Hello tout le monde!
Mille fois désolée du retard... mais mes études me laissent vraiment peu de temps pour écrire, j'espère que le prochain chapitre mettre moins de temps à paraître... Mais je ne peux rien promettre!
Ce chapitre a mis aussi du temps car il s'agit à présent de réintroduire Lysander, alors j'espère que ce "retour" vous plairas! Ce chapitre est essentiellement centré sur lui, afin qu'il soit mieux compris, alors sans plus attendre je vous laisse le découvrir!
Juste, avant un grand merci au Guest qui a gentiment laissé une review en août! Tu vas assister (si tu passes par ici) aux retrouvailles de Rose et Lys', je suis d'ailleurs vraiment heureuse que ce personnage te plaise! J'ai en effet essayer de donner corps à ce personnage qui n'est, au fond sinon, qu'un nom :-)
Et sur-ce, bonne lecture! :-)
Le nez plongé Richard III de Shakespeare, elle se laissa portée par la musique des mots qu'elle se murmurait. Elle connaissait ce texte par cœur, mais toujours elle découvrait un nouveau sens aux paroles du génie. Certaines la faisaient rire doucement, d'autres la glaçaient. Elle aimait se laisser entraîner par le théâtre, écrit ou représenté. Depuis longtemps elle n'avait plus vu d'acteurs sur scène, simplement pour pouvoir demeurer enfermée chez elle, sans risquer de croiser personne, la dernière personne rencontrée étant Ada, l'ancienne compagne de Lorcan. Elle se sentait frissonner aux mots d'Anne face à l'ignoble Richard Gloucester, imaginait le visage qu'il pouvait affecter pour la faire plier. Elle lisait ses serments, ses mensonges qui se déversaient comme un poison de sa bouche.
C'est alors qu'on frappa à la porte. Cela n'étaient pas arrivé depuis si longtemps – Scorpius, Albus et tous ses amis transplanaient pour lui rendre visite – qu'elle en lâcha son livre. Elle soupira, sans doute étaient-ce ses amis qui cherchaient à l'approcher en douceur, évitant un transplanage qui aurait pu la buter. Mais elle ne voulait voir personne, ne voulait aucune étreinte, aucun mot. Ele ne voulait qu'être seule, seule pour réfléchir.
- Rose, entendit-elle.
Elle sentit les larmes lui monter aux yeux mais les laissa pas couler. Elle se releva, son livre à la main comme s'il pouvait la défendre. Elle passa un œil par le judas, même si elle savait que c'était Lysander qui se tenait devant sa porte. Son visage était pâle mais plus apaisé que jamais. Il semblait regarder ses pieds, comme s'il craignait de croiser le regard de la jeune femme par l'œil de la porte, ou plutôt comme s'il refusait de la revoir pour la première fois par cet œil.
- Ouvre-moi s'il te plaît, souffla-t-il. Je ne te demande pas de me répondre ni même de me regarder. Si tu veux me tourner le dos, alors fais-le... Mais s'il te plaît Rose, laisse-moi te parler.
Elle ne répondit pas, garda son front posé sur la porte. Elle l'écouta, savourant malgré elle sa voix qui lui avait tant manqué. Et son cœur lui cria que malgré tout ce temps, malgré la bouche d'autres hommes ayant pu parcourir son visage et ses lèvres, il battait encore pour lui.
- Laisse-moi te parler Rose, murmura-t-il. Je te dois bien ça...
Elle le laissa parler les yeux fermés, pour ne pas voir la poignée de la porte qu'elle serait tentée de tourner.
- Rose, s'il te plaît. Je m'en irai ensuite. Et tu ne reverras plus si c'est ce que tu désires, je te le promets. Mais laisse-moi encore te parler et te dire une chose. Ouvre-moi Rose.
- Non, souffla-t-elle enfin. Je ne peux pas.
- Laisse-moi entrer, je t'en supplie...
- Je ne peux pas, répéta-t-elle.
- Je te dois des explications, souffla-t-il. Tu dois savoir...
- Je ne veux rien savoir, le coupa-t-elle. S'il te plaît Lys', va-t-en.
Elle sentait son ventre se retourner en disant ces mots mais c'était au-dessus de ses forces. L'entendre respirer avant de parler, voir ses yeux ouverts posés sur elle, le voir debout devant elle... c'était plus fort qu'elle.
- Me laisseras-tu un jour t'approcher encore ? murmura-t-il au bout d'un silence, la voix soudain cassée. Me laisseras-tu me dire pourquoi je t'ai brisée le cœur il y a quatre ans ?
- Non ! s'écria-t-elle. Non..., répéta-t-elle plus doucement. Je veux savoir pourquoi tu as choisi de m'abandonner. De tous nous abandonner. Pourquoi tu as été insensible aux larmes que Lorcan et toi laissions tomber sur tes mains. Pourquoi tu m'as laissée pendant tout ce temps ressasser les injures que j'ai pu te cracher dans les cachots. Pourquoi je t'ai injurié en fait... Pourquoi... pourquoi tu embrassais James. Pourquoi tu n'as pas compris que, que je le veuilles ou non, j'allais t'attendre.
- Rose ne pleure pas, je t'en prie...
- Pourquoi t'ai-je injuriée ? Et est-ce à cause de cela que tu es resté enfermé dans ton sommeil quatre ans durant ? Pour me punir ? Mais les autres, Lysander ? Les Autres ! Et j'ai dû garder le secret ! Et pour te défendre j'ai dû mentir ! À tout le monde ! Et maintenant tout le monde va le savoir... alors non ! Ne me demande pas de ne pas pleurer !
Il ne répondit pas, comme s'il savait que ses mots ne pourraient la calmer.
- Je ne t'ouvrirai pas Lysander. Pas ce soir. Je ne peux pas. Ce n'est pas que de la colère... à vrai dire la colère n'est rien face à ma peur. J'ai peur Lys', avoua-t-elle. Comme durant toutes ces années, j'ai peur de te perdre... Mais j'ai mal Lys'... Et j'ai l'impression que je pourrait m'effondrer en te revoyant. Alors... s'il te plaît... pas maintenant... pas ce soir... ni demain... Cette fois c'est moi qui te demande du temps. Pour te pardonner... mais aussi me pardonner à moi...
- Te pardonner de quoi mon ange ? Et elle eut envie de vomir en entendant ce surnom qu'elle savait sincère dans sa bouche. Tu n'es coupable de rien !
- J'ai senti la bouche d'autres hommes que toi sur la mienne... Durant quelques instants je m'abandonnais... mais j'avais envie de vomir en revenant chez moi. Parce que je te t'avais pas quitté. Parce que je n'avais pas de point final !
- Et en veux-tu un ce soir ? souffla Lys' après un silence.
Elle ne put répondre, les larmes dévalant ses joues sans qu'elle ne puisse les retenir. Alors lorsqu'elle entendit la serrure s'ouvrir tout doucement, presque timidement, elle n'eut ni la force, ni l'envie de la refermer. Alors lorsque la porte s'ouvrit, elle se laissa simplement glisser sur le sol, contre le mur, comme pour se protéger. Alors lorsqu'il entra, elle n'essaya même pas d'éviter son regard triste. Alors lorsqu'il s'agenouilla auprès d'elle, elle ne se déroba pas à la main qu'il posa, désemparé, sur son bras.
- Tu ne me connais plus Lys', murmura-t-elle doucement. Quatre ans d'attente... ça change un être humain.
- Alors veux-tu un point final mon ange ? Si c'est ce qu'il te faut pour te revoir sourire...
- Je ne sais pas, souffla-t-elle. Parce que je me suis battue quatre ans pour toi, parce que tu es là ce soir, parce que je suis en train de pleurer alors... alors il doit bien rester encore quelque chose d'avant.
- Je suis là ce soir car ce quelque chose d'avant est intact pour moi. Mais il ne s'agit plus de moi. Il s'agit de toi. Et tout comme tu m'as attendu, je suis prêt à t'attendre. Je suis prêt à expliquer ton mensonge à ta place si cela peut te faire un peu moins de mal.
- Alors attends, dit-elle avec un tel regard qu'il tendit la main vers on visage et essuya quelques unes de ses larmes avec son pouce. Ou n'attends pas, à ta guise. Mais regarde-moi ce soir... est-ce qu'on peut construire quelque chose de vrai à partir de quelque chose de brisé ?
- Je voudrais tant m'expliquer...
- Pas ce soir... pas ce soir s'il te plaît. Tes explications seraient la première pierre de ce que l'on construirait... elle se fonderait sur des bases trop fragiles... Plus tard s'il te plaît...
Il esquissa un sourire triste et embrassa sa main.
- Maintenant va-t'en, souffla-t-elle.
- Pas avec toi dans cet état...
- Je t'en prie Lys', j'ai besoin de pleurer – elle baissa ses yeux sur son livre et esquissa un sourire désabusé. Shakespeare dans Othello raconte... la façon dont il a séduit Desdémone et... il lui fait dire « Elle m'aima pour les dangers que j'avais traversés... moi... je l'aimais pour la compassion qu'ils firent naître en elle ». Cette fois je ne te parle pas de dangers... juste de douleurs même si le mot est fort...
Elle s'interrompit en sentant ses lèvres sur son front.
- Je t'aime pour bien plus que cela Rose. Mais si c'est que tu veux... je m'en irai. Sache seulement que tu pourras toujours venir me voir, même si ce n'est que pour avoir une oreille attentive.
Elle haussa les épaules. Cela pour l'instant n'avait aucune importance pour elle. Elle ne voulait qu'une chose : le voir partir, le voir sortir, s'en aller, disparaître, la laissant seule effondrée contre ce mur. Seule, autant qu'elle s'était sentie ces cinq dernières années. Alors lorsque la porte se referma, elle ne put ressentir le moindre pincement au cœur. Elle se contenta de se relever, Richard III toujours serré contre elle et de se replonger dans sa lecture. Les mots, bien que d'un autre temps, lui firent du bien. Et les serpents qui suintaient de la bouche de Richard semblèrent s'unir à ceux qui se tordaient dans son ventre. Les lignes elles aussi ondulaient sous ses yeux épuisés mais elle refusait de lâcher le livre. Comme si ces vers empêchaient ses larmes de couler.
Alors, lorsqu'à travers le brouillard qui l'entourait elle entendit le craquement d'un transplanage, lorsqu'elle sentit quelqu'un venir vers elle et la serrer contre lui, que le livre lui échappa des mains, il lui sembla que jamais elle ne pourrait s'arrêter de sangloter. Elle fut capable de reconnaître le parfum de Scorpius qui la dévisageait, l'air inquiet, l'air blessé. Il ne voulait pas parler et elle lui en fut reconnaissante. Lui, voulait se faire pardonner, elle ne demandait qu'à ce qu'il la tienne contre lui. Il ne demanda pas d'explication, en sentant une seconde personne se blottir contre son dos, elle sut que Lily avait déjà compris.
Et alors que les perles de sel peu à peu se tarissaient, elle sentit l'épuisement prendre le dessus. Demain elle s'éveillerait, et il serait toujours là. Demain elle s'éveillerait et elle lui parlerai. Pour l'instant elle ne voulait que dormir et oublier. Oublier ces quatre années de mensonges et d'errance. Et la dernière image qui lui vint à l'esprit avant de sombrer fut le sourire de Lysander éveillé.
X X X
Lily laissa ses yeux vagabonder sur le mobilier du salon, sur les photos accrochées au mur, aucune ne représentait Lysander, sauf une dans un coin de la salle. Toute petite, presque cachée derrière un bouquet de fleur. Et la jeune fille sourit en reconnaissant les camélias. C'était elle et Scorpius qui le lui avaient offert pour son anniversaire, elle fut touchée de voir que la cousine l'avait ensorcelé pour le garder. Les pétales étaient toujours aussi doux, Rose avait toujours aimé la belle magie, comme Louis, comme Jimmy.
Elle vit Scorpius revenir dans le salon, il avait porté la jeune femme jusqu'à son lit, l'avait regardée sombrer dans les brumes qui enveloppaient les bras de Morphée. Il se pencha pour embrasser Lily et remarqua à son tour le bouquet.
- Je n'aurais jamais pensé qu'elle le garderait... elle n'était même pas là lorsque nous le lui avons apporté. J'aurais plutôt cru qu'elle... l'aurait jeté comme tous les petits messages que nous lui avons laissés, murmura-t-il en l'enlaçant tendrement.
- Pas jeté. Elle a toujours aimé les fleurs alors j'avais plutôt pensé qu'elle les laisserait mourir dans un vase, le temps de les contempler un peu, le peu de temps qu'elle passait ici éveillée.
Elle se détacha de lui, erra quelques secondes en silence dans la pièce. Comme si elle attendait quelque chose, quelqu'un.
- J'ai ensorcelé l'appartement pour que personne ne transplane ici pour l'instant. Je crois qu'elle a surtout besoin d'être seule, du moins pas étouffée.
- Elle n'a jamais aimé montré sa peine aux autres... tu n'as laissé le transplanage possible à personne ?
- À qui veux-tu ouvrir la porte ?
- À Hugo. Il la regarda, surpris. Je suis certaine qu'il a envie de la voir.
- Demain.
- C'est son frère.
- Il savait.
- Et moi je savais pour James.
Il ne répondit pas, vaincu, agita doucement sa baguette.
- Tu iras le chercher demain ?
- Il viendra si c'est toi qui y va demain Scorpius. Il sait que Albus et toi êtes les plus proches de Rose. Ça lui fera du bien si c'est toi qui y va. C'est dur de passer après les amis de sa sœur tu sais.
Elle le vit sourire et ouvrir ses bras pour elle, pour lui murmurer qu'il l'aimait et qu'elle était merveilleuse. Et ils se pelotonnèrent l'un contre l'autre sur le canapé, Lily attrapa Richard III, tombé à terre. Et ils le lurent ensemble, à voix haute, à voix basse. Et ils sentirent l'ombre du serpent onduler autour d'eux. D'un éclat de rire, ils le firent fuir, et seul demeura le plaisir de lire, de lire à deux, de découvrir quelque chose qu'avait lu Rose, qui comme chez eux avait suscité une petite étincelle de vie.
Lysander avait trouvé sa mère assise sur son lit lorsqu'il avait rejoint sa chambre. Rien n'avait changé, comme s'il avait encore dix-huit ans, il était passé devant la chambre de Lorcan et avait constaté avec tristesse qu'il en était de même pour lui.
Sa mère non-plus n'avait pas changé. Elle avait toujours ce regard doux, ces gestes éthérés qui semblait n'appartenir qu'aux rêves. Longtemps, alors qu'il était encore enfant, il avait songé que sa mère était une Vélane... et une vague de nostalgie l'envahi en réalisant qu'il y songeait encore.
Il n'était pas parti longtemps, une heure tout au plus. Il s'en était voulu de les laisser, après ces quatre années à l'attendre... Mais il ne pouvait pas laisser Rose attendre encore. C'était puérile, il savait qu'elle le repousserait, mais il avait besoin de la voir, de savoir qu'un jour il pourrait lui expliquer, même si c'était pour la dernière fois. À présent qu'il ne voyait plus l'avenir, il avait besoin de cette promesse pour le dessiner dans son cœur. Luna le savait, elle avait toujours semblé lire dans l'esprit de ses enfants. Il se souvenait, quand il était jeune, il en avait entendu de belles sur sa mère. À la crèche du Ministère où elle les avait placé – seul privilège d'héroïne de guerre qu'elle ait jamais exploité – il avait entendu les gens siffler dans son dos. Quelle mauvaise mère, laisser ses enfants si jeune, partir à l'autre bout du monde pour courir chercher une créature imaginaire ! Pauvre folle ! Et ces pauvres enfants, que deviendraient-ils en grandissant ? Elle allait les entraîner dans sa folie. Luna semblait ne pas entendre, se tenait droite, les serrait tendrement dans ses bras. Ses petits anges. Et eux lui murmuraient qu'ils l'aimaient, qu'ils aimaient ces histoires de créatures, qu'ils aimaient en rêver, et qu'ils attendaient d'être assez grands pour suivre leurs parents, pour que ceux-ci puissent se remettre à voyager, à rester coupé du monde pour trois mois dans le Sahara, ou en Mongolie.
Et le jour où, poussé par leur père, elle accepta une expédition d'un mois dans les Andes, le jour où leur père les avait emmenés à la crèche, les reproches avaient empirés. Voilà qu'elle abandonnait ses enfants ! Lysander se souviendrait toujours des mains tremblantes de son père, de son regard étincelant de rage. Il n'oublierait jamais comment il s'était redressé et avait fait face aux visages que Luna ignorait avec lassitude. Sa voix, froide et tranchante. Ils ne comprenaient pas, ne la connaissaient pas. Ils avaient gardé l'image que Rita Skeeter avait bien voulu donner d'elle. Celle d'une folle. Alors que Luna, sa Luna, leur Luna, était l'être le plus lucide, le plus doux qu'on puisse imaginer. Ils ne pouvaient pas comprendre, n'avaient pas vécu la guerre, n'avait jamais voulu savoir. Lui oui. Lui avait interrogé Luna, pour la connaître, pour savoir qui elle était, car la guerre, bien malgré elle, avait contribué à forger sa personnalité. Elle n'était pas folle. Et elle était libre. Libre de partir un mois si elle le voulait, lui était là pour ses enfants, et le jour où il partirait à son tour, elle veillerait sur eux.
Il avait dit vrai, songea Lysander. Ses parents avaient toujours été là, et si un jour ils avaient manqué, c'était qu'il avait lui-même choisi de se taire. Il s'en voulait à présent, alors lorsque sa mère voulu l'attirer contre lui, il lui murmura pardon à l'oreille. Pour ces quatre ans. Pour ces silences. Pour ce fardeau qu'ils avaient porté avec lui, même si cette fois ce n'était pas de sa faute. Pour ce que Lorcan était devenu à cause lui. Il ne pleura pas, il se l'interdisait. Et de toute façon, jamais il n'avait pu pleurer dans les bras de sa mère : elle avait dans son sourire mille soleils splendides qui faisaient oublier les douleurs, qui ôtaient les idées noires.
- Ne t'excuse pas mon ange. Quoique tu ais fait, tu es là, tu es vivant et c'est tout ce qui nous rend heureux.
- Lorcan...
- Tu es vivant, tu verras, d'ici quelques jours il sourira comme il y a quatre ans. Et toi tu réapprendras à sourire, à vivre sans tout cela sur tes épaules.
Il lui sourit en retour.
- Tu vois ? Tu y arrives déjà !
Sa gaieté, même si elle était un peu forcée, lui fit chaud au cœur. Et il suivit sa mère hors de sa chambre.
- Tu te souviens des libellules ? souffla-t-elle. Nous en avons trouvé un nid au fond du jardin la semaines dernière. C'est comme si elles vous attendaient toi et ton frère !
Il sourit encore, heureux de retrouver cette famille à qui il avait manqué et qui lui aurait manqué si seulement il avait été conscient pendant ces quatre ans.
- Il faudra que tu revois Rose, c'est une adorable petite. Et que tu prennes soin d'elle autant que de Lorcan,
- Elle ne veut pas de moi Maman, dit-il doucement en essayant de ne pas laisser la tristesse transparaître dans sa voix.
- Je sais. Mais ne cesse jamais d'essayer tant qu'elle ne sera pas heureuse... Elle marqua une pause, hésitante. C'est ce que ton père m'a dit il y a longtemps, alors que nous nous connaissions à peine et que je vivais dans ma coquille... Il... Il m'a dit que plus que d'avoir mon amour il désirait mon bonheur... qu'il serait toujours là pour moi, pour que je sois heureuse. Et qu'il ne disparaîtrait que le jour où il me verrait heureuse, si je n'avais pas besoin de lui.
Elle se tut, rêveuse et pensive.
- Je ne l'ai pas cru, et l'ai laissé m'approcher doucement, pensant qu'un jour il se lasserait. Et tu connais la suite. Votre histoire à vous est différente. Mais si tu l'aimes...
Elle n'acheva pas sa phrase, la réponse scintillait dans les yeux de son fils. Une promesse silencieuse, plus sacrée qu'un serment écrit. Alors, simplement satisfaite, et aussi fière de son fils, elle appela Lorcan et Rolf, ils arrivèrent de la cuisine, les yeux encore rougis d'émotions. Et comme quatre ans auparavant, ils suivirent Luna jusqu'au fond du jardin et attendirent simplement, blottis les uns contre les autres. Encore blessés, encore épuisés de ces quatre années, mais écoutant avec sereinité le souffle des autres. Car, contrairement aux perfides langues du Ministère, jamais aucun n'abandonnerait volontairement cette famille qu'ils formaient.
N'hésitez pas à laisser un p'tit commentaire, en bien ou en mal ça sert toujours! :-)
À bientôt!
