railla le blond en reprenant place sur le canapé.

Son fils lui lança un regard torve avant de partir en direction de sa chambre. Une minute plus tard, il était de retour, une dizaine de dragées entre les mains.

- Juste la moitié, plaida l'enfant en regardant son père avec désespoir.

- J'ai dit : toutes !

L'enfant esquissa une moue dégoûtée avant de mettre la première dragée dans sa bouche.

.

- Drago… il va vraiment finir par vomir lui-même, commenta Hermione alors que Scorpius avalait la cinquième dragée, le teint livide.

- Hum…

- As-tu envie de ramasser du vomi par terre ?

- Bon ok... Arrête-toi là, ça ira, annonça le Serpentard d'une voix forte à l'adresse de son fils.

L'enfant ferma les yeux de soulagement avant de se ruer dans la salle de bain pour se brosser les dents et chasser l'affreux goût qu'il avait dans la bouche.

.

- Hermione à toi, dit-il une fois revenu dans le salon. Action ou vérité ?

- Eh bien disons « action » également.

- Ok, tu dois… aller nous faire trois tasses de chocolat chaud.

- Quoi ?! beugla Drago, outré. Non mais c'est quoi ce favoritisme à deux Noises ?! Moi, je dois me les geler dans la neige à courir comme un idiot alors qu'elle doit juste préparer trois tasses de chocolat ?! C'est n'importe quoi !

Scorpius et Hermione se regardèrent avant d'éclater de rire devant l'expression véritablement outragée du Serpentard.

- Bon… je reformule : Hermione, tu dois nous réparer trois tasses de chocolat chaud, sans te servir de ta baguette.

- C'est tout aussi nul ! Tu es vraiment un fils ingrat, Scorpius Hyperion Malefoy !

Ce dernier ne prêta aucune attention à son père qui continuait de maugréer et suivit Hermione dans la cuisine.

- Drago, à toi, dit Hermione en revenant, deux tasses fumantes entre les mains tandis que Scorpius portait la sienne. Action ou vérité ?

- C'est nul votre jeu ! Autant choisir entre la Dragoncelle et l'Eclabouille !

- Drago…

- Ok, ok ! Vérité ! cracha-t-il finalement avec de prendre une gorgée de sa boisson.

Hermione réfléchit quelques secondes.

- Dis-nous ce qui serait le pire pour toi : être transformé en fouine de nouveau pendant disons… une journée entière ou te mettre à perdre tes cheveux ?

- Perdre mes cheveux ! répondit aussi le blond avant de plaquer une main sur sa tignasse comme pour se rassurer lui-même qu'elle était toujours là. (1)

Scorpius eut un petit rire qui s'arrêta très rapidement lorsque son père tourna la tête vers lui, un sourire sardonique aux lèvres.

- Scorpius…, susurra-t-il, action ou vérité ?

- V… vérité.

- Bien… Es-tu amoureux de ton amie Hélène la Poufsouffle ? demanda son père.

Aussitôt, Scorpius perdit des couleurs et Hermione fronça les sourcils.

- Drago, je ne crois pas que…

Mais il leva une main dans sa direction, l'intimant au silence.

- Alors Scorp'… tu as perdu ta langue ?

Son fils baissa les yeux sur le tapis avant d'ouvrir la bouche.

- Je… je ne sais pas, articula-t-il très difficilement.

- « Je ne sais pas » n'est pas une réponse.

- Papa, quand tu choisiras « vérité », je te demanderai si tu es amoureux d'Hermione… Tu penses toujours que « je ne sais pas » n'est pas une réponse valable ?

Cette fois-ci, ce fut le père qui perdit toutes ses couleurs. Il murmura un vague « c'est bon, ça passe comme réponse » puis Scorpius releva les yeux vers Hermione. La jeune femme n'était pas à l'aise et répondit un « vérité » sans vraiment réfléchir à ce qu'elle faisait.

- Hermione, est-ce que tu voudras un autre enfant plus tard ? l'interrogea le Serdaigle.

Un silence de plomb s'abattit sur la maisonnée et on n'entendit plus que le feu crépiter dans la cheminée. Hermione remporta officiellement la palme du visage le plus défait de tous les temps. Elle eut l'impression que quelque chose de très gros tentait de se frayer un chemin le long de sa trachée tandis que son estomac se révulsait.

- Tu n'as pas à répondre, chuchota finalement Drago au bout de quelques minutes.

Hermione releva un regard vitreux et douloureux vers lui.

- Bah si, c'est le jeu. Et puis on a dit que même « je ne sais pas » fonctionnait, dit Scorpius qui ne semblait pas mesurer les conséquences de sa question.

- J'ai dit : elle n'est pas obligée de répondre ! cingla son père en se tournant vivement vers lui.

Son ton autoritaire fit tressaillir le Serdaigle qui baissa la tête en signe de soumission. Restée muette depuis le début, Hermione ouvrit la bouche.

- S-Si, je vais… je vais répondre, articula-t-elle difficilement.

- Granger, tu n'es pas obli…

Mais elle le coupa d'une main avant de prendre une profonde inspiration et de se tourner vers Scorpius qui semblait, à présent, terriblement confus. Hermione ferma momentanément les paupières avant de se lancer.

- Non. Non, Scorpius, je ne porterai plus d'enfant, annonça-t-elle d'une voix blanche.

- Jamais, jamais ?

- Scorpius !

- Jamais, jamais, souffla tout de même la Gryffondor en baissant les yeux sur le tapis.

- Mais…, commença l'enfant.

- Scorpius, c'en est assez ! rugit son père en se levant d'un bon. Va dans ta chambre, immédiatement !

Il siffla ce dernier mot alors que son fils était déjà à l'autre bout de la pièce. Le Serpentard se laissa lourdement retomber sur le canapé en soupirant. Il se tourna ensuite vers Hermione qui luttait pour retenir ses larmes.

- Je suis désolé, lui dit-il.

Il n'osa pas s'approcher mais elle vint d'elle-même chercher du réconfort dans ses bras. Il sembla soulagé qu'elle ne le fuit pas.

- Je ne savais pas qu'il allait poser ce genre de questions.

- Bien sûr que si, Drago, nous le savions tous les deux, répondit Hermione sur le même ton en le laissant lui prodiguer une caresse apaisante le long du dos.

- Peut-être… Mais je ne pensais pas qu'il le ferait ! Je veux dire… il n'est pas comme ça d'habitude… En ce moment il… Ah ! Je ne sais pas mais…

- Il est juste un enfant de onze ans.

- Oui mais…

- Tu sais, ton fils a beau être très mature pour son âge, il ne peut pas l'être autant que s'il avait réellement cinq ans de plus.

- Je sais… Je suis désolé. Sincèrement. Tu n'avais pas à répondre.

- Si.

- Non.

- Si, Drago. Nous savons parfaitement pourquoi il a cru bon devoir poser cette question et il méritait une réponse honnête. Et puis… j'avais besoin de le dire, ajouta-t-elle dans un souffle.

Il ne répondit pas, la serrant tout simplement contre lui.

- Je pense, reprit Hermione au bout d'un moment. Je pense que nous devrions aller lui parler.

- Je sais…

- Je peux le faire si tu veux… Enfin si tu préfères.

Il hocha simplement la tête avant de se lever tandis qu'elle en faisait de même de son côté.

.

Hermione toqua à la porte de la chambre de Scorpius.

- Entrez.

Elle poussa le panneau de bois et pénétra dans la pièce, Drago dans son sillage. En la voyant, l'enfant se mordit la lèvre avant de se lever de son lit et de s'approcher, la nuque basse.

- Je suis désolé, Hermione, j'aurais pas dû poser cette question.

Elle ne répondit pas et lui demanda si elle pouvait s'asseoir sur son lit. Il acquiesça puis ils prirent tous les deux places tandis que Drago demeurait dans l'embrasure de la porte, les bras croisés.

- Tu sais, dit alors Hermione en regardant l'enfant. Ton père et moi ne sommes pas idiots et nous savons parfaitement ce que tu recherches à faire.

Scorpius ouvrit la bouche mais Hermione le rassura.

- Et nous ne t'en voulons pas. Mais, vois-tu, ajouta-t-elle d'une voix douce en lui adressant un mince sourire. Ce n'est pas parce que tu vas essayer de « forcer » les choses en nous mettant le plus souvent possible dans l'embarra que tout va aller plus vite ou dans le sens que tu souhaites.

L'enfant hocha la tête et la Gryffondor l'attira à elle pour l'enlacer. Il se laissa faire puis Drago s'avança dans la pièce avant de s'agenouiller devant son fils.

- Désolé Papa, marmonna le gamin.

- Hum… Plus jamais ça, ok ?

- Oui Papa.

- Je suis sérieux Scorpius, prévint son père.

- Moi aussi.

Tous les deux marquèrent leur approbation par un acquiescement puis Drago proposa à son fils d'aller terminer leur chocolat chaud avant de se coucher.

OoOoOoO

Le reste de sa semaine se déroula sans heurt. Le vendredi trente janvier, Drago partit très tôt pour se rendre à son second rendez-vous d'affaire en leur promettant de rentrer moins tard que la fois précédente. Scorpius et Hermione profitèrent donc de leur journée pour faire de nouvelles visites ainsi que se promener et prendre divers clichés, l'enfant s'étant définitivement trouvé une nouvelle passion. Sur les coups de dix-huit heures, ils regagnèrent leur maison de vacances, la tête remplie de tout ce qu'ils avaient appris et vus au cours de la journée.

La Gryffondor se mit aux fourneaux tandis que Scorpius l'assistait, bien qu'il préférât plonger ses doigts dans les préparations – surtout celles de la mousse au chocolat Made In Granger – qu'autre chose.

- Hermione ? l'interpella l'enfant au bout d'un moment.

- Oui ?

- Est-ce que je peux te poser une question ?

- Eh bien oui… mais je me réserve le droit de ne pas y répondre, ajouta-t-elle.

Le gamin hocha la tête.

- Pourquoi… pourquoi est-ce que tu crois qu'Astoria ne m'aimait pas ?

Hermione, qui ne s'était absolument pas attendue à ce genre de question, resta interdite. Elle reprit finalement contenance et se tourna vers l'enfant, choisissant ses mots avec soin.

- Je ne pense pas que ta mère ne t'aimait pas, Scorpius. Toutes les mères aiment leurs enfants et…

- Non, non, la coupa-t-il. Astoria, elle, elle ne m'aimait pas.

- Je sais que, de ton point de vue, le fait qu'elle ait aidé à la libération de ton grand-père puis le… le… reste, peut te donner l'impression qu'elle ne t'aimait pas mais je suis certaine qu'elle t'aimait tout de même. Même si elle ne l'a jamais montré.

- Moi, je ne pense pas, contra l'enfant en l'observant avec ses grands yeux gris/bleus. Papa non plus ne me montrait pas vraiment qu'il m'aimait quand j'étais petit mais… bah je savais qu'il m'aimait quand même. Alors qu'Astoria…

N'ayant aucune idée de ce qu'elle devait répondre en pareille circonstance, Hermione alla serrer l'enfant dans ses bras. Étonnement, il ne pleurait pas et ne semblait pas réellement triste. C'était plutôt comme s'il s'était fait à l'idée que sa mère ne l'avait jamais aimé et qu'il tentait seulement d'en comprendre les tenants et les aboutissants mais sans être particulièrement touché par les réponses qu'on pouvait lui apporter. La Gryffondor se sentit révoltée à cette idée et serra un peu plus fortement contre elle cet enfant qui, à son sens, méritait tout l'amour du monde.

Elle finit par le relâcher, essuyant distraitement une larme qui s'était glissée sur sa joue avant d'adresser un sourire à Scorpius qui le lui rendit.

- Hermione ?

- Oui ?

- Est-ce que… est-ce que tu crois que ça fait de moi une mauvaise personne de penser que le matin où Papa m'a réveillé pour partir en France est le plus beau matin de ma vie ?

- Euh…

- Je veux dire, se reprit l'enfant. C'est à partir de ce jour-là que Grand-mère, Papa et moi avons commencé à vivre comme une vraie famille et que mon père est vraiment devenu… mon papa.

Hermione entendit les paroles de l'enfant mais ne les écouta pas réellement. Quelque chose, dans sa tirade précédente, la faisait tiquer.

- Scorpius ?

- Hum ?

- Tu parles d'un « matin » mais tu ne veux pas plutôt dire un après-midi ou… une soirée ?

- Non, non, répondit l'enfant en secouant la tête, sûr de lui. Je m'en souviens comme si c'était hier. Mon réveil venait de sonner comme tous les matins à huit heures, parce que mon précepteur arrivait une heure plus tard à la maison, quand Papa est entré dans ma chambre. Il m'a ordonné de sortir de mon lit. Ce que j'ai fait. Et puis, ensuite, il s'est accroupi devant moi et m'a demandé de rassembler toutes les choses auxquelles je tenais le plus dans une grande valise qu'il m'avait donnée en ajoutant que je ne devais pas emporter trop de livres et surtout prendre des vêtements, expliqua-t-il. Mais euh… ça va Hermione ?

La Gryffondor avait subitement blêmi.

- Parfaitement bien, répondit-t-elle un peu trop vite. Tu veux bien euh… rester ici et continuer sans moi. Je dois… aller… dans la salle de bain.

Elle bredouilla ces derniers mots tout en quittant la pièce. Elle s'enferma dans la chambre, la porte claquant à moitié avant d'y appuyer son dos. Son cœur battait fortement dans sa poitrine et une expression d'horreur mêlée à une forte dose d'angoisse était collée sur son visage. Elle ne resta pas ainsi plus de trente secondes avant de se précipiter dans les toilettes où elle vomit son déjeuner. Elle recommença une fois puis se rendit devant le miroir de la salle de bain où elle se dévisagea. On aurait pu croire qu'elle venait de voir un fantôme. Ce qui, en un sens, n'était pas entièrement faux…

Se secouant, Hermione se dépêcha de se brosser les dents. Mais, alors qu'elle allait reposer son dentifrice près de celui de Drago, elle eut comme un électrochoc et laissa tomber le tube à terre. Elle resta immobile moins d'une seconde avant de se pencher, de le ramasser, de le fourrer dans sa trousse de toilette et d'attraper sa baguette. Moins de deux minutes plus tard, toutes ses affaires étaient empaquetées.

OoOoOoO

Comme promis, Drago parvint à quitter le ministère de la Magie islandais plus tôt que la fois précédente. Il marcha d'un bon pas jusqu'à sa location de vacances et inséra la clef magique dans la porte. Il ne s'attendait pas à être reçu avec des cotillons et des exclamations de joie mais la bonne odeur d'un repas chaud ainsi que les visages souriant de son fils et d'Hermione ne seraient pas de refus.

Le visage de son fils fut effectivement la première chose qu'il vit en entrant dans le salon mais Drago ne s'était certainement pas attendu à ce qu'il soit strié de larmes, les traits déformés en une expression catastrophée.

Soudainement très inquiet, le Serpentard laissa tomber son dossier par terre avant de se précipiter sur son fils.

- Scorp' ?! Eh ! Ça va ? Tu es blessé ?

Incapable de répondre, l'enfant hocha négativement la tête.

- Et Hermione ?! Où est Hermione, Scorpius ?

Cette fois-ci, il n'y eut pas de hochement ou de parole et le blond sentit comme une pierre tomber dans sa poitrine. S'assurant que son fils n'avait rien, il le relâcha bien vite avant de parcourir le reste de la maison au pas de course et en appelant Hermione dans toutes les pièces. Mais personne ne lui répondit. Il revint dans leur chambre où il nota que l'ensemble des effets de la Gryffondor avaient disparu en même temps qu'elle.

Incapable de se contrôler, Drago retourna dans le salon où son fils n'avait pas bougé et le prit brusquement par les épaules.

- Dis-moi ce qu'il s'est passé !

- …

- Mais, par Merlin, parle ! hurla-t-il alors.

Son ton sembla provoquer comme un déclic chez l'enfant qui se mit soudainement à parler très vite.

- Hermione… On était en train de discuter dans la cuisine. Et puis, d'un coup, elle a dit qu'elle devait aller dans la salle de bain. C'était bizarre. Comme si elle avait… compris quelque chose. Ou je sais pas trop. Je suis resté dans la cuisine et puis au bout d'un moment, j'ai commencé à m'inquiéter parce qu'elle… ne revenait pas. Alors je suis allé dans votre chambre et… elle n'était plus là. Ni dans la salle de bain. Et ses affaires non plus. J'ai cru qu'elle jouait ou… je sais pas mais… elle est pas revenue Papa !

En voyant ses suspicions devenir réalité, Drago ferma les yeux avant de déglutir très difficilement. L'impression qu'on venait de lui lancer une bonne dizaine de Doloris cuisants se fit ressentir et il se passa une main sur le visage avant de reporter son attention sur son fils.

- Je veux que tu me relate tout ce que vous avez dit. Et rapidement.

Scorpius hocha la tête et rapporta succinctement leur conversation. Drago ne mit qu'un dixième de seconde avant de comprendre ce qu'il s'était passé en entendant le récit de son fils. Il attrapa brusquement sa baguette, prononça des sortilèges à tout va avant d'appeler son elfe de maison restée en Angleterre.

- Le Maître a appelé Micky ? s'enquit-elle en apparaissant soudainement au milieu du salon.

- Oui. Tu vas attendre que les bagages se fassent et je veux, ensuite, que tu les ramènes ainsi que Scorpius au Manoir. Tu as compris ?

- Oui Maître.

- Mais Papa…

- Tu le surveilleras jusqu'à ce que je rentre, coupa Drago en n'accordant pas un regard à son fils.

- Oui Maître.

- Tu as interdiction de répondre à ses ordres, quoiqu'il puisse te demander. Est-ce clair ?

- Oui Maître.

- Et si quelque chose se produit, tu me retrouves.

- Oui Maître.

Drago hocha la tête et se pencha vers son fils.

- Tu fais ce qu'elle te dit. Je rentre à la maison le plus rapidement possible.

- Papa… je suis désolé…

- Ce n'est pas ta faute, Scorp'. C'est de la mienne, souffla Drago avant d'enlacer brièvement son fils qui semblait confus par ses paroles.

- Bonne chance, souffla l'enfant avant de se décoller de lui.

Le Serpentard lui adressa un sourire presque attendri avant de se relever. Ce fut alors dans un état d'angoisse qu'il ne pensait jamais ressentir à nouveau depuis cette fameuse matinée qu'il transplana.


(1) Un petit clin d'œil à Tom Felton qui ne correspond définitivement pas à « mon » Drago...


Voilà ce que ça donne quand on ne m'abreuve pas suffisamment de reviews : je deviens super furax et... BIM je fous ma fic en l'air. ^^

Blague à part, à quoi pensez-vous que la fuite d'Hermione soit due/que pensez-vous qu'elle ait éventuellement compris ? Comment envisagez-vous la suite ? Drago va-t-il parvenir à la retrouver ? Bref, je veux TOUT savoir ! :D

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Que ce soit pour des réclamations, des menaces de mort ou (mais ça m'étonnerait beaucoup) des compliments/remerciements : rendez-vous dans le carré blanc juste au-dessous.

J'espère très sincèrement que vous serez nombreux à réagir ! :)

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Je vous fais plein de bisous et je vous dis à très vite avec le prochain chapitre ! (Titre de chapitre dévoilé comme chaque semaine samedi soir sur FB !)

Chalusse

PS : Juste pour rappel : je réponds (de façon détaillée) à l'ensemble de mes reviews donc il ne faut pas craindre d'écrire « dans le vent » car ça ne sera pas le cas.

PPS : Je vous rappelle également que mon nouveau texte « Réflexions post-coïtales » est à retrouver depuis ma fiche d'auteure ! :)

PPPS : C'est franchement naze que ce site n'accepte pas les liens hypertextes… Mais BREF ! DES BISOUS !


Petite question bonus/sondage pour tous ceux qui m'écriront : apprécieriez-vous davantage me suivre sur Facebook ou bien sur Twitter ? Je n'ai, à mon actif, qu'une page Facebook mais je sais que bon nombre d'auteurs font part de leurs actualités sur plusieurs réseaux à la fois et j'aimerais connaître votre point de vue sur le sujet (bien que le nombre limité de caractères puisse être assez problématique). Merci d'avance. :)